Titre : Strange feeling
Rating : K+
Genre : Romance
Pairing : Sarada x Boruto
Disclaimer : Naruto ne m'appartient pas mais à l'illustre Masashi Kishimoto
Nous étions là tous les deux, les jambes dans le vide, assis au sommet des visages sculptés dans la pierre, ceux de nos illustres hokage. Je riais doucement aux blagues de mon ami, ce garçon aux yeux azur, aux cheveux blonds et au regard si malicieux. Le soleil était couchant, nous offrants de merveilleuses teintes allant du rose au orange, une légère brise nous caressait le visage et passait dans nos cheveux les faisant se mouvoir délicatement. Je ne cessais de m'émerveiller chaque jour à cette beauté que la nature nous offrait chaque jour. Mon coeur battait la chamade, nous étions là sur conseils de Mitsuki qui m'a dit que c'était un squat tranquille, donc j'y allais chaque soir avec mes deux compagnons de l'équipe 7 mais cette fois j'étais seule avec Boruto. Et ça, c'était trop bizarre comme ressenti.
Il y a quelques temps en arrière il me sortait par les yeux avec son insolence constante envers son père cherchant absolument son attention, mais depuis la fin de l'examen chunin quelque chose avait changé chez lui. Il était beaucoup plus souvent de bonne humeur malgré un petit air ronchon scotché sur le visage que je trouvais mignon malgré moi. Difficile d'en parler avec ma mère même si nous sommes très proches, le fait qu'il soit le fils de son ami d'enfance enfin devenu hokage n'aidait pas. En fait je crois que sa gentillesse naturelle m'a profondément touchée, bien que je l'ai si superbement ignoré au départ. Nous avons 14ans aujourd'hui et il s'est passé beaucoup de choses depuis tout ce temps qui nous ont rapprochés.
Je lui adressa un sourire plein de sincérité et je crû le voir rougir l'espace d'un instant mais il s'agissait peut-être simplement d'un reflet du soleil couchant. Je me ravisa lorsqu'il me regarda une étrange lueur au fond des yeux qui me fit détourner le regard. Le silence entre nous s'établit alors. J'évitais toujours de le regarder dans les yeux sans trop en connaître la cause même si au fond de moi une petite voix me soufflait la réponse depuis le début de mes doutes, ce n'est qu'un jour après une mission que j'ai fini par comprendre. Mais c'est trop dur, je n'assumes pas. Je préfère alors ignorer mais ça commence à faire long. Je lâcha un soupir et m'allongea les bras croisés derrière la tête, fermant les yeux. La chaleur du corps de Boruto qui venait de faire de même, m'envahissait et je ne savais plus comment réagir face à cette proximité, il était proche, trop proche, nos mains se frôlaient augmentant d'un cran mon stress.
Ce silence était à la fois agréable mais à la fois suffoquant de non-dit. Bien des fois nous nous étions regardés intensément dans les yeux, serrés dans les bras pour se réconforter, soutenus lors de coups dur, mais rien n'en découlait malgré cette drôle de sensation qui me tord le ventre rien qu'à y penser. Très souvent j'ai crû qu'il allait tenter quelque chose mais jamais rien, cette impression qu'il se retenait se faisait monnaie courante. Nos liens étaient devenus si forts d'un seul coup que je n'ai jamais compris comment j'en était arrivée là. Je n'en ai jamais parlé à qui que ce soit, Chocho à une trop grande goule et le dirait à tout vas même si je lui fait grandement confiance elle pourrait ne pas tenir sa langue et Mitsuki ne comprends rien aux émotions humaines... Je pensais à Ino, mais je n'ai jamais eu le courage. Parfois j'en venais même à pleurer le soir de frustration et de colère contre moi même, contre cette lâcheté et cette peur d'assumer, le coeur complètement serré et l'esprit peiné.
Mon corps frémit lorsque le vent se fit plus frais pour ensuite sentir un tissu me couvrir. J'ouvris les yeux, incrédule et croisa le regard de mon ami qui me lâcha un de ses si beaux et grands sourires, le pouce en l'air. Je resserra alors la prise sur la veste et l'enfila avant de me rallonger. Son regard se fit pétillant, m'arrachant une nouvelle fois un rougissement. L'odeur du tissu m'envahis, je trouvais toujours étrange que la simple odeur d'une personne pouvait me faire ressentir de telles choses, mon coeur était complètement emballé et je fermais les yeux pour en profiter davantage jusqu'à ce que Boruto se penche au dessus de moi. Je sentais sa présence mais je ne broncha pas -physiquement, intérieurement j'étais affolée- la chaleur de son corps m'envahis, j'avais l'impression que mon coeur allait bondir hors de ma poitrine tant il cognait fort et j'avais vraiment peur qu'il l'entende. Pendant un instant qui me sembla une éternité, comme une latence, rien ne bougea, jusqu'à ce que je ressente à quel point il semblait perturbé, et que je sente son souffle se mêler au mien, pendant encore quelques secondes avant de le couper.
Il venait de toucher mes lèvres avec son pouce, comme si il hésitait, avant de poser les siennes sur les miennes de manière timide, m'arrachant un frisson. Un tas d'émotions et de sentiments prirent le contrôle, je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait j'étais bloquée dans cette effusion mêlant soulagement, appréhension, tendresse infinie, sincérité... Beaucoup de choses, beaucoup trop de choses se mélangeaient. Je n'arrivais plus à penser, c'était électrisant, éveillant tous mes sens. Le toucher de sa main qu'il venait de mettre contre ma joue, sa chaleur, son odeur, cette proximité mis fin à tous mes doutes. J'était bel et bien éperdument amoureuse de lui. Lorsque notre échange timide pris fin, j'ouvris les yeux afin de le regarder très timidement, il n'en menait pas large avec ses joues empourprées, le souffle court et le regard tendre mais un peu affolé qu'il me lançait. Cette vision m'arracha un sourire, je me redressa lui lançant un regard un peu interrogateur et me répondit par une expression qui semblait me poser une question muette, et cette fois ce fit moi qui l'embrassa, comme une réponse, maladroitement, puis ma timidité s'estompa un peu me redonnant du courage qui me permit d'être plus adroite plus délicate. Baiser qu'il me rendit alors d'une tendresse infinie, l'approfondissant même. Nos corps tremblaient, nos respirations étaient courtes et saccadées. C'était la consécration de nos sentiments masqués depuis bien trop longtemps. Enfin. Tout devrait être plus simple désormais. Je ne suis plus en proie au doute et Boruto non plus. Nous nous allongeâmes tous deux côte à côte, profitant du moment intensément, une discussion se profilant.
Au loin personne n'avait remarqué Mitsuki, qui observait la scène un sourire en coin, satisfait.
