Hello tout le monde ! Bon, comme vous avez pu le constater, j'ai un peu de retard sur ce chapitre *hum*. Je sais que j'avais prévenu mais quand même, j'aime pas l'idée de vous avoir laissés deux semaines sans nouvelles. Mais les rendus étant passés, il n'y aucune raison pour que je ne puisse pas rattraper mon retard désormais :) En tous les cas, merci encore aux lecteurs, aux reviewers et aux nouveaux followers. Ca me fait toujours énormément plaisir de savoir que ce que j'écris plaît.
Mysty, t'inquiète pas. J'aime les longs commentaires ;) Et oui, Sam a remarqué le penchement de tête de Jane ;)
PlumedeSorbier, BEAUCOUP de nostalgie dans la tête du papa Dean ;) J'espère écrire plein de chapitres aussi si ça peut te rassurer !
Alex, 1h21 reste une heure tout à fait correcte selon moi :'D Contente de voir que l'histoire t'a inspiré à ce point là ;)
Sans plus tarder, place à la suite.
Enjoy !
The Destiel Trap
Chapitre 6
Claire se réveille doucement, et à mesure qu'elle reprend conscience et qu'elle se tourne sous les couvertures, un sourit naît sur son visage.
En revenant du dîner hier soir, Jay et elle se sont appelées. Elle a pu lui avouer qu'elle adore le restaurant préféré de sa sœur. Même si elle a été surprise, elle le reconnaît, de se retrouver dans un petit italien chaleureux et authentique. Et que, sans même le savoir, elle a pris exactement le même plat qu'elle d'habitude : son Chicken Parmigiano. A tomber, soit dit en passant. Jay a ri, et en a profité pour complimenter avec un peu trop de qualificatifs combien les hamburgers de dad sont à mourir. Mais que ses compétences en chant méritent d'être améliorées.
Tu m'étonnes.
Jay lui a même parlé de Lucélia. Et si ce n'est pas un putain de signe que Jane manque à dad… Elle en a également profité pour répéter les paroles de papa quand ils étaient dans le taxi. Alors, même si pour l'instant elles ne savent pas quels sont les sentiments que dad et papa ont encore l'un pour l'autre, il est évident que la séparation d'avec leur fille est présente…
Elles ont un peu parlé de leurs premières impressions, et l'idée générale est que leurs deux familles sont toutes les deux géniales et que c'est un gâchis de les séparer comme ça. Ca a été leur conclusion avant de raccrocher, la fatigue de leur voyage se rappelant inévitablement à elles.
Et maintenant que Claire se réveille, elle est bien déterminée à lancer sans plus attendre leur plan d'attaque. Elle doit donc trouver un moyen de faire parler papa et d'apprendre comment lui et dad se sont rencontrés. Parce que cette partie-là, elles n'en savent absolument rien.
Elle enlève les couvertures et s'étire avant de sortir de son lit. Elle passe une main dans ses cheveux tout en baillant, sort de sa chambre et descend les escaliers pour rejoindre la cuisine. Elle sourit quand elle voit Eileen sur l'un des tabourets du bar, ses cheveux ébouriffés, en robe de chambre et une tasse fumante à la main, la saluant d'un mouvement de tête. Elle s'installe à ses côtés et observe papa – T-Shirt bien trop large et jogging – derrière les fourneaux. Avant de s'intéresser au petit-déjeuner.
Des croissants sont déposés dans un panier, des fruits dans une corbeille, une carafe de jus d'oranges sur le plan de travail, et… Du muesli ? Elle essaie de dissimuler sa grimace de désapprobation. Le muesli c'est bon pour Sam. Elle récupère un verre et une assiette, se saisissant d'un croissant et se versant un large verre de jus de fruits.
« Salut ma grande, enfin réveillée ? »
Claire relève la tête, son croissant dans la bouche, et croise le regard amusé de papa.
« Quoi ? articule-t-elle au mieux avec la viennoiserie
- Je ne t'ai jamais vue dormir aussi tard, précise-t-il, et elle s'oblige à ne pas réagir
- Ca doit être sa journée en avion, intervient Eileen, Ca fatigue plus qu'on ne le croit. »
Papa acquiesce et se détourne à nouveau pour observer sa poêle.
« Je t'ai préparé un œuf au plat. » précise-t-il en vérifiant la cuisson avec une spatule et cette fois, elle s'étouffe sur son croissant
Œuf au plat ? Sérieusement ? Y a pas plus triste !
« Hum… Merci papa. » se hâte-t-elle de répondre avant de boire une gorgée de jus d'oranges
Et c'est là qu'elle réalise qu'il s'agit, de toute évidence, d'un jus fraîchement pressé. Et qu'il manque quelque chose sur la table.
« Y a pas de bacon ? »
Eileen hausse un sourcil dans sa direction et papa se retourne, une assiette où trône son œuf au plat à la main, ses yeux plissés, la tête penchée sur le côté.
« Depuis quand tu manges du bacon au petit-déjeuner ? »
Claire ouvre la bouche et reste muette une longue minute. Incapable de trouver une réponse, elle boit son jus à longues gorgées pour se donner contenance.
Son of a bitch…
« Il n'y a aucun souci, reprend papa en déposant l'œuf au plat face à elle, Je peux t'en préparer si tu veux. Je suis juste surpris. Tu disais encore avant de partir à Duluth que le bacon était bien trop gras au réveil. » conclut-il, un sourire en coin, en se dirigeant vers le réfrigérateur
Elle ne répond rien et se mord l'intérieur de la bouche, essayant de se noyer dans son verre. Vide désormais. Et elle n'a pas besoin de tourner la tête pour sentir le regard d'Eileen sur elle.
Papa s'occupe de lancer le bacon et elle décide de s'intéresser à son œuf au plat. Elle pique le jaune de sa fourchette sans trop d'enthousiasme quelques secondes, et c'est quand Eileen lui demande si tout va bien qu'elle se décide à le découper et à le manger, après l'avoir rassurée d'un sourire. Et, honnêtement, elle ne sait pas ce que papa a fait exactement à cet œuf mais il est… Tout sauf triste.
L'odeur de bacon finit par envahir la cuisine et elle sourit alors qu'elle se régale avec son œuf au plat.
« Du bacon ? Depuis quand on cuisine du bacon dès le matin dans cette famille ? »
Claire tourne la tête pour voir grand-père, immobile dans les escaliers, une vieille robe de chambre ouverte sur un T-Shirt tout aussi vieux, et un caleçon qui a l'air d'avoir survécu à une guerre. Chuck Novak dans toute sa splendeur d'après Jay…
« Depuis que Jane en mange, répond simplement papa en ajoutant la viande grillée dans son assiette
- Jane mange du bacon au petit-déjeuner… »
Elle jette un coup d'œil à grand-père mais détourne bien vite le regard quand elle remarque l'insistance avec laquelle il la fixe…
« Tu comptes nous rejoindre un jour père ? s'amuse papa en s'accoudant au bar, une tasse de café entre les mains
- Hum… Non. Ma peinture m'appelle. »
Et grand-père remonte aussitôt les escaliers, sans un regard en arrière.
« L'inspiration doit vraiment être forte, remarque Eileen
- Ca finira par lui passer, plaisante papa en buvant une gorgée, Et Jane ? »
Elle relève la tête, un morceau de bacon élégamment coincé entre ses lèvres.
« Hm ? réussit-elle simplement à dire
- Je comptais aller courir en fin de matinée, tu veux m'accompagner ? »
Son cœur se met à cogner d'excitation et elle avale son bacon avant de hocher la tête avec enthousiasme. Elle adore courir. Mais dad, lui, n'est pas particulièrement fan. A Austin, elle accompagne très souvent Sam lors de ses joggings, mais dad n'a jamais voulu venir avec eux. Pas qu'il ne soit pas sportif, loin de là, mais il préfère les pompes et les tractions à l'endurance. Alors la perspective de pouvoir partager ça avec papa…
Elle a hâte d'y être.
Et quand une heure plus tard, après s'être un peu plus réveillée, avoir discuté avec plaisir avec Eileen, aidé papa à ranger la cuisine et entraperçu grand-père en remontant dans la chambre de Jay pour lui piquer des affaires de sport, elle se retrouve à adapter sa foulée à celle de papa, elle ne peut pas dissimuler son bonheur.
Papa a clairement un profil de coureur.
Le trench-coat et le costume de la veille le dissimulait efficacement, mais là, en short et T-Shirt, Claire ne peut pas manquer à quel point ses biceps, ses cuisses et ses mollets sont parfaitement sculptés. Bon sang, sur tous les plans, papa est à tomber. Ce serait bien le bout du monde si dad ne craquait pas à nouveau.
Leur jogging les mène du côté de l'East River, les fait remonter vers le nord et Claire est parfaitement conquise de découvrir de cette façon les quartiers de Manhattan qu'elle ne connaît absolument pas.
Ils ont dû courir à peu près une heure quand ils retournent au loft, où ils sont accueillis par une délicieuse odeur de bœuf, tomates et épices.
Eileen est derrière les fourneaux et, en entendant la porte d'entrée s'ouvrir, se tourne vers eux, un énorme sourire aux lèvres. Grand-père, lui, semble avoir abandonné sa chambre, et est allongé sur l'un des canapés du salon, les yeux fermés, les mains jointes sous son menton.
« Tu as préparé des Enchiladas ? demande papa en s'approchant de l'espace cuisine
- Oui, confirme Eileen en s'appuyant sur l'îlot, Il n'y a plus qu'à attendre qu'elles soient prêtes. »
Claire se garde bien de demander ce que sont des Enchiladas…
« Ca sent super bon en tous cas ! Merci Eileen. » ajoute-t-elle quand même en faisant le signe de remerciement
Eileen sourit avant d'accorder à nouveau son attention au four.
« Je vais prendre une douche, poursuit Claire en se dirigeant vers les escaliers
- Et moi aussi, réplique papa en prenant la direction de sa chambre, Content de voir que tu es sorti de ta grotte, père. »
Claire retient un éclat de rire alors qu'elle entend vaguement le grognement de grand-père.
Elle choisit sa tenue du jour dans la chambre – elle a bien envie de tester ce débardeur jaune avec ce short noir taille haute – avant d'aller dans la salle de bain. Elle se douche rapidement, appréciant le massage que lui offre l'eau chaude sur ses muscles sollicités par l'effort, avant de ressortir, s'habiller, et redescendre pour rejoindre le reste de sa famille.
Sa famille ?
Celle de Jay ?
Ca devient difficile de faire la distinction.
Grand-père est en train de mettre la table pendant qu'Eileen sort le plat du four et que papa réapparaît, une chemise en jean aux manches retroussées, sur un pantalon beige un peu trop bien ajusté à ses jambes.
Son of a bitch.
Elle se dépêche d'aller voir Félix qui frotte gentiment sa tête contre sa paume quand elle tend la main vers lui, avant de s'installer à table pendant que papa aide Eileen à servir le déjeuner.
Donc, les Enchiladas, ce sont en fait des tortillas fourrées à la viande, accompagnées de sauce, d'assaisonnement et de fromage qui la laissent sur le cul. Littéralement. Ces trucs sont à tomber. Et elle n'hésite pas à en reprendre quand Eileen le propose, sous les regards amusés de l'assemblée. Mais elle s'en fout.
La conversation durant le repas est légère. Apaisante. Et quand papa finit par parler de son envie d'aller au Metropolitan Museum cet après-midi pour aller voir le tableau Saint Jérôme, réalisé par Léonard de Vinci, et qu'il propose à Claire de l'accompagner, elle n'hésite pas. Elle ne refusera jamais de passer plus de temps avec lui. Et puis sans être aussi cultivée que sa sœur, elle sait que le Metropolitan Museum reste une institution à New-York.
Ils partent environ une heure plus tard, sans Eileen – qui préfère lire son roman policier, et qui considère qu'ils doivent profiter l'un de l'autre après ce mois sans se voir – et sans grand-père – qui a tenté d'expliquer qu'il souhaitait retrouver son équilibre intérieur, en péril depuis hier apparemment –. Bref.
C'est à nouveau elle et papa, et elle ne s'en plaint pas.
Ils prennent un taxi auquel ils indiquent le Metropolitan Museum et quand ils arrivent sur la 5e avenue, face au musée, Claire reste bouche-bée. Le bâtiment est magnifique, et alors qu'ils grimpent les marches pour atteindre l'entrée, elle jette un coup d'œil aux alentours, ayant un vague aperçu de Central Park.
Arrivés dans le Grand Hall, Claire lève les yeux pour apprécier l'architecture de l'endroit. Les voûtes et arcs en pierre, la hauteur sous plafond qui lui fait penser à une cathédrale… Le bâtiment est vraiment superbe. Et alors qu'elle et papa parcourent le musée, elle se surprend à accorder autant d'attention aux objets exposés qu'à l'endroit en lui-même. Ils admirent les expositions permanentes, et Claire admet qu'elle a un faible pour les sculptures européennes, ainsi que les arts grecs et romains. Tout le long de leur visite, papa explique un nombre incalculable de choses sur Michel-Ange, les traditions égyptiennes, la Renaissance Italienne…
Claire est certaine que Jay doit déjà savoir tout ça, puisqu'apparemment, de ce qu'elle en a compris, elle et papa sont venus de très nombreuses fois ici. Mais papa explique tout cela avec un tel enthousiasme, une telle passion, qu'elle ne se lasse pas de l'écouter, et elle ne peut empêcher une bouffée de fierté quand elle réalise à quel point papa est brillant. Pas étonnant que Jay soit aussi cultivée si elle partage cette même soif de connaissance, cette même curiosité que papa. Quand ils arrivent au tableau de Saint Jérôme, papa se lance dans une explication détaillée de la vie de Léonard de Vinci, et Claire boit ses paroles. Encore.
Quand leur visite se termine, et que papa propose de se balader un peu dans Central Park, elle accepte avec enthousiasme. Et sans trop savoir d'où cela lui vient, elle lie son bras au sien, le laissant la guider.
Ils déambulent à l'ombre des arbres, passent à côté du château du Belvédère, contournent le lac, croisant bon nombre de marcheurs, de familles, de personnes à vélo qui profitent du soleil estival. Et alors qu'ils discutent avec animation, le regard de papa est soudainement attiré par deux hommes assis sur le bord de l'une des fontaines. Claire regarde à son tour, et leur proximité ne trompe pas. La façon dont ils se regardent, leurs sourires, et le baiser que l'un dépose sur les lèvres de l'autre…
Claire fixe papa, et quand elle voit son regard se voiler légèrement, elle se dit que l'occasion est magnifique.
« Il ne te manque pas ? »
Papa se tourne vers elle, un sourcil haussé.
« Qui ?
- Mon père, répond-t-elle du tac au tac, Enfin, mon autre père. »
Papa ouvre la bouche, la referme et tourne la tête.
« Pourquoi cette question Jane ? »
Et sa voix… Est-ce qu'elle tremble ?
« Parce que papa… Depuis votre divorce, tu n'as jamais eu personne d'autre dans ta vie. Tu n'as jamais même voulu essayer. Ca en dit long sur ce qu'il représentait pour toi je trouve.
- Jane… Ce n'est pas important. C'est fini. »
Ok, elle ne connaît peut-être pas bien papa, mais elle est capable de savoir qu'il ment. Cette histoire avec dad ? C'est loin de ne pas être important.
« Très bien, c'est fini. Mais s'il-te-plaît… »
Elle s'assure qu'il la regarde pour lui faire sa meilleure tête de chien battu. Merci Sam.
« Est-ce que tu peux au moins me raconter comment vous vous êtes rencontrés ?
- Jane… »
Et elle est heureuse de voir apparaître un sourire sur le visage de papa.
« S'il-te-plaît, presse-t-elle, plus confiante désormais, Parce que… Parce que ça fait partie de mon histoire aussi. Tu peux pas m'en vouloir de me demander comment mes parents se sont rencontrés. Et ça, tu ne me l'as jamais dit. » assène-t-elle, ses lèvres tordues en ce qui doit fortement ressembler à une moue boudeuse
Papa laisse échapper un éclat de rire avant de secouer la tête, et Claire sait qu'elle a gagné.
« Très bien ma grande, admet-il finalement, J'ai rencontré ton père à Palo Alto, en septembre 2000 je crois bien. Donc j'avais vingt-et-un ans, à peu près. »
Palo Alto ? Elle sait que dad y avait suivi Sam quand il allait commencer sa première année à Stanford. Une histoire comme quoi on n'abandonnait pas son petit frère au fin fond de la Californie tout seul. Qu'il avait abandonné son boulot de mécanicien au Kansas chez Bobby, celui qui apparemment lui a tout enseigné, pour partir à Palo Alto. De ce qu'elle en sait, Bobby l'a recommandé auprès de l'un de ses amis là-bas, et dad a pu retrouver un boulot sans problème.
« Je n'ai jamais fait d'études, tu le sais, poursuit papa, Je savais que ce n'était pas pour moi… Alors dès que j'ai pu, j'ai travaillé. Jamais rien d'extraordinaire, la preuve. Mais ça me permettait de vivre. C'est comme ça que j'ai fini par bosser comme serveur dans un Taco Bell… »
Un Taco Bell ? Sérieux ? Elle n'arrive pas à visualiser papa travaillant dans un fast-food !
« La première fois que j'ai vu ton père, c'est quand il venu avec son frère au Taco Bell. Il était au comptoir pour commander et…
- Ca a été le coup de foudre ? »
Elle regarde papa avec de grands yeux qu'elle sait être totalement curieux.
« Je pense qu'on peut dire ça oui… admet-t-il avec un léger sourire, Ton père était… Le plus bel homme que j'ai jamais rencontré. Le plus drôle. Le plus désintéressé. Il y avait une telle bonté en lui… Honnêtement, je me demande encore ce qu'il avait pu me trouver à l'époque. »
Et si Claire a envie de s'insurger, elle s'abstient. Parce qu'elle ne connaît pas tout de papa. Parce que cette histoire avec dad rouvre peut-être plus de blessures qu'elle ne le pensait. Elle ne veut pas faire preuve d'une maladresse qui pourrait lui faire plus de mal que de bien.
« Mais ça a commencé comme ça, reprend-t-il, Il est revenu plusieurs fois par la suite, parfois seul, parfois avec des amis ou des collègues. Mais il s'arrangeait toujours pour venir discuter avec moi… »
Un sourire doux et… triste, courbe les lèvres de papa et Claire en est persuadée.
Papa aime toujours dad.
Le contraire est juste impossible.
« J'ai fini par lui glisser mon numéro. Et à partir de là, on s'est vus plus souvent. Et de fil en aiguille… »
Il ne termine pas sa phrase, mais Claire peut aisément imaginer la suite. Les discussions qui deviennent des sorties. Les sorties qui deviennent des rendez-vous. Les rendez-vous qui mènent à plus… Elle devine sans peine l'alchimie qui a dû lier dad et papa il y a quasiment vingt ans. Cette alchimie qui les a poussés à se marier, et à adopter deux filles alors qu'ils étaient encore si jeunes.
Parce que si elle fait le calcul… Dad avait aussi vingt-et-un ans quand il a rencontré papa. Mariés en 2002, de ce que lui a dit dad quand elle avait trouvé la photo de mariage, donc vingt-trois ans environ, et pères l'année d'après, à vingt-quatre ans.
Et son cœur se serre alors qu'elle réalise. Leur vie a changé si rapidement… Ils devaient avoir totalement confiance en leur histoire. Ils devaient être fous amoureux. Plus que ce qu'elle ne peut imaginer. Alors elle a encore plus de mal à concevoir comment tout ça a pu cesser…
« Satisfaite ? »
Elle dévisage papa qui lui offre désormais un sourire amusé. Sa tristesse envolée… Mais elle sait ce qu'elle a vu.
« Satisfaite. » répond-t-elle
Ils continuent de marcher et Claire observe le profil de papa.
Non.
Non, elle n'est pas satisfaite. Et pour être honnête, tout ce qu'elle espère maintenant, c'est que Jay trouvera des infos suffisantes pour qu'elles puissent démêler ce bordel.
A suivre.
On en sait un peu plus sur le début de l'histoire de Dean et Cass :) J'espère que ça vous a plu, et vous dis à dimanche prochain !
Fictivement vôtre,
Arielmine
