Coucou !
Upload un peu tardive, mais j'ai pas arrêté du week-end !
Bonne lecture !
Chapitre 31 : L'Ecossaise, l'amnésique et la moldue
Harry poussa la porte de son appartement, soulagé de laisser sur le palier les ennuis du jour. Qui plus est, une odeur plus qu'agréable chatouilla ses narines et lui tira un sourire. Ginny était une épouse hors pair, aimante sans être asservie à son mari et surtout digne héritière des secrets culinaires de sa mère.
- Coucou chérie ! lança-t-il en accrochant sa cape au porte manteau. Par Merlin, ça sent bon !
Il se dirigea dans le salon et découvrit la table déjà mise.
- J'ai rien à faire ? s'étonna-t-il. Hmmm... Voyons si y'a pas une lessive à étendre. Mais avant, un bisou à ma dulcinée.
Il passa dans la cuisine et trouva Ginny occupée à dresser les assiettes. Harry se mit derrière elle et déposa un baiser sur la nuque dégagée.
- Tu sais que je t'aime ? chuchota-t-il dans un sourire.
- Et tu ne devrais pas ! Je suis une mauvaise épouse ! Fit Ginny en se retournant pour enfouir son visage dans la robe de son mari.
Harry haussa un sourcil, perplexe.
- Hein ? Mais non ! Comment peux-tu dire ça ? T'es la meilleure !
- Non, craqua la rousse. Je suis allée trouver McGonagall alors que c'est toi que j'aurais dû aller voir.
- Mais de quoi tu parles ?
- D'Hermione ! Elle est en vie ! Je l'ai vue, Minerva l'a vue ! J'ai hésité mais je ne voulais pas que tu me prennes pour une folle !
Harry serra contre lui son épouse et posa un doux baiser sur ses cheveux.
- Ça ne sera jamais le cas, la rassura-t-il.
- Mais avoue que tu aurais douté.
- Questionné. Et puis je suis au courant, Minerva a amené ton souvenir chez nous et ça n'a pas pris de temps avant que tout le service en parle.
- Je m'en veux tellement... je ne voudrais pas que tu croies que je n'ai pas confiance en toi.
- Ne t'en fais ma douce, je crois que à ta place j'aurais aussi sollicité notre ancienne directrice de maison.
Ginny acquiesça, prit les assiettes et tous deux se mirent à table.
- Tu crois vraiment que c'est elle ? demanda Harry avec espoir.
- J'en suis certaine.
- Mais comment est-ce possible ? Elle était morte, j'en suis sûr.
- Je sais, c'est... incroyable.
- Tu l'as vue où, ce matin ?
- En France, à Calais. Je... et merde ! faut que j'appelle Ron pour lui dire que je n'ai pas prospecté de boutiques pour lui.
- Je propose que tu lui envoies un hibou sans trop en dire. Pas la peine d'ébruiter la chose tant qu'on n'a pas plus d'informations. Le bureau souhaite que ça reste secret pour l'instant.
- D'accord je lui dirai que j'irai plus tard dans la semaine.
Harry eut un sourire pour son épouse.
- J'espère sincèrement que c'est vraiment elle. J'ai tellement de choses à lui dire.
Il mangea un morceau du plat que sa femme avait préparé et eut un gémissement de plaisir.
- Il n'en demeure pas moins que cela reste un mystère, reprit-il. J'ai autorisé l'exhumation du corps qui se trouve au cimetière. Les médicomages vont procéder à une recherche d'ADN pour identifier les restes.
- Tu auras les résultats quand ?
- Demain dans le courant de la journée.
- Par Merlin, ça va être long ! soupira Ginny.
Elise était assise sur son lit, devant son ordinateur portable. Elle avait plusieurs fichiers ouverts et son regard les parcourait rapidement. Les photos de la scène de crime défilaient, puis les différents rapports médicaux et, enfin, les notes qu'elle avait prises. Mais rien ne faisait sens. Elle leva les yeux de son écran et observa longuement l'amnésique endormie sur le canapé. Cette dernière était allée s'allonger après le repas et s'était rapidement assoupie. Elle n'avait pas demandé à la blonde de dormir avec elle dans son lit, et n'avait pas quémandé de câlin ou de baiser. Elise fronça les sourcils. Elle sentait qu'Hermione avait pris sur elle pour taire ces demandes alors que tout son être exprimait le besoin d'être rassurée.
- Vous êtes quelqu'un de bien, n'en doutez pas, fit doucement la commandant. Vous avez compris mes craintes alors que je n'ai pas pris en compte les vôtres.
La blonde retourna à ses fichiers et resta dans l'expectative. Il lui manquait plusieurs pièces pour voir l'ensemble du puzzle et elle espérait que la vieille dame les lui apporterait.
- LEXA ! NON ! cria Hermione dans son sommeil.
Elise sursauta et se leva précipitamment alors que la brunette se réveillait brusquement, les yeux révulsés de panique. L'amnésique repoussa vivement la couette et bondit loin du canapé comme un diable hors de sa boite. Elle avait la respiration courte et regardait partout autour d'elle. Son corps était tendu à l'extrême et semblait prêt à se battre.
Élise s'approcha mais la brunette recula. L'enquêtrice s'arrêta en fronçant les sourcils.
- Racontez-moi tout de suite avant d'oublier.
- Des ombres, partout autour de nous. J'étais incapable de bouger, j'arrivais pas à respirer. Lexa était inconsciente, et la plus grosse ombre a sorti un couteau.
- Des ombres qui ont quelle forme ? Animale, humaine, grande, petite ?
- Humaines... Mais avec des voix terrifiantes, comme sorties tout droit de l'enfer, frissonna Hermione en se recroquevillant dans un coin de studio.
Elisa avança doucement et s'accroupit devant l'amnésique, sans la toucher.
- Elles disent quoi ces voix ?
- Je ne comprends pas tout. Elles disent qu'elles vont nous tuer, que nous n'aurions jamais dû posséder l'essence immortelle, que nous n'en sommes pas dignes. Elles nous traitent de sorcières...
L'enquêtrice haussa un sourcil intéressé.
- Comment voulaient-elle vous tuer ?
- Je ne sais pas. Je me suis réveillée quand l'ombre a entaillé le bras de Lexa.
- Ok, c'est bon. Vous vous souvenez un peu plus, c'est déjà bien.
Hermione hocha la tête, s'enfonçant un peu plus dans son coin.
- Je ne veux pas me souvenir de ça...
Wassermann regardait la jeune femme qui tentait de ne pas prendre de place dans l'univers, la même qui, quelques heures avant, avait laisser parler son corps à plein poumon. Un sentiment étranger l'étreignit. Elle se rapprocha jusqu'à s'assoir au côté de la victime.
- Vous… voulez un câlin ? Pour ne plus avoir peur ?
- Vous n'aimez pas ça, fit Hermione sans reproche. Ne vous forcez pas, ça va me passer. Je dois juste... Me reposer.
- Très bien. Revenez vous coucher, je reste à côté de vous.
La brunette acquiesça et se faufila sous la couette. Elle était immobile sur le canapé et son regard était fixe sur le plafond.
- Si vous voulez venir dormir dans mon lit, pas de soucis. Il y a plein de place et vous y serez mieux.
- Je ne veux pas m'imposer.
- On y était ensemble il y a quelques heures.
- Mais... c'était juste pour le sexe.
- Vous voulez en refaire ?
- Non !... enfin, pas maintenant, plus tard peut-être...
Élise ferma son pc portable et le posa sur le sol avant de se lever. Elle n'aimait pas parler plus que nécessaire et depuis que la brunette était apparue dans sa vie, elle avait que trop parlé. Aussi, sans un mot, elle alla la chercher et, la tirant par le poignet, l'emmena se coucher dans son lit. Puis, toujours silencieusement, elle rabattit la couette sur elles et finit par s'allonger.
- Bonne nuit Hermione.
Le silence lui répondit et la Française s'installa confortablement sans toutefois entrer en contact avec son "coup d'un soir". Les coups d'un soir ne faisaient que passer le temps d'un ou de deux coïts et seuls Gaël et… Ne pas penser à ça.
- Merci.
La voix timide de la brunette la ramena dans l'instant présent.
- Dormez, vous en avez besoin. Et demain on voit votre grand-mère, il faut que vous soyez reposée.
- Ce n'est pas ma grand-mère. Enfin, je crois pas. Et vu l'âge que je parais avoir, je pense que mes grands parents sont morts depuis un petit moment.
Wassermann mit ses mains derrière sa tête, pensive.
- En attendant, elle vous a enlacée comme une vieille connaissance, elle vous a cru morte, et elle savait que nous étions à Calais. Comment ?
-... sais pas.
- A mon avis, c'est la rouquine que Renard a perdue.
- Alors vous aviez raison de vous méfier.
- Peut-être pas. Cette vieille dame n'a pas l'air d'être votre ennemie. Et si c'est la rousse qui l'a rencardée, alors elle non plus n'est pas votre ennemie.
- Disons qu'elles n'ont pas eu l'air de vouloir me tuer. Mais … si j'étais une voleuse ?
La réflexion intéressa la blonde qui y avait déjà pensé. Elle encouragea l'amnésique à lui faire part de ses déductions.
- Pourquoi dites-vous ça ?
- Les deux femmes qui nous ont attaquées, elles disaient que j'avais pris l'essence immortelle. Et dans mon rêve c'était aussi ce qu'on nous reprochait à Lexa et moi.
- Si on savait ce que c'est, cette fameuse essence, on serait plus avancé, murmura pensivement la blonde.
- Ouais...
- Mais je ne vous vois pas en voleuse. Plus en chercheuse qui aurait caché sa découverte pour qu'elle ne tombe pas entre de mauvaises mains.
- Vous dites ça parce qu'on a couché ensemble...
- Non. Je vous ai expliqué que c'était un besoin physique, pas psychologique. Vous m'attirez et maintenant je sais en plus que vous êtes très douée sexuellement. Mais je ne suis pas investie dans une relation amoureuse avec vous. C'est donc une réflexion basée sur les deux jours passés ensemble. Vous n'avez pas le profil d'une criminelle.
- Sûrement parce que l'absence de souvenirs influence mon comportement. Si j'avais ma mémoire, il serait probable que j'agisse différemment.
- Peut-être. Mais dans ce cas, je vous classerais dans la catégorie des gentlewomen cambrioleuses plus que dans celle des braqueuses.
- Et pourquoi ça ?
- Et bien, une braqueuse a besoin d'être décidée et violente et vous, vous avez développé les capacités de ceux à qui ont souri quand on se fait dérober ses biens les plus précieux.
- Vous me voyez comme Arsène Lupin ?
- Vous parlez toutes les langues, vous jouez de la musique, vous avez une connaissance poussée de ce qui a trait à la médecine, visiblement vous avez lu des livres populaires et je suis sure que vous pouvez déclamer du Molière ou du Shakespeare.
- Euh... C'est possible, oui, fit Hermione, gênée.
- Allez-y pour voir ...
- Là comme ça ? Euh... Oh ! c'est ici, que je veux fixer mon éternelle demeure et soustraire au joug des étoiles ennemies cette chair lasse du monde... Un dernier regard, mes yeux ! une dernière étreinte, mes bras ! et vous, lèvres, vous, portes de l'haleine, scellez par un baiser légitime un contrat illimité avec la mort.
- Roméo et Juliette.
- Ouais, fit la brunette en baillant.
La voix de la blonde s'éleva à son tour.
- Ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie, n'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie, et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers que pour voir en un jour flétrir dans de lauriers ? Mon bras, qu'avec respect, toute l'Espagne admire, mon bras qui, tant de fois, a sauvé cet empire, tant de fois affermi le trône de son roi, trahit donc ma querelle et ne fait rien pour moi ?
- Corneille, Le Cid.
- Vous voyez, vous connaissez les classiques...
- Je les ai sûrement étudiés à l'école.
L'enquêtrice ne répondit pas. Tout était possible, et surtout l'impossible si elle en croyait les indices qui s'accumulaient.
La Directrice était matinale. Sa fonction le requérait. Mais aujourd'hui, c'est l'anticipation de la rencontre avec son ancienne élève qui l'avait réveillée à point d'heure. L'aube n'avait pas encore effleuré les vieilles pierres du château de sa lumière blafarde que l'animagus avait déjà tout préparé pour son déplacement à Calais. Et maintenant, il lui fallait attendre 10h pour rejoindre le café qui verrait les retrouvailles.
Pour tuer le temps, elle avait géré l'intendance du collège, réglé les factures, commandé les vivres pour le prochain trimestre et une dizaine de livres pour la bibliothèque.
- Encore deux heures à patienter... Soupira-t-elle.
Elle passa dans ses appartements et se planta devant une glace. Ces vingt dernières années avaient eu peu de prise sur elle, quelques cheveux blancs, tout au plus. Mais Hermione ne l'avait pas reconnue.
- Que vous est-il arrivé, Miss Granger ? Où êtes-vous passé pendant tout ce temps ? Et à qui appartient le corps que nous avons enterré à votre place ?
Les réponses étaient à Calais et elle était bien décidée à faire la lumière sur cette résurrection inattendue.
- En fait, j'espère qu'il ne s'agit pas d'un de ces rituels noirs.
Elle soupira une nouvelle fois. La folie de ces congénères ne cesserait de l'horrifier. Elle regarda sa montre et décida de se rendre à Calais. Elle attendrait dans le café avec un bon petit-déjeuner français.
D'un pas rapide, elle quitta son bureau et parcourut les couloirs de l'école, croisant des élèves qui la saluaient poliment tout en se dépêchant de gagner une classe ou la bibliothèque pour s'abriter des courants d'air qui aéraient le château. Rendue dans le parc, elle repensa à la conversation qu'elle avait eu avec Pansy Parkinson, la prémonition de Firenze et l'attaque subie par Hermione. Elle ne savait pas comment, mais tout devait être lié. Elle franchit les grilles du domaine et sans attendre transplana pour la France.
Hermione reprit conscience lentement, sortant de son sommeil sans rêve. Elle se trouvait dans un cocon de chaleur, pressée contre le corps d'Elise Wassermann. Elle décida qu'elle était bien et était prête à se rendormir quand le téléphone de la policière vibra. Cette dernière bougea mollement en grognant et décrocha la communication après la troisième vibration.
- Wassermann, lâcha-t-elle d'une voix rauque. Hmm... elle est avec moi depuis avant-hier soir. Hmmm... vous l'auriez su si vous m'aviez appelée plus tôt. Hmmm... Non, ce n'est pas de l'insolence, seulement une constatation. Ce matin ? J'enquête. Mais oui, on passera dans l'après-midi.
Sans autre formalité la blonde raccrocha et s'étira en baillant.
- Mon chef, lâcha-t-elle à destination de la brunette qu'elle sentait réveillée. Il vous cherche partout depuis hier.
- Je n'étais pas bien loin. Et sous bonne protection. Et donc, il veut me voir dans l'après-midi ?
- Oui. Si on n'a rien de mieux à faire, souffla Elise en se levant.
Elle se rendit dans la salle de bain dont elle ferma la porte, laissant l'amnésique paresser au lit.
Hermione s'étira comme un chat dans la chaleur des draps et se surprit à respirer l'odeur de sa partenaire d'un soir avec plaisir. Fermant les yeux, elle se remémora leurs étreintes et sentit le désir se rallumer en même temps que les sensations éprouvées. Son absence de souvenirs l'empêchait de comparer et faute de mieux, elle trouvait que leurs jeux avaient vraiment été plus que satisfaisants. La porte de la salle de bains s'ouvrit et Elise en émergea, nue comme la veille. A la différence de cette fois-là, Hermione ne chercha pas à détourner son regard et elle sourit à son amante.
- Vous n'êtes plus aussi gênée qu'hier, fit remarquer la Française.
La brunette sourit timidement.
- Disons que je vous connais plus intimement, votre corps n'est plus une contrée inconnue.
Élise acquiesça et jeta un coup d'œil à son réveil.
- Je ne veux pas vous brusquer mais si vous ne vous préparez pas, nous allons être en retard pour voir votre grand-mère.
- Je n'ai plus de famille et j'ai déjà des obligations, soupira Hermione en se décidant à bouger.
Elle grimaça et porta la main à son côté en s'asseyant sur le bord du lit. La blonde s'approcha.
- Bougez pas, on va en profiter pour regarder à quoi ça ressemble.
- Vous avez des strips dans votre armoire à pharmacie ?
Élise retourna vers la salle de bains. Hermione l'entendit fouiller tandis qu'elle défaisait son pansement.
- C'est pas très beau, commenta la blonde en voyant la plaie rouge.
- Je sais, mais ça passera. Vous pouvez... Euh... vous habiller ?
- Vous êtes à nouveau gênée ? s'étonna Élise.
- Non. Mais vous voir nue me fait... J'ai envie de vous. Alors que ce n'est pas le moment. Et que vous n'en avez probablement pas envie.
- Vous n'êtes pas plus habillée que moi. J'ai dû prendre une douche froide.
- Oh, pardon. Je ne savais pas.
La brunette se dépêcha de désinfecter et panser sa blessure sous l'œil attentif de la blonde.
- Vous êtes sure qu'on n'a pas le temps pour... Enfin, vous voyez... demanda timidement l'amnésique.
- Si vous considérez acceptable que votre grand-mère attende un peu, je n'y vois pas d'inconvénients.
- Je préférerai que vous en ayez envie.
Élise leva un sourcil surpris.
- Vous croyez que je prends mes douches froides ? Je me suis réveillée à côté de vous et depuis j'ai envie d'avoir une relation sexuelle avec vous. Mais je ne pensais pas que vous souhaiteriez, à cause de...
- Écoutez, je n'ai pas de passé, et mon avenir paraît plutôt sombre et incertain. Je suis complètement perdue. Et vous êtes là. Gentille, aimable, aidante et... Magnifique. Alors oui, j'ai envie de vous. Je suis humaine après tout.
À peine avait elle prononcé cette dernière phrase qu'elle sonna faux en elle.
- Enfin je crois... crut-elle bon d'ajouter.
- Pourquoi dites-vous ça ?
L'amnésique la regarda et prit le parti de sourire.
- Au point où on en est, je pourrais aussi bien être un alien ou voyager dans le temps.
Elle conclut sa phrase d'un baiser posé sur les lèvres de la blonde, l'attirant avec elle sur le lit encore défait.
Minerva McGonagall attendait maintenant avec agacement son ancienne élève. Déjà dix minutes de retard et toujours pas de brunette à l'horizon.
- Et dire qu'elle était la ponctualité incarnée ! soupira l'animagus. J'en viendrais à douter que c'est elle.
Dans le même flash de mémoire se superposèrent deux images de la jeune femme. Celle de la Gryffondor toujours prête à défendre ses amis, se dressant devant Bellatrix. Et celle de la brunette, la veille, protégée par une moldue, le regard perdu.
- Qui êtes-vous ? murmura-t-elle. Et si vous êtes Hermione, que vous est-il arrivé ?
Elle leva la main pour commander un autre café. Elle avait de nombreuses questions et voulait autant de réponses. La cloche de la porte du commerce sonna et l'animagus ne put s'empêcher de sourire en voyant la brunette entrer, les joues rougies. Hermione Granger avait un sourire éblouissant, paraissait détendue, et Minerva trouva que son ancienne élève avait bien vieilli. La brunette était suivie de la moldue qui était avec elle à Londres. Lorsqu'elle accrocha son regard, elle eut à nouveau la certitude d'être face à son Hermione.
Aussi elle se leva et marcha jusqu'à la femme pour la prendre comme la veille dans ses bras. Elle ne put contenir le flot d'émotions qui la submergea et lutta pour ne pas pleurer.
- Vous êtes vivante... Par Merlin, vous êtes vivante...
- Donc vous savez que quelqu'un a voulu l'assassiner il y a deux jours. Qui ? Demanda abruptement la blonde.
Sans relâcher son étreinte, Minerva porta son attention sur l'accompagnatrice de son ancienne élève.
- Il y a deux jours ? Répéta-t-elle, étonnée. Ça fait vingt ans que je la crois morte.
Sur le coup, Élise regarda son amnésique en se demandant si la perte de mémoire était aussi récente qu'elle le croyait, s'il s'agissait d'une personne qui se cachait ou qui bénéficiait d'un programme de protection des témoins.
- Pouvez-vous m'en dire plus sur les circonstances de sa disparition ?
Minerva desserra les bras et retourna s'asseoir, invitant les deux femmes à en faire autant.
- Vous me faites penser à quelqu'un... fit l'animagus, songeuse, en dévisageant la blonde. Comment vous appelez vous ?
- Elise Wassermann. Que s'est-il passé il y a vingt ans ?
- Hmm... Vous connaissez une Fleur Delacour ?
- Fleur Weasley, rectifia Élise. C'est une cousine éloignée du côté de mon père.
- La jeune femme rousse qui vous a abordé hier est Ginny Weasley, la belle-sœur de votre cousine.
- Le monde est petit. Que s'est-il passé il y a vingt ans ? insista la commandant.
- J'aimerais savoir, s'il vous plait madame, fit doucement Hermione.
Minerva leva un sourcil.
- Vous ne m'avez jamais appelé madame.
- Comment dois-je vous appeler ? s'enquit la brunette.
- Lorsque nous nous sommes côtoyées, j'étais votre professeur.
- Professeur de quoi ? Et comment vous appelez-vous ? demanda la commandant qui s'impatientait.
- Minerva McGonagall.
- Ça ne me dit rien, je suis désolée.
La brunette affichait un air déconfit, comme si se rapprocher de quelqu'un disant la reconnaître aurait dû être la clé de ses souvenirs. Mais Elise ne lâchait pas celle qui devait leur fournir des informations.
- Professeur de quoi ? Dans quelle école ? En quelle année ? Que s'est-il passé il y a vingt ans ?
Minerva regarda rapidement autour d'elle et afficha un air pincé.
- Je ne peux vous en dire plus ici. Il faudrait trouver un endroit à l'abri des oreilles indiscrètes. Vous savez ce que fait votre cousine ?
- Elle travaille au Ministère des Affaires Etrangères, je crois. Je n'en sais pas plus. Quel est le rapport ?
- Fleur Delacour a passé quelques mois dans l'école que je dirige dans le cadre d'un programme scolaire. Et à cette occasion, elle a rencontré Hermione Granger.
- Je m'appelle Hermione Granger ? demanda la brunette tandis qu'Elise tapait sur son téléphone.
- Karl, c'est moi. Envoie-moi tout ce que tu trouves sur une Hermione Granger. Elle est née en quelle année ?
- 19 septembre 1979, répondit Minerva.
Hermione buvait littéralement les paroles de McGonagall.
- Parlez-moi de moi, Professeur.
Minerva cligna des yeux avant de partir dans un rire franchement amusé.
- Vous étiez une élève brillante, la plus douée de ma carrière. Vous étiez promis à un grand avenir. Et vous étiez quelqu'un de généreux, profondément altruiste, une personnalité remarquable mais farouche.
- Est-ce que... est-ce que j'aurais pu devenir quelqu'un de mauvais ?
Minerva tendit la main pour venir caresser la joue de la jeune femme.
- Jamais, affirma-t-elle avec conviction. Vous êtes quelqu'un de bien, Hermione.
- C'est ce que je disais hier soir, fit Élise.
- Je... je n'ai aucune idée de la vie que j'ai vécue, si j'ai fait le mal ou le bien...
Élise se leva brusquement sous le regard étonné des deux femmes.
- Allons chez moi, ce sera assez à l'abri pour le professeur. Car pour le moment, nous n'apprenons rien, fit-elle abruptement.
Minerva dévisagea les deux femmes. L'une était attentive, l'autre déterminée. Et assurément la blonde était une moldue dans l'ignorance de l'existence du monde sorcier.
- Je ne sais pas ce que je suis en mesure de vous révélez.
- Tout, répondit Élise. Car j'ai trouvé Hermione inconsciente dans une ruelle à côté du corps sans vie de sa petite amie. Et je veux que les ordures qui ont fait ça pourrissent en prison.
Minerva leva légèrement un sourcil.
- Je suis désolée d'apprendre cela, Hermione.
- Qu'elle est lesbienne ? interrogea la moldue.
- Non ! Bien sûr que non, rétorqua vivement l'Ecossaise.
La cloche teinta à nouveau et les trois femmes virent quatre hommes pénétrer dans le café. Ils s'approchèrent de la table et tous sortirent une plaque de leur veste.
- Hermione Granger ? Police de Londres. Veuillez nous suivre. Oh, bonjour professeur McGonagall.
- Monsieur Dawlish, vous êtes hors de votre juridiction. Monsieur Potter sait que vous êtes là ?
- Vous n'avez pas à le savoir, Madame la Directrice, répondit l'Auror, bourru.
Hermione se raidit tandis qu'Elise se reculait de la table.
- Londres ? Vous n'avez donc rien à faire ici.
- Occupez vous de vos affaires, Mademoiselle, tança un des hommes.
- Commandante Wassermann, police judiciaire. Miss Granger reste ici car elle est la seule témoin d'un homicide. Bonne journée, messieurs, fit froidement Élise après avoir elle aussi sorti sa plaque.
- Ça ne va pas être possible, fit l'un des Anglais en essayant d'en imposer de sa stature.
Minerva sortit un téléphone de sa poche et appuya sur quelques touches.
- C'est l'affaire de quelques secondes, fit-elle aux Aurors. Bonjour, Monsieur Potter. Je suis en France actuellement, à Calais, et j'ai la désagréable surprise de tomber sur quelques uns de vos hommes. Saviez-vous qu'ils opéraient hors de votre juridiction ? C'est ce que je pensais. Je vous passe Monsieur Dawlish ? Avec plaisir.
L'animagus tendit le téléphone avec un sourire moqueur à l'Auror dont l'humeur s'assombrit.
- Oui Monsieur ? ... Bien Monsieur. Evidemment. Au revoir, Monsieur.
John rendit l'appareil à la Directrice de Poudlard qui reprit la conversation.
- Merci, Monsieur Potter. Oui, bien sûr. A ce soir.
Elle raccrocha et désigna la porte de sortie aux quatre Aurors.
- A bientôt, messieurs.
Les sorciers remballèrent leur mauvaise humeur et quittèrent le café sous le regard noir d'Élise.
- C'était qui ces guignols ? Et vous êtes quoi comme professeur pour téléphoner à quelqu'un d'assez haut placé pour les faire dégager ?
- Allons chez vous, si vous le voulez bien, proposa Minerva en se levant pour aller régler ses consommations.
L'enquêtrice fit signe à Hermione d'attendre un instant et sortit seule du café avec l'intention de vérifier les alentours. La brunette en profita pour rejoindre l'Écossaise qui empochait sa petite monnaie.
- Je voulais vous remercier d'être venue aujourd'hui. Vous êtes sans doute la seule personne qui puisse m'aider à retrouver des souvenirs… à me rendre ma vie.
- C'est normal, Miss Granger. Soyez assurée de mon soutien dans cette épreuve, lui sourit l'Ecossaise.
Le regard vert se porta sur la blonde qui scrutait l'extérieur et les sourcils se froncèrent.
- Votre amie est... spéciale.
- On peut le penser, mais c'est quelqu'un de bien, certifia Hermione.
- Elle semble effectivement concernée par ce qui pourrait vous arriver.
- Sans elle, je suppose que je serais morte hier.
Minerva se retint de dire qu'elle l'aurait protégée, ayant échoué vingt ans plus tôt.
- Allons la rejoindre.
Elles sortirent du commerce pour se retrouver sous le soleil pale de Calais. Élise revenait vers elles après être allée faire un tour jusque dans l'arrière-cour du café.
- Plus personne ne traine dans le coin.
Le constat posé, Wassermann se mit en route vers son appartement de l'autre côté de la rue. Hermione et Minerva lui emboitèrent le pas, en silence. Il ne leur fallut pas longtemps pour se retrouver dans le studio et Minerva ne rata pas le lit défait et les vêtements qui trainaient pêle-mêle autour de la couche. Hermione rougit en voyant le regard qui parcourait la pièce et la directrice n'eut pas de doute sur ce qui avait pris place dans la pièce. Elle comprit aussi le retard et l'air détendu de la brunette à son arrivée au rendez-vous.
- Je vous écoute, fit Élise en sortant son arme pour la ranger dans un tiroir qu'elle ferma à clé.
Minerva regarda autour d'elle et Hermione se hâta de débarrasser le canapé pour lui permettre de s'asseoir. Elise de son côté avait croisé les bras sous sa poitrine et regardait intensément la vielle femme, attendant.
- Je connais Hermione depuis qu'elle a 11 ans. Tu es venue étudier au collège de Poudlard, en Écosse.
- Ca ne me dit rien...
Minerva sortit sa baguette magique de sa manche et la posa sur ses genoux.
- Savez-vous ce que c'est ? demanda-t-elle à l'intention des deux femmes.
- L'arme avec laquelle on s'est fait attaquer hier. Un truc qui vient d'être inventé, qui incorpore une nouvelle technologie, répondit Elise.
- Et c'est vraiment dangereux, ajouta Hermione en posant sa main sur sa blessure de la veille.
Minerva prit la baguette et l'agita, faisant sursauter les deux femmes. Et quand trois tasses de thé apparurent sur la table qui faisait office de bureau, Élise et Hermione lâchèrent une exclamation surprise.
- C'est une baguette magique, expliqua McGonagall. Ça existe depuis la nuit des temps. Vous en aviez une quand vous étiez à Poudlard, Miss Granger. Ça peut être utilisé comme une arme, mais cela a bien d'autres fonctions. La preuve avec ce thé.
Elise fut la première à réagir, tandis qu'Hermione regardait les tasses en fronçant les sourcils
- C'est quoi cette histoire ? Qu'est-ce que vous venez de faire ?
- C'est de la magie, reprit patiemment Minerva, qui avait eu la lourde tache pendant des décennies d'expliquer aux nés de moldus et à leur famille ce qu'était la sorcellerie en remettant les courriers d'admission à Poudlard. Une infime partie de la population mondiale nait avec des pouvoirs magiques. Hermione en fait partie. Des écoles comme Poudlard, école que je dirige, apprennent aux enfants à maîtriser ce don.
Minerva se saisit d'une tasse de thé et but une courte gorgée.
- Et vous étiez la sorcière la plus douée de votre génération. Une maîtrise des différentes branches de la magie exceptionnelle pour votre âge, continua l'Ecossaise, se perdant dans des vieux souvenirs. Et la guerre contre Voldemort vous a arrachée à votre avenir prometteur.
- Qui est Voldemort ? demanda Hermione.
- Un sorcier qui considérait que les gens normaux devaient être esclaves des magiciens. Nous nous sommes battus contre lui et beaucoup sont morts. Vous en faisiez partie.
- Vous êtes une sorcière... souffla Elise en regardant Hermione avec un oeil nouveau. Dans votre souvenir, les ombres vous ont qualifié, Lexa et vous, de sorcières. C'est donc vrai.
- Je suis morte... blêmit la brunette.
Hermione se massa les tempes, essayant de faire le tri dans ses pensées.
- Putain, j'en ai marre ! Je veux retrouver mes souvenirs !
Elise prit une tasse de thé et la regarda sous toutes ses coutures avant de humer le breuvage.
- Admettons, je dis bien admettons, que ce que vous dites soit… possible. Qu'est-il arrivé à Hermione si elle est morte ? Comment peut-elle être vivante ?
- Je n'en ai aucune idée. Je comptais sur vous pour me le dire, fit doucement Minerva. Cette amnésie est vraiment dérangeante.
- Il faut exhumer le corps et faire des analyses sur les restes enterrés il y a vingt ans pour savoir de qui il s'agit. Votre contact londonien peut faire ça ?
- C'est en cours. La procédure a été lancée ce matin à l'aube. Les résultats devraient tomber dans la journée, répondit l'animagus.
- Que peut-on faire d'autres avec la magie ? demanda Hermione.
Minerva se leva et cligna des yeux. Sous le regard ébahi des deux femmes, elle se transforma en chat.
- Il est trop chou ! fit Hermione en se précipitant pour attraper le chat et le prendre dans ses bras.
Elle le gratta entre les deux oreilles et le chat ronronna dans un réflexe pavlovien, malgré l'air sévère que le félin affichait. Élise se dit que le professeur n'aimait pas être considérée comme un animal de compagnie mais ne pouvait lutter contre ses instincts, à savoir ronronner en réponse aux caresses.
- Je crois que votre professeur préférerait être sur le canapé. En plus j'ai encore des questions à lui poser.
- Mais elle a les poils super doux ! Laissez-moi la gratouiller encore un peu ! supplia Hermione. J'adore les chats...
Elise regarda la brunette avec surprise.
- C'est une réaction purement enfantine.
Hermione baissa la tête et reposa le chat sur le canapé.
- Désolée... dit-elle, contrite.
Le temps de battre des cils et Minerva avait retrouvé un semblant de bienséance en réajustant sa chevelure du bout de ses doigts. Elle lança un regard noir vers Hermione qui choisit de s'asseoir loin avant de retourner son attention vers la blonde qui trépignait d'impatience.
- Qui étaient les personnes qui nous ont attaquées hier ? Des sorciers qui voulaient finir le travail vingt ans après ?
- Aucune idée. Je n'avais jamais vu ces personnes avant, avoua Minerva.
Le téléphone du professeur sonna et, découvrant le nom d'Harry Potter à l'écran, s'empressa de décrocher.
- Oui ? Pardon ? Vous êtes certain ? Car je suis sûre que c'est bien elle en face de moi. Ce serait quoi ? Un clone ? Ca n'a aucun sens ! soupira l'animagus. Elle est sans aucun souvenir de sa vie passée. Oui, la police française est sur le dossier. Un meurtre dont elle serait le témoin. Je n'en sais pas plus, Monsieur Potter. Je vais le demander et je vous rappellerai.
Minerva raccrocha avant de s'adresser à l'amnésique.
- Mon interlocuteur, Harry Potter.
L'Écossaise s'interrompit un instant, espérant un quelconque signe de compréhension de la part de la brunette qui ne vint pas.
- Harry Potter était votre condisciple, votre ami durant votre scolarité.
- Ca me dit rien.
- Il est maintenant le directeur de ce qui correspond à la police pour le monde des sorciers.
- Les informations qu'il vous a transmises, s'il vous plait, coupa Elise qui se moquait un peu de la photo de famille.
- L'exhumation ne permet pas d'avancer.
- Pourquoi ?
- Parce que les tests démontrent qu'il s'agit bien de la dépouille d'Hermione Granger.
- Alors je suis qui ?
- C'est ce que nous devons confirmer parce que je n'ai aucun doute pour ma part. Monsieur Potter suggère que vous veniez à Londres pour que votre identité génétique soit confirmée aussi.
- Euh... non... je n'y tiens pas. La dernière fois que j'y suis allée, j'en suis ressortie avec une blessure. Si vous voulez, je vous donne un cheveu et ça fera bien l'affaire.
- Je pense qu'il souhaite aussi vous voir.
Hermione secoua la tête, pas convaincue, et Elise n'était pas loin de partager son avis.
- Si ça tourne mal, je préfère qu'on reste à Calais, fit la commandant. C'est ma juridiction. Votre... sorcier, il ne peut pas venir jusqu'ici ?
- Je pense que ça doit être faisable.
- Bien. Revenons à vous. C'est quoi l'essence immortelle ? demanda Elise.
- L'essence immortelle ? Aucune idée, répondit Minerva. Vous avez un contexte ?
- Les deux sorcières qui nous ont attaqué ont demandé à Hermione où elle avait caché l'essence immortelle. Donc je voudrais savoir ce que c'est.
- Ca ne me dit rien. Mais je pourrais chercher dans les livres, proposa McGonagall.
- Parfait. Je voudrais aussi que votre chef de la police sorcière fasse un relevé des personnes qui peuvent en vouloir à Hermione Granger et qu'il nous le communique.
- Je lui demanderai.
- Je veux aussi une liste de tout ce que Hermione savait faire.
Minerva leva un sourcil intrigué.
- Elle semble douée dans beaucoup de domaine, les langues, la musique, la médecine, je veux explorer toutes les pistes, précisa la commandant.
- Je pourrais vous indiquer certains éléments, mais ils vont surtout être en rapport avec le monde sorcier et le temps de ses études.
- Il faudrait aussi que vous nous fournissiez tout ce que vous pouvez comme photos sur lesquelles apparait Hermione. Ca peut aider à faire remonter les souvenirs.
- Je vous enverrai tout ce que je vais rassembler.
Elise se tourna vers Hermione qui n'avait pas vraiment participé afin de lui indiquer l'objectif de toutes ces demandes.
- Ca aidera certainement le psy qu'on ira voir.
- Vous projetez de voir un psychiatre ? s'étonna la Directrice.
- Oui, on va tenter l'hypnose.
- Je connais quelqu'un de très bien et de très discret. Je peux la faire venir dans la journée.
- Un psy sorcier ?
- Effectivement. Les sorciers ont aussi des médecins qui sont spécialisés relativement à la condition sorcière qui implique quelques différences, notamment dans les influx nerveux et bien sûr dans les blessures infligées. Il serait difficile de se faire soigner adéquatement par des moldus.
- Moldus ? s'enquit Hermione.
- Non sorcier, traduisit Minerva.
- Je ne sais pas. C'est effectivement un avantage de voir quelqu'un qui est dans le bon domaine, mais en même temps, je n'ai pas confiance, laissa tomber Elise.
- Moi non plus. Je ne la connais pas, votre psy, ajouta Hermione.
- En fait, c'est une de vos anciennes camarades d'école. Pansy Parkinson.
- Ca ne me dit rien, désolée, fit la brunette.
- Rencontrez la, juste pour voir. Je pense que vous allez l'apprécier, sourit McGonagall.
Hermione regardait Elise et Minerva fut peinée de voir que sa brillante élève semblait démunie au point de se rapporter à quelqu'un pour prendre des décisions. La blonde considéra les différentes options qui s'offraient avant de s'adresser à la brunette.
- Un psy reste un psy et si elle est bonne c'est une référence comme une autre. De toute façon je serai présente. C'est non négociable, ajouta-t-elle pour McGonagall, vous pouvez déjà lui dire.
L'amnésique acquiesça de la tête en mâchouillant sa lèvre.
- Je suis sure que nous allons trouver comment vous aider à vous souvenir, ajouta l'Ecossaise avec assurance.
- Je ne sais pas si je veux… les morts, les sorciers… c'est beaucoup.
- Ce qui me conduit à vous poser une autre question, fit la blonde en prenant la balle au bond. Si Hermione est une sorcière, elle peut faire ça ? questionna-t-elle en montrant les tasses de thé.
- Oui, et plus encore. Si elle avait sa baguette, elle pourrait vous faire une démonstration, répondit le professeur.
- Et avec la votre, ça marcherait ? demanda Elise.
- Moins bien, mais on peut essayer, fit l'Ecossaise en tendant la fine tige de bois à la brunette.
L'amnésique lança à nouveau des coups d'œil apeurés vers la blonde.
- Il faut savoir, intima Wassermann.
Hermione tendit la main et referma ses doigts sur l'objet comme si elle craignait de se bruler en le touchant.
- Et je fais quoi maintenant ?
Minerva passa derrière elle et lui saisit délicatement le poignet.
- Dites après moi Wingardium Leviosa, murmura le professeur en faisait bouger la main de son ancienne élève dans un geste précis.
Hermione se concentra et refit exactement ce que l'Ecossaise avait fait en répétant les mots mais rien ne se passa.
- Hmmm... vous êtes sure que j'ai des pouvoirs magiques ? demanda la brunette en haussant un sourcil.
- Vous êtes même très douée.
- Ce n'est pas très probant, fit amèrement la brunette.
- Attendez de rencontrer Pansy. Si quelqu'un peut trouver ce que vous avez, c'est bien elle. Elle vous remettra sur pied, j'ai confiance.
Et voilà ! La suite la semaine prochaine !
Gros bisous !
Link9 et Sygui
