Hey hey !

C'est dimanche, c'est nouveau chapitre !

On espère qu'il vous plaira ! Surtout qu'un de vos personnages préférés revient après une looooongue absence ! ^^

Bonne lecture !


Chapitre 30 : La révélation des centaures

Le train était parti depuis quelques minutes. Après avoir vérifié les alentours, Elise alluma le plafonnier de la voiture et ouvrit le petit sac en papier pour en sortir du désinfectant, de la gaze, des compresses stériles, des gants en plastiques et divers pansements. Puis elle se tourna vers la brunette qui affichait sa douleur sur son visage.

- Vous pouvez enlever la veste et soulever la chemise, j'ai besoin d'y voir correctement.

Acquiesçant, Hermione bougea difficilement dans l'habitacle étroit et exposa son flan. Elise avait pris soin de mettre les gants avant de déposer du désinfectant sur une compresse.

- Ca va faire mal, mais c'est nécessaire.

- Je sais. Allez-y franchement. Plus vite c'est fait, plus vite on passe à autre chose.

La blonde hocha la tête et, regardant alternativement la gaze et la plaie, finit par faire couler directement du désinfectant sur la peau. Hermione bondit littéralement de son siège en hurlant avant de mordre dans la ceinture de sécurité.

- Maintenant c'est propre, se contenta de dire Elise.

- Vous êtes complètement givrée ! haleta la brunette en tentant de retrouver un semblant de respiration.

- J'ai appliqué votre recommandation. Vite fait, bien fait.

L'enquêtrice tamponnait la plaie en regardant plus attentivement son aspect.

- C'est vraiment bizarre, c'est une blessure que je ne connais pas. Un faisceau laser ? Vous avez travaillé sur des armes ?

- Aucune idée. Mais mettre un laser dans une branche, ça sera assurément révolutionnaire.

- Votre plaie est profonde. C'est des points de suture qu'il vous faut.

- J'ai pas vraiment envie de retourner à l'hôpital. En plus il va falloir expliquer ça et je vais finir en psychiatrie...

Elise regardait autour d'elle et finit par arrêter son regard sur sa boite à gant. Elle l'ouvrit et en sortit un tube de colle.

- Des petits cons ont essayé de piquer le logo de la voiture, j'ai dû le recoller. Ca devrait marcher avec vous aussi, non ?

- Ca dépend du type de colle, faudrait qu'elle soit chirurgicale et ...Bordel ça fait mal, couina encore la brunette alors qu'Elise appuyait sur les bord de la plaie pour les rapprocher et les faire adhérer l'un à l'autre.

- J'espère que la vieille dame nous en apprendra plus. Je mets ma colle ou pas ?

- Certainement pas. Vous avez pris des strips ?

- Seulement des pansements.

- Ça fera l'affaire.

Élise s'appliqua à mettre les pansements correctement et rabaissa la chemise.

- Reposez-vous, vous avez une mine affreuse.

- On se demande bien pourquoi.

Hermione se réinstalla aussi confortablement que possible et posa sa tête sur l'épaule de la blonde.

- Merci... murmura-t-elle en se laissant un peu aller.

Elise tourna un peu sa tête pour voir la brunette qui avait fermé les yeux. Elle hésita un instant sur l'attitude à adopter et finit par tapoter maladroitement la main de l'amnésique.

- Je vous ai dit que je laisserais personne vous tuer.

- J'ai toute confiance en vous, Commandante Wassermann.

- Hmmm...c'est… gentil, merci.

Le silence s'installa dans l'habitacle et la tête de la brunette se fit plus lourde sur l'épaule de la Française. Après un instant, Elise se décida à arranger la veste sur sa passagère afin qu'elle n'attrape pas froid. Cela fait, elle se contenta de regarder devant elle, repassant toutes les informations qu'elle avait consciencieusement archivées dans son esprit. Son système de classement, imaginant des pièces dans une maison, lui permettait de faire sens dans une affaire en créant des liens avec d'autres affaires ou d'autres informations. Le problème de cette enquête tenait dans le peu de parallèles qu'elle était en mesure de créer. Beaucoup de points n'avaient aucun sens. Ils ne prenaient leur place nulle part. Les indices qui n'étaient pas en phase avec les technologies connues comme les pierres ou la chirurgie cardiaque de sa passagère, le sang noir de la victime décédée, les capacités supranaturelles de la brunette dans des domaines distincts, les armes et les mots criés lors de l'affrontement quelques heures plus tôt à Londres… Et par-dessus tout, la vielle femme avait appelé l'amnésique Hermione. En matière de coïncidences, elle était servie.

- Hmmm... Lexa... murmura la brunette d'une voix extatique.

Élise haussa un sourcil et regarda sa montre. Deux minutes qu'Hermione était assoupie et à présent elle rêvait.

- Rêve plutôt agréable, remarqua la policière.

Une sensation de besoin s'éveilla entre ses cuisses et elle leva les yeux au ciel.

- Je la dépose à la maison et j'irai me chercher un partenaire. Sinon, je n'arriverai pas à me concentrer.

Elise prit une profonde inspiration pour reprendre le contrôle. Mais la brunette se tourna légèrement dans son sommeil et posa sa main sur la cuisse de la commandante.

- Lexa...

- Penser à lui demander ce que son rêve lui a appris sur cette Lexa. Je manque de pistes et d'éléments pour avancer...

Elise parlait autant qu'elle le pouvait pour obliger son esprit à se focaliser sur autre chose que la douce caresse initiée par la brunette.

- Hermione, réveillez-vous, nous arrivons bientôt.

- Hmmm... Tu es merveilleuse...

La main s'aventurait de plus en plus haut et la commandante en vint à se demander si elle n'allait pas proposer à la brunette un corps-à-corps rapide. De un, elle allait sûrement se réveiller avec une grosse envie de sexe, et de deux, Élise n'aurait pas besoin de sortir en ville pour assouvir ses pulsions.

Lorsque la main froide atteignit les limites de son propre pull et migrèrent sur sa peau, la blonde se mordit la lèvre en fermant les yeux. Elle tenta une dernière fois de penser à autre chose, sans succès.

- Hermione, réveillez-vous. Je veux bien avoir une demi-heure de sexe avec vous, mais je préfèrerais avoir votre consentement conscient.

- Hmmm... Conscient de... De quoi ?

- Hermione, réveillez-vous ! fit Élise un peu plus fortement.

La brunette bougea mollement et, toujours la tête sur l'épaule de la blonde, papillonna des yeux. La blonde la vit reprendre conscience de son environnement et se rendre compte de la position de sa main sur la policière.

- Oh merde... souffla l'amnésique en retirant rapidement sa main. Désolée, je suis vraiment désolée, Commandant Wassermann. Je... Je rêvais et c'était... Oh mon dieu ! Désolée !

- Vous rêviez, et maintenant vous êtes frustrée et moi aussi. Donc peut-on continuer mais consciemment ?

- Vous voulez coucher avec moi ? Maintenant ?

- Chez moi. Nous y serons dans 25 minutes. Je pensais me rendre dans un bar chercher un partenaire mais si vous êtes disposée à coucher avec moi, sachez que je serai consentante.

- Non, je… oui, mais… hein ?

Hermione semblait encore plus perdue maintenant qu'à son réveil impromptu.

- Je ne suis pas sure que ce soit une bonne idée, finit-elle par dire.

- Quoi ? De satisfaire avec moi un besoin physique que vous éprouvez en rêve ? s'enquit Elise.

- Je suis surtout la seule témoin dans votre enquête. C'est pas un problème ?

- Ça n'en sera pas puisque je ne suis pas amoureuse de vous.

La brunette se tourna complètement vers l'enquêtrice.

- Vous couchez avec des gens qui ne vous intéressent pas ?

- Je n'ai pas dit que vous ne m'intéressiez pas, j'ai dit que je ne suis pas amoureuse de vous. Je vous trouve physiquement attirante et j'ai réagi à vos avances, il ne reste que votre accord.

- Et bien, je ne sais pas si j'arrive à faire... A coucher avec quelqu'un sans sentiment.

- Ca vous gêne d'être juste physiquement attirée ou vous n'avez pas envie de coucher avec moi ?

- Sauf si vous en avez vraiment envie, je vais décliner votre proposition. Mais ne changez pas vos plans pour moi. Et si vous avez besoin que je m'absente de chez vous une heure ou deux, je peux attendre dans un café.

Elise fut surprise de ressentir un pincement au cœur en voyant l'amnésique décliner son offre.

- Ah. Très bien.

Elle se réinstalla sur son siège, les deux mains sur le volant, le regard fixe sur la plaque de la voiture devant elle.

- Vous êtes très attirante et je pense qu'il serait très plaisant de m'abandonner dans vos bras. Mais j'ai peur de me détester d'avoir fait ça à Lexa si un jour je retrouve la mémoire. Elle n'est morte que depuis deux jours... Je ne peux pas lui faire ça, même si je ne me souviens pas de ce qui nous liait, murmura Hermione, sans oser regarder la blonde.

- Vous n'avez pas à vous justifier. Mais … merci c'est tout de même plus facile quand on sait pourquoi l'autre ne veut pas coucher avec vous. Cependant, sachez que je suis disposée à ça. Vous pourrez rester dans l'appartement, il faudra que je sorte de toute façon, on fera ça ailleurs.

- J'irai dans un café. Je ne vous chasserai pas de chez vous. Et c'est plus sécurisant de recevoir un inconnu chez soi que d'aller dans un endroit qu'on ne connaît pas. Enfin, je crois... Vous me direz à quelle heure revenir.

Elise resta pensive un moment et Hermione conclut que l'affaire était entendue. Puis la blonde inspira un grand coup.

- Je pense que je vais m'en passer.

- C'est la pire des solutions ! J'ai l'impression d'être une gêne. Ecoutez, balancez-moi dans le premier hôtel venu et venez me rechercher demain matin.

- Je suis encore capable de me contrôler, grommela la blonde. Je ne vais pas vous sauter dessus et je ne vous laisse pas seule, pas après ce qui s'est passé. Bien trop de choses incompréhensibles dans cette affaire.

- Je sais bien que vous n'allez pas me sauter dessus, rétorqua Hermione avec emphase. Enfin, Commandante, je vous l'ai déjà dit, j'ai confiance en vous ! Et c'est moi qui vous ai allumée, sans le vouloir...

- On arrive bientôt. Attachez votre ceinture. Vous avez encore mal ?

- Ca va aller, maugréa Hermione en bouclant sa ceinture. Et encore désolée.

- Ne le soyez pas, c'était très agréable.

- Et très frustrant pour vous, marmonna la brunette tandis que le train s'arrêtait.

- Et pour vous également, rétorqua Elise en mettant le moteur en marche.

Hermione ne put s'empêcher de rougir.

- En fait, ça m'a donné une idée, enchaina l'enquêtrice.

La brunette tourna lentement la tête vers la conductrice.

- Vous rêvez. Et quand vous rêvez vous vous souvenez, plutôt bien même. Donc on devrait aller voir un hypnotiseur.

- Maintenant ?

- Non. Mais demain après avoir vu votre vieille dame.

- Hmmm. Et vous en connaissez des hypnotiseurs qui ne sont pas des charlatans ? J'ai pas vraiment envie qu'on triture ce que j'ai dans la tête… déjà que j'ai pas grand chose d'utilisable dedans...

- Je me renseignerai, rassurez-vous.

Elise manœuvra sa Porsche à la suite des voitures qui quittaient le train et prit le chemin de son appartement. Elle se concentrait sur la route mais son envie d'un corps-à-corps ne la quittait pas. Arriverait-elle à prendre sur elle jusqu'à ce que ça passe ou devait-elle accepter la proposition de la brunette ?

Une chose à la fois, mettre la principale intéressée en sûreté. Et son studio, avec elle et son arme, était le lieu idéal.


Ginny tournait en rond dans son appartement, attendant avec impatience et appréhension le retour d'Harry. Ce dernier lui avait envoyé un texto disant que sa journée était "merdique comme rarement il avait vu ça", qu'il était désolé de devoir rentrer tard car il avait "du boulot par-dessus la cicatrice". De son côté, la rousse avait passé sa journée à culpabiliser. Elle aurait dû dire à son mari qu'elle avait vu Hermione Granger. Enfin, une personne qu'elle pensait être Hermione Granger.

- Il va m'en vouloir, c'est sûr ! s'angoissa-t-elle. Mais quelle idiote je fais !

Mais elle sentait au fond d'elle-même qu'être allée trouver la Directrice de Poudlard avait été la meilleure chose à faire. Si l'ancienne Gryffondor était en vie vingt ans après son décès, c'est qu'il y avait des forces obscures à la manœuvre. Et les Aurors avaient plutôt la réputation d'être des éléphants dans un magasin de porcelaine. Ils seraient sans doute tomber sur Hermione sans crier gare. Et cela, elle allait devoir le faire comprendre à Harry.

Un bruit de crépitement se fit entendre derrière elle et la rousse se tourna vers la cheminée pour voir des flammes vertes surgir dans l'âtre. Le visage de Minerva McGonagall se dessina dans les flammes et la rousse remarqua qu'elle avait l'air fatigué.

- Bonsoir Mrs Potter, fit l'animagus. Votre mari est rentré ?

- Pas encore. Des nouvelles d'Hermione ? Si c'est bien elle.

- Oui, c'est elle. J'en mettrais ma main au feu. Je l'ai vue à Londres. Elle était en compagnie d'une moldue et toutes deux se faisaient attaquer par deux sorcières.

- Par Merlin ! Comment va-t-elle ?

- Bien, elle est repartie avec son amie pour Calais. Je la rencontre demain matin.

- Qu'avez-vous dit aux Aurors ?

- Pour le moment, pas grand chose. J'ai montré votre souvenir et j'ai émis quelques doutes sur l'identité de la personne. Doutes que je n'ai plus après être tombée dessus.

- Par Merlin... j'ai envie que ce soit elle mais... comment est-ce possible ? Nous avons vu son corps, nous sommes allés à son enterrement.

- J'espère en savoir plus demain et je vous assure vous tenir informée, Mrs Potter.

- Une idée de ce que je dois dire à Harry ? Car il va me reprocher d'être venue vous voir la première.

- Dites-lui que vous pensiez à un sosie mais que vous étiez troublée par la ressemblance. Que vous ne vouliez pas passer pour une folle et que vous êtes venue me voir pour avoir des conseils avisés, répondit posément Minerva.

- Ouais, pas mal comme éléments de langage. Merci professeur.

- Je dois vous laisser, Mrs Potter. A demain.

Les flammes disparurent dans l'âtre et Ginny se rendit dans la cuisine pour mettre la table. Connaissant Harry, une bon repas après une journée merdique lui rendrait sa bonne humeur.


Minerva McGonagall apparut dans un craquement sonore sur l'aire de transplanage de l'hôpital Sainte Mangouste. Elle réajusta son chapeau vert émeraude et se dirigea d'un pas rapide vers le deuxième étage. Elle longea quelques couloirs puis s'arrêta devant une porte. Elle frappa indolemment quelques coups et pénétra dans le bureau quand on l'y invita. La médecin assise à son bureau la dévisagea quelques secondes avec surprise avant qu'un sourire sarcastique étire ses lèvres.

- Hmmm, je ne peux rien faire pour vous, fit la femme aux cheveux aussi noir que la nuit. Ce soir, je gère les urgences et pour vous, il faut un traitement de fond qui durera une dizaine d'années au bas mot. Bonne soirée, Madame la Directrice.

Minerva ne releva pas et ferma doucement la porte avant d'aller s'asseoir face à la médecin. Elle prit le temps de faire apparaître deux thés avant de croiser élégamment les jambes.

- Et pas de tritons au gingembre ? se moqua la médecin.

Un coup de baguette plus tard, une assiette remplie de biscuits apparut entre deux piles de dossiers.

- Hmmm, c'est sérieux alors. Que me vaut le plaisir de votre visite ? Ca fait quoi ?... 15 ans que je n'ai pas eu l'honneur de vous croiser, ironisa la femme en se calant confortablement dans son fauteuil en cuir.

- Docteur Parkinson, j'ai besoin de votre expertise, commença doucement Minerva. Mais ce que je vais vous dire ne doit sortir sous aucun prétexte de cette pièce.

- Je sais que je n'ai pas toujours été à cheval sur le secret médical mais... en fait, si, c'est bien la seule règle que je respecte. C'est que je l'ai lu, le serment d'hypocrite.

- Hypocrate, rectifia l'animagus.

- Ouais, un truc comme ça... répondit Pansy avec un geste de la main. Donc, des troubles mentaux dont vous voulez me parlez ?

- Pas spécialement.

- Je suis psychiatre, donc si c'est pour une grippe, je vais vous demander de vous rendre en médecine générale.

- Je viens vous consulter pour des actes de magie noire.

- Je n'y suis pour rien, je suis innocente et je ne pratique pas ce genre de chose. C'est assez clair ? répondit durement Parkinson.

- Je sais, c'est pour ça que vous êtes ici et vos anciens camarades à Azkaban. J'ai besoin de votre expertise, pas de savoir si vous pratiquez. Pouvez-vous me dire si vous avez connaissance d'un rituel pour rendre la vie à un mort ?

Pansy ouvrit des yeux ronds comme des soucoupes, se demandant si finalement son ancien professeur n'était pas complètement atteinte.

- Résurrection ou zombi ? finit-elle par demander.

- Résurrection, chuchota Minerva.

- Ca doit exister mais à mon avis, le prix à payer est trop important pour que quelqu'un s'y compromette. Mais je n'ai jamais vu un grimoire qui en faisait mention. Pourquoi cette question ?

Devant le silence de la directrice, Pansy prit peur. La seule raison qui pourrait pousser l'Ecossaise à venir la trouver serait...

- Ne me dites pas que Vous Savez Qui est de retour ! paniqua l'ancienne Serpentard.

- Non, pas que je sache. Lui est bel et bien mort.

- Vous dites lui... Quelqu'un d'autre que nous pensions mort est revenu subitement à la vie ? Et vu que vous n'avez pas l'air plus angoissé que ça, ce serait quelqu'un qui était dans votre "camp" ? Qui ?

- Je suis navrée de ne pas pouvoir communiquer cette information qui doit rester pour le moment secrète car elle est à vérifier. Cependant, si vous entendez quoi que ce soit, je vous saurais gré de bien vouloir m'en informer.

- Donnant donnant, professeur, fit Pansy avec un rictus moqueur. Je ne moucharde pas gratuitement. Et il se trouve que j'ai peut-être une information qui pourrait vous intéresser. Vous me dites le nom et je vous raconte ce que j'ai entendu ce matin dans l'Allée des embrumes.

Minerva plongea son regard dans les yeux noirs moqueurs de son ancienne élève. Lui faisait-elle miroiter des pistes imaginaires pour assouvir sa curiosité ? McGonagall ne faisait naturellement pas confiance aux autres humains, et surtout aux anciens Serpentards, mais cette histoire méritait une entorse à ses principes.

- Des témoins fiables ont aperçu ce matin Hermione Granger.

L'expression qu'affichait le docteur Parkinson valait son pesant d'or.

- La sang de b... pardon, se prit Pansy en voyant l'air réprobateur sur le visage de son ancien professeur, Granger est en vie ? Impossible, Bellatrix Lestrange l'a assassinée.

- D'où ma question.

- Je ne connais personne de mon ancienne maison qui risquerait sa vie pour ressusciter une sang de... une Gryffondor. Et surtout celle-là, fit-elle avec un mépris à peine voilé.

- Et donc, qu'avez-vous entendu ce matin dans l'Allée des embrumes ?

Parkinson se leva et alla ouvrir un petit meuble pour en sortir une bouteille de whisky et deux verres. Elle posa le tout sur son bureau et, dédaignant les tasses de thé qui refroidissaient, servit deux larges rasades et poussa un verre en direction de l'animagus.

- Certaines vieilles familles sorcières trouvent que le ministère verse dans la laïcité et ne respecte pas le culte de l'Origine de toutes magies, commença l'ancienne Serpentard.

- Vous ne m'apprenez rien de nouveau, objecta Minerva qui commençait à regretter d'avoir livré le retour de son ancienne élève. Mais le culte de l'Origine de toutes magies est bon, pardonnez-moi d'être virulente, pour les crédules et les faibles d'esprit.

- Hey ! J'y crois moi ! Notre pouvoir ne vient pas du cul d'une poule ! s'agaça Pansy. Après, je suis pas une grande pratiquante. J'vais pas aux offices car je me dis que l'Origine de toutes magies s'en cogne que je chante ses psaumes avec mes congénères. En plus, je chante faux. Bref, tout ça pour vous dire que certains sorciers, bercés trop près du mur et dans une pratique plus rigoureuse du culte, ont formé une sorte de secte avec des principes religieux dévoyés. Et vu ce que les responsables prêchent, on est plus dans l'évangile de Voldemort que dans le livre de la Source.

- Et donc ? Ce matin ? s'impatienta Minerva.

- J'y viens, deux secondes ! fit Pansy avant de boire une courte gorgée. Ce matin, alors que je faisais quelques emplettes, j'ai entendu un homme dire que l'Origine de toutes magies était de retour et que ceux qui ne respectaient pas ses préceptes allaient périr de sa main.

- Un illuminé, rien d'inhabituel, surtout dans l'Allée des embrumes, souffla Minerva en se levant, certaine d'avoir perdu son temps.

- Non. Je suis psychiatre et cet homme semblait avoir toute sa tête. Ce que j'essaie de vous dire c'est que cette secte, qui restait discrète, commence à sortir du bois. De plus, vous conviendrez que l'Allée des embrumes n'est pas un lieu de tourisme, alors on y croise toujours les mêmes têtes. Là, j'ai vu pas mal de gens dont le visage m'était complètement inconnu. Il se passe des choses, professeur McGonagall. Et n'allez pas penser que ce sont des foutaises. Quelqu'un agit dans l'ombre et je sens que quelque chose va nous péter à la gueule. Mais quoi ? Je n'en ai aucune idée.

Minerva hocha la tête. Elle commençait à être inquiète. Pansy Parkinson était Serpentard, habile à lire les signes pour éviter de se jeter dans les ennuis. Si elle en venait à cette conclusion et la partageait, il fallait en tenir compte.

- Très bien. Tenons-nous informées je vous prie.

- Bien sûr, Madame la Directrice. Je ne vois pas le lien entre l'agitation de cette secte et le retour à la vie de Granger, mais il y en a forcément un.

McGonagall hocha une nouvelle fois la tête et sortit du bureau, songeuse. Elle devait y voir plus clair. Peut-être que les centaures de la forêt interdite l'y aiderait ?


La cuisine d'Élise se révélait étroite. Hermione avait proposé faire des courses et le repas pour se faire pardonner d'avoir allumé la blonde et de l'empêcher d'aller assouvir ses envies. Et maintenant, les deux femmes se trouvaient dans le petit studio et dans le minuscule espace dédié à la tambouille. La Française observait son invitée qui coupait des légumes tout en surveillant la cuisson des vermicelles de riz.

- Vous préparez quoi ?

- Un boeuf sauté, ou quelque chose qui s'en approche. Vous pouvez me passer la sauce soja ?

Elise passa derrière la brunette, l'effleurant dans le mouvement, et tendit le bras pour attraper la petite bouteille en verre.

- Vous ne devriez pas vous donner cette peine mais merci. Ca sent bon, fit la blonde en tendant la sauce.

- Vous ne vous faites pas souvent à manger si j'en crois vos placards.

- Sandwich américain. Ca cale et c'est facile à préparer, expliqua la Française en se penchant par-dessus l'épaule de l'Anglaise.

Hermione sentit le corps de la policière frôler le sien, une fois de plus, et ça rallumait le brasier qu'elle avait ressenti en sortant de son rêve, il y avait une heure de cela. Mais dire à la Commandant de se reculer aurait été parfaitement grossier.

- Vous pouvez sortir les assiettes ?

Le repas était loin d'être prêt mais elle espérait que le placard contenant la vaisselle était ailleurs que dans cet espace restreint. Cependant, la blonde se pressa un peu plus et, prenant appuis de sa main gauche posée près de la brunette, elle ouvrit un placard au-dessus d'elle et sortit ce qui était demandé.

- Autre chose ? Questionna Elise en posant les assiettes à côté des plaques de cuisson.

Hermione comptait le plus lentement possible dans sa tête pour garder le cap.

- Je... les oignons sont dans le frigo ?

- Oui.

Le temps d'un battement de cil et la Commandant apportait les bulbes.

- Vous pleurez en épluchant ces trucs ? demanda Élise.

- On va le découvrir très vite, répondit la brunette en tranchant le premier oignon.

Quelques coups de couteau plus tard, la première larme glissait sur la joue de la brunette qui renifla sans élégance.

- Et bien les oignons ne sont pas mes amis.

Élise la laissa finir puis lui tendit un mouchoir en papier.

- Bon, d'ici dix minutes, je mets le bœuf. On pourra manger dans vingt.

- J'ai hâte. Ça sent vraiment bon. Dommage que ce soit si long. Je n'ai pas envie d'attendre.

L'amnésique déglutit avant de s'avancer jusqu'à toucher l'enquêtrice.

- Moi non plus.

Les mots à peine prononcés, Hermione déposait ses lèvres sur celles de son hôte.

Élise se recula aussitôt, comme si la brunette l'avait brûlée.

- Et votre conscience vis-à-vis de Lexa ?

- Je pense ne jamais retrouver complètement mes souvenirs. Et si ça arrive, ce sera mon problème, pas le vôtre.

- Vous vivez quelque chose de compliqué, vous n'êtes obligée en rien vis-à-vis de moi.

- Vous ne voulez plus ?

- Si. Mais ça va rester physique pour moi, alors que vous pensez autrement. Et nous n'allons pas ruiner vos efforts culinaires. Parce que ça va prendre plus de dix minutes.

Hermione éteignit le feu sous le faitout.

- Ca prendra le temps qu'il faudra. On peut arrêter de parler ?

- Et votre blessure ?

- Rien qui pourrait me faire changer d'avis.

Elise acquiesça et prit la main de l'Anglaise pour l'entraîner vers son lit. La Française déboutonna la chemise, la fit glisser sur les épaules de l'Anglaise puis posa ses lèvres sur la peau dénudée, déclenchant des frissons agréables. Hermione se laissa faire et finit par s'allonger sur le lit. Elise se pencha pour attraper une boite cachée sous le matelas qu'elle garda à portée de main.

- Qu'est-ce qu'il y a là-dedans ? demanda la brunette.

- De quoi avoir un maximum de plaisir. Mais vous n'êtes pas obligée de dire oui.

- On verra le moment venu et selon ce qu'il y a dedans, répondit Hermione avant de venir embrasser la policière.

Cette dernière était mal à l'aise. Elle n'embrassait jamais ses partenaires d'un soir. Elle n'avait pas embrassé Gaël avant le dixième corps-à-corps. Et Erika avait été une exception, car la blonde était tombée amoureuse. Mais elle décida de laisser faire la brunette, ne voulant la brusquer.

Les mains d'Hermione s'immisçaient sous les vêtements de la Française dont le corps réagissait rapidement. Élise se débarrassa très vite de son pull et de son tee-shirt et enlaça délicatement son amante en approfondissant le baiser. Finalement, c'était une sensation assez agréable.

Les pantalons furent ôtés et jetés hors du lit. Les sous-vêtements firent le même trajet quelques secondes plus tard. Les gémissements de la Française résonnèrent dans le studio, Hermione entre ses cuisses faisant des merveilles.

- Vous avez récupéré une partie de vos souvenirs ou vous êtes naturellement douée ? haleta Elise aux portes de l'orgasme.

Hermione ne répondit pas, occupée à se servir de ses lèvres, de sa langue, de ses doigts. Entendre la Française gémir sous ses caresses attisait le brasier en elle et elle espérait que la blonde parviendrait à l'éteindre.

- Vous pourriez presque me convaincre ... que mes jouets... sont dépassés ...

La brunette ne savait quoi dire aussi elle préféra continuer à se taire pour accentuer et accélérer ses caresses afin de libérer la blonde de la tension qui l'envahissait. Cependant, elle était curieuse de savoir ce que renfermait la boîte à jouets. Élise était cramponnée aux épaules de son amante d'un soir, la main de cette dernière faisant durer le plaisir qui la crispait.

- Ça va ? murmura l'Anglaise revenue à sa hauteur en parsemant la poitrine frémissante devant elle de petits baisers.

Après tout, c'est la première fois qu'elle couchait avec une femme depuis qu'elle s'était retrouvée sans souvenir dans cette chambre d'hôpital, et elle espérait avoir bien fait.

- Oui.

Élise reprenait son souffle, allongée contre la brunette et c'était bien la première fois qu'elle m'enchaînait pas simplement avec son ou sa partenaire.

- Est-ce que vous pouvez... Euh... Je peux être dans vos bras et vous embrasser ? demanda timidement l'Anglaise. Ou c'est hors des standards du coup d'un soir ?

Élise la dévisagea en fronçant les sourcils. C'était définitivement loin de ses habitudes et de ses balises. Mais la situation était exceptionnelle. Peut-être pouvait-elle déroger.

- D'accord, mais je n'ai pas l'habitude.

- Merci, fit la brunette tandis que la blonde ouvrait les bras.

L'amnésique se blottit confortablement, grimaçant un instant en sentant sa plaie se rappeler à elle et plaqua un baiser éthéré sur les lèvres de son amante. Elle posa sa main sur le ventre de la commandante et entama une douce caresse.

- Je me sens en sécurité avec vous, confia Hermione à voix basse.

- On ne m'avait jamais pris pour un oreiller et dit que j'étais rassurante. Vous êtes définitivement différente.

Hermione se serra contre la Française avant de bailler longuement.

- Faut que je finisse le dîner sinon je vais m'endormir et vous n'aurez rien à manger.

- Je vais vous aider à être éveillée, fit la voix de la blonde dans le cou d'Hermione qui sentit un frisson lui parcourir le dos.

Sans brusquerie mais avec assurance, Elise fit basculer son amante afin de la surplomber. Elle prit le temps de regarder ce corps nu qui s'offrait à elle, encore une incongruité dans ses habitudes. Elle caressa du dos de la main le côté blessé, interrogeant la brunette du regard qui lui sourit. Changeant de centre d'intérêt, elle laissa un doigt dessiner un sein, s'appliquant un instant à parcourir la cicatrice qui témoignait de la chirurgie cardiaque.

- Vous vous en souvenez ?

- Non. Et j'ai envie de dire ouf, sourit la brunette.

- C'est certain. En même temps, la technologie qui est là-dedans est au-delà des avancées de la médecine connue. Vous êtes une énigme.

- Je sais... murmura la brunette, une boule dans la gorge.

Elise ne laissa pas le temps à Hermione de plonger dans son absence de souvenirs et rapidement prit possession de l'intimité humide de la brunette qui n'attendait que ses attentions.

- Oh mon dieu... c'est... c'est...

La brunette découvrait de nouvelles sensations et c'était extraordinaire. Elle ferma les yeux de plaisir et se laissa guider par sa partenaire.

- C'est agréable ?

L'amnésie de sa partenaire rendait Elise un peu plus présente à ce qu'elle pouvait ressentir, et cette connexion la troublait.

- C'est plus que ça... Je n'ai pas de mots pour décrire ce que je ressens.

La blonde descendit le long du corps frémissant et, à l'instar de son amante, mêla des lèvres et sa langue au ballet déjà bien lancé par les doigts habilles qui mettaient en branle des vagues de plaisir.

Les doigts d'Hermione agrippèrent le drap avec force alors que le plaisir déferlait en elle et que rien ne semblait pouvoir l'arrêter. Elise participait activement au fait que l'orgasme se prolongeait et la brunette se demandait comment réussir à parler pour demander grâce. L'amnésique se redressa et captura langoureusement les lèvres de la blonde, étouffant son cri de plaisir.

Saisie par le geste, Elise perdit le sens du rythme et la brunette put reprendre le contrôle de ses tremblements.

- Une chance que j'ai un nouveau cœur, souffla Hermione dans les bras de l'enquêtrice. Vous êtes redoutable pour les battements d'un cœur.

- Une chance, en effet. Prête pour un deuxième round ?

- Je… là ? Tout de suite ? Et le repas ?

Elise se pencha et attrapa un objet qui fit s'écarquiller les yeux de la brunette.

- C'est un double gode. Je n'ai jamais eu l'occasion de m'en servir. Je pense que c'est le bon moment, expliqua la blonde. Ca vous tente ?

Hermione prit le jouet en main et l'examina. Élise restait très attentive aux expressions faciales de son amante.

- Il n'y a pas d'obligation, souvenez-vous.

Voyant l'hésitation dans le regard de l'Anglaise, Elise posa un baiser maladroit sur les lèvres.

- Je serai très douce... promit-elle. Mais si vous ne voulez pas, dites-le-moi.

La brunette respira profondément tout en regardant sa partenaire. Elle voyait l'excitation sexuelle luire dans ses yeux, mais ses traits restaient doux et son énergie attentive envers elle.

- Pourquoi pas.

- Je vais nous préparer, murmura la blonde avant de s'asseoir à califourchon sur la brunette.

Élise enduisit tranquillement les deux têtes du gode de lubrifiant. Puis elle introduisit le côté courbe le plus court en elle, exprimant un léger gémissement. Elle tourna ensuite toute son attention vers son amante.

- Je vais faire en sorte que vous aimiez.

- J'ai confiance.

La blonde vint s'allonger sur la brunette et commença un doux massage des doigts, faisant renaître l'excitation au creux des reins de l'Anglaise. Puis, quand elle sentit que son amante était prête, elle se glissa lentement en elle. Elle marqua un temps d'arrêt en sentant une légère crispation.

- Tout va bien ?

- Pour le moment, oui.

Installée entre les jambes de sa partenaire, en appui sur ses avant-bras, elle continua de la pénétrer jusqu'à amener leurs deux sexes en contact. Lentement, elle entama un va-et-vient, laissant l'intimité de sa partenaire s'habituer à l'objet et à sa mesure. Hermione se laissait conduire au septième ciel par la Française.

- Bordel ce que c'est bon ! se surprit-elle à dire, ses doigts agrippant les épaules de la blonde pour l'encourager à accélérer et à accentuer ses mouvements. Et pour vous ?

- C'est très agréable. Enivrant. Et excitant. Il y a d'autres positions qui vous donneront plus de sensations.

- Je... Je veux bien essayer.

Elise se retira et caressa la joue de l'amnésique.

- Tournez-vous, sur le ventre. A genoux, en appui sur vos mains.

Hermione obtempéra et Élise se repositionna derrière elle. Prenant appui sur une de ses hanches, elle guida le jouet vers l'intimité de la brunette avant de lentement le pousser dans le fourreau brûlant. Son sexe buta contre les fesses de l'Anglaise.

- Ca va toujours ?

- Plus que bien... gémit la brunette qui se perdait dans les nouvelles sensations que la Française lui faisait vivre.

Les deux femmes œuvraient pour leur plaisir réciproque et celui-ci ne tarda pas à se manifester bruyamment, laissant les deux amantes essoufflées et moites de la suite d'efforts consentis. Abandonnées l'une contre l'autre, leur respiration se calmait dans le silence retrouvé de la pièce. Puis Hermione se leva et se rhabilla rapidement.

- Tout va bien ? demanda Elise d'une voix pâteuse.

- Oui, mais je sens que vous n'êtes pas à l'aise avec les câlins. Je ne veux pas que vous soyez gênée. Vous avez déjà consenti beaucoup, ce soir. Et puis, j'ai un repas à finir.

Elle fit les quelques pas qui la séparaient de la cuisinette et remit le feu sous la poêle. Elle trancha la viande, se concentrant sur ses gestes simples, évitant de penser à ce qui se passerait pour elle si elle retrouvait un jour sa mémoire.

"Je vais m'en vouloir..." songea-t-elle avec amertume.

Elle se sentait coupable de ne pas ressentir de culpabilité d'avoir couché avec la commandante. Et elle se surprit à vouloir recommencer. Restait à savoir si Elise en ressentait également le besoin et l'envie.


Minerva apparut devant les grilles de Poudlard. Une bourrasque glaciale la cueillit alors qu'elle poussait les lourdes portes en fer forgé et elle frissonna. Elle avait beau avoir l'habitude du temps écossais, il faisait particulièrement froid ce soir.

- Je devrais penser à changer le sortilège de protection afin de pouvoir transplaner directement dans mon bureau, marmonna-t-elle en remontant le chemin qui menait au perron de l'école.

Cependant, Hagrid l'attendait au milieu du chemin et la directrice devina qu'elle n'allait pas pouvoir profiter tout de suite d'un repos largement mérité.

- Désolé de vous déranger, M'dame la Directrice, mais un groupe de centaures vous attend à la lisière de la forêt. Il paraitrait que c'est urgent.

- Evidemment, soupira l'animagus. Allons-y, voulez-vous.

L'Ecossaise suivit le garde-chasse et profita du chemin pour observer le ciel. Ce dernier était noir, sans étoile. Une nuit sombre et sans lune. L'animagus frissonna intérieurement. Elle n'avait jamais cru en la divination et était plutôt mauvaise en astrologie mais tous les signes portaient à penser qu'une catastrophe était imminente. Et la mine défaite des centaures ne faisait qu'accentuer son impression.

- Bonjour, dit Bane d'une voix qui collait parfaitement avec le temps.

- Messieurs, répondit la Directrice. Vous vouliez me parler ?

- Oui, répondit rêveusement Firenze. Ce que nous avons lu dans les étoiles doit être communiqué au plus grand nombre. Et vous êtes une personne influente dans la communauté magique.

- J'essaie, sourit Minerva. Je vous écoute.

- La Créatrice est parmi nous. Un conflit va éclater dans quelques lunes et l'Alpha et l'Oméga vont se déchirer pour assoir un règne qui durera pour l'éternité.

Une fois de plus, l'Ecossaise ne comprenait pas un traitre mot de ce que racontait le centaure.

- Et plus précisément ? s'enquit-elle.

- Vous allez jouer un rôle crucial dans ce conflit. Tachez d'y survivre, conclut Firenze avant de tourner les sabots et de s'éloigner dans la forêt.

Il fut rapidement suivi par ses comparses, plantant là la directrice et le garde-chasse.

- Et bien, ce n'est pas dans mes projets de rendre mon dernier souffle dans les prochains jours. J'ai beaucoup trop d'administratif en retard, dit-elle pour alléger l'ambiance pesante.

- Ouais... personne ne touchera à un de vos cheveux tant que je serai de ce monde, répondit Hagrid, bourru. Mais euh... z'avez compris quelque chose à ce qu'ils ont dit ?

- Non. Je ne sais pas comment Albus faisait. Allons nous coucher. Nous y verrons peut-être plus clair demain, conclut la Directrice.


Et voilà le travail !

Ca vous a plu ?

La suite la semaine prochaine ! Et d'ici là, portez vous bien !

Bises,

Link9 et Sygui