Coucou à tous !
Merci aux quelques personnes qui ont reviewés, ainsi qu'aux timides mise en favoris et followers ;)
Une petite RAR en bas.
Je n'ai rien à dire de plus, si ce n'est que j'espère que ce chapitre vous plaira tout autant que j'ai aimé l'écrire.
Ah si, pour ceux que ça intéresserait, je vous précise que les chapitres à venir sont de plus en plus longs ;)
Bisous bisous !
Disclaimer: Rien à moi, tout à JKR, si ce n'est l'histoire en soit.
II – La Villa
Le soleil grimpait à tâtons sur le mur beige de la grande bâtisse. Le lierre aux couleurs inhabituelles, violet et rouge, avait commencé la conquête de la maison. Sur des mètres et des mètres aux alentours, s'étendait un jardin immense. Au plus loin, une grande serre avait été construite, dans laquelle poussaient les plantes les plus dangereuses. Une parcelle de potager assez consistante se trouvait non loin de la porte d'entrée. La terre regorgeait de légumes et de fruits. De fleurs aussi, et des plantes de toutes sortes poussaient dans tous les coins.
L'air était tiède, un léger vent était levé et les oiseaux piaillaient.
Le soleil continua sa course sur le mur, pour atteindre une fenêtre au deuxième étage. Les volets n'étant qu'entrebâillés, la rayon de lumière se faufila dans la pièce pour atteindre un grand lit aux couleurs bleutées.
Il grignota le drap et la couverture, jusqu'à atteindre un coussin sur lequel reposait une tête aux cheveux bruns foncés tout ébouriffés. Un grognement se fit entendre lorsque la lumière entra en contact avec le visage de l'homme endormi.
Harry se retourna dans ses couvertures, le sommeil le quittant peu à peu avec regret. Il tendit une main vers sa baguette qui se trouvait sur la table de chevet à sa gauche et lança un tempus informulé. Six heures quarante cinq. Il était bien trop tôt pour sa propre santé mentale. Mais, si le soleil l'avait réveillé, c'est que les volets n'étaient pas bien fermés. Et ça, ce n'était pas de sa faute.
- Draco...
- Mmmh ?
- Tu fais chier Drake.
- Mmmh.. ? Gnh ? D'quoi ?
Harry frotta doucement les cheveux blonds de son homme qui ne comprenait pas pourquoi il se faisait insulter dès le réveil.
- T'as pas bien fermé les volets hier soir.
- Mmmh... C'pas grave, rendors-toi.
- Ah bah non, je suis totalement réveillé maintenant. Par ta faute.
- Tu fais chier Potter.
Le dénommé Potter sourit de toutes ses dents en sentant l'agacement dans la voix du blond. Pour finir de l'énerver totalement, le brun entreprit de s'allonger sur l'autre homme, l'écrasant de tout son poids. Et mine de rien, il trouva cette position particulièrement confortable et entreprit alors d'exécuter les ordres de Draco à la lettre, à savoir de se rendormir.
- Si tu te rendors sur moi, Potter, je t'émascule.
Harry grogna et répondit d'une voix endormie :
- T'oserais pas. Tu serais privé de toute forme de sport de chambre pour toute ta vie.
- J'trouverais un autre moyen de te le faire payer, alors.
- Oui, et bien trouve, pendant ce temps, moi je dors.
Et sur ces mots, Harry ferma les yeux, et tenta avec succès de se replonger dans le sommeil. Et à son plus grand plaisir, il réussit. Draco, quant à lui, mit un peu plus de temps. Mais les dizaines de kilos qu'il portait sur son dos en étaient peut-être la cause.
Un couple d'heures plus tard, ce fut le bruit de coups contre la porte qui réveilla de nouveau Harry et Draco.
Ce dernier remua doucement pour faire retomber Harry sur la place à côté de lui. Le brun s'y étala en grognant, peu heureux de ce nouveau réveil, même si l'heure était beaucoup plus adéquate. Le blond soupira, s'assit sur le bord du lit, et frotta ses cheveux un instant, avant de se lever. Il alla ouvrir la porte sans même faire attention à sa tenue, qui était constituée en tout et pour tout d'un caleçon.
- Classe.
- Kestufouslathéo ?
- Je ne suis pas sûr d'avoir bien compris ce que tu viens de dire, ricana l'homme dans l'encadrement de la porte.
Draco grommela pour la forme, et répéta après s'être raclé la gorge :
- J'ai dit, qu'est-ce que tu fous la Théo ?
Théo fit mine de se curer les ongles et répondit sur le ton de la conversation :
- Bah, Pansy me manquait. Et il fallait que je te parle Drake.
Draco leva les yeux au ciel, et recula dans la chambre pour attraper un jogging qu'il enfila rapidement sous le regard goguenard de Théodore.
- Matte moi pas mon mec, Théo, grommela Harry, qui avait la tête à moitié enfouie dans son coussin.
- J'ai toujours pas changé de bords, mais je te promets de t'en tenir informé si je le fais, 'Ry.
- Tu sais comment me faire plaisir, toi.
Et sur ces mots, Harry s'obligea à se lever pour enfiler le premier tee-shirt et pantalon qui lui tombèrent sous la main. Il s'avança vers Théo et lui fit une accolade avant de se glisser dans le couloir et de descendre au rez-de-chaussée.
Draco fit un signe de tête à Théo, lui signifiant d'entrer dans la pièce. Le châtain s'exécuta et referma la porte derrière lui. Il flâna un instant sous le regard patient du blond, qui savait que son ami ne parlait jamais pour ne rien dire. Nott s'adossa contre la fenêtre et jeta un regard perçant en direction de son meilleur-ami.
- Ils ont retrouvé Lucius.
Draco se raidit à l'entente du nom de son géniteur. Il garda pour autant un visage impassible, éducation à la Malfoy obligeant. Il fit signe à son ami de continuer, tandis qu'il se mettait à faire les cent pas dans la pièce, les bras croisés dans son dos, et son cerveau tournant à vive allure.
- Il est bon pour Azkaban et sans procès cette fois-ci. Sa sentence prononcée sur l'assignation à domicile au dernier procès ne tient plus, vu qu'il s'est enfui du Manoir. C'est une condamnation à vie. Encore heureux pour lui qu'Hermione ait réussi à faire passer la loi contre la peine de mort.
Draco expira un coup et tourna la tête vers Théo :
- Merci de m'avoir prévenu.
Il s'arrêta un instant en avisant le regard que lui lançait son ami :
- Ce n'est pas tout, n'est-ce pas ?
Théo secoua la tête et se décolla se la fenêtre contre laquelle il était appuyé :
- Ton père, en étant condamné à perpétuité à Azkaban, est discrédité de tous ses droits de Lord. Dès son transfert, c'est-à-dire demain, tu deviens le nouveau Lord Malfoy. Toutes les affaires familiales sont désormais à ta charge. Tu vas devoir aller régler tout cela, et en personne.
Draco resta interdit un instant puis hocha la tête. Il se fichait pas mal de sa qualité de Lord, mais il en était bel et bien un, et il devait agir en tant que tel, tout du moins en société. Il était donc dans l'ordre des choses qu'il reprenne la main sur les affaires de la famille. Sa mère, bien qu'étant une Malfoy, était avant tout une Black, et l'héritier des Black était Harry, grâce aux legs de Sirius. Narcissa n'avait donc plus de droit sur le patrimoine de sa famille, et ne pouvait gérer les affaires des Malfoy. La société sorcière était machiste, et bien que les choses étaient en train de changer, la place des femmes était toujours en dessous de leur mari. Au grand dam de nombreuses sorcières de leur génération qui s'indignaient devant ce comportement si moyenâgeux. A Draco, donc, de prendre à son tour le titre de Lord Malfoy.
- Tu prendras bien un thé, Théo ?
Le châtain acquiesça, soulagé de voir que Draco prenait cela avec le sérieux qui lui était demandé.
- Pansy ne l'exprime pas, mais je sais que tu lui manque un peu trop.
Théo retroussa son nez et grimaça :
- Je suis conscient du fait que je ne passe pas assez de temps à La Villa, mais ces derniers mois ont été épouvantables. Il y a encore des dizaines et des dizaines de fanatiques de Voldemort au dehors, et il devient de plus en plus difficile de les localiser puis de les attraper.
Draco claqua la langue dans un son réprobateur.
- On sait bien tout ça. C'est pourquoi elle ne te reproche rien.
Sur ces mots il s'approcha de la porte, la déverrouilla et s'effaça pour laisser passer son ami. Ils descendirent au rez-de-chaussée et se dirigèrent vers la salle à manger, dans laquelle une gigantesque table était dressée, regorgeant de mets appétissants. Luna, Ginny, Alicia et Pansy étaient attablées, et cette dernière se leva avec calme lorsqu'elle aperçut Théo dans l'encadrement de la porte. Elle se dirigea vers lui d'une démarche lente, presque menaçante et Draco put presque entendre Théo déglutir. Le blond cacha un sourire qui insistait pour sortir. Pansy se saisit de la main de son homme, qui lui fit un léger baiser sur le haut du crâne et ils s'en furent en dehors de la pièce pour discuter en tout intimité. Draco s'avança vers les trois autres filles et les salua gentiment. Il allait s'asseoir lorsque Luna lui attrapa la main. Elle lui lança un regard grave et déclara :
- Ils sont partis.
Draco se raidit immédiatement et son regard alla se poser à travers la fenêtre qui donnait sur leur potager. Harry, Ron et Hermione étaient encore une fois partis. Où, Merlin seul savait. Ils ne partaient jamais plus longtemps qu'une semaine, mais lorsqu'ils le faisaient, ils ne prévenaient personne. Au départ, Draco s'en était offusqué, et une grosse dispute avait éclaté entre Harry et lui. Mais il avait fini par comprendre. Le Trio avait vécu des choses qu'il ne pouvait qu'imaginer, et ils avaient besoin de se retrouver seuls à seuls, certaines fois. Ils partaient souvent après un événement marquant. L'assemblée de la veille les avait bouleversés, et ils avaient besoin de s'isoler. Maintenant Draco avait appris à accepter cela, et c'est pourquoi il s'assit à côté de Luna qui n'avait toujours pas lâché sa main. Il lui offrit un pauvre sourire et demanda :
- Qui veut des pancakes ?
Un cri de joie s'échappa de la bouche des deux jeunes femmes, et une voix grave retentit dans l'encadrement de la porte :
- J'ai cru entendre le mot « pancakes » sortir de la bouche du meilleur cuisinier de La Villa. Ais-je rêvé ?
Devant eux se tenait Olivier Dubois, dans le meilleur de sa forme. Au creux de ses bras se trouvait un minuscule paquet, d'où dépassait une petite tête brune à la peau métissée. Draco sourit en avisant le père et la fille. Aries Dubois avait à peine un mois. Ginny se leva et se précipita vers Dubois lui plaquant un baiser sur la joue, et reporta toute son attention sur le bébé.
- Elle est si mignonne ma petite filleule. Ohhh oui, c'est qui le bébé à sa marraine ?
Olivier leva les yeux au ciel, et Draco laissa échapper un ricanement. Ginny était très portée sur les bébés, et elle gagatisait à chaque fois que sa filleule était dans la même pièce qu'elle. Chose qui arrivait très souvent puisque Olivier et Kate Dubois passaient la plupart de leur temps à La Villa, bien qu'ils possèdent leur propre maison. Olivier déposa avec délicatesse sa fille dans les bras de Ginny et tous deux allèrent s'asseoir autour de la table.
Draco, quant à lui, se leva bien décidé à servir à toute la tablée une tour de pancakes. Cela lui changerait les esprits, et l'empêcherait de penser au fait qu'il ne verrait pas Harry pendant une semaine.
Il attendrait son retour pour commencer à mettre en ordre les affaires de la famille Malfoy.
- Et ça, Harry?
Le jeune homme se retourna et avisa la plante qu'Hermione lui montrait. Il s'accroupit devant le végétal et caressa du bout des doigts les perles noires qui pendaient des tiges gorgées. Il eut un sourire amer et expliqua :
- Atropa Belladona. Bien joué 'Mione. Elle me sert pour fabriquer un puissant anti-douleur, et elle est très rare.
Il ajouta, beaucoup plus bas :
- Il n'est pas autorisé à en cultiver, mais je dis merde aux réglementations. Je la ferais pousser dans un endroit protégé.
Sur ces mots, il fit apparaître d'un mouvement de main lâche un petit transplantoir dont il se servit pour arracher la plante à la base de ses racines, sans pour autant l'abîmer d'un pouce. Puis, il se leva et rangea avec soin la plante dans un bocal fabriqué par ses soins, et qui approvisionnait la plante qui s'y trouvait en eau et nutriments, durant le temps de son transport.
- Dans l'ancien temps, elle était reliée à la magie noire. Mal dosée dans une potion, elle tue instantanément. Atropa fait référence à l'une des trois Moires, alors tu imagines bien qu'elle est très toxique.
Hermione regardait son ami d'un air doux. Harry avait trouvé un peu d'apaisement dans l'étude des plantes, et ses recherches avaient fait fureur dans le monde de la médico-magie. Qui plus est, il avait créé plusieurs potions dont il se servait lui même pour guérir ses patients. Il était très réclamé en tant que Médicomage.
Harry lui offrit un petit sourire et lui tendit la main :
- Allez viens, Ron doit nous attendre.
La jeune femme s'en empara et tous deux se hâtèrent de retrouver leur ami qui avait entrepris de planter leur tente.
Ils étaient dans la forêt de Dean.
Mais cette fois-ci, ils étaient à trois, la guerre était finie, et le sol était recouvert de multiples fleurs blanches qui apaisaient leurs maux.
- Ici, espèce d'Hippogriffe déplumé !
C'était Ginny qui hurlait à plein poumon en direction d'Alicia Spinnet. La blonde lui envoya un regard furieux et lui balança avec force le Souaffle rouge qu'elle tenait dans ses mains. Ginny se pencha autant qu'il lui était permis sur son balais et jeta la balle tel un boulet de canon en direction d'un cercle. Dubois, qui était devant les buts, se mit brusquement à plat sur son balais en direction de la balle, et l'effleura du bout des doigts, changeant sa trajectoire de quelques millimètres, mais qui suffirent à empêcher la balle de passer dans le cercle.
Un sifflement aigu retentit, sifflant le début d'une pause bien méritée. Dubois descendit rapidement vers le sol et s'approcha de Ginny qui s'était allongée au sol, les bras en étoile de mer, la respiration sifflante. L'homme tendit une main à la rouquine qui l'attrapa en lui tirant la langue :
- Tu l'as arrêté seulement parce que tu as trop l'habitude de me voir tirer pendant les entraînements.
Dubois fit un vague signe de la main en levant les yeux au ciel. La jeune femme était trop fière pour son propre bien. Mais il était vrai que faisant parti de la même équipe de Quidditch d'Angleterre, les deux partenaires connaissaient la façon de jouer de l'autre sur le bout des doigts.
- Weasley !
Un grondement sourd avait retentit à l'autre bout du terrain de Quidditch de La Villa. Ginny se retourna vivement, un air un peu piteux sur le visage. Son interlocutrice n'était autre qu'Alicia qui s'avançait vers elle d'une démarche rageuse.
- A quel moment t'est-il apparu opportun que m'insulter me ferait agir plus vivement ?
Ginny jeta un regard en coin suppliant vers Olivier qui croisa les mains dans son dos et s'éloigna des deux femmes d'un pas rapide, sifflotant innocemment. Ginny reporta donc son attention vers la belle blonde qui avait posé les mains sur ses hanches dans une belle imitation d'une Mme Weasley en colère et Ginny se demanda si Alicia n'avait pas trop fréquenté sa mère.
- Allez, Lys', il est vrai je n'aurais pas dû dire ça, mais admets qu'ainsi tu m'as lancé le Souaffle un peu plus rapidement.
- Ecoute Weasley, on est pas dans un de tes entraînements à la con. C'est un match amical. A-mi-cal. On est d'ailleurs que cinq à jouer, il n'y a même pas de compétition. Alors redescends d'un cran. Parce que j'en ai marre d'être traitée comme une moins que rien dès que l'on se met à jouer au Quidditch avec toi.
Sur ces mots, Alicia s'en fut d'un pas rageur tandis que Ginny levait les yeux au ciel. La rouquine sentit qu'on s'appuyait sur son épaule et elle tourna la tête pour tomber nez-à-nez avec son frère. Le jeune homme fit un geste de la tête en direction d'Alicia et demanda :
- Qu'est-ce qu'il lui prend ?
Ginny soupira et passa un bras autour de la taille de Georges :
- On s'est disputé hier. Maintenant elle prend chaque phrase que je prononce comme une déclaration de guerre.
- A propos de quoi vous vous êtes disputées, si ce n'est pas trop indiscret ?
Ginny passa une main lasse dans ses longs cheveux maintenant détachés. Elle soupira et enfouit sa tête dans le torse de son grand frère.
- On parle d'adoption depuis quelques temps. Hier, je me suis rétractée, je ne me sens pas prête. Elle m'en veut, cela faisait plusieurs mois que j'avais accepté, et elle avait commencé à entamer des démarches.
Georges resta muet d'étonnement. Il savait qu'Alicia et Ginny étaient très matures, et plus prêtes que n'importe qui à devenir parents, mais il ne pensait pas qu'elles souhaitaient faire cela si tôt.
- Tu lui as exprimé clairement ce que tu ressentais, Gin' ? Si tu lui dis que tu ne te sens pas prête, si tu lui dis la vérité, je suis sûre qu'elle comprendra.
Ginny soupira et se détacha de son frère. Elle attrapa son balais et l'enfourcha, fit un baiser sur la joue du rouquin et décolla en direction d'une furie aux cheveux blonds comme les blés.
- Mais enfin Ronald, c'est pas comme ça qu'on fait un feu !
- Mais 'Mione, tu le faisais bien, toi !
- Mais c'est un feu MOLDU que je t'ai demandé de faire, pas une flamme bleue dans un bocal !
Les deux amis se disputaient gentiment à l'extérieur de la tente plantée, et Harry, adossé contre un arbre à proximité, les regardait songeusement.
Un an était passé depuis la fin de la guerre. Elle semblait si proche et à la fois si loin. L'absence des morts était pesante sur leur conscience, leur cœur. Ceux qui s'étaient battus n'avaient pas encore émergé de leur état -et Fol Oeil avait eu raison- de vigilance constante. Du moins, pas tous. Les plus touchés étaient ceux qui avaient été au cœur même des affrontements. Le Trio avait plus de mal que quiconque à s'en remettre. Mais le temps cicatrisait tout, même les pires douleurs.
Harry se leva et d'un mouvement absent de la main, fit apparaître une boite d'allumettes. Il la tendit à Ron qui avait arrêté d'invectiver Hermione lorsqu'il avait vu son meilleur ami s'approcher d'eux. Le rouquin l'ouvrit et leva un sourcil sceptique :
- Que veux-tu que je fasse avec ces petits bâtons, Harry ?
- Ce sont des allumettes. Ça allume un feu.
- Je veux bien te croire, mais il faut que tu me donnes du feu, sinon je doute que ces allumtetes prennent feu. C'est une invention moldue mec, ça s'enflamme pas tout seul.
Harry regarda Hermione pendant un instant, puis tout deux laissèrent échapper un rire communicatif. Ron croisa les bras, mécontent que l'on se paye de sa tête à propos de quelque chose qu'il ne pouvait de toute façon pas connaître. Harry s'essuya un œil avec le dos de sa main puis attrapa une allumette qu'il tînt de manière à ce que Ron puisse voir chacun de ses gestes.
- Tu prends ton allumette, Ron, pas allumtete, et tu passes l'extrémité rouge sur le côté de la boîte rapidement.
Il exécuta ses dires, et l'allumette s'enflamma sous le regard ébahi de Ron.
- A-attends, q-que... Mais c'est génial ! Les moldus ont créé du feu en boîte !
Le fou rire repartit de plus belle et Harry et Hermione passèrent leur soirée à regarder avec amusement Ron vider consciencieusement boîte d'allumettes sur boîte d'allumettes. Sa conclusion fut la suivante :
- J'en parlerais à papa. Du feu en boîte... Ces moldus sont des génies !
- La poule, Luna, attrape la poule !
Draco s'époumonait à l'attention de la dernière des Lovegood, qui elle-même courrait courbée au possible, les bras tendus vers l'avant dans le but d'attraper une jolie poule brune qui filait à vive allure en dehors du poulailler.
Un Neville ébouriffé apparut de nulle part, et se figea un instant en avisant sa femme, débraillée et hurlant de douces insanités à l'attention d'une poule qui caquetait avec rage en espérant échapper à sa poursuiveuse.
La blonde avisa son homme du coin de l'œil, et contrairement à ses habitudes, lui ordonna d'une voix sèche :
- Londubat, si tu ne coinces pas cette poule, je refuse de partager mon lit avec toi pendant deux semaines ! Tu m'entends ? Deux semaines !
Le ton employé par sa femme, habituellement si douce et lunatique, lui fit ouvrir grand les yeux. Mais la menace de la blonde raisonnait fortement dans son esprit. Il réagit alors à l'instinct et se jeta sur la poule qui passait près de lui. Avec des gestes dignes d'un rugbyman, il plaqua la poule au sol et celle-ci arrêta bien vite de se trémousser, vaincue.
Neville se remit sur pieds, la poule dans un bras, l'autre frottant vivement son pantalon poussiéreux. Luna arriva vers lui dans une démarche dansante et lui claqua un bruyant baiser sur les lèvres tandis qu'elle récupérait la poule avec douceur :
- Mon fermier à moi.
Et elle s'en fut en direction d'un Draco torse-nu qui s'affairait à bécher le sol du potager. La blonde lui mit d'office la poule dans les bras tout en chantonnant :
- Voilà ta prisonnière, Draco Malfoy. Fais-en bon usage.
Et elle repartit en direction de son mari qui, une main sur la nuque, essayait toujours de comprendre ce qu'il venait de se passer. Luna lui attrapa la main et s'en fut vers La Villa. Mais brusquement, elle s'arrêta et tourna le tête légèrement, en direction de Draco :
- Cela fait quatre jours. Ils seront là demain.
Sur ces mots, elle entraîna Neville à l'intérieur de la maison, laissant Draco et la poule seuls dans le potager.
Tout en déposant doucement l'animal dans le poulailler, Draco se demanda comment Luna pouvait savoir que le Trio allait rentrer le lendemain. Mais il se souvint rapidement que Luna étant Luna, elle savait de nombreuses choses que personne ne savait.
Un grincement, puis un autre. Quelques chuchotements étouffés, des paroles murmurées. Draco se retourna dans son lit, le sommeil le quittant instantanément. Avec la guerre, il avait appris à être à l'affût du moindre bruit, qui pouvait être annonciateur d'une source de danger. La guerre était passée, mais les habitudes avaient la vie dure.
Le blond calma son cœur qui s'était mis à battre un peu trop violemment.
La porte de sa chambre s'ouvrit et une silhouette se détacha dans la pénombre. Les cheveux en bataille qu'il aperçut le rassura quant à l'identité du nouvel arrivant.
Harry, n'ayant pas remarqué que Draco s'était réveillé, entreprit de fermer la porte après avoir adressé un signe à Hermione qui faisait de même à l'autre bout du couloir. Le brun enleva ses habits, et attrapa un vieux jogging dans l'armoire qui grinça malgré sa discrétion. Il l'enfila puis se glissa sous les draps, et sursauta lorsque Draco l'attrapa pour le caler contre son torse. Le blond enfouit sa tête dans le cou de son homme et murmura d'une voix endormie :
- Où... ?
Harry serra un peu plus fort la main du blond qui s'était enroulée contre son ventre et murmura en retour :
- La forêt de Dean.
Draco grogna pour montrer qu'il avait comprit et ne pipa plus un mot. Harry attendit quelques minutes, puis la respiration du blond devint de plus en plus régulière.
Les yeux grands ouverts dans le noir de la nuit, il laissa son corps s'apaiser.
Deux minutes plus tard il avait rejoint Draco dans les limbes du sommeil, ses troubles et ses peurs s'étant une nouvelle fois évaporés après son escapade au beau milieu de la nature.
RAR:
Cassandrya: Coucou ! Heureuse que le début t'ait plu ! Oui j'ai l'habitude d'écrire toujours des personnages "abîmés" par la guerre, comme tu le dis si bien. Car de toute façon, on ne sait pas vraiment comment ont vraiment réagis les personnages pendant les 19 ans non décrits dans le 7 ;) Merci beaucoup en tout cas !
Amista: Coucou ! Merci, merci beaucoup d'être toujours là parmi mes revieweurs, ça me fait vraiment plaisir ! Heureuse que tu trouves ça prometteur ahha ! J'espère que cette suite te plaira aussi ^^
Elendil:Coucou, merci ! Je suis contente que tu aies aimé le premier chapitre. Je ne sais pas encore si j'expliquerais la façon dont ils sont devenus amis/amoureux etc, mais si ça intéresse vraiment, je pense que je pourrais faire quelques flash-back ou explications là-dessus ! Je verrais selon ce que vous préférez vous, tant que les chapitres ne sont pas finis d'être écrits ! Oui, dans cette histoire, le ministère de la magie n'est pas des plus... amical. Ni ces hypocrites de sorciers ahaha ! J'espère que tu auras aimé la suite ^^ A bientôt !
A dans quelques temps pour le chapitre 3, merci à tous !
Sorcièrement vôtre,
Mylush
12/05/2017
