Bonjour à toutes et à tous,
Je remercie les personnes qui m'ont commentée. Je vais répondre à une question de Sans dc.
Malheureusement, je crois que je vais te décevoir mais la rencontre de Naruto et Hinata n'est pas pour tout de suite. J'en suis désolée. Pour le moment, je vais débuter le récit de la chasse et donc la rencontre entre Neji et Tenten. Ensuite, je compte faire des chassés croisés entre Naruto et Hinata. Pendant ce temps, je raconterai le couple Choji/Karui. J'aborderai également la réconciliation entre Tsume et Senji, l'identité du père biologique de Sasuke, le passé et l'accouchement de Kurenaï, le passé d'Hitomi, la véritable identité d'Iruka, un retour vers Shina, Jiraya et Tsunade, l'arrivée d'un personnage essentiel et important pour le futur de Naruto et Hinata...
J'ai des idées pour la rencontre de notre couple mais aucune ne sort du lot pour le moment. Je pense que je vais me laisser guider par ma plume qui ne m'a pas fait défaut pour l'instant. Enfin, j'espère.
Je dois également remercier Hime-lay que je peux considérer comme une amie qui m'a involontairement inspirée le moment intime entre Gaara et Matsuri. Je relis tellement son histoire Nos meilleures années que je crois que j'ai répété sans le vouloir vraiment quelques termes du moment intime de son récit entre Naruto et Hinata. Je lui dédis donc ce chapitre.
Bonne lecture à toutes et à tous.
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A ces paroles, les trois femmes écarquillèrent les yeux, plus que surprise par cette affirmation. Sortant quelque peu de leur étonnement, un silence s'installa durant lequel le petit groupe se mit à réfléchir à cette éventualité. C'était la seule explication possible au vu de la disparition des blessures durant la nuit et de l'excellente santé des rescapés. Neji les regarda tour à tour dans l'incompréhension totale. La seule chose qu'il avait réussi à assimiler était qu'il ne souffrait plus comme la veille et que son corps ne montrait plus aucune meurtrissure. Il sortit son père adoptif, sa tante et leurs amies de leur pensée.
"- Père, que se passe-t-il exactement ? Le Seigneur Senji et Itachi auraient-ils aussi subi le même phénomène que moi ?
- Pour répondre à ta question, il semblerait que oui, affirma Hiashi.
- Je suis heureux de l'entendre, alors, déclara Neji, soulagé à cette nouvelle. Je le suis surtout pour Itachi... Il m'a sauvé la vie, voyez-vous.
- Comment cela ? Demanda Mikoto, surprise par ce fait et encore plus fière de son fils.
- Ma chère amie, je pense qu'il est encore trop tôt pour les révélations. Il nous faut tout d'abord confirmer notre hypothèse, même si mon intuition me crie qu'elle soit vraie," lui fit remarquer Hiashi.
Ce dernier fit quelques pas dans la chambre afin de réfléchir à la suite des événements. Son épouse, qui vint s'installer auprès de Neji lui tenant délicatement la main, et ses amies l'observèrent en silence dans l'attente de ses prochaines paroles. Son fils adoptif fut surpris par le geste affectueux de sa tante mais ne résista plus comme avant. La nuit qu'elle avait passé à le réchauffer de sa chaleur avait transformé la vision qu'il avait de sa relation avec elle. Il s'était senti si bien entre ses bras. Peut-être était-il temps de baisser la barrière et cela définitivement ? Le jeune Hyuga savait cependant que cela ne fera pas du jour au lendemain mais il était décidé à ne plus la rejeter. Il entendit Hiashi leur annoncer ses décisions.
"- En tout premier lieu, nous devrions garder cela pour nous, profitant que la demeure soit encore endormie dans sa majorité. Ensuite, il nous faut prévenir Fugaku de ce qui s'est passé concernant Itachi. C'est son droit d'être mis au courant. Je vais lui faire parvenir discrètement une missive. Pendant ce temps, je vous invite Mikoto à rejoindre votre fils alors que nous allons accompagner Tsume au chevet de Senji. En fonction de son état, nous nous rejoindrons dans vos appartements. Quand Fugaku arrivera, je ferai appel aux médecins qui les ont soignés et nous verrons ce qu'ils affirmeront.
- Mon père, puis-je venir avec vous ? Quémanda humblement Neji en le coupant.
- Penses-tu en avoir la force ? Demanda-t-il à son tour.
- Tout à fait, affirma le jeune homme qui pour le prouver se décala de sa tante et se leva prudemment.
A ce spectacle, Hitomi eut les larmes aux yeux, heureuse de le voir en si bonne santé et ainsi sauver. Elle se leva tout de même et se mit à son côté au cas où il subirait une faiblesse.
- Je suis heureux de constater que tes blessures appartiennent vraiment au passé, fit Hiashi, fier de son fils adoptif. Tu peux donc venir mais tu iras avec Mikoto et rendras visite à Itachi. Je pense que tu seras satisfait de cela au vu de tes dires sur son intervention. Cependant, je te demanderai de porter un bandeau sur ton front pour cacher la marque aux yeux de tous pour le moment.
- Je vous remercie, père", salua Neji en s'avançant auprès de la mère de son meilleur ami après nouer un lien en cuir autour de sa tête.
Cette dernière fixa un instant Hitomi qui n'arrivait pas à quitter des yeux l'enfant de sa défunte soeur. Elle lui sourit pour lui faire comprendre qu'elle prendra grand soin de lui comme s'il était son propre fils pendant sa courte absence. La Hyuga lui fit un léger signe de tête lui signifiant qu'elle la remerciait et qu'elle lui faisait confiance. Constatant que tout le monde était prêt à entreprendre ses décisions, Hiashi se décida à sortir de cette chambre, suivi par son épouse, Neji et ses invitées. Mikoto se dirigea donc avec le jeune garçon vers la sienne alors que le couple partit rendre visite à Senji, avec Tsume comme guide. Cette dernière marchait à grand pas tellement l'impatience de rejoindre au plus vite son époux lui brûlait les entrailles. Elle en distança ses suiveurs. Arrivant devant la porte de l'appartement que leur avait été assignée, elle n'attendit pas longtemps pour y prendre la poignée et de l'ouvrir.
Sans une once d'hésitation, elle s'engouffra dans l'ouverture pour se trouver arrêtée par une vision enchanteresse. Devant elle, se dressait Senji, debout devant la fenêtre, majestueux. Il était torse nu et un simple linge lui cachait son intimité. Il tenait dans une de ses mains une tunique qu'il s'apprêtait à revêtir quand il avait stoppé son geste au bruit de l'entrée de son épouse. Il se redressa de toute sa hauteur alors que le soleil levant l'englobait de ses rayons l'entourant d'un halo de lumière. Il est tellement beau et virile ne put s'empêcher de penser Tsume. Cette dernière sentit une douce chaleur et une irrésistible envie lui envahir le bas-ventre. Une certaine humidité, qu'elle n'avait jamais connue, naquit entre ses cuisses. Elle désirait en cet instant l'homme devant elle. Ce tableau fut interrompu lorsque Senji, d'un mouvement lui faisant voir les contractions de ses muscles, enfila son vêtement en prenant la parole.
"- Tsume, vous êtes de retour. Qu'a-dit Hiashi quand vous l'avez informée de l'amélioration fulgurante et miraculeuse de mon état ?"
N'ayant pas vraiment fait attention à sa question, son épouse, sortant de sa torpeur, s'avança vers lui. N'y tenant plus, elle se jeta à son cou, des larmes de joie menaçant de couler. Ce geste inattendu, inhabituel et spontané, déstabilisa Senji qui ne réagit pas tout de suite à cette étreinte. Les yeux exorbités, il l'entendit presque sanglotante.
"- Oh Senji, je suis si heureuse de vous voir ainsi en si bonne santé. J'ai vraiment cru que j'allais vous perdre... Mais, vous n'auriez peut-être pas dû vous lever tout de suite."
Cette voix remplie de sollicitude et d'inquiétude à son encontre réchauffa le coeur de son mari qui l'entoura enfin de ses bras, lui rendant son embrassade. Il ferma un instant les yeux pour savourer le contact de ce corps si longtemps désiré.
"- Tout va bien, Tsume. Je me sens en pleine forme. J'ai juste ressenti le besoin de me débarbouiller et de me dégourdir les jambes. Ce serait indigne pour le chef de famille que je suis de rester aliter ainsi. Je me dois de vous faire honneur."
- Toujours,... Tu me fais toujours honneur... C'est moi qui ne te mérite pas", dit-elle avec force et douceur mélangés.
Tsume déposa contre sa joue sa main alors qu'elle le regarda droit dans les yeux. Senji y lut amour et désir. Il ne comprenait plus rien. Les paroles qu'il pensait avoir rêvé la nuit dernière seraient-elle réelle tout compte fait ? Il s'était réveillé surpris de ne plus avoir à subir fièvre et souffrance, de retrouver le corps qui était le sien avant la chasse. Son étonnement fut à son comble quand son épouse l'informa de l'étrange marque sur son dos. Il avait espéré trouver un miroir pour la voir mais avait vite abandonné, ayant besoin d'une autre personne. Il sortit de ses pensées quand il sentit soudainement un souffle chaud sur ses lèvres. Baissant le regard, il vit Tsume sur le point d'y déposer un baiser, levée sur la pointe de ses pieds. C'était la première fois depuis leur nuit de noce qu'elle prenait une telle initiative. Jamais au grand jamais, elle lui avait permis un tel rapprochement en dix ans de mariage. Bien que surpris au plus haut point, Senji ne prit pas le temps de réfléchir et fermant les yeux, s'apprêtât à la goûter une nouvelle fois.
Un raclement de gorge interrompit cette belle tentative de la mère d'Hana. Celle-ci se décala de son mari, rougissante de gêne d'avoir oublié ses hôtes et d'avoir été surprise ainsi. D'un autre côté, elle se sentait frustrée et déçue de ne pas avoir pu aller jusqu'au bout de son envie. Les lèvres de ce dernier semblaient si appétissantes et si douces. D'ailleurs, ce dernier n'en menait pas large non plus mais retrouva très vite son sang froid. Il se tourna vers le perturbateur, quelques rougeurs aux joues.
« - Bonjour Hiashi.
- Senji, bonjour. Je suis heureux de voir que vous avez aussi bénéficié d'un véritable miracle.
- Moi aussi ? Voulez-vous dire qu'Itachi et Neji sont également hors de danger et ont été guéris miraculeusement ?
- Tout à fait, reprit le chef Hyuga. Hitomi et moi sommes venus vous rendre visite pour voir si vous étiez en état de nous accompagner jusqu'à la chambre d'Itachi où nous y quetterons l'arrivée de Fugaku que je viens de faire quérir.
- Comme vous pouvez le voir, je suis en pleine forme. Je suis prêt à vous suivre. Cependant, pensez-vous qu'il serait possible d'avoir une collation ? Je dois avouer que je meurs de faim, leur informa Senji.
- Oh bien sûr, fit horrifiée Hitomi. Je manque à tous mes devoirs, veuillez m'en excusez. Je vais vite ordonner à un esclave d'aller nous préparer quelques plateaux de victuailles.
- Ne vous en excusez pas, la rassura-t-il. C'est normal que vous soyez quelque peu chamboulées par les événements. Rassurez-vous, je ne vous en veux pas."
Reconnaissante, l'épouse de Hiashi s'inclina quelque peu. Hiashi les invita tous à le suivre. Alors que la mère d'Hinata pris une direction à l'opposé de la leur pour rejoindre la cuisine, il l'arrêta et la pria d'une course à l'abri des oreilles indiscrètes.
"- Hitomi, j'aimerai que vous alliez jusqu'au temple de Jiraya et de vous quérir d'une Sibylle. Je suis certain que les Dieux ont déposé leur marque sur nos anciens blessés. J'ai besoin qu'elle vienne pour confirmer cet état de fait. Je pourrai le demander à un esclave mais j'ai pleinement confiance en vous et je ne veux pas pour le moment l'ébruiter.
- Très bien, Hiashi. Vous pouvez compter sur moi. Je donne des ordres en cuisine, puis je pars accomplir votre souhait", acquiesça son aimée, reconnaissante de bénéficier d'une telle marque de confiance.
Cette dernière lui offrit un chaste baiser et s'éloigna de son époux alors qu'il la regardait, fier et heureux d'avoir épousé une telle femme. Hitomi partit donc donner ses indications puis munie d'un châle en laine, sortit le plus discrètement possible en direction du temple de Jiraya. Pendant ce temps, son époux rentrait dans la chambre d'Itachi. Tous les résidents de la pièce se tournèrent vers lui. Tsume et Senji venaient d'y faire leur apparition. Neji était assis au côté de son ami, lui-même installé sur un fauteuil. Visiblement, le jeune Uchiwa n'avait pas réussi à rester allonger malgré les désirs de sa mère. Celle-ci était derrière eux, prête à intervenir en cas de faiblesse. Elle regardait attendrie son amie dans les bras de son mari qui ne ratait aucune occasion de profiter de cette nouvelle félicité, même s'il en ignorait la cause. Tsume l'aimait-elle enfin ou est-ce la peur de se retrouver seule comme son père, qui la faisait agir ainsi ? Redeviendrait-elle froide et distante lorsque ses craintes se seront évaporées ? Ses réflexions furent interrompues par la voie de Mikoto.
"- Hiashi, où est Hitomi ? Ne devait-elle pas être avec vous ?
- Mon épouse a allé quérir de quoi nous restaurer. De plus, je lui ai confiée une course importante par rapport à nos miraculés.
- Quel genre de...", s'interrogea l'Uchiwa avant d'être coupée par l'entrée de plusieurs esclaves servant le jentaculum.
Poussé par sa faim de loup, Senji délaissa pour un instant Tsume et se jeta pour ainsi dire sur ce petit-déjeuner. Il ne fut pas le seul car Neji et Itachi, affamés par ses deux jours de jeun forcé ne se firent pas priés pour l'accompagner sous le regard attendrit des deux femmes. Soudain, un gargouillis se fit entendre venant de leur ventre. Visiblement, elles ressentaient aussi un certain vide. C'est en riant quelque peu que Mikoto et son amie s'installèrent sur les banquettes pour participer. Ils consommèrent tous du pain rond frotté d'ail, du fromage et un verre d'eau. Des œufs, du miel avec du lait et des fruits firent également parti du menu, ainsi que quelques biscuits sucrés et salés. C'est là-dessus que le son provenant de la porte se fit entendre. Hiashi invita à rentrer en se levant pour accueillir celui qu'il attendait. Un esclave ouvrit et se décala pour laisser apparaître Fugaku, affichant un visage des plus sérieux mais surtout préoccupé.
"- Hiashi, je suis venu aussi rapidement que possible. Que se passe-t-il ? Votre missive était assez abstraite. Itachi est-il au plus mal ou..."
Il fut interrompu quand il vit son épouse se jeter entre ses bras, les larmes aux yeux. Après s'être serrée un instant contre lui, il l'entendit prendre la parole alors que Hiashi ordonna à son serviteur d'aller chercher les guérisseurs.
"- Fugaku, vous êtres enfin là. C'est un véritable miracle. Les Dieux nous ont béni en déposant leur main sur notre enfant."
N'y comprenant rien, le chef Uchiwa la regarda, l'incompréhension habitant ses yeux. Le constatant, Mikoto le libéra de son étreinte et le laissa ainsi apercevoir Itachi. Ce dernier quitta sa banquette pour s'avancer vers lui.
"- Père, je suis heureux de vous voir."
Ce dernier n'y croyait pas. Ce fils qu'il avait laissé alité, aux prises de la fièvre, se tenait debout devant lui en pleine forme. Son corps ne présentait aucunes blessures. Fugaku se précipita vers lui et l'observa de la tête au pied. Puis, il fit le tour de la pièce. Il en resta sans voix quand il vit Senji et Neji en bonne santé comme si rien n'était arrivé. Il allait poser une question quand l'entrée des médecins l'en empêcha. Ceux-ci eurent le souffle coupé quand ils constatèrent que leur trois patients étaient entrain de festoyer.
"- Mais quelle inconscience vous a pris de vous lever et de vous nourrir ainsi. Votre corps n'ait pas assez remis pour supporter autant de mets, fit horrifier le plus expérimenté.
- Ah bon, pourtant je me sens très bien, lui fit remarquer Senji en se levant pour lui faire face. Je ne me suis jamais senti en si bonne forme."
Les trois médecins regardèrent ses bras et ses jambes, seule partie de son corps à nu et constatèrent l'absence des bandages mais surtout une peau nette et non sanguinolente. Ils allèrent ensuite voir Neji et Itachi et firent la même observation.
"- Messieurs, intervint Hiashi, Je vous ai fait demander pour que vous puissiez constater le phénomène qui ont touché nos blessés. Comme vous pouvez le voir, ils ne présentent plus aucunes meurtrissures. Nous pensons tous que les Dieux ont entendu nos prières. Nous en avons la preuve. Une mar...
- Il existe surement une autre explication, plus scientifique. Les Dieux n'interviennent jamais. C'est tout bonnement impossible... essaya de le contredire le plus jeune en le coupant avant de l'être à son tour.
- Ah oui, et en quoi est-ce impossible, s'éleva une voix solennelle derrière eux. Douteriez-vous de la puissance des Dieux ? Auriez-vous oublié que votre science vient d'eux et qu'ils l'ont enseigné à vos aïeuls, qui vous l'ont transmise à leur tour ? Qui êtes-vous pour juger des Dieux ? C'est eux qui décident si les mortels méritent leur intervention ou non."
Tous se tournèrent vers la personne qui venait de faire son entrée. Elle était vêtue humblement ne montrant aucune richesse. Pourtant, elle respirait la dignité et l'importance de son rang dans la société romaine. Une Sibylle du temple de Jiraya les toisait furieuse d'entendre le scepticisme des guérisseurs. Derrière elle, rentra Hitomi qui rejoignit son époux. Sa compagne était une femme devineresse. Son rôle était de rendre des oracles et de communiquer aux mortels leur destiné voulue par les Dieux et plus particulièrement par le dieu Jiraya. Lorsqu'une Sibylle était touchée par une divination, elle la rédigeait dans les livres sibyllins. Ceux-ci étaient sous la garde de deux prêtres appelés duumvirs qui les sortaient du temple que lors des grandes calamités afin de connaître la volonté divine. Tous individus qui trahissaient leur parole ou qui divulguaient en volant ou en parlant du contenu des livres étaient condamnés à mort.
"- Sibylle, je vous remercie d'avoir répondu à mon invitation, salua Hiashi, satisfait que son aimée est fait preuve de diligence. Comme vous l'avez surement compris, tous ici pensons que les Dieux se sont penchés sur mon fils, celui du seigneur Fugaku et le seigneur Senji les sauvant. Pourriez-nous nous confirmer cela ou non ?
- C'est mon rôle, Seigneur. J'aurai juste besoin d'observer le phénomène dont m'a informée votre épouse. Ainsi, je..."
Soudain, le plus jeune des médecins ne put se retenir et l'interrompant montrant encore une très grande impolitesse surtout devant son hôte.
"- Je n'ai pas confiance en vos dires, vous qui êtes obligées de respirer des vapeurs d'herbes hallucinatoires pour communiquer avec les Dieux, accusa le plus jeune, alors que les deux autres médecins blanchirent. Seigneur, je vous conjure de faire preuve de pragmatisme".
Leur jeune confrère était celui qui l'était le plus de tout l'ordre et mettait souvent en cause les actions divines, au contraire du plus vieux qui avait été souvent témoin des facéties des divinités.
"- Comment osez-vous encore douter alors que vous avez devant vous la preuve de la bonté des Dieux et de vous en prendre à mon statut ? Explosa la Sibylle. Vous mériteriez de passer devant le jugement des prêtres pour les avoir offensé ainsi. Je suis sûre que la mort serait votre châtiment.
- Cela suffit, intervint Hiashi d'une voix ferme et calme, montrant tout de même que sa patience arrivait à sa limite. Je suis le maître de ses lieux et je ne peux tolérer une quelconque querelle sous mon toit. Sachez, jeune homme, que la famille Huyga est des plus pieuses et possède une totale confiance en les Dieux. Énormément de nos prières furent exaucés dont la naissance de ma fille. Si vous continuez à leur manquer de respect, je vous prierai de quitter immédiatement mon logis.
-... Je vous prie de me pardonner, se résigna l'homme de science, désireux tout de même d'ausculter ses anciens patients pour essayer de trouver une explication. Bien que j'aie confiance en nos Dieux pour beaucoup de choses, je reste cependant circonspect. Puis, de quel phénomène parlez-vous ? Je n'ai rien remarqué.
- C'est que vous ne savez pas voir", répliqua la Sibylle, de plus en plus furieuse de ce manque de respect.
Une autre personne fulminait de colère. Elle appartenait à l'Olympe et en était même la souveraine. Tsunade avait de plus en plus mal à se contenir. Naruto ouvrit la bouche en affirmant, un rire contenu au fin fond de la gorge.
"- Et bien, ce mortels ne manque pas de toupet. On lui apporte une preuve irréfutable et il pense encore détenir la vérité. Il se moque de nous en plus, ou plutôt de notre devineresse.
- Et bien, il ne va pas se payer de notre tête très longtemps. C'est moi qui vous l'affirme, s'éleva une voix grave derrière eux.
- Jiraya que fais-tu ici, s'interrogea son épouse, surprise.
- Je sais ce que vous avez fait la nuit dernière. Je vous ai observés à travers la vasque.
- Ah oui, j'ai cru comprendre que tu profitais de la beuverie avec Kakashi, lui fit remarquer Tsunade, suspicieuse.
- Non, je n'avais pas l'esprit à faire la fête hier, lui avoua son époux en repensant à la tristesse qu'il avait lu dans ses yeux. Je suis rentré espérant te retrouver chez nous. Ne t'y voyant pas, je me suis concentré sur toi et je vous ai vu près de cette villa.
- Ah, ne put que lui dire la mère de plusieurs Dieux, touchée tout de même par l'attention.
- Que comptes-tu faire, ero-dieu, demanda Naruto, qui avait bien ressenti la gêne entre ses grand-parents, se jurant d'y mettre bon ordre mais pas pour le moment.
- Une petite leçon de modestie et je vais avoir besoin de toi, ma chère", lui apprit Jiraya qui ne tiqua pas à son surnom ridicule trop concentré sur Tsunade lui tendant une main.
Cette dernière la prit et comprit à ce contact les intentions du dieu des Dieux. Elle hocha la tête pour lui montrer son accord. Les deux divinités fermèrent les yeux et se concentrèrent en envoyant leur aura vers les terres des Mortels. Cette dernière isola, sans qu'aucune personne ne s'en rende compte, les appartements où le groupe discourait du reste de la maisonnée.
A l'intérieur de cette bulle, une plainte se fit entendre de la bouche des anciens blessés. Mikoto, blanche d'inquiétude à ce son, se précipita vers son fils. Itachi était plié en deux en se tenant son flan droit et en serrant les dents. Hitomi eut le même réflexe quand Neji, les mains sur le front, s'affala de son fauteuil, genoux au sol, le visage déformé par la douleur. Senji se tendit d'un coup avant de tomber également sur le carrelage, le dos courbé alors que ses bras, croisés sur le torse, tentaient de toucher son dos. Tsume, tremblante et les yeux larmoyants, se pencha à son côté, n'osant pas poser une main sur lui. Les trois femmes sanglotèrent en même temps.
"- Que vous arrive-t-il ? Aux Dieux, nous vous en supplions, ne nous retirez pas votre protection et nos êtres chers.
- La marque... la marque... me brûle... La douleur en ait... insupportable, réussit à les informer Senji qui fut appuyé par les deux jeunes garçons.
- Mais qu'avez-vous fait", cria Fugaku, furieux contre le jeune médecin en le menaçant.
Il était certain que ce dernier avait mis en colère les Dieux et que maintenant, il risquait d'en perdre son fils, son ami et celui d'Itachi. Il allait se tourner vers la Sibylle pour la prier d'user de ses privilèges pour plaider leur cause auprès des divinités quand cette dernière souffrit d'un malaise. Alors que les guérisseurs allaient intervenir sur tous les fronts, la foudre s'abattit entre les plaintifs, la Sibylle et eux, les empêchant d'avancer. Ils en furent tétanisés alors que les trois femmes laissèrent leurs larmes coulées. Elles avaient peur que leur court bonheur n'était de courte durée et cela à cause de la suspicion d'un inconscient.
Soudain, la Sibylle se redressa et ouvrit les yeux alors que la pièce devint sombre. Tous retinrent leur respiration. Les yeux de la femme devant eux étaient révulsés. Elle était en transe. Elle leva les mains vers les trois marqués. D'un coup, le bandeau de Neji partit en lambeaux au même titre que le haut de la tunique de Senji et d'Itachi. Les médecins mais surtout le plus jeune furent estomaqués. Tous observèrent l'apparition d'une croix en forme de X sur le front du fils adoptif de Hiashi, un sanglier sur le flan de celui de Fugaku et un ours dressé sur ses pattes arrières sur le dos du chef Inuzuka. Les marques brillaient telle la pointe d'un fer rouge. Une voix semblant sortir de l'univers franchit les lèvres de la devineresse alors que sa main revenait à son côté.
"- Aux Mortels, pauvres créatures incrédules et faibles, écoutez la mise en garde de Tsunade, épouse du dieu des Dieux, déesse du mariage, des accouchements et de la monnaie. Voici la marque des Dieux, preuve de notre bienveillance. Soyez-en digne car elle fera votre félicité vous apportant force ou votre malheur. Honorez-nous et vous serez récompensés. Insultez-nous et vous serez châtiés. Ce que nous offrons, nous pouvons le reprendre. Prenez garde et honorez-nous.
A ces mots, tous s'agenouillèrent en attitude soumise. Le plus jeune des guérisseurs posa son front au sol, en signe de repentance.
- Nous vous honorons, et nous sommes humbles devant vous, aujourd'hui et pour toujours", affirmèrent-ils en baissant les yeux.
Satisfait par ces paroles et leur position, Tsunade libéra de son emprise la Sibylle qui s'affala sur le sol, inconsciente. La lumière revint dans la pièce alors que les marques arrêtèrent de brûler leur propriétaire. Elles revinrent à une apparence normale, en prenant une coloration un peu plus foncée que celle de leur peau. Senji se releva au grand soulagement de Tsume qui se jeta encore une fois dans ses bras. Les deux mères serrèrent les garçons contre leur cœur alors que les autres membres de remirent debout.
Hiashi fusilla du regard le jeune médecin qui présenta ses excuses. Le maître des lieux lui conseilla de partir sur le champ afin d'aller offrir des offrandes au Dieu Jiraya et à son épouse. Il pourra alors espérer un pardon des Dieux. Reconnaissant la véracité de ce conseil, il s'exécuta pour se diriger vers les temples. Il promit également de garder tout ceci secret à la recommandation du chef de famille. Ses collègues en firent de même tout en se proposant de s'occuper de la devineresse le temps qu'elle reprenne ses esprits. Hiashi y consentit et mit à leur disposition une chambre. Puis, il rejoignit ses invités. Ces derniers entouraient les trois protégés des Dieux. Fugaku se tourna vers lui et demanda.
"- Nos familles ont été véritablement bénies des Dieux. Il n'existe plus aucun doute. C'est tout bonnement incroyable. Cependant, que faisons-nous désormais ?
- Nous devrions convoquer nos principaux alliés et les informer de la situation, conseilla Hiashi le plus sérieusement possible. En plus, nous devons discuter de cette journée. Comme Senji, Neji et Itachi sont sauvés et en pleine forme, je propose d'organiser une réunion dès demain.
- Oui, vous avez tout à fait raison, appuya le chef Inuzuka. Il vaut régler cette histoire le plus tôt possible."
Ils allèrent continuer leur conversation alors que leurs épouses s'occupaient des jeunes garçons quand la porte s'ouvrit laissant entrer Hana tenant la main d'Hinata. Les fillettes étaient accompagnées par une nourrisse. Quand la fille de Tsume vit son père, debout, respirant force et santé, elle courra vers lui. Ce dernier eut juste le temps de la recevoir dans ses bras et la souleva de terre pour la serrer contre lui. Ces retrouvailles offrirent à tous un spectacle attendrissant et touchant. Tsume se sentit la femme la plus heureuse du monde de voir sa famille enfin au complet. Hitomi prit également Hinata et l'approcha vers les plats. C'est ainsi que c'est dans une grande joie que le jentaculum continua sous les meilleurs auspices.
Pendant ce temps, à l'Olympe, Jiraya et Tsunade reprenaient leur esprit sous les yeux de leurs amis et famille. La souveraine se détacha et s'éloigna de son époux qui en fut surpris. Il pensait l'avoir quelque peu réconfortée ou tout du moins touchée par son attention mais visiblement, c'était plus profond que cela. Il ne savait pas pourquoi elle agissait comme cela, mais surtout que maintenant. Son comportement volage durait depuis des siècles et bien qu'il ait dû subir plus d'une fois sa colère ainsi que ses amantes, elle semblait pourtant ne pas vouloir se séparer de lui et arriver à trouver son compte dans leur étrange relation. Non, il devait exister une autre explication. Voyant sa grand-mère se diriger vers eux, Naruto l'interpella.
"- Et bien, vous avez fait fort tous les deux. Je pense que ce jeune insolent va s'en souvenir longtemps. C'était vraiment hilarant, surtout quand il s'est fait pratiquement pipi dessus. T'es pas d'accord avec moi Sasuke ?
-Mmm, lui répondit son frère, stoïque comme à son habitude.
Plus l'Antéros grandissait, plus son expression devenait sombre et mystérieuse. Seuls ses yeux exprimaient encore ses émotions. Naruto était le seul à comprendre ses mimiques et à lui soutirer des micros sourires. Sa mère y parvenait aussi mais c'était plus rare. Quand à Minato, à force à le côtoyer, il arrivait à le déchiffrer mais avait parfois besoin de l'intervention de son fils aîné.
- Ce que tu peux être rabat-joie. Reconnais que tu as eu du mal à retenir de rire. Je l'ai bien vu. Allez ne fais pas ton timide, mon sasu-chou.
- Tais-toi, Baka", fit quelque peu gêné Sasuke de voir que son frère arrivait à s'y bien le lire.
En entendant son surnom qu'il qualifiait de ridicule, Naruto s'offusqua et une bataille verbale commença entre les deux dieux ailés. Cette scène a eu le don d'adoucir l'atmosphère lourde qui régnait depuis que Jiraya avait fait son entrée entre Tsunade et lui. Tout le petit groupe se mit à rire stoppant de ce fait la joute entre les deux frères. Ceux-ci les regardèrent, rouge de honte de s'être donnés en spectacle. Tsunade se calma et s'adressa à son petit-fils.
"- En tout cas, merci Naruto. Cela m'a fait du bien cette histoire et m'a permise de penser quelques heures à autre chose."
A ces remerciements, Jiraya tiqua. Il existait donc vraiment quelque chose qui tourmentait son épouse. Mais quoi ? Un amant peut-être ? Le dieu des Dieux la savait fidèle mais aussi poursuivie par les assiduités de la gente masculine, attirée par sa puissance et sa beauté. D'ailleurs, elle avait dû faire face bien avant leur mariage au Géant Porphyrion qui après lui avoir arraché ses vêtements, avait voulu la violer brutalement. Jiraya était arrivé à temps, le foudroyant pour le punir de son acte. C'était ce jour-là qu'il avait compris qu'elle comptait plus pour lui qu'une simple amie. Il avait alors entrepris de la séduire.
Malgré ses perpétuels rejets, il ne s'était pas découragé et avait continué les tentatives. Le dieu de la Foudre avait ainsi réussi à atteindre son coeur le jour où il avait aperçu Tsunade se promener dans les bois du mont Thornax, appelé aussi la montagne au coucou. Afin de l'approcher, il fit tomber une ondée et se métamorphosa en cet oiseau. Quand la déesse vit l'animal mouillé et transis de froid, elle le mit sous sa tunique pour le réchauffer sur son sein. Après avoir profité de sa position quelques instants, Jiraya reprit sa véritable apparence. Tsunade en éprouva une telle surprise qu'elle le gifla avant d'éclater de rire en rougissant de la situation. Encouragée par ses multiples cadeaux et ses attentions, elle céda finalement et lui accorda une chance avant d'accepter de l'épouser. Cette histoire arriva même aux oreilles des mortels qui consacrèrent depuis à la déesse le coucou.
Malheureusement, à l'heure d'aujourd'hui, il avait l'impression de la voir s'éloigner de lui chaque jour qui passait. Il se devait d'en connaître les raisons pour tenter de la garder. Cependant, tout d'abord, il devait réaliser des recherches pour savoir si un amant avait réussi à prendre sa place dans le coeur de Tsunade. Peut-être le père d'Hébé, encore ? A cette idée, une colère monta en lui. Il ne permettrait à personne de poser ses sales pattes sur elle. Tsunade lui appartenait. La voix de celle-ci s'éleva de nouveau dans la pièce l'obligeant à se concentrer sur elle.
"- En tout cas, je comprends mieux pourquoi tu as voulu agir pour ces mortels, Naruto.
- Ah oui. Et bien tant mieux, fit étonner ce dernier, une main derrière la tête. Tu m'aideras alors à l'expliquer à maman car je sens qu'elle se retint depuis hier.
- Et tu as parfaitement raison, mon fils, intervint Kushina. J'aimerai enfin avoir des explications de tout ceci. Je suis sure que ton père veut également savoir. N'est-ce pas Minato ?
- Euh, tu sais, ce n'est pas si important, répondit timidement le dieu de la Guerre. Je dois avouer que notre petite escapade m'a beaucoup diverti, alors...
- Minato ! Menaça son épouse en le foudroyant du regard.
- Oui...oui, je veux aussi savoir, s'empressa de rectifier son pauvre aimé qui avait compris les conséquences s'il s'avisait à la contredire.
- Ptf... Papa, tu es capable de faire face sans trembler à toutes les armées du monde mais face à maman, tu trembles comme une feuille. Je ne sais pas si j'ai vraiment envie de m'attacher à une femme, moi, souffla Sasuke devant l'attitude de son père adoptif.
- Ah Sas'ke, on voit que tu n'as que huit ans d'existence, fit Naruto mettant une main sur l'épaule de son frère. Moi, personnellement, je préfère être dans la situation de papa que vivre seul pendant l'éternité. Nous verrons si tu affirmeras encore cela après plusieurs siècles.
- Mmm," ne put que dire le dieu aux ailes noires.
Toutes les autres divinités regardèrent le fils aîné de Kushina et lui souhaitèrent d'avoir cette chance. Cependant, un frisson parcourut la déesse de la Beauté. Ce que venait d'affirmer son fils l'avait touché mais cela voulait aussi signifier qu'elle le verra la quitter pour s'attacher à sa compagne. Elle ignora si elle voulait vraiment cela pour Naruto et Sasuke et puis les paroles de Kaguya n'arrivait pas quitter son esprit malgré les paroles rassurantes de son entourage. Ignorant les pensées de sa mère et poussé par ses compagnons, le dieu de l'Amour allait débuter son histoire avec Tenten et son frère, prêts à combler les trous, que la porte claqua fortement. Jiraya, déjà en colère à cause de ses doutes, se tourna vers le perturbateur et cria.
"- Qui ose rentrer en mon palais telle une furie ?
- Pardonnez-moi, dieu Jiraya, mais je suis venu pour réclamer réparation, affirma le visiteur quelque peu ébranlé par le ton colérique qui l'accueillit.
- Que veux-tu Thanatos ? Sois précis et concis, je n'ai pas le temps de régler tes soucis, surtout que normalement, ce n'est pas à moi de le faire, mais ton maître.
- On m'a empêché d'accomplir mon devoir et je veux savoir pourquoi car sinon, je reprendrai mon travail où je l'ai laissé, menaça la Mort.
- Je t'interdis de t'approcher de ce mortel. Nous l'avons sauvé et ce n'est certainement pas pour que tu puisses tout gâcher, vociféra Naruto, qui fit face à la Mort appuyé par Sasuke qui connaissait les conséquences possibles sur son frère.
- Je n'ai pas à recevoir d'ordres de toi, dieu de l'Amour. C'est plutôt toi qui a contrecarré mon action, pas l'inverse. Je ne suis pas assigné à ton autorité mais sous celle de..., dit de plus en plus en colère Thanatos avant d'être coupé par l'arrivée du messager des Dieux.
- Je crois que j'arrive au mauvais moment.
- Qu'est-ce que tu viens faire ici, Lee ?" Quémanda Tsunade, heureuse de cette intervention.
La souveraine de l'Olympe n'avait pas vraiment non plus envie de faire justice en ce jour où elle avait réussi à avoir un peu l'esprit en paix.
"- Je suis envoyé par Gaara. Il voudrait savoir si vous êtes toujours décidés à passer la journée en leur compagnie. C'est que... vous êtes déjà en retard.
- Ah oui, c'est vrai. Bien, informe-les que nous arrivons tout de suite, lui répondit Jiraya.
- Mais, dieu des Dieux, lui fit remarquer Thanatos. Et pour mon affaire ?
- Pft,... Mon cher Thanatos, nous sommes au lendemain des noces du dieu des Vents et nous devons les gratifier de notre présence, surtout s'il nous a fait l'honneur de partager son bonheur avec nous. Voudrais-tu que je manque à ma parole ? Lui quémanda ce dernier, une menace se devinant dans la voix. Tu n'as qu'à venir avec nous si cela te semble si urgent que cela. Cependant, je ne suis pas sur que Saï appréciera ta présence au vu de ta réclamation.
- Vous avez raison, comme toujours, fit la Mort, qui devint encore plus blanc qu'il ne l'ait habituellement en se souvenant du sort des Nymphes accusées quelques années plus tôt. Je suis dans le regret de refuser votre invitation. J'ai des âmes qui m'attendent sur la terre des Mortels.
- Bien. Tu n'as qu'à revenir demain, lui ordonna Jiraya, très solennel. Je vais organiser une assemblée où toutes les divinités seront réunies, ainsi nos trois fugueurs pourront relater leur récit devant tous. Cette histoire est allée très loin puisque des marques ont été apposées cette nuit et je veux également savoir pourquoi."
Le dieu de la Mort salua le dieu des Dieux avant de repartir accomplir sa fonction. Quand aux autres divinités, elles durent également ronger leur frein pour avoir les explications souhaitées des événements de ces derniers jours. Le souverain de l'Olympe proposa son bras à Tsunade qui le saisit. C'est ainsi accompagné qu'il fit signe à tous ses compagnons de les suivre pour se rendre au palais des Vents où les jeunes mariés les attendaient. Arrivés à destination, une tornade blonde les intercepta violemment.
"- Mais qu'est-ce que vous faisiez bon sang ? Ça fait des heures qu'on vous entend.
- Calme-toi, Temari, intervint Shikamaru. Tu exagères toujours. Ça fait à peine une heure qu'on est arrivé nous-même.
- Peut-être mais nous, on était à l'heure.
- Excusez-nous. Nous étions entrain d'observer le résultat de notre petite escapade de cette nuit, expliqua Tsunade.
- Qu'est-ce que cela a donné alors, demanda tout d'un coup intéressée la déesse de la Justice. J'aimerai aussi le savoir car nous vous avons apporté notre assistance.
- Nous ? C'est moi qui est fait pratiquement tout le travail, dit lasse le dieu des Songes.
- Mouais mais sans mon intervention et ma force de persuasion, tu n'aurais pas bougé le petit doigt, je te signale, se défendit son amante en croisant ses bras, vexée.
- C'est vrai ça, réalisa Naruto, désirant un peu taquiné le couple. Alors, tu l'as bien savouré ta... récompense, mon cher ami."
A cette remarque, Temari rougit et en resta sans voix. Shikamaru était quelque peu dans le même état qu'elle sauf qu'un petit sourire taquin ornait son visage au souvenir de cette nuit. Elle avait été explosive et des plus "attachante". Tout le monde l'ignorait mais le plus grand plaisir du couple était de se faire dominer par l'un ou par l'autre durant leur débat. Et hier soir n'avait pas fait exception. Son amante avait joué les victimes et avait dû subir ses assauts pour son grand bonheur et le sien. En effet, à peine arriver en son palais, que le dieu des Songes avait utilisé son ombre pour immobiliser Temari. Ainsi statufiée, elle avait vu ses lèvres, son cou et sa poitrine se faire envahir par son amant. Pendant ce temps, il avait formé des filaments aussi coupant que des rasoirs mais aussi doux que de la soie. Ces derniers effleurèrent la peau de la déesse de la Justice la faisant frémir et gémir. Ils avaient monté ainsi sur tout son corps sans oublier une parcelle.
Sans mise en garde préalable et d'un coup sec, ils coupèrent sa tunique en lambeaux la mettant à nue pour Shikamaru. Celui-ci avait continué ses caresses avec ses mains, sa bouche et son ombre lui faisant perdre la tête. Elle avait eu terriblement envie de le toucher mais ne pouvant bouger, ce fut une véritable torture des plus excitantes. La voulant sur son lit, le dieu des Songes ordonna à son alliée de la transporter jusqu'à sa chambre alors que devant ses yeux et durant tout le trajet, il se déshabilla parsemant ses vêtements sur le chemin. Arrivée à destination, Temari se vit allonger et l'ombre se transformer en liens l'attachant à la literie, à la merci de la volonté de son amant. Un feu brûlait dans les yeux de ce dernier qui s'approcha d'elle. Il l'assouvit en lui faisant subir des préliminaires des plus exquis et des plus tortueux avec ses doigts et sa langue sur tout son corps.
En effet, à chaque fois que Temari allait exprimer la fin du voyage, Shikamaru stoppait net ses entreprises pour faire retomber la pression avant de les reprendre. Elle ne savait plus où donnait de la tête. Elle avait une envie folle de l'avoir en elle et d'assouvir ce plaisir avec lui et par lui mais il refusait tout en continuant ses gestes. Son aimé aimait la torturer ainsi et attendait qu'une seule chose pour afin la laisser se libérer.
"- Shika,... , Arrête de me faire languir... et de me torturer ainsi...
- ...
- Shika... Je t'en supplie... Je te veux... MAINTENANT."
Voilà, celle qui avait volé son coeur venait de le supplier de lui faire l'amour et c'est tout ce qu'il voulait entendre. Arrêtant les supplices, Shikamaru commanda à son ombre de la mettre sur le ventre. Appuyée sur ses genoux, son amante s'offrit à lui. Il l'honora ainsi avec amour et fougue alors que son ombre la maintenait tout en continuant à la caresser, pour finir par enfin la laisser aller jusqu'au bout du plaisir. Temari cria alors son nom en s'allongeant de tout son long. Il la suivit quelques instants après dans un grognement avant de s'affaler sur elle tout en la libérant de son emprise. Le couple se câlina le temps de reprendre son souffle avant que le dieu des Songes ne se voit à son tour être le prisonnier des désirs de sa déesse.
"- Si tu savais, dit le dieu des Songes en sortant de ses souvenirs. Je préfère garder cela pour moi.
- Tu fais bien, mon flemmard, appuya Temari. Ce n'est pas un récit qui doit atteindre de jeunes oreilles.
- Euh, Temari, je te rappelle que j'ai tout de même plusieurs siècles derrière moi, fit remarquer Naruto, faussement offusqué par sa remarque.
- Quand même. C'est privé, ces choses là", s'énerva-t-elle quelque peu, désirant cacher sa gêne par son fort caractère.
L'Eros croisa les bras et fit mine de bouder mais personne n'était dupe de sa comédie. Ils se mirent tous à rire, très rapidement suivi par le dieu de l'Amour. C'est la dessus que Gaara s'avança vers ses invités et les salua pour leur souhaiter la bienvenue. Encore une fois, il avait vu en grand et leur proposait de multiples ludi. Ces divertissements regroupèrent chants, musique et jeux de société. Des tables avaient été installées afin de pratiquer des jeux de dés avec un cornet prévu à cet effet. Ces derniers permettaient de réaliser quelques paris au grand bonheur de Tsunade. Des latrunculi (jeu "des petits soldats") se jouant sur une tablette divisée en cases n'attendaient plus que des joueurs. Ces derniers déplaçaient des pièces dénommées "soldats" et "combattants" cherchant à prendre ceux de leur adversaire. Le jeu "des douze lignes" (duodecim scripta), sorte de trictrac, étaient également à leur disposition. Dans un autre coin, des jeux de balles, pratiqués avec des balles de taille et de poids variés, étaient aussi établis pour les amateurs.
Toutes les divinités et les créatures du monde céleste et maritime se dispersèrent donc afin de se divertir. Cependant, certains d'entre eux préférèrent se regrouper afin de discourir. Ce fut le cas de Tenten et Temari qui rejoignirent la jeune mariée qui étaient en compagnie d'Ayame, d'Ino, de Karin et de Sakura. Cette dernière avait désiré accompagner sa meilleure amie. Les autres déesses l'avaient regardée avec suspicion lors de son ascension vers elles. La déesse de la Sagesse se voyant ainsi dévisagée avait décidé de mettre son égo de côté pour le moment et leur avait présenté des excuses pour son comportement et ses paroles, surtout envers la fiancée de Kankuro. N'étant pas de nature rancunière et ne voulant pas rester en mauvais terme avec une divinité plus puissante qu'elle, Ayame les avait acceptées.
Ses compagnes, bien que suspicieuses, en avaient fait de même, mais en vérité, elles avaient cédé au regard suppliant d'Ino qui désirait vraiment voir sa meilleure amie réconcilier avec tout le monde. C'est ainsi que les deux retardataires les interrompirent en les saluant. Elles constatèrent que Matsuri et Ayame étaient aussi rouges que des pivoines. Intriguée, Tenten les questionna.
"- Euh, de quoi vous parliez ? Je vois que cela à quelque peu bouleversé nos déesses de la Vertu et de l'Espérance.
- Et bien, nous avons voulu savoir comment c'était passé la nuit de noce de Matsuri et de fiançailles d'Ayame. Mais elle reste sourde à notre curiosité, répondit Karin, frustrée de ne pas posséder les derniers potins.
- C'est vrai ça. J'aimerai aussi entendre ce récit. J'adore les histoires d'amour, renchérit Temari, le regard rempli d'étoiles.
- Temari, je croyais que c'était, et je te cite, "privé ces choses là", l'informa la déesse de la Chasse en formant des guillemets avec ses doigts.
- Mais, ce n'est pas vraiment les mêmes circonstances. Là, on parle de nuit de noce. Bon pas pour Ayame mais quand même. C'était une journée importante pour toutes les deux, se défendit la déesse de la Justice quelque peu vexée et boudant les bras croisés.
- Moi, je veux savoir, insista Karin, appuyée par Ino aussi curieuse qu'elle. Kankuro est tellement baraqué à force de travailler dans sa forge que je me demande s'il est aussi brutal au lit que sur son enclume. Et notre dieu des Vents, est-il aussi sans expression qu'à l'accoutumé ? Allez, dites-nous, Kankuro et Gaara sont-ils de bons amants ?"
Les deux concernées rougirent encore plus si c'était encore possible. Elles n'osaient pas étaler leur vie privée devant celles qui étaient devenues des amies. Ayame avait toujours été extrêmement gênée quand les déesses se racontaient leur intimité avec leur compagnon. Cependant, elle devait se montrer reconnaissante. C'était grâce à une de leur discussion que lui était venu l'idée de la fellation quelques mois plus tôt, les ayant entendues dire que les hommes ne résistaient longtemps à cette caresse. Malgré son passé amoureux, elle n'était pas vraiment expérimentée. Ses deux seuls amants s'étaient montrés égoïstes et l'avaient prise sans cérémonie.
"- C'est vrai quoi. Les Nymphes qui ont été leurs amantes ont toujours refusé de nous répondre, vociféra Temari, la sortant de ses songes. Comme si le garder secret, leur apportait une certaine supérieure sur nous. Pa-thé-ti-que.
- Temari ! S'empressa d'intervenir Tenten, qui avait vu blanchir Ayame et Matsuri à la mention des anciennes maîtresses de leur mari et fiancé. Ce genre de remarque ne se fait pas. Tu vas nous les angoisser pour rien.
- Oh, pardon, réalisa la déesse de la Justice qui essaya de se rattraper. Rassurez-vous, c'était avant de vous rencontrer et de tomber amoureux de vous. Je suis sure qu'ils vous sont fidèles. Gaara ait un homme d'honneur et Kankuro semble en prendre le chemin."
Ayame ressentit tout de même de la tristesse. Elle se doutait bien que son fiancé n'était plus puceau, bien que Kushina lui ait interdit sa couche. Cependant, de là à savoir que des Nymphes ont pu bénéficier de ses faveurs alors qu'elle devait se contenter de ses caresses lui faisait quand même mal.
"- Et bien, se résigna-t-elle à dire désirant recevoir de l'aide, concentrant toute leur attention. Je dois avouer que je ne peux rien vous confesser à ce sujet. Bien que nous dormons ensemble, Kankuro se refuse à me faire l'amour.
- Hein, comment cela ? S'étonna Karin. Tu es belle et désirable. Il devrait ressentir des difficultés à résister vu son expérience."
A cette remarque, Ayame, attristée et les larmes aux yeux, leur raconta sa nuit. Son couple était effectivement rentré tôt afin de profiter l'un de l'autre. Arrivé au palais, Kankuro l'avait observé à la lumière du soleil couchant le remplissant de désir. Voyant le feu dans ses yeux, la jeune fiancée s'approcha de lui et captura doucement ses lèvres. Le dieu y répondit intensifiant le baiser. Les langues se cherchaient alors que leurs mains découvraient de nouveau le corps de l'autre les faisant frémir. Leur respiration s'accéléra alors que leur coeur allait exploser dans leur poitrine. Alors que Kankura rompit leur embrassade, il descendit à son cou tout en la déshabillant. Elle se retrouva vite nue et allongée sur une banquette du salon où ils se trouvaient. Ayame le regarda quitter ses vêtements pour enfin lui faire bénéficier de ses caresses et ses baisers sur tout son corps. Le voyant se redresser un instant et lui écarter les jambes, elle sentit son vit contre son intimité. Elle n'en revenait pas et ferma les yeux retenant son souffle dans l'attente de ce qu'elle espérait depuis des mois : faire qu'un avec lui.
Soudain elle les rouvrit, surprise d'au lieu de la posséder entièrement, ce fut un touché humide qui lui tira des gémissements. Alors qu'elle se laissait envahir par le plaisir que son amant lui procurait, elle comprit que Kankuro utilisait sa langue alors que ses doigts lui torturaient les seins. Bien que frustrée, le septième ciel lui ouvrit bientôt les portes. Elle l'exprima en appuyant sur sa tête quand une de ses mains quitta ses collines pour entrer en elle de deux doigts. Ses spasmes se calmant, Ayame fit semblant de s'être endormie pour éviter de montrer à son amant sa déception. Ce dernier la porta alors pour l'allonger dans le lit avant de partir vers sa forge pour continuer son secret projet et ainsi calmer ses envies luxurieuses. En effet, alors que Kankuro allait lui faire l'amour véritablement, l'image de ses fautes lui avait assailli l'esprit le bloquant littéralement. Ne voulant pas la laisser ainsi, il avait décidé de lui faire plaisir autrement. Cela avait l'air d'avoir réussi puisqu'elle s'était endormie sous le coup de l'orgasme.
"- Peut-être qu'il ne m'aime pas en réalité et qu'il a juste pitié de moi. Il veut peut-être juste ne pas se retrouver seul en me demandant de l'épouser, pleura Ayame en terminant son récit.
- Je ne crois pas, intervint Sakura à la surprise de tout le monde qui ne savait pas comment la réconforter. Sinon, il ne t'aurait jamais proposée le Nectar et l'Ambroisie. Kankuro aurait très bien pu abuser de toi depuis que tu es à son service et en prendre une autre dès son envie assouvie. Au contraire, je pense qu'il te respecte vraiment et que tu es trop précieuse pour lui pour qu'il te traite comme ces Nymphes. Sa culpabilité le torture trop pour bénéficier d'un tel bonheur. Je suis sure que le jour qu'il jugera avoir gagné sa rédemption, il viendra à toi en entier.
- Vous avez surement raison, confirma la déesse de l'Espérance, en séchant ses larmes. Je vous remercie. Je dois confesser qu'il a un projet et qu'il m'a avoué que tant qu'il ne l'aura pas terminé, il ne peut se résoudre à me faire sienne. Je pensais juste qu'étant fiancés, il s'était enfin un peu libéré de son fardeau.
- Et ben dis-donc, je me demande qu'est ce que c'est, exprima Ino. En tout cas, je suis contente, Sakura. Tu viens de faire honneur à ta fonction de déesse de la Sagesse."
Toutes ses amies confirmèrent sa remarque car grâce à elle, Ayame avait été rassurée. Sakura rougit à leurs compliments, heureuse d'être enfin reconnue de nouveau par les autres déesses. Soudain, celle de l'Espérance les regarda horrifiée. Voyant leur air interrogatif, elle s'expliqua.
"- Je... n'aurai peut-être pas dû vous en parler. Ce projet est secret et... j'ai manqué à mon devoir.
- Ne t'inquiète pas, Ayame, fit Tenten. Nous ne dirons rien à Kankuro et puis, tu n'as rien révélé de compromettant. Nous ne savons même pas en quoi il consiste son projet, donc le secret est sauf."
La fiancée les remercia toutes quand les autres divinités lui promirent de tenir leur langue. Matsuri souffla de son côté, soulagée que ses camarades aient un peu oublié leur souhait de connaître les événements de sa nuit de noce. Malheureusement, pour elle, son soulagement ne fut pas assez discret.
"- Ne crois pas que nous t'avons laissé de côté ma chère amie, taquina Karin. Nous voulons toutes connaître la réponse à mes questions. Nous avons eu la confession d'Ayame, à ton tour, maintenant."
Les yeux aussi grand qu'une coupelle et reculant d'un pas sur le coup de la surprise de l'apparition soudaine de la souveraine des Océans dans son champ de vision, Matsuri fixa un instant le sol. Elle ferma la paupière et résigna afin d'éviter un harcèlement perpétuel. Elle rassembla son courage et prit quelques minutes pour regrouper ses souvenirs.
Tout comme Ayame, Gaara l'avait kidnappée en début de soirée, peu après le départ de notre petit groupe pour la terre des Mortels. Il l'avait serré contre lui en la regardant dans les yeux. Elle se noya dans ses yeux verts d'eau alors qu'il faisait naître un vent les entourant et les emmenant à l'intérieur du palais jusqu'à leur chambre. Pendant tout le trajet, son époux n'avait pas cessé de l'embrasser et de lui susurrer le cou alors que ses mains s'étaient insinuées en dessous de son haut lui caressant la poitrine. Elle ne put réprimer ses gémissements qui furent une douce musique aux oreilles de son amant.
Arrivés au-dessus du lit, le vent s'affaiblit pour les déposer sur le matelas le dieu surplombant son amante qui sentit ses vêtements la quitter. Matsuri tenta de faire de même avec ceux de son mari tout en posant ses mains sur son torse et son dos. Malgré sa maladresse prouvant son inexpérience, chacun de ses gestes lui faisait perdre un peu plus patience. N'y tenant plus, le dieu des Vents prit juste le temps de constater qu'elle était prête pour le recevoir qu'il se présenta devant son intimité et s'insinua d'un coup en elle. Etant vierge et surprise par sa promptitude, elle hurla presque sa douleur. L'entendant, Gaara ralentit quelque peu ses mouvements qu'il avait déjà entrepris avec diligence.
"- Pardonne-moi... Mais... cela fait si... longtemps que j'attends... ce moment, gémit-il entre ses coups de rein.
- Ce n'est... pas grave", réussit de dire Matsuri en serrant les dents avant de se détendre un peu, s'habituant à sa présence.
Alors qu'elle s'épuisait à subir douleur et plaisir, Gaara frottait tout son corps au sien capturant un sein dans sa main et entrelaçant leurs doigts de l'autre. Son amant sentit que la fin était proche. Tout son être réclamait la jouissance malgré ses efforts pour la retarder afin de profiter de ce monde de jouvence longtemps. C'est dans un cri qu'il déversa son ivresse. Après s'être écarté d'elle, il prit Matsuri dans ses bras et lui caressa le dos doucement. C'est ainsi massé qu'elle s'endormit en écoutant le coeur de son époux battre sous son oreille.
"- Pour ma part, je n'ai ressenti qu'une légère pression comme un battement, mon coeur résonnant dans tout mon ventre, précisa Matsuri pour terminer le récit de sa nuit de noce.
- Et bien, je m'attendais pas à ça de la part de Gaara, lui qui respire la patience et reste stoïque quelque soit la situation, s'étonna Karin, satisfaite d'avoir sa curiosité assouvie. En tout cas, même si tu n'as que survolé le plaisir à cause de son impatience, tu connaîtras bientôt la véritable félicité."
Matsuri rougit à cette affirmation même si elle était aussi impatiente de la vivre. Elle posa ses yeux sur son époux, discutant plus loin avec ses amis alors qu'elle entendit Temari porter un toast.
"- Moi, je lève mon verre à notre dieu de l'Amour. Sans son intervention, je suis sûre que tous nos couples ne vivraient pas autant de bonheur."
Toutes ses compagnes acquiescèrent tout en la suivant avant de vider leur hydromel. Toutes, non. Sakura sentit de nouveau la colère l'envahir. Encore une fois, tous les éloges allaient à Naruto. Mais qu'est-ce qu'il avait de plus qu'elle ? Elle qui avait réussi à rassurer Ayame, à avoir une ville à son nom et à conseiller énormément de héros antiques dont Ulysse. Ses amies avaient bien vite oublier son intervention.
