Après cette annonce, Jiraya s'avança, accompagné par Tsunade, vers le couple et les félicita chaleureusement. La souveraine de l'Olympe serra très fort son fils contre elle, tellement elle était heureuse pour lui. Certes, elle sentait qu'une ombre habitait encore son coeur mais elle était certaine qu'Ayame l'aiderait à l'effacer complètement et enfin vivre une vie sereine. D'ailleurs, Tsunade se tourna vers la toute nouvelle déesse et la prit également dans ses bras.
"- Merci, Ayame et toutes mes félicitations.
- Vous n'avez pas à me remercier, rougit cette dernière en se détachant doucement de son étreinte. C'est plutôt à moi de le faire car vous m'avez acceptée parmi vous mais surtout auprès de maître Kankuro.
En l'entendant l'appeler encore ainsi, le dieu des Forges l'obligea à le regarder dans les yeux en lui mettant un doigt sous le menton.
- Ayame, tout comme Matsuri, tu n'es plus une servante ou une mortelle à mon service. Tu es maintenant une déesse, mais surtout ma fiancée. A ce titre, je te demanderai de me nommer par mon prénom uniquement. Je ne veux plus de titre entre nous.
- Si c'est ce que vous voulez, Maî..., euh, Kankuro", consentit son amante, quelque peu gênée par cette familiarité.
Celui-ci sourit tendrement en entendant le vouvoiement et comprenant que la jeune femme aura quelques difficultés à se libérer de ses anciennes habitudes et des convenances depuis si longtemps pratiquées. Tsunade, attendrie par le spectacle de ce couple d'amoureux, interpella de nouveau la fiancée.
"- Si, je me dois de te faire des remerciements car grâce à toi, Kankuro se laisse de nouveau aller à la lumière.
- Je n'ai rien fait qu'à part l'aimer, la contredit Ayame, de plus en plus mal à l'aise face à ces compliments.
- Tu es trop modeste, ma princesse. Cependant, il est vrai qu'une autre personne mérite aussi des louanges... N'est-ce pas Naruto ?"
A ce nom, tout le monde leva la tête vers le ciel pour y voir le prénommé les surplomber à la force de ses ailes, à ses côtés son frère. Tous les deux se mirent à descendre pour les rejoindre. Le dieu de l'Amour avait un sourire éclatant au visage, heureux de la finalité de ce qu'il avait réussir à envisager depuis qu'il connaissait les sentiments des deux nouveaux fiancés. Sasuke était plus sérieux mais on pouvait lire dans son regard qu'il partageait l'état d'esprit de son aîné.
"-Hé, hé, hé, je n'ai pas fait grand chose que vous permettre d'ouvrir les yeux sur ce que vous pouviez vivre, répondit Naruto, les joues légèrement rosies. Je vous ais juste mis le pied à l'étrier. C'est uniquement vous qui avait pris la décision d'ouvrir votre coeur et de ne pas rester enfermer sur vous-même.
- Je vois, souffla Jiraya, parlant au nom de tous. Que ce soit Ayame ou toi, vous refusez de vous accaparer toute la gloire... Soit, nous abdiquons mais vous ne pouvez pas nous interdire de le penser.
- Il est vrai, admit le dieu ailé. Je n'ai aucun moyen d'exiger quoi que ce soit de vous dans ce domaine."
Le blondinet était gêné par la considération de son grand-père. Il se mit à se gratter le derrière de la tête, tout en souriant à pleine dent. Il ne savait plus où se mettre et cherchait comment se défaire de cette embarras quand il fut sauvé par une cohue de déesses hystériques. Ces dernières rangeaient leur frein depuis la fin de cette cérémonie improvisée et n'y tenant plus, s'étaient précipitées vers la nouvelle fiancée en l'appelant de tous leurs poumons. Constatant qu'ils risquaient de se faire piétiner sans aucune chance de sans sortir vivant, les deux garçons s'envolèrent précipitamment laissant ainsi la place à la frénésie féminine. Ils se posèrent par la suite au côté de Minato observant Ayame disparaître derrière cette vague humaine alors que Kankuro était envoyé sans ménagement se faire voir ailleurs au même titre que Jiraya.
Les deux divinités abasourdies par ce manque de délicatesse rejoignirent Saï, Suigetsu, Shikamaru et Choji alors que Lee et Gaï pleuraient en bénissant la force de l'amour de ces nouveaux fiancés. D'ailleurs, Gaï essayait d'entraîner dans son sillage Kakashi qui l'ignora royalement, préférant lire des parchemins des plus douteux. La nouvelle déesse dût faire face à une flopée de questions sur la création de son couple. Elle fut donc obligée de leur narrer l'histoire de sa romance. Toutes avaient les yeux qui brillaient. Elles n'arrivaient pas à s'empêcher de soupirer d'envie, ou nostalgique de la leur à chaque évocation des déclarations et des gestes d'affection de leur ami à son amante. A la fin de son récit, Kushina s'approcha d'elle et lui présenta un visage grave et presque désolée. Intriguée, Ayame attendit qu'elle parle pour en connaître la raison.
"- Ma pauvre. Tu as du beaucoup souffrir en silence de me voir marié avec Kankuro. Certes, je l'étais contre mon gré et d'une certaine manière lui aussi, poussé qu'il était par sa jalousie et sa colère. Cela a du être difficile pour toi de taire tes sentiments et d'enfouir tes espoirs au plus profond de toi. Tu es bien courageuse. J'espère que tu ne m'en veux pas.
- Vos paroles me touchent, la remercia la nouvelle fiancée. Je n'ai aucun ressentiment à votre égard, je vous assure. Ce n'est pas vraiment votre mariage qui était un poignard en mon coeur. C'est plutôt de le voir souffrir de la situation et de cette noirceur qui rongeait tout son être. Je ne sais pas si je pourrais rembourser la dette que j'ai vis-à-vis du dieu Naruto, mais je ferai tout pour."
A ces paroles, la déesse de la Beauté se mit à sourire tendrement. Elle avait une femme de valeur devant elle et parfaite pour Kankuro. Elle comprenait pourquoi il en était tombé amoureux. C'était un baume à ses blessures et à sa solitude.
"- Tu es une sacrée cachottière tout de même, se plaignit Temari, cassant le silence qui venait de tomber. Tu étais déjà en ménage avec Kankuro quand nous parlions de nos plans pour vous mettre ensemble. Tu as osé ne pas nous le dire et nous laisser jacqueter telle des poules inutilement. Je suis outrée.
La voyant ainsi, les bras croisés, le visage faisant la moue, Ayame s'empressa de s'excuser, croyant l'avoir blessée de l'avoir laissé dans l'ignorance.
- Je ne voulais pas vous mettre de côté. Je vous assure mais Maî.. euh, je veux dire, Kankuro, désirait garder notre relation secrète pour me protéger.
- Tranquillise-toi, voyons, la rassura la déesse de la Justice. Je te taquine et arrête de nous vouvoyer. En plus d'être maintenant des nôtres, tu es avant tout notre amie, alors plus de chichi entre nous.
- Te protéger ? Mais de quoi ? Rebondit soudain Karin avant de se reprendre en pensant à l'agression de Matsuri, de la jalousie de certaines Nymphes mais surtout à une déesse aux cheveux roses. Non, ne répond pas, je crois que j'ai compris ses raisons. C'est noble de sa part... En tout cas, cela n'a pas du être facile pour toi de ne pas pouvoir en parler librement et de faire face aux harcèlements de certains.
- Oui un peu, j'avoue, mais je n'étais pas vraiment seule. Matsuri m'a beaucoup aidée.
- Quoi !? cria presque Tenten. Matsuri, tu étais au courant ! Tu es aussi cachottière que notre chère Ayame.
- Pourquoi es-tu étonnée, Tenten, demanda Kushina. Aurais-tu oublié que nos deux amies se considèrent comme des soeurs. C'est normal qu'Ayame se confie à elle. N'oublions pas qu'elles ont eu toutes deux une vie de mortelles avant de nous rejoindre. Elles ont des vécus communs qui leur ont permis de créer des liens solides.
- C'est vrai, reconnut la déesse de la chasse ainsi que ses compagnes. Maintenant, j'espère que vous en construirez d'autres avec nous. Vous savez nous méritons d'être connues. Nous ne sommes pas que des déesses acariâtres."
Comprenant que Tenten s'essayait à l'humour, Ayame et Matsuri lui sourirent et lui promirent tout ce qu'elle souhaitait. Elle sembla satisfaite en les étreignant un instant, poussée par son enthousiasme naturel. D'un coup, Shizune coupa leur effusion en posant la question que tout le monde attendait.
"- Mais dis-nous, Ayame, quand désires-tu te marier ? Vous avez peut-être déjà une date car il te faut maintenant tout préparer.
- C'est vrai ça," appuyèrent Ino et Karin, les yeux brillants en attente de la réponse.
A cette question, la déesse de l'Espérance ne savait pas quoi leur dire. Elle était gênée. Certes, elle était maintenant fiancée et qui dit fiançailles, dit mariage. Cependant, elle était certaine que Kankuro ne fixera pas de date avant d'avoir fini de forger son grand projet. Elle en ignorait la teneur mais elle avait confiance en lui et ne cherchait pas à savoir se promettant de le soutenir quoi qu'il arrive. Ayame était aussi persuadée que son fiancé désirait le garder secret pour le moment. Elle se contenta de répondre en omettant quelques informations :
"- Et bien, mes fiançailles ont été une véritable surprise pour moi. Je ne sais donc pas vraiment ce qu'il en est concernant le jour de la cérémonie maritale... Je pense qu'elle ne se fera pas tout de suite. Je voudrai d'abord en parler avec Maî.. Kankuro et puis, j'aimerai, tout comme Matsuri, bénéficier d'un peu de temps pour me faire à mon nouveau statut.
- Mmm, je pense que nous pouvons comprendre, fit songeuse Shizune.
- Peut-être mais cela ne doit pas nous empêcher d'en parler et de planifier certaines choses... Comme les demoiselles d'honneur, celles qui l'aideront à tout organiser."
A cette proposition de Karin, toutes eurent les yeux remplis de convoitise. Elles fixèrent toutes Ayame dans l'espoir d'être choisie. Impressionnée par ce mur de déesses lui présentant des regards de chien battu, elle recula d'un pas dans l'indécision la plus totale. Malheureusement pour elle, ce n'était pas l'attitude à avoir car la voyant ainsi, chacune d'entre elle se sentit obliger de lui présenter les raisons sur le pourquoi la choisir plus elle qu'une autre. Alors que la pauvre déesse de l'Espérance essayait de s'enfuir de ce guet-apens, du côté de Naruto, Minato posa une épaule sur l'épaule de chacun de ses fils.
"- Naruto, je suis fier de toi. Tu as prouvé que la rancune ne t'habitait pas en ayant aidé ainsi Kankuro. Tu fais de plus en plus preuve de sagesse et de maturité, ainsi que toi Sasuke. Vous faîtes honneur à votre statut de divinité de l'Eros et de l'Antéros.
- Je n'ai pas fait grand chose, à part surveiller les faits et gestes de Kankuro ainsi que de repousser de mes flèches d'aversion les soupirants d'Ayame, l'informa ce dernier. Tout le mérite va avec Naruto.
- Merci papa et à toi aussi Sas'ke, les remercia le dieu de l'Amour. Je ne sais pas si vos compliments sont justifiés mais merci.
- Pourquoi te juges-tu aussi durement ? Quémanda le dieu de la Guerre, surpris du manque d'estime de soi de son fils. Cela ne te ressemble pas."
Naruto resta un instant silencieux en regardant du coin de l'oeil une déesse aux cheveux roses qui était restée étrangère à la liesse de ses camarades. Elle était immobile, au milieu de son groupe d'amies qui n'arrêtaient pas de critiquer ces fiançailles et le choix de Kankuro. Cependant, Sakura semblait étrangère à leurs discussion fixant les autres déesses entourées la nouvelle fiancée. Elle était interdite et ne savait plus comment réagir. D'un côté, elle aurait voulu participer à cette liesse, surtout qu'elle avait adoré, à l'instar d'Ino, préparer le mariage de Kushina. Cependant, d'un autre côté, elle ressentait une telle colère qu'une simple servante, une ancienne mortelle, est autant de considérations. Elle ne supportait pas de devoir la traiter comme son égale. La divinité de la Sagesse et de la Bataille avait une réputation à tenir et était respectée de tous les peuples de l'Olympe, de la Terre et des Enfers pour cela. Elle ne mettrait en aucun cas sa place en danger. La colère l'emporta dans le conflit intérieur qu'elle se livrait.
Après avoir espionné son attitude, Naruto souffla et se résigna à répondre à son père.
"- Ne t'en préoccupe pas. Ce n'est rien. Je dois être juste fatigué. La journée a été éprouvante et commence à peser sur mes épaules.
-... Bien, fit Minato, peu convaincu par les explications de son fils car il avait suivi son regard et l'avait vu se poser sur Sakura, comprenant ses états d'âme. Laisse-moi juste te conseiller de ne pas faire grand cas de ce qu'on t'a pu te dire tantôt. Ce n'est pas son jugement qui importe mais le tien et celui de ta véritable famille, celle qui t'aime.
- ... Oui, mais elle fait aussi parti de cette famille,...ou tout du moins, elle y faisait parti. J'espère toujours retrouver ma meilleure amie. Je sens qu'elle est juste perdue entre ses émotions, ses peurs et ses ambitions. C'est surement pourquoi ses paroles me touchent encore autant.
- Courage, mon fils, déclara Minato en resserrant sa prise sur l'épaule de Naruto. Si elle doit revenir vers nous, alors elle le fera. Dans le cas contraire, n'oublie pas que nous serons toujours là pour toi, ta mère, Sasuke et moi.
- Merci papa.
- Et puis, Naruto, renchérit cette fois Sasuke. Tu devrais penser à appliquer tes propres conseils : ne reste pas enfermer dans le passé et pense à l'avenir.
- Très drôle Sas'ke", ironisa le concerné qui avait compris l'intention de son frère.
Le dieu de l'Amour était rempli de reconnaissance à son père et à ce dernier. Même si sa méditation et sa visite à son inconnue lui avaient fait du bien, il était encore enclin à des idées noires en ce qui concernait Sakura. Elle avait été une personne importante pour lui et l'était encore aujourd'hui. Pendant des siècles, Naruto avait eu le béguin pour elle et avait essayé de la séduire sans trop de succès. Depuis la naissance de Sasuke et l'apparition de ses songes, ses sentiments avaient quelque peu changé. Il ne pensait plus en être amoureux, enfin peut-être. D'ailleurs, l'avait-il vraiment été ? Il ne le savait pas vraiment. Il était cependant sûr d'une chose : cela lui faisait mal de l'entendre et de la voir aussi cruelle avec lui. L'Eros sortit de ses pensées quand il vit Tsunade se diriger vers Sakura, laissant Ayame toujours aux prises avec ses amies. Elle s'adressa à elle suffisamment fort pour être entendue de tout ceux qui voulaient bien l'écouter.
"- Sakura, je t'aime et je t'ai élevée comme ma propre fille. Cependant, tu m'as fait énormément de peine à réagir comme tu l'as fait aujourd'hui. Je ne sais pas ce qu'il t'arrive depuis ces dernières années mais tu sembles ronger par quelque chose. Tu as manqué de respect à Kankuro, le jugeant indigne de vivre dans le bonheur en t'en prenant à Ayame. En tant que mère, je me dois de défendre mon fils face à des personnes comme toi. Tu te réclames déesse de la Sagesse et pourtant, tu n'en as pas montré en ce jour.
- Mais Tsunade, Kankuro est un criminel qui s'en ait pris à Sasuke et je dois le remercier pour cela, se défendit la divinité aux cheveux roses.
- Ce qui s'est passé entre eux est maintenant de l'histoire ancienne. De plus, tous le lui ont pardonné, les concernés les premiers. Nous lui avons accordé la possibilité de nous prouver son repenti. Kankuro a oeuvré pour cela, nous montrant la sincérité de sa rédemption et continue à le faire chaque jour. Il a le droit comme tout à chacun de bénéficier d'une seconde chance. Il reste tout de même ton frère d'adoption."
Le silence accueilli sa réplique. Constatant qu'elle ne recevra aucune réponse, Tsunade rebroussa chemin pour rejoindre Jiraya, fier d'elle, même s'il était peiné pour Sakura qu'il appréciait véritablement. Cette dernière pouvait se vanter d'être sa déesse préférée, en tout bien tout honneur bien sûr, ne l'ayant jamais touché ou courtisé. Il se refusait à le faire, la considérant comme sa fille, au vu de sa naissance paradoxale l'ayant poussé à l'adopter. Il restait son beau-père, après tout. Soudain, il se demanda si ce n'était pas cela qui posait justement problème. Ne l'avait-il pas trop gâté ou excusé pour se faire pardonner son geste funeste sur sa mère ? De ce fait, se croyant invulnérable, sa position privilégiée lui aurait-elle monté à la tête ? Se posant ces questions, il vit son épouse marquée un arrêt pour s'adresser une dernière fois à elle.
"- Une dernière chose, Sakura... Ayame va devenir ma bru et donc celle de Jiraya, faisant d'elle ta belle-soeur en quelque sorte... Ne t'avise plus de la traiter de fille de joie. Ce n'est pas parce qu'elle a été malheureuse en amour dans sa vie antérieure que cela fait d'elle une fille facile et ambitieuse, écartant les jambes devant le premier venu possédant un peu de pouvoir. Tout comme Kankuro, elle a le droit à l'oubli de ses actes passés et à recommencer une nouvelle vie, plus heureuse. Ce qui sera le cas, j'en suis sure. Alors, fait preuve de compassion. Si tu ne veux pas le faire pour nous, fais le au moins pour toi."
Sur ce monologue, Tsunade continua sa marche pour enfin se saisir du bras que Jiraya lui présentait. Ce dernier voulut lui offrir un baiser mais elle se détourna à la dernière seconde, lui présentant sa joue. Le dieu des Dieux fronça les sourcils en la touchant, ne comprenant pas son évection. Pendant ce temps, Sakura restait stoïque, ne revenant pas des mises en garde de celle qu'elle considérait comme sa mère. Elle ne comprenait plus rien. Elle détourna la tête, furieuse. Par ce geste, elle tomba sur l'image de Naruto auprès de son père et de sa mère qui venait de les rejoindre. Elle constata que Sasuke, toujours au côté de son frère, la regardait d'un regard froid. Elle voulut se plonger dans ses pupilles onyx et s'y perdre sans vraiment savoir pourquoi. Malheureusement, il se détourna violemment d'elle comme s'il avait deviné son intention. Cet énième refus fit explosé la colère de Sakura qui partit vers les bois, sans oublier de jeter un regard meurtrier à Naruto. Elle avait besoin d'un bouc émissaire et il était tout trouvé. Son mouvement fut remarqué par Ino. Cette dernière n'en pouvant plus de la voir ainsi décida de la suivre. Cependant, elle fut arrêtée par Saï, lui prenant doucement le poignet.
"- Ino, où vas-tu ?
- Je... Je vais aller voir Sakura.
- Sakura ?! S'étonna le dieu des Enfers. Pourquoi ?
- Saï, je sais qu'elle a formulé des horreurs dans le passé où même tantôt, nous attaquant directement ou indirectement. Cependant... elle reste ma meilleure amie, presque une soeur... J'ai besoin d'aller discuter avec elle, essayer de l'aider...
- Cela ne me plaît pas trop de te laisser y aller toute seule. Je ne voudrai pas qu'elle te fasse du mal.
- Il n'en sera rien, j'en suis sure. Fait moi confiance, mon amour, supplia Ino, en lui mettant la main à la joue. Sakura reste mon amie.
-... Très bien, mais promet-moi que si elle s'en prend à toi que ce soit en parole ou en acte, tu me le fais savoir. Je viendrai aussitôt, la pria Saï en désignant son diadème. Je veux que rien ne puisse t'arriver de fâcheux ou de te voir pleurer.
- Tu as ma parole, consentit la déesse du Printemps. Je t'en remercie."
Ino se mit donc à s'éloigner de son époux qui laissa son poignet et enfin sa main glisser en dehors de la sienne. Il craignait pour elle car il savait Sakura violente quand elle était en colère. Il espérait vraiment que tout se passe bien. La souveraine des Enfers disparut dans les bois sous le regard anxieux de son amant. Il soupira avant de se retourner vers ses amis dans l'attente d'un moindre signal de sa part. De son côté, la déesse au long cheveux doré se mit en quête de sa camarade qu'elle trouva collée contre une falaise semblant soutenir tous ses malheurs. Elle l'entendit réprimer un sanglot. Elle se mit alors à l'appeler doucement.
"- Sakura, c'est moi, Ino.
- Qu'est ce que tu fais ici ? Tu n'es pas restée avec ton cher glaçon de mari.
Ino tiqua un peu à ce surnom mais ne se laissa pas déstabiliser par sa remarque désobligeante. Elle savait que c'était la colère qui venait de lui répondre. Elle s'avança et entreprit de s'asseoir à côté d'elle.
- Tu sais, il m'arrive de ne pas passer tout mon temps avec lui. Tu dois pourtant le savoir puisque nous sommes toujours ensembles dès que je suis à l'Olympe... et puis, rien ne t'interdit de venir me voir aux Enfers ... Je suis venue à toi car tu es une soeur pour moi et que de te voir aussi triste et abattue me fait mal.
- Mmm, une soeur, dis-tu ? Ironisa Sakura en entendant cette appellation. Pourtant, tu m'as giflée.
- Je suis désolée pour ça. Cependant, n'est-ce pas le rôle d'une grande soeur de remettre sa cadette sur le droit chemin quand elle en empreinte le mauvais, surtout quand elle se montre cruelle ? Je reconnais tout de même que j'y suis allée un peu fort, essaya de plaisanter la déesse du Printemps.
-...
- ... Te souviens-tu de comment nous nous sommes rencontrées toutes les deux ?" Demanda Ino en regardant le ciel, nostalgique.
A cette question, la déesse de la Sagesse se plongea dans ses souvenirs. C'était il y a maintenant des siècles, bien avant la naissance de Naruto et comme à l'image de ce dernier, elle était sujette aux moqueries de certains satyres et nymphes sur le fait qu'elle était orpheline et que sa mère ait fini son existence dans le ventre de Jiraya. Elle se sentait bien seule malgré la présence et la bienveillance de Tsunade et des autres déesses. Alors qu'elle pleurait, la vue de ses pieds fut recouverte par une ombre qui à sa surprise, prit la parole.
"- Bonjour, pourquoi tu pleures ? Qu'est ce que tu fais toute seule ici ? C'est un bon coin ? Au fait, je m'appelle Ino, la fille de la déesse de la Nature, et toi, comment tu te nommes ?"
A ce flot de parole, Sakura releva la tête, des sillons de larmes déformant son visage. Elle eut devant elle l'image d'une jeune femme blonde de son âge qui lui souriait d'un tendre sourire dans l'attente de ses réponses avant de reprendre.
"- Oh excuse-moi, j'ai bien peur de t'avoir assommée avec mes questions. C'est un de mes plus grands défauts selon ma mère. Je n'arrête pas de parler. Ma curiosité me perdra un jour ou me rendra heureuse, peut-être en me faisant rencontrer l'homme de mes rêves. On ne sait jamais. Puis..."
La prénommée Ino s'arrêta quand elle entendit un doux son à son oreille. Sa camarade était entrain de rire avant de réussir à se calmer en se tenant son ventre tellement il lui en était douloureux.
"- Sakura. Je m'appelle Sakura. Je suis la déesse de la Sagesse, et des Batailles victorieuses, pupille et fille adoptive de Jiraya et de Tsunade.
- Sakura, c'est un joli prénom. Et ben, cela ne doit pas être facile pour toi d'avoir de tels parents, car tu as l'air bien triste... Tu veux peut-être en parler," l'invita Ino, en lui souriant pour l'encourager à se confier.
C'est ainsi que se sentant en confiance, la jeune éplorée se mit à lui raconter son histoire et les malheurs que certains lui faisaient vivre. Sa camarade l'écoutait en silence et se mit également à lui raconter la sienne : l'isolement de sa mère après la mort de son père, son retour récent à l'Olympe... Au fil de leur conversation, les deux femmes se découvrirent un point commun : la solitude. A partir de ce jour, elles se rencontrèrent tous les jours, devinrent meilleures amies et firent face aux sarcasmes des tortionnaires de Sakura. Elles découvrirent qu'en leur retournant le compliment, sans se laisser marcher sur les pieds, elles les impressionnaient et les empêchaient de continuer.
Encouragée par Ino, la déesse aux cheveux roses se rapprocha de Jiraya en usant de ses charmes, de ruses et de cadeaux. Ce dernier, sous l'influence de Tsunade qui lui prouva que son trône n'avait rien à craindre de sa belle-fille, en fut touché et la reconsidéra d'une manière bienveillante. Se rendant compte des conséquences de son geste à l'encontre de Métis, Jiraya fit tout pour se faire pardonner et excusait souvent ses extravagances. Cette protection changea le statut de Sakura et d'Ino qui se retrouvèrent du jour au lendemain les nouveaux sujets d'intérêt de bons nombres d'habitant de l'Olympe, dont leurs anciennes harceleuses.
"- Oui, je m'en souviens. Elles ne faisaient rien sans notre consentement, se pliant en quatre pour nous faire plaisir et bénéficier de notre influence... Nous étions tellement populaires... Puis, tu as rencontré Saï et tu m'as... abandonnée.
- Oh Sakura, souffla Ino, touchée quelque peu par le désespoir de son amie. Je ne t'ai pas abandonnée. Je suis juste tombée amoureuse et Saï me rend heureuse, bien plus que je l'aurai imaginé. Je croyais que tu l'avais compris.
- Mais, nous étions telle des princesses au milieu de l'Olympe. Comment as-tu pu oublier cela ?
- Ma mémoire est intacte. Cependant, cette popularité me rongeait m'obligeant à changer ma personnalité pour montrer l'image qu'on voulait que je prenne. Je n'étais plus vraiment moi-même, Sakura, plaida Ino. Je le suis redevenue que grâce à l'amour de Saï.
- Un amour voulut et orchestré par Naruto, oui, pas vraiment de ton propre chef. Avoue-le que sans sa naissance, tu n'aurais jamais épousé Saï.
- Et j'aurai été malheureuse... Sakura, Naruto n'a rien avoir avec ma décision de lever le voile de peur et de préjugé qui m'obscurcissaient les yeux et le coeur. Il m'a juste insufflée assez de courage pour enfin reconnaître mes sentiments pour Saï qui habitaient mon coeur depuis notre rencontre... Je ne sais pas pourquoi tu t'obstines à le rendre responsable de tes malheurs, mais il n'est pas un danger pour ta position. Ne commet pas l'erreur de Jiraya.
- Je ne sais plus... Je suis perdue, sanglota presque la déesse aux cheveux roses.
- Sakura, la vie te serait plus douce si tu te décidais à être avec tous celle que tu es avec moi, affirma doucement la souveraine des Enfers, en se mettant à genoux devant elle et lui prenant son visage entre ses mains. Ne rejette pas ceux qui t'aiment. Tsunade a été dure avec toi car elle t'aime et qu'elle essaie de te pousser à ouvrir les yeux. Redeviens la jeune femme du jour de notre rencontre."
Plongée dans le regard azur de son amie qui la suppliait de revoir sa façon d'apercevoir sa vie, Sakura se mit à réfléchir. Etait-elle aussi injuste avec Naruto ? La peur de tout perdre la guidait-elle ? Elle ferma les yeux en soufflant. Elle se dégagea de l'emprise d'Ino avant de se lever afin de faire quelque pas. Elle s'adressa alors à son amie qui s'était également redressée.
"- Merci Ino. Je suis désolée d'avoir pensé que tu ne me considérais plus comme ta meilleure amie... Je dois bien avouer que Saï est le dieu qui te correspond et qu'il te traite telle une véritable reine. Tu as l'air pleinement heureuse et je suis contente pour toi... Je vais réfléchir à tes conseils et peut-être que je les appliquerai."
Le coeur de la déesse du Printemps sauta de joie dans sa poitrine. Elle se jeta dans les bras de Sakura et les deux "soeurs" se serrèrent l'une contre l'autre. C'est main dans la main que les deux divinités reprirent le chemin pour rejoindre leurs amis.
Sakura et Ino marchaient, heureuses de s'être retrouvée. La déesse du Printemps priait en son fort intérieur que sa meilleure amie l'ait réellement écoutée et qu'elle laisse tomber ses craintes et ce chemin d'ambition qu'elle s'obstinait à suivre pour de fausses raisons, comme elle l'avait fait par amour pour Saï. Quand à la divinité de la Sagesse, elle réfléchissait déjà aux paroles de sa camarade. Elle reconnut qu'elle avait été dure avec cette dernière. Elle avait injustement pensé qu'elle l'avait laissé de côté. Elle avait également osé juger négativement son époux alors qu'il faisait tout pour la rendre heureuse. Elle avait bien vu qu'avant de le rencontrer, Ino perdait chaque jour cette lumière qui l'avait guidée pendant des siècles. Elle l'avait retrouvée du moment où son véritable mariage fut célébrée. Sakura décida de revoir son jugement et d'aller s'excuser auprès de Saï. Enfin, elle allait essayer, en tout cas, pour Ino.
Quand à Tsunade, cette dernière avait raison. Elle avait réagi en mère comme le jour où elle l'avait défendue face à des Satyres qui avaient essayé d'abuser d'elle. Ces tortionnaires en avaient regretté chaque pensée puisque maintenant ils servaient de carpettes pour faire le ménage au sein des différents palais des Dieux. Elle l'avait soutenue et aidée, tout comme elle l'a fait avec Kankuro. En pensant à ce dernier, Sakura ne savait pas vraiment comment réagir. Il est vrai qu'il ne l'avait jamais agressé ou quoi que ce soit. Depuis la cérémonie de Naruto et de Sasuke, le dieu des Forges avait vraiment entreprit des efforts pour oublier son passé et de gagner avec honneur sa place au sein de l'Olympe en se rachetant. La déesse de la Sagesse reconnut alors que Tsunade avait raison d'affirmer qu'il méritait d'avoir une seconde chance malgré son attaque sur Sasuke.
A son évocation, elle ne comprenait toujours pas son comportement à son égard. Sakura ne faisait que chercher son contact alors qu'il la fuyait par tous les moyens ou défendait Naruto de sa véhémence. Elle n'arrivait pas à s'en empêcher que ce soit de lui courir après ou d'envoyer des piques à son frère. En serait-elle amoureuse ? Non, impossible, il n'avait que huit ans. Elle n'est pas une pédophile mais elle se sentait attirer par lui. Mais pourquoi ? Pour faire du mal à Naruto en l'écartant de lui. Cherchait-elle donc une personne plus malheureuse qu'elle, quitte à la créer pour continuer à se sentir accepter ?
C'est sur ces questions que la divinité de la Sagesse sortit du bois en compagnie d'Ino. Les deux amies furent éblouies par les rayons du soleil couchant. Sous la canopée des arbres, elles n'avaient pas constaté l'avancée de la journée. Elles virent que les déesses avaient arrêté leur "harcèlement" sur Ayame et discutaient entre elle tranquillement. Saï fut le premier à constater leur retour à force de scruter la bordure de la clairière. Quittant le cercle de leurs amis, il la rejoignit à grandes enjambées. Le voyant se diriger vers leur direction, son épouse lâcha la main de Sakura et la devança pour aller à son encontre. Elle lui souriait de telle façon qu'il comprit que tout s'était très bien passé. Saï en fut grandement soulagé quand il l'accueilli dans ses bras. A ce tableau, la jeune femme aux cheveux roses se surprit à sourire. Elle se mit en face du dieu des Enfers et entendit Ino prendre la parole.
"- Tout va bien, Saï. Sakura a bien voulu m'entendre et nous avons réglé nos différents et des non-dits. L'espoir de voir maintenant notre relation redevenir celle de deux soeurs habite mon coeur.
- J'en suis content pour toi, ma fleur, affirma son époux sur un ton où transpirait tout de même une légère suspicion. J'espère que cet espoir ne sera pas déçu."
A cette phrase, Sakura sentit sa colère revenir mais réussit à la réguler. Dans un sens, elle comprenait sa réaction. Pendant des siècles, elle avait mis en doute ses sentiments vis-à-vis de son amie et n'avait cessé de le critiquer ou de le discréditer. Elle ferma les yeux et souffla pour se donner du courage. Elle était déterminée à tenir sa résolution et ainsi retrouver sa "soeur".
"- Saï, je te pris de pardonner mon égarement et mon comportement. Je ne désirais que protéger Ino et que rien ne change. Je dois me rendre à l'évidence que tu la rends la déesse la plus heureuse de l'Olympe et des Enfers, sans doute. J'espère que tu nous accorderas une nouvelle chance afin que nous puissions enfin mieux nous connaître."
A cette confession, Ino eut des larmes de joie aux yeux et regarda son époux dans l'attente de sa réponse. Ce dernier voyait bien toutes ses espérances dans ses yeux bleus. Cette femme le perdra se dit-il. Il se tourna alors vers Sakura et déclara sans émotion, à son image.
"- Je suis prêt à le faire pour Ino. Cependant, je ne peux pas t'accorder totalement ma confiance au vu de notre passé. Tout comme pour Kankuro, il te faudra m'apporter les preuves de ta bonne fois tout le long des prochains mois. J'espère que tu le comprends.
- Tout à fait, avoua la déesse de la Sagesse, bien qu'elle est eu du mal à l'avaler. Je compte également m'excuser auprès de Tsunade et de Kankuro.
- Tu fais bien, ma chère Sakura, mais n'oublie pas Naruto, provoqua Saï, d'un regard de défi. Sache que tant que tu resteras aussi mesquine avec lui, il me sera difficile de t'accorder ta requête. C'est en partie grâce à Naruto que je peux enfin vivre auprès de celle qui habite mon coeur et d'en être librement aimé. Les Enfers en ont gagné une épouse, une reine et une mère."
A l'énonciation de cette condition, Sakura eut beaucoup de mal à ne pas faire éclater son orgueil et sentit ses ressentiments refaire surface. La condition de Saï était peut-être envisageable mais elle ne savait pas pourquoi mais une chose la bloquait. Elle préféra garder le silence en hochant la tête. Elle entreprit ensuite de se diriger vers le groupe où se trouvait Tsunade, Jiraya et le nouveau couple de fiancés. La voyant arrivée, Ayame se serra contre Kankuro, de peur de se voir encore insultée. Ce dernier la serra contre lui de son bras puissant tout en défiant du regard sa soeur adoptive. Jiraya et son épouse se mirent devant eux formant comme un tampon entre eux.
"- Que désires-tu, Sakura, commença le dieu des Dieux, d'un ton calme et doux.
- Je viens pour m'excuser auprès de Tsunade mais surtout auprès de Kankuro. Mon comportement était inqualifiable bien que mon souhait était de le protéger de l'ambition d'une femme au passé douteux. De plus...
- Sakura ! Cria Kankuro, furieux. Je t'interdis d'insulter encore Ayame devant moi ! Tu peux t'attaquer à moi. J'ai l'habitude mais surtout, je le mérite d'un certain côté, mais pas ma fiancée.
- Je donne raison à Kankuro, bien que ses reproches à son encontre soient exagérés, admit Jiraya qui commençait à fatiguer de son attitude. Ne pousse pas trop loin mon indulgence à ton égard, ma chère fille.
- Oui, excusez-moi. Mes paroles ont dépassé ma pensée, s'adressa Sakura au dieu des Forges. Ce que je voulais dire, c'est que j'aurai dû voir que tu faisais tout pour changer et t'accorder le bénéfice du doute. Ino et Tsunade me l'ont fait comprendre. Je vous prie de me pardonner.
A cette demande, Kankuro la regarda suspicieux. Cependant, tout l'Olympe lui avait accordé une seconde chance alors...
- Sakura, je suis le mieux placé pour savoir que toute personne a le droit de voir sa main tendue en signe de rédemption saisie. C'est pourquoi, je suis prêt à le faire mais je ne suis pas le seul que tu as blessé de tes insinuations. Je ne peux parler en son nom, déclara-t-il en regardant à la fin Ayame, toujours collée à lui.
- Je t'en remercie", répondit la déesse aux cheveux roses.
Tous attendirent qu'elle fasse un geste vers la fiancée mais en vain. Sakura avait encore du mal à se défaire de l'image d'Ayame en maîtresse de Kakashi qui s'est jetée sur Kankuro car elle n'avait pas obtenu ce qu'elle voulait finalement. Le silence fut rompu par l'amante des Forges.
"- Pour ma part, je ne demande rien. Je souhaite juste pouvoir servir et vivre pour mon fiancé, rien de plus. Je peux comprendre que la déesse Sakura puisse ne pas me faire totalement confiance au vu de mon passé. J'espère juste qu'elle me fera l'honneur de me connaître un peu plus et de revoir son jugement."
Etonnée d'un tel discours, la déesse de la Sagesse n'en revenait pas ainsi que la petite assistance. Ayame était prête à ne rien exiger d'elle. Finalement, peut-être que sa future "belle-soeur" méritait d'être connue au même titre que Matsuri, pensa-t-elle. Ce fut au tour de Tsunade de faire valoir ses paroles.
"- Quand à moi, je te pardonne au vu de tes excuses qui me semblent sincères. J'espère que cela te servira de leçon et que tu changeras de voie sinon tu risques de te retrouver face à ton pire cauchemar : la solitude.
- J'y veillerai, fit Sakura en frissonnant à l'évocation de sa plus grande crainte.
- Bien, j'en suis heureuse, déclara d'une voix douce sa mère adoptive. Tu devrais également réfléchir sur ton comportement vis-à-vis de Naruto. Tu es bien cruelle avec lui et cela sans raisons. Vous étiez si proches tous les deux. Ce serait dommage de rester ainsi en froid."
- Je suis tout à fait d'accord avec toi, mon petit paon, appuya Jiraya en souriant attendri et en prenant dans ses bras son épouse par derrière tirant son dos contre son torse. Mon petit-fils mérite toutes les considérations. Il fait beaucoup pour notre communauté."
Tout comme face à Saï, Sakura resta sans voix et hocha juste de la tête avant de faire volte face après les avoir salués. Elle n'en revenait pas d'entendre encore parler de Naruto. Tout le monde réprimander son jugement et son attitude à son encontre la poussant même à renouer avec lui. Il était de nouveau le centre de toutes les conversations et de tous les compliments. Dès le jour où elle devint la plus populaire, c'était elle qu'on félicitait jusqu'à aujourd'hui. Maintenant, même Jiraya semblait lui en vouloir et ne plus la soutenir dans ses entreprises, préférant le camp de Naruto. Qu'avait-il de plus qu'elle ? Ses flèches ? Le doute qu'il pourrait les utiliser pour mettre tout le monde dans sa poche comme suggérer par Kaguya lui parasita encore une fois l'esprit.
Soudain, un rire l'interpella. Elle tourna vers l'origine de cette exclamation et vit Naruto chahuté avec Sasuke devant le regard compatissant de leurs parents. A cette vision, elle fulmina se retenant le mieux qu'elle pouvait. Dès qu'elle voyait son ancien ami rire avec l'Antéros, entouré de la déesse de la Beauté et du dieu de la Guerre, elle ressentait de la jalousie et l'enviait. Pourtant, Sakura avait Jiraya et Tsunade. Minato ne l'avait jamais rejetée, se comportant comme un grand frère, sauf quand elle avait taquiné méchamment son fils et qu'il lui avait interdit l'entrée de sa demeure. Énormément de choses avaient évolué depuis que Naruto bénéficiait enfin de l'attention à part entière de ses parents et cela ne lui plaisait pas du tout.
Elle aurait tant voulu que rien ne change et revenir au temps où Ino était avec elle sans un chérubin aux cheveux blonds lui volant la vedette, sujet des taquineries des mauvaises langues à sa place. Ce sentiment se renforça quand elle fut de nouveau entourée par ses comparses qui lui posèrent des questions. Sakura se sentait bien avec elles, importante et surtout indispensable. Non, elle n'était pas prête à mettre en danger sa position actuelle et de risquer de se retrouver rejeter comme autrefois. La déesse de la Sagesse prit plusieurs décisions. Elle ferait des efforts face à Saï pour ne pas perdre Ino. Elle tentera de faire connaissance avec Ayame et de pardonner à Kankuro. Cependant, pour Naruto, c'était trop viscérale. Il était dangereux de rester auprès de lui mais surtout d'être aimée de lui.
Alors que Sakura s'éloignait d'eux, Tsunade se dégagea de l'emprise de Jiraya en soufflant. Surpris par ce saut d'humeur, le dieu des Dieux ne comprenait pas ce qui s'apparentait pour lui à un rejet. Elle agissait ainsi depuis la fin de la cérémonie de mariage de Gaara et de Matsuri. Il n'en connaissait pas la raison mais en ressentait un pincement au coeur. Son épouse aurait-elle cessé de l'aimer ? Non, malgré ses infidélités, elle lui avait toujours pardonné et resté à ses côtés. Il s'apprêtait à la questionner quand il entendit cette dernière prendre la parole.
"- Alors, tu t'es enfin décidé à te comporter avec maturité et non plus en fonction de ta culpabilité vis-à-vis du sort de Métis et de la fausse prédiction concernant Sakura.
- Euh pardon ? Fit Jiraya, déstabilisé par cette réplique.
- Je sais que tu t'en veux de ce qui s'est passé avec Métis et des conséquences sur notre petite déesse de la Sagesse, s'expliqua la souveraine de l'Olympe, le regardant d'un air sérieux. Orpheline, elle s'est vue rejeter et moquer par beaucoup. Pour te faire pardonner, tu lui as tout excusé sans la réprimander et sans la punir, à l'inverse de Naruto qui devait souvent réparer ses bêtises. Son sort s'est amélioré le jour où tous la virent sous ta protection, bénéficiant de ton affection. Cependant, Sakura en ait devenu caprice et orgueilleuse malgré mon intervention. Nous sommes entrain de récolter le fruit de ton indulgence à outrance.
- Je... Je crois que tu as raison. Je l'ai trop couverte et gâtée. J'aurai dû être ferme et juste autant avec elle qu'avec Naruto, ne pas faire de distinction entre eux. Je vais essayer de rattraper cela et être plus impartial à l'avenir. Cependant, je ne pense pas que cela explique entièrement son comportement avec lui, déclara son époux à la fois gêné et déterminé de réparer son erreur.
- J'en suis consciente. Nous avons fait qu'effleurer le sommet de l'iceberg. Nous devons faire attention car IL pourrait se servir de la faille dans le coeur de Naruto pour prendre le contrôle si Sakura va trop loin, observa Tsunade. J'espère de toute mon âme que cela n'arrive jamais.
- Moi aussi, renforça le dieu des Dieux en lui prenant les miens entre les siennes. Nous y veillerons ensemble, n'est-ce pas ?"
A cette question qui sonnait comme une prière suppliante, la souveraine de l'Olympe lui souria timidement mais ses yeux exprimaient une profonde tristesse qu'elle essayait de dissimuler. Elle retira ses doigts de ceux de son mari en répondant.
"- Bien sur, comme toujours. Je suis ton épouse et je me dois de t'aider mais aussi de préserver les vies qui sont sous notre responsabilité."
Jiraya n'était pas dupe par ce sourire qui sonnait trop faux surtout au vu de l'éclat dans son regard. Il s'inquiétait. Une petite voix lui soufflait à l'oreille que la faute lui en revenait. Il ne put se retenir de quémander.
"- Tsunade, que t'arrive-t-il ? Je ne te reconnais pas. Tu es plus virulente d'habitude, respirant force et persévérance. Tu me sembles si froide et si abattue ce soir.
- Virulente ? Tu me vois comme une déesse virulente ? Peut-être as-tu raison ? Se questionna-t-elle plus pour elle-même que pour lui. Rassure-toi,... Je suis juste fatiguée... par tout ça. Je me lance lasse d'être toujours forte.
- T'aurais-je blessé alors ? Insista son époux, peu convaincu par cette explication. Je sais que je ne suis pas un époux exemplaire mais sache que je t'aime. Je te promets de te soutenir plus à l'avenir."
Tsunade ne lui répondit pas. La voyant ainsi, il l'embrassa doucement espérant l'apaiser. Son épouse s'éloigna de lui en s'excusant et lui ressortant sa lassitude comme raison. Elle se dirigea vers Minato et sa petite famille. Le dieu des Dieux resta interdit dans l'incompréhension totale. Son épouse, son soutien de toujours n'avait pas eu de réaction ou apporté de réponse que ce soit pour sa dernière question ou pour son baiser. Il en était certain maintenant, il était en parti la cause de son état. Mais en quoi ? Ses tromperies ? Sa désinvolture ? Il la regarda doucement avancer vers leur fils mais en fut détourné par Kakashi, Lee et Gaï qui l'entraînèrent dans une beuverie sans nom.
De son côté, la souveraine de l'Olympe était effectivement épuisée mais pas seulement physiquement. Son coeur se flétrissait chaque année un peu plus, à chaque fois que Jiraya se trouvait une nouvelle "distraction". Tant que c'était pour se servir des mortels comme des pions, elle n'avait rien à redire. Elle participait elle-même, surtout en cas de guerre où chaque dieu se choisissait un camp et s'amusait tel un jeu d'échec, à la seule différence que quand un pion tombait des soldats mourraient par poignets. Ce fut le cas lors de la guerre de Troie dans le camp des Grecs Sakura et dans celui des Troyens Suigetsu. Tsunade et les autres divinités aimaient également tisser des destins tragiques aux pauvres habitants de la Terre juste pour contrer leur ennui, à l'image de la destiné d'Oedipe, d'Antigone et bien d'autres.
Non, la cause de son mal était le manque de respect et la négligence de Jiraya à son encontre. Ce dernier lui a jugé de plus la soutenir. Malheureusement, ce n'est pas de soutien dont elle avait besoin mais de se sentir aimer véritablement et de retrouver gémissante sous ses assauts. Cet époux, qu'elle avait attendu pendant des siècles et dont elle avait cru les déclarations d'amour, courrait les mortelles et en faisait parfois ses maîtresses. Elle n'en pouvait plus d'être la cinquième roue du carrosse, à dormir dans des draps froids dans l'attente de son retour ou qu'il daigne se souvenir qu'il a une épouse qui n'espérait que lui. Elle ne comptait plus les nuits et les jours durant lesquels Jiraya ne l'avait plus honorée dans son lit.
Malgré ses enfants, Tsunade se sentait bien seule et priait pour qu'aucun d'entre eux ne connaissent une telle souffrance. Minato l'avait vécu mais heureusement, tout s'était merveilleusement bien terminé pour lui. Kankuto était sur le point de se remarier mais cette fois-ci par amour et avec une jeune femme sincère et incapable de le tromper, semblait-il. Quand aux autres, ils avaient l'air d'être heureux dans la vie qu'ils avaient choisi. La seule ombre restait Sakura mais elle ne désespérait pas de réussir à la sortir du carcan dans laquelle elle s'était enfermée. La mère des Dieux était fatiguée de donner le change et de faire comme si elle ne souffrait pas de la situation. Elle souffla un bon coup avant d'arriver devant son fils aîné et ses petits-enfants.
"- Alors la vieille, contente du sort de Kankuro ? L'apostrophia Naruto la voyant arriver.
- Arrête de m'appeler ainsi, jeune effronté, lui balança Tsunade, lui assignant un coup de poing l'envoyant se planter dans un arbre. Et pour répondre à ta question, oui, très heureuse. Mais ne t'attends pas à des remerciements de ma part. Tu risques d'attraper la grosse tête.
- Je te reconnais bien là..., dit le dieu de l'Amour, d'une voix douloureuse en sortant du tronc de bois et se tenant la tête entre ses mains. Mais tu aurais pu frapper moins fort."
C'est en voyant un fin sourire sur les lèvres que la souveraine de l'Olympe comprit l'intervention de Naruto. Il avait dû voir ou sentir son désarroi et avait tout fait pour l'y en sortir. Elle lui sourit discrètement en retour pour lui montrer sa gratitude. C'est là-dessus que Tenten les rejoignit en compagnie de Shizune.
"- Ben, Naruto qu'est-ce que tu fais au pied de cet arbre avec cette marque sur ta joue ?
- Tu n'as qu'à le demander à Tsunade ? Répondit-il en la désignant du doigt.
- Laisse-moi deviner. Tu l'as encore traitée de v..., s'arrêta soudainement Shizune en sentant l'aura noire de la concernée. Euh pardon, Tsunade.
- Ce n'est pas grave, déclara cette dernière. Au fait, Tenten, pourquoi étiez-vous en retard tout à l'heure avec Naruto et Sasuke ?
A cette question, toutes les oreilles se tendirent, surtout celles de Minato et de Kushina qui allaient enfin avoir une explication aux événements de tantôt.
- Et bien, c'est en lien avec l'entraînement de ces deux là, expliqua la déesse de la Chasse. Comme vous le savez, courir à la vitesse que seuls les Dieux peuvent atteindre, tout en cachant leur aura et ne pas se faire repérer par les mortels, requièrent énormément d'énergie et d'endurance. Hier, c'était le but de nos exercices : courir tout en restant furtif. Alors que nous pratiquions, nous avons trouvé...
- Mmmm !
- Bon, Naruto, tu veux bien arrêter de t'empêcher de rire, s'énerva Tenten. Depuis que j'ai commencé à transmettre ma version des faits, tu te retiens de t'esclaffer. C'est énervant. Je peux savoir en quoi mon récit est hilarant qu'on puisse aussi rigoler.
- Ah AH AH, excuse-moi. AH AH, essaya de s'arrêter le garçon aux cheveux d'or. Ouf.. Je me calme... Je me calme.
- Alors ?
- C'est juste que je viens de me souvenir de la tête d'un des médecins que nous avons vu ce matin, révéla Naruto, s'essuyant une larme qui était apparu à force de se retenir de rire.
- Un médecin ? S'intrigua Tsunade. Que viens faire un médecin dans cette histoire ?
- Et bien, ce matin, nous étions au chevet, bien que cacher derrière une fenêtre, d'un mortel ayant eu un accident de chasse avec un ours, je crois. Il était sur le fil du rasoir. Le dieu Thanatos était sur le point de prendre son âme quand son geste fut interrompu épargnant la vie de cet homme. Lorsque le soignant qui l'avait déclaré mort constata qu'il n'en était rien, il faisait une de ses têtes. J'ai cru que c'était lui qui allait mourir tellement il retenait sa respiration à cause de sa surprise, pouffa l'Eros, en finissant par rire franchement tout en se tenant les côtes. Il était devenu tout bleu.
- Attends ! Tu voudrais insinuer que cet homme de science pensait dur comme fer avoir le destin de ce blessé entre ses mains en oubliant que c'est nous, les Dieux, qui le détenons. C'est bien ça ? Voulut préciser Tsunade pour bien comprendre les dires de son petit-fils.
- Ouais ! C'était assez drôle de le voir se démener pour comprendre d'où ce "miracle" provenait. Confirma ce dernier qui soufflait doucement pour essayer de reprendre une respiration normale.
- Mais quel culot ! Vociféra l'épouse de Jiraya. Mais dis-moi, Naruto, les blessures étaient très graves ou pas ?
- Mmm, et bien, réfléchit Naruto. Je...
- Il y avait trois blessés en réalité, intervint Sasuke, connaissant le défaut de mémoire de son frère. Un adulte et deux adolescents. Le premier était mortellement blessé. C'est de celui-ci dont parlait le baka...
- Eh, arrête de m'appeler ainsi, Teme, l'interrompit le dit baka blond, son hilarité calmée comme par enchantement à l'entente de ce surnom prononcé par l'Antéros.
- Tu veux bien me laisser finir, oui, cria presque le dieu aux ailes Noires. Le plus grand des adolescents souffre de plusieurs blessures dont une au flan au vu du bandage. Le deuxième, plus jeune, a, semble-t-il, souffert d'hypothermie et de quelques égratignures. Pour les trois, je ne connais pas l'étendue des plaies et leur gravité vu que je n'ai aucune connaissance en médecine.
- Merci, Sasuke, le remercia Tsunade. Rassure-toi, ce n'est pas grave. Nous verrons bien quand nous y serons.
- Quand nous y serrons ? Que veux-tu dire, ma chère amie, questionna Shizune qui craignait d'entendre la réponse.
- Je crois que tu as très bien compris mes intentions. Nous allons partir dans la minute pour rendre une petite visite aux blessés de cette demeure et montrez à ce médecin de pacotille que c'est nous, les Dieux, qui décidons du destin des Hommes, précisa la souveraine de l'Olympe, une malice rempli d'orgueil au fond des yeux.
- Et que comptes-tu faire au juste, s'intrigua Kushina, tout de même curieuse par les événements de cette soirée de printemps.
- Si tu veux le savoir, tu n'as qu'à venir avec nous.
- Nous ?
- Oui. Naruto, Sasuke et Tenten vous nous servirez de guides. Vous savez où se trouvent nos objectifs. Shizune, tu viens aussi. Je vais avoir besoin de tes talents, ordonna Tsunade qui fit comprendre qu'elle n'accepterait aucune contestation.
- Puisque cela nous a été gentiment proposé. Minato et moi, nous allons vous accompagner.
- Pourquoi je dois venir moi-aussi ? fit la moue ce dernier. Je préférerai rester ici et rejoindre Jiraya à la...
- Non, je n'ai pas envie de te récupérer imbiber d'hydromel ou de vin. Tu viens aussi... A moins que tu veuilles que je t'interdise d'honorer ma couche pendant un temps incertain, menaça son épouse, des éclairs dans les yeux. De plus, tu pourras connaître les raisons de leur fugue. Ne me dit pas que tu n'es pas curieux de les connaître et de savoir pourquoi c'était risqué pour Naruto de ne pas intervenir dans la vie de ces mortels ?
- Si, si, bien sûr," s'empressa de dire le dieu de la Guerre, très peu enclin à faire abstinence pendant des mois et des mois.
Surtout que dans ce genre de punition, Kushina avait tendance à le séduire, ou à exhiber son corps de rêve devant lui dans des tenues affriolantes et en prenant des pauses très subjectives. Il en bavait à chaque fois. C'était un véritable cauchemar pour lui de ne pas pouvoir la toucher par la suite. Sa main droite devenait alors sa meilleure amie, enfin, quand son épouse ne le surprenait pas. Il avait interdiction de se soulager augmentant sa frustration et sa torture. Quand il était surpris à le faire, elle lui attachait les mains et les jambes avec ses cheveux tout en lui faisant un strip-tease. Elle s'allongeait par la suite à côté de lui, le laissant saucissonner au lit.
Voyant son père aussi soumis à sa mère, Naruto lui mit une main dans le dos et lui déclara :
"- Pauvre papa, tu te laisses vraiment mener à la baguette.
- Tu verras quand cela t'arrivera, lui fit remarquer Minato. Tu rigoleras moins. C'est moi plutôt qui me tordra de rire en te renvoyant tes paroles à la figure.
- Mais c'est tout ce que je souhaite," lui dit son fils, en souriant avant de déployer ses ailes pour guider leur petit groupe d'intervention.
A ces paroles, le dieu de la Guerre, bien qu'étonné de cette répartie, souria. Oui, c'est tout ce qu'il pouvait espérer pour son aîné. Qu'il puisse enfin vivre un amour aussi intense que celui qu'il partageait avec Kushina. Sasuke, âgé que de huit ans, n'avait pas encore cette préoccupation, mais Naruto, après des siècles seul, sans romance, y aspirait et c'était bien normal. C'est sur cette pensée, qu'il lui emboîta le pas suivi par les autres personnes de l'expédition. Tous prirent le chemin de la terre des Mortels, en direction de Rome et d'une des plus riches villas de la capitale : celle des Hyuga.
Pour répondre à Sans dc, il y aura bientôt une interaction entre les Dieux et nos mortels préférés. Cela commencera un peu avec le chapitre suivant et ensuite avec le récit de cette chasse sanglante.
