Un petit bonus au chapitre posté précédemment.

Le lendemain de Noël, que se passe t'il d'important pour nos héros.

Qu'est ce qui risque de changer certains éléments de leur vies à jamais ?

Bonne lecture,

Magicalement vôtre.

A.M.E


Monica regardait sa fille descendre les escaliers de la mezzanine où elle dormait depuis le début de cette semaine de vacance de Noël. Hermione était si belle dans cette lumière du matin qui passait par leur baie vitrée. Elle avait beaucoup grandi, elle était une femme maintenant. Ils s'approchèrent tous les trois du sapin pour ouvrir leurs cadeaux. Hermione eut une exclamation ébahie et ravie lorsqu'elle découvrit leur cadeau : un dernier voyage avec ses parents avant de lui donner une liberté pleine et entière. Un voyage en Inde plus précisément. Dans le nord de l'Inde, plus précisément encore, au Rajasthan. Ils avaient prévu une excursion dans le désert et Monica s'était souvenu que leur fille leur avait parlé longtemps, un été, d'une école de sorciers détruite par les anglais en 1858 pendant la révolution Cipayes. Elle s'était dit que peut-être elle voudrait se rendre là bas. Et apparemment elle était contente, cela rendit fière sa mère. Puis elle ouvrit des cadeaux tous plus étranges les uns que les autres selon Monica mais elle continua juste de regarder le visage de sa fille s'illuminer. Un livre sur les potions de soins et antipoison. Une boite de grenouilles à la couleur chocolat, qui sautaient partout et qu'elle avait déjà vu être mangés par sa fille. Un collier pendentif avec un arbre, et dans le tronc de cet arbre, une pierre qui changeait de couleur, « en fonction de mon humeur » lui indiqua Hermione. Que de choses merveilleuses et étranges selon Mme Granger mais qu'elle avait fini par accepter. Elle fut tout de même très surprise par le dernier cadeau d'Hermione, et cette dernière aussi. Il s'agissait d'une plante. Hermione lui expliqua :

« C'est une Jacobée, une simple herbe sauvage. Mais cette dernière est magique car elle est habitée par une fée. On peu voir qu'elle est magique car elle brille, son jaune est plus vif comme tu peux le voir, on dirait presque un soleil. Et tu voit les paillettes violettes qui l'entourent ? Il s'agit de la magie de la fée. Offrir une fée à un sorcier est un cadeau très rare et important. Rare car il a fallut que le sorcier qui l'a offerte face preuve d'honnêteté et de courage envers la fée. Important car en général on veut protéger le sorcier à qui elle est offerte. Pas forcément une protection de force mais plus une protection intérieure. Elle va m'aider lorsque je serais en colère ou triste. Elle m'aidera aussi pour mon jardin lorsque j'en aurais un. Protégeant les plantes qui s'y trouvent… C'est un cadeaux inestimable.

… Ce qui me surprend le plus c'est que je ne sais pas qui me l'a offert. Il n'y avait pas de cartes avec. »

Monica regarda le tissus dans lequel était emballé la plante et ne trouva rien en effet…

Draco était retourné à son dortoir dans les sous sol. Sa maison et celle de Poufsouffle étaient les premières à retrouver leurs appartements. Il était surtout content de pouvoir être à nouveau au quotidien avec ses amis. Ce matin là, il se remémora quelques événements du bal, puis se leva pour se rendre dans la salle commune. Toujours aussi belle, avec son côté mystérieux, le reflet de l'eau tout autour d'eux et les poissons qui nageaient au dessus. Les décorations de Noël avaient été faites avec soins : des branches de sapin d'un vert presque brillant un peu partout, décoré avec des boules de Noël ou des guirlandes en argent. Des figurines de serpent, d'aigles, de lion et de belettes en argent eux aussi étaient accrochés dans le sapin. Des guirlandes de lumières venaient égaillé le tout. Il n'était pas tout seul à être resté au château pour les vacances, il n'y avait donc pas que ses cadeaux ce matin, mais étant le dernier à s'être réveillé, il ne restait quand même que les siens. Il les ouvrit un par un, découvrant le cadeau de Pansy, celui de Blaise, la lettre de Théodore, et le cadeau de sa mère. Il restait un cadeau qui lui était adressé mais qui n'avait pas d'expéditeur. Il s'agissait d'un lot d'entretien pour baguettes et balai. Il y avait de la cire de bois, des chiffons magiques, un livre de sort pour rendre plus efficace son balai ou bien encore pour faire plaisir à sa baguette, et pleins d'autres objets dont il n'avait pas encore trouvé leur utilisation possible. Comme ce miroir, petit, rond, avec un dessous vert et argent, où un serpent était gravé.

Il admira aussi le coffret, les détails dans la fabrication de la valisette, des dorures qui encadraient chaque coins de la valise, jusqu'à son nom gravé en or sur le devant. C'était un cadeau vraiment prestigieux et il ne voyait personne d'autres que sa mère pour lui offrir quelque chose comme cela. Il se promit de lui envoyer un hibou dans la journée pour la remercier.

- « Geesey ! »

L'elfe releva la tête et transplana aussitôt auprès de sa maîtresse.

- « Miss Pansy, comment puis-je vous aider ? » demanda-t-elle. Avant de se rendre compte de l'état de cette dernière.

Pansy Parkinson était effondrée en pleur dans son lit. Elle avait sa robe du bal de la veille encore sur elle, d'un bleu qui lui aurait été à ravir si son visage n'avait pas été si pâle et baigné de larmes. Geesey, l'elfe de maison de la famille Parkinson sentit un coup à son petit cœur en voyant sa maîtresse ainsi. Elles avaient grandi ensemble toutes les deux. Elle avait beaucoup de considération pour elle. Elle lui donna d'abord un joli mouchoir en coton blanc et rose, puis elle l'aida à se lever pour se déshabiller et la mettre dans un bain. Geesey découvrit alors Pansy dans sa totalité. Sa robe était déchiré du bas jusqu'aux hanches. Elle avait des bleus sur les genoux, sur les cuisses, sur les hanches et sur les poignets, ainsi que des griffures un peu partout. Geesey comprit tout de suite, ses yeux s'agrandissant au fur et à mesure de ses découvertes. Lorsque ses yeux croisèrent ceux de Pansy, cette dernière se cacha le visage, pleurant de plus en plus. L'elfe ne dit rien. Elle continua de l'aider à se déshabiller, finit par porter magiquement la demoiselle dans le bain car la force lui manquait. Pour ne pas perdre des yeux sa protégée, Geesey claqua des doigts et installa une table de petit déjeuner, pendant qu'une musique de piano, douce et réconfortante se mit à résonner dans la pièce. Elle fit de la très belle magie, faisant bouger l'eau de sorte que cela masse le corps de Pansy pour lui faire relâcher les tensions et la tristesse. Lorsque Pansy arrêta de pleurer, l'elfe l'enroula dans un sort de séchage et lui enfila magiquement une tenue de nuit. Elle l'aida ensuite à se nourrir puis la porta au lit. Elle l'observa s'endormir puis rangea tout et se réinstalla en observation. La fin des vacances allait être très longue.