Ciel allait sur sa majorité, pour lui cela signifiait beaucoup de chose.
A ses 18 ans, il pourrait épouser Sebastian et il deviendrait comme lui.
Ainsi, ils ne seraient jamais séparés l'un de l'autre.
Si Ciel avait su qu'ils finiraient ensembles et presque mariés, il ne se croirait pas. De simple pacte de vengeance, leur relation avait évolué en une histoire d'amour.
Son destin était destiné pourtant, il était promis à sa cousine qu'il n'aimait pas vraiment.
Ils en étaient aux préparatifs du mariage. Ciel ne savait pas vraiment quel genre de mariage il voulait.
-Tu voudrais quelque chose de simple avec peu de gens ou quelque chose de plus royal ?
-Quelque chose de simple, répondit Sebastian qui faisait les poussières.
-Tu es sûr que tu ne veux pas quelque chose de plus grand ? L'argent n'est pas un problème, tu le sais.
-Je sais mais ton argent ne m'intéresse pas et puis chaton, l'important c'est nous deux, pas la taille du mariage. D'ailleurs ou devrait-on se marier ? On devrait déjà se poser la question.
-Je ne sais pas, répondit Ciel.
-Réfléchissons d'abord à cela mais simple, cela me convient. Tu devrais penser à la nuit de noce aussi.
-Je ne vois pas en quoi cela peut être spécial maintenant qu'on a une vie sexuelle normale, tous les deux, dit Ciel.
-Détrompez-vous chaton, c'est un engagement et jurer fidélité a beaucoup de sens aux humains, pas à moi simple démon.
-Tu veux dire que vous êtes infidèles entre vous ? demanda Ciel.
-Non je crois que les démons ne comprennent pas le sens de l'amour. Pour moi, cette nuit aura beaucoup de sens, c'est censé être le début d'une longue vie ensemble.
-Vie sexuelle ou vie de couple ? demanda Ciel.
-Les deux. Je prends cela très au sérieux.
-En fait, je ne t'ai pas dit mais Claude et Alois viennent ce soir, tu peux prévoir rapidement quelque chose pour ce soir ?
-Pourquoi ne pas me l'avoir dit plus tôt ? demanda Sebastian un peu pris au dépourvu.
-Parce que j'avais oublié, je sais que tu es capable de tout organisé alors je te fais confiance.
-Bien sûr. Je m'y mets de suite, répondit Sebastian.
Sebastian s'adaptait facilement et avait une vitesse plus que rapide pour faire les choses, c'est pour cela que Ciel avait très peu d'employés pour s'occuper d'un si grand manoir.
Sebastian allait dans la cave à vin.
Il descendait les marches, un peu perdu dans ses pensées.
-Il aurait pu me prévenir plus tôt mais cela ressemble bien à mon chaton. Quant à la nuit de noce, il semble s'en ficher mais il faut que ce soit spécial, que pourrais-je faire ?
Perdu dans ses pensées, il ne regardait pas devant lui et tomba ne voyant pas la marche devant lui.
Il finit en bas de l'escalier.
-Les humains sont si fragiles. Voyons si je peux me lever.
Sebastian ne pouvait pas se lever et il ressentait une atroce douleur à la jambe.
-Je peux peut-être changer de forme.
Il essaya mais ce fut un échec cuisant.
-Mince, je suis coincé là.
Ciel, après de piles de papiers lassants et sans intérêt s'étonna de ne pas avoir son thé de quatre heures.
Il alla donc voir si Sebastian était occupé.
Il ne le trouva pas dans la cuisine, ni sa chambre, ni leur chambre et Camille ne l'avait pas vu.
Il demanda à Mey Linn qui ne l'avait pas vu non plus et encore moins les autres employés.
-Il est peut-être dans la cave à vin, comme on reçoit, mais pourquoi il y serait resté ? se demanda Ciel.
Il prit le chemin et descendit les escaliers et trouva son compagnon.
-Tu fais quoi par terre ?
-Je ne peux plus bouger. Je pensais puis je suis tombé sans m'en rendre compte.
Ciel alla vers lui et lui demanda :
-Tu t'es fait mal ?
-Le corps humain est si fragile. Ma jambe, comment vous faites pour supporter ? demanda Sebastian.
Ciel toucha sa jambe et Sebastian poussa un cri de douleur.
-Pour un démon, je te trouve bien douillet. Quand tu manges une âme, cela doit-être pire.
-Cela tu ne le sauras jamais vus que je ne mangerai pas la tienne, je suis censé faire quoi ?
-On va à l'hôpital, dit Ciel.
-Ce n'est peut-être pas si grave que cela parait.
-Tu as peur des hôpitaux, bébé ? On n'a pas vraiment le choix.
Ciel aida Sebastian et ils allèrent à l'hôpital.
Sebastian finit avec un plâtre, pas forcément très enjoué à l'idée de le garder.
Sur le chemin du retour, Ciel tenta de le calmé.
-Tu sais, 3 semaines, ce n'est rien, puis tu vas pouvoir te reposer comme cela.
-Alité ? Tu plaisantes. Qui va s'occuper de toi ? Et le manoir ?
-Il y a Mey Linn et les autres employés que je paie même s'ils sont plus lents que toi. Pour la nourriture, je pense que je m'y ferai, répondit Ciel.
-Bardroy n'est pas une référence, je suis indigne de toi, chaton.
-Mais non, je ne t'aime pas parce que tu fais les choses pour moi mais pour toi, tu en doutes ?
-Et le pire c'est que je ne pourrais pas te satisfaire, dit Sebastian.
-Même alité, il n'y aucune contre-indication. Je pourrais m'occuper de toi et prendre les choses en main.
-Et tu feras quoi ? demanda Sebastian un brin intéressé.
-Je te ferai ce que tu adores, tu sais.
-Seulement pendant 3 semaines ?
-Non, on va s'engager à vie alors pour longtemps, répondit Ciel.
De retour, Sebastian suivi donc les conseils du médecin, rester alité et faire le moins de mouvements pendant la guérison.
Camille vint le voir.
-Papa, tu as mal ? Les démons peuvent avoir mal comme nous ?
-Oui apparemment. Je ne savais pas.
-Sebastian s'en remettra, ne t'en fais pas Camille. Je vais prendre soin de lui, dit Ciel.
Camille alla vers Sebastian et lui dit :
-Guéris vite papa.
-Merci ma petite Kitty.
Puis elle les laissa seuls tous les deux.
-J'ai hâte de voir quel genre de soin, tu vas m'apporter. Tu vas être mon infirmier personnel ?
-Si tu le désires oui, et ne t'en fait pas, je prends les choses en main. Tu n'auras aucuns efforts à faire, répondit Ciel.
-Je peux demander tout ce que je veux ?
-Oui tout.
-Alors, viens près de moi et embrasse-moi.
-D'accord.
Ciel alla sur le lit, monta sur Sebastian et s'approcha de son visage pour l'embrasser.
-Je peux avoir plus ? demanda Sebastian.
-Comme vous voulez, monsieur le patient.
-Ta façon de le dire est très excitante, chaton.
-Je sais, tu aimes ? demanda Ciel.
-Vous me donnez envie de plus, chaton.
-Tu me tutoies et tu me vouvoies, tu ne veux pas choisir un jour ?
-Non j'aime bien les deux. Un choix est-il vraiment obligatoire ? demanda Sebastian.
-Non fais comme tu veux.
