Après s'être salué, tous les Dieux reprirent le chemin de leur demeure ou reprirent leur activité laissée vacante pendant leur absence. Suigetsu prenant Karin dans ses bras, disparut dans une gerbe d'eau pour rejoindre leur palais sous marin. Il devait préparer leurs affaires et celles de leurs enfants, les sirènes et les tritons, avant d'aller rendre visite à la belle famille. Sakura, Tenten et Ino partirent tranquillement vers les cascades chatoyantes du mont Olympe afin de profiter des danses et des chants des Nymphes et des Naïades avant de reprendre leurs obligations. La déesse de la chasse voulait se reposer avant de repartir vers son char lunaire car en tant que protectrice de la lune, elle avait le devoir de se faire lever et coucher cet astre. Fu et Choji parlèrent tranquillement avant de repartir vers les champs et les vignes afin de former les mortels sur l'art de la Culture et de la vinification. Ils discouraient chemin faisant sur l'organisation éventuelle d'une fête pour célébrer la nouvelle naissance.

Gaï rejoignit les Muses afin de leur conter l'événement, accompagné par Lee. Temari essayait tant bien que mal à intéresser Shikamaru à l'éventualité de faire quelque chose d'autre que de rêvasser sous un arbre avant d'abandonner et repartir vers son temple où elle pouvait entendre les demandes de Justice des Mortels. Les Parques reprenaient la route vers l'Enfer afin de nouveau refaire tourner la roue de la Destiné. Kakashi monta dans son char de feu tiré par ses chevaux aux crins et aux sabots flamboyants. Il était bientôt l'heure d'aller coucher le soleil. Tsunade, quant à elle, regardait tout ce beau monde quitter son palais en compagnie de Shizune en pensant que la journée avait été riche en émotions. Elle fut interpellée par Naruto.

" - Tsunade, tu crois vraiment que maintenant je vais me mettre à grandir ? demanda-t-il doucement, la tête baissée mais avec de l'espoir dans la voix.

- Je l'espère Naruto, je l'espère pour toi. répondit la reine des Dieux.Nous verrons le résultat désiré par la naissance de ton frère que quand celui-ci aura atteint l'âge de cinq ans et qu'il aura le même développement corporel que toi. Il faut que vous rentriez en résonance tous les deux pour que cela marche. Mais dis-moi, Naruto, pourquoi cela te tient-il à coeur de grandir ?

- Et bien... commença Naruto. Je suis fatigué de devoir toujours me battre pour qu'on me prenne au sérieux. A cause de mon apparence, on me juge immature, indigne de recevoir et de ressentir une quelconque affection autre que pour celle d'un enfant. Les Nymphes se rient de moi quand j'essaie de les séduire, ...et c'est encore pire quand ce sont des mortelles, même en leur montrant que je suis un dieu. Ne parlons pas de Sakura. Tu sais que je suis attiré par elle mais elle m'envoie toujours promener de façon plus ou moins brutale. Toutes ne voient que le corps chétif d'un garçonnet et non mes pensées qui sont celle d'un jeune homme.

Après une petite pause, avant que Tsunade reprenne la parole, il continua en disant :

- Même si je n'aime pas le reconnaître, je dois avouer que ce que Kankuro m'a dit tout à l'heure n'est pas totalement faux. Certes, je distribue l'amour et je permet à toutes les créatures de trouver leur partenaire que ce soit momentanément ou pour toute la vie. Cependant, je ne connais pas ce réchauffement qui nous prend le coeur quand on est avec l'être aimé, ce sentiment qu'on est près à tout, même à donner sa propre vie pour l'être chéri, quitte à déclencher une guerre comme Paris ou à braver mille dangers comme Ulysse pour retrouver Pénélope. Il n'a pas tord de l'affirmer. Je voudrai le ressentir au moins une fois dans ma vie ; mais surtout de me sentir aussi aimer comme un homme par quelqu'un de sincère et fidèle. Et ce n'est pas dans un corps d'un enfant que cela risque d'arriver. Soupira sérieusement le dieu de l'Amour.

- Tu le vivras un jour, Naruto, je te fais confiance pour ça. déclara Gaara qui venait d'arriver en s'agenouillant près de lui et en posant sa main sur son épaule. Tu as toujours atteint tes objectifs. Comme ta mère et ton père, tu n'abandonnes jamais.

- Et oui ! Je suis le fils du dieu de la Guerre et de la déesse de la Beauté et des Plaisirs ! Ce n'est pas pour rien. se mit à sourire la divinité de l'amour. Merci Gaara. Tu es vraiment un ami."

Gaara allait répondre quand il fut bousculé par quelqu'un. C'était Kankuro qui partait la mine sombre et semblant vouloir quitter rapidement les lieux. Il interrompit un instant sa course avant de fixer le petit groupe avant de repartir. Nul ne savait à quoi il pensait mais cela ne présageait rien de bon.

"- Pfff, souffla Naruto. Il me fait quand même de la peine. Son regard avait l'air si triste et sombre. J'aimerai l'aider car je sens qu'il n'a pas mauvais fond. Malheureusement, je ne sais pas comment.

- Je te reconnais bien là, Naruto. déclara Shizune avec un sourire. Toujours envie de voir ton entourage heureux et à vouloir les protéger. Je sens que tu vas devenir un grand dieu quand tu pourras utiliser tout ton potentiel au moment où ton corps aura atteint sa maturité. Tu es notre rayon de soleil.

- Gaara et Shizune ont raison. Tu vivras tout ce que tu désires. Et puis, tu trouveras ce qui faudra faire avec Kankuro. En attendant, nous ferons attention à lui et nous l'aiderons le mieux que nous pourrons pour l'aider. Car comme tu l'as senti, ce sont la tristesse et l'orgueil qui guident ses pas pour le moment. affirma Tsunade. Tu..Mais que fais-tu Jiraya ?

Tout le groupe se retourna et pu apercevoir le dit Jiraya se faufiler en catimini pour éviter le regard de son épouse afin de sortir sans être vu.

- Et bien, ma chère femme, je... balbutia le dieu des Dieux.

- Ah non ! Pas encore un de tes mensonges ! Je sais très bien ce que tu veux faire ! Tu veux rejoindre les mortelles pour jouer avec elle, hein ! Ta gueule de bois de ce matin, ne te suffit pas ! Revient ici, mari indigne... vociféra en colère Tsunade qui se mit à courir derrière Jiraya prenant la fuite devant sa furie d'épouse et laissant le petit groupe pantois.

- Et bien, rien ne change, c'est assez rassurant. fit souligner Gaara. Bon, il faut que j'y aille. Depuis que je suis parti, c'est le calme plat sur les Océans. Les bateaux ne peuvent plus se mouvoir. Les mortels commencent à vouloir me sacrifier une jeune vierge. Si je veux éviter ça, je vais devoir accomplir mes fonctions. Au revoir tout le monde.

Le dieu des Vents disparut dans un souffle faire ce que son devoir lui commandait.

- Je vais y aller aussi, Naruto. Je vais retourner voir comment se porte ta mère. Bon courage à toi car je crois que pour certains, l'amour n'attend pas et réclame ton arc, tes flèches et ton carquois. dit Shizune en remontant les escaliers de marbre du palais de Jiraya.

- Oui, merci Shizune. A plus tard. Tu diras au revoir de ma part à mes parents. J'y vais." répondit le dieu de l'Amour en déployant ses ailes immaculées et s'envolant en direction de son palais pour prendre ses affaires et repartir en mission.

En marchant vers la chambre de Kushina pour voir si tout se passait bien, Shizune songea à Sasuke. Elle espérait que à son amie ne l'ait pas mis au monde que pour Naruto et régler son problème de croissance mais parce qu'elle avait aussi envie d'un autre enfant. Grandir en sachant qu'on était qu'un remède à un problème ne doit pas être très plaisant à vivre. La déesse des naissances se demandait aussi quel étaient les sentiments de Naruto à ce sujet mais pour le moment, elle jugea que cela pouvait attendre. Elle poussa doucement la porte et put voir Minato endormi sur le lit d'appoint alors que Kushina, réveillée, donnait le sein pour nourrir son nouveau-né.

En voyant Shizune, la déesse de la Beauté sourit avant de retourner à la contemplation de l'enfant. Non, ce n'était pas le moment de casser cette magnifique image de son amie avec son nouveau fils. Et puis, avec ce sourire et ses yeux pétillants d'amour, on pouvait voir que la mère ressentait de profonds et sincères sentiments pour lui. Tout ce qu'elle espérait était que personne ne se serve des circonstances de cette naissance pour faire souffrir cet enfant en lui mettant de fausses idées dans la tête, comme le fait qu'il n'était pas aimé alors qu'il semblerait que ce soit faux. Shizune se promit donc d'en parler avec Kushina et Minato ainsi qu'avec Naruto. Elle ferma la porte et se rapprocha du lit pour s'y asseoir.

Pendant ce temps, sur la terre des Hommes, un homme regardait effarer du haut d'une colline le spectacle qui s'étalait devant lui : Pompéi dévasté et la lave encore incandescente qui descendait les flans du Vésuve. Il fit faire demi-tour à sa monture et repartit vers Rome. Il mit plusieurs jours pour arriver à la capitale de l'Empire Romain. Il pressa son cheval déjà au bord de l'épuisement. Après quelques instant, l'homme arriva devant une des plus grandes et riches demeures que comptait la ville. Il poussa le portail en bois pour rentrer dans une cour entourée de plusieurs bâtiments. Un esclave arriva et lui prit la bride de son cheval. S'en attendre, le cavalier descendit et se dirigea avec grande enjambée vers la porte d'entrée de la demeure. Là, sans se faire annoncer, il s'y engouffra pour se retrouver devant le maître des lieux prévenus par le bruit.

"- Mon cher cousin, que ce passe-t-il ? Ne deviez vous pas être à Pompéi en ce moment ? demanda le chef de famille.

-Oui, cousin. Malheureusement, j'ai une terrible nouvelle à vous annoncer à tous. Je... répondis gravement le cavalier.

- Attendez. Allons dans le salon, les Anciens et la famille y sont réunis. Vous m'exprimerez devant tout le monde car cela me semble grave. Interrompit le maître de maison.

Les deux hommes rentrèrent donc dans une salle aux murs décorés de fresque relatant les exploits des héros antiques. Toutes les personnes présentes étaient richement habillées montrant leur position élevée dans la société romaine. Les femmes étaient assisses sur des canapés de velours, soutenus par des pieds sculptés en patte de fauve. Les hommes discouraient sur les récentes décisions du Sénat. A l'entrée des deux protagonistes, toutes les discussions s'interrompirent et d'un seul mouvement, les têtes se tournèrent sur eux.

"- Ma chère épouse, chère belle-soeur, toute ma chère famille, il semblerait que notre cousin ici présent a une terrible annonce à faire. affirma avec force le pater familias. Je lui laisse la parole.

- Merci, cousin. Ce n'est pas facile à dire mais j'ai assisté à un terrible spectacle. Il semblerait que les Dieux en colère ont décidé de punir Pompéi...Le Vésuve s'est réveillé et a anéanti la ville...informa le triste messager.

- Oh mon dieu ! Comment est-ce possible ? Y a-t-il des survivants ? demanda l'épouse du maître de la demeure, effarée.

- Non, malheureusement, aucuns survivants. Je suis désolé. conclue-t-il tristement en tournant son regard vers la femme assisse à côté d'elle.

- NON ! NON !" cria cette dernière les larmes aux yeux avant de s'évanouir.

Les femmes présentes dans le salon se précipitèrent auprès de leur compagne et l'emmenèrent dans sa chambre alors qu'on envoya un esclave allé chercher un guérisseur. Toutes les personnes dans la salle la regardèrent sortir. Ils avaient tous le regard triste et compatissaient à sa douleur.

Ce regard est une fierté pour cette famille car aucunes autres ne possédaient les yeux que les Dieux avaient créé pour eux : des yeux blancs tirant un peu sur le violet pour certains d'entre eux mais surtout des yeux sans pupille. Lorsqu'on ne connaissaient pas un de leur membre personnellement, on pourrait penser qu'ils étaient tous aveugles. Et pourtant, les Dieux leur conférèrent la capacité d'avoir la meilleure vue du monde terrestre. D'un côté, une bénédiction dans les batailles, l'espionnage et dans l'art de détecter les mensonges mais de l'autre, une malédiction car beaucoup de leurs ennemis cherchaient sans cesse le secret de leur pupille ou de les corrompre et les pousser à trahir leur nation. Ils durent faire face à un bon nombre de tentative d'enlèvement. Pourquoi les Dieux avaient-ils bénis cette famille en leur faisant ce don qu'elle transmettait de génération en génération ?

Nul le sait vraiment. Certains disent que c'est dû à leur ancêtre, descendant de la déesse Mère et fondateur de la ville de Rome. Cette hypothèse était appuyé par le fait qu'un lien avec la famille impériale existait et qu'il pouvait prétendre au trône d'empereur si Rome n'était pas devenue une république. Grâce à ce lien, le chef de famille possédait une place au Sénat romain sans avoir à subir des élections. Elle était l'une des plus nobles maisons que l'Empire romain possédait. D'autres affirment que c'est pour remercier cette famille de sa piété et de leur confiance que les Divinités leur conférèrent ses yeux. Pour elle, rien n'arrivait par hasard et que c'était la volonté des Dieux. Chaque membre priait et faisait des offrandes aux Temples quelque soient les circonstances. Ils ne rataient aucunes célébrations. Cette famille est nommée les Hyuga et son chef est Hiashi Hyuga.

Ce dernier, fort qu'il était pour cacher ses sentiments, fut pourtant grandement ébranlé par la nouvelle que son cousin venait de clamer. Il dut s'asseoir ainsi que beaucoup d'autres membres. Les femmes durent prendre l'air ou se serrer dans les bras de leur époux pour pleurer tout leur sous.

"- Mon dieu ! Mon frère était parti à Pompéi pour régler une affaire commerciale. Hizashi avait eu un mauvais pressentiment et m'avait supplié de l'envoyer à ma place. Il sentait que quelque chose allait se passer mais comme l'affaire était importante, il avait préféré partir... se lamenta Hiashi.

- Pourquoi les Dieux nous ont-ils abandonnés ? Nous avions fait pourtant des offrandes aux temples pour le protéger et que l'affaire se finisse rapidement. Dit un autre cousin présent.

- Quand je pense qu'il laisse derrière lui une femme et un jeune fils âgé de seulement deux ans. Pauvre enfant. Murmura la matriarche.

- Nous ne devons pas douter des Dieux. Il doit y avoir une raison pour que tout cela se soit passé ainsi. Son fil de vie a été coupé, c'était sa destiné. Ils doivent avoir surement des plans pour nous tous, les simples mortels, affirma le patriarche.Nous devons maintenant honorer son corps et son âme afin de le guider vers le Styx et vers le royaume de Saï.

- Oui, vous avez surement raison, père, mais cela est douloureux de penser que mon neveu ne pourra jamais connaître son père, consentit Hiashi.

- Nous ferons tout pour que son fils Neji connaisse son père car nous l'avons connu et nous le portons dans nos coeurs. Nous lui apprendrons qui était son père et ce qui l'a fait pour notre famille. Nous honorons nos défunts, nous les Hyuga et ce n'est pas maintenant que cela changera, ajouta avec détermination la matriarche qui avait vu beaucoup de membres de sa famille décédés avant elle.

- Oui, vous avez tous raison. Nous allons panser notre plaie puis nous organiserons le service funéraire pour honorer mon frère, déclara Hiashi. Allons, mère et vous aussi ma tendre épouse, allez voir comment se porte ma belle-soeur et proposez lui votre aide, mais surtout transmettez lui la sympathie de toute la famille.

- Bien, répondirent les deux femmes en se levant pour partir vers la chambre de la jeune veuve.

- Quand au conseil familial, nous allons nous réunir pour organiser des funérailles à notre membre disparu, ordonna Hiashi.

- Très bien !", clamèrent en coeur toutes les personnes encore présentes dans le salon.

Alors que chaque membre quitta la pièce, Hiashi se tourna vers un portrait qui les représentait son frère et lui à leur mariage. Ils s'étaient mariés le même jour et avec des soeurs jumelles. Un mariage entre jumeaux car oui, son frère et lui étaient nés le même jour. Ce jour-là, leurs parents se sentirent bénis des Dieux et commandèrent plusieurs sacrifices pour les remercier. Plus tard, lorsque leur père tomba malade l'empêchant de poursuivre sa tâche, ils durent choisir le nouveau chef de famille. Comme la tradition l'exigeait, ce fut lui car il était sorti de la matrice maternelle quelques minutes avant son frère. Cependant, Hizashi s'avéra être un très bon conseiller. A chaque décision importante, le nouveau chef n'oubliait jamais de demander son avis. La richesse et le prestige de la famille s'en vit renforcer.

Le mariage de Hizashi fut béni par la naissance d'un fils également fêté en offrande aux Dieux. Malheureusement, pour lui, ce ne fut pas le cas du sien. Le ventre de son épouse, Hitomi, reste désespérément vide, refusant d'abriter la vie. Sa femme en est attristée et prie tous les jours pour que les Dieux lui accordent un enfant mais pour le moment, les divinités restent sourdes à ses prières. Fortement amoureuse de son mari, elle a peur d'être répudiée pour cause de stérilité. Heureusement, Hiashi la rassure tant qu'il le peut lui prouvant la profondeur de ses sentiments en s'opposant à certains membres du conseil qui souhaitent le voir épouser leur fille pour mettre la main sur la direction de la famille.

Il craint que la mort de Hizashi ait des conséquences sur l'avenir de cette dernière. Ils avaient convenu, son frère et lui, que si sa bien-aimée ne pouvait pas lui donner un héritier, il désignerait Neji, son neveu, comme tel. Ils espéraient ainsi éviter une guerre de succession qui serait fatale pour la famille. Malheureusement, vu son âge et l'absence de son père pour le protéger, l'avenir du jeune enfant semblait bien sombre. Hiashi prit une décision, s'empara d'un couteau et sortit pour se rendre dans un petit temple au fond de la propriété Hyuga. Arrivé à l'intérieur, il alluma le feu de l'antre sacrificiel qui dégagea dès lors une odeur d'encens. Il prit le couteau et s'entailla la main. Il la tendit au dessus du feu et laissant les gouttes de sang tombées dans les flammes, porta ce serment :

"- Vous, mes ancêtres, écoutez-moi et soyez mes messagers auprès des Dieux ! Moi, Hiashi, chef de la très grande famille Hyuga, la plus noble parmi les nobles, je prête serment par mon sang versé et devant tous les Dieux de l'Olympe de veiller sur l'épouse de mon frère Hizashi et sur son fils, Neji, de les protéger et de les chérir ! Nuls ne leur fera du mal, et le moment venu, je lui donnerai la place qui lui revient !"

Son serment finit, Hiashi se banda la main et rejoignit sa demeure afin de présider le conseil et organiser les funérailles de son frère. Ce fut un moment pénible pour tout le monde, surtout pour la jeune veuve. Après être partis sur les terres désolées de Pompéi pour essayer de retrouver le corps du défunt, les Hyuga durent faire face à la dure réalité : ils ne pouvaient récupérer aucun corps. La lave avait tout englouti. La mort dans l'âme, ils durent retourner à Rome annoncer la nouvelle. Entendant cela, l'épouse de Hizashi tomba malade de désespoir de ne pas pouvoir dire au revoir à son époux et lui mettre sur les yeux les deniers pour payer Oroshimaru, le passeur des Enfers. Afin d'honorer son frère, Hiashi décida de faire construire un temple à l'abord de Pompéi, consacré à Saï afin que des prêtres y officient et guident de leurs prières les âmes des défunts dépourvus de sépulcre.

Touchée par cette action, Ino intervint auprès de son divin époux pour qu'il les accepte au royaume des Enfers. Saï, qui ne pouvait rien refuser à son épouse tellement il l'aimait et par crainte de sa colère, le lui accorda en ordonnant au passeur de faire son devoir. Il faut avouer qu'il commençait à fatiguer de voir ses âmes errantes sur le bord du Styx attendant qu'on leur donne des funérailles pour qu'enfin Oroshimaru daigne les faire passer. La souveraine des Enfers, heureuse, rentra auprès de son mari plus tôt que prévu précipitant l'arrivée de l'automne et de l'hiver. Les Hyuga l'interprétèrent comme un signe. Leur regretté parent a pu rejoindre leurs ancêtres dans leur repos éternel.

La famille ensuite se réfugia dans leur maison de campagne afin de soigner la veuve qui s'affaiblissait malgré les bons soins de sa belle-soeur et de son beau-frère. Ceux-ci prirent sous leur aile le petit Neji et le confièrent à une nourrice le temps que sa mère prénommée Hina aille mieux. Ils priaient Tsunade et Shizune, protectrices des mères, de lui venir en aide et de ne pas laisser un enfant orphelin. L'automne et l'hiver passèrent. La jeune veuve aidée par sa famille et poussée par le désir de prendre soin de la seule chose que son défunt époux lui avait confié : son fils Néji, se rétablit doucement. Cependant, elle resta fragile tout le long de sa vie. Les saisons s'enchaînèrent et passèrent avec son lot de joie et de tristesse. Neji grandissait dans le souvenir de son père et l'amour de sa mère, son oncle et sa tante. Plus il grandissait, plus il faisait la fierté de la famille malgré son jeune âge. Quand il atteignit l'âge de huit ans, plusieurs événements eurent lieu changeant son destin ainsi que celui de la famille Hyuga.