Bonjour à tous !

Ah Noël ! La famille, les cadeaux, mais surtout ils sont tous à des endroits différents.

C'est un des chapitres qui m'a donnée le plus de fil à retordre pour le moment.

Donc j'espère qu'il vous plaira.

Je vous souhaite une bonne lecture.

La suite arrive bientôoooot!

Ah oui aussi, attention âme sensible à la lecture du flash back de Ron. Il contient un lemon. Donc si vous n'êtes pas fan des histoires entre hommes, ou pas fan des lemons, sautez cette partie.

Magicalement vôtre !

A.M.E


La mer venait écraser ses vagues sur le rivage avec une force incroyable. Hermione regardait ces vagues si hautes que les surfeurs s'en délectaient avec joie. Le soleil dans le fond commençait à se coucher. Elle savait que ses amis ne dîneraient que dans 6 ou 7 heures dû au décalage mais elle les imagina en cet instant, autour d'une table et de multiples victuailles. Cela la fit sourire, entre le plaisir d'imaginer le bonheur de ses amis et cet instant réel de paix qu'elle vivait en ce moment : le coucher du soleil, ses couleurs rouges et oranges au milieu du bleu de plus en plus sombre du ciel. Elle entendit sa mère l'appeler de l'intérieure de la villa et elle se détacha doucement de son fauteuil, au bord de la terrasse de bois qui longeait la dune.

Il était temps de passer à table et de se régaler avec la merveilleuse dinde et la bûche de Noël préparé par sa mère. De rigoler avec son père autour d'un verre de vin. De partager quelques instants avec eux qui lui avaient tant manqués.

Elle avait prévu à l'origine de rester avec Harry et Ron pour ce Noël. Mais une conversation avec une certaine personne lui avait rappelé l'existence de ses parents et l'amour qu'elle a pour eux.

Flashback

Draco et Hermione étaient toujours sur le chantier de la bibliothèque. Ils avaient presque terminé de ranger tous les livres mais les deux étant des fans de lecture ils ne pouvaient s'empêcher de s'arrêter pour jeter un œil à tous ces ouvrages. Alors que c'était au tour de Draco d'être plongé dans un livre de potions pour pratique avancée, Hermione l'observait à la dérobé, repensant à la scène qu'elle avait vu à Pré-au-lard la semaine dernière. Elle voulait lui parler, mais pas de front.

- "Qu'est ce que tu fais à Noël ?" Demanda Hermione, tout en regrettant sa question juste après.

- "Quelle question, je suis enfermé ici pendant au moins un an. Miss je-sais-tout devrait le savoir, non ?" Draco avait répondu avec nonchalance, mais on sentait une pointe de colère. Elle ne voulait pas envenimer les choses et se contentât d'un pardon.

- "Je vais tout de même au Bal de Noël de la Société des Sorciers et Sorcières d'Angleterre. Je devrais y revoir ma mère." Fini-t-il par dire avec une pointe de tendresse, et après quelques longues minutes de silence. "Pas que ce soit tes affaires mais puisque ça semble t'intéresser…" Se sentit-il obligé de rajouter.

Hermione sourit dans son coin, cachée par une étagère presque pleine de livres.

Elle se mit aussi à penser à ses parents, à quel point il lui manquaient. Elle leur avait rendu visite en Australie à la fin de la guerre. Elle avait annulé son sortilège, et leur avait raconté toutes les péripéties du trio d'or. Ils lui avaient parlé de leur nouvelle vie en Australie, à quel point il s'y plaisaient, à quel point ils aimaient leur nouvelle maison, comment ils s'étaient faits de très bon amis… Ils avaient décidé que Hermione pouvant se déplacer très facilement grâce à la magie, elle pourrait continuer de vivre en Angleterre quand eux resteraient en Australie. Hermione n'avait pas émis un seul mot contre. Depuis plus de 7 ans maintenant qu'elle passait sa vie loin de ses parents, cela n'avait pas changé grand-chose. Elle avait retrouvé ses parents, s'était le principal.

Elle voulait tout de même revenir sur un sujet qui l'inquiétait :

- "Et il va y avoir de l'alcool à cette fête j'imagine ?" Demanda-t-elle.

Draco ne voyant pas où elle voulait en venir, répliqua d'un ton sarcastique.

- "A flot, probablement aussi des substances illicites et très puissantes, qu'une Miss-Je-sais-Tout comme toi ne peut pas imaginer !"

Hermione grimaça, sentant la moquerie de Draco comme un signe pour arrêter là ses investigations, avant que cela ne devienne violent entre eux. Encore.

- "Tu as raison, je ne peux sûrement pas imaginer consommer des produits qui me rendent incapable de rester maîtresse de moi-même. Je suis sur que toi non plus tu n'en consomme pas. Tu es trop bien pour ça. Et puis si ta mère est là tant mieux. Je sais que tu l'aimes trop pour agir mal face à elle."

Le silence de Draco la rassura. La conversation n'irait pas plus loin, mais elle ne savait pas si cela était rentré dans l'oreille d'un sourd ou d'un sage.

Fin du Flashback

Harry était dans la salle à manger du square Grimmaurd, aujourd'hui habité par lui-même, Sirius, Remus et sa famille. Quel plaisir d'être tous ensemble, d'avoir enfin une famille autour de lui. Nymphadora et Andromeda s'étaient alliés pour recommencer le travail qu'avait commencé à entreprendre Molly avant la seconde Guerre. Elles faisaient de chaque pièces un lieu agréable et les débarrassaient d'un maximum de magie noire. Elles avaient déjà refait la cuisine, la salle à manger et au moins 3 chambres pour qu'ils aient au moins tous un lieu ou dormir et manger. Le plus important. Et après plusieurs jours de recherches ils avaient réussi à faire disparaître le portrait de Mme Black. Ces vacances, Tonks et Remus s'étaient donnés comme objectifs de faire une chambre pour Teddy. Le projet futur était d'agrandir magiquement la maison dans les cas où la famille s'agrandirait. En effet, Sirius et Remus ne voulant plus être séparés, avaient décidé de vivre dans la même maison. Ils avaient aussi invité Harry, et celui-ci avait accepté avec joie. Il pouvait enfin connaître les plaisirs et les petits bonheur d'une vie de famille.

Mais tout de suite ils allaient manger un délicieux repas, partager un moment en famille. Le premier Noël enfin serein. Autour de la table se retrouvaient Harry, Sirius sur sa gauche et Remus sur sa droite. Ce dernier enlaçait la main de sa voisine d'en face en l'admirant donner à manger à leur petit Teddy de presque un an maintenant. Sirius quand à lui discutait de manière animé avec Andromeda au sujet de Poudlard. Harry n'écoutait pas vraiment ce qu'ils disaient, il les regardait vivre, il les admirait être là, aujourd'hui. Il ne put s'empêcher d'imaginer la détresse dans laquelle il aurait pu être s'il les avait tous perdus. Mais aujourd'hui, ils étaient là ensemble, avec quelques absents certes, ils ne les oubliaient pas. Le silence commença à poindre autour d'eux, ils échangèrent des regards chargés. Des regards chargés d'amour, de reconnaissance, de tristesse un peu, d'humanité… Ils se tinrent la main un instant puis Teddy fit voler sa cuillère, les faisant éclater d'un rire révélateur, soulageant.

Ce soir aurait lieu le prestigieux Bal de noël organisé chaque année par la Société des Sorciers et Sorcières d'Angleterre. Toute la noblesse d'Angleterre y était invité mais aussi des hommes et des femmes prestigieux(ses) tels que le Ministre de la magie, les directeurs des plus importants ministères, les gens célèbres et les journalistes les plus côtés. Et ce soir il aurait lieu chez elle ! Astoria Greengrass en éprouvait beaucoup de fierté, certains diraient d'orgueil mais elle ne s'en rendait pas compte. Elle avait observé sa mère diriger les deux elfes de maison de la famille pour que tout soit parfait. L'un à la décoration, l'autre au repas. Les deux réalisaient des choses merveilleuses : des guirlandes brillantes d'or et d'argent, des branches de sapin venant donner de la chaleur au lieu, des tables remplies de vaisselles d'argent et de porcelaine qui brillaient de milles feux, des décorations florales sur les tables, au sol et au mur qui rendaient les lieux magiques. La préparation de repas avançait bien, des petits fours aux couleurs chatoyantes et appétissantes, des vérines parfaitement exécutés, des tartelettes de fruits et des bûches miniatures recouvraient les tables de la cuisine. Mais les deux femmes observaient le travail des elfes sans vraiment faire attention à eux. Elles n'avaient en tête que le prestige de cette célébration. Chacune pour des raisons différentes, et on devine aisément celles de Astoria. Elle savait que Draco serait là. Elle voulait l'impressionner, lui montrer qu'elle était digne de lui, qu'elle faisait partie de la même catégorie que lui. Lorsqu'elle fut habillé, elle s'admira dans le miroir. La peau bien blanche, les cheveux noir jais qui brillaient grâce à des paillettes magiques, une robe noir également, faisant ressortir sa peau. La robe soulignait sa silhouette jusqu'à la taille, puis partait en coupe avec beaucoup de volants pour donner du volume. Elle ressemblait à une princesse. Il ne manquait plus qu'une personne et la fête pourrait véritablement commencer pour Astoria.

La directrice MacGonagall l'attendait au portail du château. Il avait revêtu une robe de soirée sorcière très élégante, d'un gris anthracite . Quand à Mme MacGonagall, elle portait la même robe que lors du Bal des Trois Sorciers pendant sa quatrième année. Elle l'accueillit avec un demi sourire que Draco ne sut pas interpréter. Est-ce qu'elle se moquait de lui ou bien elle ne savait pas trop comment agir.

Il préféra passer outre et continua de marcher sur le chemin pour atteindre l'espace de transplanage. La directrice le suivit en démarrant la conversation :

- "Astoria semble être une promise idéale pour vous et votre famille Mr. Malfoy."

- "Je sais."

- "Je suis ravie de voir que vous reconnaissez sa valeur. Seulement, si vous permettez, j'aimerais vous donner mon avis sur la question."

- "…"

Draco ne disant rien, le Professeur Mcgonagall continua.

- "L'avis de votre père, ses décisions prises lorsque vous étiez encore un enfant, ont été prises dans un contexte qui n'est plus actuel. Êtes vous sûr que c'est toujours ce que VOUS voulez ? Tous ces changements aujourd'hui ne vous donnent-ils pas envie de changer des choses dans votre vie ?"

Il la regarda froidement, sans laisser paraître son désarroi. Il ne savait pas répondre à ces questions, il ne savait plus ce qu'il voulait. Suivre son père a toujours été facile pour lui, pas de décisions à prendre, il en a conscience.

Comme ils arrivaient à l'espace de transplanage, la directrice tendit simplement son bras. En effet elle était la seule à pouvoir les faire transplaner. Draco avait reçu une trace magique lors de sa libération. Il lui fallait donc une autorisation papier et un accompagnateur pour transplaner, sinon il serait tout de suite rattrapé par des aurors qui n'auraient alors eu aucun scrupule à l'emmener à Askaban. Il attrapa donc le bras de Mcgonagall et ils furent face à un chemin fleuri menant à un manoir d'une taille assez conséquente. Draco le jugea légèrement plus petit que le manoir Malfoy, mais ayant une architecture de l'époque renaissance avec un grand jardin visiblement très bien entretenu. Le chemin était magiquement protégé de la neige et du froid mais les fleurs étaient choisis pour l'hiver : des roses blanches, du chèvrefeuille d'hiver, des daphnés, des camélias, des bruyères remplies de petites fleurs roses et blanches … Un givre magique les recouvraient pour les faire briller à la lumière.

Ils commencèrent à marcher vers l'entrée à un rythme assez lent, admirant ce jardin merveilleux et magique.

- "Le mariage n'est pas à prendre à la légère. Certains veulent se marier sur un coup de tête simplement parce qu'ils aiment une personne, d'autres ne le font pas car la raison leur dicte d'oublier cette idée trop folle et dont les conséquences pourraient être mauvaise pour tous, puis le cœur regrette. Ou vice versa, la raison et les convenances vous font épouser quelqu'un lorsque aucune once d'amour n'est ressentie et plus tard le cœur regrette aussi. Je me permet un dernier petit conseil pour vous Mr. Malfoy. Parlez avec votre promise, dès qu'il vous est possible de le faire. Comprenez là. Soyez sûr de vous, pour que ce mariage vous rendent tous les deux heureux."

Il semblait à Draco que être heureux n'avait jamais fait parti du vocabulaire de sa famille, mais il n'eut pas le temps d'y réfléchir plus profondément car ils arrivaient dans le hall du château. Ils furent accueillis par un elfe de maison qui les emmena dans un petit salon pour une rencontre cordiale entre la famille Greengrass et celle des Malfoy. Draco retrouva avec bonheur sa mère qu'il prit dans ses bras et embrassa sur la tempe. Mcgonagall leur laissa quelques temps d'intimité, jusqu'à ce que les Greengrass arrivent.

La vie au terrier n'était plus pareil et ce premier Noël serait difficile à passer. D'autant plus que ce soir Harry et Hermione ne seraient pas là. Même si Merlin commençait à devenir un pilier pour lui, Ron n'avait pas eu la force de lui raconter la guerre et ses pertes. Il ne pouvait donc parler avec personne de sa douleur, les membres de sa famille étant dans la même situation, il ne ferait que les enfoncer en abordant la question.

Molly était devenu une pile électrique : elle devait être en activité sinon elle fondait en larme. Les cernes ne cessaient de grandir sous ses yeux. Arthur ne savait plus comment faire pour l'aider tout en ne tombant pas lui même. La potion de sommeil sans rêve aurait pu l'aider mais elle refusait de la prendre. Avec Noël, elle en profitait pour trouver des excuses multiples : préparer le repas, mettre en ordre les chambres à coucher, aller chercher les cadeaux au chemin de traverse…

Georges était profondément dévasté par la disparition de son frère et agissait comme sa mère : il ne cessait de travailler à la boutique faisant le travail de deux personnes en une journée, continuant la nuit. Il avait décidé d'ouvrir cette deuxième boutique à Privet Drive pour avoir encore plus de choses à penser. Ne surtout pas laisser l'image de son frère inerte dans ses bras pénétrer son esprit. Angelina était la seule qui arrivait à l'écarter un peu de la boutique, et elle prenait de plus en plus de place dans sa vie. Récemment elle l'avait forcé à dormir et pour être sûr qu' il reste dans son lit, elle avait dormi avec lui. Étrangement cela les avait apaisé tous les deux et ils avaient eu leur première nuit complète depuis la fin de la guerre.

Percy était réapparu dans la vie des Weasley et il leur avait présenté sa fiancée Audrey Stewart. Sa famille était une famille de Sang Pur assez connue pour avoir su se mêler aux moldus sans se révéler et ayant obtenu beaucoup de pouvoirs, que cela soit au sein du monde magique ou au sein du monde des non-sorciers. Néanmoins, ils paraissaient tous les deux profondément amoureux et ce mariage ne sera pas seulement un mariage d'intérêt pour Percy. En tout les cas les voir tous les deux avait eu l'air de ravir Molly et lui redonner un peu de joie. Ron en avait été un peu rassuré.

L'autre source de joie pour le reste de la famille c'était Victoire. La petite allait passer son premier Noël au terrier, en compagnie de tous ses oncles et sa tante, elle sera chouchoutée étant pour le moment la seule enfant, et on se régalera de ses éclats de rire.

Ron était perdu dans cet état étrange, cette confusion de sentiment : la tristesse, cette chape de plomb qui les traversaient tous par moment, le sentiment que la terre pourrait leur tomber sur la tête que ça ne serait pas grave comparé à leurs souffrances. Et l'amour qui revenait doucement dans leur vie, Audrey, Angelina, Victoire, Merlin …

Flash-back

Ron rejoignait Merlin aux abords de la forêt interdite, à proximité de la cabane hurlante. Il l'attendait en regardant le paysage sous ses yeux : la neige conférait au paysage un aspect féerique et désert. Il sentit l'odeur de Merlin avant d'entendre ses pas. Un sourire magnifique orna sont visage et il se retourna vers le jeune professeur. Lui aussi souriait , un sourire éclatant, renversant presque. Ron le laissa s'approcher jusqu'à ce qu'il soit à quelques centimètres, puis remplissa cet espace rapidement en venant l'embrasser. D'abord doucement, ses lèvres chaudes effleurèrent celles de Merlin et la chaleur commença à monter lorsque ce dernier répondit en aspirant ses deux lèvres, venant demander avec sa langue l'autorisation de partager leurs salives mais surtout lui montrer son amour, lui faire ressentir le plaisir d'être tout les deux.

Ils se séparèrent essoufflés, front à front, se souriant. Merlin lui pris la main sans rien dire et ils se promenèrent quelques temps dans la forêt,ne pouvant pas être vu des autres habitants de Poudlard. Lorsqu'ils décidèrent de revenir vers le village ils se lâchèrent la main mais Merlin n'arrêtait pas de venir le frôler. Sa main alors qu'ils sortaient de la forêt, son cou alors qu'ils passaient devant le salon de thé de …, son dos alors qu'ils tournaient devant la Tête du Sanglier. Ron commençait à bouillir. Alors qu'ils arrivaient devant les Trois Balais, Ron le poussa dans la toute petite rue derrière le bar. Ils commencèrent à s'embrasser, avidement, chacun voulant avoir le dessus sur l'autre. Merlin jeta un sort d'illusion et de silence autour d'eux, tout en se laissant embrasser par Ron le long de sa mâchoire, descendant jusqu'à son cou, puis jusqu'au début de ses épaules. Lorsque Ron arriva là Merlin laissa échapper un soupir de plaisir. Pour donner à son tour à Ron, il commença à poser ses mains sous la veste de ce dernier, sur ses hanches, puis il tira sur sa chemise et passa dessous, touchant enfin la peau du jeune homme. Tous deux expirèrent en même temps, et s'embrassèrent à nouveau passionnément. Merlin monta ses mains jusqu'à atteindre les pectoraux de son vis à vis et il le vit se mettre à trembler d'anticipation. Il sourit contre la bouche de Ron, se rapprocha de lui encore, collant ses hanches contre celles du roux. Ils sentirent tous les deux à quel point ils étaient prêt l'un pour l'autre. Ron descendit ses mains sur la braguette du pantalon de Merlin, puis sur la sienne. Collant ensuite leurs deux bassins ensemble, Ron attrapa la verge de Merlin et la sienne en même temps et commença des allers-retours à un rythme plus ou moins important. Il les rapprochait tous les deux de l'extase au fur et à mesure. Merlin, au bord du précipice, mordit l'épaule de Ron et ce dernier ressentit tellement de plaisir qu'il accéléra, les emmenant tous les deux au summum du plaisir.

L'un contre l'autre, ils s'embrassèrent quelques temps, pleins de tendresse. Merlin les nettoya d'un sort, en continuant d'embrasser Ron dans le cou. Lorsqu'ils s'éloignèrent légèrement, leurs corps étaient comme à nouveau attiré l'un par l'autre. Ils devaient malheureusement chacun aller de leur côté. Alors que Ron rentrait dans le bar, Merlin toujours invisible, se permit de lui faire une petite tape sur ses fesses rebondies. Il rougit comme une pivoine, si c'était possible d'être plus rouge qu'il ne l'était déjà après leur petit échange.

Fin du Flashback

...

Le bal de Noël organisé par la Société des Sorciers et Sorcières d'Angleterre. Voilà où Pansy se dirigeait avec grâce, dans une robe fourreau bleu roi qui sublimait sa chevelure châtain et ses yeux de la même couleur. Aldréa Parkinson la devançait, ravie de se rendre au manoir des Greengrass. Sa mère finit par l'attendre à la porte d'un air impatient, lui attrapa le bras et la porta presque de force à l'intérieure.

- « Sois raisonnable, comme je te l'ai dit ton futur époux sera présent. Ils réclament, lui et sa famille de te rencontrer depuis plusieurs mois déjà. Tu devrais être reconnaissante qu'ils acceptent ton caprice de finir Poudlard. Après cela je compte bien te voir rentrer dans les rangs et te soumettre à l'autorité de ton mari. Si tu ne le fais pas ce sera la ruine pour moi, je perdrai tout sois en certaine, et toi aussi par la même occasion ».

Sa mère lui faisait son discours tout en prenant les différents couloirs jusqu'à la salle de réception. Lorsqu'elles arrivèrent dans la pièce, le regard lourd et méprisant de sa mère sur elle devint illuminé d'un sourire de circonstance et se détourna vers la salle. Des décorations en or et vert dans tous les coins rendaient le lieu festif pour l'occasion. Chaque sorciers y étaient allés de leurs plus belles robes d'apparats quand les sorcières avaient choisis des robes de haute-couture de toutes les couleurs. La foule sembla faire reculer Pansy mais sa mère ayant toujours son bras accroché au sien, elle dut suivre. La haute société sorcière était réunie presque dans sa totalité aujourd'hui, elle aperçu Kingsley, le nouveau ministre, et elle fut ravie de constater que Draco avait réussi à s'y rendre accompagné de son toutou Macgo. Aldréa s'arrêtait fréquemment pour parler avec des gens, la présentait, discutait de la situation politique du pays, de mode ou encore de magie en fonction des gens qu'elle avait en face d'elle puis allait vers de nouvelles personnes. Pansy suivait docilement mais avec de plus en plus d'ennui. Alors qu'elle allait se séparer de sa mère pour aller voir Draco, Aldréa la rattrapa d'un air ravie en l'emmenant avec elle vers une famille de trois personnes un peu plus loin. Elle distingua le père et la mère assez âgés, qu'elle situait dans les 70 ans, qui malgré tout se tenaient fièrement droit et affichaient un visage très froid. Le fils devait avoir dans les 30 ans. Il était beau, c'était certains. Sa carrure était large et épaisse, il était plus grand qu'elle de deux têtes, elle s'en aperçut lorsqu'elle fut à côté de lui, et son visage était carré et bien proportionné. Il avait les cheveux noirs, une barbe bien taillé et des yeux bleu acier qui vous transperçaient en un instant. Pansy eut un peu d'espoir lorsqu'elle le vit sourire à leur arrivée. Car elle avait bien deviné qui ils étaient.

- "Lord et Lady Vedmak, quelle joie de vous revoir en Angleterre avec votre fils. Laissez moi vous présenter Pansy Parkinson, ma fille."

Pansy fit une légère révérence d'usage que lui rendirent le couple. Puis Aldréa se tourna vers son futur gendre.

Lord Vedmak parla alors d'une voix qui fit froid dans le dos de Pansy.

- « Mademoiselle Parkinson, laissez moi vous présenter mon fils, Goran Vedmak. »

Ce dernier lui prit la main pour y déposer un baiser, la regarda intensément et dit :

- « Quelle joie d'enfin rencontrer ma future femme dans de si beaux atours. J'espère que lorsque nous vivrons ensemble vous saurez vous vêtir aussi bien ma chère. » Puis il se pencha à son oreille, « Quoique si vous restiez nu et à mon bon plaisir à chaque instant cela me suffira. »

Pansy fut glacé sur place. Elle crut à un moment avoir rêvé, puis elle comprit que son espoir avait disparu en un instant. Elle serait reléguée aussi rapidement qu'elle le craignait au rang d'objet par cet homme épouvantable.

Lorsque sa mère lui avait parlé de ce nouveau bal, Blaise avait fait la grimace. Elle l'avait déjà emmené depuis le début des vacances à trois bals, dans l'espoir de se trouver un nouveau mari fortuné, ou à défaut de trouver une promise à Blaise. Elle commençait à penser que lui aussi venait à un âge de se marier. Puis elle lui avait parlé des Greengrass, de Kingsley, le nouveau ministre ; des Malfoy et des Parkinson. Une occasion de revoir ses amis et d'échapper un peu au regard de sa mère.

Parce que ces bals étaient sympathique et il avait joué le jeu du charme pour se faire plaisir, sachant très bien que la seule chose qu'il voulait de ces jeunes femmes était une nuit dans son lit et puis c'est fini. Mais au premier il n'avait trouvé aucune femmes à son goût, pas assez flamboyantes dans leur attitude. Au second, si certaines l'avaient interpellées, après avoir discuté quelques minutes avec elles il s'était ennuyé. Au troisième, l'une d'elle avait su l'intéresser mais lorsqu'était venu le moment propice à un baisé et plus, il ne la désirais plus du tout. Sans vraiment savoir pourquoi. Et cela le faisait aussi réfléchir sur son attitude à Poudlard, au fait que d'ordinaire il avait au moins deux amantes par mois, mais depuis deux mois il n'avait eu aucune relation. Est ce que l'idée de conquérir Ginny avait pris trop de place dans son esprit pour qu'il se coupe de toutes autres formes de plaisir ? Il devrait peut-être abandonner avec cette Weasley.

Toujours est-il qu'arrivé au bal il fut ravi de retrouver Drago, et ils furent bientôt tous les deux rejoints par Pansy. Le trois amis passèrent la soirée à manger, boire, danser et se raconter des blagues. Mais ... Pansy dut s'absenter régulièrement pour danser avec son fiancé et Draco de même. Blaise se sentait délaissé et à la fois perdu. Il voyait leur avenir à tous les trois, mariés avec des sangs purs de toute évidence, est ce qu'ils seraient heureux ? Il ne le pensait pas en voyant l'humeur de ses deux meilleurs amis devenir plus sombre à mesure que la soirée avançait.

Lorsqu'un feu d'artifice éclata dehors, on pu l'admirer des grands balcons du château. Blaise, seul à ce moment, admirait les couleurs qui se reflétaient dans la neige et le lac en contrebas. Il voyait cette magie déferler sous ses yeux et se fit la promesse de changer leur vie. D'aider ses amis et lui-même, pour que leur vie soit magique, vivante et pleine de couleur. Pour qu'ils puissent faire quelque chose qu'ils veulent vraiment.