Tsume fit une pause dans son récit. Une larme roula sur sa joue alors qu'elle avait le regard perdu sur le spectacle de la nature devant elle. La blessure faite à son honneur était encore présente malgré les années. Ses amies étaient horrifiées par son histoire. Hitomi se leva pour la rejoindre et posant sa douce main sur son bras, elle prit la parole.
"- Tsume, je suis désolée pour vous. Vous avez du énormément souffrir.
- Comment votre mari a-t-il eu le culot de croire cette Kagome et de douter de vous ? Fulminait Mikoto. Il aurait du vous faire confiance. Ah les hommes et leur fierté !
- Si vous saviez, souffla Tsume, attristée à ce souvenir. Je me suis sentie abandonnée, souillée et trahie. Depuis ce jour, je n'arrive pas à regarder Senji sans me rappeler cette douleur à notre union charnelle.
Étrangement, elle se sentait soulager de se confier ainsi. Cela faisait des années qu'elle gardait toute sa peine en elle, la rongeant un peu plus ainsi que son couple.
- Vous voulez dire que depuis votre nuit de noce, vous n'avez plus eu... Votre mari ne vous a plus honoré, quémanda Hitomi, osant à peine comprendre l'allusion de son amie.
- Non, je n'arrive pas à m'y résoudre. Il m'a fait tant de mal. Mon coeur est froid et n'arrive pas à lui pardonner.
- Je ne comprends pas, intervint Kurenaï, vous avez eu Hana et vous êtes toujours mariée à lui. La situation a due s'arranger entre vous sinon votre fille n'aurait pas pu voir le jour dans ce cas ?
- C'est vrai, mon amie. Songea l'Uchiwa. Je m'interroge également sur cette femme. Je ne l'ai jamais vue lors de mes visites à votre famille.
- Si vous le désirez autant, je vais vous raconter le reste de mon histoire. Le..."
Le lendemain de leur nuit de noce, Senji l'avait rejointe dans sa chambre dès les premiers rayons du cercle solaire. Il avait une mine affreuse témoignant de sa nuit blanche. Il se jeta à ses genoux, la tête basse et lui présenta encore ses excuses en la suppliant de lui accorder son pardon.
"- Tsume, je suis mortifié par ce qui s'est passé hier soir... C'est ma faute et ma faiblesse d'avoir cru au mensonge de Kagome. Je suis coupable d'avoir souillé tes joues de larmes et de t'avoir brisée... J'aurai du te faire confiance. Je te connais, tu n'aurais jamais fait ce dont elle t'a accusée... Pardonne-moi, elle m'a aveuglé.
- Senji, relevez-vous ! Vous êtes le futur chef de notre famille. Soyez digne et ne vous rabaissez plus ainsi !" Lui ordonna son épouse gardant un visage inexpressif.
Le spectacle de son époux conscrit l'avait un instant attendri. Cependant, le souvenir de son honneur bafoué par la personne à qui elle faisait le plus confiance envahit son esprit. Elle éloigna ce sentiment de son coeur. Le jeune marié ouvrit les yeux en grand. Il leva son visage vers elle en l'entendant employer le vouvoiement. Il fut horrifié de constater le résultat des actes de la nuit dernière : un regard d'indifférence blessée, témoignant de la profondeur de sa douleur. Le vous dans sa bouche ne signifiait qu'une chose : le désir de Tsume de mettre de la distance entre eux. Senji se releva comme ordonner et l'entendit reprendre la parole :
"- A partir de ce jour, il n'existera plus de complicité ou d'intimité entre nous. Nous nous verrons que pour gérer les affaires de la famille et faire face à nos obligations, rien de plus.
- Tsume, pour la succession, nous seront obligés de... Tenta-t-il avant d'être stoppé par sa main levée pour l'interrompre.
- En ce qui concerne la descendance, si notre nuit de noce ne porte pas ses fruits et en absence de signes d'une éventuelle grossesse, nous accomplirons notre devoir, c'est tout. Cependant, qu'une fois par mois et cela, jusqu'à ce que je tombe enceinte", le coupa-t-elle.
Après ses paroles, la jeune mariée se dirigea vers la porte. Elle avait besoin de prendre l'air. Elle n'eut aucuns regards pour l'homme devant elle et passa à côté de lui comme s'il n'existait pas. En saisissant la poignée, elle interrompit sa marche et déclara une dernière chose :
"- Senji,... Il me faut du temps pour oublier ce qui s'est passé... Cependant, n'ayez pas trop d'espoir car je ne sais pas si je suis capable de vous pardonner.
- Tsume, je mettrai tout en oeuvre pour atteindre votre coeur et que vous me l'accordiez... Ce sera ma raison de vivre, mon amour, prononça le jeune marié anéanti par la conversation d'avec son épouse.
- Nous verrons bien..." Termina celle-ci en s'engouffrant dans le couloir en fermant la porte derrière elle.
Après son départ, Senji s'écroula en larmes sur ses genoux. Tsume s'était fermée à lui. Elle n'accepterait de l'accueillir en son lit que si un enfant ne grandissait pas en son sein et juste pour accomplir son devoir. Elle le méprisait maintenant. Il était réduit au rôle de prince consort. Le prix a payé pour avoir cédé à sa crédulité était élevé et lui broyait le coeur. De son côté, l'héritière se précipita vers le jardin pour pouvoir respirer de l'air frais. Cependant, sa paix fut de courte durée. La personne qu'elle haïssait le plus à cette heure était devant elle, assisse dans l'herbe avec un air serein sur le visage. Kagome se rendit compte de sa présence et se leva un fin sourire sur les lèvres. A cette vue, la colère guida les pas de Tsume. Elle se précipita vers elle et de toutes ses forces, la gifla la faisant tomber par terre, une main sur sa joue meurtrie.
"- Tsume, que t'arrive-t-il ? Pourquoi tu...
- Tais-toi, sale langue de vipère !
- Alors tu sais, dit Kagome un air sadique et satisfait.
- Senji m'a tout racontée. C'est à cause de ton mensonge que je souffre aujourd'hui ! Je te hais. Tu es comme morte pour moi ! Cria son ex amie.
- Sais-tu au moins pourquoi j'ai fait cela ? Interrogea la responsable, avec un sourire amusé par autant de douleur présente dans les yeux de Tsume.
- Je ne veux pas le savoir ! Qu'importe tes raisons, tu es responsable ainsi que Senji ! Disparais de ma vue ! Finit par hurler cette dernière. Ou je te tue sur place !"
Voyant qu'elle serait capable de réaliser sa menace, Kagome partit doucement vers la demeure. Quand à Tsume, elle courut vers les écuries, fit préparer son cheval et partit au triple galop, la crinière lui fouettant le visage, pour s'aérer l'esprit et essayer d'oublier.
Une quinzaine de jours passa lentement pour le couple. Tsume n'accordait aucune attention à Senji, surprenant tous les autres membres de la famille. Cela ne prévoyait rien de bon pour son avenir. Quand à son mari, il n'abandonnait pas l'espoir d'être pardonné. Tous les matins, il lui faisait parvenir un présent. C'était soit un bijou, soit des fleurs fraîchement cueillies ou encore des armes précieusement décorées. Il l'entourait d'attentions multiples. La journée, Senji essayait par tous les moyens de se rapprocher d'elle en l'invitant à une promenade équestre, à partager des repas intimes ou des activités qu'au début de leur retrouvaille, ils aimaient accomplir ensemble. Malheureusement, Tsume déclinait chaque invitation et ne supportait sa présence que lors des événements touchant le vie familiale, mais sans lui adresser la parole : réunion du conseil, cérémonie, invitation dans les autres familles... Kagome évitait le plus possible le contact avec son ancienne amie mais essayait de se rapprocher de Senji. C'est ainsi que l'épouse bafouée surprit une discussion entre les deux.
"- Kagome, laissez-moi tranquille. A cause de vous, j'ai tout perdu. Je ne vous le pardonnerai pas.
- Mais voyons, Senji, c'est elle qui ment. Tsume a tellement peur de se faire abandonner qu'elle serait capable t'inventer n'importe quoi. Je suis ton amie. J'ai voulu te prévenir et ...
- Taisez-vous ! Coupa-t-il violemment. Premièrement, je vous prierai de me vouvoyer. Vous ne méritez plus d'avoir une telle familiarité avec moi. Deuxièmement, je sais que vous avez menti.
- Ah oui. En êtes-vous sur ? Le provoqua-t-elle.
- Plus que sur. Confirma avec détermination Senji. L'histoire de la nuit avec ces deux hommes n'est sortie que de votre imagination malade. J'en ai eu la preuve durant notre première nuit ensemble.
- Vous avez consommé le mariage malgré mes... Dit déstabilisée Kagome.
- Maintenant, laissez-moi. Je dois réparer mon erreur de vous avoir cru comme un idiot." La bouscula le mari de Tsume avant de partir loin d'elle.
Cette dernière put voir dans les yeux de Senji des larmes menaçant de déborder. Elle observa aussi son ex amie serrée les points avant d'afficher un sourire. Il semblerait que rien n'était perdu pour elle. L'héritière devait rester sur ses gardes. Pour cela, elle devait mettre un peu d'eau dans son vin par rapport à son époux. Elle se mit à réfléchir et se rendit à l'évidence : sa complicité avec son mari lui manquait. Senji souffrait autant qu'elle et désirait du plus profond de son âme obtenir une seconde chance. Elle en avait eu les preuves durant des jours. Elle décida de se rapprocher de lui petit à petit. Ainsi, durant les quinze jours suivants, la jeune héritière échangea de nouveau des conversations avec son époux lorsqu'elle était en présence d'autres membres de la famille ou lors des sorties en public. Sa nouvelle attitude étonna Senji mais aussi minime que cela fut, il en était heureux. Cela raviva son espoir de voir son souhait être exaucé.
Malheureusement, ce retour dans les bonnes grâces ne devait pas durer éternellement. A la fin de cette quinzaine, le jeune marié passa devant la chambre de Kagome qui était ouverte. Brûlant de curiosité de connaître les raisons du complot de cette femme, il entra et commença à fouiller. C'est la dessus que la propriétaire des appartements fit son entrée et le vit avec une boîte entre les mains. A cause de la surprise, elle en oublia de fermer la porte permettant à Tsume de les espionner. Cette dernière avait vu son mari rentré dans la pièce et curieuse d'en savoir la cause, s'y était rapprochée.
"- Tiens, tiens, Senji, que faites-vous là ?
- Kagome, sursauta le concerné,... Je viens de trouver quelque chose d'intéressant.
A ces mots, il tendit le contenant qu'il tenait. A cette vue, la jeune femme blêmit mais se reprit en essayant de le reprendre mais il l'en empêcha.
- Puis-je savoir pourquoi les lettres que j'envoyais à Tsume durant mon absence se trouvent dans cette boîte avec celles qu'elle m'avait visiblement écrite ? Interrogea-t-il.
- Je ne sais pas. Peut-être qu'elle les a cachées ici pour m'accuser de vouloir vous séparer. Vous savez, elle peut être très manipulatrice. Elle était surement jalouse de moi." Répondit Kagome croisant ses bras.
Elle tourna son regard vers son accusateur et recula d'un pas. Devant elle, Senji affichait un visage des plus cruels. Ses yeux jetaient des éclairs de fureur. Il s'approcha d'elle en lâchant la boîte d'où toutes les lettres s'échappèrent. L'époux de Tsume, à la surprise de cette dernière, empoigna Kagome par le cou et la souleva de terre en menaçant :
"- Je vous interdis d'insulter la femme que j'aime ou je vous tue sans aucun remord ! Maintenant, répondez-moi et sans mensonge cette fois !
- Je... Je les interceptais pour que vous vous oubliez mutuellement... J'avais compris vos sentiments pour elle... Cependant, vous êtes restés amoureux d'elle malgré ma cachotterie et mes efforts pour détériorer son image à vos yeux.
- Si je vous comprends bien, tous vos récits dans vos lettres n'étaient que des mensonges, dit Senji serrant un peu plus sa poigne sous l'effet de la colère. Pourquoi ? Vous étiez notre amie alors pourquoi tout détruire ?
- Parce que je déteste Tsume, cracha Kagome. Elle a toujours eu tout ce que je voulais : une famille aimante, une place importante dans la société, les hommes qui lui tournaient autour à cause de son rang d'héritière, alors que je suis plus jolie qu'elle. Mais surtout, elle avait votre amour... Je vous aime et je vous voulais à n'importe quel prix.
Face à cette révélation, Senji desserra son emprise lui permettant de se dégager. Elle s'éloigna de lui tenant son cou douloureux. Elle reprit.
- Et je sais qu'au fond de vous, vous m'aimez aussi. Comment avez-vous pu tomber amoureux de ce garçon manqué alors que je suis l'épouse parfaite et...
- Taisez-vous ! Lui ordonna le jeune marié, les poings serrés. Je vous ai interdit de l'insulter. Tsume vaux mieux que vous et moi réunis. C'est parce qu'elle n'est pas comme les autres femmes, vous comprise, que je l'ai épousée. Elle est tout pour moi...
-... Mais... Je suis prête à être votre maîtresse... Le coupa la coupable, s'approchant pour se serrer contre lui. Je saurai vous rendre heureux. Je sais que vous m'aimez aussi.
- Je ne sais pas ce qui vous avez fait croire cela, mais ce n'est qu'une illusion créée par votre jalousie et votre esprit malade. Souffla Senji en la repoussant brutalement. De plus, comment pouvez-vous penser que je vous prenne comme maîtresse alors que j'aime ma femme et après tout ce que vous avez fait pour nous séparer ?... C'est impossible.
- Ah oui, même pour éviter qu'elle apprenne ce que nous avons fait ? Menaça-t-elle.
- Vous n'oseriez pas ?!"
Derrière la porte, Tsume angoissait. De quoi pouvaient-ils bien parler ? Senji l'aurait trompée avec Kagome depuis leur nuit de noce pour se soulager ? Non, ce n'est pas le genre d'homme à manquer à sa parole mais... Elle entendit son ex amie de nouveau affirmée :
"- Bien sur que oui. Je vous l'ai dit. Je suis prête à tout pour la faire souffrir et avoir ce que je veux. En étant votre maîtresse, je sais qu'elle se séparera de vous, le coeur brisé et ainsi je pourrai enfin jouir de votre fortune et de votre amour.
- Ma fortune,... c'est donc pour ça, réalisa le jeune marié.
- Alors votre réponse, à moins que j'aille en parler aussi au chef de famille..."
Senji n'eut pas le temps de parler car les portes s'ouvrirent avec fracas. Une silhouette se dessina dans la lumière du couloir. Elle s'avança en face des deux protagonistes et se dirigea vers les lettres éparpillées par terre. Elle se baissa et en prie plusieurs. Elle reconnut l'écriture de Senji et la sienne comprenant que ces missives n'avaient jamais atteintes leur destinataire. Elle se mit ensuite en face de Kagome et leva la main sur elle lui baffant la joue.
"- Tsume !? Interpella le jeune homme.
- Alors Kagome, tu me hais à ce point que tu es prête à anéantir notre amitié, commença l'interpellé, la voix remplie de fierté. Tu as fait tout cela pour me voir malheureuse afin de ne plus l'être toi-même. Cependant, ce n'est pas en faisant vivre le malheur aux autres, que tu pourras oublier ou écarter le tien. La jalousie t'aveugle.
- Ptff, notre amitié, laisse-moi rire... Je me suis faite passer pour ton amie pour pouvoir bénéficier un peu de tes privilèges, s'exclama la jeune accusée avec mépris. De plus, je me servais de tes confidences pour les retourner contre toi auprès de Senji. C'est vrai, j'ai échoué. Ce crétin est trop amoureux pour me croire complètement. Cependant, mes manœuvres ont suffisamment empoisonné son esprit pour le faire douter et te faire souffrir, à ma grande satisfaction... Merci à lui."
Tsume était abasourdie et en colère. Elle s'était faite manipuler ainsi que son mari. Ce dernier se retenait pour ne pas tuer la responsable de leur malheur. Il était surtout furieux contre lui-même. Il l'avait laissée l'embrouiller. Kagome avait joué avec sa fierté et son orgueil pour arriver à ses fins. Reprenant difficilement son calme, son épouse reprit, déterminée à connaître toute la vérité.
"- Maintenant, j'ai cru comprendre que tu avais des révélations à me faire. J'aimerai connaître ce grand secret que vous me cachez tous les deux.
- Tsume, non, je vous en prie. Cela n'a pas d'importance, pria Senji, ayant peur de perdre sa dernière chance de la récupérer. Ce qui compte, c'est qu'on reparte à zéro tous les deux. Nous...
- Mon cher époux, je suis la seule à en juger, le coupa l'héritière.
- La preuve qui a renforcé mon mensonge et l'a rongé de doute. Et bien... Commença Kagome.
- Taisez-vous ! Cria le jeune marié. Tsume, je vous en supplie. Je ne veux pas que vous souffriez encore plus, à cause de ses mensonges...
- Pourquoi pas, mon cher ? Vous avez honte de ce qui s'est passé, c'est ça, ria leur ex amie.
- Très bien, Senji, vous marquez un point. Concéda son épouse. Elle pourrait continuer à me mentir alors racontez-moi vous-même !"
Voyant la détermination dans les yeux de son aimée, le jeune homme consentit à tout lui révéler. Cependant, il ne voulait pas le faire devant Kagome. Il lui prit la main et la guida jusqu'au belvédère sous le rire de cette dernière. Nerveux, il demanda à Tsume si elle voulait vraiment savoir.
"- En es-tu vraiment sure ? J'ai... j'ai tellement peur de te perdre après ma révélation.
- Senji, j'ai besoin de connaître la vérité, confirma Tsume qui reprit le tutoiement pour l'encourager, comprenant ce besoin de celui qui fut son meilleur ami. Si tu veux vraiment reconquérir ma confiance, il ne faut plus de mensonges entre nous.
- Bien... J'espère juste que tu comprendras et que tu ne m'en voudras pas. N'oublie pas une chose : Kagome a tout manigancé et nous a tous les deux manipulés... mais surtout, je t'aime."
Ainsi, Senji lui raconta. C'était arrivé après leur mariage alors qu'il était aux thermes, juste avant de la rejoindre. Il avait décidé de prendre vite fait un bain afin de retirer toutes traces de sueur et être présentable. Alors qu'il se détendait un instant dans l'eau chaude, il eut la désagréable visite de Kagome. Celle-ci était en tenue légère et entreprenait de descendre les marches en pierre afin de rentrer dans la source. La voyant arriver vers lui, le jeune marié s'enroula vite un linge autour de sa taille et l'interrogea.
"- Kagome, que fais-tu là ?
- Je suis venue me détendre comme toi. C'est juste une coïncidence que tu t'y trouves en même temps que moi.
- Mouais, mais je vais devoir y aller. Tsume m'attend.
- Ah oui, la nuit de noce, songea la jeune femme. J'espère que tu ne seras pas déçu.
- Kagome, arrête, l'invita Senji, exaspéré par son insistance. Je sais que ce n'est pas arrivé et que ton histoire ne tient pas la route. Je connais Tsume. Elle ne ferait pas cela. C'est une femme d'honneur.
- Mmm, si tu le dis mais n'oublie pas que tu n'étais pas présent pendant deux ans. Tout le monde change, lui fit-elle remarquer. Et puis, j'étais présente. Je ne vois pas pourquoi je te mentirai.
- Elle non plus.
- C'est vrai mais il existe une différence : elle a une réputation à sauvegarder. Elle ne va pas le divulguer sur tous les toits... Elle fit mine de réfléchir et proposa. Il existe un moyen de t'en assurer.
- Lequel ...?
Kagome s'approcha de Senji et commença à lui caresser le torse. A ce geste, celui-ci la repoussa en reculant.
- Qu'est ce que tu fais ?
- Ça se voit non ? Déclara la jeune femme d'une voix séduisante. J'ai perdu ma virginité en même temps qu'elle puisque j'étais présente. Si tu couches avec moi, tu sauras si j'affirme la vérité.
- Non, je m'y refuse. Je ne tromperai jamais Tsume, déclara le mari de celle-ci, horrifié à cette idée. De plus, cela ne prouvera rien du tout car tu peux très bien t'être offerte à un homme et l'impliquer sans qu'elle soit responsable de quoi que ce soit... Maintenant, laisse-moi !"
Senji entreprit de sortir du bassin. Cependant, sans qu'il ne comprenne quoi que ce soit, Kagome lui saisit sa main et força ses doigts à rentrer dans son intimité. Elle déclara avec un petit sourire sournois :
"- Tu sens... Je ne suis plus vierge et je t'affirme que Tsume non plus.
- Tu mens ! Je ne sais pas quel est ton but, mais je ne te laisserai pas détruire mon couple, cria-t-il en retirant violemment sa main et en la frottant frénétiquement comme si elle avait été souillée.
- Nous verrons. Tu me tiens au courant si elle a saigné ou non... mais je te préviens : tu ne seras pas le premier."
Senji se précipita hors des thermes en essayant de ne plus y penser. Malheureusement, il avait l'impression d'entendre sa voix dans sa tête "tu ne seras pas le premier" comme une litanie qui ne voulait pas s'arrêter.
"- Mon dieu ! Tu l'as touchée juste avant de poser tes mains sur moi ! Hurla presque Tsume, les bras croisés sur sa poitrine, se serrant les bras fortement comme pour se protéger et en s'éloignant de lui en marche arrière.
- Tsume, elle m'a surprise... Elle a forcée mes doigts à rentrer en elle... Essaya de se justifier son mari en voulant la serrer contre lui. Je n'ai eu aucun rapport avec elle. Je t'en prie, crois-moi... Je te le jure !
- Cela ne change rien... Par ce geste, tu as douté de moi et tu as failli la croire, pleura-t-elle. Tu aurais du me le raconter ce soir-là au lieu de garder le silence et de te laisser ronger par le doute.
- Tu as raison... Je l'ai laissée utiliser ma crédulité... j'ai tellement honte de moi... Je t'en prie, pardonne-moi, supplia son époux, lui tendant ses bras.
- Je suis désolée, je ne peux pas... J'avais confiance en vous deux mais surtout en toi. Vous m'avez trompée et trahie... J'étais prête à te laisser une chance de me conquérir...mais là, je me sens si sale.
Après ses paroles, sa jeune épouse courra loin de lui, en pleurs. Malheureusement, à peine fit-elle quelque pas, qu'elle se sentit mal et s'évanouit sous ses yeux horrifiés.
- TSUME, mon dieu... TSUME, reste avec moi", cria Senji en se précipitant auprès d'elle.
Il la souleva dans ses bras et courra vers la maison en appelant à l'aide. En entendant ses cris, le chef se lança vers sa fille, suivi par des membres de la famille. Ce dernier demanda des explications à son gendre. Celui-ci désigna Kagome du regard et l'accusa d'être la cause du malaise de son aimée. A ce geste et après ses accusations, le père de Tsume ordonna qu'on enferme l'accusée dans ses appartements pendant l'enquête et qu'on aille chercher un guérisseur. Senji porta Tsume à sa chambre, la posa sur le lit et pleura au bord du lit en se maudissant. Alors que sa femme se faisait examiner, il quémanda un entretien avec son beau-père. Il était résolu à tout lui avouer et a se plier à son jugement.
Pendant que les hommes s'entretenaient, Tsume reprit connaissance dans son lit. Le guérisseur lui posa quelques questions et lui apprit une grande nouvelle. Malgré les recommandations médicales, elle se leva et se dirigea vers le bureau de son père où on lui avait informé pouvoir trouver Senji. Là, la jeune mariée entendit le chef Inuzuka vociférer :
"- Quoi ! Qu'as-tu osé faire à ma fille ? J'avais confiance en toi... Tu mérites la mort pour cet affront à son honneur !
- Je n'ai pas d'excuses à part ma faiblesse d'avoir cru aux mensonges de Kagome, affirma Senji, conscrit. Je suis prêt à subir mon châtiment. Si c'est la mort, alors je l'accepte. J'espère juste que vous me pardonnerez un jour. Je sais que je ne trouverai pas le repos tant que vous me garderez rancunes."
A ce moment-là, Tsume ouvrit la porte et vit son père, l'épée levée prêt à transpercer son mari, à genoux devant lui. Les deux hommes la regardaient, surpris mais soulagés de la voir en bonne santé.
"- Père, je vous en prie. Je vous demanderai de lui épargner la vie.
- Pourquoi ?... Il est vrai que la mort lui serait trop douce. Tu préfères peut-être que je romps le mariage et t'unir à un autre homme."
Senji ouvrit en grand les yeux. Tout sauf ça. Il ne supporterait pas de voir Tsume au bras d'un autre qui pourra l'aimer et la choyer à sa place. Ne plus vivre auprès d'elle serait une véritable torture. Il préférait mille fois la mort ou ne plus la toucher de sa vie.
"- Non, père. J'ai engagé ma parole et mon honneur à rester unie à cet homme jusqu'à ce que mon fil de vie soit coupé. Je rajouterai que malgré ce qu'il a fait, mon époux est fidèle à la famille. Il est celui qui protégera le mieux nos intérêts. Il ne cherche pas le pouvoir, Argumenta sa fille, le plus sérieusement du monde... De plus, je souhaite que mon enfant connaisse son père.
- Tsume... Que voulez-vous nous dire ? Intervint Senji en se relevant doucement.
- Le guérisseur vient de me l'annoncer, je suis enceinte d'un mois.
- Ma fille, c'est une merveilleuse nouvelle."
La future mère se sentit d'un coup faible. Senji la porta à nouveau pour la conduire à sa chambre.
"- Tsume, je suis tellement heureux. Un enfant de vous. Je ferai tout pour votre bonheur et le sien ainsi que pour me faire pardonner.
- Senji, cela n'adoucit en rien ce que j'ai vécu à cause de Kagome et vous. Notre nuit de noce a été la première mais aussi la dernière fois que vous me touchiez. Maintenant que j'attends un héritier, je refuse que vous posiez de nouveau vos mains sur moi."
Revenant au présent, Tsume se tourna vers ses amies pour les voir peinées pour elle.
"- Huit mois plus tard, j'accouchai de Hana qui a maintenant dix ans. J'ai essayé d'avoir un autre enfant pour engendrer un garçon mais les souvenirs de mes souffrances se réveillent dès que Senji me touche. Je suis incapable de réaliser mon devoir conjugal.
- Ma pauvre amie, compatît Hitomi. Mais votre mari est...
- Il est un père aimant pour Hana et m'est fidèle, coupa l'Inuzuka. Il a été très présent lors de ma grossesse, s'émerveillant dès que je l'autorisais à la sentir bouger. Il est un chef des plus justes et a permis à augmenter notre prospérité. Je peux affirmer qu'il est le meilleur depuis bien des générations.
- Je pense que vous devriez trouver la force de lui pardonner mais aussi à vous-même, osa affirmer la Huyga. Vous vous sentez surement coupable d'avoir été manipulée par cette femme. Senji vous aime au delà de toute entendement au vu de ses espoirs et de sa fidélité. Il vous a prouvée que vous pouviez lui faire confiance en résistant à ses avances. Oui, il a douté mais n'est-ce pas naturel après avoir reçu des informations erronées pendant des années ? Vous êtes des victimes tout deux. Je suis sure qu'il vous manque et que vous l'aimez. Votre coeur n'aurait pas souffert autant de blessures dans le cas contraire. N'avez-vous pas envie de vivre heureuse avec lui et de l'aimer ?
- ... Je ne...Je ne sais plus, hésita-t-elle.
- Tsume, qu'est devenue Kagome, demanda Kurenaï, pour changer de sujet.
- Et bien, mon père l'expulsa de la famille. Elle fut également reniée par ses parents adoptifs quand ils surent ce qu'elle avait fait. Je ne sais pas vraiment ce qu'elle est devenue. A ma connaissance, elle a changé de nom pour reconstruire sa vie. Elle se fait nommer Shina maintenant.
- Shina ?! fit Hitomi, surprise d'entendre le prénom de sa cousine par alliance. Se pourrait-il que se soit...
- Qu'avez-vous, ma chère", s'inquiéta l'épouse d'Asuma en voyant sa réaction.
Hitomi n'eut pas le temps de répondre car un esclave arriva essouffler vers elles en leur annonçant qu'un accident était arrivé durant la chasse et qu'on les attendait devant la maison. L'épouse de Hiashi, pâlie mais sans perdre son sang-froid, ordonna à des esclaves de tenir des chambres prêtes avec des bandages, des onguents et des bassines d'eaux chaudes. Toutes les femmes se précipitèrent à sa suite. Arrivées sur le perron, toutes assistèrent à un spectacle sanglant. A l'instant, tous entendirent deux cris s'élever dans le ciel.
"- ITACHI !"
"- SENJI !"
Devant Mikoto se dressait Fugaku, le regard hagard et inquiet, sa tunique de chasse en cuir tâchée de sang. Cependant, ce dernier n'était pas le sien mais à quelqu'un d'autre. Le stress envahit son épouse, emballant son coeur à mesure que son mari avançait vers l'entrée de la villa. Elle baissa alors les yeux. Sa respiration se fit plus saccadée et rapide. Elle était à la limite de l'évanouissement. Dans les bras de son tendre époux gisaient, les vêtements en lambeaux, le visage en sang, les bras et les jambes lacérés ainsi que le torse d'où coulait ce liquide vital, le garçon le plus cher à son coeur. Elle se mit à crier et à courir vers Fugaku.
"- ITACHI ! ITACHI !"
Arrivée à sa hauteur, elle tenta de le prendre dans ses bras mais son époux l'en empêcha en la priant de le laisser aller et continua son chemin vers l'entrée de la demeure.
"- Mikoto, il est encore en vie mais il me faut l'installer le plus rapidement possible dans une chambre pour le faire soigner. Nous n'avons pas le temps de nous apitoyer pour le moment ou pour les effusions.
- Vous avez raison. Alors, vite, hâtez-vous, je vous en prie", pressa son aimée en le suivant jusqu'à la chambre qu'Hitomi avait préparé pour son fils.
Alors que Fugaku et Mikoto s'éloignaient en emmenant Itachi. Les autres femmes partirent à la recherche de leur époux. Dès qu'elles le trouvaient, elles le rejoignaient pour s'assurer de leur bonne santé. Tous purent les rassurer qu'aucune blessure leur a été infligés. Certains couples s'étreignaient alors que d'autres restaient pudiques, juste heureux de se retrouver. Kurenaï, accompagnée de Tsume, continuait la recherche de leur époux respectif dans la cohue de l'inquiétude de leur camarade. Plus le temps passait, plus son angoisse montait en flèche. D'un coup, elle interpella son amie en tendant son doigt dans la direction d'un chariot à ciel ouvert tiré par deux chevaux.
-" Tsume, je vois Asuma mais pas Senji.
Il semblait s'occuper de quelqu'un, la mine inquiète.
- Ah oui, il a l'air d'aller bien. Vous devez être soulagée... Mais où est Senji ? J'espère qu'il va bien", s'inquiéta son amie.
Tsume ne savait pas pourquoi mais elle mourrait d'inquiétude. Cela l'étonnait car elle pensait lui en vouloir encore pour les événements passés avec Kagome. Son coeur s'était fermé à tout pardon et était froid tel un lac gelé. Cependant, à l'heure actuelle, il tambourinait de plus en plus fort et se remplissait de crainte à chaque seconde écoulée. L'Inuzuka porta un instant son regard sur Kurenaï. Elle la vit se retenir d'accourir vers son mari, surement pour ne pas la laisser seule à chercher Senji. Elle posa une main sur son bras et l'invita en disant.
"- Kurenaï, vous mourrez d'envie de lui sauter dans les bras... Allez-y, ne vous préoccupez pas de moi mais c'est gentil de votre part.
- Merci, vraiment merci, s'empressa de la remercier la Sarutobi. Je vais en profiter pour lui demander s'il sait où peut se trouver votre mari."
Kurenaï courra vers Asuma en criant son nom. Ce dernier, en l'entendant, se redressa et a eu juste le temps d'ouvrir ses bras pour l'y accueillir. Il la serra très fort lui faisant sentir toute son angoisse alors qu'elle se blottissait contre son torse. Tsume, qui les regardait, le vit se pencher vers son oreille, surement pour lui chuchoter des paroles réconfortantes et d'amour. Elle sourit à cette idée et se surprit à ressentir de la jalousie, à croire qu'elle aurait voulu vivre la même scène avec Senji. D'un coup, l'Inuzuka fronça les sourcils. Kurenaï s'était soudain décalée de son mari en affichant une mine effarée et avait dirigé son regard vers le chariot situé à leur côté. La futur mère se pencha sur ce dernier et recula avec une main cachant sa bouche, les larmes aux yeux.
A ce moment-là, Asuma la vit se retourner vers l'épouse de Senji et afficher un visage des plus tristes mais pas pour elle-même mais pour son amie. Voyant une larme coulée sur sa joue et ses yeux désolés, Tsume sentit un étau serré son coeur. Elle ressentait au fond d'elle un mauvais pressentiment grandir à chacun de ses mouvements. La jeune femme fit un pas, puis un autre et encore un autre en direction de Kurenaï. Elle avait l'impression que le monde ralentissait autour d'elle, que les sons de son environnement n'arrivaient plus à ses oreilles et que sa vision rendait floue tout ce qui l'entourait, sauf le couple Sarutobi et ce chariot. Arrivée à l'hauteur de sa compagne d'infortune, celle-ci lui serra l'avant-bras comme si elle voulait lui transmettre de la force. Asuma affichait un visage conscrit. Tsume fit un quart de tour vers l'objet de toute leur attention, et se mit à blanchir.
Sa respiration et son coeur s'arrêtèrent, ses yeux s'agrandirent d'effroi. Devant elle, gisait un corps mutilé aux vêtements déchirés de toute part. Du sang coulait de multiples blessures des plus profondes recouvrant tout son être. D'énormes griffures ensanglantées barraient son dos de son épaule droite à sa hanche gauche. Au vu de la gravité de son état, les non initiés l'auraient déclaré sans vie si un faible souffle ne soulevait encore sa poitrine. Un cri déchirant le ciel s'échappa de sa bouche.
"- SENJI ! SENJI ! NON, PAS TOI ! NON!"
Elle se précipita à son côté. Elle prit le visage de son époux entre ses mains, les souillant de son sang. Elle le priait de lui faire un signe et murmurait sans cesse qu'elle était désolée. Malheureusement, seul le silence lui répondit. Senji était inconscient. Cependant, la voix de Tsume lui parvint aux oreilles. Il reprit quelque peu conscience mais il se sentait terriblement faible. Ses yeux refusaient de s'ouvrir sur son aimée comme s'il était déjà passé à trépas. Il trouva juste assez de force pour murmurer son nom.
"- Tsu... Tsume...
- Senji, mon dieu, tu es en vie !
- Tsume... arriva-t-il encore à expirer dans un faible souffle avant de se taire à nouveau.
- Non ! Reste avec moi ! NOnnnnn,..., SENJI !" hurla-t-elle, les larmes, jusqu'ici retenue, dévalant en cascade ses joues blanchies par la peur.
En entendant tout le désespoir dans son hurlement, toutes les personnes présentes cessèrent toutes activités. Kurenaï laissa court à sa tristesse en éclatant en sanglots alors qu'Hitomi se hâta vers Tsume. L'épouse de Hiashi se rendant compte de la situation ordonna à des esclaves en ces termes.
"- Vite, vous quatre, allez chercher promptement une civière pour transporter le seigneur Senji dans la chambre que nous lui avons préparé !
- Dépêchez-vous ! Il n'y a pas une minute à perdre, il a déjà perdu beaucoup de sang ! Appuya Asuma, avec toute l'autorité qu'il avait acquis lors de son poste de légat de la légion romaine, en voyant le peu de réactivité des hommes ainsi interpellés.
Ceux-ci sortirent de leur effarement et coururent chercher l'objet demandé. Lorsque ce fut fait, deux d'entre eux prirent le corps de Senji le plus délicatement possible et le déposèrent sur le drap attaché à deux barres en bois des plus solides. Chaque esclave s'installa à une des deux extrémités et d'un seul mouvement les souleva. Ce petit groupe s'avança vers la maison en essayant d'éviter le plus possible les mouvements brusques. A chaque étape du processus, Tsume entendit Senji pousser une plainte de douleur lui prouvant qu'il était encore en vie mais trop faible pour parler ou pour faire le moindre geste. Elle suivit ce cortège funeste en priant tous les Dieux de conserver son mari en vie. Hitomi continua à gérer les urgences et se tourna vers trois femmes de son logis.
"- Quand à vous, je sais que vous avez quelques connaissances en médecine de guerre pour avoir suivi vos maris dans les campagnes militaires. Que l'une d'entre vous rejoigne le seigneur Fugaku et dame Mikoto alors que les deux autres suivent la civière du seigneur Senji. Promulguez les premiers soins à nos blessés en attendant les guérisseurs. Dès leur arrivée, vous vous mettrez sous leur ordre et les seconderez... Allez vite !
- Bien, dame Hitomi," dirent les interpellées en coeur.
Les infirmières improvisées exécutèrent l'ordre et se précipitèrent en courant à la suite de Itachi et Senji. L'épouse de Hiashi se dirigea alors vers le meilleur meneur de chevaux de son mari qui venait juste de finir de préparer ces derniers pour son entraînement quotidien. En effet, cet homme conduisait le char représentant les Hyuga lors des courses au moment des Olympiades et des jeux du cirque. Elle lui ordonna :
"- Prenez votre char et fouettez vos chevaux pour aller quérir le plus rapidement possible les deux meilleurs guérisseurs de Rome.
- A vos ordres !"
Il se dirigea donc vers ses quatre coursiers et partit à vive allure dans les rues de la ville pour accomplir sa mission. Ceci fait, Hitomi se tourna vers ses invités et leur tint ce langage.
" Mes amis, vu les circonstances, je crois qu'il est préférable que vous rentriez tous chez vous. Nous vous tiendrons au courant bien sur. Je n'aurai qu'une requête à vous soumettre avant que vous quittiez notre demeure : priez les Dieux pour conserver en vie notre ami Senji et le jeune Itachi."
A ces mots, la plupart des chefs de famille et leur épouse partirent, accompagnés de leurs enfants. Ne restaient plus que les femmes des chefs Nara, Yamanaka et Akimichi ainsi que Kurenaï et Asuma. C'est alors qu'Hitomi se rendit compte qu'il manquait leur mari mais également Hiashi et Neji. Dans la précipitation et l'urgence de la situation, elle s'était concentrée sur les accidentés et non sur les présents et les absents. Elle se tourna alors vers le Sarutobi qui tenait dans ses bras sa bien-aimée, toujours sanglotante et lui demanda d'une voix angoissée.
"- Asuma, je ne vois pas Neji et Hiashi ainsi que les maris de mes compagnes. Où sont-ils ?
- ... Et bien, hésita-t-il comme s'il cherchait ses mots. Hiashi et mes autres compagnons sont à la recherche de Neji. Nous ne savons pas où il se trouve.
- Quoi ! Que voulez-vous dire ? Neji s'est perdu en forêt ! dit effarer Kurenaï, au bord de la syncope. Par tous les Dieux, mais que s'est-il passé ?
- Je ne saurais le dire, répondit Asuma. Tout ce que je...
- Un instant, le coupa la maîtresse des lieux qui, du à l'adrénaline, réussit à garder son sang-froid malgré l'inquiétude qui lui glaçait le sang. Que des esclaves aillent rejoindre leur maître pour lui prêter main forte ainsi qu'à nos amis dans la recherche de notre fils et héritier."
Ainsi, beaucoup d'hommes partirent en direction de la forêt pour obéir à l'ordre donné par leur maîtresse. Hitomi fit signe à Asuma de poursuivre. Alors qu'il s'apprêtait à le faire, il sentit Kurenaï s'affaisser à l'intérieur de ses bras en un instant. Toutes ces émotions, la vue et l'odeur de sang ainsi que cette terrible nouvelle eurent raison des dernières forces de la jeune femme aux yeux rouges. Elle s'évanouit soutenu par son mari qui l'empêcha ainsi de s'effondrer sur le sol en l'appelant.
"- Kurenaï, que t'arrive-t-il ?"
C'est à ce moment-là, que le meneur de chevaux arriva bride abattue dans la cour sur son char prouvant à tous pourquoi il était un des plus rapides de la capitale. A son bord, se trouvaient trois médecins qui essayaient par tous les moyens de ne pas tomber et ainsi éviter de se rompre le cou. Voyant une jeune femme évanouie, le plus jeune des trois soignants descendit rapidement et alla vers elle, suivis par ses deux collègues. Il s'enquit de la malade.
"- Expliquez-moi ce qui s'est passé ?
- Je ne sais pas. Elle a perdu connaissance sans signe précurseur, l'informa Asuma.
Hitomi s'approcha d'eux et leur expliqua la situation.
"- Messieurs, je pense que mon amie souffre d'un simple évanouissement du aux circonstances qui m'ont fait vous appeler de toutes urgences mais aussi à son état.
- Son état ? Interrogea le Sarutobi, ne comprenant plus rien.
- J'espère qu'elle me pardonnera... Je pense qu'elle aurait aimé vous l'apprendre elle-même mais vu la tournure des événements, je me vois dans l'obligation de vous en tenir informer, commença l'épouse de Hiashi... Kurenaï nous a annoncé plus tôt dans l'après-midi qu'elle attendait votre enfant.
- Mon... enfant... !? Dit-il abasourdi.
- Oui, elle est enceinte", confirma Hitomi.
A ces mots, Asuma baissa les yeux vers son épouse, de la joie dans les yeux malgré le malheur de ses amis. Il ne pouvait pas s'empêcher d'être heureux.
"- Messieurs, se tourna-t-elle enfin vers les nouveaux arrivants, je vous ai fait emmener ici en toute hâte car nous avons deux blessés gravement ensanglantés qui vous attendent à l'intérieur. Ils étaient partis à la chasse tôt ce matin avec mon mari, le seigneur Hiashi.
- Pouvez-vous nous préciser les circonstances pour que nous sachions à quoi nous attendre ? Quémanda le plus ancien des trois médecins.
- Et bien, commença Asuma. Je vais faire court... Je ne connais pas les détails. Tout ce que je peux vous informer est ceci... Lorsque nous avons trouvé Itachi à la lisière d'une clairière, appuyé contre un arbre, il était encore conscient. Ses bras, ses jambes et son torse ainsi que sa tempe étaient lacérés et ensanglantés. Cependant, cela ne semblait pas trop grave car les blessures étaient peu profondes sauf une au niveau de son flan mais sans mettre pour autant sa vie en danger. A ses pieds, gisait mort un sanglier adulte mâle d'au moins 150 kg, un couteau enfoncé entre les yeux et une flèche à son côté.
- Mon dieu ! Fit l'épouse de Choza. Une telle bête peut tuer un homme et il a survécu à son âge... Pardon, continuez.
- Itachi s'est évanoui quelque instant plus tard dans les bras de son père. Ensuite, nous avons trouvé Senji un peu plus loin au centre de cette clairière, gisant au milieu d'une marre de sang, un ours mâle au-dessus de lui. Il semblerait qu'après un combat, il ait réussi à enfoncer son glaive dans le coeur de ce monstre de 300 kg. Senji avait déjà perdu connaissance à notre arrivée. Lorsque nous avons réussi à le dégager de sous le corps de l'animal, nous avons constaté les multiples griffures et morsures qui le parsemaient, surtout au niveau du torse.
- Bien, je vous remercie, dit le médecin. Voilà, ce que je vous propose. Mon assistant et étudiant va rester avec dame Kurenaï pour voir si toutes ses émotions n'ont pas mis en danger l'enfant en son sein.
Au mot étudiant, Asuma eut le réflexe de serrer un peu plus Kurenaï contre lui comme pour la protéger de l'inexpérience du jeune homme. Voyant cela, son mentor intervint en déclarant :
- Rassurez-vous, il a énormément de savoir en ce domaine car il désire en faire une spécialité."
Le dit assistant s'avança alors près du couple et guidé par un membre de la famille Hyuga s'apprêtât à les suivre vers la maison où une chambre fut mis à la disposition de la jeune femme évanouie. Avant de s'avancer, Asuma, portant toujours son épouse dans ses bras, eut pour Hitomi une dernière parole.
"- Pour Neji, personne ne sait ce qui est advenu de lui mais une chose est sur, il n'est pas blessé car seul le sang de Itachi et Senji étaient présents dans la clairière. Croyez l'expérience d'un légat.
- Merci Asuma. Cela me réconforte un peu mais je serai totalement rassurée que quand il sera de retour avec son père. Et pour nos blessés ? demanda alors l'épouse de Hiashi aux médecins.
- Etant le plus ancien et le plus expérimenté dans ce genre de blessure, je vais soigner le seigneur Senji. Je vais laisser le seigneur Itachi aux bons soins de mon collègue, déclara le plus ancien des deux.
- Bien, alors suivez-moi. Je vais vous conduire à eux, déclara Hitomi, étonnant les personnes présentes par son sang-froid. Quand à vous mes amies, je vous invite à vous rendre dans le petit salon où je vais demander à ce qu'on vous apporte une collation et de quoi vous remettre de vos émotions. Ainsi, vous pourrez attendre tranquillement le retour de vos maris en espérant qu'ils ne tarderont plus. J'irai également me quérir de dame Tsume, de dame Mikoto et de son époux. Nous vous rejoindrons alors."
Ainsi tout fut organisé comme orchestrer par Hitomi. Cette dernière mourrait d'inquiétude et d'angoisse. Elle n'avait qu'une envie : courir rejoindre Hiashi pour participer elle aussi à la recherche de Neji. Cependant, elle avait un devoir à accomplir, celle de maintenir le calme sur le domaine Hyuga et éviter la panique. C'était son devoir d'épouse de chef qui malheureusement, passait parfois avant celui de mère, malgré l'appel de son instinct maternel.
Lorsqu'elle arriva devant la chambre où Itachi fut conduit un instant plus tôt, elle put entendre les pleurs de Mikoto à travers la porte fermée. Elle perçut aussi la voix de Fugaku qui essayait de la réconforter en déclarant que son fils était fort et qu'il s'en sortira. Hitomi toqua et ce fut le père de famille qui lui ouvrit. En voyant le médecin, il s'empressa de lui laisser le passage alors qu'Hitomi conduisait son confrère à celle de Senji.
"- Vous êtes arrivés. Vite, mon fils a eu..
- Je le sais, seigneur, le coupa l'interpellé voulant s'occuper de son patient au plus vite. Asuma Sarutobi m'a informé des circonstances. Je vais faire mon possible pour soigner et sauver votre fils.
En entrant, le guérisseur s'aperçut que le jeune adolescent était entouré de bandages tâchés de sang au niveau des bras, des jambes et avait un linge sur le front. La femme qu'Hitomi avait envoyé pratiquer les premiers soins était entrain de nettoyer la plaie situé sur le flan d'Itachi. Visiblement, elle s'y connaissait et avait fait un excellent travail. Elle lui fera une très bonne infirmière pour la suite. Son patient avait le visage crispé par la douleur mais n'avait toujours pas retrouvé ses sens. Le médecin s'approcha et laissant finir son assistante improvisée prépara une lotion à base d'opium et de pavot. Cette dernière bien préparée avait pour vertu d'endormir la douleur et de plonger le malade dans un sommeil profond facilitant les soins invasifs.
Lorsque tout fut prêt, il pria les parents d'Itachi de sortir pour qu'il puisse pratiquer son office. Au début, sa mère refusa désirant rester auprès de son enfant. Fugaku insista la mort dans l'âme car il désirait aussi demeurer dans la pièce. Cependant, il avait compris le besoin du médecin d'être au calme. Entendre les lamentations d'une mère éplorée ne l'aiderait pas à se concentrer sur son fils. Mikoto dut se rendre aux arguments de son mari et sortit donc soutenue par Fugaku qui l'avait prise dans ses bras. En sortant, ils entendirent des plaintes et des cris venant d'une autre chambre pas très loin d'eux. Le couple reconnut la voix de Tsume et d'Hitomi qui essayait de la raisonner.
"- Tsume, je vous en prie. Vous devez sortir pour que le médecin puisse pratiquer ses soins.
- Non, je ne veux pas le laisser seul. Il a besoin de moi. Vous avez bien entendue : il m'a appelée..."
En entendant ces mots, Hitomi plongea dans ses souvenirs. Quelques minutes plus tôt, après avoir laissé le premier médecin auprès d'Itachi, elle conduisit le dernier au chevet de Senji. La porte de la chambre était entrouverte. Tsume implorait son mari de ne pas quitter leur fille.
"- Je t'en prie, Senji. Reste avec nous, pense à Hana...Notre fille t'aime tellement... Elle a besoin de son père pour la protéger de ses futurs soupirants...
-...
- Il faut que tu sois là le jour où elle tombera amoureuse pour la première fois... pour l'amener auprès de son futur mari le jour de son mariage... Tu dois vivre pour tenir dans tes bras tes petits-enfants...
-...
- Fais-moi un signe, je t'en supplie... La famille a besoin de toi... J'ai... J'ai besoin de toi, pleura l'Inuzuka
- Tsu... Tsume...
- Senji ! Senji ! Tiens bon. Le médecin sera bientôt là.
- Tsume, Je... je t'ai... je t'aime, arriva à murmurer difficilement Senji qui avait réussi à sortir du brouillard sous les paroles de son épouse. Ne... m'aban...m'abandonne... pas.
- Senji, ...Je crois que je ...que moi aussi, je...", essaya de lui répondre sa bien-aimée, les larmes coulant sur ses joues et tombant sur la main de son époux qu'elle tenait entre ses mains.
D'un coup, l'Inuzuka entendit toquer à la porte, l'interrompant. Hitomi l'aurait bien laissée finir sa déclaration mais le pronostic vital de Senji était engagé. Tsume se précipita sur la porte et ouvrit promptement. Quand elle vit le guérisseur enfin arrivé, elle ne lui laissa pas le temps de parler et lui saisit le bras pour l'amener auprès de son mari. Là aussi, le médecin vit deux femmes à l'oeuvre sur le corps de son patient. Alors qu'une posait des bandages sur les jambes, l'autre essayait par tous les moyens d'arrêter l'hémorragie provenant des griffures profondes sur son dos. Comprenant la gravité de la situation, il ne put s'extasier sur les talents de ces infirmières mais était soulagé d'avoir sous ses ordres des personnes compétentes. Il allait en avoir besoin pour sauver Senji. Son état était vraiment alarmant. Il prépara la même potion que son collègue et pria Tsume de quitter la pièce. Au début, elle se montra raisonnable mais au moment où elle allait suivre Hitomi, un souffle arriva à ses oreilles.
"- Tsu... Tsume... Ne me ... laisse... pas...
- Senji, Je suis là, prêt de toi, déclara sa femme en rebroussant chemin pour de nouveau lui prendre la main.
- Je... Je suis... désolé... tellement... désolé... C'est... elle... C'est sa... faute... je...
- Oublie tout ça. C'est du passé," lui dit-elle une main sur son front qu'elle trouva extrêmement chaud.
Le médecin ne comprenait pas de quoi il parlait. Il savait qu'une chose, son patient commençait à délirer, ce qui n'annonçait rien de bon. Si la fièvre s'installait comme cela semblait être le cas vu la sueur qui coulait de son front, son office se compliquait de secondes en secondes. Il devait vite intervenir et pour ça il avait besoin de calme. Il intervint auprès de Tsume.
"- Dame Tsume, votre mari fait de la fièvre et délire. Il me faut le soigner rapidement mais j'ai besoin que vous sortiez maintenant.
- Non", refusa l'Inuzuka...
Revenant au présent, Hitomi leva sa main et à la surprise de tout le monde gifla son amie. Celle-ci, se la tenant avec sa main, la regarda les yeux effarés par son geste. Elle vit également des larmes perlées dans ses yeux.
"- Tsume, excusez-moi, mais vous devez reprendre vos esprits. Senji a besoin que vous gardiez votre sang-froid. Puis pensez à Hana, depuis que ces événements sont arrivés, elle est seule dans l'attente de nouvelles de votre part. Je suis sur qu'elle désire que vous alliez la voir pour la réconforter. Pensez à votre fille."
- Hitomi a raison mon amie. Je sais ce que vous ressentez car j'ai du laisser Itachi. Nous devons leur faire confiance, renchérit Mikoto, les yeux rougis par toutes les larmes qui avaient coulées depuis la découverte du corps sanglant de son fils unique.
- Je vous comprends aussi, plus que vous ne le croyiez... Reprit la Huyga. Nous n'avons toujours pas de nouvelles de Neji. Je ne sais pas s'il est en bonne santé ou bien blessé ou même pire... mort... Je l'aime comme si c'était mon fils... C'est tout ce qui me reste de ma défunte soeur... Mon coeur me crie d'aller le chercher. Pourtant, je dois faire confiance à Hiashi et à nos amis ainsi que de me tenir prête à toutes les éventualités... Il nous faut nous soutenir."
Voyant la même tristesse et la même détresse dans le regard de ses compagnes d'infortune, Tsume acquiesça et saisit la main que lui tendait Hitomi pour se diriger ensuite vers la nurserie pour y retrouver sa fille Hana, laissant Senji aux bons soins du médecin. Sur le chemin, leur hôtesse leur apprit pour l'évanouissement de Kurenaï. Fukagu décida alors d'aller rejoindre Asuma qui devait angoisser par l'état de son épouse. Les trois amies arrivèrent à destination. Elles constatèrent que la Yamanaka, l'Akimichi et la Nara y étaient aussi. Ces dernières avaient ressenti le besoin de retrouver leurs enfants dans l'attente de nouvelles. Constatant leur entrée, elles se levèrent et entourèrent Hitomi et Mikoto pour enfin avoir des réponses à leurs questions. Tsume réussit à se désister à leur interrogatoire et se dirigea vers Hana. Cette dernière était entrain de jouer avec Hinata qui s'était attachée à la jeune fille. Quand elle entraperçut sa mère, elle courra dans ses bras en lui demandant.
"- Maman, pourquoi tous ces bruits dans la maison ? Pourquoi mes copines sont parties aussi vite ? Où est papa ?
- Oh ma chérie, tes amies sont parties car il y a eu un accident durant la chasse et elles ont du rentrer chez elles... Ton papa et Itachi ont été blessés. Les médecins sont entrain de les soigner.
- ... Vont-ils mourir ? Quémanda la petite difficilement, des sanglots dans la voix.
Elle aimait son père plus que tout et était très attentive à Itachi depuis sa rencontre avec lui sans vraiment comprendre pourquoi.
- Je... ne sais pas. Mais, n'oublie pas. Papa t'aime et il est très fort. Il fera tout pour revenir près de nous," essaya de la rassurer sa mère en la serrant le plus fort possible contre son coeur alors qu'elles étaient à genoux sur le sol.
Ressentant l'atmosphère triste et angoissé, Hinata, du haut de ses trois ans, s'approcha de Hana et lui embrassa la joue pour la réconforter. Attendrie par ce geste, la petite fille lui sourit avant de se blottir contre Tsume. Hitomi, attendrie par ce spectacle, la prit dans ses bras pour y déposer un baiser sur la sienne et se remit près de Mikoto. En voyant des larmes dans les yeux de l'amie de sa mère, Hinata posa sa petite main sur sa joue et sourit doucement. L'Uchiwa, touchée, lui baissa le front. Se concentrant de nouveau sur Hitomi, sa fille l'interrogea de sa petite voix fluette.
"- Papa, Neji, pas là ?
- Non, ma princesse. Pas encore. Papa cherche Neji.
- Neji, où ? Il joue cache-cache ?
- Je..."
Hitomi fut interrompue quand une de ses cousines arriva dans la nurserie pour annoncer à toutes que les hommes étaient de retour à la maison. En entendant la nouvelle, les épouses se précipitèrent en prenant leurs enfants sous le bras pour les accueillir. En les voyant arriver dos au soleil couchant, la Yamanaka, la Akimichi et la Nara se lancèrent les bras grands ouverts sur leur époux respectif suivis par leurs enfants, heureux de voir leur père sain et sauf. Toujours sur le perron, Hitomi, accompagnée par Mikoto, cherchait du regard Hiashi et finalement l'aperçut. Elle courra vers lui, Hinata toujours dans ses bras, avant de s'arrêter. Tout comme ses deux amies plutôt, son coeur se remplit de crainte. Dans les bras de Hiashi, gisait Neji, plus blanc qu'un linge. Elle se mit à crier.
"- NEJI !"
