_ « Félicitations capitaine » lui dit-elle platement après leur victoire au jeu de guerre avant de s'éloigner pour rejoindre ses amis. Mais il l'attrapa par le bras alors qu'elle n'était qu'à quelques mètres dans le couloir.
_ « Attends ! Tu ne veux pas qu'on se voit à la fête ce soir ? On pourrait passer un moment ensemble et … » commença Éric en lui caressant le bras de son doigt.
_ « Je ne pense pas que ça soit une bonne idée et … on m'attend » dit-elle en frissonnant sous la caresse.
Ils ne s'étaient pas parler depuis plusieurs jours et s'étaient mieux ainsi. Toutefois elle ne savait pas ce qui était le pire : les tensions de haines qui les animaient avant ou ce malaise ? Une chose était certaine ça ne pouvait pas durer.
Elle devait s'en détacher, elle le savait et était bien décidé à ne plus y penser et profiter de ses amis. Après tout, ils avaient une victoire à fêter non ? Sur la piste de danse de la fosse elle était déterminée à tout oublier et surtout oublier ce moment gênant.
Il faut croire que le destin en avait décidé autrement car il y était aussi avec deux autres filles et des amis. Il avait également le droit de s'amuser non ? Elle tenta de ne pas lui prêter attention mais il faut dire que c'est chose difficile quand il est avec les personnes les plus importantes du clan. Cela ne l'empêcha pas de danser toute la nuit et plus il gloussait avec ses deux poules, plus elle se déchainait sur la piste. Si bien qu'elle due rapidement aller se recoiffer dans les toilettes. Elle n'eut même pas à attendre 2 min pour voir apparaitre son instructeur.
_ « T'as pas un peu fini de m'allumer ? » S'exclama-t-il dans un subtil mélange de colère et de désir.
_ « Arrête ton délire et dégage ! C'est les toilettes des filles ici !
_ Dans tes rêves !
_ Très bien. Alors on fait quoi ? » Demanda la jeune fille devant l'absurdité de la situation. Pour seule réponse elle sentit la caresse brulante des lèvres du guerrier sur son cou. La chaleur gagna vite tout son corps et elle se laissa faire quand les baisers passèrent de son cou à ses épaules dénudées. Elle se surprit même à le serrer contre elle.
_ « J'ai trouvé comment te faire taire » lui murmura Éric à l'oreille. Pour seule réponse elle lui mordilla le cou et le fit frissonner de plaisir. Devant les perspectives qu'offraient le reste de la nuit les deux audacieux fuirent en direction des appartements du jeune homme. Pour cette nuit, ils laisseraient parler leurs corps, seul cela importait pour le moment. Demain il serait temps de penser aux conséquences.
Malheureusement pour eux, le réveil fut plus difficile que le moment de s'endormir. Le lendemain Daisy réalisa dans quelle merde elle s'était fourrée. Elle avait couché avec son mentor, il avait un moyen de pression sur elle, il avait déjà cherché à la tuer et il était le pire ennemi de son ami d'enfance. A vrai dire, c'est ce dernier aspect qui lui faisait le plus peur : s'il n'avait été qu'un moyen pour atteindre Quatre ? Une bombe détournée dans leur guerre de fierté ? Oh et que dira Quatre quand il saura ? Car il le saurait forcément. Elle ne pouvait pas lui cacher ça. Et hier soir ? Elle les avait abandonnées sans rien dire ! Il voudrait savoir où elle était. Ils n'étaient plus ensemble mais Quatre était possessif avec elle.
Tout en elle semblait la trahir : sa peau avait son parfum, son corps portait encore les traces de leurs ébats …
La peur l'envahissait mais ce matin quand elle arriva dans la fosse, alors que ses amis l'interrogeaient sur ses activités de la veille sous le regard narquois d'Éric, elle se dit que ça ne pouvait pas être pire jusqu'à ce qu'ils annoncent les simulations pour cet après-midi.
