Bonjour tout le monde ! Nouveau chapitre, et comme d'habitude, un grand merci aux lecteurs silencieux, aux followers anciens et nouveaux ainsi qu'aux reviewers. C'est toujours un plaisir de vous lire :)
Alex, vraiment contente que tu apprécies le rapprochement père/fille ! Et j'espère que la suite te plaira toujours ;)
Mysty, le bacon sera le pire traître de l'histoire :D J'espère que Jane sera à la hauteur de tes attentes :)
Sans transition, place à la suite.
Enjoy !
The Destiel Trap
Chapitre 7
Jane ouvre les yeux et se redresse contre les oreillers, jetant un coup d'œil à la chambre de sa sœur qui se dévoile sous la lumière matinale qui franchit les rideaux. Contrairement à la sienne, qui en comparant maintenant, lui semble plus épurée, celle d'Air est plus… Rustique. Plus chaleureuse aussi. Les poutres en chêne massif laissées apparentes s'accordent à merveille avec le blanc du mur. Le parquet est brut, tout comme la structure du lit. Elle s'est endormie la veille dans un bazar de coussins et d'oreillers de toutes les couleurs, un véritable arc-en-ciel qui lui a plu plus qu'elle ne veut l'admettre. Le reste des meubles est aussi en bois, notamment la vaste armoire où sont cachées toutes les affaires d'Air. Et surtout, sa collection de chemises en flanelle. Mais après avoir vu dad et Sam, elle comprend mieux de qui elle tient son style. De nombreuses étagères sont également remplies à craquer d'un beau bazar, et elle a été heureuse d'y repérer la collection des livres « Supernatural ».
Elle s'étire tranquillement alors qu'elle quitte son lit et qu'elle sort de la chambre, pour rejoindre la cuisine au rez-de-chaussée, qui s'avère être un mélange astucieux de moderne et rustique. Une revisite de l'ancien. Des meubles en bois clair associés à un plan de travail noir, assorti au carrelage foncé… Elle admet que c'est une très belle cuisine.
« Hey kiddo ! s'exclame Sam, de toute évidence en maillot de bain et chemise, assis à la table de la cuisine, une tasse de ce qu'elle devine être du café entre les mains, T'es tombée du lit ? »
Elle le regarde fixement avant de réaliser. C'est vrai qu'Air et elle n'ont pas tout à fait les mêmes rythmes… Faudra peut-être qu'elle fasse gaffe à ça. Elle ne fait que lui sourire et s'installe à ses côtés avant de regarder ce qu'il y a pour le petit déjeuner.
Un tas de pancakes encore chauds est disposé sur une assiette, des toasts dorés ne demandent qu'à être mangés, un plat de bacon lui fait plisser le nez et elle devine l'odeur des œufs brouillés dans la poêle. Alors, elle a peut-être plus l'habitude des œufs au plat de papa, mais elle ne va pas faire la fine bouche maintenant. Elle se saisit d'une assiette et se sert des œufs avant de revenir à table, de choisir deux pancakes et de récupérer le sucre. Elle prend la bouteille de jus de raisin qui est là et s'en verse avant de commencer à saupoudrer ses pancakes de sucre.
Et c'est quand elle commence à manger qu'elle réalise que Sam la fixe avec de grands yeux.
Elle avale sa bouchée de pancake, plisse les yeux et penche la tête sur le côté.
« Sam ? Tout va bien ? »
Sam cligne des yeux, ouvre la bouche, la referme, fronce les sourcils.
« Pas de sirop d'érable sur tes pancakes ? finit-il par demander, Pas de bacon ? »
Jane suspend son mouvement, sa fourchette à quelques centimètres de sa bouche.
Assbutt.
Elle n'a jamais fait gaffe à ça, et il semble que ni elle, ni Air, n'ait pensé à se le préciser mutuellement. Parce qu'il semble évident désormais qu'Air mange du bacon au petit-déjeuner, là où elle-même ne peut pas le supporter.
Fort heureusement, elle n'a pas à répondre quand des voix étouffées venant de l'extérieur se font entendre. Elle reconnaît celle de dad, mais la deuxième… Elle fronce les sourcils et tourne la tête vers la fenêtre de la cuisine qui donne sur le jardin.
« Sam ? Qui est là ? »
Et la réaction de Sam n'est pas vraiment ce à quoi elle s'attendait. Son oncle s'adosse au fond de sa chaise, et son visage se tord en quelque chose qu'elle ne peut que qualifier de bitch-face.
« Un gros problème, si tu veux mon avis, marmonne-t-il en buvant une gorgée de son café
- Quoi ? »
Perplexe, elle abandonne son assiette pour s'approcher de la fenêtre et jeter un coup d'œil à la piscine. Allongée sur une des chaises longues, dad à ses côtés, et un peu trop proche, elle devine une femme, de toute évidence en pleine conversation avec lui.
Elle fronce les sourcils.
« Mais c'est qui elle ? »
Et sa voix a pris des allures d'orage.
« Elle s'appelle Amara Shurley, répond Sam qui s'est levé et est désormais à côté d'elle, C'est une publicitaire de Houston.
- Une publicitaire ? »
Jane n'aime pas du tout la conclusion qu'elle est en train de tirer de la scène dont elle est le témoin.
« Oui. L'entreprise pour laquelle elle travaille veut élargir la notoriété de W. Business. Mais si tu veux mon avis… Elle est plus douée pour faire sa propre pub que celle de la bière, conclut-il, sa voix totalement ironique
- Sam… »
Et vraiment, elle ne veut pas penser à ça mais…
« Tu veux dire qu'elle et dad…
- Yep, confirme-t-il, Je ne sais pas ce que cette femme lui a fait… Mais depuis qu'elle a débarqué ici, Dean est… »
Sam secoue la tête et se détourne de la fenêtre.
« Il est quoi ? » demande-t-elle alors qu'elle voit Amara approcher dad pour l'embrasser
Et franchement, cette vue lui donne l'étrange envie de vomir.
« J'en sais rien, soupire Sam en déposant sa tasse dans le lave-vaisselle, On dirait qu'il est totalement sous son charme. Il n'a jamais voulu être avec personne pendant plus de dix ans, et là, subitement, il se plie en quatre pour elle. »
Jane dévisage dad, et elle se force à être rationnelle, même si cela ne l'enchante pas.
« Peut-être… Peut-être qu'il l'aime vraiment ? »
Et rien que formuler cette possibilité à voix haute la révolte. Parce dad ne peut être qu'avec papa.
« J'en sais rien kiddo. Ce n'est pas le fait qu'il soit amoureux qui me gêne. Je lui souhaite de tout mon cœur d'être heureux, mais… »
Sam prend une profonde inspiration avant de continuer.
« Il y a quelque chose que je n'aime pas chez cette femme. Il suffit que je croise son regard pour me dire que… Qu'elle est tout, sauf bénéfique pour lui.
- Et tu lui en as parlé ? »
Elle fixe dad qui n'a pas détaché ses yeux d'Amara.
« Evidemment, souffle Sam, Mais c'est comme si ça lui passait au-dessus. Il a l'air d'être… Hypnotisé. »
Jane fronce les sourcils et croise les bras sur sa poitrine.
« Mais tu sais quoi ? reprend Sam en posant une main sur son épaule, Je ne devrais même pas t'influencer. Rencontre-la, fais-toi ta propre idée. Peut-être que je suis juste parano. » conclut-il en haussant les épaules
Il quitte la pièce et Jane n'ajoute rien. Elle ne connaît pas cette Amara, et Sam a raison, il faut qu'elle se fasse sa propre idée. Mais tout son être lui hurle que cette femme est un danger potentiel. Une véritable menace pour la reconstruction de la famille qu'elle et Air espèrent. Et si elle prend en compte le fait que sa sœur lui a dit que Sam est plutôt quelqu'un d'instinctif, elle est convaincue qu'elle ne risque pas d'aimer Amara…
Elle abandonne son petit-déjeuner et se charge de ranger la cuisine au mieux avant de remonter dans sa chambre et de chercher un maillot de bain. Honnêtement, elle doit perdre dix minutes à essayer d'en trouver un, mais finalement, elle se retrouve dans la salle de bain, un maillot deux-pièces bleu électrique sur elle, à tresser rapidement une partie de sa chevelure. Quand elle sort sur la terrasse un quart d'heure plus tard, une serviette entre les bras, et des lunettes de soleil sur le nez, elle profite quelques secondes de la température matinale plus qu'agréable avant de se diriger vers la piscine.
« Hey kiddo ! »
Et oui, dad s'approche d'elle avec un sourire un peu trop enthousiaste et elle se retient de rouler des yeux.
« Salut dad, répond-t-elle quand il embrasse rapidement ses cheveux
- Je suis content que tu sois levée, je voulais te présenter quelqu'un. »
Elle se mord l'intérieur de la joue pour ne pas réagir et elle laisse dad la guider vers Amara. Elle est toujours allongée, la tête baissée et cachée par un large chapeau, et désormais, Jane ne peut pas louper combien ses jambes sont élancées et bronzées. Combien le maillot de bain blanc qu'elle porte lui fait une silhouette de rêve. Elle ne manque pas non plus ses doigts parfaitement manucurés et peints, ornés de bagues, qui tiennent, de toute évidence, un jus de fruits.
Assbutt.
« Claire, je te présente Amara Shurley. »
Amara relève la tête et…
« Bonjour Claire. »
Bon sang.
Ses cheveux châtains bouclent jusque sur ses épaules, les traits fins de son visage sont mis en valeur par ses superbes et profonds yeux marron…
Ca la tue de l'admettre, mais Amara est magnifique.
Cependant, il ne lui faut pas longtemps pour deviner quel genre de femmes elle est. Parce qu'elle en a vu bien trop souvent à Manhattan, ou aux soirées de lancement des livres de papa. Ces femmes riches et couronnées de succès qui ne cherchent qu'à se mettre en valeur en étant au bras de maris trophée… Et quand elle se plonge dans le regard d'Amara, elle lit son désir et son évidente fierté d'avoir mis le grappin sur dad.
Même pas en rêve.
« Bonjour. Amara Shurley. »
Sa voix doit être tendue. Elle-même est totalement crispée.
« C'est pas vrai, poursuit Amara en déposant son verre sur la table à ses côtés, Je rencontre enfin la célèbre Claire. Tu n'imagines pas combien j'ai entendu parler de toi. »
Amara offre un large sourire à dad qui… Rougit. Bon sang. C'est pas bon ça.
« Vraiment ? offre Jane en déposant ses affaires sur une chaise longue, Et bien… Me voilà, réplique-t-elle, avec un sarcasme dissimulé qu'elle tient de papa
- Dean, elle est adorable. »
Adorable ?
« Je reviens tout de suite, répond dad, Il faut juste que j'aille vérifier quelque chose dans mon bureau. »
Vraiment ? Jane se détourne et remonte ses lunettes sur sa tête. Avant de réaliser qu'Amara a les yeux fixés sur elle. Et ses soupçons sont largement confirmés quand elle croise son regard calculateur.
« Tu sais, poursuit-elle, Je n'ai jamais vu un homme parler de sa fille comme Dean parle de toi. Vous êtes sacrément proches, n'est-ce pas ? »
Et Jane l'entend. Combien cette constatation semble lui poser problème. En même temps, Amara n'a pas l'air d'être le genre de femme à vouloir s'encombrer d'une adolescente qui n'est pas la sienne. Et ça ne l'étonnerait même pas qu'elle soit en train d'échafauder des stratégies pour se débarrasser d'elle.
« Oh vous savez, poursuit Jane en déposant ses lunettes et en s'approchant du bord de la piscine, On est plus que proches. »
Elle lui offre un sourire resplendissant.
« On est tout l'un pour l'autre. »
Avant de sauter sans aucune grâce dans la piscine. Quand elle ressort la tête, elle est plus que satisfaite de voir Amara, debout, une grimace déformant son visage alors qu'elle fixe son maillot de bain trempé désormais.
« Désolée. Je vous ai mouillée Amy ? demande-t-elle, faussement navrée
- Ce n'est rien Claire. » répond Amara, tendue
Elle lisse un pli inexistant de son maillot de bain avant de faire quelques pas vers le bord.
« Alors ? Dis-moi, ces vacances à Duluth ? Comment c'était ? »
Jane s'approche de l'un des matelas gonflables qui flotte sur l'eau et s'y accoude, ne lâchant pas Amara du regard.
« Très intéressant, confie-t-elle, C'est fou comme un simple mois peut changer votre vie.
- Vraiment ? »
Elle esquisse un léger sourire.
« Vraiment, confirme-t-elle, Et il semble que je ne sois pas la seule à en avoir profité… » poursuit-elle en haussant un sourcil
Amara cligne des yeux avant qu'une ombre ne passe sur son visage.
« Je ne suis pas certaine de te suivre, et sa voix doucereuse aurait pu lui filer la chair de poule si elle n'était pas aussi investie dans leur affrontement oculaire
- Je parle de vous et dad. »
Et délibérément, elle force sa voix à être la plus innocente possible.
« Je suis plutôt surprise qu'une femme comme vous s'intéresse à lui, reprend-t-elle, Parce qu'après tout, dad reste quelqu'un de foncièrement simple. Les soirées mondaines, les galas de charité, s'afficher en public… »
Elle penche la tête sur le côté.
« Ca ne l'intéresse pas du tout. Et puis, regardez-le, c'est pas vraiment le monde dans lequel il gravite, non ? »
Amara plisse les yeux et Jane sourit intérieurement.
« Et d'ailleurs, juste pour que vous soyez au courant… »
Elle abandonne le matelas et s'éloigne, sans lâcher Amara du regard.
« Mon père n'est pas quelqu'un qu'on peut enfermer. »
Amara fronce les sourcils avant qu'une lueur de compréhension n'illumine ses prunelles.
« Alors ? Vous avez fait connaissance en mon absence ? »
Jane tourne la tête vers dad et, pour toute réponse, se laisse couler sous l'eau.
Faire connaissance…
Oh oui, elle a parfaitement cerné son ennemie désormais.
Le reste de la journée passe rapidement, Amara restant avec eux pour le déjeuner, et une bonne partie de l'après-midi. Et si Jane et Sam passent le plus clair de leur temps à dévisager le couple avec suspicion, elle ne peut que reconnaître que cela n'a pas l'air de déranger dad plus que cela. Elle comprend mieux les paroles de Sam, dad est réellement hypnotisé.
Et quand Amara se décide enfin à partir, Jane sort son téléphone pour prévenir sa sœur qu'elle aura besoin de l'appeler après le dîner. La réponse ne tarde pas, et elles se fixent leur RDV pour 19 heures, heure Austin, soit 20 heures, heure New-York.
Au dîner, Jane essaie vaillamment de ne pas rouler des yeux à chaque fois que dad mentionne Amara, et quand ils finissent de manger, elle se précipite dans la chambre. Et à 19 heures, assise confortablement contre la tête de lit, elle lance un appel Messenger.
« Hey Jay ! s'exclame sa sœur via l'écran, Comment ça va ?
- Ca va... commence-t-elle, prudente, Et toi ? »
Air sourit largement de l'autre côté du téléphone et commence à babiller.
« Génial ! On est allés courir avec papa ce matin, et visiter le Met cet après-midi. Et, son of a bitch, papa est brillant ! »
Jane sourit, parce que vraiment, sa sœur ne lui apprend rien.
« Air, tente-t-elle, parce que même si elle veut tout savoir de la vie new-yorkaise de sa sœur, il y a plus urgent là
- Et en rentrant, on est passés par Central Park, et tu devineras jamais ce qu'il s'est passé.
- Air.
- On a croisé un couple d'hommes, et papa en a profité pour me raconter comment lui et dad se sont rencontrés.
- Air !
- Et la façon dont il en a parlé… Jay, je suis certaine que papa est toujours…
- AIR ! »
Air se tait avant de froncer les sourcils.
« Jay ? finit-elle par demander
- Air, on a un énorme problème sur les bras, finit-elle par avouer
- Un problème ?
- Oui. Dad est tombé amoureux. »
Air se fige, et ne dit rien pendant tellement longtemps que Jane est persuadée que l'application a beugué.
« Air ?
- Tu te fous de moi ? se reprend-t-elle finalement, Dad ? Notre dad ? Est tombé amoureux ?! »
Jane soupire et ne fait que hocher la tête.
« C'est pas possible… reprend Air, De qui ?
- D'une bourgeoise arrogante, fait Jane, dédaigneusement
- Pardon ? »
Jane se réinstalle contre ses oreillers et acquiesce.
« Yep. Le même genre de femme que je ne peux pas supporter à Manhattan… Horrible, t'as pas idée.
- Sérieux ? demande Air, les yeux plissés
- Sérieux. Si Dieu devait avoir une sœur maléfique, elle ressemblerait à Amara Shurley. »
Air se tait une minute avant de reprendre la parole.
« Alors faut que tu les torpilles Jay. Fais ce qu'il faut pour les séparer !
- Je veux bien… se plaint Jane, Mais en ne connaissant dad que depuis vingt-quatre heures, c'est compliqué, tu ne trouves pas ? »
Air n'ajoute rien alors Jane continue.
« Et puis, tu n'as pas vu dad. Il est complètement sous son charme ! C'est…
- Dégoûtant ? offre Air
- Exactement. Faudrait peut-être qu'on réunisse papa et dad plus tôt qu'on ne le pensait. »
Air semble réfléchir quelques instants.
« Ecoute… Ca va te sembler totalement égoïste, mais j'aimerais profiter encore un peu de papa avant qu'on ne se retrouve. »
Jane soupire et passe une main dans ses cheveux.
« Je te comprends, avoue-t-elle, Moi aussi j'aimerais apprendre à connaître dad un peu plus avant qu'on ne doive les rassembler.
- Alors regarde comment ça évolue, reprend Air, Fais ton maximum pour exploser leur relation. Si tu connais son genre, tu dois pouvoir savoir sur quels éléments appuyer, non ? »
Jane sourit.
« Je l'espère en tous cas, plaisante-t-elle
- Alors on fait ça, et si jamais ça empire, ou que tu sens que tu ne peux pas gérer seule, on fera venir papa.
- Ca marche. » répond-t-elle, un peu plus confiante désormais
Elles échangent un sourire complice avant que Jane ne se rappelle des paroles de sa sœur.
« Bon alors, c'est quoi cette histoire de Central Park ? Et le Met, t'en as pensé quoi ? »
L'enthousiasme d'Air revient soudainement, et elle s'applique à expliquer avec beaucoup de détails son expérience au musée, et l'histoire de la rencontre de leurs parents.
A suivre.
Entrée de l'élément perturbateur ;) J'espère en tous cas que ce chapitre vous a plu, et je vous dis à dimanche ! (La publication sera probablement tardive puisque je pars pour le week-end de l'Ascension :))
Fictivement vôtre,
Arielmine
