Bonjour,
Comme vous avez pu le voir, j'ai modifié la couverture de mon histoire. J'ai toujours voulu mettre une image représentant Naruto et Hinata dans des tenues grecques ou romaines. N'en ayant pas trouvé aucune, j'ai pris mes crayons et je l'ai créé moi-même. J'espère qu'elle vous plaît.
Je voudrai aussi m'excuser auprès de Streema qui m'a fait part de son envie de redonner une petite leçon à Sakura. Je n'ai malheureusement plus d'inspirations à ce sujet. Dès qu'elle me revient dans ce domaine, je te ferais signe bien entendu, Streema.
Bonne lecture à toutes et à tous.
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Sur le chemin qui les menait à la terre des Mortels, un dieu aux ailes blanches s'interrogeait. Allait-il ressentir la même sensation qui l'avait effleurée lors de sa première visite ? Allait-il identifier la personne dont émanait cette aura qui lui rappelait tant celle de sa douce inconnue ? En tout cas, il espérait que Tsunade ou ses parents lui laisseraient un petit moment pour faire une petite recherche. Cela l'intriguait qu'un ou une mortel l'ait autant attiré. Au bout de quelques minutes, Naruto et ses compagnons aperçurent Rome apparaître sous leurs yeux. La nuit était tombée sur la ville depuis un moment. La lumière des lampes à huile éclairaient de leur flamme vacillante les quelques fenêtres où la vie n'était pas encore endormie alors que d'autres étaient soufflées par des ensommeillés près à se livrer à Shikamaru.
Les divinités guidées par Sasuke, son frère et Tenten s'approchèrent doucement d'une grande demeure, une des plus riches et des plus somptueuses de la capitale. Elles se posèrent dans le jardin à l'abri des regards indiscrets, derrière le temple familial où reposaient les âmes des défunts. Les Dieux constatèrent que c'était la demeure la plus éclairée des environs prouvant l'agitation présente qui y régnait malgré l'heure tardive. Cela les ennuya, surtout Tsunade. Ils pouvaient passer inaperçus aux yeux des mortels mais pour ce qu'elle envisageait de faire, elle avait besoin de n'avoir aucun témoin autour d'elle. En réalité, la souveraine de l'Olympe voulait conserver la surprise jusqu'au lendemain et ainsi profiter de la tête exorbitée des Hommes. Elle avait vraiment besoin de s'aérer la tête et en avait trouvé le meilleur moyen.
"- Donc c'est ici que vous étiez ce matin ? Chuchota Kushina à l'adresse de ses deux fils.
- Oui, répondit Naruto. Je vois que les mortels sont toujours autant occupés que durant la matinée.
- Cet endroit me dit quelques choses. J'ai l'impression d'avoir déjà espionné cette habitation, se questionnait sa mère en essayant de se souvenir d'où venait cette sensation de déjà-vu.
- Tu as raison, affirma Shizune. Je crois que c'était de là que nous avons vu la plus grande procession débutée il y a maintenant trois ans. Cette famille avait sacrifié à chacun d'entre nous une offrande pour nous remercier d'une naissance, je crois. D'ailleurs, tu en as reçu les plus belles ainsi que Naruto.
- Ah oui, je me rappelle, se souvint la déesse de la Beauté. C'était les Hyuga si mes souvenirs sont bons. Que comptes-tu faire maintenant, Tsunade ?
- Je dois avouer que cela ne m'enchante pas qu'il y est autant d'activités. Je propose que nous nous avancions le plus discrètement possible pour voir ce qu'il en ait et on avisera pour le reste.
- Pour cela, il faudrait que nous nous séparions pour faire le tour de la demeure, dit à son tour Minato en réfléchissant. Nous allons former trois groupes. Chacun d'entre eux sera guidé par Naruto, Sasuke et Tenten. Au bout de dix minutes, retrouvons-nous ici et nous réfléchirons à la suite. Cela vous convient-il ?
- Tout à fait, confirma Tsunade, heureuse finalement que son fils les ait accompagnés. Alors, allons-y."
Ainsi, les Dieux se concentrèrent avant de s'avancer vers la demeure. Si un des esclaves avaient tourné son regard vers le temple, il aurait pu voir sortir de derrière un crapaud suivi par une colombe sur le dos d'un chien-loup. Une belette fit également son apparition accompagnée par une caille. Pour finir, un serpent rampa vers la maison survolé par une petite chouette.
A l'intérieur de celle-ci, les Hyugas et les serviteurs s'affairaient dans les derniers préparatifs de cette journée riche en émotion avec le sauvetage miraculeux de Senji Inuzuka et l'amélioration de l'état d'Itachi et de Neji. Ainsi, certains rangeaient la maison et la préparaient pour le lendemain qui s'annonçait encore éprouvant pour leurs invités. D'ailleurs, d'autres étaient aux petits soins auprès de ces derniers, toujours prêt à répondre à leur sollicitation et à leur apporter nourriture, boisson, onguents et bandages. Les personnes dont la plupart appartenaient à la haute caste de la famille s'apprêtaient à aller se coucher, n'étant d'aucune utilité pour les blessés, à part par leurs prières. Bien qu'elles auraient bien voulu aider, Hiashi leur avait presque ordonnés d'aller dormir, désireux d'avoir à ses côtés des conseillers aptes à remplir leur fonction et non en manque de sommeil. Les affaires de la famille, malheureusement, ne cessaient pas d'évoluer et cela malgré les événements. Il ne fallait surtout pas laisser leur ennemi dont les Otsutsuki en profiter pour prendre plus de pouvoir. Cette activité domestique se déroula devant les yeux de plusieurs animaux qui continuèrent leur inspection.
Fugaku avait fait parvenir à son ami et allié qu'à son retour en sa demeure, ses fidèles lui avaient appris le désordre y régnant. Madara avait tenté de retourner l'opinion des anciens le soutenant en leur faisant croire en la mort d'Itachi et donc en la perte de leur unique héritier pour enfin avoir les rênes de la famille. Obito avait réussi à enrayer le phénomène, leur conseillant d'attendre les nouvelles et la véracité de ses dires. Le chef Uchiwa s'était mis dans une colère noire quand après avoir rassuré le conseil sur l'état de son fils, un des conseillers avait suggéré qu'il changea d'épouse pour engendrer de nouveau afin de consolider la lignée. Il refusait de répudier Mikoto. Fugaku réfléchissait sur la possibilité de nommer Obito et ses enfants héritiers si un malheur leur arrivait à Itachi et à lui-même. Le plus difficile était de faire accepter cette solution à tous les anciens puisque l'unanimité était requise. Madara et ses alliés n'allaient certainement pas leur faciliter la tâche. Il était maintenant dans une position délicate et espérait bénéficier du soutien des Hyuga dans une potentielle guerre de succession. Ce que Hiashi lui gratifia en répondant à sa missive.
Le chef Huyga était prêt à soutenir son ami au sien du sénat s'il était obligé de soumettre ses affaires familiales à l'opinion publique. Il n'en avait pas encore tenu informer Tsume. Au vu de l'état de Senji, elle n'était pas encore en état de régler les problèmes politiques. Il valait mieux attendre que le blessé soit vraiment hors de danger avant de les ennuyer de ces questions. A l'heure actuelle, accompagné de son épouse Hitomi, Hiashi faisait le tour de sa demeure afin de voir si tout était en ordre avant d'aller afin se coucher. Le couple vit ainsi Mikoto au chevet d'Itachi qui dormait paisiblement après cette journée quelque peu douloureuse. Ses bandages avaient été changés et la fièvre encore un peu présente n'avait heureusement pas augmenté. Sa mère somnolait sur un fauteuil auprès de lui, incapable de se laisser aller à un sommeil réparateur tant que le mal frappait encore son unique enfant. Elle promit tout de même à son amie d'y songer avant de les voir quitter les lieux sous le regard d'un crapaud, d'un chien-loup et d'une colombe observant la scène.
Quand Hitomi et son époux arrivèrent par la suite devant la chambre du plus grand de leurs blessés, ils virent le médecin en sortir. En rentrant, ils eurent droit à l'image de Tsume agenouillée au chevet de Senji. La chef Inuzuka était entrain de passer sur le corps de son époux un linge humide afin de le soulager de la fièvre qui avait refait surface. Ses plaies avaient de nouveau saigné et malgré le changement récent des bandages, continuait à les teinter de rouge. L'homme meurtri, bien qu'endormi, avait le sommeil agité de ce fait, autant qu'à cause du réveil de la douleur. Le guérisseur venait juste de lui administrer une décoction de pavot et d'opium pour la souffrance et une autre à base de plantes pour combattre la hausse de sa température corporelle. Il fallait attendre maintenant que cela agisse. L'épouse de Hiashi constata également qu'Hana était endormie sur une des banquettes de la chambre. Elle proposa à Tsume de la lui confier pour qu'elle puisse se reposer dans un lit confortable. Son amie accepta avec joie et soulagement. Elle vit donc sa fille être prise par le chef de famille et emmenée loin d'elle pour la nuit.
Alors que le couple Hyuga s'éloignait de sa chambre, Tsume continua à promulguer ses soins sur le corps de son époux. Son esprit se mit alors à réfléchir aux événements de ces deux derniers jours. La veille, elle s'était réveillée avec autant de colère et de ressentiments que durant des années pour Senji. En se confiant à ses amies, elle avait senti un poids quitté ses épaules, soulagée de livrer ses tourments et ses souffrances. Puis, elle repensa aux paroles de Hitomi cette après-midi là. Elle lui avait suggérée de lire en son coeur pour trouver la volonté de lui pardonner mais surtout de se pardonner d'avoir été ainsi manipulée par Kagome, faisant ainsi leur malheur à tous deux. Elle avait même essayé de lui ouvrir ses yeux sur ses propres sentiments. Cette observation de son amie avait quelque peu déchiré le voile que son orgueil blessé avait posé sur elle.
Alors que la mère d'Hana attendait le verdict du médecin après le retour ensanglanté de Senji, la crainte lui avait glacé le sang. Cette sensation l'avait poussée à se poser des questions. Son coeur lui avait-il déjà pardonné ? Il semblerait que oui au vu de sa réaction, mais depuis combien de temps ? Sa fierté meurtrie lui avait-elle caché ses sentiments à ce point ? Et ces derniers, étaient-ils réels ou était-ce juste la peur de finir seule comme son père ? Dans la nuit, l'Inuzuka avait eu enfin des réponses à ses interrogations en voyant Senji aux portes de la mort et sa respiration soudainement s'arrêter au petit matin. Tous ses sentiments avaient changé d'un seul coup. Non, elle se devait d'être honnête avec elle-même en ce jour. Trop aveugle, elle n'avait rien voulu voir mais en réalité, son amour était toujours tapi au fond de son coeur, prêt à la submerger lorsqu'elle l'aurait accepté de toute son âme.
Leur passé lui semblait tellement insignifiant maintenant. Kagome, ses mensonges et la crédulité de son époux n'avaient plus aucune importance. Tsume comprenait même comment il avait réussi à croire leur ancienne meilleure amie, à cause de son comportement distant guidé par sa peur de l'abandon et à cause de la mesquinerie de cette dernière. Elle se mit alors à pleurer de désespoir. Même si les Dieux avaient sauvé son époux, sa vie était encore en danger aux dires du médecin. Elle risquait encore de perdre son meilleur ami et confident de toujours mais surtout l'homme qu'elle aimait. La jeune femme ne pensait pas qu'elle pouvait autant souffrir de cette peur de voir mourir Senji, bien plus que de se retrouver seule. Elle était persuadée maintenant que rien ni personne ne pourrait la convaincre de quitter son veuvage si cela devait se présenter à elle. Une chouette et un serpent furent témoins de cette tristesse. L'oiseau en avait même eu le coeur tout retourné.
Pendant ce temps, Hiashi arriva, accompagné par Hitomi et portant Hana dans ses bras, jusqu'à la chambre d'Hinata. Cette dernière était sur le point de se coucher, aidée par une nourrice. Quand elle vit ses parents entrer, la petite fille s'en écarta pour aller à leur encontre. Elle aperçut le corps de sa camarade dans les bras de son père et lui demanda, excitée et curieuse, le pourquoi de sa présence.
"- Papa ! Hana va faire dodo avec moi ?
- Oui, ma princesse. Mais, chut, ne la réveille pas. Elle dort déjà.
- D'accord, murmura sa fille. Elle va dormir dans mon lit. Allez, s'il vous plaît ?!
Voyant les yeux suppliant d'Hinata le fixer avec insistance et ne voulant pas réveiller sa jeune protégée en entrant dans un discours interminable avec sa progéniture, Hiashi céda.
- Entendu, mais promet-moi d'être sage et de vite t'endormir. Il se fait tard.
- Promis", se retint de crier Hinata, satisfaite de s'allonger auprès de sa "grande soeur".
Son père la vit ainsi se jeter presque sur son matelas et attendre qu'il y coucha Hana. Ce qu'il fit avec l'assistance de la nourrice qui borda les deux enfants. Après avoir embrassé son front, il lui souhaita la bonne nuit avant de se diriger vers la porte. Là, il attendit Hitomi qui offrit également un baiser sur la joue à sa fille en la priant de faire de beaux rêves. Après avoir reçu la même invitation d'Hinata, elle rejoignit son époux. La mère de famille regarda une dernière fois son enfant unique se blottir contre Hana qui, s'en sortir du monde ses songes, la serra dans ses bras comme pour la protéger des terreurs de la nuit. C'est ainsi que l'héritière Hyuga ferma les yeux, heureuse d'avoir à ses côtés son amie. Ce spectacle se déroula en présence d'un crapaud, d'un chien-loup et d'une colombe qui venaient juste de finir de faire le tour de la demeure. Alors que le canidé et l'oiseau s'apprêtaient à s'éloigner de la fenêtre, le batracien avait du mal à s'en défaire.
Il s'avança de plus en plus de la fenêtre afin d'avoir une meilleure vue de l'intérieur de la pièce. En effet, cette dernière était une des rares à posséder un verre assez spécial. Celui-ci avait été fondu et assemblé d'une telle manière que toute personne regardant de l'extérieur voyait flou au travers. L'animal jugea que cela avait été fait afin de protéger les habitants de cette chambre du regard indiscret d'espion tel que lui. Pour le moment, il ne pouvait qu'apercevoir des silhouettes difformes se mouvant devant lui. Alors qu'il était sur le point de pousser un des battants pour enfin avoir une vision plus nette, il sentit sa jambe se faire agripper par des crocs le tirant vers l'arrière.
"- Qu'est-ce que tu fais, Naruto ? S'éleva dans un murmure la voix du chien-loup qui s'éloigna son trophée entre ses dents. Tu vas nous faire repérer. Il est temps d'aller rejoindre les autres.
- Mais, papa, je...", commença ce dernier avant de se raviser.
Le dieu de l'amour garda donc le silence laissant son père l'emmener loin de cette fenêtre. Il ne savait pas si c'était une bonne idée de lui parler de cette impression qu'il avait de nouveau ressenti provenant de cet endroit. Il était maintenant persuadé qu'elle émanait d'une de ces deux fillettes. De ça aussi, il en était sûr au vu de la tunique de nuit et des longs cheveux qu'il avait réussi à apercevoir, mais surtout des voix qu'il avait entendu. Une seule d'entre elles était masculine dont son propriétaire en était le chef de famille. Malheureusement, l'intervention de son paternel ne lui avait pas permis de poursuivre son enquête et d'identifier la personne à qui appartenait cette aura qui lui réchauffait les entrailles et ses rêves. En fait, Naruto était persuadé de vouloir garder ses sensations pour lui seul, secrète. Il avait le sentiment de violer son intimité s'il en parlait à quelqu'un, ou tout du moins, pour le moment.
C'est ainsi que les autres animaux, cachés derrière le temple familial, virent venir à leur encontre un chien-loup tenant dans sa gueule la patte d'un batracien, la tête en bas, se balançant de droite et de gauche au rythme des foulées du canidé. C'est la colombe qui prit la parole alors qu'elle se transformait en reprenant les traits de Kushina.
"- Minato, Naruto, pourquoi avez-vous pris autant de temps pour me suivre ?
- Demande ça à notre fils. Il était sur le point de rentrer dans une chambre quand je l'ai arrêté, risquant de révéler notre présence," lui répondit son époux en quittant sa métamorphose.
La déesse de la Beauté se tourna donc vers son aîné pour avoir des explications. Celui-ci reprit sa forme initiale et garda le regard vers le sol en espérant échapper à l'interrogatoire de sa mère. Il n'avait vraiment pas envie de lui mentir et puis, il n'avait pas d'idée de mensonge. Il fut sauvé par la caille.
"- Je pense que notre cher dieu de l'Amour n'est pas le seul à être blâmé. N'est-ce pas Tenten ?"
A cette affirmation, tous se tournèrent vers la belette qui reprit sa forme humaine. Elle se mit à rougir avant de croiser les bras devant elle et en affichant une moue dédaigneuse.
"- Cela ne te regarde pas, ma chère Shizune. Je n'ai aucune envie de me justifier.
- Cela me concerne car tu nous as failli nous mettre en danger," lui fit remarquer cette dernière en annulant sa transformation en cet oiseau dont les oeufs faisaient la joie des papilles des gourmets.
En effet, quelques minutes plus tôt, les deux déesses avaient fini leur espionnage par la chambre où était allongé un jeune homme parsemé de quelques bandages et égratignures guéries. Il était veillé par une femme de sa famille qui s'était assoupie à son chevet. A cette vue, Tenten était rentrée dans cette pièce sans donner d'explication à sa camarade et sans lui laisser le temps de réagir. Alors qu'elle allait atteindre le lit pour s'y hisser à la force de ses griffes de belette, la porte s'ouvrit pour laisser passer Hiashi et Hitomi qui voulaient visiter leur fils adoptif et neveu. Ils sentirent tous deux un courant d'air provenir de la fenêtre ouverte et virent au sol l'animal s'apprêtant à monter sur les draps. La femme se précipita vers le jeune garçon pour voir si son improbable visiteur n'avait pas aggravé ses blessures.
"- Neji, par tous les Dieux, mais que fait cette belette ici ?
- Je ne sais pas mais quelqu'un devra en répondre. Pour le moment, il faut s'en débarrasser, lui répondit Hiashi qui foudroya la surveillante qui s'était réveillée en sursaut au bruit du remue-ménage.
- Oh, Hiashi, ne la tuez pas, je vous en prie, le supplia Hitomi, compatissante. Cela nous débarrasse des souris et des rats et parfois des serpents. Poussons-la jusqu'à la fenêtre pour la forcer à sortir.
- Bien, comme vous le souhaitez", consentit son époux.
Pendant ce temps, Shizune sous sa forme de caille encourageait Tenten en pensée de se sauver. Cette dernière avait été un instant pétrifiée par l'entrée du couple avant de reprendre ses esprits. Ainsi, elle vit Hiashi prendre un linge pour s'en servir pour la chasser. Elle ne lui en laissa pas le temps et se précipita vers l'issue de la fenêtre où elle rejoignit sa camarade qui la fixa furieuse. Les deux divinités quittèrent précipitamment leur perchoir sous le regard stupéfait des occupants de la demeure, se cachant dans un fourré en attendant la suite. Elles entendirent le chef de famille réprimander celle qui aurait dû veiller sur Neji, ne cherchant pas à comprendre le pourquoi du comment. Il aurait pu attraper froid avec ce courant d'air. L'accusée essayait de se justifier en affirmant avoir fermé cet accès. Elle ne comprenait pas pourquoi elle s'était trouvée ouverte. Son épouse quand à elle posa sa main sur la joue de son neveu. Il en fronça un instant les sourcils sans pour autant se réveiller.
"- Hiashi, calmez-vous. Neji va bien, l'interrompit-elle. La température de la pièce a à peine changé prouvant que la fenêtre a été récemment ouverte. Un coup de vent sans doute. Libérez cette personne et permettez-lui d'aller se reposer. Je veillerai sur notre petit guerrier.
- Très bien, se résigna son époux. Vous avez sans doute raison.
Le chef Hyuga congédia donc le membre de sa famille et se tourna de nouveau vers son épouse.
"- Hitomi, êtes-vous sure d'être en état pour veillée encore cette nuit ? Vous avez déjà donné de votre personne hier.
- Rassurez-vous, je m'en sens capable. Bien que j'étais au chevet de Neji hier soir, j'ai pu dormir à son côté lui faisant bénéficier de ma chaleur. D'ailleurs, je ne me sens pas assez calme pour me laisser aller au sommeil. Les événements de la journée m'ont quelque peu bouleversée, surtout le fait de savoir que Senji risque encore de passer de vie à trépas.
- Il sera fait selon vos désirs, souffla Hiashi, conscient qu'il ne pourra pas faire changer d'avis son épouse, surtout quand cela concernait ses enfants. Cependant, promettez-moi de faire appeler si vous sentez le besoin de vous reposer.
- Je vous le promets, le rassura Hitomi en allant l'embrasser doucement. Allez donc vous reposer. Vous avez une importante réunion à préparer demain, si j'ai bien compris, par rapport à cette chasse désastreuse et qui aura lieu dans quelques jours.
- Je ne peux rien vous cacher, semble-t-il, sourit timidement son époux, heureux de partager sa vie avec une telle femme. Je vais donc vous laisser.
- Bonne nuit Hiashi, le salua-t-elle. Vous allez me manquer cette nuit."
A cette phrase, le chef Huya lui prit le visage entre ses mains et captura ses lèvres. S'en suivit un baiser passionné, révélant leur faim de l'autre. Il rompit le baiser pour lui souffler.
"- A moi aussi. Soyez en assurer."
Hitomi rougit à cette affirmation qui était doux à ses oreilles. Cela lui réchauffait autant le coeur que cela la gênait de se savoir autant désirer et cela malgré les années. Elle suivit son mari des yeux le voyant quitter la pièce. Alors qu'il fermait la porte, elle se tourna vers son neveu et s'installa le plus confortablement possible sur le lit d'appoint, veillant sur Neji. C'est à ce moment-là qu'une caille et une belette sortirent de leur refuge de fortune pour se diriger vers le lieu de rendez-vous.
Revenant au moment présent, les divinités assistèrent au spectacle de Shizune essayant de tirer les vers du nez de Tenten. Celle-ci maintenait sa position et refusait donner des explications. D'ailleurs, elle aurait été incapable d'en donner en réalité et de cela, elle ne l'avouera jamais. Elle avait agi sans réfléchir. Leur dispute cessa lorsque la voix de la chouette les arrêta.
"- Vous allez arrêter vos gamineries, oui. Qu'importe ce qui s'est passé. Nous avons tous vu que pour le moment, il nous ait impossible d'agir dans cette demeure. Beaucoup trop de témoins veillent nous empêchant d'agir.
- Alors que faisons-nous, Tsunade ? Quémanda le serpent. On abandonne et on retourne à l'Olympe ?
- Non, Sasuke, affirma avec force la souveraine des Dieux qui quitta la forme de l'oiseau de nuit. Je compte bien donner une leçon à ces médecins d'opérette.
- Alors, comment devons-nous procéder ? Interrogea encore le dieu aux ailes noires reprenant sa forme initiale, laissant celle du rampant à la langue fourchue.
- Je dois avouer que je ne sais pas encore. Si quelqu'un à une idée, c'est le moment," leur informa Tsunade, embarrassée.
Tous les dieux et les déesses se mirent à réfléchir. Rien ne leur venait. Même Minato, connu pour sa stratégie, n'arrivait pas à trouver une manoeuvre pour s'introduire dans la maison. Ils pourraient attendre que tous s'endorment. Ils auraient pu tous ensuite se rendre invisible. Malheureusement, dès que Tsunade devra user de ses pouvoirs, elle sera dans l'obligation de se révéler. Les événements inconnus de lui semblaient avoir tellement marqué les résidents qu'il se doutait que ces derniers puissent sombrer dans un sommeil profond. Le risque de se faire surprendre était trop élevé vu le nombre de personnes tourmentées dans la maison. C'est sur cette pensée que le dieu de la Guerre fut surpris par une voix mécontente qu'il connaissait bien.
"- Mais qu'est-ce que vous complotez ainsi ? Vous auriez pu m'inviter à votre sauterie.
- Temari ?! Crièrent les divinités. Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Je vous ai vu quitter la fête assez précipitamment. Curieuse, je vous ai suivi. Surtout que la beuverie de Kakashi, de Jiraya et de leurs compagnons, très peu pour moi. En plus, je n'allais pas embêter Gaara et Matsuri qui se sont éclipsés pour leur nuit de noce. Je ne parle même pas de Kankuro et Ayame ou de Karin et Suigetsu qui sont également partis pour rentrer chez eux. Apparemment, nos souverains marins avaient une "urgence" à régler, vu comment Karin dévorait le cou de notre cher dieu des Océans. Quand à Saï et Ino, ils ont raccompagné la déesse de la Nature en son palais où ils logent. Je m'ennuyais donc me voici. Maintenant, que vous connaissez les raisons de ma présence, répondez à ma question.
- Et bien ..., tenta de répondre Tsunade avant d'être interrompue par une seconde voix endormie.
- Temari, pourquoi tu m'as obligée à te suivre. Tu vois bien que nous sommes inutiles ici. Rentrons, je suis crevé, moi.
- Shikamaru, s'exprima Minato qui eut un déclic dans sa tête, la solution lui sautant aux yeux à la vue de son ami. Au contraire, nous avons besoin de vous mais surtout de toi, mon cher dieu des Songes.
- Hein, comment cela, tu as besoin de moi ?" Leva un sourcil l'interpellé, intrigué par cette affirmation alors que les autres passaient de l'un à l'autre dans l'attente des explications du père de Naruto.
Minato expliqua aux deux nouveaux arrivants la situation et le projet de sa mère. Ils devaient trouver une solution pour rentrer dans cette villa des plus animés en cette heure tardive de la soirée. Il venait de la trouver.
"- Galère, dans quoi je me suis fourré encore, soupira désespéré Shikamaru.
- Alors tu veux bien nous apporter ton aide, espéra Naruto, les yeux de chat suppliant sur le visage et fixant son ami à la coupe d'ananas.
- Allez mon feignant préféré. Si tu le fais, je saurais te... récompenser... comme tu aimes, l'encouragea Temari d'une voix séduisante, collant son corps à celui de son amant et en caressant d'un geste furtif et subtile sa virilité.
- Double galère, souffla ce dernier, rougissant à cette caresse et l'esprit envahi par tout ce qu'il pourrait faire subir ou subir de cette diablesse. C'est bon, je vais vous aider. Alors, quel est ton plan, Minato ?"
Ce dernier le leur expliqua. Tous reconnurent que c'était le meilleur qu'ils pouvaient espérer au vu de la situation actuelle. Ils remercièrent tous Temari d'avoir succombé à sa curiosité mais surtout d'avoir tiré après elle Shikamaru. D'ailleurs celui-ci lui murmura à l'oreille.
"- Sois assuré que je saurai te rappeler ta proposition. Je ne me gênerai pas pour savourer ma récompense bien méritée."
A ces mots, la déesse de la Justice rougit fortement. Elle était à la fois gênée mais aussi impatiente de succomber à l'expression de son amour. C'était d'ailleurs un des rares domaines où elle ne se plaignait pas de sa paresse. Bien au contraire, il était rempli de fougue et d'énergie, cherchant son plaisir autant que le sien. Elle vit ensuite son amant s'éloigner d'elle pour se placer devant la villa en se concentrant.
Shikamaru leva ses bras vers l'avant à la hauteur de ses hanches. Son ombre commença à s'agiter et à grandir à chaque seconde qui passait. Tous ses compagnons la virent se diriger vers la demeure pour enfin la toucher de plein fouet. Elle s'y introduisit, envahissant chaque pièce et chaque recoin. Dès qu'elle rencontrait une personne, elle s'insinuait doucement et discrètement en elle. Cette dernière alors ressentait une envie irrémédiable de dormir et quel que soit le lieu ou sa position, se laissaient glisser dans un sommeil des plus profonds, même un tremblement de terre n'aurait pas pu la réveiller. C'est ainsi qu'endormissant tous les gens de la maison, l'ombre du dieu des Songes arriva jusqu'à la porte de la chambre où reposaient Itachi et Mikoto.
Un instant plus tôt, le jeune Uchiwa avait doucement ouvert les yeux, réveillé par une grande soif et avait regardé sa mère, somnolente sur le fauteuil près de son lit. Il l'appela doucement.
"- Mère... Mère
- Mmmm... Oh Itachi, tu t'es réveillé. As-tu mal quelque part ? Veux-tu boire ou manger quelque chose ?
- Ma blessure au niveau du flan... me fait encore souffrir et j'aimerai boire un peu... J'ai grand soif et la bouche pâteuse, lui répondit-il.
- Je vais te servir de l'eau et te donner la médicalisation contre la douleur, l'informa Mikoto en se levant pour aller tout préparer.
Ses gestes se firent sous la surveillance de son fils qui constata que celle qui lui avait donné le jour arborait des cernes, expression de sa grande fatigue. Il s'en voulait, même si le véritable responsable était en réalité ce sanglier fou furieux pour une raison inconnue qui avait attenté à sa vie. En faisant le tour de la chambre, il ne vit pas son père et en fit la remarque.
"- Mère, je ne vois pas père. Où est-il ?
Celle-ci tenait une cruche dans une main et attendit d'en avoir versé de l'eau fraîche dans un verre, accompagnée des herbes médicinales avant de daigner lui apporter une réponse tout en se dirigeant vers lui.
- Ton père a du rentrer en notre domaine afin d'informer le conseil de ton état.
- Et éviter que Madara fasse des siennes, je suppose", dit son fils.
Mikoto garda pour le moment le silence afin de l'aider à se redresser. Elle était impressionnée par l'intelligence de son garçon, surtout à son âge. Fugaku avait raison, il fera un grand chef, meilleur que lui, qui sait. Elle en ressentait une grande fierté. Elle lui présenta sa décoction qu'il avala doucement une gorgée après l'autre, en faisant quelque peu la grimace tellement le goût en était amer. Alors qu'il buvait, elle reprit la parole.
"- Itachi, ne t'occupe pas de cela et ais confiance en ton père. Il ne laissera jamais des ambitieux détruire notre famille. Et puis, ne pense qu'à retrouver des forces pour nous revenir en bonne santé.
-... Je suis désolé, mère... A cause de moi, vous vous épuisez, je le vois bien... J'aurai dû être plus prudent, se désola-t-il, les yeux quelque peu baissé vers le sol.
- Je te remercie de te préoccuper de moi. Tu es mon fils aimé et aimant. C'est normal que je m'occupe de toi. Jamais je me serais pardonnée si je ne m'étais pas laissée guider par mon instinct maternel", le rassura Mikoto qui alla lui servir un autre verre afin d'essayer de faire passer le mauvais goût des plantes.
Alors qu'elle s'affairait, l'ombre divine rentra dans la pièce et se dirigea vers le lit. Bientôt, elle toucha les pieds, puis les jambes et monta de plus en plus sur le corps du jeune Uchiwa. L'épouse de Fugaku l'entendait continuer à parler quand, la surprenant quelque peu, elle eut l'impression que sa voix perdait en force et en intensité. Elle n'était plus que murmure à la fin.
"- Je suis conscient d'avoir mis mon père dans une situation... délicate en risquant comme... je l'ai fait ma vie mais... je ne regrette pas... mon geste... Je n'ai... voulu... que protéger..."
Ne percevant plus aucun son, Mikoto se tourna vers son fils et le vit sans connaissance, la tête posée sur son épaule et le bras pendouillant dans le vide. Elle prit peur et lâcha le verre qu'elle tenait à la main. Alors qu'il se brisait au sol à grand fracas déversant son contenu, elle se précipita vers lui, les yeux s'humidifiant. Cela faisant, elle marcha sur cette ombre qui allait l'atteindre. Elle en ressentit un vertige mais avança muée par la farouche volonté d'atteindre son unique enfant.
"- Itachi, que t'arrive-t-il ?... Itachi... réveille-toi... Reste avec..." Tenta de l'appeler sa mère avant de s'affaler de tout son long avant même qu'elle puisse le toucher, une larme coulant sur sa joue.
L'ombre du dieu des Songes sortit alors de cette chambre pour continuer son oeuvre. Elle s'étala encore plus dans la demeure pour enfin arriver devant la porte derrière laquelle le son de sanglots s'en échappait. C'était Tsume qui ressentait quelque difficulté à calmer ses pleurs de désespoir. Elle s'essuya les joues du revers de la main en se disant qu'elle se devait d'être forte, si ce n'était pas pour elle mais pour Hana et Senji. L'Inuzuka regarda son époux blessé. Il avait l'air d'avoir retrouvé une certaine sérénité. La médicalisation donnée plus tôt semblait enfin le soulager de sa douleur. Elle se pencha vers lui et baisa son front. Elle constata que la fièvre, bien que baissée, était encore présente. Elle reprit donc un linge et l'humidifiant le posa là où c'était déposé ses lèvres. Sentant cette fraîcheur, Senji tressaillit et entrouvrit ses yeux. Il vit alors son aimée, des sillons parsemant son visage.
"- Tsume..., l'appela-t-il dans un souffle.
- Senji, sursauta cette dernière au son de cette voix qu'elle espérait entendre encore des années. Ne fais pas trop d'effort. Garde tes forces pour guérir. Je m'occupe de toi.
- Vous avez... pleuré. Je... suis désolé... C'est ma faute... encore, l'ignora son époux, trop préoccupé par les traces de ses larmes.
- Non, ceci n'est pas ta faute, s'empressa de le contredire Tsume. Ce n'est rien, je t'assure. Ne t'inquiète pas.
- Mais... vous pleurez... Il existe bien... une raison à cela."
Son épouse ne sut quoi dire. Elle ne savait pas comment lui faire comprendre que son coeur se mourrait de peur de le perdre. Elle pourrait le lui affirmer mais elle se sentait tellement honteuse de son comportement durant des années, camouflant ses réels sentiments. Elle aurait pu être heureuse mais au lieu de ça... Et puis, la croirait-il ? Son vouvoiement prouvait qu'il aura des difficultés à le faire. De plus, ce n'était pas le moment, au vu de son état, de philosopher avec lui sur ce point. Tsume sentit de nouveau ses larmes monter. Ce silence et son larmoiement percèrent le coeur de Senji, renforçant son ressenti d'être le coupable de son abattement, comme à l'époque de leurs fiançailles et de leur mariage.
"- Finalement... les Dieux auraient dû... laisser la Mort... m'emmener... Face à l'ours,... j'avais déjà... accepté la fatalité... qui se présentait à moi... Je n'aurais plus été... une source de... souffrance pour vous.
- Je t'interdis de me dire cela, tu m'entends, cria la mère d'Hana. Tu n'es pas le seul coupable... Mon orgueil a une part de responsabilité dans ce qui s'est passé... C'est Kagome qui nous a empoissonnés de son venin... et cet animal. Ils sont tous deux responsables de nos blessures... Sache que je remercie les Dieux et que je suis prête à le faire tous les jours de t'avoir rendu à moi.
- Ce n'est pas... la peine de me mentir, Tsume... Je sais que... vous vous réveillez... tous les matins... le mépris au coeur, soupira Senji, en détournant la tête afin d'éviter de lui montrer ses prunelles submergées par la tristesse. De toute façon,... je n'ai plus la force... de me battre ou... d'espérer... J'aspire maintenant... au repos... Je sens qu'il me... sera bientôt... accordé."
A ces mots, son épouse eut très mal, serrant ses mains contre sa poitrine. Elle en était sure. Toutes ces années d'ignorance et d'aveuglement avaient brisé la volonté et la crédulité ainsi qu'augmenter la méfiance de celui qu'elle aimait au final. Son mari voulait mourir pour arrêter de souffrir. Il voulait partir loin d'elle et cela à jamais. Tsume était désespérée comment lui faire comprendre à part lui faire part de ses sentiments. Elle se résolut alors à tout lui avouer, tant pis si c'était ni le lieu, ni le moment. Alors que la mère d'Hana prenait sa résolution, l'ombre qui s'était introduite dans la chambre lors de leur discussion, s'approcha du couple. Elle monta sur les montants du fauteuil où s'était assise Tsume. Elle allait la toucher quand elle commença sa confession.
"- Senji, il faut que je t'avoue certaines révélations qui me sont venues... Quand je t'ai vu gravement blessé et que j'ai failli te perdre,... j'ai ressenti une telle peur... une telle détresse que... j'ai finalement compris... Le voile sur mon coeur... s'est déchiré... J'ai enfin... accepté... certaines... choses... Senji, je..."
Ce dernier, à l'écoute de ses paroles, ressentit une nouvelle chaleur, un nouvel espoir l'envahir. Tsume allait-elle lui confesser les sentiments qu'il espérait depuis tant d'années ? Il n'osait y croire. Il est vrai que depuis l'accident de chasse, son attitude avait changé. Elle le tutoyait, l'avait appelé par son surnom mais surtout le veillait et avait pleuré pour lui. Son épouse avait le ton certes quelque peu gêné mais il respirait la détermination. Cependant, au fil de sa confession, sa voix faiblissait pour n'être plus qu'un murmure. Mettant cela sur le coup de l'émotion, Senji attendit quelques secondes mais rien ne vint à ses oreilles. Quelque peu déçu mais aussi intrigué, il tourna de nouveau son regard vers son épouse. A la vue qui s'offrit à lui, il en écarta les yeux. Sans explication, il vit Tsume se pencher vers l'avant et tomber de son fauteuil, la tête sur ses jambes, inconsciente.
"- Tsume,... qu'avez-vous ?" Cria-t-il presque en essayant de se redresser.
Malheureusement, la douleur le rappela à l'ordre l'obligeant à se rallonger contre les coussins en grognant une plainte. Il regarda de nouveau son épouse, sur lui et constata une chose bizarre. Une ombre la recouvrait toute entière et s'avançait rapidement vers lui pour finir par le toucher. Mais qu'était-ce donc, eut-il juste le temps de penser avant de sombrer dans un profond sommeil en murmurant le prénom de Tsume. Son oeuvre achevée dans cette chambre, l'incroyable phénomène continua son cheminement, plongeant les habitants dans un profond sommeil.
Elle atteint ainsi la pièce où Hitomi veillait sur Neji. Ce dernier, épuisé par les événements des deux derniers jours, était toujours endormi sous le regard bienveillant de sa tante. Celle-ci luttait contre le sommeil. Contrairement à ce qu'elle avait affirmé à son époux, la fatigue la gagnait de plus en plus. La position allongée qu'elle avait adopté sur le lit d'appoint ne l'aidait pas à se maintenir éveiller. Elle sentait ses paupières s'alourdir. La mère d'Hinata se redressa alors pensant qu'assisse, elle arriverait plus facilement à garder les yeux ouverts. C'est à ce moment-là qu'elle se sentit partir vers l'arrière, retombant lourdement sur le matelas, terrassée et frappée instantanément par le marchant de sable.
L'aura noire de Shikamaru s'étendit ensuite à Neji qui rêva alors d'un croissant de lune le veillant dans son sommeil sous le firmament des étoiles. Cette besogne terminée, elle se dirigea vers la chambre de Hiashi et celle où dormaient déjà Hinata et Hana. Rentrant dans cette dernière, l'ombre du dieu des Songes enveloppa les deux fillettes. Les deux enfants, bien qu'endormies, s'enfoncèrent encore plus dans leur songe. La jeune Inuzuka rêvait de ses parents enfin réunis l'entourant de leurs bras et se souriant plus amoureux que jamais, mais surtout, sa petite main posée sur le ventre arrondi de sa mère. Itachi, aussi présent, regardait ce spectacle d'un regard attendri et rempli d'amour pour elle.
Quand à Hinata, elle courrait pour le moment derrière des milliers de papillons dans un champ verdoyant. Lorsque l'ombre la toucha, le sol se déroba sous ses pieds l'entraînant au plus profond de son rêve et de son subconscient. C'est horrifié qu'elle tomba dans le vide les yeux fermés. D'un coup, son poignet fut empoigné par une main à la fois douce et ferme, stoppant sa chute. L'héritière Hyuga rouvrit ses paupières aussi rondes qu'une balle. Elle était suspendue dans les airs. Devant elle, une silhouette la surplombait. Cette dernière était sombre, l'empêchant de voir ses traits. La noirceur qui la recouvrait lui permit uniquement de voir que c'était un homme aux cheveux dorés et aux yeux d'un bleu aussi profond que celui du ciel. Ce qui l'estomaqua le plus était des formes blanches dans son dos, s'étalant à sa vue. Son sauveur avait des ailes immaculées. Quelques unes de ces plumes virevoltaient autour d'eux. D'un mouvement souple, il la remonta vers lui et la prise dans ses bras telle une princesse. Il s'éleva dans le ciel et lui fit découvrir la joie de voler entre les oiseaux et les nuages. Hinata passa le reste de la nuit à sourire en se sentant en sécurité contre ce torse puissant.
Dans la chambre du maître des lieux, quand il fut touché, il en laissa glisser de ses mains le parchemin qu'il avait entreprit de lire avant d'éteindre la lampe à huile à son côté. Par un phénomène des plus incroyables, l'obscurité divine étouffa la flamme vacillante comme toutes les autres lumières de la demeure. Quand tout fut terminé, Shikamaru baissa les bras et se tourna vers ses compagnons.
"- C'est fait. Toute la demeure est plongée dans un profond sommeil et les bougies soufflées. Je peux vous garantir que rien ne pourra les réveiller, à part moi, bien sûr. J'ai également fait en sorte que seuls les premiers rayons du soleil les sortent également de leur torpeur. Cela vous laisse largement le temps pour faire votre petite manigance.
- Merci, Shikamaru, le remercia Tsunade. Tu nous as enlevé une aiguille du pied.
Le dieu des Songes s'avança alors et se mit derrière Temari lui enlaçant de ses bras la taille. Il posa son menton contre l'épaule de son amante et dit.
- De rien. Je pense que vous n'avez plus besoin de nous. Nous allons retourner à l'Olympe... J'ai une récompense à savourer."
Au dernier mot prononcé, il se mit à lécher le cou de Temari, rougissante, du bout de sa langue, la tétanisant de surprise. Profitant de son état, son amant la souleva dans ses bras et disparut en reculant dans l'ombre.
"- Et bien, il ne perd pas le nord, fit remarquer Naruto, se contenant difficilement de rire en se souvenant de la tête de son amie à cet enlèvement improvisé.
- Bon, il est temps d'y aller, affirma sérieux Minato. Naruto et Sasuke, vous restez sur le toit, et vous survolez la maison. Vous surveillerez ainsi tous les faits et gestes des occupants mais surtout des alentours. Prévenez-nous en cas de mouvements de visiteurs inopportuns venant de l'extérieur. Cela vous fera un bon exercice dans la perception des auras.
- Chef, oui, chef, se mirent aux gardes à vous les deux dieux ailés.
Amusé tout de même par l'attitude de ses fils, le dieu de la Guerre continua à donner ses instructions.
- Tsunade, Shizune et Kushina, vous procédez comme nous l'avons décidé. Quand à toi Tenten, tu les guideras vers les fenêtres qui nous intéressent. Je resterai un électron libre, surveillant également les alentours du sol. Vous n'aurez qu'à me faire parvenir une onde de votre aura si vous avez besoin d'aide. Je viendrais vous porter main forte le plus rapidement possible.
- Entendues", proclamèrent sérieusement les quatre déesses.
C'est ainsi que les animaux de la demeure, chiens, chats et chevaux, seuls êtres encore éveillés, virent s'élever vers le ciel deux formes ailées commençant leur surveillance alors que d'autres s'avançaient prudemment vers leur objectif. Le premier fut la chambre d'Itachi. Shizune y entra alors que ses compagnes continuèrent leur course.
La déesse protectrice des naissances y vit Mikoto, au sol, la main tendue vers son fils, semi-allongé sur son lit. Ce dernier dormait la tête penchée dans un angle douloureux pour sa nuque. Compatissante, leur visiteuse le rallongea délicatement sur le dos alors qu'elle appelait Minato. Pendant qu'elle réalisait son diagnostic, ce dernier se chargea de l'épouse Uchiwa et l'a mis sur le lit d'appoint. Il repartit ensuite faire sa ronde. Après son observation, la divinité découvrit que les blessures d'Itachi avaient été très bien soignées. Malgré la présence de la fièvre et la plaie profonde à son flan, le jeune homme n'était pas en danger de mort. Cependant, voulant suivre les instructions de Tsunade et désirant l'aider dans son entreprise, Shizune procéda à sa tâche.
Pendant ce temps, la souveraine de l'Olympe arriva à son but : la chambre de Senji, celui qui présentait les plus graves meurtrissures. Elle s'y faufila pendant que Tenten guida Kushina, la laissant seule. Elle aperçut Tsume, affalée sur son mari, endormi. Elle fit aussi appel à Minato qui arrivant, porta cette dernière, l'installant sur une banquette avant de rejoindre son poste. Se concentrant sur le blessé, Tsunade constata les bandages ensanglantés, la fièvre élevée et la profondeur des blessures. C'était un miracle que cet homme est survécu, même maintenant, sa vie ne tenait qu'à un fil. Et encore, s'il survivait, il devra vivre avec un certain handicap, l'affaiblissant face à ses détracteurs. Elle jeta un oeil sur Tsume et fut touchée en plein coeur par son visage tourmenté. Elle comprenait maintenant en parti les actions de Naruto. Reprenant ses esprits, la déesse leva les mains sur le corps de Senji et activa ses pouvoirs. Elle avait une chose à faire.
Quand à Kushina, accompagné par Tenten, elle franchit le rebord de la fenêtre de Neji. Les deux déesses firent le tour de la pièce et ne virent que le corps de ce dernier et celui de sa tante. Les deux mortels dormaient du repos du juste, la respiration comme seul témoignage de leur sérénité dans le sommeil. Sans comprendre pourquoi, la déesse de la Chasse passa délicatement sa main dans les cheveux de celui qui avait osé lui tenir tête lors de leur première rencontre, son protégé comme aimait l'appeler maintenant Naruto. Sa compagne souleva le sourcil, étonnée et perplexe à ce geste d'affection venant d'elle et si contraire à sa nature. Constatant que Kushina l'observait, Tenten retira sa main, gênée, et recula pour lui laissait la place. Sachant que le jeune Huyga ne souffrait que de quelques égratignures et d'une ancienne hypothermie, la déesse de la Beauté ne perdit pas de temps et posa ses mains sur lui.
Alors que les déesses accomplissaient leur tâche, un dieu aux ailes blanches s'impatientait. Il n'arrivait pas à se concentrer sur sa mission de surveillance. Une indécision lui broyait les entrailles. Devait-il en profiter pour mener sa propre enquête ? C'était l'occasion rêvée vu que tout le monde était concentré sur leur activité. Il pouvait embobiner Sasuke en lui disant qu'il allait surveiller un autre secteur. Non, le plus gros problème était son père. Il surveillait toute la maison. De plus, il était certain que son paternel avait déployé son aura tout autour pour être au courant des moindres faits et gestes de la demeure. N'y tenant plus, Naruto se décida. S'il restait en l'air en passant par le toit, zone qui lui a été assigné, peut-être qu'il avait une petite chance de ne pas se faire repérer. Il regarda tout autour de lui et voyant Sasuke l'informa d'une partie de son plan.
"- Sasuke, je ne pense pas que ce soit nécessaire qu'on soit tous les deux au même endroit. Je vais aller à ton opposé et surveiller ce secteur.
- Ok mais soit prudent, fit son frère, surpris qu'une telle pensée lui soit venue à l'esprit mais reconnut la véracité de ses dires.
- T'inquiètes," le rassura Naruto, content que la première phase soit un succès.
A la deuxième pensa-t-il en s'éloignant de Sasuke d'un battement d'ailes. Inquiet de croiser Minato, le dieu de l'Amour se concentra, essayant de repérer sa présence. Après quelques essais infructueux, il y parvint et constata que son père se trouvait à l'opposé de sa position. Soulagé, il continua son projet et arriva devant la fenêtre qu'il avait quittée une heure plus tôt. Sans déposé pied au sol, Naruto tenta de regarder au travers. Malheureusement, le fumé des vitres l'empêcha encore de bien apercevoir l'intérieur, surtout qu'apparemment, quelqu'un avait tiré des rideaux. Il tenta alors de l'ouvrir. Il allait pousser le battant quand son geste fut interrompu par un flot d'énergie qui augmentait au fur et à mesure. Il comprit alors que sa mère et ses compagnes accomplissaient la dernière phase du plan de Tsunade. Préférant, ne pas prendre de risque, il attendit quelques instants que cela se calme.
En effet, dans les trois chambres, les déesses avaient englobées leur main d'un halo d'énergie qu'elles posèrent sur le corps des trois malheureux. A son contact, les bandages disparurent telle une feuille de papier touchée par les flammes d'un feu laissant apparaître les blessures. Elles se concentrèrent encore. La peau meurtrie de contusions et d'hématomes reprit une apparence normale. Les égratignures s'estompèrent pour ne plus n'être qu'un lointain souvenir. La fièvre baissa laissant la température corporelle normale reprendre son droit. Les muscles et les tendons du bras gauche de Senji se reformèrent comme par enchantement avant que la plaie ne se referme définitivement, ne laissant aucunes traces. Quand aux griffures de son dos, elles connurent un destin bien étrange ainsi que la blessure au flan d'Itachi. Certes, les épidermes se ressoudèrent comme s'ils n'avaient jamais été blessés. Cependant, les cicatrices subirent une transformation divine. Quand à Neji, Kushina posa sa main sur son front avant de la retirer, satisfaite de son oeuvre.
Ayant terminé, Tsunade fit appel une dernière fois à Minato. Ce dernier ressentant son signal se dirigea vers elle. Chemin faisant, il prit la direction d'un dieu aux ailes blanches. Ce dernier avait réussi à ouvrir la fenêtre de la chambre s'y introduisant. Se posant, il était indécis et rageait dans sa barbe. Depuis que Shikamaru avait étendu son ombre sur la villa, il ne ressentait plus la même aura mais surtout il n'arrivait pas à déterminer de qui elle aurait pu provenir. A croire que l'intervention du dieu des Songes avait changé quelque chose. Cependant, curieux, Naruto s'apprêtât à s'avancer vers le lit pour au moins voir le visage des deux formes endormie. Il dut malheureusement, arrêter son entreprise quand il sentit l'aura de son père s'approcher de lui. De peur de se faire repérer, le dieu de l'Amour sortit précipitamment par la fenêtre et s'envola vers le toit. Minato passa sans le voir, le faisant souffler de soulagement, et rejoignit Tsunade.
A son arrivée, cette dernière lui demanda de poser sur le lit, auprès de son époux, Tsume. Le dieu de la Guerre s'exécuta. Cela fait, les deux divinités reprirent le chemin de la sortie. Arrivé dehors, le dieu envoya le signal de replis convenu et accompagné par sa mère, partit vers le temple familial. Ils attendirent leurs compagnons qui ne tardèrent pas. Les déesses avaient le sourire aux lèvres, bien que Tenten fût dans la lune. Sasuke restait Sasuke. Par contre, Naruto semblait ailleurs mais surtout mécontent. Intrigué, son père lui demanda.
"- Qu'est ce qui t'arrive, mon fils ?
- Euh rien, rien, lui mentit ce dernier. Je n'ai pas vraiment réussi à sentir la présence de tout le monde.
- Je vois, fit non convaincu Minato. Tu y arriveras avec le temps.
- Si tu le dis. Bon, si nous rentrions. Je suis fatigué par cette longue journée."
A ces mots, le dieu de l'Amour déploya de nouveau ses ailes et s'envola vers l'Olympe. Il fut suivi par son frère qui haussa les épaules avant de partir. Leurs compagnons leur emboîtèrent le pas, impatients de constater la surprise des mortels à leur réveil. Après une bonne nuit de sommeil, Tsunade et ses complices se réunirent et regardèrent dans une vasque la villa s'éveiller.
Dans les trois chambres, trois femmes sortirent de leur songe en ouvrant les yeux, taquinées par les rayons du soleil. Les plus surprises furent Mikoto et Tsume. Elles ne se rappelaient pas s'être allongée, la première sur le lit d'appoint et la seconde au côté de Senji. Petit à petit, les souvenirs assaillirent la mémoire des trois épouses. Elles se souvinrent du soudain malaise qui les avait touchées. Mikoto se leva promptement constatant le verre brisé au sol, lui prouvant qu'elle n'avait pas rêvé son évanouissement et celui d'Itachi. Pensant à lui, elle se précipita vers son lit. L'apercevant, elle stoppa nette sa course, la main sur la bouche, les yeux écarquillés de surprise devant le corps de son fils. Une autre représentante du sexe faible eut la même réaction quand elle posa son regard sur son époux. Elle n'en croyait pas ses yeux et se redressa sur ses coudes, veillant à ne pas l'écraser. Quand à Hitomi, elle crut défaillir de nouveau à la vue de Neji.
Toute la maisonnée entendit les prénoms des blessés s'élever vers le lever du soleil. Hiashi se réveilla en sursaut à ces cris et pensant à un malheur, courra plus qu'il ne marcha vers la chambre où se trouvait son épouse. Quand il entra et la vit, il lui quémanda.
"- Hitomi, que signifie votre hurlement ?
- Hiashi, regardez le front de Neji et son corps. Dites-moi que je ne rêve pas."
Intrigué par ses paroles, le chef Hyuga s'approcha de son fils adoptif qui venait de se réveiller au cri de sa tante et qui regardait son apparence, estomaqué par ce qu'il voyait. Son père constata tout comme lui l'absence absolue d'égratignures et de toutes traces de contusions. De plus, Neji affirma ne plus ressentir de douleur. Il se sentait en pleine forme. Il leva la tête vers Hiashi lui permettant de voir son front. Ce dernier en eut le souffle coupé.
"- Mais qu'est-ce donc que cette marque en forme de croix ?"
Sa réflexion fut coupée par l'entrée fracassante de Tsume et de Mikoto, à la fois affolées et heureuses. Toutes deux leur expliquèrent qu'elles aussi avaient observé le même phénomène chez Itachi et Senji. Elles s'étaient précipitées vers eux pour leur apporter la nouvelle après avoir convaincu leur rescapé de les attendre sous la surveillance d'un esclave.
"- D'ailleurs, Senji, en se réveillant, s'est redressé pour s'asseoir, étonné de ne plus ressentir ni fièvre, ni souffrance, affirma l'Inuzuka. De plus, il n'avait plus ses bandages et ne saignaient plus du tout. Au contraire, sa peau était redevenue aussi lisse et ferme qu'avant. Son bras semble avoir retrouvé sa force d'antan, ne présentant aucune trace de morsure. Tellement surprise, je me suis dégagée de lui. J'ai pu alors voir son dos. Il était marqué. Les griffures se sont transformées tel un tatouage, formant la silhouette d'un ours.
- C'est pareil pour Itachi, continua à son tour Mikoto. Plus aucunes blessures ne parsemaient son corps. Et puis, son flan, la plaie a laissé place à l'image d'un sanglier.
- Mais comment est-ce possible ? Interrogea Hitomi.
- Il existe une seule explication, répondit Hiashi, attirant l'attention des trois femmes. Nous avons eu l'honneur de bénéficier d'une visite divine cette nuit. Neji, Itachi et Senji ont reçu la marque des Dieux."
