Bonjour, ou bonsoir,
Merci pour les personnes qui me commentent.
Sans-dec : Ne t'inquiète pas, Gaara va revenir et ne quittera jamais la scène. Certes, sa présence sera moins mise en avant, passant au second plan mais il a un rôle à jouer dans la romance entre Naruto et Hinata, un rôle important. Pour Tsunade, Jiraya s'attaquera et blessera la seule chose qui lui apporte encore du réconfort. Ce ne sera pas pour tout de suite. Je ferai une petit éclipse dans le temps avant d'en parler.
Leviosa : pour savoir ce que cache Tenten, il faudra attendre encore un peu. Ce sera à la fin de cet acte, quand tout sera dévoilé sur la chasse et ses suites, comme l'identité de la personne qui a arrêté le bras de Thanatos.
Je profite pour vous prévenir que mercredi, je pars en vacances. Par conséquent, le prochain chapitre sera publié fin août, voir début septembre. Je continuerai juste ma rédaction sur papier avant de pouvoir récupérer mon ordinateur après mon absence afin de taper ce que ma plume m'aura faite écrire.
A bientôt et bonne lecture.
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
Les compagnons de Hiashi lui emboîtèrent le pas à grande enjambées. Ils le virent pencher au-dessus de son fils adoptif. Ce dernier était sans connaissance et avait le corps parsemé de contusions et d'égratignures. Ce qui les horrifia était sa pâleur, mais surtout ses lèvres et ses extrémités bleutées. Il affichait l'apparence de la mort. Heureusement, le chef Hyuga constata qu'un souffle de vie s'échappait de ses poumons. Il l'inspecta ensuite délicatement pour voir si d'autres blessures plus graves étaient apparentes. Shikaku l'y aida alors que Choza les questionnait.
"- Comment va-t-il ? Il semble sur le point de rejoindre le bord du Styx.
- Malheureusement, si nous le laissons dans cet état, c'est le triste destin qui l'y attend, lui répondit le Nara. Neji est vivant mais affaibli et en hypothermie. Il a dû tomber dans les eaux en amont d'ici et entraîné dans cette grotte par le courant. Par contre, je n'arrive pas à m'expliquer comment il peut se trouver ici et sur la rive.
- Il s'y est peut-être hissé avant de s'évanouir, supposa Inoichi.
- C'est possible en effet, consentit Shikaku. Cependant, si cela avait été le cas, nous aurions du le trouver plus proche de l'eau, non pas près du mur de la caverne et certainement pas sur le dos mais sur le ventre.
- Mes amis, ce n'est pas le meilleur moment de philosopher sur le comment du pourquoi, les interrompit Hiashi. Notre priorité pour l'instant est de réchauffer Neji et de le ramener à ma demeure."
Tous reconnurent la véracité de ses dires. L'époux d'Hitomi et Shikaku enlevèrent les vêtements trempés de Neji, ne lui laissant qu'un simple linge cachant son intimité alors qu'Inoichi et Choza regroupèrent entre elles leurs trois capes de laine pour en faire une grande couverture bien épaisse et chaude. Ils essayèrent de sécher le mieux qu'ils pouvaient le jeune garçon avec une quatrième. Hiashi emmaillota Neji et le prenant dans les bras sortit le plus rapidement possible avec ses compagnons pour se diriger vers la maison de chasse. Chemin faisant, tous se posèrent des questions sur le déroulement des événements mais surtout si les Dieux leur étaient effectivement venus en aide et pourquoi ou avaient-ils rêvé l'intervention de la biche divine.
L'être humain était décidément bien étrange, se disait Tenten, qui les suivait de loin en compagnie de Naruto et Sasuke. Il est capable de soulever des montagnes pour sauver un être cher mais dès que quelque chose était au-delà de leur porté et de leur compréhension, il avait tôt fait de l'oublier, ou tout de moins, de le mettre de côté. Les trois divinités espionnèrent les mortels jusqu'à leur destination. Arrivées, elles les virent rentrer dans la maison. Toujours cachées derrière le feuillage des arbres, elles observèrent l'agitation y sévir. En effet, à l'intérieur, Hiashi qui pensait n'y trouver personne eut une agréable surprise.
"- Seigneur Hiashi, je commençais à désespérer de vous voir rentrer avec le jeune Neji. J'étais prêt à vous rejoindre en abandonnant la mission que vous m'avez confiée.
- Jeune Senju, je vous remercie. Je vois que vous êtes un jeune homme rempli d'honneur. Vous n'étiez pas obligé de rester céans.
- Merci. Je ne fais que remplir mon devoir. Vous m'avez confié la tâche de veiller sur les préparatifs pour l'évacuation des blessés. Je pense que, maintenant, vous désirez promptement rentrer à Rome, vu l'état de votre fils, dit le jeune chasseur. Suivez-moi."
Sans poser plus de questions, Hiashi, portant toujours Neji, suivit son guide. Chemin faisant, le jeune Senju lui apprit que Fugaku et Asuma étaient déjà partis depuis des heures emmenant rapidement Itachi et Senji. Il l'informa également que la dernière fois qu'il avait vu les rescapés, ils étaient toujours en vie même si l'Inuzuka avait encore perdu beaucoup de sang. A cette remarque, le chef Hyuga put aisément le croire quand il passa devant une salle où gisait des bandages gorgés de sang, seuls indices du passage de ses amis. Ces derniers avaient tenu informé son guide de la disparition de Neji. C'est pourquoi, conscient qu'il risquait d'être aussi blessé, il avait décidé de rester pour tenir prêt un autre départ en urgence. Bientôt, Hiashi se trouva dans une cour où trônait un chariot rempli de pailles, auquel étaient harnachés deux chevaux frais prêts à partir. A côté de ce véhicule, d'autres montures les attendaient. Le père adoptif de Neji se félicita d'avoir nommé le jeune Senju responsable des préparatifs.
"- Vous avez fait preuve d'efficacité et de beaucoup de dévotion. Votre famille en sera informée et je me montrerai reconnaissant.
- Seigneur Hiashi, je n'ai rempli que mon devoir, rien de plus. Les membres de nos familles respectives sont de lointains cousins, en plus d'être des alliés militaires et commerciaux. Si nous ne nous entraidons pas, à quoi cela serviraient nos accords ?
- Vous ferez un grand chef et j'ai hâte de voir ce que nos alliances donneront avec vous à la tête de votre famille", renchérit le Hyuga.
Le jeune Senju le salua avant de l'aider à installer Neji sur la paille. Hiashi remplaça les capes par des couvertures de laines, en le recouvrant également par cette dernière afin de l'isoler encore plus du froid de cette fin d'après-midi. Il monta ensuite sur son cheval à l'instar de ses compagnons, alors qu'un esclave s'installa aux rênes du chariot, prêt à inciter les bêtes à avancer aussi rapidement que jugera bon son maître. L'époux d'Hitomi donna ensuite le signal du départ qui se fit au trot pour ne pas trop secouer Neji, surveillé par un autre serviteur. Trois divinités disparurent, quand à elles sans un bruit, rejoindre l'Olympe, le coeur soulagé d'avoir accompli leur mission.
"- C'est ainsi que nous nous sommes dirigés vers Rome. Après les portes de la ville, j'ai libéré le jeune Senju pour qu'il aille rejoindre sa famille, mais surtout son épouse qui semble attendre un heureux événement, à ses dires.
- Tout à fait, ma bru nous a appris récemment sa deuxième grossesse. Nous prions les Dieux pour avoir un héritier mâle, après la naissance il y a deux ans d'une fille, confirma la femme du chef Senju.
- Vous leur transmettrez toutes nos félicitations, dirent en coeur les autres épouses.
- Je n'y manquerai pas, affirma la future grand-mère.
- Et moi, je me félicite d'avoir marié ma fille à un homme faisant autant preuves d'honneur et de devoir, fit le chef Aburame. Votre fils semble l'aimer et la combler. Nous avons réalisé une bonne alliance.
- Il est vrai. Même si c'était un mariage arrangé, l'amour a tout de même frappé à leur porte, en tout cas, aux affirmations de ma fille. J'en suis soulagée de la savoir heureuse et aimée, souffla son épouse.
- Je vous comprends, ma chère. J'espère qu'Hana aura la chance de bien se marier et avec un homme d'honneur à l'exemple de son père et de votre beau-fils, mais surtout liée à lui par des plus doux sentiments", affirma Tsume en jetant un oeil complice à Mikoto qui se mit à sourire discrètement.
Les deux amies pensaient que, visiblement, Itachi ne laissait pas insensible la jeune héritière des Inuzuka. Cependant, les mères voulaient attendre de voir comment allait évoluer leur relation. Les fiançailles précoces ne faisaient pas parti de leur souhait pour leur progéniture, même si certains anciens Uchiwa, comme Madara, avaient voulu lier leur héritier à une famille de leurs alliés, piégeant ainsi Fugaku. Heureusement, appuyé par la majorité du conseil, ce dernier avait réussi à résister à leur insistance. Mikoto, consciente que sans l'époux de sa camarade, elle n'aurait plus de fils, se promit de la visiter le plus possible en compagnie d'Itachi pour qu'il côtoie Hana régulièrement. Elle ne souhaitait rien forcer mais donner un petit coup de pouce ne ferait pas de mal. Elle était persuadé que son garçon allait développer la même tendance que son père en ce qui concernait les relations amoureuses : être un heureux aveugle des sentiments d'autrui. Cette conversation qui avait quelque peu dérivé du sujet principal, a eu le don de surprendre Senji.
Celui-ci ne revenait pas du compliment de Tsume. Son aimée l'avait qualifié publiquement et indirectement d'homme d'honneur et de devoir. Il n'en revenait pas, lui qui croyait être méprisé et jugé comme honteux. De plus, elle souhaitait un mariage d'amour pour leur fille, elle qui avait accepté un mariage arrangé. Et encore, ce n'est pas cette idée qu'il l'avait surpris le plus. Non, c'était le ton employé. Tsume avait parlé avec une chaleur dans sa voix comme si elle vivait cela elle-même, comme si elle était amoureuse. Elle avait serrée sa main dans la sienne et l'avait ensuite regardé intensément. A cela, son coeur se remplit une nouvelle fois d'un espoir, mais également de doutes. Pouvait-il se permettre de continuer à rêver d'un amour réciproque ? Tsume éprouvait-elle de doux sentiments ? Mais pour qui ? Lui ? Un autre, le père de cet hypothétique enfant qui grandirait en son sein ? Senji ne savait plus quoi en penser. Il avait besoin de réponses, ne supportant plus de sentir son coeur subir autant de changement d'humeur. Ses réflexions furent de nouveau interrompues par Hiashi, s'adressant au chef Senju.
"- En tout cas, je profite de cette occasion pour réitérer mes remerciements à votre famille. Votre héritier s'est montré très diligent à accomplir sa mission. Il nous a permis de gagner énormément de temps permettant à Neji d'être soigné le plus rapidement possible.
- Je vous en prie, dit son interlocuteur.
- Voici, mes amis, le récit de cette chasse, reprit le père d'Hinata. Après avoir écouté le déroulement de tous les événements, je suis persuadé, tout comme Shikaku, que quelqu'un à voulu nous nuire. Il nous faut découvrir qui cela peut être. Je pense qu'il nous faut laisser notre ami continuer son enquête en lui apportant tout notre aide.
- Je suis d'accord, renchérit Fugaku. D'ailleurs, Senji, j'ai une énorme dette envers vous. Vous avez sauvé mon fils. Demandez-moi ce que vous désirez et il vous sera accordé.
- Je n'ai fait que mon devoir. De plus, ce n'est pas moi qui ai tué le sanglier comme vous avez pu l'entendre. Celui qui a donné le coup fatal est le vrai sauveur d'Itachi.
- Vous avez certainement raison. Cependant, votre intervention a reculé le moment fatidique. Sans votre geste, cet inconnu serait certainement arrivé trop tard. Je compte bien rembourser la dette de ma famille, insista l'Uchiwa, soutenue par Mikoto.
- Si vous insistez autant, je ne peux que me soumettre. Cependant, je ne veux rien pour moi. J'ai déjà tout ce que je désire. Peut-être que dans l'avenir, je vous rappellerai vos paroles", se résigna Senji, en posant ses yeux sur Itachi.
Fugaku suivit son regard en souriant discrètement comme son épouse un instant plus tôt. Il avait compris à quoi son ami faisait allusion. Si leurs enfants développaient des sentiments l'un envers l'autre, il était persuadé que Senji lui prierait de ne pas s'y opposer et même de l'encourager. Le chef Uchiwa se promit alors de contrer toutes les propositions de mariage du conseil, tant qu'il n'était pas certain de vers qui le coeur de son fils le poussait. De toute façon, les anciens ne pouvaient pas ne pas être satisfaits d'une telle union, si elle devait avoir lieu. Les Inuzuka étaient une noble famille et représentaient un bon parti pour Itachi. Si ce dernier n'avait aucune personne en vue, Fugaku était prêt, pour rembourser sa dette, à lui suggérer ce mariage. Il espérait tout de même que l'amour soit présent entre les deux jeunes gens dès le commencement et non pas comme pour Mikoto et lui. A cette pensée, la culpabilité lui serra le coeur de savoir être la cause de la souffrance de son épouse et cela depuis des années. Il souhaitait vraiment avoir le courage de lui avouer ses sentiments.
Itachi fut étonné de devenir le centre d'intérêt soudain de Senji et de son père. Il n'arrivait pas d'en saisir réellement les raisons, même si une petite voix lui soufflait le contraire. Malgré ses treize ans, il savait que, bientôt, la famille allait, dans un peu plus de deux ans, parler d'union maritale le concernant et lui chercher une épouse digne de son rang d'héritier. Les mariages se déroulaient généralement vers la dix-huitième année mais il arrivait que les fiançailles se décident dès quinze ans. A cette idée, l'image d'Hana traversa son esprit juste un instant. Il se secoua la tête pour l'éloigner. Elle n'était que son amie alors pourquoi lui est-elle apparue ? De plus, elle était encore bien jeune, bien que bientôt pubère. Et puis, après tout, peut-être que son père et Senji parlait d'entraînement ou de le lui confier pour lui enseigner une quelconque matière. Neji regardait Itachi, ne comprenant vraiment rien à la situation. Il préféra ne rien dire, suivant le conseil de son père adoptif. Ne pas juger ou poser une affirmation sans connaître tous les éléments.
Une autre personne sentit une nouvelle angoisse lui envahir le corps. Les paroles de son époux raisonnaient dans son esprit. Tsume avait-elle bien entendu ? Senji avait affirmé qu'il avait tout ce qu'il désirait. Que voulait dire cette phrase ? Il lui manquait pourtant quelque chose, enfin, elle le croyait. Son amour, bien qu'elle l'ait reconnu elle-même, n'était pas encore connu de lui. Elle lui avait lancé des signes mais cela ne semblait pas suffisant. Aurait-il comblé le vide ailleurs, auprès d'une autre femme ? Il fallait reconnaître qu'elle avait mis une décennie pour reconnaître ses sentiments et ses tords alors c'était tout à fait possible. Senji restait un homme après tout avec des besoins d'affection. Comme lui un instant plus tôt, ce fut Tsume qui quitta l'étreinte de la main de son époux, à la seule différence que ce n'était pas par frustration mais par dépit. Elle se questionnait. Pouvait-elle lui en vouloir après tout, au vu de sa négligence et de la distance qu'elle avait instauré entre eux ? Arriverait-elle à passer outre si cela était la vérité ? Sa confession lui rendrait-elle son bien-aimé ? Quitterait-il sa maîtresse pour elle, son épouse légitime ? Tsume avait vraiment besoin des conseils de ses amies et de réponses.
Inconsciente de la torture psychologique des époux Inuzuka, Kurenaï était intriguée par un point.
"- Que pensez-vous de cette chasseresse et de cette biche divine ? Demanda-t-elle.
- Pour la chasseresse, je ne peux que faire des suppositions, intervint Shikaku qui y avait réfléchi depuis la fin des événements. Etait-elle une simple mortelle comme nous tous, dans cette forêt ? C'est possible mais peu probable. De plus, je pense que c'est elle qui a tué le sanglier et sauvée Itachi.
- Qu'est-ce qui vous fait penser cela ? Questionna Inoichi.
- Le poignard qui a tué le sanglier, précisa le chef Nara. Personne autour de nous ne possédait une telle arme. De plus, le travail de ferronnerie est d'une telle finesse, d'une telle précision qu'aucun maître forgeron connu n'aurait pu réaliser sa fabrication. Seul le dieu Kankuro aurait pu le forger. De plus, la blessure fatale montre que seul le meilleur des chasseurs aurait pu réussir un tel coup, surtout face à une bête furieuse et se mouvant à une grande vitesse. Imaginez, le poignard était planté jusqu'à sa garde et au centre du front, à une distance équidistant des deux yeux. Non, un mortel n'aurait pas pu accomplir un tel lancé.
- Pensez-vous que cette chasseresse était une divinité, mon ami ? Fit stupéfaite son épouse. la déesse Tenten, peut-être ?
- C'est plus que probable, continua-t-il. Vu l'apparition la biche venant sans en douter de l'Olympe, la déesse protectrice de la lune est intervenue d'une manière ou d'une autre.
- Si je peux me permettre, intervint Neji, en se levant.
- Vas-y Neji. Souhaites-tu nous apporter un éclairage ?, l'invita Hiashi.
- Oui père. Je n'ai pas tout dit tout à l'heure pensant avoir rêvé, mais maintenant, je pense qu'il faut que je vous en parle. Avant que vous me trouviez, j'avais repris pour un court instant quelque peu conscience. Dans la faible lumière qui régnait dans la grotte, j'ai entrevu la silhouette d'une femme. Je n'ai pas vu son visage, étant cachée dans l'ombre, mais... un éclat brillait sur sa tête... Il m'a semblé apercevoir un... croissant de lune.
- Un croissant de lune ? En es-tu sûr, Neji ? Lui demanda Hitomi.
- Oui, tout à fait sur, confirma-t-il.
- Alors, il n'existe plus aucune ambiguïté. La déesse Tenten est intervenu en notre faveur en nous envoyant sa biche, à moins que ce fut elle-même, affirma déterminé Shikaku. Quand à la chasseresse, je ne sais pas trop mais elle est sans doute liée à la déesse. C'était peut-être une de ses compagnes de chasse ou une de ses protégées mortelles.
- Mais pourquoi la divinité est-elle intervenue ? Interrogea Asuma.
- Surement pour réparer une injustice, intervint Hiruzen accaparant l'attention. Si l'hypothèse de Shikaku est exacte, la chasseresse a effectivement voulu donner à Neji une leçon par rapport à son manque de respect. Ayant constaté qu'elle lui avait indiqué un chemin pouvant l'amener à la mort et n'étant pas son objectif, elle a dû supplier sa maîtresse de venir à votre aide pour réparer son erreur.
- Donc pour vous, c'est soit une mortelle au service de la déesse Tenten ou une de ses nymphes chasseresses, essaya d'éclaircir Choza.
- Tout à fait, conclua Shikaku. Je pense que nous ne serons jamais le fin mot de l'histoire. En tout cas, cette personne ne vient pas de nos contrées, ça c'est certain.
- C'est regrettable, souffla Hiashi. En effet, il nous sera difficile de lui offrir nos remerciements d'avoir sauvé nos enfants. D'ailleurs, je vous ai également fait venir pour vous proposer d'organiser des jeux du Cirque afin de remercier les Dieux pour les miracles dont nous avons bénéficié.
- Des miracles, en effet, souligna le chef Aburame. La guérison de nos trois rescapés peut être qualifiée ainsi. Si vous êtes prêts à offrir des jeux du Cirque, c'est que vous pensez que cela sera bénéfique pour toutes nos maisons, puisque vous souhaitez nous y associer. De plus, vous semblez êtes persuadés que les Dieux ont posé leur main sur Senji et nos deux adolescents pour leur apporter une si surprenante guérison.
- Vous ne pouvez pas mieux dire mon ami", intervint Senji en se levant.
Le chef Inuzuka fit signe à Itachi et Neji. Tous virent ce dernier enlevé le bandeau qu'il avait sur le front laissant apparaître un bandage. Ses compagnons firent de même, à part que ce fut le haut de leur tunique qu'ils retirèrent. Ainsi, tous aperçurent également des linges au niveau du flan du jeune Uchiwa et cachant la majorité du dos de Senji. Tsume se mit au côté de celui-ci alors que Hitomi et Mikoto firent de même avec les deux adolescents. Toutes les personnes n'étant pas au courant de ce qui se trouvait derrière fixèrent silencieusement les héros du jour. Les trois femmes les aidèrent à découvrir leur secret. Ainsi les chefs de famille et leurs épouses retenaient leur souffle quand le front de Neji fut à découvert mais toujours caché par Hitomi. Itachi et Senji se trouvèrent bientôt torse nu alors que leur bandage trônait par terre. C'est en exclamant leur surprise que tous découvrirent la croix en forme de X, le sanglier et l'ours inscrits sur la peau des trois miraculés quand les Tsume, Mikoto et Hitomi se décalèrent. C'est Hiruzen qui rompit le silence.
"- Puis-je supposer que ce sont... des...la
- La marque des Dieux, oui, l'aida Hiashi. J'ai appelé la veille une Sybille pour qu'elle en juge la véracité. Elle s'est faite posséder par la déesse Tsunade qui nous a confirmé elle-même qu'ils ont déposé leur main sur eux.
- Mais pourquoi ? Fit Shikaku qui aimait toujours connaître les raisons de phénomène naturel ou irréel.
- Je ne peux malheureusement pas répondre à cette question. Si la déesse Tenten nous a effectivement aidés lors de cette chasse sanglante, elle a peut-être raconté aux autres divinités notre mésaventure. Les Dieux ont pu avoir pitié de la détresse de deux mères et d'une épouse éplorée. Leur voix est souvent impénétrable, affirma le chef Hyuga. Quoi qu'il en soit, je pense qu'il est de notre devoir de leur rendre grâce. Nous avons besoin de votre aide pour le réaliser de façon grandiose, à l'image de ce qu'ils nous ont bénéficié.
- Il est vrai que nous associer à votre projet ne peut qu'augmenter notre influence au Sénat et auprès des citoyens de Rome. Je vous remercie de bien vouloir nous y convier, reprit Hiruzen. De plus, avoir pour alliés des protégés des Dieux ne peut qu'être un plus face à nos ennemis. Pour ma part, ma famille sera heureux de vous apporter son soutien."
Tous les autres chefs rejoignirent son analyse et acceptèrent de mettre à profit leur contribution à la réalisation des jeux du Cirque. Ils voulurent tout de même connaître les détails de la survenue des marques. Hiashi y consentit et débuta le récit de la soirée qui suivit son retour avec Neji dans ses bras, inconscient. Pendant ce temps, à l'Olympe, le miroir de Vérité montrait aux Dieux Tenten, Naruto et Sasuke entrain de rentrer en leur demeure divine.
"- Maintenant, je comprends pourquoi vous êtes rentrés tout deux directement dans votre chambre sans dénier venir me saluer, vociféra Kushina. Vous étiez trop fatigués par votre...
- Kushina, calme-toi. Ce n'est pas le moment, l'invita Minato à son oreille pour n'être entendue que d'elle seule. Pas d'esclandre devant les autres, je t'en prie. Préserve nos fils, du moins pour le moment. Attends de rentrer pour que nous puissions en discuter plus en avant.
-... Bien", accepta son épouse après avoir jeté un regard sur les deux dieux ailés.
En effet, ceux-ci étaient assez gênés par tous les regards posés sur eux. Ils n'en connaissaient pas vraiment les raisons mais différentes pensées les habitaient. Sasuke, bien qu'impressionné par cette attention, ressentait de la fierté. Tous avaient pu contempler ses progrès et ses capacités. Il lisait de l'admiration dans leurs yeux, surtout dans ceux d'une déesse aux cheveux roses mais il n'en fit pas grand cas. C'est celui de son père et de Jiraya qui comptaient pour lui. L'Antéros n'avait pas encore vu les leurs et espérait bientôt être fixé sur leur appréciation.
Naruto était dans le même état mais son coeur balançait entre fierté et appréhension. Les autres Dieux avaient vu ses capacités mais aussi ses faiblesses, à l'opposé de son frère. Ce dernier avait montré sa fatigue mais il ne s'était pas laissé envahir par elle aussi rapidement que lui et il ne s'était pas effondré dans la caverne. Le dieu de l'Amour sentait des regards admiratifs sur son évolution. Cependant, il était oppressé par ceux des moqueurs et des jaloux, ne remarquant que ses défauts. Il avait l'impression qu'ils étaient les plus nombreux alors que c'était tout le contraire. Malheureusement, tellement habitué à la mesquinerie depuis des siècles, il n'y fit pas attention ou du moins, ne put y donner de crédit. Il espérait trouver du réconfort dans le jugement de son père et attendait avec impatience la fin de tout ceci pour l'obtenir.
Tenten, quand à elle, se trouvait toujours devant le miroir de Vérité sachant qu'elle n'en avait pas fini. Elle savait pertinemment que le plus pénible pour elle, mais surtout pour Naruto, était encore à venir. Elle espérait vraiment que l'artefact continuait à cacher aux yeux de l'assistance divine ses interrogations les plus intimes et certains gestes. Pour le moment, il avait tenu parole. Cependant, les Dieux mettaient un temps fou à revenir au moment présent, toujours discourant sur les capacités des fils de Kushina et des événements de cet entrainement qui s'est fini de façon si inattendue. Tenten crut même que finalement, le miroir n'aurait pas à continuer son office mais cet espoir fut anéanti par Thanatos.
"- C'est bien joli tout ça mais cela n'explique pas pourquoi j'ai dû interrompre mon office. Je..."
Le dieu de la Mort ne put continuer sa phrase, sa voix perdant de sa force soudainement. Il tourna son visage vers le dieu des Enfers. Saï avait la main levé alors qu'Ino lui parlait à l'oreille. A cet instant, il comprit. Sous la demande de son épouse, le souverain infernal lui avait rompu les cordes vocales.
"- Je t'avais interdit d'intervenir Thanatos. Tu as encore voulu défier mon autorité. Tu en payes maintenant le prix, dit d'une voix sèche Saï.
- D'un autre côté, mon frère, j'aimerai également en connaître la raison, intervint Suigetsu. Cependant, tu as bien fait de punir son impertinence. Je n'ai jamais aimé sa voix de crécelle.
- Moi, je voudrais savoir pourquoi Tenten à sauver ce mortel. Il lui avait pourtant manqué de respect alors qu'elle voulait l'aider, dit à son tour Lee. Pour le sanglier, je peux comprendre, c'était un pari mais delà à pêcher ce jeune impertinent.
- Je vais te répondre, Lee, fit la déesse de la Chasse. Bien qu'il est fait preuve d'irrespect et d'arrogance, il n'a pas plié le genoux devant moi alors que même sous ma force de mortelle, ceux-ci n'osent pas me défier, sentant ma supériorité sur eux. Je fus touché par son courage mais aussi par sa dévotion et sa loyauté envers son ami. Je ne devais pas être l'instrument de sa mort.
- Mais tout de même, tenta cette fois Gaï.
- Vous oubliez tous les deux que je mets la dévotion et la loyauté au-dessus de tout. Auriez-vous oublié le sort de Callisto qui osa me défier et se montrer déloyale envers moi ?", leur rappela Tenten.
Callisto était une de ses suivantes. Elle lui avait juré de faire voeu de chasteté et avait même promis sur le Styx de ne pas se laisser séduire par quiconque. Malheureusement, le dieu des Dieux s'éprit d'elle et, comme il le faisait souvent pour mener à bien ses conquêtes féminines, il inventa une ruse pour la séduire. Un jour que la jeune nymphe était étendue sous un arbre, il s'approcha d'elle déguisé. Callisto ne se méfia pas, se retrouva enceinte et donna naissance en grand secret à Arcas. Ce dernier fut confié à Lycaon, son aïeul. La protectrice de la lune eut connaissance de la trahison de Callisto au détour d'une de ses chasses et la répudia de sa compagnie, la laissant seule et désespérée.
La souveraine de l'Olympe eut aussi vent de la nouvelle trahison de son divin époux ainsi qu'envers un serment fait sur le Styx. Elle changea Callisto en ourse. La Nymphe, ainsi transformée, erra dans les bois et les forêts jusqu'au jour où un chasseur la tua d'une flèche. Ce dernier s'avéra être son propre enfant, devenu adulte et n'ayant jamais connu sa mère. Pour punir ce parricide, le dieu de la Foudre, la mort dans l'âme, le changea aussi en cet animal. Peiné par le sort de son fils et de son amante, il les transporta tous les deux dans le ciel où ils forment la constellation de la Grande Ourse et de la Petite Ourse.
"- C'est vrai, fit en tremblant Gaï, ne voulant pas subir sa colère.
- Un peu de calme. Silence, hurla Jiraya. Bien que je ne puisse pas compatir au sort de Thanatos, il a marqué un point. Je veux connaître les raisons de votre intervention auprès de ces mortels. Je peux comprendre que tout ce que nous avons vu en soit le point de départ mais cela ne nous apprend pas pourquoi Tsunade, Shizune et Kushina ont apposé une marque sur ces fameux blessés.
- Nous avons juste voulu faire la leçon aux médecins qui ont soigné ces mortels. Ils se croyaient au-dessus de nous tous, intervint la souveraine de l'Olympe.
- Mais pourquoi Thanatos n'a pas pu finir son oeuvre car c'était bien avant votre intervention, fit remarquer Témari. Qui en a demandé la faveur ?
- Je crois que vous aurez bientôt la réponse si vous continuez à regarder le miroir de Vérité", les invita Tenten en soufflant.
Elle aurait tellement voulu éviter cette partie. Malheureusement, trop de monde était impliqué. Elle priait pour que leur intervention n'ait pas été vaine. Le sort des mortels était maintenant en suspens sur une balance instable. Si les Dieux jugeaient leurs actions inopportunes alors ils pouvaient décider de retirer les faveurs accordées. Une épouse risquait au final de pleurer le décès soudain de son aimé après l'avoir cru sauver. Deux mères se verraient de nouveau ronger par l'angoisse de perdre un enfant à cause de leurs blessures rouvertes.
Alors qu'elle était dans ses pensées, Lee et Gaï faisaient des messes basses. Bien qu'ils fussent aussi des habitants de l'Olympe, ils craignaient la colère des déesses qui pouvait se montrer destructrice.
"- Tenten est susceptible, aujourd'hui. Il ne vaut mieux pas l'énerver. Qu'en penses-tu, demanda Gaï.
- Je suis tout à fait d'accord. Je n'ai pas envie de finir comme les enfants de Niobé, frissonna le messager des Dieux.
- Moi non plus, je te rassure. Ils ont eu un terrible sort à cause de l'insolence de cette mortelle et de la dévotion de notre Tenten vis-à-vis de sa déesse de mère", renchérit Gaï.
A ce moment-là, les deux camarades se plongèrent dans leurs souvenirs. Niobé, fille de Tantale et épouse d'Amphion, roi de Thèbes, avait donné naissance à sept filles et sept garçons en bonne santé, remplis de vigueur et d'une grande beauté. Cette reine s'en était glorifiée et avait méprisé la mère de la protectrice de la lune et du dieu solaire qui n'avait eu que deux enfants contrairement à elle. Elle était allée jusqu'à lui en faire des reproches et à s'opposer au culte religieux que les mortels devaient lui rendre. En effet, Niobé avait prétendu mériter, à bien plus juste titre, d'avoir des autels à sa place. Offensée, la génitrice de la divinité de la Chasse et celle des Arts s'en était plainte. Ses deux enfants devinrent le bras de sa vengeance pour réparer l'offense faite.
Apercevant les fils de Niobé dans une plaine, au pied des murs de Thèbes, ces derniers décrochèrent leurs flèches et les tuèrent tous. Au bruit de cette funeste exécution, les soeurs de ces infortunés avaient accouru sur les remparts. C'était là, qu'elles furent frappées également par les traits divins. Outrée de douleur et de désespoir, consciente de sa responsabilité, leur mère avait pleuré auprès des corps de ses enfants les arrosant de larmes. La souffrance fut telle qu'elle était restée immobile, sans vie alors que ses yeux continuaient à couler. Au fil du temps, elle s'était transformée en rocher. Il est dit que le dieu des Vents l'avait alors installée au sommet d'une montagne en Lydie d'où les mortels pouvaient voir s'écouler d'un bloc de marbre de l'eau aussi pure que des larmes.
Alors que Lee et Gaï frissonnaient en s'extirpant de leur mémoire, les divinités fixèrent de nouveau le miroir de Vérité à l'invitation de Tenten. Des remous déformèrent de nouveau la surface de ce dernier pour laisser petit à petit apparaître une image de l'Olympe, l'aurore venant à peine de se lever au matin du mariage de Gaara et de Matsuri. Tous virent alors une déesse de la Chasse entrain de courir et de passer devant Sasuke et Naruto. Les deux dieux ailés étaient entrain de se baigner dans une source chaude afin de calmer les courbatures de la veille. Ils furent intrigués par ce passage éclair de leur camarade. L'Eros se montra le plus curieux.
"- Dis Sasuke, qu'est-ce qu'elle a Tenten à courir ainsi ? J'ai l'impression qu'elle est préoccupée, vu ses sourcils froncés. Qu'est-ce que tu en penses ?
- Rien du tout. Ça ne m'intéresse pas.
- Tu crois que c'est par rapport à hier ? Continua Naruto sans prendre en compte ce que venait de dire son frère.
- Tu es sourd, maugréa Sasuke. Je ne veux pas le savoir. Maintenant, laisse-moi profiter de mon bain.
- Ah non, j'ai envie de savoir, moi. Allez, on y a !" Décida le dieu de l'Amour.
Naruto prit à peine le temps de sécher et de s'habiller. Il prit sous le bras les vêtements de Sasuke et lui saisissant une aile, le tira hors de l'eau. C'est ainsi que des licornes et des Pégases virent passer devant eux un blondinet traînant derrière lui l'Antéros, en petite tenue, incapable de se dégager, paralysé par la poigne de son kidnappeur sur ses plumes. Le fils de Minato, poussé par sa curiosité et passant par les airs, ne prit pas beaucoup de temps pour rattraper la protectrice de la lune. Arrivé à son niveau, Naruto l'interpella.
"- Tenten, pourquoi est-ce que tu cours ainsi ? Qu'est-ce qui t'arrive ?"
En entendant son prénom, cette dernière s'arrêta pour déterminer la provenance de cette voix. Voyant cela, le dieu de l'Amour l'appela encore.
"- Tenten, lève la tête."
A cette indication, elle fit ce que la personne venant de l'apostropher lui conseillait. Elle écarquilla les yeux quand elle vit une forme entrain de se débattre tout en insultant une autre la tenant suspendu dans le ciel.
"- Naruto, pose-moi. Comment as-tu osé me faire ça ? Je ne voulais pas venir.
- Calme-toi, Sasuke. Arrête de te débattre sinon je risque de te lâcher ou de me cracher, plaida le kidnappeur.
- Naruto, atterrit voyons. Vous allez vous blesser et ce n'est pas le jour", ordonna Tenten, dépitée d'avoir été découverte.
Le dieu de l'Amour obtempéra. Sasuke sentit enfin le sol sous ses pieds. Quand se fut le tour de son frère, il lui arracha des mains ses vêtements et après avoir constaté que son vol forcé l'avait quelque peu séché, les enfila en maugréant contre son enlèvement et son auteur. Tenten souffla, les poings sur les hanches, en se tournant vers le dieu de l'Amour.
"- Qu'est-ce que vous faites là ?
- Nous t'avons vue courir devant nous et cela a piqué notre curiosité.
- Et oh ! Tu devrais plutôt dire ta curiosité, intervint Sasuke. Je n'en avais rien à faire de ce que faisait Tenten, moi. Je voulais me détendre dans les eaux chaudes.
- Arrête de faire ton rat-bas-joie, Sas'ke. Je suis sur que tu es aussi curieux que moi.
- Dans tes rêves, baka."
Tenten assista encore une fois à une joute verbale entre les deux dieux ailés. Elle ferma les yeux en fronçant encore plus les sourcils. Plus les minutes passaient, plus la figure de la déesse affichait une grande fureur et un grand agacement. Au final, elle cogna le plat de sa main sur son visage. Sa patience arrivant à son terme, elle se mit à crier.
"- SILENCE ! Vous allez arrêter !"
La force de sa voix fit sursauter les deux frères qui s'envolèrent d'un seul bon avant de se poser en face de Tenten, tout penaud. Cette dernière les foudroya du regard avant de soupirer un bon coup pour retrouver son calme.
"- Naruto, ce que je fais, ne te regarde pas. Vous devriez rentrer et me laissez tranquille.
- Tu me sembles bien nerveuse, remarqua mesquinement ce dernier, reprenant contenance. Tu nous caches quelque chose, j'en suis sure.
- Je ne cache rien, haussa le ton la déesse de la Chasse. J'ai affaire avant la cérémonie de tout à l'heure et je risque d'être en retard si je m'attarde trop.
- Mmm, murmura l'Eros en se tenant le menton d'un doigt, semblant réfléchir. C'est de plus en plus suspect et intéressant. Une petite voix me souffle que c'est en rapport au mortel d'hier. Je me trompe ? Je te préviens. Je ne lâcherai pas l'affaire.
- Naruto...
- Allez, dis-nous. Nous avons tout de même le droit de savoir, vu que nous avons participé à ce qui s'est passé hier," supplia ce dernier, les yeux larmoyants tel un petit chaton.
A cette vue, Tenten avait beaucoup de mal à résister. Elle suait et était dans l'indécision la plus totale. Elle tourna la tête sur le côté pour fuir ce regard suppliant se sentant sur le point de craquer, sans pour autant réussir à s'en détacher complètement.
"- J'ai dit non, Naruto. Ce n'est pas la peine d'insister, arriva-t-elle à refuser, rassemblant tout son courage, tout son self-control.
- Bon, d'accord", se résigna le dieu de l'Amour en laissant ses bras pendre lamentablement devant lui, le torse penché en avant.
Satisfaite, Tenten fit donc volte face et repartit de plus belle avant de disparaître soudainement dans un tourbillon de feuilles. Sasuke regardait son frère d'un oeil suspicieux. Il le connaissait bien. Têtu et imprévisible qu'il était, c'était rare qu'il abandonne aussi rapidement et sans un combat acharné.
"- Pft. Tu as abandonné bien facilement, dis moi. Je suis certain que tu ne vas pas laisser cette histoire en suspend, je me trompe ?
- Pas du tout. Décidément, tu me connais bien, Sasuke, lui répondit Naruto, le regard rempli de malice. Surtout que nous savons tous deux où elle a dû se rendre.
- Et je suppose que tu vas t'empresser de la suivre.
- Oui et je ne vais pas y aller seul."
Sans laisser le temps à l'Antéros de réagir, le dieu de l'Amour s'empressa de saisir une nouvelle fois les ailes de Sasuke, l'immobilisant une nouvelle fois avant de s'élancer dans les airs. Au bout de quelques battements, il se concentra et disparut dans un éclat de lumière orangée, emmenant contre son gré son fardeau. Les animaux purent l'entendre une dernière fois maudire le destin de lui avoir donné un frère pareil. Bientôt, les deux frères ailés réapparurent dans le ciel de la terre des Mortels et aperçurent bientôt qu'ils survolaient la ville de Rome. Ils étaient hors de la portée de la vue de ses habitants. Naruto se concentra de nouveau pour repérer l'énergie de Tenten qu'il identifia très rapidement. Il s'apprêtait à la rejoindre quand il fut stoppé par une voix.
"- Naruto, lâche-moi ! Tu m'arraches les plumes !
- Je veux bien mais contre ta promesse que tu m'accompagnes.
- Je n'en ai pas envie. Cette affaire ne nous concerne pas, vociféra Sasuke mécontent.
- Ben un peu tout de même, lui fit remarquer l'Eros. Tu ne veux pas savoir ce qu'est devenu le "protégé" de Tenten et ses compagnons. Je suis sur qu'une part de toi est curieuse de l'apprendre. Allez avoue. Ça va être marrant. Et puis, cela nous fera un super entraînement dans la furtivité et peut-être la métamorphose.
-... Bon, ok mais je te préviens, on reste que cinq minutes, juste le temps de nous informer des suites des événements de la veille, fit vaincu le dieu aux ailes noires.
- D'accord, on jette un coup d'oeil et on s'en va", s'enthousiasma Naruto, satisfait d'avoir réussi à le convaincre.
C'est ainsi que le fils de Minato lâcha sa prise, libérant son frère. Celui-ci fit quelques voltiges pour étirer ses ailes endolories et le suivit. Les deux dieux ailés survolèrent bientôt une villa romaine, une des plus riches de la ville. Il était encore très tôt. Les premiers rayons du soleil venant de percer l'horizon. Tous les occupants semblaient encore endormis, prisonnier de leurs songes. Tournant au-dessus, Naruto et Sasuke réussirent à repérer Tenten, derrière le temple familial, au fond du somptueux jardin appartenant à la demeure. Ils se posèrent à quelques distances d'elle, espérant qu'elle ne les avait pas encore repérés. Heureusement, pour eux, ce ne fut pas le cas, trop concentrée qu'elle était par son observation de la maison. Cependant, un phénomène toucha le dieu de l'Amour dès qu'il posa le pied au sol, l'obligeant à se pencher en avant. Ne voulant pas inquiéter Sasuke, il fit semblant de trébucher, piétinant et cassant des branches sous son poids.
"- Ce que tu peux être maladroit. Si tu voulais jouer discret, c'est râpé, se moqua son frère.
- Ça, c'est certain, fit une voix colérique. On a du vous entendre à des kilomètres d'ci.
- Ah Tenten ! Comment ça va depuis tout à l'heure, dit Naruto, une main derrière la tête.
- Baka, s'exclama Sasuke en lui cognant l'arrière de la tête.
- Eh, mais ça fait mal, vociféra son aîné, se frottant la bosse qui venait d'apparaître.
- Bon, je peux savoir ce que vous faîtes ici. Ne me dites pas que vous m'avez suivis, maugréa la déesse de la Chasse qui se planta devant eux, l'air menaçante.
- Euh,... J'avoue que tu as raison, reconnut le blondinet, tout penaud en espérant que cette attitude attendrisse la déesse.
- C'était son idée. Il m'a forcé à venir avec lui, l'accusa le second fils de Kushina, croisant ses bras devant lui.
- Mais Tenten, si c'est pour voir comment s'en sortent les mortels d'hier, on a le droit de savoir aussi. Nous avons tout de même participé et puis, j'aimerai t'aider. A trois, ce sera plus facile de les repérer et d'avoir des nouvelles, plaida encore une fois Naruto.
-... Ok, tu as gagné, souffla la déesse de la Chasse. De tout façon, il est maintenant trop tard, vous êtes déjà là, autant que vous veniez avec moi. Par contre, vous restez ensemble. Pour le moment, la maison est endormie donc pas besoin de changer d'apparence mais cachez vos auras. Je prendrai par la droite et vous deux par la gauche."
Naruto fit alors un salut militaire pour montrer son accord, un grand sourire sur les lèvres. Sasuke haussa juste la tête. Tenten s'élança en avant suivi par ses deux compagnons. Durant le parcours, le dieu aux ailes noires regardait son frère de manière suspicieuse. Il avait remarqué que l'expression de son visage était quelque peu forcée. Son aîné était heureux de satisfaire sa curiosité, c'était indéniable mais quelque chose clochait. Un geste lui confirma sa crainte. Le dieu de l'Amour était effectivement satisfait de la tournure de sa filature quelque peu échouée. Il allait pouvoir observer Tenten. Cependant, plus il avançait, plus il se sentait oppresser au niveau de la poitrine. Sans s'en rendre compte, il mit sa main sur son coeur avant de le réaliser et de la retirer pour ne pas éveiller l'inquiétude de ses camarades mais ce fut peine perdu. Des yeux onyx l'avaient vu.
L'assemblée divine de l'Olympe l'avait aussi constaté dans le miroir de Vérité. Tous allèrent de leur supposition car rares étaient ceux au courant de ses crises et de leur origine. Naruto baissa discrètement la tête. Il avait toujours voulu garder cela secret pour éviter de donner d'autres sujets de moquerie à ses détracteurs. Malheureusement, il était maintenant certain qu'il devra y apporter des explications et tout leur révéler, à moins que Jiraya le protège et formule l'interdiction de l'interroger. Il espérait aussi que sa situation s'étant améliorée et son statut évolué, les choses avaient quelque peu changé et que les mesquins le laisseraient tranquille.
Les divinités concernées par son problème posèrent sur lui des regards discrets, remplis de compassion. Kushina et Minato ainsi que les souverains de l'Olympe commencèrent à comprendre les raisons de l'intervention de l'Eros et de l'Antéros, ainsi que de l'interruption de l'action de Thanatos. Temari, serrant la main de Shikamaru, se promit de remettre en place toutes personnes qui oseraient le critiquer devant elle, désirant ainsi aider Naruto afin de lui prouver qu'elle ne lui en voulait pas de son passé. La déesse de la Justice se concentra de nouveau sur l'artefact en même temps que toutes les autres divinités.
L'image montra le trio se séparer comme convenu pour repérer les lieux et plus spécialement, les chambres des trois chasseurs blessés. Ainsi, tous virent Tenten aller vers la droite. Celle-ci avançait prudemment concentrée sur le moindre bruit ou mouvement. Il fit le tour de la demeure et repéra bien vite la chambre du jeune mortel qui l'avait prise de haut. Elle se pencha un peu en avant pour avoir une image plus nette de l'intérieur au travers de la fenêtre. Elle y vit le jeune adolescent dans les bras d'une femme, à son côté une petite fille et un homme assoupi sur un lit d'appoint. Tenten pouvait apercevoir quelques bandages. Neji, comme il s'était nommé, semblait bien se porter, au vu des circonstances de leur rencontre. Elle allait pousser son analyse quand soudain elle sentit comme une perturbation venant de ses deux acolytes. Elle se précipita alors vers eux, une angoisse au fond d'elle. La déesse de la Chasse vit de loin Naruto, un genou à terre et la main sur le coeur. Sasuke semblait le soutenir et l'encourager.
A l'Olympe, toutes les divinités étaient scotchées et de plus en plus intriguées par ce qu'elles voyaient. Beaucoup augmentèrent leur conciliabule sur les raisons de l'état des deux fils de Kushina. Cette dernière avait les larmes aux yeux et sut, à la seconde où elle vit son aîné en souffrance, ce qui l'avait poussé à agir comme il avait accompli. Elle n'en connaissait pas les détails mais cette image, bien que lointaine, lui suffisait. Minato serra les dents en posant une main sur l'épaule de Naruto. Comme il voudrait le soulager de son fardeau et souffrir à sa place. La seule chose qu'il pouvait faire était de foudroyer du regard tous ceux qui auraient la témérité de poser un jugement sur son fils. Ce dernier, ainsi soutenu, releva la tête, un petit sourire sur les lèvres.
Alors que le miroir était sur le point de montrer Tenten accourir vers les deux fils de Kushina, l'image se brouilla sous les yeux surpris de l'assemblée divine. Tous purent voir Suigetsu le trident levé, une légère lumière émanant de la pointe centrale, la plus longue de son attribut. Sakura qui aurait bien aimé avoir un autre sujet croustillant à se mettre sous la dent l'apostropha.
"- Suigetsu, pourquoi as-tu empêché le miroir de faire son office ?
- Car cela ne nous concerne pas, Sakura. Seul Naruto est libre de livrer à notre intention ce qu'il jugera bon et quand... Nous sommes...
- Mais, cela semble important pour la suite des événements, insista la déesse des Batailles victorieuses en le coupant. J'exige de voir le comportement de Naruto.
- Nous savons tous ici que mon fils est sensible aux ondes positives et négatives provenant du coeur des Mortels. Ce n'est pas une nouveauté. Au vu de sa réaction, cette demeure devait surement en regorger. Je pense que ce que nous avons aperçu est amplement suffisant pour le comprendre, intervint Minato, d'une voix froide.
- Et bien, pas moi... Miroir de Vérité, moi, Sakura, déesse de la Sagesse, et des Batailles Victorieuses, fille adoptive de Jiraya, je t'ordonne de nous montrer ce que je veux savoir", osa-t-elle proférer.
Tous furent estomaqués par l'audace de la divinité aux cheveux roses, même Tsunade ne comprenait pas sa réaction. Dès qu'il s'agissait de Naruto, Sakura perdait toute mesure donnant l'impression qu'elle était toujours en quête de n'importe quel moyen ou information pouvant le nuire. Le dieu de l'Amour fut blessé par son insistance. Minato et Sasuke sentirent la colère les envahir. Le glaive de la divinité de la Guerre le démangeait tellement. Cependant, ils se retinrent quand la main de Kushina leur serra la main. Malgré l'attaque sur son fils, elle savait que ce n'était ni le lieu, ni le moment. Le miroir de Vérité commença à briller tirant un sourire triomphant à Sakura. Soudain, la surprenant, au lieu de voir l'image redevenir nette, l'artefact reprit la forme de Tenten et s'adressa à celle qui avait osé ordonner une telle requête.
"- Déesse Sakura, je ne peux vous satisfaire. Je suis sous les ordres de mon seigneur et gardien, le dieu Suigetsu. S'il juge la révélation de la vérité inopportune et non nécessaire, je me dois de lui obéir. De plus, les seules divinités à posséder une telle autorité sur moi sont les dieux souverains et Tsunade. Vous êtes ni l'un, ni l'autre, sauf votre respect... Dieu des Dieux, dieu des Eaux et des Océans, dieu des Enfers, que désirez-vous ?
Jiraya se leva et foudroya Sakura d'un regard glacial où tous virent la flamme de la colère y briller. Il la savait généreuse avec ses protégés et ses amis, courageuse et douée dans les Arts mais aussi orgueilleuse, arrogante et parfois cruelle, mais pas au point de jeter en pâture son propre petit-fils. Il était au courant des crises de Naruto et le protégerait de toutes les attaques touchant sa plus grande faiblesse, mais aussi le plus grand danger pour le monde divin. Ses yeux pétrifièrent la déesse aux cheveux roses. C'était la première fois qu'elle avait le droit à de telle menace à son encontre surtout venant de lui. Elle avait eu droit à la méfiance mais rien de ce qu'elle voit à l'instant présent. Le dieu des Dieux invita à Tsunade et à ses deux frères de se lever, ce qu'ils firent pour se mettre à ses côtés.
"- Bien que je sois sur qu'il ne nous ait pas nécessaire d'en voir plus sur le cas de Naruto, je me dois de me montrer impartial dans le jugement à venir et de tout connaître. Naruto, nous autorises-tu, Tsunade, Saï, Suigetsu et moi-même, d'en connaître les détails ? Nous te promettons sur le Styx de garder ce que nous apprendrons confidentiel."
Confiant en cette promesse et en sa famille, le dieu de l'Amour donna son accord en hochant la tête.
- Je t'en remercie... Miroir de Vérité, je t'ordonne de révéler aux dieux souverains ce que nous voulons savoir."
Devant son autorité, l'artefact tendit une main d'eau. Quatre de ses doigts se transformèrent en filaments d'eau et se posèrent sur le front des quatre divinités. Ces dernières fermèrent les yeux et se laissèrent envahir par les images. Ils virent ainsi Tenten reprendre sa course. En arrivant à leur niveau, elle vit Naruto à genoux s'appuyant sur un bras, respirant péniblement et la sueur coulant sur son front, mais surtout une main empoignant fortement sa tunique au niveau de son coeur. Sasuke était à ses côtés, paniqué et le visage quelque peu douloureux.
"- Calme-toi, Naruto. Respire, je t'en prie, l'entendit Tenten dire à l'oreille du dieu de l'Amour. Respire.
- J'essaie... Un étau... me broie... le coeur, réussit à exprimer le souffrant. J'ai... de plus... en plus... de mal... à... respirer.
- Sasuke, qu'est-ce qui se passe ? L'interrogea-t-elle, en s'accroupissant près de l'Eros. Naruto s'est-il blessé ?
- Pas le temps de t'expliquer, il faut tout d'abord éloigner Naruto de cette demeure et plus spécialement de cette chambre, lui répondit l'Antéros. Sa douleur est entrain de m'atteindre.
- Bien, accepta Tenten, en prenant dans ses bras Naruto. Cependant, dès que nous serons à l'abri, tu m'expliques comment il peut être dans cet état."
Sasuke obtempéra et la suivit jusqu'au temple familial où elle appuya le dieu de l'Amour contre un des murs. Ce dernier continuait à avoir la respiration saccadée et la sueur perlait toujours sur son visage. L'éloignement lui permit tout de même de se concentrer suffisamment pour rentrer en méditation. Il rendit alors visite à sa précieuse inconnue. Alors qu'il était assis dans le paysage d'une cascade verdoyante, la regardant danser sur les eaux, il reprit progressivement une respiration normale et l'oppression ressentie auparavant sur son coeur diminua nettement. Cependant, il était encore affaibli par sa crise et en profita pour se ressourcer, puisant l'énergie de la nature environnante. Son frère avait repris également contenance et son expression stoïque ordinaire dès qu'ils furent loin de la villa.
"- Alors, que s'est-il passé ? Pourquoi je vous retrouve l'un exprimant une souffrance et l'autre au bord de l'agonie ? Quémanda Tenten.
- Et bien, hésita le dieu aux ailes noires en regardant son frère enfin au calme, les yeux fermés. Je ne sais pas si je peux te le révéler. C'est un secret qui touche l'intimité de Naruto.
- Sasuke, si tu veux que j'aide Naruto, il faut que tu me racontes tout, insista la déesse de la Chasse. Je suis votre amie mais surtout votre tante, certes à demi, mais nous appartenons à la même famille. Je suis loyale envers elle, tu le sais. Jamais je la trahirai, tu peux me faire confiance. Je te promets sur le Styx de garder tes confidences pour moi, mais j'ai besoin de savoir.
- Tu as raison, se résigna le frère de l'Amour. Tu es surement au courant que Naruto est sensible aux ondes négatives et positives. Quand il est entouré par la joie, l'amour, déambulant dans une atmosphère de paix, c'est l'être le plus heureux du monde. Il respire que bonne santé et bonne humeur. Malheureusement, lorsque le malheur habite le coeur du monde et plus particulièrement celui des mortels, c'est l'inverse.
- Je sais tout cela. Mais là, ce n'est pas qu'une simple saute d'humeur. Il est vrai que j'avais remarqué qu'il n'était pas bien au moment où nous nous avancions vers la villa.
- Ce que peu de monde sait, c'est que Naruto souffre de crises comme celle-ci quand des événements douloureux et cauchemardesques s'accumulent et envahissent son être comme les viols, toutes les violences faites à l'innocence, continua Sasuke. Normalement, les crises ne le touchent que durant son sommeil, mais là, la demeure est tellement saturée par la souffrance que cela a atteint Naruto en plein jour.
- Mais toi, cela n'avait pas l'air de t'affecter ?
- Je suis l'Antéros, le dieu de l'aversion, le contraire de l'Eros, lui répondit-t-il. Cette atmosphère ne me touche pas. L'ambiance chaleureuse et de bonheur ne me gêne pas non plus particulièrement. Je suis moins à mon aise, plus enfermé sur moi-même, mais sans plus. Cependant, le lien que j'ai avec mon frère m'affecte et sa douleur me contamine.
- Et qu'est-ce qui a déclenché sa crise actuelle ? Demanda Tenten, à la fois horrifiée par ce que doit subir Naruto et impressionné par son courage de vouloir endurer cela seul, sans inquiéter son entourage.
- Quand nous nous sommes séparés de toi, nous avons marché le long du mur, raconta Sasuke. J'ai remarqué que Naruto avançait doucement et dans le plus grand calme, contrairement à son habitude. Nous avons rapidement repéré la chambre du mortel que tu as sauvé de la charge du sanglier. C'est là que cela a commencé à dégénérer..."
