Pendant que Hiashi se battait avec les anciens désireux de le voir changer d'épouse, Hitomi se prépara donc à faire son devoir de maîtresse de maison. Après avoir pris ses affaires, elle se dirigea vers les thermes de la maison afin de procéder à sa toilette. Elle espérait aussi détendre son corps qui était tout courbaturé. Il semblerait que sa nuit de passion avec son mari a eu quelques répercussions sur celui-ci. Sur le chemin la menant aux bains des femmes, elle croisa sa soeur, si rendant aussi, qui lui proposa de l'accompagner. Elles pourront discuter des derniers potins. Hitomi sourit à sa déclaration car même si elle-même n'était pas très encline à ce genre de chose, elle savait que Hina s'en amusait beaucoup. Les deux jeunes femmes possédaient une personnalité totalement différente. Hitomi est discrète, timide, douce et profondément clémente et gentille. La veuve de Hizashi est plus expressive, enjouée et elle n'a pas sa langue dans sa poche. Elle avait pourtant reçu la même éducation que sa sœur. Hina savait juste s'en servir en public et être une Hyuga par excellence devant la famille et les autres citoyens. Mais en privé, elle laissait sa vraie personnalité s'exprimer. Arrivées à destination, les deux jeunes Hyuga demandèrent à une esclave présente de leur préparer les bassins. Dès que tout fut prêt, elles se déshabillèrent et rentrèrent dans l'eau chaude et salutaire. Soudain, Hitomi entendit un cri de surprise provenant de sa sœur et se tourna vers elle. Elle la vit une main sur sa bouche, l'autre tendue vers elle et des yeux surpris mais rempli de malice.
"- Ma chère sœur,s'exclama-t-elle, mais que vois-je sur votre cou, vos épaules et la naissance des attributs de toute femme.
Elle s'approcha d'Hitomi tout en continuant à s'exclamer :
- Mais ce sont des preuves d'amour... Oh, petitecachottière! Tu as passé une folle nuit avec ton mari !
- Ma sœur, non, voyons,... essaya de nier Hitomi aussi rouge que sa serviette qui trônait sur le bord du bassin.
- Ne le nie pas, je le vois bien. La coupa cette dernière. Mon cher beau-frère t'a bien marquée de son empreinte. Personne ne peut pas douter que tu lui appartiens après tout ça. Ah la la, tu es toujours aussi pudique, ma chère.
- ...
- Et tu oses ne pas m'en parler. Tu sais bien que je ne vis que par procuration", continua-t-elle, en faisant la moue et en croisant les bras.
Elle abordait un visage penaud de ne pas avoir été dans les confidences de sa sœur. Cette dernière crut qu'elle lui avait fait de la peine. Elle savait que sa cadette de quelques minutes était encore amoureuse de son défunt mari et qu'elle ne souhaitait pas se remarier. En tant que veuve, Hina était libre de faire de nouvelles épousailles ou non. Personne ne pouvait l'y forcer, contrairement, aux jeunes filles en âge d'être épousées. Les mariages arrangés étaient une chose courante dans la grande société romaine permettant à deux familles de se lier à jamais. Heureusement, Hitomi et sa sœur purent faire un mariage d'amour car les intérêts de la famille concordaient avec leurs sentiments. Depuis, Hiashi avait réussi à décréter une nouvelle loi : on demandait désormais l'avis des concernés. Par contre, si la jeune fille ou le jeune garçon refusait toutes les propositions de mariage ou ne présentaient pas un ou une fiancée avant leur vingtième anniversaire, on leur demandait de choisir un des contrats dans les plus brefs délais. Sinon, ils devenaient une Vestale pour les jeunes filles ou un prêtre pour les jeunes garçons. A l'heure actuelle, tous les désirs et les efforts de la veuve de Hizashi étaient tournés vers son fils Neji. Elle l'aimait plus que sa vie.
"- Je suis désolée.S'excusa l'épouse du héros du jour avant d'entendre un éclat de rire.
-AAH!Aah! Mais non, je te taquine...Mais dis moi, il est doué ton mari ?Demanda Hina avec un clignement de l'oeil.
Mais s'en attendre la réponse qu'elle savait ne pas recevoir car Hitomi était la plus discrète et timide des deux, elle éclata encore plus de rire avant qu'une quinte de toux lui fasse cracher ses poumons.
- Ma sœur ! Tu tousses ! Il faut sortir de l'eau, s'inquiéta la maîtresse de maison.
- Ça va aller, ne t'inquiète pas." rassura-t-elle tout en cachant sa main sous l'eau qu'elle avait mis sur sa bouche au moment de sa toux et qui maintenant arborait une petite tâche rouge.
Elles sortirent tout de même du bain et s'habillèrent. Hitomi et Hina décidèrent de rendre une visite à la nouvelle mère pour voir si tout se passait bien pour elle. Elles n'aimaient pas trop leur cousine par alliance car elle était hautaine et orgueilleuse. Shina prenait surtout de haut toute la maisonnée traitant les esclaves comme des chiens alors que l'épouse de Hiashi, soutenu par ce dernier, avait ordonné de bien les traiter, en être humain. Aucuns châtiments corporels ne devaient leur être infligés et leurs enfants recevaient une instruction ou tout du moins l'apprentissage de l'écriture et de la lecture. Ce n'était pas au goût de cette femme mais elle devait s'y plier car ce n'était pas elle qui régissait la demeure mais bien Hitomi. Cette dernière ayant bon coeur arrivait toujours à lui trouver une raison à son comportement ou du moins espérait qu'elle changerait au contact de son mari aimant qui était gentil et généreux. La veuve d'Hizashi, par contre, plus lucide, ne lui faisait pas confiance. Elle la trouvait fourbe et hypocrite. Elle s'était promise de la surveiller. Pour l'heure, la soeur d'Hitomi se devait d'assister celle-ci dans son devoir. Et celui-ci réclamait qu'elle rende visite à la nouvelle mère. Neji qui rentrait du jardin, les croisa et décida d'accompagner sa mère et sa tante. Il avait encore du temps avant de rencontrer ses précepteurs.
Lorsque les deux femmes arrivèrent à la chambre de la mère de Shion, elles la trouvèrent agacée, et un rien ne pourrait la rendre furieuse alors que sa fille pleurait dans son berceau. Hitomi lui demanda donc :
"- Ma chère cousine, nous sommes venues vous rendre visite. Mais que se passe-t-il ?
- C'estShion, elle ne fait que pleurer. Ses pleurs ont réveillé mes migraines. répondit-elle, la colère s'entendait dans sa voix.
- Elle a peut-être faim. Ne voulez-vous pas la mettre à votre sein pour la nourrir ? Puis-je la prendre ?
- Vous pouvez la prendre si cela vous fait plaisir. Et non, je ne souhaite pas l'allaiter. On m'a toujours dit que cela déformait la poitrine et je ne veux pas subir cela." ajouta leur cousine de plus en plus agacée.
Le ton employé ne plut pas à Hina Cette femme était vraiment obnubilée que par elle-même et son corps. Elle ne prenait pas soin de sa fille et ce qu'elle venait de formuler était totalement faux. La jeune veuve en savait quelque chose puisqu'elle a elle-même allaité son fils. D'ailleurs pensant à lui, qui était resté dans l'ombre de la porte, elle se tourna et lui pria :
"-Neji, va aux quartiers des femmes et demande à ce qu'une nourrice vienne ici pour s'occuper de l'enfant."
Le jeune garçon acquiesça et après les avoir saluées, partit accomplir sa mission. Au bout de quelques minutes, il revint avec l'aide salutaire souhaitée qui s'avéra être une esclave rondouillarde et qui avait accouchée il y a peu d'un enfant mort-né. Ses seins étaient remplis de lait qui ne demandait qu'à être bu. L'esclave prit Shion dans ses bras et s'installant dans un coin commença à lui présenter son mamelon que la petite engouffra dans sa bouche, avide de ce liquide de vie. Alors que sa fille se nourrissait goulûment vu sa faim, sa mère s'adressa à Neji d'un ton mielleux.
"- Bonjour,Neji, je suis ravie de te rencontrer.
- Bonjour, madame. Répondit, stoïque, le jeune garçon qui lui non plus n'avait pas vraiment aimé le ton de la dite dame avant qu'il n'aille chercher la nourrice.
- Pas de madame, entre nous, je suis votre cousine, certes par alliance, mais nous faisons parti de la même famille.
-..."
En l'absence de réponse du jeune Hyuga, Shina perdit quelque peu le sourire qu'elle avait affiché lorsqu'elle l'avait vu. Ayant entendu que le garçon avait accompagné sa mère, elle avait décidé de commencer sa mission de séduction afin de mettre le grappin dessus pour sa fille lorsqu'elle sera en âge de se marier. Malheureusement pour elle, il avait entendu les propos et le ton qu'elle avait employé tantôt. Ce qui n'était pas en sa faveur. En cet instant, la nouvelle mère a regretté de ne pas avoir freiné son énervement à l'entrée de ses cousines. Devant le silence qui commençait à être assourdissant, Hitomi reprit la parole :
" Cousine, je vais vous laisser cette esclave à votre service en tant que nourrice. Prenez-en soin car sans elle, votre fille,Shion, risque de tomber malade si elle ne mange pas régulièrement. Je vais lui faire installer une chambre près de vos appartements pour qu'elle soit au plus vite à son chevet en cas de besoin.
- Vous avez tout à fait raison, ma cousine. Je vous en remercie, Répondit Shina d'un ton où transpirait l'hypocrisie.
- ...
- Vous savez, je peux sembler quelque peu dépassée et énervée par les événements et vous aurez surement raison, mais... continua-t-elle.
- Vous n'avez pas à vous justifier. Vous avez vécu un événement, certes heureux, mais éprouvant pour vous hier. C'est normal que vous en soyez éprouvée. Rassura Hitomi toujours enclin à excuser les autres.
- Vous avez raison encore une fois, ma chère. Sachez que je suis heureuse d'avoir mis au monde Shion. Mon mari était tellement heureux et fier qu'il n'ait pas pu s'empêcher d'en parler à tout le monde et de la montrer. Ria quelque peu la mère de l'enfant nouveau-né.
Les soeurs sourirent quelque peu à ce souvenir : leur cousin, sa fille dans les bras et marchant dans toute la demeure pour leur présenter sa petite Shion. Sa femme continua cependant avec un ton désolé :
- Quel malheur que vous ne puissiez pas connaître et apporter à votre mari un tel bonheur. Je prie tous les Dieux pour que cela advienne et que le conseil arrête d'harceler votre époux.
- Je vous remercie, cousine. Nous allons vous laisser vous reposer ainsi que Shion qui apparemment a fini de boire et s'est endormie." répondit Hitomi avec émotion.
La veuve de Hizashi fulminait derrière elle. Elle se retenait de dire ses quatre vérités à cette hypocrite. Elle savait qu'elle avait fait exprès de rappeler à Hitomi sa situation en lui faisant comprendre qu'elle était précaire si le conseil arrivait à convaincre Hiashi de se séparer d'elle. Hina sait aussi que sa soeur est incapable de penser que les paroles prononcées par leur cousine par alliance ne venaient pas du coeur. Elles ne reflétaient pas les vraies pensées de cette dernière. Cela renforça sa conviction qu'elle devait la protéger de cette femme ainsi que son fils. En effet, la mère de Neji avait compris son petit manège en voyant son changement d'attitude lorsqu'elle l'a vu. Elle devait le mettre en garde. Cependant, cette précaution ne sera pas nécessaire. En effet, son fils s'était rendu compte seul que la femme blonde qu'il a rencontré aujourd'hui était fausse. Les deux soeurs et Neji sortirent donc et laissèrent leur cousine avec sa fille et la nourrice.
Dans le couloir, Hitomi sécha une larme alors que Hina lui prenait la main. Dans la chambre, la responsable de ses pleurs perdit son sourire hypocrite alors que la nourrice alla chercher ses affaires pour s'installer dans la fameuse chambre que sa maîtresse allait mettre à sa disposition pour elle. La jeune blonde fulminait contre Neji qui lui avait résisté malgré ses huit ans. Ce ne sera pas facile mais elle n'abandonnera pas. La colère augmenta lorsqu'elle pensa aux conseils de sa cousine : prendre soin de sa fille pour qu'elle soit en bonne santé. Oui, elle allait prendre soin d'elle mais pas seulement pour sa santé mais aussi pour faire d'elle une des femmes les plus importantes de Rome. L'esclave avait d'autres pensées. Elle était assez satisfaite de sa situation même si elle avait un peu peur de la mère de l'enfant dont elle avait la charge. En effet, elle avait vu que cette petite fille allait avoir besoin d'amour et malheureusement, elle ne pourra pas beaucoup compter sur sa mère pour recevoir de l'affection. Aimant les enfants plus que tout et toujours dans la souffrance d'avoir perdu le sien, elle se promit de tout faire pour ce bébé que la destinée a mis sur son chemin.
Là-dessus, Hiashi et les membres du conseil de famille sortirent enfin d'une interminable réunion. Tout le monde pouvait voir que le chef des Hyugas retenait sa colère. Encore une fois, il a dû batailler pour garder Hitomi auprès de lui. En voyant son épouse arrivée avec sa soeur et Neji, celui-ci se rappela le déroulement de la réunion. Certains anciens avaient profité de son absence pour rédiger une demande de répudiation à l'encontre de sa tendre épouse. Elle n'attendait plus que sa signature. Hiashi s'était mis dans une colère noire en refusant de le signer. La moitié du conseil le soutenait n'ayant pas apprécié leur procédé et leur cachotterie. L'autre moitié soutenait les anciens, fautifs de cet acte, comprenant la nécessité de garantir une stabilité au sein de la famille. Une guerre de succession n'était pas à envisager. Ce serait préjudiciable pour sa réputation et sa crédibilité au sein du Sénat. Tous avaient balancé leurs arguments sans parvenir à trouver une solution. Le seul compromis qu'ils ont tous pus trouver fut un ultimatum : si Hitomi ne tombait pas enceinte dans les six mois, il devra signer l'acte de répudiation. Hiashi réalisa donc qu'il devra mettre à exécution ses projets finaux concernant son neveu beaucoup plus tôt que prévu. C'est vrai qu'il aurait aimé en discuter avec eux avant de l'exécuter. Il pourrait aussi attendre qu'Hitomi porte un futur héritier jusqu'à la dernière minute avant d'annoncer ses plans. Malheureusement, il avait besoin de couper l'herbe sous le pied des comploteurs du conseil car il avait peur qu'on s'en prenne à son aimée par tous les moyens qui existent : poisons, herbes contraceptives... Ignorant les pensées de leur chef, les Hyuga se dirigèrent vers la salle à manger pour prendre enfin un repas bien mérité. La mère de Shion et son époux qui était allé la chercher se joignirent à l'assemblée laissant leur fille au soin de la nourrice. Le cousin d'Hitomi la remercia pour le service de cette dernière avant d'aller s'asseoir. Durant le festin servi, Hiashi prit la parole et annonça :
"- Ma chère famille, j'ai une grande annonce à faire. Comme vous avez pu le constater, depuis hier, mon épouse, ma belle-soeur et mon neveu nous ont rejoints au sein de la maison principale. J'ai pris la décision de fournir à Neji l'éducation la plus complète, digne d'un héritier.
- Quoi ! MaisHiashi, avec tout le respect que je vous dois ainsi qu'à votre défunt frère,Nejin'est pas votre fils et vous êtes encore jeune et en bonne santé. Vous pouvez encore espérer avoir une descendance si vousdéniez...
- Je vous remercie de votre intérêt à mon encontre, cher membre du conseil, mais nous en avons déjà parlé, l'interrompit Hiashi.
-...
- Bien, donc je disais,continua le chef de famille. Sachez que j'ai promis à mon défunt frère sur mon sang de prendre soin de lui et de faire de lui un homme accompli. A partir d'aujourd'hui,Nejiaura plusieurs précepteurs qui le guideront dans l'apprentissage du savoir et qui le préparons à son futur rôle... celui du prochain ... chef de notre famille."
Tous furent estomaqués. Certains suspendirent leur geste faisant tomber leur couteau sur la table. D'autres recrachaient leur verre. Tout le monde n'en croyait pas leurs oreilles et restait fixer aux lèvres de Hiashi. La seule qui ne semblait pas plus étonnée que ça était Hitomi. Elle regardait son mari tendrement, l'encourageant à continuer. Elle put l'entendre affirmer :
"- De son vivant, nous avions convenu d'une solution si l'éventualité d'avoir des enfants moi-même était abandonnée...Comme vous le savez tous, mon frère et moi étions jumeaux, on peut donc considérer que Neji peut être de mon propre sang...
Hiashi laissa un moment passé pour que les membres de sa famille prennent le temps d'assimiler ce qu'il était entrain d'annoncer. Il se tourna vers son neveu.
-Neji... Je compte faire de toi mon héritier légitime. Pour se faire et avec l'accord de ta mère, je compte t'adopter en tant que ... mon fils." Proclama Hiashi.
A ces mots, la mère de Neji se leva les larmes aux yeux, s'avança vers son fils et lui prit la main le menant à Hiashi. Elle la mit ensuite dans celle du chef de famille. Prenant son châle blanc, Hina l'enroula autour de ces mains les liant à jamais. Par ce geste, elle donnait son fils à son beau-frère et acceptait l'adoption.
"- Je vous remercie, belle-soeur, de m'accorder ta confiance en me laissant adopter ton enfant,dit Hiashi. Cependant, tu restes et resteras à jamais sa mère.
- Je sais, Affirma l'intéressée. Je suis heureuse pour mon fils.
- Mais toi,Neji, acceptes-tu ? Tu as à peine huit ans mais je sais que tu as le don d'une grande intelligence donc je ne ferai rien si tu n'es pas d'accord.
- J'accepte cet honneur et je vous rendrez fier de moi. affirma le jeune garçon.
- Que chaque personne ici présente en soit témoin, je m'engage devant les Dieux à adopter Neji et de faire de lui mon héritier", affirma Hiashi avec une voix forte.
Une grande partie de la salle applaudit la nouvelle décision du chef de famille. La ligne de succession était enfin claire et tous ceux qui avaient côtoyé l'enfant avaient foi en lui car ils le savaient très intelligent, plus qu'eux en tout cas. Une guerre interne leur fut ainsi épargnée. Les anciens qui auraient voulu voir leur fille épousée Hiashi n'en revenaient pas. Leur plan avec l'acte de répudiation tombait à l'eau ainsi que leur projet de prendre le pouvoir au travers de leur hypothétique petit enfant. D'autres membres de la famille commençaient à faire des plans d'avenir. En effet, certains d'entre eux avaient des filles de l'âge de Neji ou plus jeune que lui, susceptibles de devenir l'épouse de l'héritier et donc du futur chef de famille. Ce fut le cas de la seule personne qui possédait des cheveux blonds dans l'assemblée. Le plan de Hiashi favorisait ses propres projets. Il fallait maintenant qu'elle fasse en sorte d'écarter la concurrence et ceux susceptibles de les mettre en danger, comme la mère de Neji. Shina savait que cette dernière se méfiait d'elle et qu'elle pouvait poser des problèmes. Deux autres obstacles se présentaient aussi. Le premier était de s'assurer qu'Hitomi ne tombe jamais enceinte. Elle était sure d'y arriver car il existait des potions qui avaient pour vertu d'empêcher toute matrice d'accueillir la vie. Le deuxième et pas des moindres était de séduire Neji, de gagner sa confiance et pour l'instant, Shina ne savait pas encore comment. Qu'en à Hitomi, elle enlaça son neveu et lui témoigna tout son soutien avant de rejoindre sa soeur. Hiashi s'approcha du feu qui brûlait dans le foyer et brûla sous le regard de son père, fier de lui, l'acte de répudiation. Il avait décidé de ne pas en parler à son épouse. Tout cela était déjà assez difficile et douloureux pour elle. Certes, elle aimait Neji comme un fils, mais il savait que la blessure sur son coeur de ne pas pouvoir être mère et lui donner un héritier de son sang la brûlait au fer rouge. Après toutes ses émotions, l'assemblée finit de manger et repartit vers leurs activités de l'après-midi : Hitomi et Hina à l'organisation de la maison, Neji au début de ses études et Hiashi à ses papiers pour l'adoption et les affaires de la famille.
Ainsi, une journée riche en émotion se termina que ce soit pour le monde des mortels ou pour celui des Dieux : Minato conscient de devoir parler de son héritage à son fils ; Sasuke et Naruto connaissant leur programme pour les années avenirs : mission sur Terre, entraînements avec les autres Dieux qui promettaient sueurs et difficultés et Neji... Neji, heureux d'avoir un nouveau père sans pourtant le montrer, laissa une larme de joie coulée sur sa joue lorsqu'il fut seul dans son lit, le soit tombant. Il se promit de tout faire pour remercier son nouveau père en le rendant fier de lui. Il fera tout pour devenir un homme accompli et un héritier digne de sa confiance. Tenten leva la lune sur une terre remplie d'espoirs mais aussi de complots. En effet, la mère de Shion, installée près de son mari dans leur lit conjugale, réfléchissait encore à ses projets mais aussi à sa fille. Contre toute attente et les apparences, Shina aimait cette enfant qu'elle trouvait magnifique. Pour elle, Shion était la huitième merveille du monde. La jeune mère fera tout mais vraiment tout pour lui donner la place qui lui revient. Elle-même n'a pas pu arriver à devenir une des premières dames de l'Empire Romain mais sa fille y parviendra, elle. Tous ses espoirs perdus furent transférés dans ceux de voir sa fille épouse du chef de la famille Hyuga. L'astre lunaire perça de ses rayons argentés les rideaux d'une chambre où dormait un couple endormi. L'homme couché dans le dos de sa femme l'enlaçait, sa main posée sur son ventre à l'emplacement exact où un miracle était sur le point de s'accomplir.
Si une personne en avait eu le pouvoir, elle aurait pu voir un phénomène des plus extraordinaires se produire : la création de la vie. Elles auraient pu observer ce miracle encore plus petit qu'une pointe d'aiguille s'avancer vers le matelas douillet que la matrice maternelle avait créé tout spécialement pour l'accueillir. Il s'y logea et attendit que ce lit l'englobe pour le protéger au chaud de tous les dangers. Au bout de quelques heures, si le gardien de la Porte des Enfers, Kiba, avait été présent, il aurait pu entendre, grâce à son ouïe des plus fines, le bruit d'un battement de coeur commencé, ne devant plus s'arrêter, provenir de ce petit lit doux et chaleureux. Ce magnifique miracle était entrain de se dérouler au sein d'Hitomi sans qu'elle puisse en être consciente, alors qu'elle était endormie dans les bras de son aimé.
Kakashi se leva péniblement alors qu'il faisait encore nuit. Il était de son devoir d'élever le soleil dans le ciel. C'est sur son char tiré par des chevaux à la robe et aux crins de feu qu'il réalisait ce prodige fêté par les Hommes. Il se demandait comment Tenten, en charge de l'astre lunaire en tant que sa protectrice, arrivait encore à courir à travers les forêts pour s'adonner à son passe temps préféré, la chasse. Franchement, il ne voyait pas d' où elle tirait autant d'énergie. En plus de ça, elle s'était proposée pour aider Minato à entraîner Naruto et Sasuke. Vraiment, il ne savait pas comment elle faisait. En pensant aux deux garçons, il se demandait s'il ne devrait pas aussi y prendre part. Il avait une certaine expérience et puis confronté les angelots à la puissance du Soleil pourrait leur être profitable. Il s'amuserait peut-être en les faisant éviter ses rayons brûlants. C'est sur cette idée, que Kakashi rejoignit son attelage et après avoir flatté l'encolure de ses chevaux, monta sur le char et partit lever le soleil, son ami. En chemin, il put voir un spectacle des plus drôles se dérouler au sein du palais du dieu de la Guerre.
Naruto, impatient de commencer à s'entraîner, s'était réveillé bien avant l'aube et après avoir réussi à réveiller son frère, l'avait incité à se joindre à lui pour aller réveiller Minato. Comprenant l'impatience du dieu aux ailes blanches et désireux de faire une blague à celui qui est devenu officiellement son père, Sasuke se retrouva à marcher sur la pointe des pieds derrière le blond. Les deux jeunes faisaient leur possible pour avancer le plus furtivement possible. Cela fit rire Kakashi car ils étaient assez maladroits. Cette observation du dieu du Soleil renforça sa conviction que oui, il aura des choses à leur apprendre et se promit d'aller voir Minato pour lui proposer son aide dans la formation de ses fils. Alors que Kakashi faisait cette promesse, deux garçons continuaient à avancer doucement vers la chambre de leur parent. Arrivés à la porte, Naruto l'ouvrit en essayant de ne pas la laisser grincer et suivit par Sasuke rentra dans la pièce. Ils purent voir Minato dormir sur le dos alors que Kushina était sur le côté face à son amant. Lorsqu'ils atteignirent le bord du lit, Naruto et Sasuke déployèrent doucement leurs ailes et s'élevèrent silencieusement dans le ciel et :
"- Taïaut !", crièrent les garçons en atterrissant sur le ventre de Minato, qui le souffle coupé s'éveilla les yeux lui sortant des orbites.
Après s'être remis du choc, le dieu de la Guerre regarda les deux fautifs de ce réveil des plus brutaux assis tranquillement sur lui. Naruto arborait un sourire aussi large que son visage alors que celui de Sasuke était un peu plus timide mais exprimait tout de même de la malice et de l'amusement. Bien sûr toute cette agitation réveilla leur mère en sursaut. Cette dernière voyant la situation éclata de rire.
" - Kushina, arrête de rire ! Ça fait mal ! Réprimanda Minato en se tenant quelque peu son ventre endolori.
- Pardon, mon amour, mais c'était vraiment drôle!S'excusa son amante qui avait pourtant du mal à s'arrêter.Bien jouez les enfants.
- En plus, tu les félicites, c'est le pompon.Se lamenta-t-il. Mais qui m'a foutue une famille pareille...
- Allez papa, debout ! Tu nous as promis, hier de commencer les choses sérieuses aujourd'hui,encouragea Naruto, impatient de commencer.
- Mais Naruto, Kakashi vient juste de lever le soleil et je...
- Mais euh... Tu avais promis,continua le dieu de l'Amour en faisant la moue
- Bon, bon je me lève mais pour ça pouvez-vous vous enlever de mon ventre ?Finit par céder Minato.
- Mais avant de partir, vous devez prendre votre petit-déjeuner. Pas d'entraînement avec un ventre vide. Me suis-je bien fait comprendre ?Déclara Kushina.
- Oui ! On vous attend dans la salle à manger. Répondirent en coeur les deux garçons partant en courant vers la dite salle laissant leur parent se lever tranquillement.
Minato et Kushina eurent un petit sourire. Ils étaient heureux de voir leurs enfants aussi enthousiastes et en bonne santé. Bon, il est vrai que le dieu de la Guerre aurait aimé un réveil un peu plus calme mais il préférait ça que d'entendre les cris de Naruto lors de ses crises de cauchemars à son réveil. Ils les rejoignirent donc pour se restaurer en leur compagnie. La seule question que se posait Minato était de savoir comment il allait aborder LA question qui le préoccupait le plus en ce moment avec Naruto. Il savait qu'il devait le faire mais il ne savait pas ni comment, ni quand le réaliser. Enfin, pour le moment, il décida de profiter de ce petit déjeuner familial et peut-être que la solution se présentera d'elle même. Le repas se déroula donc sous les rires et les discussions. Cela semblait annoncer une journée des plus joyeuses et agréables.
Alors que le dieu de la Guerre profitait d'un moment en famille avant de partir sur le terrain d'entraînement, dans une grotte avoisinant un palais de marbre grisé par la fumée qui s'échappait d'une cheminée sortant de ce lieu, un homme aux peintures tribales s'acharnait sur son enclume. Il frappait de son marteau au métal le plus dur et aux inscriptions dorées un petit objet de couleur vert turquoise. A chaque coup, l'homme ne s'arrêtait pas de s'encourager en se répétant qu'il devait y arriver, c'était son devoir et son honneur qui était en jeu. Il ne savait pas depuis et pendant combien de temps, il avait entrepris sa tâche mais il était résolu à ne pas la laisser inachevée même si cela devait prendre des siècles. Cet homme avait de plus pris une importante décision. Prenant une pause de quelques minutes, il porta son regard sur une petite table noire. Sur cette dernière se trouvait une feuille d'or où une écriture faite de sang pouvait s'y lire. Oui, il allait le faire pour leur bonheur et peut-être un jour le sien. Il arrêta un instant sa réflexion lorsqu'il attendit la porte de la grotte s'ouvrir.
" - Maître, vous m'aviez demandée de vous prévenir lorsque le soleil atteindrait son zénith,lui informa une petite voix.
- Cela fait donc si longtemps que je suis ici. Remarqua le maître des lieux.
- En effet, seigneur Kankuro.
- Je t'en remercie, Ayame.
- Je ne fais que mon devoir", répondit celle qui se dénommait donc Ayame.
Ainsi c'était Kankuro, le dieu des Forges, qui, depuis la veille, avait entrepris une tâche qu'il se devait de terminer dans les plus brefs délais. Après avoir entrepris de se laver quelque peu de la sueur et de la suie qui lui recouvrait le corps, il ressortit de sa forge pour rejoindre Ayame qui l'attendait dehors. En levant les yeux sur elle, il la regarda. C'était une femme chétive de petite taille, à l'origine une princesse de Troie qui n'a pas eu la vie facile et qu'on traitait de folle du temps de sa vie mortelle. Durant cette dernière, Kakashi s'était épris d'elle lui faisant le don de prophétie. Malheureusement, ses sentiments se tarirent et il regretta son geste. Ne pouvant pas le lui enlever, il la maudit en ne lui permettant pas d'être crue. A chaque prophétie, les personnes et même sa propre famille la prenait pour une illuminée et ne croyaient pas en ses visions de l'avenir. Cependant, toutes se réalisaient. Ainsi lorsque Ayame avait prédit que si les Troyens laissaient entrer la statue en bois figurant un cheval, Troie tomberait ; elle ne s'était pas trompée mais son entourage avait fait la sourde oreille. Après la défaite, elle fut prisonnière du vainqueur de la cité qui reconnaissant ses mérites, lui fit des jumeaux. Malheureusement, lui non plus ne l'a pas crue quand elle lui a annoncé qu'il mourrait s'il retournait en Grèce. Elle fut également assassinée en même temps que son amant et ses enfants. Lorsque Kankuro attendit son histoire et qu'il la vit, il fut pris de pitié pour elle. Il demanda donc une faveur à Saï ou du moins comme paiement de l'invulnérabilité de la Porte des Enfers et de la chaîne indestructible de Kiba, : laisser Ayame récupérée son corps et la mettre à son service personnel. Saï accepta et c'est ainsi que l'ancienne princesse troyenne devint sa servante. Il la traitait bien et elle ne s'en plaignait pas. Par contre, la seule chose que Kankuro ignorait, était qu'Ayame possédait en son coeur une flamme qui ne demandait que réciprocité et qui se mourrait de ne pas la ressentir.
Le dieu des Forges sortit de ses pensées lorsqu'il entendit la voie de sa suivante l'appeler. Elle semblait inquiète car cela faisait quelques minutes qu'il avait les yeux perdus dans le vide.
"- Ne t'inquiète pas, Ayame, je vais bien, la rassura-t-il.
- Que comptez-vous faire, après le déjeuner, seigneur ?Demanda-t-elle.
- Je vais rejoindre mon frère. J'ai quelque chose à lui remettre ou du moins à détruire devant lui.
-...
- Tu peux m'y accompagner si tu le souhaites." Continua Kankuro devant le silence qui suivit.
A ces mots, Ayame releva la tête qu'elle avait baissée lorsqu'elle avait entendu que son maître allait encore la laisser seule dans ce palais trop grand pour elle. Les Nymphes qui servaient Kankuro n'étaient pas vraiment tendre avec elle à cause de son passé de mortelle mais elle ne se plaignait jamais. En effet, l'ancienne princesse refusait d'apporter encore plus de soucis au dieu des Forges car elle avait vu la souffrance dans ses yeux depuis qu'elle était en son palais. De plus, il lui avait donné une seconde vie, libérée de ses prédictions et des moqueries de son entourage dû à son don de prophétie. Elle n'en voulait pas à Kakashi mais sa vie mortelle aurait été surement plus douce sans cette particularité. Elle refusait donc de se plaindre. C'est ainsi que reconnaissante envers Kankuro, elle le suivit jusqu'au palais du dieu de la Guerre. Arrivé là bas, tous deux y trouvèrent que Kushina. Un peu réticente au début, cette dernière accepta tout de même de leur dire où trouver Minato. Son mari ne lui en voulait pas de se montrer aussi méfiante. C'était même normal vu qu'il avait essayé de "tuer" Naruto en se servant de son frère. Pour dissiper ses doutes, il lui proposa donc de les accompagner puisque l'affaire dont il voulait s'entretenir avec son frère la concernait. D'ailleurs, avant de partir rejoindre le lieu où il se trouvait, il pria Ayame d'aller chercher Jiraya car il souhaitait qu'il en soit également le témoin.
Kankuro et Kushina arrivèrent donc sur un terrain rocailleux entouré d'arbres et possédant à sa périphérie une demeure simple mais pratique. Ce logis ne servait pas à se reposer ou à festoyer, aucunes de ses pièces en avaient la fonction. Les salles qui le constituaient avaient chacune un rôle bien défini. L'une avait les murs recouverts d'armes en tout genre. Une autre n'avait qu'un tapis au sol pour pratiquer les combats à mains nues. Encore une autre était jonchait de cartes, de livres sur la stratégie militaire... Ce bâtiment respirait l'art de la Guerre, tout y était destiné à son enseignement. Au centre du terrain, tous purent voir plusieurs silhouettes dont une qui ne faisait que bouger dans tous les sens. Cette dernière possédait des ailes blanches. Elle essayait de convaincre une copie conforme plus grande de lui à ne pas lui faire pratiquer une partie d'échec. C'était bien sûr Naruto qui n'arrivait pas à comprendre pourquoi Shikamaru voulait absolument le faire jouer à ce jeu que le dieu de l'Amour qualifiait de barbant.
" Non, non et non, j'ai horreur de ce jeu, je n'y comprends rien et cela depuis des siècles. Ce n'est pas maintenant que cela va changer !
- Mais Naruto, cela va t'être profitable pour apprendre la patience et la stratégie,essaya de convaincre son père.
- Non, non et non, je dois déjà subir les séances de méditation et c'est déjà beaucoup pour ma patience ! Je préfère aller courir avec Tenten ou aller aux Enfers pour aller voir les héros ou encore éviter les rayons solaires de Kakashi. Pourquoi tu ne veux pas nous enseigner le maniement des épées ou des arbalètes de la salle d'armes maintenant ?
- Naruto, soit raisonnable,tenta son père en haussant un peu le ton.Tu sais bien qu'il faut que vous attendiez qu'Ino redescende aux Enfers pour y aller. Ainsi vous passerez devant Kiba sans que celui-ci essaie de vous attraper les ailes pour jouer. Pour Kakashi, on n'en a déjà parlé tout à l'heure. Vous n'êtes pas encore prêts ou assez grands. Et vous avez déjà accompagné Tenten ce matin dans la forêt pour votre endurance. Tu ne peux pas développer que ton physique. Le mental et la stratégie sont des points très importants dans l'art de la Guerre.
- Et puis, je te rappelle que même pour la méditation, tu n'as pas vraiment non plus brillé. Si tu veux être aussi doué que moi, il faut faire mieux que ce que ça." intervint Sasuke, le sourire narquois au lèvre. Lui y était très bien arrivé.
"- Oh tais-toi Sas'ke, répliqua notre blondinet se retournant pour bouder dans son coin.
- M'appelle pas comme ça, abruti."
Sous les yeux effarés de toute l'assistance, les deux frères commencèrent une bataille de regard et de petits noms des plus sympathiques.
En effet, Shikamaru avait commencé à leur apprendre à poser leur respiration pour se mettre en diapason avec ce qui les entourait : les arbres, les animaux, l'air... Pour cela, il fallait trouver le calme en soi et ouvrir tous ses sens afin de sentir l'herbe bougé sous le vent, d'entendre les fourmis marchées, l'oiseau chanté à tes kilomètres de là, le papillon volé... Malheureusement, Naruto avait du mal avec cette partie. Dès qu'il s'asseyait sous un arbre soit il bougeait sans cesse, soit il s'endormait tel Shikamaru dans ses meilleures jours. Ce dernier allait devoir trouver autre chose pour l'obliger à rester en place et concentrer plus que quelques secondes s'il voulait régler la question de ses crises de cauchemars meurtriers. Il y a eu quand même un bon point lors d'un entretien que le dieu des Songes et le blondinet ont eu au moment du repas du midi. Ils s'étaient tous les deux isolés pendant un moment. Shikamaru apprit lors de cette discussion que Naruto avait enfin parlé de ses blessures et ses craintes à ses parents la veille et que cela avait soulagé une partie de son coeur. Son ami en fut heureux car la peur de l'abandon par ses parents renforçait ses cauchemars. Ce point était donc réglé mais il en existait d'autres. Il fallait absolument que Naruto apprenne à se prévenir des sentiments négatifs dus aux coeurs brisés et aux viols. De plus, il existait aussi cette peur de vivre son immortalité seul et sans un amour réciproque et pur. Le dieu à la coupe d'ananas le rassura sur ce point car si lui, le flemmard de première a trouvé sa furie blonde alors il était certain qu'une personne lui était destinée. A ces mots, le dieu de l'Amour lui souria en l'espérant aussi de tout son coeur.
D'un coup, une silhouette fendit l'air aussi vite qu'un aigle pour atterrir sur le mur de la demeure. Cet événement fit taire les deux frères qui intriguaient s'approcha d'elle.
" Ero-dieu ! Mais que t'arrive-t-il ? Demanda Naruto.
- Ce coureur de jupon de première a tenté de mettre la main aux fesses d'Ayame ! Vociféra Tsunade qui arriva sur cette entrefaite le point levé.
- Ayame est ici ?"posa Kakashi.
Ce dernier était effectivement présent sur le terrain d'entraînement conforme à sa promesse du matin de proposer ses services à Minato. Il lui raconta comment il avait assisté à l'attaque matinale de ses fils sur lui. Il pensait qu'il pourrait leur enseigner quelque petits trucs. De plus, possédant la puissance du soleil, Kakashi eut l'idée de la mettre au profit des deux garçons. Minato au début était réticent car combattre contre le dieu du Soleil n'était pas chose aisée car il pouvait bénéficier effectivement d'une force inépuisable. De plus, éviter des rayons qui pouvaient brûler tout individu gravement ou mortellement pour les Hommes n'était pas à prendre à la légère. Le dieu de la Guerre était sûr que Naruto et Sasuke en étaient capable certes, pas pour le moment mais avec le temps... Non, ce qui le faisait reculer était la crainte de la colère de Kushina car si elle apprenait que ses "bébés" feraient face à Kakashi et à ses rayons solaires, il ne donnait pas cher de sa peau. Kushina pouvait se montrer douce, aguicheuse et séductrice mais il ne fallait surtout pas la mettre en colère. Elle était aussi effrayante que les Titans quand celle-ci prenait le contrôle de son corps. Au final, Minato accepta sous le regard de chien batteur de Naruto qui voulait absolument se confronter au dieu du Soleil. Il y mit deux conditions : que sa mère ne soit pas au courant, ou du moins pour le moment et qu'ils attendraient de grandir encore un peu. Le dieu de la Guerre jugeait qu'ils n'étaient pas encore prêts physiquement pour faire face à la puissance de l'astre solaire. Les garçons promirent de tenir leur langue même sous la pire des tortures et de s'entraîner très dur en attendant ce jour.
"- Bonjour, seigneur Kakashi.répondit elle-même Ayame en faisant une révérence.
- Bonjour, mais que fais-tu ici ?demanda le dieu du Soleil.
- Elle m'accompagne. Répliqua Kankuro qui arriva avec Kushina et qui le regard sombre n'avait pas vraiment apprécié que le dieu du Soleil porte son regard sur elle. Ce n'était pas la première fois, d'ailleurs qu'il agissait ainsi. Je l'avais priée d'aller chercher Jiraya et je vois qu'elle emmène aussi Tsunade. Ce qui m'arrange.
- Pourquoi ? demanda cette dernière.
- Et bien...
- Bonjour à vous tous, coupa Gaara qui arriva avec Matsuri dans un souffle de vent.
- Oh Matsuri,s'exclama Sasuke. Comment vas-tu depuis la cérémonie ? Tu vas mieux ?
- Bonjour, seigneur Sasuke. Je vais mieux merci de votre gentillesse.répondit Matsuri.
- Dis, Lee a super bien travaillé, on ne voit pas de cicatrice à ton cou, fit remarquer Naruto.Ne refais plus jamais ça, hein. Je connais quelqu'un à qui cela ferait beaucoup de peine.
- Je vous remercie de votre inquiétude, seigneur Naruto. Je ne compte plus le faire tant que je serai utile au seigneur Gaara.Confirma la jeune mortelle qui n'avait pas comprise de qui parlait le dieu aux ailes blanches alors que le dieu des Vents foudroyait Naruto les joues rouges.
- Je peux savoir pourquoi on m'a demandé de venir au juste. Car j'étais entrain de me préparer à... commença à parler Jiraya avant de s'arrêter sous le regard menaçant de Tsunade.
- C'est moi qui ai requis ta présence,répondit Kankuro. Je n'avais pas prévu la présence de tout ce monde mais bon, cela fera plus de témoin pour l'acte que je prévois de faire."
A ces mots, Kankuro prit le parchemin qu'il avait récupéré avant de quitter sa forge. Il le tendit à Minato qui intrigué regarda la papier. Après sa lecture, il releva sa tête vers son frère avec les yeux ronds et lui fit remarquer :
" - Mais c'est... c'est...
- Le parchemin mentionnant le contrat de mariage qui me lit à Kushina,... oui. Le coupa Kankuro qui avait compris que son frère, perdant la parole tellement il était estomaqué, aurait du mal à revenir de sa surprise.
- Pourquoi me le donnes-tu ?
- J'ai pris une grande décision.Commença le dieu des Forges. J'ai réfléchi à ce que m'a dit Naruto après notre confrontation... J'en ai conclue que je n'aimais pas vraiment Kushina ou du moins pas aussi fort que je le pensais au départ... C'était plus un défi, un moyen de te ravir ce que tu convoitais ; toi, qui selon moi avait déjà tout... Malheureusement, Kushina n'est pas heureuse avec moi, et... je ne le suis pas non plus... A quoi ça sert d'être marié si c'est pour souffrir. Alors ...
- Alors.. ? Insista Minato.
- J'ai décidé de te remettre mon contrat de mariage pour que... tu le détruises ou que tu remplaces mon nom par le tien." affirma avec conviction Kankuro.
En entendant cela, la déesse de la Beauté éclata en sanglots car cela signifiait qu'elle était libre et qu'elle n'était plus enchaînée à Kankuro. Peut-être pourrait-elle enfin épousée celui qu'elle désire plus que tout ? Enfin, si ce dernier le voulait aussi. Le dieu de la Guerre n'en revenait pas, son frère renonçait à son mariage avec Kushina. Il pourra enfin faire sa vie avec la mère de son fils. Enfin, si elle le souhaitait. Tout le monde était sans voix. A ce moment-là, une autre personne sentait une seule larme coulée le long de sa joue. Cette petite femme aux cheveux châtain voyait un espoir naître en son coeur de voir son amour non réciproque le devenir un jour. Les Dieux présents trop étonnés pour le voir ne s'en rendirent pas compte sauf un. Ce dernier était le gardien des sentiments les plus doux qui naissent entre deux individus et il se mit à sourire discrètement.
"- En es-tu sur, Kankuro ? Demanda sérieusement Jiraya.
- Oui, j'en suis sûr, père. répondit Kankuro. J'ai passé les heures qui ont suivies la cérémonie pour observer ta famille, Minato, avec d'autres yeux que la jalousie et la colère. J'y ai vu joie, amour, bonheur d'être ensemble et non peur et ressentiment... Je voulais vous remercier de m'avoir épargné la vie et de m'accepter de nouveau parmi vous malgré mon acte... C'est le moyen que j'ai choisi pour cela.
- Bien. Minato, la décision t'appartient, que décides-tu ?" se tourna le dieu des Dieux qui essayait de calmer ses émotions à l'appellation utilisé par son deuxième fils. Il en était heureux ainsi que Tsunade. Il commençait à ressentir de la fierté pour lui.
