Chapitre 6 :
- Bien ! Alors vous écrivez le théorème que je note au tableau ; "Soit f une fonction définie sur un intervalle de borne couverte a et Cf sa courbe représentative. Si la limite de f est infinie quand x tend vers a ( x supérieur à a ou x inférieur à a selon l'intervalle), alors la droite..." Nicolas, vas-tu te taire ?!
Oui Nicolas, vas-tu te taire ? Tu parles sans cesse, tu rigoles avec tes potes, mais tout le monde sait que tu veux juste que Marie te remarque. Que c'est ennuyant, pathétique. Je suis fatigué. Fatigué de cette classe d'abrutis, persuadés qu'ils sont adultes et responsables, mais qui viennent pleurer dans les jupes de leur daronne pour avoir leur argent de poche malgré leurs notes désastreuses. Fatigué de ces professeurs convaincus d'être cool, à la "mode", mais dont les élèves crachent dessus dès qu'ils ont le dos tourné. Fatigué de ces cours, longs, répétitifs, de ces théorèmes incessants, de ce qu'on pourrait apprendre en une heure mais qui prend une semaine à cause de tous ces foutus Nicolas.
La tête tournée sur la gauche, calée contre ma main, j'observe les nuages à travers la vitre. Ce n'est pas nouveau que je me désintéresse de l'enseignement scolaire. Mes professeurs n'osent rien me dire, ils préfèrent me laisser rêvasser au fond de la classe. De toute façon, ce qui se passe dehors est bien plus attirant. Ces grandes tâches blanches ou grises, cotonneuses ou brumeuses, voyageant dans le vaste ciel bleu. Certaines personnes trouvent que les nuages sont synonymes de mauvais présages, parce qu'elles cachent le soleil. Seulement, pour quelqu'un qui a toujours vécu en Bretagne, j'ai toujours trouvé ces immenses traces élégantes et majestueuses. A leur manière, elles habillent le ciel. Petit, mes parents m'emmenaient souvent voir la mer. Parfois, nous partions avec Mikasa et Armin. C'est d'ailleurs de là que mon ami tient son amour pour l'océan. Allongés sur le sable froid des plages bretonnes, il observait la mer, moi le ciel. Ma mère aussi se passionnait pour l'azur. Elle y voyait la liberté, comme chez les oiseaux. Ensemble elle et moi, habillés d'au moins un jean et un ciré jaune pour nous protéger du vent, nous observions les nuages.
"Une femme avec un chapeau."
"Un hippocampe."
"Où ? Ah j'ai trouvé ! Un écureuil et sa noisette."
"Oh oui il est beau ! Un dromadaire."
"Un dromataire ?"
"Un dromadaire. C'est un chameau avec une seule bosse sur le dos."
"J'en ai jamais vu..."
"C'est parce qu'il n'y en a pas en Bretagne mon chéri. Mais je te promets qu'un jour, nous irons en voir."
"Dans un zoo ?"
"Non mon cœur. Encore plus incroyable que ça. Tu verras, nous partirons voyager. Je veux te montrer toutes les beautés de ce monde."
"Ils sont où les dromadaires maman ?"
"On peut les trouver en Afrique ou en Australie."
"Papa pourra venir ?"
"Seulement s'il est sage... Sinon, on pourra toujours le laisser là-bas."
Ma mère et moi partons dans un fou rire. Je lui saute dessus et elle m'entoure la taille de ses bras. De mes petites mains, je viens encadrer délicatement ses joues. Sous ma paume et mes doigts glacés, je peux sentir l'éternelle chaleur de ma mère. Droit dans les yeux, le plus sérieux du monde, je lui dis :
"Je t'aime maman."
Ses lèvres s'étirent dans un immense sourire, et tout son visage rayonne. Elle est belle ma maman.
A ce jour, je n'ai encore jamais vu de dromadaire. Encore une promesse que ma mère ne pourra pas tenir. Pourquoi je me souviens de ça maintenant ? Je devais avoir cinq ou six ans peut-être... Je soupire et mes paupières tressaillent, prenant conscience que je les avais fermées. Ça arrive souvent, lorsque je me remémore un des nombreux souvenirs que je partage avec elle. Ça et de lentes inspirations. J'oublie ce qui se passe autour, tout mon être est calme, détendu. Mes douleurs font si peu de bruit pendant ces souvenirs, que je peux parvenir à croire qu'ils n'existent plus. J'entends encore son rire mélodieux, à quel point il était communicatif. Je revois ses grands yeux marrons, émerveillés sur le monde, mais qui pouvaient rapidement partager son inquiétude sur ce dernier. Surtout quand il s'agissait de moi. Si elle n'était pas à mes côtés, son angoisse se décuplait à vitesse grand V. Parfois quand je me concentre, j'arrive à sentir sa peau sous mes doigts. Lisse, douce, chaude. Très peu d'imperfections, hormis son visage, où quelques rides se sont forgées, dut à la fatigue et à la crainte.
Puis je rouvre les yeux. D'un coup, les nuages m'enchantent moins. Je tente en vain de me focaliser sur le cours, mais par chance la sonnerie retentit et je sors nonchalamment de la salle, malgré l'envie pressante de m'enfuir à l'extérieur du lycée. Cette journée m'a semblé interminable. Le professeur de maths nous a rajoutés une heure après l'SES. A mon plus grand plaisir bien entendu... A peine ai-je dépassé la grille de l'établissement que je sors mon paquet de clopes et m'empresse d'en allumer une. Une fois le filtre entre les lèvres, j'inspire et expire la fumée, en prenant tout mon temps, comme si je respirais de l'air pur après une journée à Pékin. Je sais que cette merde me tuera, donc au moins en profiter avant l'agonie. Arrêter serait trop simple, ce n'est pas amusant. Ou trop difficile, qui sait ? Toujours la cigarette coincée entre les lèvres, je décide de rejoindre l'arrêt République à pied, là où j'ai normalement un changement de bus. Du lycée jusqu'à l'arrêt, j'en ai pour 45 minutes à pied. Parfait, exactement ce dont j'ai besoin. Je passe avenue Brequigny, puis rejoins la rue de Nantes. Je la longe en passant devant le foyer rennais, prends le boulevard de la Tour d'Auvergne, tourne avant la rue Thiers pour prendre la rue Tronjolly, pour finir par la rue Nesmours. Les pas et les minutes s'enchaînent, j'arrive à République sans même m'en rendre compte. Ici, entre les bus et les commerces, la foule est grande. Des gens se bousculent, pressés. D'autres prennent le temps d'observer l'architecture en levant les yeux, s'emmêlant parfois les pieds. Ils sont nombreux, seuls, déboussolés, chahuteurs, fatigués, stressés. Pour ma part, je reste debout, neutre, adossé à un poteau en attendant mon bus.
Perdu dans mes pensées, ou peut-être camouflé par la population, je ne prends pas conscience d'une présence particulière derrière moi. C'est elle qui m'a anesthésié du monde extérieur, tant j'étais perdu dans mes tourments. "Bats-toi, laisse tomber, attends de voir comment ça se passe, laisse couler, pardonne pas..." Pourtant, cette personne est restée loin de moi et de mes état d'âmes. J'étais imperméable au monde autour, une fois que les crampes de mon cœur ont daigné s'éteindre. Ce qui n'était pas prévu, c'était qu'un sentiment extérieur viennent me sortir de ma torpeur. La nostalgie. Et oui maman, c'est grâce à toi. Ça fait mal, évidemment. Se souvenir de promesses à jamais inaccomplies. Pourtant, ça m'a rappelé ce qu'était de perdre vraiment quelqu'un qui compte, qu'on aime. La nostalgie et 45 minutes de marche m'ont fait admettre quelque chose d'essentiel. Levi ne compte pas. Pas encore du moins. Je ne l'ai pas perdu. Comme l'a dit Armin, il a une vie avant moi. Je ne peux pas m'estimer et l'estimer comme important après seulement trois semaines. Il ne s'est rien passé. Ainsi, si je veux garder une complicité, je ne dois pas me laisser aller à de futiles émotions d'adolescents rêveurs et idéalistes. Aller à son rythme. C'est bien, sage décision. Se faire discret quand il faut, rire quand il le permet. C'est sur ces pensées qu'une voix familière se fait entendre derrière moi.
- Bonjour gamin. Je suis en voiture, je te ramène ?
Je me retourne vers, bien évidemment, mon professeur. Les cheveux noirs jais, des cernes sous les yeux, la bouche fine, close. Indéniablement toujours aussi beau. Les mains dans les poches de son manteau noir en laine, il donnerait l'impression d'être totalement apathique, presque ennuyé. Mais ses yeux ne trompent pas. Il redoute ma réponse. Alors avec un léger sourire en coin, je lui réponds :
- *Avec plaisir.*
OoooO
Après avoir rappelé à Mikasa que je suis majeur et que je peux me promener librement dans Rennes sans son autorisation, mais qu'au moindre problème, bien évidemment je l'appellerai, ma précieuse grande sœur me laisse sortir de la voiture. Malgré la pluie, je reste plusieurs minutes sur le trottoir à saluer la brune, simplement protégé d'un parapluie. Une fois qu'elle s'est suffisamment éloignée, au lieu de pénétrer dans l'imprimerie comme à mon habitude, je remonte la rue jusqu'à une banque BNP Paribas, pour déboucher sur une nouvelle rue. Je la longe, puis au premier carrefour, repère un magasin "Minelli". Une fois devant cette boutique, je trouve sur sa droite une grande porte marron bois vernis, avec sur le mur l'interphone et les boutons nécessaires pour faire un code. Je contemple l'immeuble quelques instants. C'est ici qu'habite Levi.
Le trajet est silencieux. Levi, les deux mains sur le volant, reste concentré sur la route. Il se contente de léger regard dans ma direction quand je lui donne des infos sur la prochaine rue à prendre. On a sûrement des choses à se dire lui et moi, mais l'un comme l'autre ne savons pas par où commencer. Et de toute façon, c'est difficile de se parler sachant qu'il ne peut pas me regarder. J'attire son attention d'un petit coup sur l'épaule.
- *Le portail bleu.*
Il se gare à proximité.
- C'est là que tu habites ?
- *Non, c'est le petit immeuble juste en face, mais c'est plus simple pour se garer.*
- Je vois...
Je ne sors pas de la voiture, et il ne me fait aucun signe laissant penser qu'il veuille que je m'en aille. Pourtant, on ne se dit rien. Une dizaine secondes passent avant que Levi ne reprenne :
- Il n'y a pas cours demain.
D'un regard interrogateur, je lui fais signe de poursuivre.
- C'est... compliqué. En gros je n'ai pas accès à l'atelier. Je comptais envoyer un mail à tout le monde une fois rentré chez moi, mais comme tu es là... On ne se verra avec la classe que mercredi.
Il semble aussi déçu que moi. Il y a encore deux heures je redoutais notre prochaine rencontre. Mais maintenant, savoir qu'il n'y aura pas cours demain, pas de session de portrait, me dérange.
- Ça ne veut pas dire que nous ne pouvons pas nous voir...
C'est impensable de se retrouver là. Avant hier, je ne l'avais même jamais envisagé. Je laisse un doigt figé près du bouton de l'interphone avec l'étiquette "Ackerman Levi", prenant bien le temps d'évaluer que tout ceci n'est pas un rêve, mais que c'est bien réel. Qu'aujourd'hui, je me rends dans l'appartement de mon professeur. Sous sa demande qui plus est... La pluie frappe mon parapluie avec force, sans relâche. Je l'entends taper au-dessus de moi, puis glisser le long de la toile noire pour venir s'échouer sur le sol en béton. Finalement, après une énième grande inspiration pour prendre du courage, je m'autorise à appuyer sur le bouton, en même temps que j'expire tout le dioxyde de carbone de mes poumons.
Levi a lâché ça d'une telle manière que je crus un cours moment avoir rêvé. Je regarde mon professeur qui garde la tête droite, les yeux fixant un point au loin. J'attends qu'il poursuive.
- Même si je ne peux pas faire cours, tu peux toujours venir chez moi pour quelques sessions de peinture.
Je le fixe, abasourdi par sa proposition. Est-il sérieux ? Il tourne la tête vers moi, me sondant du regard pour connaître ma réponse.
- *Chez... Chez toi ?*
- Pourquoi pas ?
Le gris de ses yeux semblent s'être adouci, puis prenant ma main, il ajoute :
- Je serais très heureux de te voir chez moi.
Inconsciemment, je me mordille la lèvre inférieure. C'est sans même m'en rendre compte que je lui donne mon accord. Levi sourit, très légèrement bien entendu, et donne ensuite les instructions :
- Je vais t'envoyer mon adresse par SMS. Ce n'est pas très loin de l'imprimerie, un peu moins de 10 minutes à pied.
- *Si tu habites si près, pourquoi es-tu toujours en retard ?* je lui demande, moqueur.
Il fronce les sourcils.
- Je ne suis pas en retard sale morveux. Je suis parfaitement à l'heure. C'est vous qui êtes tous en avance.
- *Bien-sûr. C'est juste toute la classe qui s'est passé le mot pour arriver le plus tôt possible dans l'espoir de se faire bien voir...*
- C'est la seule explication logique, dit-il en hochant la tête.
Je souris face à sa réaction. C'est rassurant de voir que je peux encore le taquiner.
- Quelle heure ?
- *Comme pour un cours normal ?*
- Ça dépend, tu comptes arriver encore en avance ?
- *Je vais éviter. Arriver avec la classe "en avance" est une chose, mais arriver chez vous, alors que vous venez probablement de vous réveiller, en avance... Non merci. L'évident fayot que je suis sait que ce n'est pas une bonne idée.*
- Tu as totalement raison. Surtout qu'en plus je dors tout nu.
Ne m'y attendant pas le moins du monde, un hoquet de surprise retentit dans la voiture, sous le sourire railleur de Levi.
- Oui ? C'est pour ? résonne une voix grave dans l'appareil.
Je tape fortement trois fois dans mes mains, puis deux autres fois mais avec un temps d'espace plus long. C'est le signe que nous avons convenu pour signaler ma présence.
- Oh ! Rentre Eren. Deuxième étage, au fond du couloir.
Une sonnerie stridente se fait entendre. Je pousse sur la porte en bois qui, bien qu'elle soit lourde, s'ouvre sans trop de peine. Je gravis une à une les marches jusqu'à arriver au deuxième étage. Au fond du corridor se trouve une porte massive en bois de couleur rouge. Le couloir comportant aucune fenêtre, il fait sombre quand j'arrive au bout. Entre le manque de lumière et le bordeau foncé de la grande porte, l'ambiance est loin d'être rassurante. Après de nouvelles longues, très longues, respirations, je m'autorise à toquer.
- Entre !
J'abaisse la poignée puis pousse le bois. A peine ai-je posé un pied sur le parquet que Levi m'ordonne de retirer mes chaussures et mon manteau avant de marcher dans l'appartement propre. Propre c'est bien le nom. Un parquet beige au sol sans aucune trace et parfaitement bien verni, un canapé marron en tissu sans la moindre tâche ou le moindre poil, une table basse sans un gramme de poussière,... Tout semble avoir été frotté et lessivé toute la nuit. Mais ce qui m'étonne le plus, c'est le mur orange derrière le meuble télé. Orange ? Ce n'est pas un peu... vif pour quelqu'un comme Levi ? Dans la cuisine, pièce séparée du salon par un comptoir, j'entends des bruits de vaisselles qui s'entrechoquent.
- Thé ?
Je me tourne vers Levi, nonchalamment adossé au comptoir, une tasse fumante dans chaque main. Je prends celle qu'il me tend en le remerciant, tout en le détaillant des yeux. Ses habituels cheveux charbons, tombant verticalement le long de son crâne, semblent cette fois-ci défier la gravité. Certaines mèches retombent comme il se doit, mais d'autres, plus frivoles, se permettent de s'envoler, parsemant sa tête d'épis irréguliers. Ses yeux gris ensommeillés sont soulignés de ses perpétuels cernes violacés. Quant à ses lèvres, habituellement rosies et humides, paraissent sèches et légèrement gercées. Le tout est étrangement harmonieux et séduisant. Ce côté naturel, sauvage, lui vont à ravir, et montre d'autant plus le fauve que je devine en lui. Mais ce qui m'a fait le plus chavirer et déglutir difficilement, c'est ses vêtements. Habillé d'un sobre jogging noir, c'est son sweat gris à fermeture éclair, ouvert à moitié, qui fait tout. Il faut savoir qu'en-dessous ce vêtement, il n'y a rien. Il laisse voir une partie importante de son thorax et le haut de ses abdos, laissant suggérer un torse parfaitement sculpté et dessiné, d'une peau pâle et lisse, à faire jalouser un ange. Bien que ses tee-shirts blancs le montrait déjà bien, là il n'y a plus de place au doute. Levi est bandant. Une fois m'être mordu la lèvre et laissé mes pensées vaquer à une suite des événements des plus délicieuses, je m'empresse de me ressaisir et de cacher mon trouble et mes rougeurs derrière ma tasse de thé. Seulement, dans l'agitation, j'avale une grosse gorgée du liquide bouillant qui me brûle méchamment la langue. Je recrache rapidement la boisson dans la tasse de céramique.
- Attention, c'est chaud.
Sans rire... Je pose ma tasse sur le comptoir et vais me rincer la langue sous l'eau froide du robinet. Pendant que j'essaie de faire passer la douleur, j'entends Levi, qui n'a toujours pas bougé, ricaner bêtement.
- *Arrête de rire ça fait super mal !* je le gronde une fois devant lui.
- T'as raison. Désolé princesse.
- *Je t'emmerde.*
- Je suis choqué. Qu'est-ce que tu peux être vulgaire !
- *Je suis une princesse des temps modernes.*
- C'est pour ça que tu ne mets pas de robe ? C'est bien dommage...
- *Parce que tu aurais aimé me voir en robe ?*
- Pourquoi pas ?
- *Ça coûte chère. Du genre... un collier de diamants.*
- Tu es une princesse de luxe.
- *Il faut bien que j'ai de quoi entretenir mon château.*
- Tu parles du petit appartement miteux dans lequel tu vis avec ta sœur ?
- *Non, ça c'est une résidence pour se camoufler dans le commun des mortels sans attirer l'intention. Je te parle de mon chalet en Suisse et de mon château en Australie.*
- Carrément !
- *C'est juste un détail...*
Levi garde le même sourire joueur sur le visage, qui fait reflet au mien. On est bien, dans son salon, à boire du thé, en rigolant l'un avec l'autre. C'est ce genre de journée que je veux, pas celle où je me bouffe les doigts avec des questions plein la tête.
- Je vais prendre une douche. Ça ne sera pas long, j'en ai pour 15 minutes maximum.
- *Pas de problème !*
- A tout de suite Princesse, me fit-il avant de partir avec un clin d'œil.
En attendant son retour, je m'installe contre le rebord de la fenêtre, avec une vue sur la rue et un carrefour. Comme Levi n'est pas là, je me permets de déboutonner deux boutons de ma chemise. De l'autre côté de la fenêtre, je peux voir les passants sortir et rentrer des commerces, monter ou descendre de leur voiture. Je peux également voir le ciel. C'est un beau ciel beau, avec un magnifique soleil légèrement couvert par un épais nuage blanc. C'est amusant comme cette image me fait penser à ma sœur et ma mère qui s'enlacent. Bien que n'ayant aucun lien de parenté, ma mère n'a eu aucune difficulté à accepter Mikasa dans la famille quand elle est arrivée, puisque nous la connaissions depuis longtemps déjà. Comme nos pères étaient très proches, nous nous voyions régulièrement, partaient en voyage ensemble ou partagions juste de simples repas hebdomadaires. Les 15 minutes prescrites par Levi passèrent très vite, et perdu dans ma contemplation, je ne l'entendis pas arriver.
- Ne bouge pas. J'ai très envie de te dessiner comme ça pour la première session.
Je me permets de tourner la tête vers lui et de bouger les bras pour lui parler. J'ignore si je suis censé être déçu ou soulagé de ne pas le voir le voir arriver en serviette, toujours est-il qu'il porte un simple jean gris et un large tee-shirt blanc.
- *Dessiner ? Tu ne veux pas peindre ?*
- Je n'ai pas le matériel nécessaire ici. Je n'ai que quelques carnets et plusieurs gammes de crayon papier.
- *Ce qui est plus que suffisant pour le grand Levi Ackerman...*
- Arrête de bouger maintenant princesse. Je ne sais pas à quoi tu pensais, mais ça marchait très bien. Recommence.
- *Autoritaire en plus...*
Il me lance un crayon dans la tête comme guise de réponse. Je ricane bêtement à mon tour et reprends plus sérieusement ma contemplation du ciel. Et cette fois-ci, je me dis qu'une corneille serait la bienvenue dans ce ciel bleu.
OoooooO
Hey hey hey mes princesses ! Parce que vous êtes toutes des princesses, même toi, le seul garçon pour 100 filles. Si si, c'est cadeau.
Et bien voilà le 6 ème chapitre, que j'ai terminé à exactement 2h46 du matin... Super... Mais j'y peux rien moi si l'inspiration vient que le soir :(. (En plus j'ai un nouvel ordi trop super qui déchire, je ne le lâche plus) De toute façon, il me reste les relectures (perfectionniste que je suis n'a jamais vraiment terminé, toujours à changer des mots ou des tournures de phrase), et la correction avec la correctrice ! Surtout que maintenant que j'ai ma superbe seconde correctrice pour dépanner, plus de retard possible ! (t'es géniale) (et toi aussi Mado/Miloran, je ne t'oublie pas hihi, merciii). Enfin voilà, j'espère que vous avez aimé, on se retrouve dans les reviews (que je dévore avec ardeur à chaque fois), love you ! (Maintenant, les reviews :)
Katsuki Yukii : ooooh mais t'es jamais contente... D'ailleurs, j'attends toujours ton MP traitresse ! :p
Nenellelolipope : Salut salut ! Héhé merci beaucoup ! Ouais Levi il est pas cool là, mais il ne sait pas comment réagir, il a des petits problèmes tu te doutent bien... Désolée, mais les chapitres doivent prendre une fin. En tout cas, ils sont réguliers ! J'espère que t'as aimé, comme toujours, à la prochaine !
Linotte-biscotte : Je t'ai déjà répondu, mais un petit coucou et un autre merci ça ne fait pas de mal :p
Oroszlan : Heyyyyyy ! Aha j'adore Hansi, elle m'amuse toujours elle est géniale. Sais-tu que dans le manga, on ne sait pas si c'est un homme ou une femme ? L'auteur a préféré laisser planer le doute, sans jamais donner la raison. Par contre, dans l'animé et les trads, c'est une femme. Voilà petite anecdote que tu connais peut-être déjà d'ailleurs. Et non Erwin et Levi est un mystère, que j'aime faire durer... 3:) T'inquiète barquette, aucun spoil tu verras toi même :p . Je t'embrasse fort, à une prochaine :)
Fanakeh : Bah, mieux vaut tard que jamais ! De toute façon c'est quand même hyper sympa et mon petit coeur il adore :3 . Merci beaucoup, c'est très touchant. C'est une histoire qui me tient à coeur et savoir qu'on l'apprécie ça fait plaisir. (En vrai j'ai adoré écrire la scène des cauchemars... Je me suis fait un trip toute seule). La relation Eren/Levi ne vas pas arrêter d'évoluer rassure-toi. Ca ne s'arrêtera jamais ! Mwahahaha. Et quand au mystère sur Erwin... J'aime le suspens, et faire rager le lecteur (amour vache peut-être). Quant à la discussion redoutée, il va falloir attendre aussi... En espérant que ce chapitre t'ait plus, je te fais plein de bisous, à la prochaine !
Kiki09531 : J'ai ri à ton "salut". Tout seul, lancé comme ça, c'était géniale :'). Tellement... neutre... x) Bon Eren il a été faible, désolée... Mais au moins ils passent du temps ensemble, c'est mignon ! Non ? Et oui comme ami il est un peu pété... Même si le deuxième mensonge était compréhensible (le premier c'était juste de l'égoïsme). T'es une amie nulle ? C'est mignon. Au moins t'es une amie, c'est la preuve que t'es pas seule :p Owww, tes léchouilles vont me faire rougir (c'était pas mal placé je t'assure). A bientôt, et merci pour la review !
Calinneulbus : Aaaah t'es folle mais je t'aime. Voir ta review ça 'a fait grave plaisir. Par contre t'es un peu conne, mais ça pas grave, t'es pas méchante. Tant que tu mords pas... *psychopathe* héhé mais c'est quand tu veux la miss, par contre y a une faute sale dans ta review, mais c'est pas grave tout va bien, à près tout toi tu corriges les miennes, tu peux te laisser aller :)) C'est juste que niveau crédibilité... Voilà quoi... Bien ! Je t'embrasse TRES FORT, jaune pissou comme toujours, un énorme merci, et juste... Ta mère est venue manger à la maison et t'es pas venu, grosse déception, rien à foutre que t'ais de la famille !
Kawa Neko : Hey ! Pas de problème, je ne dis jamais non à une review ;) . Merci beaucoup ça me fait vraiment plaisir, en plus à chaque fois ça m'encourage à fond ! J'avoue qu'Eren a la tête d'un gars qui dessine... Si t'as une petite idée, tu peux m'en faire part, ça m'amuserait de voir les suppositions des lecteurs. A très vite j'espère aussi, bisous !
Kizzbloo : Bon bah toi je t'ai déjà répondu en privé, mais franchement tes conseils ont été géniaux. Je ne sais pas si tu vois les changements dans ce chapitre, en tout cas ça a fait un énorme tilt dans ma tête et même si les progrès ne sont pas visible ici, ils le seront dans mes prochaines histoires, je l'espère de tout coeur. Je t'embrasse, et à une prochaine !
