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"Je suis rentré!" J'annonçait.

"Ah, Midori-" le plat en porcelaine que ma mère tenait tomba, mais grâce à mes reflex je réussis à le rattraper "Ah, euh désolé mon coeur... Mais, que c'est il passé? Qu'est-ce qui t'a mis dans cette état? As-tu des problèmes à l'école? Te ferais-tu harceler? Faut-il qu'on appelle la police? Qu'on fasse venir un avocat? Te faut-il un garde du corps?" Elle déballait toute c'est inquiétude vite et d'un seul coup.

Je me relevais et ricanais "Calme toi, Maman. Ce n'est rien. Juste une taquinerie d'un ami qui à mal tourné." Elle me reprit le plat.

Et le regard toujours inquiet me dit "Bien... Je vais demander à te faire préparer un bain."Puis d'un ton plus léger "J'ai acheté des mochis, monakas, manjus, et des yokans. Ils sont dans la cuisine, sert toi mon ange."

Je lui donnais un bisous sur la joue "Merci, maman." Puis me dirigeais vers la cuisine.

J'allais passer la porte mais bigmama m'en empêcha "Halte là mademoiselle!" elle avait le manche de son ballai pointé sur ma poitrine "Pas un pas de plus. Vue votre apparence vous allez tout me salir."

"Eh bien, comme vous avez déjà le ballai dans les mains vous repasserez!" J'avais rapprochée mon visage du sien pour paraître plus menaçante.

Je peux sembler insolente pour ceux qui ne me connaissent pas. Mais je vous assures qu'avec tout ce qu'elle m'a fait vivre dans le passé et au quotidien. Elle le mérite bien.

Puis je fis un pas dans la cuisine, sans écouter ses protestations, ni donner attention au coup de manche dont elle m'assassinait le dos. "Eh voilà! Vous en faites toujours qu'à votre tête!" Et pour accentuer ses paroles elle m'assena un coup sur la tête. Mes épaules se crispèrent de la douleur, mais pour faire comme si cela ne m'avait pas affectée je pris un mochi. "Vous n'êtes qu'une sale gosse. Voilà ce que vous êtes." Puis elle me cracha à la figure. Lorsque je reçu sa salive, mon visage se crispa de dégoût. J'essuie la substance à l'aide de ma main libre, avant de la secouer pour que son cracha arrive par terre. Nous nous regardions les yeux dans les yeux d'un regard féroce. Ni moi ni elle ne voulait perdre cette guerre. Mais notre bataille silencieuse fu coupée par un nouvel arrivant.

"Votre bain est près mademoiselle." C'était la salamandre. Comme d'habitude le ton dans sa voix était aigre et fatiguée.

"Merci. J'y vais tout de suite." Je mis un manju dans ma bouche et emportais un yokan.

-0-

Ayant fini de me rincer, je rentrais dans la baignoire. Une fois installée je soupirais. C'était un t'elle délassement après toute ces agitations.

Je fermais mes yeux, profitant de la sensation de mes muscles se détendant dans l'eau chaude. Cela aurait été parfait si mes doigts ne me piquaient pas autant. En même temps je m'attendais à quoi. Ça ne cicatrise pas en une nuit. Mais au moins ça ne saignait plus.

*toc toc*

Je me redressais. "Qui est-ce-" je ne pus terminer ma question, il était déjà rentré. Voyant mon frère, je cachais ma poitrine, et me recroquevillais le plus possible. Une boule se forma dans ma gorge, et mes membres se crispèrent. "C'est-c'est toi! Tu as besoins de quelque chose?" J'essayais de sourire, mais cela n'améliorait ni ma gêne ni mes craintes.

Il se rapprocha doucement "Mère m'a racontée que tu es revenu trempé." Il s'accroupi près du bain, croisa ses bras sur le rebord, y déposa sa tête, puis ses lèvres se courbèrent vers le haut. "Tout vas bien?" Il remit une de mes mèches derrière mon oreille. Je voulais m'enfuir.

"Ou-oui. Tout vas bien. Ne t'inquiète pas." Je resserrais mes bras autour de moi un peu plus, et l'évitais à tout pris du regard.

Il se leva pris une pince, attacha mes cheveux mouillées avec, puis ses mains descendirent sur mes épaules. "Tu es sûr? Tu as l'air crispée! Je vais te faire un massage."

Je mordais ma lèvre inférieure pour éviter de pleurer, et d'une voix tremblante dit "Non! C'est bon... Je t'assure." Ses mains glissèrent le long de mon dos. Une forte vague de dégoût me traversa. J'avais envie de vomir. Des frissons d'effroi passèrent là où il me touchait. Mon corps se rétractait le plus possible sur lui même. Je voulais crier, pleurer, le frapper, disparaître, le tuer, me tuer. Je n'osais pas bouger, parler, ou tout simplement respirer.

"Bien, si tu le dit." Il posa un baisé entre mon cou et mon épaule, puis commença à me mordre jusqu'au sang. Ensuite il parti.

Lorsque la porte fut fermer, je bloquais tout de suite mes sanglots avec mes mains. Les larmes coulant librement sur mes joues, j'arrachais la pince qui retenait mes cheveux, la lançant violemment. Je tremblais. L'eau était devenu tiède. C'était désagréable.

-0-

J'étais dans ma classe. Tout le monde avait entendu l'histoire du téléphone, et de la punition. Bien sûr sans oublier de la raconter à leur sauce. Apparemment selon certains j'avais fait du chantage à Kariya avec l'aide de Tsurugi. Ah... le lycée.

"Eh, Seto!" Un garçon de ma classe m'interpella. "Il y a des filles qui veulent te voir."

Je me relevais, puis me dirigeais là où elles m'attendaient. C'était trois filles de la classe d'en dessous. Elles avaient l'airs assez gênées, et peu sûr d'elles.

Je les saluait avec un grand sourire, les mains sur les hanches, essayant d'enlever l'ambiance tendue "Salut! Qu'est-ce que je peux faire pour vous?"

La jeune fille en tête parla, bien qu'avec un tremblement dans sa voix. "Tu-tu devrais t'excuser!"

Je penchais la tête sur le côté et fronçais les sourcils par l'incompréhension "Eh?"

Une autre pris la parole "Tu a emmenée Shindou-senpai dans tes méfaits!"

"Tu devrais allée t'excuser et prendre la punition." La dernière déclara.

Je les regardais d'un aire livide, soupirais, puis tout en me retournant je dit "J'ai déjà eu ma dose de punition."

La 'chef' m'attrapa "Pas assez pour ce que tu as fait!"

Je me retirais d'un mouvement brusque "Eh!" les regardais dans les yeux, la mains sur le cœur "Un grand t'Homme à dit un jour... Mêle toi de tes affaires!" Puis me retournait, les poing serré, et une marche déterminer vers ma chaise.

La cloche sonna, mais cela ne m'empêcha pas de continuer à ruminer.

-0-

Les classes c'étaient terminés. L'heure de l'entraînement était arrivé. Seulement, la punition donnée par le principal, hier, ne me permettais pas de rejoindre les autres.

Les gars du club ont tous un coéquipier pour les aider. Moi, je suis seul. Et mes 'camarade de classe', à l'annonce de la punition, non pas hésités à coller des chewing-gums, jeter leurs papiers par terre, ou tout autre chose qui me ferait chier.

J'avais décalée toute les tables, et à présent, je passais un coup de balai. Le bruit de la brosse sur le carrelage n'était pas désagréable. Le soleil me réchauffer la peau à travers les vitres. La classe était calme. Silencieuse. C'était apaisant. Je me sentais bien.

Je pris une grande inspiration pour mieux profiter de ce moment de paix, puis commençais à fredonner un air. Je sais qu'il vient d'un film. Mais je ne me rappelle plus du quel.

Seulement, quelqu'un toqua à la porte, interrompant mon moment de détente.

Le bruit me surprit tellement que j'en fis tomber mon balai.

Puis j'entendis un garçon ricaner. Je me retournais vers la source du bruit et celui qui était là n'était autre que Tsurugi.

Peu contente de le voir ce moquer de moi, je lui adressais la parole d'un ton bourrue "Qu'est-ce que tu veux?"

Il s'avança, ramassa le balai, puis dénia enfin me répondre "Je viens t'aider."

"Oh, mais qu'elle noble âme vous faites!" Pour accentuer le tout j'avais passée mon bras gauche autour de ses épaules, et mis ma main droite sur mon front t'elle une demoiselle en détresse.

Tsurugi se décala brusquement, me faisant presque tomber.

"À vrai dire, on m'a dit de le faire."

"Évidemment, ça va de soit!" Il eut un silence gênant où nous nous regardions juste dans les yeux attendant que l'un ou l'autre ne bouge.

Puis il le coupa "Bon... qu'est-ce qu'il reste à faire?"

Je réfléchis un moment puis finalement lui demandais de continuer à passer le balai tandis que je décollais les chewing-gums se situant sous les tables.

"Tu n'es pas obligée de tous les décoller." Déclara Tsurugi.

Alors que j'étais à quatre pattes, raclant avec une règle la substance collante je lui répondit "Moi, j'ai eu une éducation monsieur! Lorsqu'on fait quelque chose on le fait bien."

Il soupira, puis avec un sourire taquin donna un coup de pied au bureau.

L'impact me fit perdre l'équilibre, et ma tête se cogna. Ainsi je finissais recroquevillé sous une table, mes mains sur mon front espérant que ça calmerais la douleur.

"NON, MAIS T'ES COMPLÈTEMENT CON!" Je lui criais après.

De sa voix monotone il demanda "Ça va?"

Cette inquiétude soudaine me perturba. D'abord il me balance un bureau et après il va chercher l'ambulance.

"Je me suis juste cognée. Je vais pas mourir..." je recherchais ma règle, mais ne la trouvais pas "Hey, Kyou-chan! T'as pas vue ma règles?"

Il s'accroupit pour arriver à ma taille, puis me regarda d'un air dépité. La seconde d'après il sortit son téléphone et pris une photo.

"Eh! Qu'est-ce que tu fais?!" Je déclarais rouge... de colère.

Il retourna son portable vers moi, ses joue légèrement gonflé retenant son rire.

L'image qu'il me montra, était celle d'une fille avec une règle collée dans les cheveux, et ses cheveux collés par un chewing-gum à la table. Et cette fille n'était autre que moi.

Mais comme pour être sûr que la personne sur la photo était bien moi. Je tâtais désespérément ma tête... et je senti très bien ma règle.

Je gémi de honte et de l'embarras que vas être tout ça à décoller.

Tsurugi ce leva.

"Eh! Où tu vas? C'est ta faute, me laisse pas comme ça !"

"Je vais chercher des ciseaux."

"NON!" Je criais en panique. Il me regarda bizarrement. Je me remit à rougir "Euh... non. J'ai, j'ai..."

Mais qu'est-ce que j'ai? Je n'ai aucune raison de laissez mes cheveux long! Pourtant, j'ai toujours eu l'impression que je ne devais pas les couper.

"J'ai... j'ai fais une promesse!" Autant mentir qu'est-ce que ça peut lui faire,

Et d'une façon stoïque il me répondît "Très bien." Et sortit de la classe.

"Tsurugi! Tsurugi! Kyo-chan!... Me laisse pas... TRAITRE!"

Je commençais à ruminer, et à essayer d'enlever mes cheveux du chewing-gum. Mais ça n'a fait qu'empirer.

Après avoir réussi à emmêlé encore plus mes cheveux dans la nourriture assassine. Je vi Tsurugi revenir.

"Ah, te revoilà! Je pensée que tu m'avais vraiment abandonné." Je déclarais soulagée.

Il s'accroupi à nouveau devant moi et posa un mouchoir humide là où la pâte était. "J'étais juste partie mouiller un mouchoir avec de l'eau chaude."

"Et j'étais sensée le deviner comment? Par télépathie?" Je dit ma voix pleine de sarcasme.

Il m'ignora et continua de caresser le chewing-gum pour le décoller. Puis il fronça les sourcils "Il n'y avait pas autant de cheveux avant, non?"

Pour réponse je lui offris un grognement.

"Ah." "Ça c'est décollé de la table mais il est toujours dans tes cheveux. On vas devoirs te passer la tête sous l'eau."

Je soupirais résignée. Il m'aida à me relever. Puis nous nous dirigions vers les toilettes. Nous rentrions dans celle des hommes, puis détachais mes cheveux, pour ensuite passer ma tête sous le robinet. Tsurugi activa l'eau chaude, et commença à gratter le premier chewing-gum. Petit à petit des morceaux s'en allait.

"Il est parti?" Je m'impatientais.

"Reste tranquille, sinon je coupe. Puis si tu n'avais pas autant gigotée, tes cheveux ne se serait pas emmêlée."

Je me relevais et le regardais "Ah! Bas alors ça, c'est la meilleure! Tu peux me rappeler à cause de qu'elle blague pourrie on en est là!?"

Il renifla, me retourna, et m'enfonçant la tête dans le lavabo. "Je t'ai dit de ne pas bouger. En plus ton polo est trempée maintenant."

Je soufflait en réponse.

Il continua de frotter, et au bout d'un moment le chewing-gum était enfin parti.

"Le premier est enlevé." Il déclara.

À la place de parler, je sautillais et souriais pour montrer ma joie. Puis il tira sur la règle et je laissais échapper un crie.

"Doucement!" Je grognais.

"Oui, oui..." Tsurugi affirma complètement désintéressé. Avant de recommencer à raller "Tu as trop de cheveux." Puis il m'envoya tout en avant. Donc bien évidemment je grognais à nouveau.

Après quelques minute en plus il réussi enfin à retirer la règle. Il me dit de rester encore un peu pour qu'il puisse me rincer. Seulement à un moment je senti sa main tirer sur mon col. J'allais dire quelque chose mais il m'a devancée, demandant d'une voix moqueuse "Cette fois avec qui tu tes battue pour te faire mordre?"

Lorsque je réalisais ce qu'il avait vu. Mon monde s'arrêta le temps d'une seconde. Je me relevais, frappais sa main, couvrais la plaie, puis reculais.

J'étais paniquée, et sentais des frissons d'effrois monter. Sans savoir pourquoi je cherchée une sortie.

La porte en vue je me précipitais vers elle. Mais Tsurugi me rattrapa à l'aide d'un seul bras avant de me forcer à le regarder.

"Hey! Hey! Tout vas bien. Je ne te forcerai pas à en parler si tu n'as pas envie!"

S'en même écouter se qu'il disait, je le pris par le col. "TU N'AS RIEN VU!"

Il soupira, puis regarda dans mes yeux sincèrement "Je ne peut pas faire comme si je n'avais rien vu. En revanche je n'en parlerais à personne sans ton consentement."

L'or dans son regard était tellement pur, que cela m'apaisa.

Je relâchais mon emprise, et le calme se fit dense.

"Retournons en classe. J'ai une serviette dans mon sac."

C'est dernier mots me rappelèrent que j'avais les cheveux mouillées... et lâche. Sans mon ruban... sans mon ruban.

"OÙ EST MON RUBAN!" Je criais, sentant l'angoisse monter en moi comme une marrée noir.

Tsurugi fut surpris, mais garda son calme... Il devait s'être habitué.

Il le sortit de sa poche. "Tiens... je l'avais gardé."

Je lui arrachais des mains, serrais le ruban près de mon cœur, puis le regardais d'un air gêné "merci..." je murmurais à peine.

Mais lui, il réussi tout de même à m'entendre. "De rien."

-0-

Suite à cette événement, nous avons continué de ranger la classe sans un mots. Ensuite nous somme allés au club, en silence.

Puis la fin de la journée s'annonçait, alors tout le monde est rentré chez sois.

Mes épaules étaient lourdes.

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Ce sera tout pour cette fois.
Merci d'avoir lu et de m'encourager. Ça me fais très plaisir.
Encore désolée pour mes fautes d'orthographe. (Si vous avez une quelconque règle de grammaire à me donner que je ne respecte pas, n'hésitez pas.)