Bonsoir à tous ! Très contente de vous retrouver :) Je peux vous le confirmer, avec mon boulot d'été, mes horaires risquent d'être aléatoires. Donc la publication risque de le devenir un peu ce mois-ci. Pas que je passerai des semaines sans rien publier, simplement que les heures de mise en ligne risquent d'être non conventionnelles x) Et qu'il y aura peut-être des décalages, genre en ligne le lundi au lieu du dimanche. Ou avant. Bref, c'est un peu flou. Je ferai au mieux pour pas que vous attendiez plus d'une semaine entre deux chapitres malgré tout :) En vous remerciant par avance de votre compréhension.
Ensuite, merci encore aux lecteurs, aux followers anciens et nouveaux, et aux reviewers. J'espère que vous appréciez toujours autant cette fic.
Mysty, je confirme, tu vas vouloir taper quelqu'un. Dean et Cass. Pour Eileen et Sam... Je ne dirai rien :) Et oui, Dean reste l'élément incontrôlable par excellence.
ptitanonymous, romance dans l'air pour Eileen et Sam ? Peut-être. Peut-être pas :P
Place à la suite.
Enjoy !
The Destiel Trap
Chapitre 12
Mesuré et calme, Castiel Novak a toujours aimé avoir le contrôle sur sa vie. Grâce à Jane, son père, Eileen, et ses livres, depuis plus de dix ans, il a reconstruit son existence jusqu'à en être satisfait…
Castiel Novak prévoit toujours tout.
Castiel Novak est quelqu'un de profondément rationnel, rarement submergé par ses émotions qu'il maîtrise à la perfection.
Castiel Novak n'est jamais surpris par quoi que ce soit parce qu'il se fait un point d'honneur à envisager toutes les possibilités.
C'est pour ça que Castiel Novak est actuellement en train de paniquer dans sa chambre. Parce que l'arrivée de Claire dans sa vie ? Il n'aurait jamais, jamais, pu prévoir ça. Alors, attention, il est plus qu'heureux de rencontrer sa deuxième fille. Plus que ça. Il est littéralement sur un petit nuage depuis qu'il a découvert la véritable identité de celle qu'il prenait pour Jane. Mais bon sang, cette nouvelle est une véritable bombe pour lui. Et encore, ce n'est absolument rien par rapport au reste.
Dean Winchester.
Il va revoir Dean Winchester…
Claire le lui a confirmé jeudi soir quand elle lui a annoncé très sérieusement que Dean et Jane leur donnaient rendez-vous samedi à 12 heures à l'Hotel Alessandra de Houston. Soit dans dix-sept heures maintenant… Et s'il a pu faire semblant les derniers jours que tout allait bien, à la perspective de préparer sa valise pour le week-end, il est complètement dépassé par ses sentiments.
Son cœur bat trop vite.
Son ventre se tord douloureusement.
D'angoisse ou d'excitation, il ne sait pas. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il a l'impression d'avoir vingt-et-un ans à nouveau. Et ça ne le rassure pas davantage…
C'est pour ça que depuis une demi-heure, il fait et défait ses bagages. Met des vêtements. Les range. Avant de changer d'avis encore.
« Castiel ? »
Il sursaute et se détourne pour tomber sur Eileen qui le dévisage, un sourcil haussé, et un petit sourire amusé au coin des lèvres.
« Eileen… souffle-t-il en passant une main dans ses cheveux
- Tu vas bien ? »
Il réfléchit un instant. Regarde Eileen. Regarde sa valise. Regarde l'état de sa chambre. Et il craque.
« Je ne peux pas… lâche-t-il, frénétique, en se mettant à signer, C'est au-dessus de mes forces ! »
Il se saisit d'une chemise en boule dans sa valise et la secoue avant de la jeter sur le lit.
« Je n'ai pas vu Dean Winchester, ni eu de ses nouvelles depuis presque quinze ans, reprend-t-il, Et là d'un coup je pars, je…
- Castiel…
- Je ne suis pas prêt pour ça Eileen ! s'exclame-t-il plaintivement en s'effondrant sur le lit
- Castiel.
- Imagine qu'il ne me reconnaisse pas ! Tu réalises ? demande-t-il, les yeux écarquillés, Non, ne répond pas à ça ! se hâte-t-il de préciser en voyant son sourire s'agrandir, Ou imagine que moi, je ne le reconnaisse pas ?! s'affole-t-il à nouveau, Ca fait si longtemps que…
- Castiel ! »
Il se tait devant l'autorité flagrante que dégage Eileen et s'oblige à prendre une profonde inspiration quand elle s'assoit à ses côtés.
« Calme-toi… ajoute-t-elle en posant sa main sur la sienne, Tout va bien se passer, tu en as conscience ? Alors arrête de t'inquiéter autant, ou tu vas avoir des cheveux blancs prématurément ! » conclue-t-elle en passant ses doigts dans sa chevelure
Il inspire à nouveau, et si son cœur ralentit légèrement, il est toujours aussi angoissé.
« C'est juste que… reprend-t-il, Eileen… C'est Dean Winchester. »
L'auteur qui perd ses mots… Il rirait de lui-même si les souvenirs du sourire de Dean ne s'amusaient pas à se rappeler à lui. Et se remémorer ses yeux verts et brillants, ses tâches de rousseur, ses lèvres, c'est…
« Et tu es Castiel Novak. »
L'intervention d'Eileen interrompt brutalement ses pensées.
« Quoi ?
- C'est peut-être Dean Winchester, poursuit-elle avec un doux sourire, Mais tu es Castiel Novak. La personne la plus courageuse que je connaisse… Et il t'en faut plus que ça pour t'ébranler. »
Son cœur se tord face à la sincérité évidente qu'il lit en elle.
« Eileen…
- Non. Je ne veux rien entendre. Tu vas aller à Houston, retrouver ton ex-mari, et lui montrer à quel point Castiel Novak est un homme exceptionnel ! »
Il lâche un éclat de rire, et il sait que ses lèvres se courbent en un sourire tendre.
« Merci… souffle-t-il ému, Je suis vraiment content que tu nous accompagnes… Je ne sais pas ce que je ferais sans toi, avoue-t-il finalement, étonnamment apaisé
- Des bêtises, plaisante-t-elle, Tellement de bêtises.
- C'est bon ! Ma valise est bouclée et grand-père a réservé un taxi pour nous demain matin. »
Il tourne la tête pour tomber sur Claire dans l'encadrure de la porte, en pyjama, visiblement enthousiaste, ses cheveux blonds dans tous les sens et son sourire trop grand.
« Moi aussi, se hâte-t-il de dire au moment où sa fille fronce les sourcils
- Papa… remarque Claire prudemment en s'approchant d'un pas, Ta valise est vide, et ta chambre est un champ de bataille. »
Il le sait.
Et que Claire lui fasse la remarque ravive les flammes de ses appréhensions.
« Tu as parlé à ton père ? ne peut-il s'empêcher de demander alors qu'il se redresse et se met à trier, encore, ses affaires
- Hum ? Ha oui. Oui, se hâte-elle de répondre et il plisse les yeux en lui jetant un coup d'œil, Il m'a confirmé qu'ils partiraient en voiture demain matin pour nous retrouver. »
Super.
Il se force à respirer profondément, essayant d'éviter une nouvelle crise.
« Il est tout excité à l'idée de te revoir d'ailleurs. »
Il étouffe un juron quand son cœur fait un looping insupportable dans sa poitrine.
« Excité ? Vraiment ? articule-t-il en pliant un jean
- Vraiment, répond sa fille et s'il s'écoutait, il jurerait que son sourire est presque trop enthousiaste
- Génial, finit-il par ajouter, Dans ce cas, si tout est bon pour toi, je te conseille d'aller te coucher. On part tôt demain… »
Claire hoche la tête avant de faire demi-tour. Et il ne lui faut pas longtemps pour réaliser qu'Eileen l'a suivie.
« Tu es douée pour les mensonges, tu le sais ? » fait remarquer la brune, complice et elle ne lui offre que de grands yeux innocents pour toute réponse
Et alors qu'elle monte à l'étage pour rejoindre sa chambre, elle manque de sursauter quand grand-père l'appelle.
« Oui ? fait-elle en se détournant
- J'ai quelque chose à te montrer. »
Curieuse, elle suit grand-père qui la conduit, de toute évidence, dans son atelier. Et elle est aussitôt assaillie par les odeurs d'huiles et d'acryliques, son regard se posant sur les nombreux établis envahis de palettes, chiffons, toiles vierges et pinceaux de toutes les tailles. Elle suit grand-père avec précaution, ses pieds crissant sur la bâche étalée au sol, jusqu'à se retrouver face à un chevalet dissimulé sous un drap. Grand-père dévoile la toile d'un mouvement précis, et Claire reste bouche bée.
La peinture n'est pas grande, du 30x42 on dirait, et la composition lui rappelle celle des cartes à jouer. Deux silhouettes de visages regardent dans deux directions différentes : la première contrastant avec un paysage abstrait et brûlant, envahi de couleurs chaudes, la deuxième se mêlant à un fond tout aussi irréel, mais plus calme, baigné de bleu.
« Grand-père… réussit-elle à dire, C'est… Magnifique.
- Quand je l'ai commencée, explique-t-il à ses côtés, bras croisés, Je pensais représenter ce que je croyais être deux facettes de Jane… Tu te souviens que je t'avais dit, quand tu es arrivée, que tu dégageais une aura différente ? »
Elle fixe grand-père et se remémore sans problème leur rencontre avant de hocher la tête.
« Je croyais que Jane avait changé, poursuit-il en frôlant le côté bleu avec révérence, Mais maintenant, je sais que c'est parce que vous n'êtes simplement pas la même personne. »
Elle rit à la remarque mais n'ajoute rien.
« Jane dégage quelque chose de très… Lunaire, poursuit-il, Mais toi… Ton aura est bien plus solaire, conclue-t-il en désignant le mélange rouge orangé.
- C'est donc un genre de portrait de tes petites filles en fait ? » plaisante-elle en croisant son regard
Et elle adore la façon dont ses yeux se mettent à pétiller.
« Exact, confirme-t-il, Et j'aimerais que tu le gardes.
- Quoi ?! »
Elle doit bien rester bouche-bée une longue minute. Parce qu'elle a parfaitement conscience de la valeur d'un tableau de Chuck Novak. Ce n'est pas parce qu'il a pu avoir un passage à vide, qui, d'après ce qu'elle a compris, a été la raison de son emménagement ici, que ses tableaux ne s'arrachent pas toujours. Parce que Jay ne l'a peut-être pas clairement présenté comme ça, mais Chuck Novak a été et est toujours un peintre à succès. Aussi étonnant que cela puisse paraître.
« Je l'ai peint grâce à toi, poursuit-elle, Je l'ai peint en pensant à toi. Ca me semble tout à fait naturel qu'il soit pour toi.
- Grand-père… souffle-t-elle en s'approchant de la toile, effleurant le relief de la peinture, Son of a bitch c'est… Beaucoup trop.
- Arrête de dire des bêtises, balaye-t-il d'un mouvement de main, Un cadeau de la part de ton grand-père, c'est normal. »
Elle suit de ses doigts le profil qui la représente et soupire.
« Merci… lâche-t-elle finalement
- De rien. Donne-moi juste ton adresse à Austin que je puisse te la faire parvenir. »
Elle secoue la tête et le prend brusquement dans ses bras.
« Claire ?
- Tu vas me manquer… » admet-elle d'une petite voix
Parce que même si elle veut avoir toute confiance dans leur plan, il reste une chance que tout ne se déroule pas comme prévu. Et si ça arrive… Elle ne sait pas quand elle pourra revoir grand-père.
« Toi aussi, admet-il en lui rendant son étreinte, et Claire refuse de se laisser submerger
- Tu prendras soin de Félix pas vrai ? marmonne-t-elle contre le tissu de sa robe de chambre
- Evidemment ! » rit-il, et les vibrations lui arrachent un sourire
Elle inspire profondément avant de faire un pas en arrière, la chaleur de grand-père lui manquant déjà.
« Hey, fait-il en posant une main sur sa joue, Pas de larmes d'accord ? Ce n'est qu'un au revoir.
- Je ne pleure pas, réplique-t-elle, mais elle a parfaitement conscience que sa vue est brouillée
- Très bien, tu ne pleures pas. » fait-il avec tendresse
Elle secoue la tête et passe une main qu'elle espère la plus discrète sur ses yeux.
« Je vais… commence-t-elle, la gorge nouée, Je vais aller me coucher. »
Elle se dirige vers la porte.
« Et merci encore, répète-elle, Pour le cadeau. » précise-t-elle en désignant la toile
Grand-père la congédie d'un grand sourire et elle retourne enfin dans sa chambre, émue.
oOo
Le lendemain, à 6h10, Castiel est en effervescence. Le taxi ne devrait pas tarder à arriver, et il fait les cent pas dans le salon parce que son excitation/angoisse – oui, il a encore du mal à qualifier son sentiment – refuse de se calmer. Père s'est réveillé pour tous les saluer – Eileen qui a toujours l'air à moitié endormie à côté d'une Claire rayonnante – et leur promet encore une fois de ne pas créer plus de catastrophes naturelles que nécessaires durant leur absence.
Quand leur chauffeur les informe de sa présence, ils descendent tous avec leurs affaires, la porte du loft se refermant derrière eux. Castiel s'oblige à rester positif, mais rien ne réussit à l'apaiser entre le moment où il monte dans le taxi et où il s'assoit à sa place en première. Il a conscience des regards entendus et inquiets que s'échangent Eileen et sa fille. Mais il n'est pas capable de les rassurer. Pas pour l'instant.
Et son état est si loin de s'améliorer que, lorsque leur avion atteint sa vitesse de croisière et que les hôtesses passent dans les rangs proposer des collations, il n'hésite pas à demander un whisky. Double. Et il se fiche de savoir qu'il n'est que 8h45.
Il oublie de regarder l'heure. Oublie de regarder le paysage par le hublot.
Il ne pense qu'à vider ses verres jusqu'à être suffisamment désinhibé pour que la perspective de retrouver Dean Winchester le fasse sourire. Et qu'il se mette à s'amuser d'un rien.
Quand ils atterrissent à 11h03 à l'aéroport intercontinental George-Bush de Houston, il est tellement focalisé sur les gens qui l'entourent qu'il a vaguement conscience d'Eileen qui le traîne jusqu'aux taxis.
« Tous ces gens… murmure-t-il, subjugué, avec des gestes plus qu'approximatifs, Eileen, tu trouves pas qu'on dirait des abeilles au sein d'une ruche ? »
Elle échange un simple regard avec Claire avant que tous ne se retrouvent installés dans le taxi.
« J'en reviens pas qu'on soit déjà à Houston… se remet-il à babiller en regardant par la fenêtre, J'ai pas vu le temps passer.
- Peut-être parce que t'étais trop occupé à boire ? se permet Eileen
- Le whisky c'est bon ! reprend-t-il avec un grand sourire, Ca m'a rendu vraiment heureux !
- Je vois ça oui… fait-elle, ironique
- Allez ! s'exclame-t-il avec trop d'entrain, Direction l'Alessandra !
- On est dans la merde… » se plaint Claire, désespérée de toute évidence
oOo
Jane fait de son mieux pour se contenir, et elle sent qu'à ses côtés, Sam n'est pas tellement mieux.
Ils ont passé les trois derniers jours à organiser ce séjour à la perfection, se félicitant mutuellement de leur jeu d'acteur quand ils ont réussi à convaincre dad qu'il fallait qu'il rencontre ses beaux-parents. S'il a été surpris de les voir si accommodants, il a eu l'air de s'en réjouir rapidement. Et Amara n'a pas tardé non plus à confirmer que c'était une merveilleuse idée. Ce sont ses parents qui ont proposé l'Alessandra, et maintenant qu'elle est dedans, Jane comprend pourquoi. L'hôtel est presque trop ostentatoire à son goût, mais en rencontrant Marvel et Naomi Novak, elle n'est qu'à moitié surprise. Et si elle n'aimait déjà pas leur fille, eux elle les apprécie encore moins.
Depuis que dad a laissé l'Impala entre les mains du voiturier – après de nombreuses menaces particulièrement imagées – Jane et Sam se voient forcer de suivre Amara et ses parents qui font le tour de l'hôtel comme s'il leur appartenait. Et en entendant la fiancée – huh – de dad faire de trop nombreux commentaires sur combien la salle événementielle serait parfaite pour un mariage, elle a du mal à se retenir de hurler.
C'est pour ça qu'elle est plus que soulagée quand Amara propose à tout le monde d'aller prendre possession de leurs chambres avant de se retrouver d'ici une trentaine de minutes pour le déjeuner. Marvel et Naomi disparaissent, et parce qu'il est clair qu'Amara veut encore discuter d'elle ne veut pas savoir quoi avec dad, elle et Sam se dirigent vers l'accueil.
oOo
« Claire ! Ces escaliers sont tellement blancs. »
Castiel reste fasciné par les garde-corps dorés et le marbre alors qu'il monte.
Une marche.
Une marche.
Tellement de marches.
Et de lumière aussi. Il adore les lumières…
Il a vaguement conscience de se retrouver face au bureau de l'accueil. Ce sont de vraies moulures et bas-reliefs derrière ou simplement un effet de style ? Il n'a pas le temps de s'approcher qu'il se retrouve avec une carte magnétique entre les mains.
Il plisse les yeux.
Pourquoi les chiffres dansent ? Ce n'est pas vraiment un comportement adapté pour des chiffres…
4… 6… 7…
« Papa ? Viens, on va aller dans notre chambre. »
Chambre ? Bonne idée.
Suivant Claire et Eileen assez mécaniquement, il se retrouve dans l'ascenseur. Mais avant que les portes ne se referment, il en ressort brutalement.
« Papa ?! Qu'est-ce que tu…
- Je veux voir la vue ! s'exclame-t-il avec ce qu'il sait être un grand sourire, Elle a l'air super ! Partez sans moi. Je vous rejoins ! »
Puis il se dirige d'un pas ferme et décidé vers la vue exceptionnelle.
oOo
Jane s'interrompt brutalement, bouche-bée, et elle devine du coin de l'œil que Sam a fait pareil.
« Jane… souffle-t-il, prudent, Est-ce que c'est Cass que je viens de voir… »
Tituber avec trop d'enthousiasme et un sourire trop grand aux lèvres pour aller vers le bar ?
« Oui… » se lamente-t-elle
Parce qu'elle n'a jamais vu papa dans cet état-là. Et qu'il n'y a qu'une seule explication à son comportement…
« Il est bourré… »
Assbutt.
« Pardon ?!
- Papa est bourré, répète-t-elle, dépitée, Il n'a jamais bu plus que de raison. Et c'est aujourd'hui qu'il décide de prendre une cuite ! »
Elle et Sam ont cru que dad était la composante aléatoire de leur plan. Ils auraient peut-être dû considérer papa aussi…
« Il a besoin d'aide tu penses ? »
Et elle sent son inquiétude.
« Je crois pas… répond-t-elle honnêtement
- Ok… Alors dans ce cas, on va remonter dans la chambre déposer le reste de nos affaires, et on redescendra s'assurer qu'il va bien s'il le faut. Ou bien tu pourras demander à Claire de vérifier son état. »
Jane acquiesce avant qu'ils ne se retrouvent tous deux dans l'ascenseur à leur tour.
oOo
La vue est réellement superbe.
Le nez collé à la vitre, Castiel regarde avec joie les buildings alentours et le mouvement des voitures. Et quand il finit par s'en lasser, et qu'Eileen et Claire commencent à lui manquer, il fait demi-tour pour retourner à l'accueil. Il peut les rejoindre sans problème. Il connaît le numéro de la chambre. Qu'est-ce qu'ils disaient les chiffres dansants ?
4/6/7 ?
D'ailleurs pourquoi est-ce que 6 a peur de 7 ? Il a toujours cru que c'était parce que 7 est un nombre premier et que les nombres premiers peuvent être intimidants.
Il s'approche des ascenseurs et se retrouve fasciné par celui dont les portes sont ouvertes.
Un dos… De femme, il dirait. Accroché à… Un visage. Constellé de taches de rousseur. Illuminé par des yeux verts.
Il connaît ces yeux verts, non ?
Et ces lèvres aussi il lui semble.
Et alors que les magnifiques yeux verts s'écarquillent.
Que les lèvres s'entrouvrent en un O parfait.
Il réalise.
Dean. C'est Dean.
Son cœur se met à battre comme un fou.
Son sourire déchire son visage.
Il lève la main pour le saluer.
Et alors que les portes de l'ascenseur se referment, les yeux de Dean ne le lâchent pas.
Et une fois closes, son sourire est toujours là.
Jusqu'à ce que l'image fasse enfin son chemin dans son esprit.
Dean. Yeux écarquillés. Bouche-bée.
Choqué.
Pourquoi… Pourquoi Dean serait-il choqué de le voir ? C'était prévu qu'ils se retrouvent, non ? Il ne devrait pas être aussi surpris. Sauf si…
La conclusion le dessaoule efficacement.
Sauf s'il ne savait pas.
Il se dirige à grandes enjambées vers l'ascenseur libre et appuie fébrilement sur le bouton d'appel.
Assbutt !
A suivre.
Est-ce que c'est vache de couper là ? Peut-être :) J'espère que vous avez apprécié en tous cas, et je vous dis à dimanche ! (En tous cas je ferai au mieux pour que ce soit dimanche :P)
Fictivement vôtre,
Arielmine
