En arrivant à Poudlard, nos amis sorciers et sorcières avaient l'impression de redécouvrir le château. Presque tout avait été reconstruit, il ne manquait plus que le septième étage, les tours et la grande annexe pour les cours de botanique. La directrice Mcgonagall avait choisi de conserver presque à l'identique l'architecture générale de ce lieu historique. Mais à certains endroit elle avait changé les vitraux en de grandes baies vitrés d'où l'on pouvait admirer ou le parc, ou la forêt, ou le lac. A d'autres endroits, les fenêtres avaient été agrandies. Si bien que le soleil rentrait beaucoup plus dans le château, et le sentiment que la lumière prenait le pas sur les ténèbres partout autour d'eux était merveilleux.
Dans le parc il restait des tentes, celles pour les dortoirs étaient plus petites étant donné que les Serpentards et les Poufsouffle avaient pu réintégrer leurs dortoirs. L'espace qui avait été installé en plein air pour la grande salle n'était plus là non plus, cette dernière ayant été réparée. Lorsque le Trio y entra pour déjeuner, ils redécouvrirent le plafond magique, et les baies vitrés, derrières les professeurs, qui avaient été agrandies. Les quatre tables étaient bien en place, mais il n'y avait plus d'obligation de s'asseoir par maison, pratique qui avait déjà été mise en forme lorsqu'ils mangeaient dans le parc. Le sablier avait également repris ses fonctions, le soleil venait se refléter dans les pierres précieuses à l'intérieur, créant des reflets de couleurs tout autour.
…
Sirius avait terminé sa journée de classe. Aujourd'hui il avait eu des deuxièmes années, des quatrième et des cinquièmes, et avait fini avec les septièmes de Gryffondor et de Serpentard. Il adorait les voir s'affronter en duels ces derniers. Ils avaient tous énormément de talents et ne s'en rendaient même pas compte. Il termina de ranger ses affaires dans ses nouveaux appartements, au dessus de la classe de Défenses contre les Forces du Mal. Il avait toujours aimé cette salle, et ces appartements le faisaient rêver à une époque. Plus besoin de rêve maintenant, il commençait à voir une belle vie se profiler devant lui. Ce Noël l'avait revigoré. Il paraissait beaucoup plus jeune qu'au début de l'année, son visage s'était lissé, son corps s'était détendu et avait perdu cette posture agressive. Il conservait ce teint tanné qu'il avait pris en voyageant après sa libération. Ses cheveux mi long, noir, et ses attitudes le rendaient aussi mystérieux que Severus à une époque, mais le sourire qui venait fleurir sur ses lèvres quelques fois venait contrebalancer le côté sombre. Si bien que beaucoup d'adolescentes tentaient de le charmer dans la journée. Cela le faisait bien rire. Toujours est-il que ce soir il n'avait pas eu d'ennui de ce genre. Il se dirigea tranquillement vers la grande salle, mais à peine sorti de sa salle de classe, il entendit des pleurs dans un coin du couloir. Il ne sut pas trop quoi faire sur le moment. Si c'était un piège d'une de ces gourdes, il perdrait probablement 10 minutes à s'en débarrasser. Mais si quelqu'un avait vraiment des problèmes alors il s'en voudrait de ne pas avoir aidé cette personne. Il se dirigea le plus silencieusement possible vers les pleurs et mis quelque temps à trouver d'où ils venaient. Lorsqu'il découvrit Pansy Parkinson, recroquevillée derrière une statue, pleurant à chaude larme et serrant une feuille contre sa poitrine, il eu un coup au cœur. Comment une aussi jolie jeune fille pouvait être aussi malheureuse. Étonnamment, Pansy ne fuit pas lorsqu'elle le vit. Elle pleura de plus belle mais l'on pouvait sentir la peur dans ces nouvelles larmes. Sirius se pencha, approcha sa main, mais comme un animal sauvage, elle se recroquevilla plus encore vers le mur, en geignant de peur. Il décida de parler, se disant que les larmes l'empêchaient peut être de voir qui il était.
« Pansy, je suis le professeur Black. Est ce que tout va bien ? » - puis il se mit à murmurer pour lui même : « Mais quel idiot, bien sur que ça ne va pas bien ! » - il se reprit : « Est ce que je peux t'aider ? »
Pendant son conciliable avec lui même, Pansy avait repris un peu de calme. La voix qui lui avait parlé était douce, un peu roque mais agréable à son oreille. Elle semblait exprimer beaucoup de paix et d'accueil, de l'inquiétude authentique aussi. Elle n'avait aucun rapport avec celle qui hantait ses nuits depuis une dizaines de jours. Cette voix semblait appartenir à la silhouette en face d'elle, qu'elle avait pris d'abord pour le monstre qui avait fait de sa vie un cauchemar. Comprenant que ce n'était pas lui, elle s'était légèrement apaisée, mais elle avait toujours beaucoup de mal à calmer la douleur au fond de son cœur, et surtout sa respiration était toujours aussi difficile. C'était comme si toute sa poitrine voulait se refermer sur elle même pour réparer et cacher tout ce qui était cassé à l'intérieur.
Sirius pu approcher à nouveau ses mains sans qu'elle ne se replie sur elle même, tout en continuant de parler avec des mots apaisant. Il prit doucement ses épaules et réussi à la relever délicatement. Pansy ressentie comme une source d'amour qui commençait à couler en elle à partir des mains du professeur. Cela l'aida à respirer à nouveau. Lorsque Sirius la pris délicatement dans ses bras, elle sentit ses larmes doucement s'appauvrir.
Sirius récupéra la feuille que Pansy tenait entre ses mains. Il aperçut quelques mots malgré les larmes qui en avaient effacés beaucoup. Des mots comme mariage, rentrer, engagement, obéissance. Cela l'inquiéta un peu plus mais il se promit d'en reparler avec la jeune fille dès qu'elle se sera calmée.
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Hermione retrouva avec plaisir Astoria à leur table ce soir là. Elle venait prendre de leurs nouvelles, et raconter ce merveilleux bal qui avait eu lieu chez elle. Comme elle ne serait plus dans leur tente elle s'était dit qu'elle viendrait manger avec eux quelques fois.
Elles rirent un peu de Noël, de leurs divers cadeaux. Et puis Astoria recommença à parler du bal. Elle décrivit avec force détails les événements.
« Si tu avais vu toutes ces choses délicieuses à manger et si bien présentés sur la table... Les tissus de ma robe étaient si délicats… Et Draco était si beau. Il m'a regardé dans les yeux lors de notre rencontre juste avant de rejoindre le bal. Et il m'a souri. Si tu savais comme les battements de mon cœur étaient rapides à ce moments là. Nous avons enfin pu parler, et longtemps. »
Le temps d'un battement de cils et Hermione se retrouvait ailleurs à nouveau. Elle était de retour dans ce salon oriental. La jeune fille du nom de Akhila était à nouveau allongée sur ses coussins et elle lui parlait. Elle aussi se trouvait sur ces coussins, écoutant attentivement la demoiselle. Elle parlait d'un bal, comme Astoria il y a quelques secondes se dit Hermione. Elle décrivait les lieux, les gens présents.
« Dalal était là lui aussi. Nous avons parlé et dansé toute la soirée. Il me regardait dans les yeux et je le regardais aussi. Nous avons même failli nous embrasser. » Elle ria en exprimant à la fois la joie d'avoir été dans ses bras, le plaisir d'avoir été au bord de la limite et la honte légère, presque inexistante, de ses actes.
Hermione de son côté, ressentit jusqu'au fond de son cœur les mêmes douleurs qu'à la dernière … la dernière quoi d'ailleurs ? Vision ? Image ? Ou était ce un souvenir ? Cela semblait si ancien et si réel à la fois.
Un autre battement de cils et elle était de retour à Poudlard, dans la grande salle, en face de Astoria. Mais contrairement aux autres fois, le sentiment profond de tristesse et de cœur brisé était toujours présent. Plus faible mais bel et bien présent. Elle essaya toutefois de ne pas montrer ses perturbations intérieure et souri aux gens autour d'elle. Ils finirent le repas, et Astoria n'étant plus dans le même dortoir, ils se séparèrent devant la grande porte. Hermione vit du coin de l'œil l'élan de Harry pour prendre la jeune serpentarde dans ses bras. Elle y reconnu la fébrilité d'un jeune homme en train de s'attacher, comme dans ses débuts avec Cho ou Ginny. Quoi qu'il n'ai jamais pris Cho dans ses braas...
Elle faillit lui dire à propos du mariage entre Draco et la sœur Greengrass, mais elle changea d'avis au dernier moment.
…
La salle sur demande.
Harry avait tellement aimé cette pièce. Son utilité, sa magie, tout ce qu'elle pouvait offrir après une simple pensée. Le professeur McGonagall n'avait pas été certaine de pouvoir recréer cette pièce à la complexité particulière en terme d'enchantement , de runes… Elle, le professeur Vance et le professeur Babbling avaient étudié pas mal d'ouvrages de la réserve pour comprendre la construction d'un tel lieu et le reproduire. Ils avaient mis en place beaucoup d'éléments pendant les vacances de Noël.
Ils avaient commencé par terminer la construction d'une salle toute simple, avec quatre murs et une porte. Ils avaient ensuite tracé des runes à ces murs. Il fallut presque remplir l'entièreté des murs et du sol. Ils en étaient maintenant à la dernière étape : les sortilèges. Pour cela ils avaient besoin de beaucoup de magie, c'est pourquoi trois équipes avaient été nécessaire pour cette étape. Celle de Harry, celle de Ginny et celle de Blaise avaient été réquisitionné pour ce travail. Chaque élève avait en main une formule magique à répéter et le professeur Vance leur avait indiqué comment se tenir et comment tenir leur baguette.
Ils s'entraînèrent d'abord pendant une bonne demi-heure puis se placèrent dans la salle de manière stratégique devant une rune pour lancer leur formule. Chaque rune visé par le sortilège se mit à briller de mille feu. Le professeur Vance maintenint les forces de tous en les encourageant, leur intimant de continuer en fermant les yeux si jamais la lumière devenait trop forte, mais de surtout rester ferme. Après une nouvelle demi-heure de travail, les sorts étaient achevés. Les élèves ouvrirent les yeux et se retrouvèrent face à une simple salle, vide. Toutes les runes avaient disparues.
Le professeur Mcgonagall craignit qu'ils avaient échoués mais Harry imagina alors un stand de barbe à papa. Ne me demandez pas pourquoi ça exactement, mais cela apparut sous ses yeux. Il sourit de toute ses dents et invita Astoria à le suivre, préparant une tige de barbe à papa pour la jeune fille qui n'en avait jamais mangé de sa vie. Cela fit rire les autres groupes et bientôt tous les moldus ou sang-mélé se mirent à penser à des éléments de fête foraine. Les élèves et les professeurs virent tout cela apparaître sous leurs yeux émerveillés. Des stands diverses de nourriture : pommes d'amour, chichi, croustillons, crêpes, gaufres… Des stands tout simple comme la pêche au canard, le tir à la carabine, le chamboultout. D'autres plus gros comme l'auto-tamponneuse, ou encore une montagne russe. De quoi s'amuser comme des fous. Et les jeunes ne se privèrent pas.
Harry, qui avait commencé par faire goûter la barbe à papa à Astoria, entraîna la jeune fille dans toutes les activités qu'il trouvait amusante, afin de lui faire découvrir le monde moldu. Sa joie et sa folie. Lorsqu'ils entrèrent dans le labyrinthe aux miroir, Harry n'avait jamais besoin de la chercher longtemps. Elle éclatait presque continuellement de rire et il la trouvait ou devant un miroir amincissant, ou devant un miroir grossissant. Puis lorsqu'ils firent la montagne russe, Astoria observa avec un malin plaisir le visage du survivant d'habitude si digne, se tordre d'horreur et de joie mélangée.
...
En même temps, l'équipe de Hermione et Draco travaillait sur le commencement de la tour de Gryffondor. Celle de Luna se chargeait de la tour de Serdaigle. Et l'équipe de Théo travaillait sur celle d'Astronomie. Ils étaient tous arrivés au septième étage de la tour et en avaient terminé là pour la journée lorsqu'ils entendirent de la musique forte et des bruits de rires. Hermione reconnu la musique comme celle de son enfance, lorsque son père l'emmenait tous les ans jusqu'à ses 10 ans à la fête foraine de Pâques. Hermione voulut se diriger directement vers cette musique, puis elle pensa à Draco.
- « Viendrais-tu avec moi ? »
- « Qu'est ce que c'est ? » demanda Draco, méfiant.
- « Je ne sais pas, mais les autres ont l'air de s'amuser et j'ai envie de les rejoindre. »
- « Alors vas-y, qu'est ce que tu attend ? »
- « J'aimerais que tu viennes avec moi. A quoi bon avoir une seconde chance dans la vie si on ne profite pas de chaque instant pour la vivre vraiment ? Aller, viens. Qu'est ce que tu crois qu'il se passe là bas. Au pire, ils s'amusent de quelque chose qui ne nous fera pas rire, au mieux on pourra aussi s'amuser avec les autres. »
- « Nous ne sommes plus des enfants Granger. »
- « Non en effet, mais avons nous eu le temps d'être des enfants ?... Et toi Draco, as tu vraiment un jour été un enfant ? As tu un jour dans ta vie, accueilli une joie pleine et vivante dans ton cœur ? L'amusement vrai, enfant ou pas, c'est une joie si puissante que ta force vitale et magique en est régénéré. Je te le dis d'expérience Draco. Allé, viens maintenant. »
A moitié convaincu seulement, il la suivit jusqu'à la salle sur demande dont la porte était grande ouverte. Ils ne virent pas tout de suite ce qui se passait à l'intérieur, mais des odeurs arrivèrent jusqu'à eux. Des nuages de paillettes et de confettis volaient devant la porte. Lorsqu'ils finirent par voir ce qui se passait là, Hermione avait un sourire éclatant et Draco des yeux de merlan frits. Profitant de son air ébahis, Hermione le poussa jusqu'à un manège avec des animaux fantastiques qui avaient l'air presque réels. Chacun de ces animaux étaient attachés à un poteau et le manège tournait. Lorsqu'il s'arrêta, les deux anciens ennemis grimpèrent chacun sur une licorne. Hermione observait toutes les réactions de Draco. Son ébahissement d'abord, puis son petit sourire, puis sa peur lorsque la licorne sur lequel il était se mis à monter. Elle éclata de rire à cet instant en le voyant se tenir fermement à la crinière de la belle bête. Draco releva la tête vers elle, l'observa rire de manière franche, ouverte. Il sentit que ce n'était pas de la moquerie à son insu. Elle paraissait tellement heureuse. Cela le fit rire lui aussi, et ils partirent dans un fou rire inarrêtable.
...
Astoria n'était pas loin à ce moment là. Harry venait de lui montrer le manoir hanté, et il n'était pas encore sorti de ce dernier. Elle ne pris pas la peine de l'attendre, reconnaissant le son de la voix de Draco. Elle se fia à son oreille et suivi les sons. Jusqu'à arriver face à Draco et Hermione qui se maintenaient l'un l'autre en descendant d'un manège, le sourire aux lèvres et se parlant de manière complice. Astoria n'entendais pas ce qu'ils se disaient mais elle commença à entendre son cœur pulser à ses oreilles. Sa première réaction fut d'admirer le sourire de son futur époux, d'observer chacun de ses mouvements. Sa deuxième réaction fut la colère, la jalousie. Qui commença à l'emplir de rage.
...
Ginny et Blaise avaient regardé les stands apparaître les uns après les autres. Puis Blaise avait proposé son bras à Ginny ;
- « Si Madame veut bien faire un tour avec moi ? »
- « Mais très certainement Monsieur. » répondit Ginny, le sourire aux lèvres et prête à se moquer de lui au moindre de ses faux pas. Après tout elle connaissait les fêtes foraines. Elle s'y était rendue quelques fois, lorsqu'elle était plus jeune avec ses frères. Mais elle se doutait que Zabini n'y connaissait rien.
Alors qu'ils arrivaient devant le stand de tir à la carabine, Ginny eut une idée.
- « Dites moi cher Monsieur, seriez vous prêt à tout pour me faire remporter une de ces peluches » demanda-t-elle à Zabini, lui montrant le stand et son mur de peluches d'animaux si mignons.
- « Mais bien-sûr Madame ! » Répondit-il, se penchant au dessus du stand pour attraper une peluche.
Ginny rit. Et la peluche resta bien fixé sur son mur de présentation, frustrant Blaise.
- « Mais non, pas comme ça. Il faut que tu tire avec ce fusil sur cette cible. Plus tu tire dans le mile, plus ta peluche est grosse. »
Blaise regarda le fusil d'un air mitigé, entre l'incompréhension et le dégoût.
- « Quel est cette chose ? »
- « Un fusil ? C'est une arme moldu. Il n'ont pas de baguette alors ils ont inventé une sorte de bâton d'où sortent des balles en métal à une vitesse tellement importante qu'elles peuvent traverser les matières les plus fragiles. Le papier, le tissu, mais aussi la peau. C'est un outil qui a servi dans de nombreuses guerres moldus. »
Blaise grimaça mais s'empara tout de même de l'arme pour essayer de tirer. Ginny lui expliqua rapidement la posture à avoir et comment actionner le fusil. La première fois, il lâcha l'arme de surprise et les quatre fois, il réussi à tirer sans trop bouger mais sans toucher la cible même une seule fois.
Ginny ria bien de sa mésaventure et pris à son tour le fusil. Elle tira cinq fois, et toucha cinq fois la cible, trois fois en son centre et deux fois dans le deuxième disque.
Elle fit un grand sourire à Blaise et attrapa une grosse peluche de lion. Elle offrit la peluche à Blaise en éclatant de rire.
- « En souvenir de ta cuisante défaite face à une lionne de la meilleure des lignée. »
Alors qu'elle s'éloignait de lui, Blaise la regarda, les yeux brillant, murmurant « J'en suis persuadé ».
Salut tout le monde,
Alors qu'est ce que vous en avez pensez ?
Comment pensez vous que nos personnages vont s'en sortit amoureusement ?
Une petite idée, intuition sur ces visions de Hermione ?
J'attends avec impatience vos reviews.
Bisous
A.M.E
