Bonjour tout le monde,

Voilà la suite attendue j'espère de mes écrits.

Sachez que ce serait un plaisir pour moi de lire vos reviews, notamment pour avoir une idée de ma façon d'écrire.

Est ce que cela vous plaît ?

Est ce que vous arrivez un peu à déceler quelques histoires de couples parmi tout ces personnages ? Hâte de savoir votre avis.

Magiquement votre !

A.M.E


Ce midi là, Luna se disait qu'elle prendrait bien du jus de citrouille pour accompagner son déjeuner, lui faisant penser à son costume pour le bal de Halloween la semaine dernière, une robe orange vif, telle la fée citrouille elle avait ravit les regards, lui faisant penser aux Joncheruines et à la prolifération annoncé de ces bêtes embrouillant le cerveau des gens, lui faisant penser qu'elle avait déjà oublié ce qu'elle voulait faire ce soir…

Les pensées pouvaient ainsi continuellement passer, sans s'arrêter. Cela a toujours été sa marque de fabrique et son grand problème. Loony ou Loufoca comme l'appelaient les autres. Elle se sentait parfois fatigué par toutes ces accumulations de pensées, sensations et émotions. Elle se demandait parfois comment ses camarades se débrouillaient si facilement. Était-elle la seule à toujours avoir des conversations dans sa tête? Alors qu'elle se posait cette nouvelle question, son chemin vers la table des Serdaigles se retrouva bloqué par un torse masculin aux couleurs noires, argent et vertes. Elle leva la tête et découvra Théodore Nott. Ce garçon était un mystère pour elle. Toujours silencieux, toujours un peu seul mais toujours écouté par les autres lorsqu'il donnait un ordre ou une recommandation. Il la regardait d'ailleurs à l'instant, ne semblant rien ressentir, ne laissant rien percevoir à travers ses yeux ou son visage. Il ouvrit alors la bouche, prêt à parler, puis la referma presque aussitôt. Les plus fins observateurs auraient peut-être eu le temps d'apercevoir une légère lueur et un rougissement sur le haut de ses pommettes mais il se déplaça trop vite, plantant Luna là où ils s'étaient fait face. Cette dernière sembla ne pas se poser de questions de l'extérieur, et repris sa route vers la table des Serdaigles. Mais à l'intérieur, la conversation avait redoublé d'énergie.

Le repas terminé, Sirius appela le groupe 19, exceptionnellement sous sa direction aujourd'hui. Ils devaient en effet monter des tentes. L'hiver approchant, la magie ne suffirait bientôt plus à protéger les gens du froid, de la neige et de l'humidité. Les tentes permettraient une isolation supplémentaire.

Le groupe 19 était constitué de 4 septièmes années et 3 sixièmes années ; principalement des gros bras qui seront d'une aide précieuse pour ce travail qui demande des efforts. Il y a deux jeunes filles et ces dernières sont assez fluettes, Sirius sait qu'il ne leur demandera qu'un accompagnement magique. Il reconnaît Pansy Parkinson dans ce groupe. Cette jeune fille l'intrigue, car selon d'autres élèves qu'il avait entendu, c'était une fille facilement manipulable, lâche. Toutefois, pourquoi quelqu'un de lâche ne céderait pas devant autant d'agressivité venant de sa propre famille. Pourquoi quelqu'un de manipulable ne serait pas resté auprès de ceux qui pouvaient la manipuler?

Il se posait donc beaucoup de questions mais garda un visage de marbre face au groupe. Il répartit 4 garçons sur chaque piquets des tentes, les 2 filles et le dernier des garçons s'occupèrent de la toile puis des différents sortilèges de protection nécessaires.

Chaque tentes se mettaient rapidement en place avec beaucoup de bonne humeur, Sirius s'apercevant qu'une cohésion de groupe existait déjà entre eux et qu'ils avaient tous énormément d'humour. Il fut content de constater que le plan de Mcgonagall fonctionnait : faire en sorte que chacun se pardonnent. Les sources de la guerre s'effaçaient progressivement aux yeux des jeunes : la valeur du sang, la haine entre les deux camps… leur peuple sorcier redevenait uni à travers cette jeunesse qui vivait ensemble, peu importe les différences.

De nouveau ses pensées se tournèrent entièrement vers Pansy. Cette dernière avait enlevé son pull et remonté ses manches. Sa chemise blanche était ouverte sur la naissance de sa poitrine et Sirius aperçu un bout de son sous-vêtement qui semblait d'un vert émeraude. Il détourna le regard gêné et s'aperçut que les garçons autour de Pansy ne se gênaient pas de leur côté pour regarder. Il observa le jeu de regard entre Pansy, Rick et John, les deux garçons semblaient tactiles et taquins envers la jeune fille qui répondait plutôt positivement à leurs avances. Encore plus gêné, ressentant un tiraillement qu'il ne connaissait plus, Sirius se rapprocha d'eux et les remercia pour le travail de l'après-midi.

Il espérait ainsi les séparer mais fut plus que déçu en voyant Pansy entraîner l'un des garçon vers un endroit inconnu. Les gens avaient ils donc raison, était elle facilement manipulable?

Pansy était dans des bras forts. Ils l'enlaçaient, créaient comme un bouclier entre elle et le reste du monde. Ces bras lui donnaient l'impression d'être vénérée, ce sourire, ces baisers lui donnaient l'impression d'avoir du plaisir, enfin. Elle savait bien que tout cela n'était que des impressions. Qu'aussitôt qu'il partirait elle ne ressentirait que le froid et le manque. Le manque de quelque chose. Quelque chose qui lui échappait constamment. Mais là maintenant, la sensation de ce corps se pressant contre elle, de cette bouche qui parcourait la fine ligne de sa nuque, de ce membre qui pénétrait sa chaire. Elle était ailleurs.

Alors que Astoria remerciait son équipe et les quittait, elle vit Draco au loin. Elle sourit timidement, il l'aperçut à son tour puis continua son chemin. Elle se demanda alors pourquoi il l'ignorait comme ça. Les choses ne devaient pas se passer autrement sachant ce qui les attendait tous les deux ?

Flashback -

Astoria se trouvait dans la bibliothèque du manoir lorsqu'elle entendit son père l'appeler. Cela se passait alors fin juillet alors que les événements du mois de Mai commençaient à se tasser.

"Ma chérie je voulais t'annoncer une nouvelle des plus importante."

Elle avait alors rejoint le bureau de son père. Ce dernier était assis derrière une table en bois sombre, massif, recouverte d'un vert aux reflets émeraudes. La pièce était elle-même très sombre malgré une grande porte fenêtre ouvrant sur un balcon. Sa mère regardait d'ailleurs par cette dernière alors qu'elle était assise dans un fauteuil vert sombre. Tout deux avaient une allure fière, celle des nobles toujours irréprochables. Elle même apprenait tous les jours pour devenir aussi forte et froide que ses deux parents qu'elle admirait.

"Draco Malfoy a été libéré d'Azkaban grâce au témoignage de cet idiot de survivant."

Astoria ne dit rien, attendant que son père en vienne au fait. Elle savait de toute façon ne pas avoir droit à la parole tant qu'il ne lui aurait pas donné.

Sa mère par contre, avec un demi sourire dit : "Voyons chéri, Harry Potter reste un homme de sang noble et pur, et nous allons devoir le respecter. Fais attention à ce que tu dit."

La jeune fille ressenti le sarcasme dans cette parole. Son père sourit en réponse à sa femme et continua.

"Nous attendions ta majorité et l'issue de cette guerre pour te l'annoncer. Et nous sommes très fièrs que le contrat puisse être honoré. Ma chère fille tu es promise à Draco Malfoy depuis ta naissance. Le contrat qui lie nos deux familles stipule que le mariage devra avoir lieu dès la fin de tes propres études."

Astoria continua d'observer son père alors qu'il exposait les principes du contrat. Mais son esprit était ailleurs. Il assimilait ce qu'elle venait d'entendre. Elle avait toujours su qu'elle ne choisirait pas son époux, s'y était préparé, mais… Intérieurement elle jubilait. Draco Malfoy! Le prince de Serpentard. Elle serait une princesse, elle serait fière et belle au bras du plus beau et du plus noble des sang purs.

Fin du flashback -

Mais elle voulait tout de même le connaitre, elle voulait qu'il l'aime comme elle l'aimait. Elle savait qu'il savait. Enfin, elle savait que sa mère savait et que logiquement elle devrait lui avoir dit. Elle ne savait pas trop au final… mais elle l'espérait.

Alors elle le rattrapa.

"Draco!"

Il se retourna vers elle et d'un seul coup elle ressenti toute la pression de son regard. Elle se mit à rougir et baissa les yeux vers le sol, ne les remontant que légèrement vers Draco. Elle se rendit compte de la naïveté de sa question avant même qu'elle ne sorte de sa bouche mais c'était trop tard.

"Je… je voulais savoir si … si tu savais … si tu savais ce qui nous liait tous les deux?"

Il la regarda longtemps dans les yeux puis de haut en bas, cela lui parut tout aussi long. Tant et si bien qu'elle cru qu'il ne savait rien.

"Excuse moi", dit-elle, se préparant à fuir. "Je…"

"Je sais. Mais je ne sais pas où tu veux en venir." dit Draco d'une voix presque trop froide, l'arrêtant dans son mouvement de recul.

"Rien, je … je me demandais, c'est tout."

Draco se retourna alors, et commença à partir.

"Attend, tu… tu ne voudrais pas que l'on se parle un peu? Que l'on apprenne à se connaître?"

"Non, pas maintenant", dit-il aussi froid que précédemment, dos à elle.

Elle fut au bord des larmes, un sanglot s'échappant de sa gorge malgré son essai de discrétion. Draco le remarqua.

"Merde, fais chier !" Il revint vers elle. "Ecoute moi Astoria", il lui prend alors les mains, pleins de douceur et la regarde dans les yeux, "je suis désolé d'avoir parlé comme ça mais je vais avoir besoin d'un peu de temps d'accord? On en reparle plus tard."

Il effaça les larmes sur ses joues et la laissa rentrer comme un automate jusqu'à sa tente.

Ginny la croisa rapidement mais ne fit pas attention. Elle pensait plutôt au rendez-vous qu'elle venait d'avoir avec le professeur Lupin et accessoirement le directeur de la maison Gryffondor. Ce dernier lui avait annoncé que le quidditch reprenait et que Ginny serait le capitaine cette année. Elle semblait la plus à même pour jouer ce rôle, Harry souhaitant continuer de jouer mais s'éloigner de poste à haute responsabilité. Elle était tellement heureuse qu'elle voulait le partager avec quelqu'un mais elle ne trouva que Ron.

Il était dans leur salle commune et semblait travailler. Ginny savait que son frère George avait proposé à Ron de le rejoindre pour travailler à la boutique et peut-être créer une autre succursale au magasin du chemin de traverse et à celui de pré-au-lard en court de création. Elle se demandait toutefois si c'était l'idée de rejoindre George dans ses farces qui motivait ainsi le dernier garçon Weasley ou s'il n'y avait pas une autre raison encore inconnue. Elle avait remarqué que Hermione était aussi interpellée par les actes de Ron et elle se doutait que cette dernière ne tarderait pas à faire son enquête.

Elle s'assit en face de Ron et posa ses mains sur ses parchemins.

"Devine quoi?" lui demanda-t-elle

"Je ne sais pas Ginny, je travaille là", dit il dans un soupir exaspéré.

"Je suis de nouveau capitaine de l'équipe de Quidditch cette année!"

Elle commença une petite danse de la joie en tournant sur elle même, sous les regards intrigués mais presque blasé de ses camarades. Ils commençaient à être habitué au peps de la seule soeur Weasley.

Ron la regarda faire, devenant rouge assez rapidement. Il commença à ranger ses affaires précipitamment.

"C'est bien. Tant mieux. Je ne comprend pas trop pourquoi mais bon, bon courage pour nous faire gagner la coupe. Je suppose.

- Quoi, mais qu'est ce que j'ai dit Ron?! Et puis, tu crois que c'est moi qui ai décidé? Bien sûr que non!

- Mais oui… c'est bon. Et puis j'imagine que tu avais trouvé un super gardien pour me remplacer l'année dernière et que tu souhaite le garder?

- Je pensais te demander de réintégrer l'équipe mais maintenant que tu le dis, oui, je crois que je préférerais Mclaggen.

- Quoi?! … Mclaggen... Mais non mais… Oh et puis fais comme tu veux", dit Ron en se dirigeant vers le dortoir des garçons.

"C'est ça!" s'exclama Ginny presque hors d'elle en voyant la réaction de son frère, "je ferais comme je veux… Rah! Quel idiot!" dit elle finalement pour elle même, soufflant pour essayer de se calmer.

Elle sentit alors un regard sur elle et se retrouva face à des yeux d'un vert d'eau magnifique. Les yeux du tombeur Blaise Zabini. Qu'est ce qu'il voulait celui-là ? Elle commença par lui faire ses yeux noirs, attendant qu'il se détourne. Il maintint son regard et osa même un demi-sourire. Elle lui jeta alors un regard interrogatif semblant dire "Qu'est ce que tu me veux espèce d'idiot?" en langage Ginnyesque. Il répondit presque de la même manière et elle finit par lever les yeux au ciel en soufflant sa frustration, quittant la salle commune pour le dortoir des filles.