Oyez brave gens, nous sommes de retour
Résumé : Que croyez-vous ? Que l'on puisse échapper au mariage arrangé juste parce que l'on se nomme Sirius Black ? Et bien sachez que vous divaguez totalement ! Un James amoureux, un Remus défaitiste, un Peter dénigré et un Sirius orgueilleux. Esther en fera voir à ce dernier des vertes et des pas mures, n'en déplaise à Remus.
Rating :T
Remerciement : Bien évidemment, il faut remercier Miss Matoo et Miss Patate, pour leurs aides non négligeables.
Warning :Ni Remus, ni Sirius, ni James, ne nous appartiennent, puisqu'ils appartiennent déjà à Joanne Rowling. (Même si ça ne nous dérangerait pas plus que cela, hein.)
Auteur : Nous.
IMPORTANT : Ceci est le dernier chapitre de cette partie, dites nous si voulez une suite ! un grand merci à Lia-Sail pour ses commentaires.
On vous avait promis un happy ending ... le voici;). bonne lecture
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Chapitre 11 : Happy Ending
de Mika
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Happy ending
2 Décembre 1969 :
Les flocons de neiges s'abattaient contre les vitres de la chambre de la fillette. La pièce était plongée dans l'obscurité, jusqu'à ce que l'elfe allume les bougies et la cheminée. La petite avait défait ses tresses, et ses cheveux lui tombaient le long du dos, jusqu'à ses fesses un peu plates. Les tâches de mercure lui donnaient l'impression d'avoir autant de grains de beauté de plus. À la lueur des flammes, ses épaules blanchâtres et maigrelettes contrastaient avec sa robe gris anthracite, et ses yeux brillaient. Elle ne se trouvait pas si moche que cela, après tout. Elle était atypique et, oui, certes un peu squelettique, mais elle avait vu dans les magazines de maman que les femmes cherchaient à être très maigres : pour elle c'était chose faite. Ce matin elle avait demandé à ses parents si on pouvait la considérer comme jolie, on lui avait répondu qu'elle n'était ni belle ni laide. Esther savait ce qu'elle n'était pas, mais de là à savoir ce qu'elle était, il y avait un grand pas. James lui avait dit une fois, énervé, qu'être trop intelligent rendait les gens laids, mais elle n'avait pas bien saisi la logique. Sirius quant à lui, avait dit qu'elle ressemblait à une asperge en étant si grande. Elle s'était dit le jour des fiançailles, qu'il ne fallait pas écouter Sirius, ce n'était qu'un imbécile sans jugeote et donc selon la logique de James, c'est pour cela qu'il était beau. En fait James n'était pas bête. Regulus était moins beau, mais plus intéressant, cela se prouvait par A + B. Isobel est chanceuse, elle ne voit jamais son fiancé, et puis papa a dit qu'il ressemblait à un hibou. Un hibou n'est pas spécialement beau, donc Gabriel devait être un peu intelligent. CQFD.
2 Avril 1970 :
Gabriel est mort ce matin, c'est papa qui l'a dit, d'une maladie du sang apparemment. Isobel ne pleure pas. Elle n'a même pas l'air triste en prenant le goûter avec Esther dans le petit salon. Esther pense qu'elle serait quand même triste si Sirius venait à mourir, peut-être qu'elle ne pleurerait pas, mais elle aurait au moins l'air triste. La jeune blonde était muette au-dessus de sa tasse de chocolat chaud, qui ne fumait plus depuis quelques minutes. Maman passa près d'elle et refit le nœud dans ses cheveux, Isobel la remercia d'un petit sourire puis retourna à l'observation de son chocolat.
2 Septembre 1971 :
L'excitation de la première rentrée s'estompant peu à peu, les quatre jeunes filles s'étaient recluses dans leur chambre comme demandé par leur préfet, un grand calme régnait dans la pièce. Personne ne voulait vraiment commencer une conversation, alors elles se limitaient à 'je prends la salle de bain' ou 'bonjour comment tu t'appelles'. Isobel était allongée sur le lit d'Esther, ou plus directement, sur son amie, qui lisait paisiblement de vieux contes qu'elle avait trouvés dans sa bibliothèque avant de partir. Isabelle se démêlait les cheveux avant de se coucher et Adélaïde lisait quelque chose qui avait l'air particulièrement désopilant.
« Qu'est ce qui te fait rire comme cela, Adélaïde ? Demanda Isabelle en commençant à ranger ses affaires dans la commode.
- Mon fiancé m'a envoyé une lettre. Répondit la jeune fille hilare.
- On voit cela, répondit amèrement Esther sans lever le nez de sa lecture.
- Vous ne pouvez pas savoir à quel point il est drôle, vous êtes fiancées vous aussi ? Interrogea l'allemande. Ses colocataires ,un peu refroidies par l'indiscrétion de cette dernière, lui répondirent un peu sèchement.
- Je n'en ai pas.
- Je n'en ai plus.
- J'ai un labrador.
- Pardon ?
- Laisse tomber, tu ne veux pas savoir. » Et toutes se remirent à leur tâche, sans prêter plus d'attention que cela à Adélaïde et son sourire niais aux lèvres.
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Après qu'elles se soient brossée les dents dans un silence lourd, elles se glissèrent dans leur chemise de nuit et à l'heure où elles auraient dû s'endormir, Esther monta sur le lit d'Isobel.
« Esther… Qu'est ce que tu fiches ?
- Je vais pas réussir à dormir je stresse trop, et puis Sirius m'a dit que les allemands, ça ronflait et elle dort juste à côté… Allez s'il te plait ?
- Ok, mais tu parles, tu pètes ou tu ronfles et c'est retour dans ton lit.
- D'accord… » la jeune fille se pelotonna entre les bras que son amie lui ouvrait, et mâchouilla son col de chemise de nuit. Elle ne ferma les yeux que très tard dans la nuit.
6 Février 1976 :
En cette froide journée de fin d'hiver, Remus croyait qu'il allait passer une bonne journée… Que nenni.
« Remus, comprends-le, après il n'y aura plus rien. Nada. » Cette seule phrase l'acheva. Alors, oui certes, il y avait un contexte à celle-ci. Mais mise dans son son contexte, il trouvait la phrase d'autant plus sordide.
Le jeune homme était assis sur le vieux canapé défraîchi marronnasse qui gisait en plein milieu de leur salle, les mains sur les genoux, hébété face à la conversation. Durant un instant Esther aurait juré avoir vu un merlu sur le canapé.
- Mais ça je l'ai compris, ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi tout ceci n'a pas été annulé depuis des lustres. Je ne comprends pas comment Sirius et toi avez pu laisser passer cela, ça m'est totalement aberrant. Je ne le comprenais pas à 14 ans et je ne le comprends toujours pas !
- Parce que tu crois qu'on s'est tourné les pouces ? Tu crois qu'on n'a rien fait ? Mais tu te mets le doigt dans l'œil jusqu'au coude ! Est-ce que tu t'y connais en droit matrimonial magique maintenant ? Je ne crois pas. Alors ne dis pas que l'on n'a rien fait. Tu ne sais juste pas. J'ai lu tous les livres possibles et imaginables sur le sujet, Sirius a tout fait pour que sa famille le déshérite. Alors tais-toi, tu ne sais rien, Remus. La seule chose que nous n'ayons pas essayé, c'est de s'enfuir, mais premièrement, par les temps qui courent ça n'aurait servi à rien, et puis le contrat stipule que je dois me marier à l'héritier Black, le second stipule que c'est actuellement Sirius, mais s'il venait à être déshérité c'est le premier qui serait valide, et donc je me serais retrouvée fiancée à Regulus. Trouves-tu cela mieux ? Tu n'as pas toujours tout su.
- Ça, je l'avais remarqué depuis le temps.
- Remus, ma seule offre tu la connais ; un amour à durée déterminée.
- C'est immonde.
- La vie est immonde, mon petit Remus, elle est injuste et pourtant je n'ai jamais pensé à me suicider. La vie c'est aussi paradoxale »
9 Avril 1978 :
D'un pas lourd et contrarié, Esther pénétra dans la salle commune. Elle rejoignit le canapé sur lequel était assis James, qui semblait pris dans une lecture passionnante (ou des photos passionnantes). Elle laissa tomber ses affaires au sol avant de s'effondrer sur le canapé telle la crêpe qu'elle était.
Son ami, amusé par tant d'enthousiasme et de gaieté, lui demanda sur un ton mielleux :
« Alors, c'était comment ?
- Une horreur, j'ai passé une journée entière avec ma mère et Walburga pour me trouver une robe de mariée, c'était atroce !
- Pourtant en général tu aimes faire les boutiques.
- En général je ne vais pas m'acheter une robe pour un mariage auquel je n'ai aucunement envie d'être l'un des élément principaux avec ma mère et Walburga en temps de guerre. J'ai connu plus drôle.
- Oui, effectivement. "
Tout en souriant il retourna à son ouvrage, laissant à ses côtés la demoiselle gémir.
1 Juillet 1978 :
Penchés sur de grands papiers blancs recouverts de belles écritures calligraphiques, Remus et Esther lisaient silencieusement, assis côte à côte.
Ce fût Esther qui brisa le silence en redressant la tête vers son homologue et tentant de décrypter ce qu'il y avait écrit sur son papier par dessus son épaule.
« Alors, combien ?
- Optimal partout sauf en métamorphose et en potion, et toi ?
- Optimal partout sauf en potion… Socrate, laisse-moi… Je ne suis pas un arbre à chat.
- Socrate, casse-toi !
- Ton chat te fuit à cause de ta coupe de cheveux, d'ailleurs tu te les couperas à ton mariage ?
- Mais bordel, laissez ma coupe de cheveux tranquille, merde ! Moi vivante, je n'aurais pas une autre coupe de cheveux !
- Tu es bien catégorique …»
La discussion se termina ainsi, la demoiselle n'eut pas le temps de répliquer que son compagnon avait commencé à l'embrasser. Elle se débattit un peu, pour la forme, puis elle se laissa faire, consciente que ces moments n'existeraient bientôt plus.
14 Juillet 1978 :
Assis à califourchon sur un chaise, Sirius observait sa future femme en pleine réflexion sur le plan de table, il ne semblait pas lui convenir. Seulement ils ne pouvaient plus le changer. Alors qu'elle était concentrée et surtout contrariée, il se dit que le petit pli entre ses sourcils froncés était mignon, puis il réalisa qu'après trois mois de mariage ce petit pli lui serait détestable.
Il souffla, elle ne releva pas la tête, continuant à se tourmenter devant ces tables mal organisées comme s'il n'était pas là.
« On est vraiment obligés d'y aller ?
- Je crois qu'à notre mariage, notre absence sera remarquée. »
Elle ne l'avait pas regardé mais le petit pli était devenu plus profond. Il le détestait déjà et il n'était même pas encore mariés.
27 Avril 1978 :
D'un pas rapide, Sirius avait rejoint la cour du fond. Il aperçut aux côtés de la chevelure rousse, la tignasse fortement reconnaissable de son ami, sur lequel il sauta sans ménagement.
« James !
- Bah Patmole qu'est-ce que tu as ?
- Joyeux anniversaire mon Cornedrue… Non Evans c'était le mien avant d'être le tien, tu patientes deux secondes et je te le rends. »
Il lui tendit un petit paquet avec un clin d'oeil. Et repartit tout aussi vite qu'il était arrivé.
31 Mars 1978 :
Remus était allongé sur le canapé, les pensées dans le vague, tandis qu'il jouait à faire voler un petit avion en papier au dessus de son visage avec sa baguette. Les pirouettes de son bolide de fortune lui permettaient de ne penser à rien, tout ce dont il avait besoin pour le moment.
« Remus ! Tu as du courrier !
"… Esther Walsh & Sirius Black vous convient à leur mariage le 14 Juillet…"
- Même si je ne supporte pas ces gens, vas-y, tu t'en voudrais de ne pas y aller, ça ne tombe pas un lendemain de pleine lune ?
- Non non…
- Que se passe-t'il les garçons ? Qu'est ce que tu as reçu Remus ?
- Rien maman. »
Il attrapa l'invitation que lui tendait son père, marmonna une excuse pour se retirer et partit en direction des escaliers. En posant son pied sur la première marche, il écrasa son petit avion et laissa couler une seule et unique larme.
14 Juillet 1978 :
« Remus ? Je ne m'attendais absolument pas à vous trouvez ici mon garçon. Dit Maximilien en trouvant le jeune homme adosser à la porte de ses waters.
- Si je vous cherchais, ce ne serait pas là que j'irai. renifla t-il.
- Vous n'avez pas le moral vous… Attendez cinq minutes. Le grand homme rentra dans les lettrines et en ressortie deux minute plus que ce passe-t'il pour que vous fassiez cette tête ?
- Oh rien ne vous inquiétez pas…
- Vous en trouverez une autre, ce n'est pas bien grave…
- Si vous saviez, pourquoi avoir posé la question ?
- C'était par politesse. À ce que j'ai compris vous êtes un garçon non dépourvu d'intelligence, vous trouverez un bon travail, une femme qui vous aime et vous aurez dans une cinquantaine d'années, je vous l'espère, des petits enfants qui courront partout en mettant un capharnaüm sans nom dans votre bureau. C'est le mieux que je puisse vous souhaitez, mon garçon. Vous êtes à gryffondor ? Ce n'est tout de même pas une amourette de jeunesse qui vous rendra si malheureux, hein ? Ne faites pas cette moue contrite. Êtes-vous un homme ou non ? Il y a bien mieux en se moment que de jouer les amoureux transis. Voyez la vie du bon côté, vous êtes libre, vous trouverez bien une nymphette.
- Je ne pense pas, non.
- Arrêtez de penser et foncer, Esther est mariée se lamenter ne changera pas grand chose, sachez-le. Je vois bien que cela vous peine, mais les cartes sont jouées, et on ne rejoue pas. Vous pensez bien que s'il l'on pouvait reprendre tout à nouveau, nous n'en serions pas ici. Alors maintenant retournez donc dans le jardin avec les autres, vous comme moi, ne pouvons nous permettre d'être absents trop longtemps »
Le père d'Esther repartit alors se fondre dans les fête.
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Du hall d'entrée jusqu'à la tente, le lycanthrope fixait son regard droit devant lui sans faire attention aux alentours, marcher dignement étant la seule chose lui important. Lorsqu'il était dans cet état là, il préférait se refermer sur lui même, se donner un air un peu trop sûr de lui, pour mieux se protéger. Comment pouvait-on encore aimer la vie, quand elle vous faisait autant de vacheries, se dit-il. Elle avait raison Esther, la vie est immonde, elle est injuste et pourtant il n'aurait jamais pensé à se suicider. La vie est aussi paradoxale. Plus que de la dignité, il lui fallait de l'honneur. Comment peut-on en avoir quand on est un loup garou ? Rien que cela. Arrivé à moins de 100 mètres de la tente, où il pouvait déjà discerner ce qu'il s'y passait, James vint à sa rencontre.
« Tu étais où Remus ? Je t'ai cherché. Dit son meilleur ami en lui posant la main sur son épaule.
- Je discutais. »
En silence, ils marchèrent jusqu'à ce retrouver à la table où il avait déjeuné.
« C'est étrange, jusqu'à il y a deux heures je ne croyais vraiment pas qu'ils allaient le faire ces cons.
- J'y crois toujours pas si tu veux mon avis » Répondit-il d'un ton morne.
Remus assis sur cette chaise en bois très inconfortable en bois de hêtre au côté de James, observait son meilleur ami et son ex danser. Toute la bonne société sorcière était de sortie pour ce mariage qui était apparemment le plus attendu de l'année. La tente sous lequel il était était d'un blanc éclatant qui en faisait mal au yeux, si bien qu'il préféra regarder successivement les danseurs puis ses pieds. Et plus que le couple du jour, le premier sujet de conversation était les robes. Qui avait la plus belle robe ce soir? C'était absolument la chose que voulait savoir Remus. Mais oui qui a la plus belle robe ! C'est un sujet absolument nécessaire et primordial !Le jeune homme en devenait fou, cette réception était ridicule, pleine de bonnes femmes avec une moyenne d'âge de cinquante ans, qui le regardaient de haut et qui ne cessait de parler de ces putains de robes dont tout le monde n'a rien à foutre bordel de merde !
James le regardait froncer les sourcils et s'énerver tout seul, fronça à son tour ses sourcils. Il balayait ses questions d'un revers de main, et fixa son regard sur la piste de danse. Il se dit pour la seconde fois que sa mère n'avait jamais eu autant raison, et plus que tout, il n'aurait jamais dû tomber amoureux de la femme d'un autre homme.
Fin
Comme dit au début, cette partie est fini. Nous en avions trois en tête, mais nous pensions qu'elle pouvait se finir aussi comme cela. Dites nous votre avis en commentaire.
... Et oui on sait on vous à un peut troller sur le "happy ending", mais qui-sait, si ça se trouve, notre "happy ending" se trouve à la fin de la troisième partie ;)
