Bonjour tout le monde,
Bon j'arrive pas trop à avoir de rythme précis dans l'écriture et les prochaines semaines risquent d'être chargés pour moi.
Du coup partons sur une périodicité de 10 jours ou plus, vous aurez donc la suite au environ du 10 septembre (le 8 je suis très occupé).
Mais voila tout de suite le nouveau chapitre. Bonne Lecture.
A.M.E
Merlin Vance était un jeune homme vraiment charmant de 24 ans. Il était même tellement charmant qu'il avait figuré dans le top trois des sorciers "les plus beaux à épouser le plus rapidement possible" dans le Sorcière Hebdo de cet été, au côté de Harry Potter (1ère position bien-sûr) et Sirius Black (3ème position parce que les Bad boys ça fait quand même un peu peur).
Il avait été un sorcier important pour la bataille de Poudlard, sa mère avant lui avait d'ailleurs fait partie de l'Ordre du Phénix aux côté de James et Lily. Il avait été engagé l'année dernière par la directrice Mcgonagall, avant que Severus Rogue ne la destitue. Ce dernier ne lui avait pas demandé de partir alors il était resté et avait combattu avec vaillance. Pendant toute l'année d'abord, pour essayer de protéger au maximum les étudiants, puis au mois de mai. Les manuels d'histoire de la magie sur cette seconde guerre n'oublierons pas avant longtemps de relater le duel ayant opposé Merlin et Rabastan Lestrange.
En plus de sa puissance magique, Merlin avait une beauté naturelle très appréciée de la gente féminine et de quelques garçons : grand de taille, il avait une peau caramel, des cheveux noirs et épais, des yeux d'un bleu clair contrastant énormément avec son apparence. Mais ce qui ravissait les cœurs était sa sympathie et son sourire.
Merlin savait que Minerva avait d'ailleurs d'abord hésité avant de l'engager car elle avait encore en mémoire le désastre de Gilderoy Lockhart. Et il comprenait parfaitement.
D'autant plus que maintenant elle aurait des raisons de le virer pour de bon.
Cette année, il s'attendait à ce qu'elle soit exceptionnelle, particulière, différente. Mais il ne s'attendait pas à ce qu'elle le soit à ce point. Il lui est tombé dessus quelque chose qu'il recherchait sans vraiment espérer : l'amour.
D'ailleurs c'est exactement comme ça que ça s'est passé. Ça lui est littéralement tombé dessus. Alors qu'il commençait son cours du jeudi avec les 7ème années, il fut interrompu par un raffut inimaginable proche de la partie du parc qui lui avait été attribué. Il chercha des yeux d'où cela pouvait bien venir et vit deux balais ainsi que deux de ses élèves sur chacun de ces derniers. Ils étaient en train de se disputer et l'un d'eux tomba à quelques centimètres de lui.
Lorsqu'il croisa ces yeux bleus il sentit comme une énergie nouvelle remplir son cœur, sa magie intuitive se réveillait et il se sentait presque maladroit. Il reprit tout de même rapidement confiance et sa raison lui rappela que c'était un élève.
Raison qu'il avait su maîtriser pendant … deux semaines à peine. Après cela, son esprit charmeur revenu en force, il mit deux semaines de plus à draguer et convaincre avec subtilité le jeune homme qui avait ravi son cœur. C'était maintenant son petit ami.
Petit ami qu'il embrassait actuellement à pleine bouche, fourrageant sa main dans ses cheveux de feu, caressant ses épaules larges et musclés.
Il gémit lorsque ce dernier se rapprocha de lui, collant ainsi leurs deux bassins, provoquant une montée d'adrénaline dans leurs deux corps.
Ils gémirent de concert lorsque Merlin attrapa les hanches de son partenaire pour réitérer l'éxpèrience, à la fois plaisante et de l'ordre de la torture.
Ce dernier essaya de le repousser mollement. "Merlin, les autres vont arriver dans 5 minutes."
"Pourquoi tu ne profite pas avec moi de l'installation des tentes qui nous donnent un minimum d'intimité" demanda ce dernier, caressant du bout du nez la courbe de la nuque du jeune homme puis venant agrémenter de ses baisers la caresse.
"Tout simplement parce que je veux garder cette intimité privée. Pour nous deux." répondit-il. Et il s'éloigna d'un geste rapide. Merlin, perdu par ce froid soudain, aperçu en effet des élèves de 7ème année arriver pour le cours.
Il le laissa donc s'installer et commença à enseigner à ses élèves un nouveau sortilège.
...
Le jeudi matin il n'avait en général que les 7ème année à s'occuper puis il rejoignait la tente commune des professeurs pour corriger des copies, préparer les cours de l'après-midi et discuter avec ses collègues. Il s'entendait particulièrement bien avec Sirius et Lupin, qui avaient connu sa mère et échangeaient avec lui quelques anecdotes très marrantes.
Sirius rejoignit d'ailleurs Merlin à sa table quelques minutes après lui, et il semblait avoir quelque chose qui le tracassait. Merlin attendit que le professeur se décide à parler, le regardant confiant.
"Que penses-tu du travail de Mme Parkinson, Merlin?" Demanda Sirius. "Je dois dire que je m'inquiète pour cette jeune fille."
"Je ne vois pas pourquoi Sirius, en tout cas pas d'inquiétude de mon coté, elle est très assidue et si elle n'est pas la meilleure élève, elle fait partie des très bons.
Je te confirme qu'elle est aussi une bonne élève en Métamorphose... Je crains qu'elle ne traîne toujours pas avec les bonnes personnes et n'utilise pas à bon escient son intelligence admirable. As tu vu comme elle provoque ses camarades masculins?
Je t'avoue n'avoir pas fait plus attention que cela à Miss Parkinson, Sirius mais si tu veux, je ferais plus attention dans l'avenir.
N'oubliez pas chers amis que si nous devons nous occuper au mieux de nos élèves le temps de leurs études, notre statut de professeur ne nous permet pas plus qu'une relation platonique", intervient alors Remus que les deux autres n'avaient pas remarqué.
Étrangement les deux professeurs se mirent à rougir, Merlin plus particulièrement.
"De quoi parles-tu Remus voyons, je m'inquiète simplement pour Miss Parkinson, j'intercepte fréquemment des beuglantes de sa famille et ne peut m'empêcher de remarquer son attitude un peu trop extravertie. Elle a l'âge d'être ma fille Remus!
Oh ne vas pas croire que je ne te connais pas Sirius, tu commences par t'inquiéter puis tu tombes amoureux et ne peux plus t'empêcher de te mêler de tout ce qui concerne la personne.
C'est ce qu'on verra, elle est trop jeune pour moi Remus."
Sur ce, Sirius partit de la salle des professeurs, presque vexé, faisant voler de frustration sa cape de sorcier. Merlin qui n'a pas pipé mot depuis l'arrivée de Remus est toujours aussi rouge. Sous le regard perçant de Remus il a le sentiment qu'il doit essayer de se justifier de quelque chose.
"Je ne vois pas de quoi…
Oh, Merlin ne fait pas l'innocent j'ai bien vu ce qui se tramait. Soit encore un peu patient je t'en prie, je ne voudrais pas que ta carrière prometteuse s'arrête là."
Remus partit à son tour, faisant lui aussi voler sa cape derrière lui de manière presque gracieuse. Merlin resta là à regarder la toile de tente bouche bée, encore sous le choc de la conversation avec les deux derniers maraudeurs.
...
Harry suivit ses deux amis à la sortie du cours de Merlin. Il les observait de loin. Il n'arrivait pas encore à discerner pourquoi mais tout deux étaient en train de s'enterrer dans un silence profond. Hermione semblait plus triste chaque jours et ses cernes ne se résorbaient pas. Harry situait le début de la souffrance de son amie au début de ses altercations avec Malfoy. A ce sujet, Hermione et lui en avaient discuté et il lui avait conseillé de juste l'éviter. Seulement cela ne semblait pas suffire et il essayait toujours de déterminer la raison de ses cernes.
Ron, quand à lui semblait littéralement refuser de parler depuis la rentrée. Ils avaient fini tout les deux par rejoindre l'équipe de Quiditch avec pour capitaine Ginny, malgré les récriminations de Ron. Puis ils allaient en cours, allaient aux entrainements, participaient aux matchs. Mais il n'y avait pas la même alchimie que lors de leurs premières années. Harry se doutait qu'il cachait quelque chose, mais il ne savait pas quoi, ni comment l'amener à parler.
Harry commençait lui-même à souffrir du silence de ses amis. Il pensait vraiment que la guerre finie, tout irait mieux. Lui retournerait vers Ginny, enfin libre d'aimer quelqu'un sans avoir peur pour sa vie. Ron et Hermione seraient heureux ensemble. Ils n'auraient alors plus qu'à terminer leurs études, puis vivre en travaillant dans le monde sorcier. C'était comme cela qu'il fantasmait leur avenir à une époque. Simple. Ça avait presque été comme ça au début de l'été. Et tout avait déraillé. Ginny et lui s'étaient rendus à l'évidence : leurs sentiments s'étaient effrités à force de ne plus se voir, et ils préféraient évoluer chacun de leur côté. Hermione et Ron avaient réalisé que leur amour n'était pas de l'ordre du désir ou de la passion. Harry n'avait pas les détails de ce qu'ils s'étaient dits mais il avait vu le soulagement chez ses deux amis juste après. Et voilà que de retour à Poudlard il se rendait compte qu'il pouvait choisir de faire autre chose que Auror s'il le souhaitait.
Tout était remis en question et il se sentait perdu. Ses amis étant peu présent en ce moment, il avait pris l'habitude de se confier à Astoria Greengrass. La jeune fille faisait partie de son équipe de réparation du château. Et comme dit précédemment, elle était devenue une amie pour Harry.
Ce jour là ne fit pas exception. Une fois le travail démarré, Harry commença à parler de ses inquiétudes pour Ron et Hermione.
"Ils sont de plus en plus distant, l'un de l'autre mais aussi de moi. C'est comme si notre amitié ne tenait qu'à cette fichue guerre et que maintenant que tout est fini, on a plus besoin de se voir. Mais je n'ai pas envie de les perdre.
Je ne pense pas qu'ils soient tes amis uniquement à cause de la guerre Harry. Hermione pleure presque tous les jours depuis deux semaines, surtout le matin au réveil. Et elle ne veut rien me dire, ni aux autres du dortoir.
Et Ron qui ne cesse de s'enfermer dans sa tente pour "travailler".
Tu peux peut-être profiter des vacances de Noël pour te créer quelque chose de nouveau avec eux ? Reprendre tout depuis le début et parler de tout ce qui vous as traversé l'esprit, peurs, joies depuis la rentrée. Je fais ça avec ma sœur tous les ans à la fin de l'année. Comme on passe pas tant de temps que cela ensemble dans l'année on rattrape les moments importants de nos vies qu'on veut partager ensemble.
Tu es proche de ta sœur ?" demande Harry.
"Un peu. Nous sommes vraiment différentes toutes les deux. Elle recherche la popularité et la réussite, je recherche plus la reconnaissance sur mes compétences de travail, le calme. J'aurais presque pu être répartie à Serdaigle, mais le choixpeau a bien vu que c'était mieux pour ma survie d'aller à Serpentard.
Toi aussi!" s'exclame Harry.
Il savait bien que le choixpeau avait hésité à cause de l'âme de Voldemort ancré dans sa tête, il n'empêche qu'il se doutait que ce dernier prenait en considération le libre arbitre des élèves.
Astoria et lui continuèrent de discuter sur leurs expériences à Poudlard depuis leur première année, commençant à se connaître un peu plus.
...
Draco et Hermione de leur côté terminaient leur après midi reconstruction, toujours à la bibliothèque. Celle-ci était terminé et Mme Pince avait demandé de l'aide aux élèves pour réceptionner et ranger les nouveaux ouvrages venant remplir les étagères. De quoi faire rêver Hermione et en effet elle prenait plaisir à cette activité.
Draco avait bien vu que Hermione l'évitait et ne cherchait plus à faire un seul pas vers lui. Et cela l'avait soulagé un premier temps. Puis, il s'était sentit coupable. Plus encore lorsqu'il observait ses yeux gros comme des chaudrons, la faiblesse de plus en plus tangible de sa force magique. Il ne savait pas si c'était uniquement de sa faute mais il sentait que c'était en partit lié. Il réfléchit quelques temps à la meilleure manière de résoudre la chose sans s'accabler de la présence du trio après. Il finit par l'interpeller ce soir là.
"Hermione…" elle se retourne vers lui, à la fois surprise qu'il utilise son prénom et prête à ce qu'il lui crache une insulte à la figure.
"Hermione, je suis désolé. Tu était la première personne dans mes pattes à subir ma colère après tous ces événements. Colère que je contenais depuis un moment. Tu dois te rendre compte à quel point la fin de la guerre en faveur du bien, la disparition de Voldemort, l'enfermement de mon père…" Il fit un grand geste du bras comme pour englober tout cela dans ses bras. "C'est beaucoup à prendre en compte, ça change tout pour notre famille. Je ne m'attendais pas à avoir un avenir, ni à ce que quelqu'un s'inquiète de ma survie, ni à ce que quelqu'un veuille m'aider sur le chemin du pardon. Et je ne suis toujours pas prêt à ce que quelqu'un le fasse, simplement ne tue pas ta santé en t'inquiétant pour moi. Je reconnais avoir été violent auprès de toi, maintenant oublie et passe à autre chose."
Hermione lui sourit légèrement, comprenant les excuses cachés du jeune homme, hocha la tête comme pour le lui montrer.
"Ne t'inquiète pas Malfoy, tu n'es pas la cause de tout mes malheurs, mais merci."
Puis elle partit. Draco respira… Il ne s'était pas rendu compte qu'il avait retenu sa respiration. Elle avait l'air de ne pas insister et il était soulagé. Il était tranquille pour quelque temps selon son intuition. Il rentra tranquillement dans sa tente, se demandant ce à quoi ses amis s'occupaient en ce moment. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas parlé à l'un d'entre eux.
...
Blaise, justement, observait Ginny. Cette fille était juste magnifique : cheveux roux, brillants, yeux perçants où l'on ressentait toute l'intelligence et la force de caractère, la vivacité et l'énergie perceptive dans son corps... Il n'arrivait qu'à lui trouver des qualités. Pour une fille d'un soir évidemment. N'allait pas imaginer quoi que ce soit de plus de la part du Seigneur Zabini, maitre de la nuit. Ce soir là elle semblait travailler sur un devoir d'astronomie, la carte du ciel étalée devant elle, les constellation apparaissant comme un hologramme au dessus du parchemin, illuminant d'un reflet bleu le visage de la jeune fille. Il la voyait froncer des sourcils, l'air concentrée et embêtée. Il enclenchait aujourd'hui le plan drague super efficace (nda : oui parce qu'il faut au moins ça pour arriver à obtenir Ginny)
"Bonjour princesse du ciel", lui dit il avec un demi-sourire charmeur. "Besoin d'aide ?"
Elle le regarda d'abord avec des grands yeux puis sourit avec malice.
"Parce que tu penses pouvoir m'aider sur le sujet ? J'ai cru entendre dire par des filles de ta classe que tu préférait t'amuser dans la tour d'astronomie plutôt que de travailler. Je ne suis pas sûr dans ce cas là que tu me sois d'une grande aide."
"Tu as raison, lui répond t-il d'un air dramatique exagéré. Je suis démasqué."
Puis d'un air théâtral et mystique il lui déclare : "Mais je préfère t'admirer car tu es la plus belle étoile que j'ai pu approcher depuis des années!"
Ginny éclata de rire et Blaise avec elle.
"Je te savais charmeur, mais pas dragueur lourd."
"Ça m'arrive quand je suis déboussolé par une pure beauté comme toi", dit il encore sur un ton humoristique. Puis il reprend son sérieux progressivement, alors que Ginny calme son fou rire.
"Plus sérieusement, si les filles de Serpentard ont en partie raison lorsqu'elles disent que la tour d'Astronomie est mon terrain de jeux, elles ne se rendent pas compte que ça l'est pour une simple et bonne raison : les étoiles sont mon hobby. Et je suis un des meilleurs de cette classe, si on ne compte pas Hermione et Draco. Toujours fort en tout ces deux là."
Ginny le regarda un temps puis finit par hocher de la tête et ils commencèrent à discuter ensemble du sujet du devoir que Ginny avait à faire, Blaise lui donnant plusieurs angle d'approche la faisant avancer.
Il voyait bien qu'elle l'appréciait, mais il voyait aussi qu'elle doutait de sa sincérité. Mais il l'aurait. Il le savait. Dans quelques mois, elle serait dans ses bras.
Ginny comprenait ce qu'il voulait, elle le laisserai s'approcher mais n'irai pas jusqu'à brûler ses ailes. Elle avait déjà donné à plusieurs garçons dans sa vie, Zabini n'en ferait sûrement pas parti.
