Bonjour tout le monde ! Comme vous pouvez le remarquer, j'ai pu avoir ce chapitre à l'heure, mais je le répète, je ne garantis encore rien pour les deux prochaines semaines :(
En tous cas, merci encore aux lecteurs, aux reviewers, aux followers et aux nouvelles mises en favori. Je suis heureuse de voir que cet UA vous intéresse :D
Mysty, merci pour ta review, j'espère que ce chapitre te plaira également !
Place à la suite :)
Enjoy !
The Destiel Trap
Chapitre 5
Samedi 3 août, 19h01, Aéroport International d'Austin-Bergstrom
Jane sourit alors qu'elle range son téléphone et qu'elle attend que son bagage arrive sur le tapis roulant.
La perspective d'Air découvrant son restaurant préféré la fait sourire. Est-ce qu'elle va l'apprécier ? Est-ce que son choix va se porter sur ce qu'elle-même prend d'habitude ou bien va-t-elle surprendre sa famille en décidant de manger quelque chose de différent ? Elle avoue qu'elle aimerait bien être là pour voir ça.
Son sac de voyage apparaît et elle s'en saisit à deux mains. Parce que mine de rien, ce truc est lourd…
Elle se met en mouvement et repère les portes de sortie, tout en essayant de faire taire l'angoisse qui presse son cœur. Parce que, maintenant qu'elle est là, elle se dit qu'elle a, vraiment, eu une idée pourrie. Et même la pensée qu'Air a déjà rencontré papa et n'en est pas morte n'arrive pas à la rassurer.
Elle franchit les derniers portillons et se retrouve noyée dans un flux de retrouvailles qui n'arrange pas son angoisse, elle doit bien l'admettre. Il est vraiment trop tard pour faire demi-tour ? Elle peut peut-être appeler Air en urgence et lui dire qu'elle compte rentrer à New-York dans les prochaines minutes et que…
« Hey kiddo ! »
Son sang se fige dans ses veines alors qu'elle tourne la tête et…
Assbutt.
« Dad… » souffle-t-elle
Subjuguée.
Parce qu'Air a clairement omis de lui préciser que dad semble sortir tout d'un droit d'un magazine.
Les traits de son visage sont marqués, mais une certaine délicatesse s'en dégage malgré tout. Ses yeux d'un vert profond brillent d'une lueur joueuse, ses cheveux châtain clair sont coiffés en brosse, des tâches de rousseur constellent ses joues et ses lèvres… Bon sang, elle n'imaginait même pas que des lèvres pareilles pouvaient orner le visage d'un homme ! Courbées en un sourire mutin, Jane n'a aucun mal à comprendre pourquoi papa a succombé. Bon sang, dad est…
« Claire ? »
Sa voix la sort de sa transe. Elle n'a même pas le temps de se faire la réflexion que sa voix a des intonations profondes qui lui rappellent papa qu'elle se précipite pour le prendre dans ses bras. Elle devine la surprise dans la tension du corps contre le sien, mais rapidement, la chaleur de deux bras forts vient l'enlacer. Et alors qu'elle se laisse bercer par les battements de cœur contre son oreille, elle laisse échapper un soupir.
Dad…
Elle sourit, et retient à grand peine les larmes qui menacent de déborder. A grand peine, c'est le mot. Parce qu'en fait elle échoue totalement. Elle tourne son visage et elle sent l'humidité couler sur ses joues. Noyer le T-shirt que dad porte.
« Hey kiddo, qu'est-ce qu'il se passe ? »
La voix de dad est plus grave. Teintée d'inquiétude. Jane renifle et s'éloigne, sa main venant passer sur ses yeux, essayant de chasser les traces de son émotion. Parce qu'elle sait pertinemment que jamais Air n'aurait réagi comme ça. Ca commence bien… Si elle grille sa couverture dès les cinq premières minutes.
« Rien dad, rien. C'est juste que… »
Elle prend une profonde inspiration, ravalant la boule qui encombre sa gorge.
« Tu m'as… »
Elle lève les yeux et… Bon sang, croiser le regard de dad n'aide pas du tout.
« Tu m'as tellement manqué… réussit-elle à articuler avant de se mordre l'intérieur de la joue pour éviter de pleurer à nouveau
- Claire… »
Dad est celui qui initie le câlin cette fois et Jane se laisse faire. Parce qu'être dans les bras de dad après tout ce temps…
Elle laisse échapper un soupir.
Au bout d'une longue minute, dad se racle la gorge et défait leur étreinte. Ses yeux sont brillants et ses joues… Etrangement rouges. Il passe une main à l'arrière de son cou avant de se saisir du sac de Jane, sans oser dire un mot de plus. Jane reste perplexe un bref instant avant de se rappeler les paroles d'Air. Elle n'est pas vraiment tactile. Et dad et Sam non plus d'après ce qu'elle lui en a dit. Ce n'est peut-être pas si étonnant que dad réagisse ainsi au vu de la confession qu'elle a faite, et la façon dont elle a cherché ouvertement de l'affection…
Elle le suit sans rien ajouter, hésitant sur la conduite à tenir à l'avenir. Eviter les contacts ? Elle ne sait pas si elle pourra s'y résoudre…
Ils sortent de l'aéroport et elle suit dad dans le parking jusqu'à ce que…
Wow.
Elle reste subjuguée par la merveille face à elle. Elle s'approche prudemment et pose une main révérente sur la carrosserie noire, immaculée et rutilante. Elle devine dad ouvrir le coffre du coin de l'œil, mais elle ne peut pas détacher ses yeux de ce petit bijou.
Chevrolet Impala 1967.
« Tu veux la conduire pour rentrer ? »
Jane sursaute et dévisage dad qui l'observe, bras croisés, un sourcil haussé. Et elle contient le « Oui ! » enthousiaste qui menace de lui échapper.
Parce que, petit un, même si elle sait pertinemment que le permis d'Air est quelque part dans ses papiers, elle-même n'est pas assez âgée pour pouvoir le passer à New-York. Et c'est pas parce qu'elle a commencé à apprendre et qu'elle maîtrise à peu près la Lincoln Continental 2016 de papa qu'elle va tenter le diable sur l'Impala.
Et petit deux, elle n'a absolument aucune idée du chemin pour rentrer à la maison. Déjà que sa réaction en rencontrant dad était un peu suspecte, elle ne préfère pas imaginer la tête de dad si elle se retrouvait au volant et qu'elle lui demandait innocemment où ils sont supposés aller.
« Euh… Je ne crois pas que ce soit une bonne idée, répond-t-elle finalement, Je suis… Je suis un peu fatiguée après avoir passé quasiment toute la journée dans l'avion. »
Dad sourit avant de se diriger vers le côté conducteur, et elle prend ça comme une invitation à aller du côté passager. Elle s'installe sur la banquette, s'émerveillant du cuir contre ses doigts quand dad claque sa portière et pose ses mains sur le volant.
« Yep, tu m'étonnes kiddo. Moi aussi je serais totalement vanné si j'avais dû passer autant de temps que toi dans ce foutu cercueil volant. »
Jane écarquille les yeux à la véhémence de ses propos, et finit par retenir un éclat de rire. Air ne lui a pas non plus dit que dad avait, de toute évidence, une peur bleue des avions. Elle cesse d'y penser quand il démarre la voiture et elle n'a pas honte d'avouer qu'elle tombe amoureuse du ronronnement du moteur. Dad manœuvre habilement pour sortir de sa place et rapidement, ils roulent, et Jane a l'envie irrésistible de rire à nouveau alors que le vent s'engouffre par la fenêtre qu'elle a ouverte. Et après cinq minutes, même pas, dad lui demande de lui passer une cassette, n'importe laquelle, dans la boîte à gants.
Jane cligne des yeux une seconde. Parce que… Des cassettes ? Vraiment ? Mais elle finit par en prendre une, sans réellement regarder son choix. Elle l'insère dans le lecteur, curieuse de découvrir ce que…
Carry on my wayward son
There'll be peace when you are done
Lay your heavy head to rest
Don't you cry no more
Jane sourit, se revoyant dans le bus en direction de Duluth, quand elle ne connaissait pas encore Air. Et qu'elle ne connaissait pas Kansas non plus. Mais sa sœur a pris bien soin de lui faire découvrir ce groupe, et désormais, elle ne peut pas ne pas entendre cette chanson sans penser à Air.
« Once I rose above the noise and confusion. Just to get a GLIMPSE beyond the illuuuuuusion. I WAS soaring ever HIIIIIIIIIgher, but I FLEW too hiiiiiiigh. »
Jane écarquille les yeux et se mord la lèvre, réfrénant le sourire trop large qui menace de déchirer son visage. Parce que dad est absolument adorable comme ça. Totalement pris dans la chanson, chantant à pleine voix mais surtout… Faux. Il lui jette un rapide coup d'œil et son sourire est si lumineux qu'elle ne lui en veut pas pour les fausses notes.
« Though my eyes could see I still was a bliiiiiind man. Though my mind could think I still was a MAAAAAD MAN. »
Et honnêtement, sa bonne humeur est communicative.
« I hear the voices when I'm dreaaaaaaamin'... »
Il la regarde à nouveau et elle sent qu'elle ne va pas tarder à craquer.
« I can HEAR THEEEEEEM SAYYYYYYY !
- CARRY ON MY WAYWARD SOOOOOOON ! »
Ils chantent ensemble. Peut-être même qu'ils braillent ensemble en fait. Mais Jane s'en fiche. Parce qu'elle est heureuse d'hurler à plein poumons avec dad. Et quand les paroles laissent la place à l'interlude, Jane n'est pas surprise de suivre le rythme, ses mains ayant entamé un air-guitar sans qu'elle n'y ait fait attention.
« Eh bien, y avait une option chant à Duluth ? »
Le ton amusé de dad l'arrache à son solo imaginaire et elle le dévisage, perplexe.
« Pardon ? demande-t-elle
- Kiddo, reprend-t-il avec un sourire trop grand, T'as jamais été capable de chanter quoi que ce soit de juste. Tel père telle fille j'imagine. Et là, tu te prends pour Céline Dion ? »
Jane ouvre la bouche, ses yeux écarquillés, avant de se racler la gorge. Céline ? Quand même pas. Si ?
« Euh… réussit-elle à peine à dire
- Hey, t'inquiète pas ! reprend dad en ébouriffant ses cheveux sans quitter la route des yeux, Pour une fois, je pourrai jouer de la guitare pendant que tu chantes sans faire peur à tout le quartier. »
Elle reste muette face à cette information. Dad joue de la guitare ? Sérieusement ? Et à cette pensée, son cœur gonfle dans sa poitrine. Cela leur fait au moins un point commun…
Et alors que la chanson s'achève et qu'une autre commence, Jane se dit que, finalement, ce plan n'était pas une si mauvaise idée…
oOo
« Je me disais bien que j'avais reconnu ta superbe voix. »
Jane sort de la voiture alors que dad coupe le moteur.
« Hey Sammy, quand c'est beau, faut le partager ! »
Le rire de dad résonne et elle récupère le sac à dos avant de jeter un coup d'œil au porche du manoir. Et elle reste pétrifiée quand elle y découvre son oncle. Elle trouvait déjà que papa était grand, et dad a lui-même quelques centimètres en plus. Mais Sam… Bon sang, elle est certaine que si elle s'approche, elle devra risquer un torticolis pour le regarder dans les yeux !
Elle s'avance prudemment, l'étudiant avec plus d'attention. Ses épaules sont larges et son T-Shirt laisse deviner des muscles impressionnants, mais son visage… Elle pensait qu'Air exagérait, mais il a vraiment un air de chiot qui trahit sa tendresse. Ses – magnifiques – cheveux châtain foncé semblent voler autour de son visage, et son large sourire la met tout de suite à l'aise.
« Bon sang, c'est Sam, tu le sais très bien ! réplique son oncle, faussement exaspéré, Hey kiddo ! Ca fait plaisir de te revoir ! »
Et avant que Jane n'ait pu réfléchir à la conduite à tenir, elle se retrouve étouffée par une étreinte d'élan. Ok… Alors ils ne sont peut-être pas fan des démonstrations d'affection, mais un mois semble suffisant pour que Sam vienne de lui-même à sa rencontre.
« Salut Sam, articule-t-elle entre deux respirations laborieuses
- Hey hey doucement ! intervient dad en les séparant, Si tu pouvais éviter d'asphyxier ma fille, je t'en serais reconnaissant.
- Laisse-moi exprimer ma joie de revoir ma nièce, réplique Sam
- C'est ma fille avant d'être ta nièce, ne l'oublie pas.
- Peut-être, mais ça fait de moi son oncle préféré.
- Ca c'est facile, t'es son seul oncle. »
Jane se retient de répliquer, parce que Balthazar, l'un des plus proches amis de papa à New-York, est quasiment un oncle pour elle. D'ailleurs, est-ce que Balthy ne se sentirait pas totalement trahi si elle lui disait que dad l'avait comparée à Céline Dion ? Etrangement, elle ne préfère pas y penser, parce que connaissant le sens du drame de Balthy, il…
« Sois pas jaloux que ta fille préfère mes câlins aux tiens.
- C'est pas des câlins que tu fais. C'est des étranglements !
- Oh, parce que tu penses faire mieux toi ?
- Sans problème. »
L'instant d'après, Jane est étroitement enlacée par dad. Avant que Sam ne s'y mette aussi. Et cela lui rappelle tant les câlins familiaux à New-York qu'elle se relaxe au creux de leur étreinte.
« Ôte-moi d'un doute… finit par grommeler dad, Tu viens de me manipuler pour un câlin collectif là, non ?
- Je vois pas de quoi tu parles. » rétorque Sam
Et Jane rit entre eux.
« Bon, c'est bien beau tout ça, mais moi j'ai faim, fait dad au bout d'un long moment en se détachant d'eux
- Dean, intervient Sam, Tu as tout le temps faim ! »
Dad se saisit de son sac de voyage et se dirige vers la porte.
« Là, particulièrement. Rassure-moi, t'as allumé le barbecue ? demande-t-il en poussant la porte
- Bien sûr. Tout est prêt dehors. La table est mise et les bières nous attendent sur la terrasse.
- Et t'as pas lancé la viande ? »
Sam roule des yeux alors qu'il suit son frère, Jane sur ses talons.
« Pour qui tu me prends ? Je sais que les hamburgers, c'est ta spécialité. J'ai tout préparé, d'accord, mais tu restes le maître de la cuisson.
- Super ! Je pose le sac de Claire et je vous rejoins dehors. »
Dad disparaît, mais Jane n'y fait attention, trop focalisé sur l'intérieur du manoir.
C'est tellement différent du loft.
Là où l'appartement semble plutôt épuré, contemporain et industriel, le manoir lui est un mélange de parquet brut, de lambris, de murs de pierres et de poutres apparentes qui lui rappellent les chalets de montagnes. Le salon où elle se trouve présente un assortiment de fauteuils et canapés en cuirs usés où se battent divers coussins de toutes les couleurs, une table basse en bois, et un meuble-télé envahi de livres et de CD. Il y a un véritable mélange de genres, comme si dad et Sam avaient choisi ce qui leur plaisait, sans vraiment se soucier de si cela allait ensemble, ou de ressembler aux photos des magazines. Cela n'est en rien comparable au loft, et pourtant, elle se sent bien ici aussi.
Elle sait que la cuisine est derrière le mur de pierre à sa gauche, et que la salle à manger se cache derrière le mur orné de lambris à droite, mais elle n'a pas l'occasion d'aller y jeter un coup d'œil puisque Sam se dirige vers la porte fenêtre au fond du salon. Elle dépose le sac à dos et suit son oncle, jusqu'à se retrouver sur une immense terrasse de pierre bordant la piscine. Et la vue sur le Lac Austin est parfaitement incroyable.
Elle reste immobile de longues secondes, profitant du paysage, et appréciant particulièrement la chaleur du soleil sur son visage. Cet endroit a quelque chose de magique…
« Claire ? »
La voix de Sam la tire de sa rêverie et elle le voit, installé sur un canapé d'angle à l'assise grise, à côté d'une table en bois, le tout protégé par une pergola entourée d'arbustes, et d'où pendent diverses ampoules. Bon sang, ça doit être super joli à la nuit tombée, une fois les lumières allumées.
« Oui, je… J'arrive. »
Elle se débarrasse de sa veste de cuir qu'elle laisse finalement dans le salon et elle vient rejoindre son oncle qui lui tend une bouteille. Elle s'en saisit sans réfléchir et s'assoit sur le canapé à ses côtés avant de jeter un coup d'œil à sa boisson.
De la bière. Alors, elle n'a pas vingt-et-un ans, mais elle se dit qu'avec un père et un oncle possédant une brasserie, ce n'est pas étonnant qu'Air boive de l'alcool. Mais elle a quelques réserves. Pas qu'elle n'ait jamais bu, papa est amateur de vins, merci bien, mais la bière… Elle n'est pas certaine.
« Un problème kiddo ? interroge Sam, et elle remarque enfin qu'il la fixe, un sourcil haussé, sûrement étonné de la voir observer avec une telle intensité une simple bouteille
- Non, je… Je regardais seulement l'étiquette. »
W. Business.
Et un nom en dessous.
« Lucélia ? demande-t-elle
- Oui. Lucélia, confirme Sam, Une création de ton père pendant ton absence. »
Elle relève les yeux pour croiser le regard de son oncle.
« Une nouveauté ?
- Yep. Brassée spécialement en ton honneur ! »
Elle plisse les yeux et penche la tête sur le côté, et elle voit les sourcils de Sam se hausser plus haut encore.
« Pourquoi Lucélia alors ? Il pouvait pas l'appeler Claire ? »
Sam rit et, bon sang, son rire est communicatif.
« On avait peur que ce soit un peu trop arrogant, d'appeler cette bière directement après toi. »
Et Jane ne retient pas un sourire avant de lui tendre sa bouteille.
« Tu peux me l'ouvrir ? »
Parce que maintenant qu'elle sait que cette bière a été faite pour Air, elle est plus que curieuse de la goûter. Sam décapsule et lui rend sa boisson.
« Merci, fait-elle en approchant le goulot de son nez, essayant de deviner quelle peut-être la composition de cette création, Mais sérieusement, pourquoi Lucélia ? »
Et alors qu'elle attend la réponse de Sam, elle se surprend à apprécier l'odeur du breuvage. Elle reconnaît le houblon, mais il s'accompagne de senteurs tropicales qui lui font inévitablement envie.
« On est parti sur ton deuxième prénom. » avoue son oncle et elle relève les yeux
Son deuxième prénom. Celui d'Air. Elle se concentre pour essayer de s'en souvenir.
« Mais Dean trouvait qu'Amélia n'était pas assez, et je cite, « poétique ».
- Tu déconnes ? Dad a dit ça ?
- Qu'est-ce que j'ai dit ? »
Son regard se pose sur dad qui vient de les rejoindre et de s'affaler aux côtés de son frère.
« Qu'Amélia n'était pas assez poétique pour une bière, répète Sam
- Ha. Oui, reconnaît dad en ouvrant une bière qu'il boit directement au goulot, Avec tout le respect que j'ai pour ton deuxième prénom, bien sûr kiddo.
- Bien sûr, confirme Jane, avec une pointe de sarcasme
- Je savais pas comment arranger ça pour que ça sonne… Stylé, reprend dad, J'ai fini par me dire que Lucélia, ça sonnait bien. »
Il trinque avec Sam et Jane les observe avec attention. Etrangement, elle a le sentiment que ce choix de nom n'est pas qu'un simple concours de circonstances. Pas quand « élia » désigne le deuxième prénom d'Air. Et que maintenant qu'elle a conscience de ça, le « Luc » devant lui rappelle un peu trop…
Elle essaie d'ignorer son cœur qui s'emballe dans sa poitrine.
Lucy.
Son propre deuxième prénom.
Jane et Claire.
Lucy et Amélia.
Lucélia...
Assbutt.
Elle porte la bouteille à ses lèvres et goûte enfin cet hommage à sa sœur.
Et, bon sang, cette bière est un délice.
A suivre.
Jane rencontre Dean ! Et les jumelles vont bientôt pouvoir débriefer sur leurs premiers ressentis mutuels :P
J'espère en tous cas que ce chapitre vous a plu, et je vous dis à la prochaine.
Fictivement vôtre,
Arielmine
