Coucou à tous ! Et merci aux followers/reviewers et à tous ceux qui ont accordé leur attention au prologue. Voici la suite sans transition :)
Enjoy !
The Destiel Trap
Chapitre 1
Jane ne sait pas ce qu'elle a fait pour mériter ça. Sincèrement. Elle était partie pleine d'enthousiasme à la perspective de ces vacances loin de New York. Elle rêvait d'une bulle d'oxygène dans sa vie bien trop régie par les mondanités. Pas qu'elle se plaigne du style de vie que lui offrent papa et ses romans à succès, elle n'est pas aussi ingrate, loin de là. Vivre sur Broome Street à Manhattan avec papa, grand-père et Eileen est loin d'être désagréable. Pour être honnête, c'est même plutôt génial. Même si grand-père a toujours la fâcheuse tendance de se balader en robe de chambre à toutes heures – il dit que ça encourage sa créativité –. Mais elle adore voir papa dans son bureau, réfléchir aux nouvelles apocalypses que vont affronter Taylor et Elizabeth avec l'aide d'Arielle. Tout comme elle adore voir grand-père dans son atelier de peinture, allongé par terre, une toile blanche posée sur son chevalet depuis une semaine. Et elle adore se moquer gentiment de papa et grand-père avec Eileen quand leurs avis artistiques divergent.
Non, clairement, la vie à Manhattan n'est pas si mal, si on occulte les Upper East Siders qu'elle croise inévitablement au lycée et qu'elle ne peut pas supporter. Avec leur vanité, leurs gossips, leurs trahisons, leurs secrets et leurs manipulations à tout va… S'éloigner de cela semblait une bonne idée. Jusqu'à ce qu'elle tombe sur cette fille, Claire Winchester donc d'après le nom qu'on lui a donné, qui, de toute évidence, a l'air de la prendre pour une de ces bourgeoises new-yorkaises qui pensent que le monde leur est dû. Formidable.
Elle ne sait même pas ce qu'elle a fait pour lui donner cette impression, et ça ne peut pas être que sa valise Longchamp. D'ordinaire, elle aurait été la première à lui donner tort, mais deux interactions ont suffi pour lui confirmer qu'elle n'aimait pas le genre qu'elle dégageait. Ce n'est ni son look, ni son attitude, ni même son accent qui hurlent « Texas, Texas, Texas ! », soyons clair. C'est cette façon qu'elle a eu de la juger en un regard, de la cataloguer prétentieuse sans même la connaître. Et s'il y a bien quelque chose que Jane abhorre, ce sont les personnes qui jugent les autres sans les connaître.
Et à celles-là, Jane Novak ne fait pas de cadeaux.
« Salut Blondie. »
Elle lève les yeux au ciel et se penche sur sa valise qu'elle a déposée sur l'un des lits et continue d'en sortir ses affaires qu'elle range dans l'armoire double qu'elle va, de toute évidence, devoir partager avec Winchester.
« T'as pris déjà possession de l'un des lits ? Sans même demander l'avis de ta coloc' ? Pas très charitable. »
Elle se redresse, exaspérée, et dévisage Winchester.
« Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, le lit que j'ai pris est celui près de la porte. Alors excuse-moi d'avoir présumé que ma colocataire préférerait celui le plus éloigné du couloir, et le plus proche de la fenêtre. Mais si cette configuration te dérange, on peut échanger sans problème. »
Winchester reste muette quelques secondes et elle en profite pour accrocher ses robes sur cintres.
« Mouais… »
Et elle ne peut retenir un léger sourire à sa frustration à peine cachée. Un point pour elle.
oOo
Jane a pris assez vite ses marques sur le campus les premiers jours. La présentation du programme le samedi soir, la découverte de la cafétéria, la visite des équipements sportifs, le téléchargement de l'application qui lui permet de se tenir à jour des événements et activités, en plus des cours auxquels elle doit se rendre. Elle n'a pas eu beaucoup l'occasion d'interagir avec Winchester, et elle ne s'en plaint pas. Elle n'est pas venue ici pour se battre en permanence. En revanche, elle a fait la connaissance d'Alex Jones alors qu'elle faisait un tour du côté de la patinoire Indoor. Le courant est bien passé et en ce lundi matin, elle est plutôt contente de savoir qu'elles vont étudier la mythologie grecque ensemble.
Elle déchante assez vite quand, une fois installées côte à côte, Winchester et celle qu'elle a compris être sa « meilleure amie » débarquent dans la salle de classe. Il ne faut pas longtemps à la blonde pour la repérer et s'asseoir derrière elles, son amie sur les talons.
« Hey Blondie ! Ca fait longtemps que je ne t'ai pas vue. »
Elle lève les yeux au ciel et se tourne sur sa chaise.
« Winchester. »
Et elle ne peut s'empêcher d'arborer un sourire qui, d'après ce qu'a pu lui dire son grand-père, pourrait figer les flammes de l'Enfer.
« Je pensais te rendre service en t'épargnant, de toute évidence, le déplaisir de ma présence. Me serais-je trompée ? »
Elle s'avance et pose un coude sur la table, plantant son regard dans celui… Vacillant ? de sa colocataire.
« Serait-ce possible que je te manque ? »
Winchester grimace et se rassoit au fond de sa chaise.
« Rêve-pas. Tu n'es pas du tout mon genre. »
Jane retient un rire.
« T'inquiète… répond-t-elle en jetant un coup d'œil à la brune assise à côté de Winchester. Je m'en doute. »
Elle reprend sa position initiale.
oOo
« C'est quoi le problème avec Winchester ? »
Jane et Alex sont assises sur un banc à proximité du stade de l'université, un slushie chacune à la main.
On est déjà jeudi et Winchester n'a pas raté une occasion de s'en prendre à Jane. Pas que ça la gêne particulièrement, elle est capable de lui répondre avec une verve qui en impressionne plus d'un parmi les participants au programme. Mais cela ne la fatigue pas moins.
« Je ne sais pas, sincèrement. Si encore j'avais fait quelque chose pour l'énerver, je comprendrais. Mais elle a commencé ce petit jeu sans raison et, franchement, je me vois mal lui concéder une victoire qu'elle ne mérite pas… »
Elle boit une gorgée de sa boisson et fait un signe de la main à Ash et Kevin qui viennent de les saluer en allant, de toute évidence, au club informatique.
« En parlant de victoire, poursuit Alex, Tu es prête pour le tournoi de hockey de cet aprèm ? »
Jane sourit avant de hocher la tête.
« Tu parles. Ils ne vont pas comprendre leur douleur. »
Elles rient avant de se lever et de se diriger vers la patinoire où un certain nombre de personnes sont déjà présentes.
oOo
C'était supposé n'être qu'un jeu. Mais ce tournoi est vite devenu personnel quand Jane a réalisé que Winchester était dans l'équipe adverse. Même si cela l'a vaguement refroidie, elle a, au moins, eu la satisfaction de voir l'air plus que surpris sur le visage de la Texane quand elle s'est mise en position sur la glace.
Leurs deux équipes ont rapidement évolué dans le classement jusqu'à se retrouver à nouveau en finale après les éliminatoires. Et ce n'est pas une honte d'admettre que l'équipe adverse est bonne. Et que, Winchester, en particulier, est excellente. Même si, soyons honnête, le reconnaître fait mal à sa fierté.
Elle a toujours été douée sur une patinoire, mais Winchester semble voler sur la glace. C'est peut-être pour cela qu'elle se fait voler le palet sans même le réaliser et que Winchester marque le point décisif qui offre la victoire à son équipe…
Ok. Elle a été battue à la loyale. Mais alors qu'elle retire son équipement dans les vestiaires, elle ne peut empêcher sa déception. Et surtout, elle ne peut empêcher une pointe de colère de naître dans sa poitrine.
« Alors Blondie ? Convaincue que la place d'une New-Yorkaise n'est pas sur une patinoire ?
- Bordel Winchester, c'est quoi ton problème ?! »
Et c'est peut-être pour ça qu'elle se redresse brutalement et que toutes ses bonnes manières disparaissent par magie. Et son éclat de voix est suffisant pour attirer sur elle l'attention des personnes présentes.
« D'accord, je viens de New-York. Et d'accord, j'habite Manhattan. Tu trouves ça suffisant pour juger quelqu'un ? »
Elle sait que son regard s'est durci. Elle le sent à la façon dont tout le monde semble s'être figé. Apparemment, le regard des Novak a cet effet-là sur les gens…
« N'essaie même pas ce petit jeu, rétorque Winchester, Tu peux te mentir autant que tu veux, je connais les gens comme toi. Tirés à quatre épingles. Parfaits en apparence. Persuadés d'être mieux que les autres. A prendre de haut ceux qui n'appartiennent pas à leur monde. »
Elle fait un pas en avant, essayant de se calmer malgré tout.
« Tu veux me juger sur l'impression que je donne ? siffle-t-elle, Pourquoi tu ne me laisses pas faire de même ? »
Winchester fronce les sourcils.
« Qu'est-ce que tu…
- Oh je t'en prie, n'est-ce pas évident ? »
Elle la regarde de haut en bas.
« Jean déchiré, chemise en flanelle, boots usés, ton accent, ton manque cruel de manières et ton désintérêt total pour ce qui n'est pas les Etats-Unis ? »
Elle s'approche encore et les prunelles bleues si semblables aux siennes lui renvoient une fureur contenue qui doit certainement être la sienne également.
« Si je suis une bourgeoise new-yorkaise, toi, tu es une prolétaire du fin fond du Texas. Et laisse-moi deviner… »
Elle croise les bras sur sa poitrine.
« Tu ne vivrais pas dans un ranch par hasard ?
- Je vais te…
- Claire ! »
La meilleure amie de Winchester, Kaia lui semble-t-il, se saisit de son bras avant qu'elle n'ait pu faire le moindre mouvement en avant.
« Tu ne sais rien de moi Blondie ! gronde la blonde, Alors tu…
- Tout comme tu ne sais rien de moi Winchester ! »
Un long silence semble suivre son cri d'exaspération et personne ne fait un mouvement.
« Alors arrête de vouloir faire de moi quelqu'un que je ne suis pas. »
Jane quitte les vestiaires sans un mot de plus.
oOo
Claire a eu le temps de reconsidérer ses propos, et, avec l'aide de Kaia, elle est arrivée à la conclusion qu'elle avait, peut-être, un peu exagéré. Elle ne saurait pas expliquer exactement pourquoi, mais le coup d'éclat de Novak a été un électro-choc suffisant. Sûrement parce qu'au moment où Novak l'a qualifiée de prolétaire du fin fond du Texas, quelque chose a brûlé dans ses yeux.
Une flamme qui semblait dire que Novak n'en pensait pas un mot.
Et Claire n'a pas honte d'admettre que ça lui a fait bizarre. Mais dans le bon sens du terme. Parce que si elle est la première à reconnaître qu'elle n'est pas forcément très… Raffinée – elle est d'ailleurs plutôt brute de décoffrage -, personne n'a jamais semblé croire qu'elle valait plus que l'image qu'elle renvoyait.
Dad et Sam sont les premiers à lui répéter encore et toujours qu'elle a plus à offrir qu'elle ne le pense, mais les gens qu'elle a pu croiser toute sa vie se sont toujours fait un malin plaisir de lui prouver le contraire. Son côté irrévérencieux, son franc-parler et son mépris pour les règles ne l'ont pas forcément aidée à se faire des amis – et elle se demande encore, parfois, comment Kaia a pu voir au-delà de sa carapace -. Et si sa vie est quand même loin d'être celle d'une paysanne texane – après tout, elle habite dans un putain de manoir sur les bords du Lac Austin au Texas parce que Dad et Sam sont les heureux propriétaires d'une brasserie à succès –, elle n'a jamais cherché à donner tort à ceux qui la prenaient pour une… C'était quoi le terme déjà ? Ha oui, bouseuse. Elle ne leur a jamais donné tort donc, mais ça ne veut pas pour autant dire qu'elle ne leur a pas répondu avec une répartie qui aurait pu même faire pleurer un adulte… A ces personnes, Claire Winchester ne fait pas de cadeaux.
C'est pour ça que, au fond d'elle, une espèce de respect un peu étrange envers Novak est né. Un respect qui l'a convaincue d'oublier un peu le côté new-yorkais pour voir ce qu'il se cache en dessous. Mais attention, ça ne veut pas dire que sa rivalité est enterrée. Parce que quoi que Claire fasse, il y a quelque chose chez Novak qui appelle un besoin d'affrontement. Alors, certes, cela ne ressemblera plus à son…
Ouais.
Harcèlement…
Elle n'a pas d'autres mots.
Mais elle ne peut pas ne pas se mesurer à elle.
Kaia a levé les yeux au ciel quand elle est arrivée à cette conclusion en particulier, mais elle a semblé heureuse qu'elle décide d'arrêter d'agir sans réfléchir.
oOo
Samedi soir et les responsables ont organisé une soirée poker. Des dizaines de tables ont été installés dans le gymnase, et il semble évident que plusieurs types de jeu se font. Apparemment, les gens sont assez partagés entre les pokers fermés, les jeux à cartes communes et les studs.
Claire a traîné Kaia avec elle à une table de poker type Five Card Draw. Elle sait que sa meilleure amie est nulle au poker, et qu'elle risque simplement d'être là à l'encourager, mais elle savait à quoi elle s'engageait ce soir. Et depuis une heure qu'elles sont là, Claire s'éclate. Elle ne pourra jamais assez remercier Dad de lui avoir appris ce jeu, et Sam de lui avoir appris toutes les subtilités d'une poker face à toute épreuve. Pas étonnant qu'elle rafle toutes les mises, qu'elle n'ait absolument rien dans son jeu ou une couleur.
Son tas de jetons commence à être significatif, et d'autres personnes ont remplacé les adversaires qu'elle a déjà mis sur la paille. Encore heureux que ce ne soit que fictif !
« J'en suis. »
Claire relève la tête à cette voix et esquisse un sourire.
« Novak. » salue-t-elle sa nouvelle adversaire
Et la New-Yorkaise hausse un sourcil, sûrement au nouveau surnom. C'est vrai qu'entre jeudi soir et maintenant, Claire n'a fait que l'appeler Blondie encore… Mais elle a décidé de faire preuve de bonne volonté désormais. Novak, c'est un peu plus respectueux que Blondie.
Claire sent les regards de leurs adversaires passer d'elle à Novak qui vient de s'asseoir, et elle pose ses coudes sur la table, ses yeux plantés dans ceux de la New-Yorkaise. Sa posture est… Illisible. En cet instant, elle est aussi inexpressive qu'une statue. Cela promet un jeu intéressant.
Et elle n'a pas tort.
Novak est douée. Vraiment douée. Elle ne laisse rien transparaître alors qu'elle annonce deux cartes, qu'elle suit la mise ou la relance. Leurs adversaires se couchent petit à petit, de toute évidence bien trop effrayés par les enchères qui augmentent – ou par le magnétisme glacé qui semble lier les deux blondes, Claire ne sait pas trop –.
« Claire… souffle Kaia à son oreille, un verre d'eau à la main, parce que c'est vrai qu'il fait chaud, T'es sûre de toi là ? »
Elle dévisage sa meilleure amie, lui offrant un sourire qu'elle espère rassurant.
« T'inquiète pas… répond-t-elle avant de se détourner, Je gère… »
Elle jette un nouveau coup d'œil à son jeu. Bien sûr qu'elle gère. Avec ce qu'elle a entre les mains, difficile de perdre. Mais si elle veut espérer rafler le jackpot et, avouons-le, infliger une défaite cuisante à Novak, elle doit bluffer. En tous cas, faire semblant de bluffer. Pour que Novak se sente en confiance et continue d'enchérir.
« Tapis. »
Elle observe Novak qui est désormais la cible de l'attention de tous, et Claire remarque enfin que d'autres personnes se sont rajoutées et profitent du spectacle. Elle revient sur Novak qui la fixe sans ciller, ses coudes sur la table, ses doigts croisés, ses cartes sous ses mains.
Elle semblerait presque sûre d'elle. Mais Claire sait qu'elle bluffe. Oh ce n'est pas flagrant. Vraiment pas. Claire reconnaît même que sa poker face est excellente. Mais elle bluffe. Claire le sait. Alors elle n'a rien à perdre à suivre. Même mieux…
« Tapis. »
Elle n'a pas besoin de faire ça, les parties qu'elle a jouées avant l'arrivée de Novak lui ont fait gagner suffisamment de jetons pour qu'elle n'ait pas à tous les mettre en jeu pour égaliser la mise. Mais Novak a fait tapis, alors elle doit faire tapis aussi.
Novak hausse un sourcil à sa riposte et Claire lui offre un sourire.
« Showdown. »
Claire retourne ses cartes.
Quinte flush à carreau.
Un murmure impressionné et surpris se répand dans l'assistance et cela ne l'étonne pas. Une quinte flush ? Extrêmement rare…
Elle fait un clin d'œil à Kaia qui observe les cartes, bouche bée, avant d'accorder à nouveau toute son attention à Novak. Qui lui sourit.
Un sourire large.
Authentique.
Un sourire de…
Elle fronce les sourcils.
« Oh non… Tu ne peux pas…
- Je ne peux pas quoi ? »
Un sourire de vainqueur.
« Tu… Tu bluffes ! Et…
- C'est vrai. »
Novak récupère ses cartes et joue avec, sans pour autant les montrer.
« Je bluffe. Comme toi. En revanche… »
Novak remet une mèche de cheveux blonds derrière son oreille et un mauvais pressentiment naît au fond de sa poitrine. Ainsi qu'une légère touche d'excitation et d'admiration, mais elle essaie d'enterrer cette partie au fond de sa conscience à coups de pelle.
« Contrairement à toi, apparemment, je sais repérer un faux bluff d'un vrai. »
Novak dévoile ses cartes.
Quinte flush royal.
Son of a bitch !
oOo
Dad
ENVOYE - 13/07/19 - 21h36 - J'ai trouvé meilleur que moi au poker…
RECU - 13/07/19 - 21h38 - …
RECU - 13/07/19 - 21h38 - Tu es déshéritée !
RECU - 13/07/19 - 21h39 - Non, sans déconner ?! Comment c'est possible ?
ENVOYE - 13/07/19 - 21h41 - Elle avait une quinte flush royale.
ENVOYE - 13/07/19 - 21h42 - Et un double bluff parfait.
RECU - 13/07/19 - 21h44 - [Gif]
RECU - 13/07/19 - 21h44 - [Gif]
RECU - 13/07/19 - 21h45 - [Gif]
ENVOYE - 13/07/19 - 21h47 - Je savais que j'aurais pas dû te parler des gifs…
RECU - 13/07/19 - 21h50 - [Attached Picture]
ENVOYE - 13/07/19 - 21h52 - Et rappelle-moi de tuer Sam pour les memes !
Claire range son portable et ne retient pas un soupir, toujours partagée entre l'admiration qu'elle ne peut s'empêcher d'avoir à l'égard de Novak, et la déception de s'être fait plumer. Avec classe certes. Mais plumer quand même.
Finalement, peut-être que Novak gagne plus à être connue que ce qu'elle ne croyait.
Son téléphone vibre dans sa poche.
Sam
RECU - 13/07/19 - 21h55 - Dean m'a annoncé la nouvelle.
RECU - 13/07/19 - 21h56 - Je suis déçu jeune padawan.
ENVOYE - 13/07/19 - 21h58 - Bienvenue au club.
« Claire ? »
Elle fait volte-face pour croiser le regard de Kaia qui vient de la rejoindre dehors.
« Ca va ? »
Elle lui sourit, parce que même si sa fierté est entachée, cela ne suffit pas à flinguer sa bonne humeur.
« T'inquiète, c'est pas une défaite au poker qui va me tuer, répond-t-elle, Mais j'ai été obligée de prévenir mon père. » ajoute-t-elle dramatiquement
Kaia rit doucement en s'avançant vers elle et Claire réprime la chaleur qui lui monte aux joues.
« Alors ? Quel est le châtiment pour un échec cuisant au poker ? »
Elle lui frappe gentiment l'épaule, retenant son propre rire.
« Rien de bien original, s'amuse-t-elle, Je suis déshéritée, encore, et… »
Son portable vibre de nouveau et elle se dépêche de lire le message, laissant finalement échapper un éclat de rire.
« Et Sam me condamne, je cite, à un marathon de Dr. Sexy. »
Kaia rit à son tour et Claire ne peut s'empêcher de remarquer encore à quel point elle est jolie comme ça. Elle revient sur terre quand Kaia pose subitement une main sur son épaule et reprend la parole, solennelle.
« Condoléances. Ne m'oublie pas sur ton testament. »
Claire sourit alors qu'elle passe un bras autour de ses épaules et qu'elles se mettent tous deux en mouvement, sans trop savoir où.
« Jamais. »
A suivre.
On en apprend un peu plus sur les filles ;) J'espère que cela vous a plu et vous dis à la prochaine !
Fictivement vôtre,
Arielmine
