Sebastian câlinait en excès le gentil « Croquette ».
-Tu n'as pas envie de retourner en enfer ? Le monde des humains te plait ?
Le chat comme pour réponse fit non de la tête.
-Tu sais ma maison me manque un peu desfois.
-Vraiment bébé ? Tu n'es pas prisonnier, tu peux y aller dès que tu veux.
C'était Ciel qui tenait dans les mains deux billets pour l'opéra.
-Si j'y vais, je ne te verrais pas et puis il y a ma kitty aussi.
-Tu peux bouger librement. Cela ne manque pas les postulants pour ce genre d'emploi.
-C'est pour cela que je ne te laisserai pas. Pas question d'engager quelqu'un qui cherchera à te tenter.
-Tu sais très bien que je ne me laisserai pas tenté par quelqu'un d'autre. Tu veux aller à l'opéra ? demanda Ciel.
-Tu as acheté des billets ?
-Non, Alois les avait achetés mais finalement Claude et lui ont choisis de rester auprès de Thomas. Ils sont de très bons parents finalement.
-Tu as eu un doute là-dessus ? demanda Sebastian.
-Un peu quand ils ont craqué au bout d'une semaine sans sexe. Tu veux y aller ou pas ?
-Oui mais je n'ai jamais été à l'opéra. Je ne m'y connais pas et je ne suis pas vraiment fan de l'opéra. Mais si tu veux que j'y aille, j'irai pour te faire plaisir.
-Ne te force pas, mais j'aimerais y aller avec toi. Tu n'as jamais été voir un opéra. Moi avec mes parents, j'y suis allé, il y a bien longtemps.
-Je veux bien y aller mais je ne te garanties pas d'y trouver un intérêt ni même d'aimer.
-Je ne suis pas vraiment un grand amateur d'opéra non plus, répondit Ciel.
Ils se mirent d'accord pour y aller et s'en aller si aucun des deux ne voulaient rester.
Ciel se mit sur son trente et un et Sebastian fit un effort.
-Ce costume te va bien.
-Tu trouves ? demanda Sebastian.
-Oui. Je te mangerai bien là maintenant.
-Si tu veux, il y a quelque chose que tu pourras manger après.
-Quoi donc ? demanda Ciel.
Sebastian comme réponse prit sa main et la posa sur son entre jambe.
-Tu sais quelque chose qui devient dur quand tu le touches ou quand tu l'as dans ta bouche. Puis il finit par exploser en toi.
-Je ne crois pas que j'en ai envie. Je n'ai plus faim finalement.
-Moi au contraire, j'ai assez faim de toi, dit Sebastian.
Camille arriva suivi de Mey-Linn.
-Vous êtes beau tous les deux, je pourrais y aller avec vous un jour ?
-Oui on ira avec toi, une autre fois. Mey-Linn, prenez soin de Camille, dit Ciel.
-Bien jeune maitre.
Ils se mirent en route et ils arrivèrent dans l'opéra.
-On a une place en bas ou en hauteur ? demanda Sebastian.
-En hauteur, évidemment. Je préfère que l'on soit seul.
-Petit chaton est bien un enfant de riche, des fois. Vous ne pouvez pas cacher de ne pas vouloir vous mêler aux personnes moins fortunées que vous.
-Tu me vouvoies maintenant ? demanda Ciel.
-Oui petit chaton.
-Je ne suis plus si petit, je vais avoir 17 ans et dans un an, on pourra se marier. Je deviendrais comme toi.
-Et il a aura la nuit de noce, j'aimerais qu'elle soit spéciale pour nous deux.
-Tu sais, au final, il sera difficile de faire quelque chose de spécial. Le sexe est devenu banal entre nous.
-Tu veux dire que je ne te satisfais pas ou tu commences à te lasser ? demanda Sebastian.
-Non si tu étais mauvais tu ne serais plus là. C'est juste que l'on tombe dans une certaine routine.
-Vraiment ? C'est ennuyeux ?
-Non pas du tout juste banal. On est arrivé.
En tant que noble, Ciel avait un coin privé pour écouter l'opéra.
-Viens, on est tranquille.
Ciel s'assit, suivi de Sebastian.
-C'est peu juste que l'on soit en haut et tous les autres juste devant.
-Tu trouves ? Le privilège d'avoir un statut. Même si je sais que mon statut ni mon argent ne t'intéresse.
-C'est exact. L'opéra va commencer.
Puis la première note de musique commenca.
Une heure plus tard, Sebastian n'arrivait pas vraiment à s'intéresser à l'histoire et le chant ne lui procurait aucun plaisir.
Ciel lui, s'était endormi.
Il avait sa tête posée sur l'épaule de Sebastian.
-Chaton, c'est mal élevé d'exprimer votre ennui de la sorte. C'est irrespectueux pour les personnes présentes.
Ciel n'entendit pas, dormant à points fermés.
-Chaton, je doute qu'on vous ait appris ce genre de manière.
Sebastian essaya de se plonger dans l'opéra mais rien n'y faisait, l'opéra ne le passionnait pas.
Ciel se réveilla, visiblement reposé.
-Mince, j'ai loupé quasiment tout. Il faut dire que c'est tellement ennuyant.
-C'est malpoli chaton, pour un noble de votre rang, ce n'est pas une manière d'agir.
-Je sais mais on peut s'en ficher des fois non ? Tu veux rester pour voir la fin ? demanda Ciel.
-J'ai une idée qui devrait plus vous intéresser, chaton. Si nous faisons l'amour ici ?
-Tu es sérieux. Les gens vont nous entendre. Il y a des enfants.
-Ils n'entendront rien si tu es discret chaton. Si nous sommes discrets, personne ne le saura, dit Sebastian.
-C'est parce que je t'ai dit que c'était banal ? Ne te sens pas obligé de prouver quelque chose.
-Je ne suis obligé de rien. Mais tu veux quelque chose de moins banal, non ? C'est l'endroit idéal.
-Mais il n'y a qu'un rideau. C'est trop risqué.
-Mais excitant non ? Les gens sont concentrés sur l'opéra pas nous. On ne nous entendra pas si on ne fait pas de bruit. A moins que chaton ne sache pas se contrôler tellement je suis bon.
-Ne te lances pas de fleurs tout seul.
-Ce n'est pas moi qui finis par jouir à tous les coups.
-Tu peux parler, c'est de ta faute ! répondit Ciel.
-Parce que quand je suis en toi, c'est tellement bon que tu ne peux rien cacher. Alors je te laisse deux options : on peut rentrer et j'aurai toujours envie de toi ou le faire ici et rentre la routine moins banale.
Ciel réfléchi mais Sebastian savait qu'il lui dirait oui.
Il connaissait bien son compagnon et le savait ouvert avec lui.
-Je crois que je veux le faire ici. Mais je ne ferai rien avec ma bouche.
-Je m'en contenterai. Tant que je peux jouir en toi.
-Et en qui d'autres, tu voudrais ? demanda Ciel.
-Personne d'autre, autant qu'aucun ne te touchera.
-Et si un jour, je voulais tester avec un autre homme ? Tu feras quoi ?
-Je le tuerai sans hésiter.
Ciel savait que Sebastian était assez jaloux et qu'il pouvait se montrer violent.
-Tu es sérieux ?
-Tu ne me crois pas, essaies, dit Sebastian.
-Tu es parfois un peu effrayant. Je n'ai pas envie d'un autre homme, tu sais. Alors ne fait pas ce rapport effrayant.
-Désolé, chaton mais vous me connaissez. Ne dites pas ce genre de chose.
-J'aime bien aussi te mettre en colère.
-Cela vous amuse, chaton ? demanda Sebastian.
-Non. Je ne veux pas un autre homme. Jamais.
-Je vous crois chaton, vous m'appartenez. Et celui qui tentera de vous enlever à moi, vous toucher ou vous faire du mal ne survivra pas.
-Fais-moi l'amour ici et maintenant. C'est un ordre, bébé.
-Yes my lord.
