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Dans les yeux de la société je ne suis encore qu'une enfant. Sauf lorsque cela peut leur porter préjudice, dans ce cas je suis un adulte. Et ils auraient raisons. J'aurais fait la même chose, je suppose. Parfois certain essaye d'aider, ou du moins s'en donne l'impression. De temps en temps leur aide est bénéfique et tout s'arrange. Mais souvent ça a l'effet inverse et tout devient pire. C'est ainsi que le monde marche. Alors pourquoi, cet imbécile s'immisce dans mes affaires sachant déjà très bien comment ça va se terminer?! Il est intelligent, non? Je ne lui ai rien demandée! Je voulais juste un peu de réconfort, pas un détective. J'ai fais une immense erreur en l'appelant. J'aurai du ne rien faire.

"Midori-chan?" Akane m'appelait me faisant sursauter et sortir de mes pensées. Nous étions toute les deux dans sa classe, à son bureaux, mangeant notre repas du midi confortablement. Enfin confortablement, presque...

Je lui souriait "Qu'est-ce qu'il y a? Tu veux encore me montrer une photo de ton prince?"

Elle rougit de mon commentaire, mais secoua vivement la tête de gauche à droite. "Tu as l'air troublée." Elle déclara.

Mon sourire s'effaça une fraction de seconde, puis je revenais à mon moi habituel "Oh, ça! Ce n'est rien."

Akane me regarda avec un visage peinée "Midori-chan..." Elle avait juste dit mon prénom, mais cela suffisait comme plaidoyer. Si je ne trouvais pas vite une excuse plausible, ça ne sentira pas bon pour moi.

D'un soupire dramatique je m'affalais sur ma chaise, puis m'exclamai "Très bien. Je te dit tout... Je n'ai encore rien compris au cour de math."

Il eut un petit silence, et elle me fit un doux sourire. "À la réflexion Midori-chan. J'ai peut être une photo à te montrer."

Je déglutit, quelques gouttes de sueurs tombaient de mon front. Oh, elle n'avait pas du tout achetée mon excuse. "Qu'est-ce que sait?"

Akane sortit son appareil photo, chercha quelque minute dans ses fichiers, puis tranquillement, sans même sourciller me montra l'écran de son appareil. Instantanément mon visage pris feu. C'était une image de moi me débattant sur l'épaule de Tsurugi.

"Co-co-comment tu as eu ça?" Je me mis a bégayer.

"C'était assez simple à vrai dire. J'ai juste eu à suivre tes cris et appuyer sur le bouton." Akane déclara sans encombre.

Je gémis d'embarras et enfoncé mon visage dans mes mains. "Tu n'aurais pas peu plutôt m'aider?"

"Et rater cette occasion?" Akane dit en feignant l'innocence.

"Hey!" Hamano venait d'arriver joyeusement s'écrasent sur les épaules de mon tortionnaire. Non loin de lui Hayami nous saluais poliment. "Qu'est-ce que vous faites?" Demanda le mordus de pêche d'une voix traînante. Puis sans même attendre de réponse, il pris l'appareil photo d'Akane. "Wow! Ta photo est beaucoup mieux que la mienne." Il déclara vraiment impressionné.

Par le choc je me levais, claquant mes mains sur la table. "Comment ça, beaucoup mieux que la mienne?" Je criée.

Hayami, légèrement apeuré, pris tout de suite sa défense "Je vous assures que j'ai essayé de l'en empêcher Midori-san."

Puis d'une façon décontracté Hamano sortit son téléphone et me montra une autre image de moi me faisant porter par Tsurugi. Je rougis de plus belle, m'effondrai sur ma chaise, et écrasai ma tête sur la table avant de gémir à nouveau. Ma réaction le fit éclater de rire, et une fois son souffle repris il dit "Eh, franchement ce n'est pas le pire. Tu n'as pas vue la video qu'à partagé Kirino?"

Je relevais la tête et m'exclamai "La video!"

"Midori-san, est-ce que par hasard vous auriez perdu votre téléphone?" Questionnai Hayami trouvant louche que je n'étais au courant de rien.

Je soupirais, reposant ma tête sur mes mains "Mon père me l'a confisqué."

Hamano se mit à rire de plus belle. Puis il me repoussa au fond de ma chaise pour finalement s'asseoir sur mes genoux, passer un bras autour de mon cou pour se maintenir et me mettre l'écran de son téléphone sous les yeux. "Laisse moi éclairer ta lanterne Midori-kun." Il appuya sur une de nos conversations de groupe, et là une dizaine de photos de moi, ce faisant porter comme un sac à patate, défilaient. Les commentaires suivant bien évidemment en même temps.

Je pensais que mon visage ne pouvait pas être plus chaud, j'avais raison. Sauf que là, ma température ne baissée plus. La honte revenait par vague sans arrêt. Mon nouveau bourreau n'arrivait plus à s'arrêter de rire. Puis un moment de lucidité me vain, et j'en profitais pour le pousser hors de mes genoux. Ce qui le fit atterri durement sur le sol et se plaindre.

Je fis grincer ma chaise en la rapprochant du bureau, poussais mon bento, croisais mes bras sur la table pour finalement enterrer mon visage de tomate dedans. Ma réaction fis rire Akane et elle pris une photo. A son actions mes geignements prirent une octave.

"Oh, aller! Tu vas pas nous en vouloir quand même." Ricanait Hamano.

Je relevais vivement la tête, mon visage empreint de honte et de colère "Regarde moi." Et sans hésitation je quittai la pièce. Puis je revenais 5 minutes plus tard car j'avais oubliée mes affaires. Mais en repartant je leur donnais le pire regard de mort qu'ils n'aient jamais vue.

Seulement comme mes yeux était fixés sur les leurs, je ne fis pas attention à mon entourage et bouscula quelqu'un. Je m'excusais rapidement sous le rire de Hamano, puis m'enfuyais vers ma classe.

Une fois à l'abri des railleries incessantes de mes sois disant amis. Je m'installais brusquement sur mon bureau, faisant grincer ma table et ma chaise par la même occasion. J'avais attiré l'attention des gens dans ma classe, mais voyant ma silhouette avachie et mon air renfrogné personne n'osa me demander ce qui ce passait. Ce dont je fus extrêmement reconnaissante.

Après tout, la mémoire de moi me faisant porter par Tsurugi n'était toujours pas partit. C'est tellement gênant, mon visage ne reprend pas ses couleurs normal. Pourquoi je ne peux pas avoir une journée banale?

L'agacement me fit entrelacer mes mains avec la racine de mes cheveux. Puis d'une façons soudaine je me mit à gratter désespérément mon cuir chevelu comme si ce geste acharné pouvais faire disparaître les évènements précédent. J'entendis des personnes ricaner à mon geste. En colère qu'on continuait de se moquer de moi, je me retourné vivement vers la source du son criminel. Le groupe de fille qui jusque-là me regardait, détourna bien vite le regard après avoir était en contact avec mes yeux.

Cela fait, je croisais mes bras sur ma table, puis enfoncé mon visage dans le creux créé. Je voulais absolument rentrée chez moi, m'enterrer sous mes couverture et tout oublier.

Seulement, il fallait que le temps passe pour en arriver là. Puis les heures sont très longues lorsqu'on attend. Surtout quant on redoute une rencontre inévitable, qui doit arriver avant le moment de repos.

Alors sur mon siège, les mains transpirantes, peu attentif au cours, et l'esprit occupé par la honte et un camarade aux yeux d'or; j'attendais l'heure fatidique.

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La cloche sonne. Nous sommes libérés des cours. Ma classe se lève, salut le professeur, puis le silence respectueux se transforme en brouha. Je range mes affaires, puis d'un pas traînant je me dirigeais vers la salle du club. Une fois devant, j'ouvrais la porte en retenant mon souffle, l'appréhension des remarques me guidant.L'ambiance semblait normale. Les groupes d'amis habituel éparpillées dans la salle. Tsurugi étais là aussi...

J'évitais le regard de ce dernier, et me dirigeais vers mon casier. J'avais reçu quelque bonjour de certaines personnes, puis des regards moqueurs d'autres. Les discussions se son petit à petit apaisée, les sourires en coins et les murmures railleurs indiscret prenant le dessus. Puis une voix, bien que restant dans des octaves normale, se mit à chanter en anglais "Tsurugi and Midori on a tree kissing." À la suite, on entendit la salle étouffer ses rires. Le groupe de Tenma se retenait de s'esclaffer tout en aillant l'air inquiet pour leurs ami cité dans la chanson. Cette même personne qui ne fit que lever les yeux aux ciel de façon désintéressée. J'aurais aimé réagir comme lui, seulement j'ai trop mauvais caractère. Alors sans détourner le regard de mon casier je répondit "Yeah, and you should be careful. The tree could accidentally finish up your ass." A cette réplique Kuramada et Nishiki éclatèrent de rire, tandis que Kurama grimaça à l'image.

En bon capitaine Shinsou se leva et fit entendre sa voix "Allons, allons, calmons-nous. L'entraînement va bientôt commencer; venez tous sur le terrain extérieur." Toujours en riant l'équipe se dépêcha de suivre les ordres; tandis que Aoi et Akane en profitèrent pour venir me voir.

"Alors?" Demanda mon amie au yeux bleus. "Toi et Tsurugi vous êtes réconciliés?"

Je soupirais "Je vous ai déjà répété plusieurs fois qu'il n'y avait rien!" Je refermé violemment mon cassier et m'en allai mes joues enflammée par la colère. Cependant cela ne les empêcha pas de me suivre. Énervé de leurs persistance je me retournai et criai "Quoi, encore?!"

Elles échangèrent un regard, et ricanèrent. "On vas juste rejoindre les autres Midori-chan." Répliqua Aoi.

La honte grimpa sur mon visage en remarquant le malentendu stupide auquel j'avais crue; et la seule chose que j'ai trouvée à faire pour extérioriser ma gêne fut de hurler ses mots "Je vous déteste tous!" Puis je me traînais d'un pas lourd vers le terrain.

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Du banc, le coach brayait ses ordres; Akane comptait les gourdes et les serviettes; puis Aoi prenait des notes sur la moitié des joueurs; j'étais sensé en faire de même, mais mon esprit était ailleurs. Les événements se mélange. Les heures vont beaucoup trop vite. Je n'arrive pas à la gérer, je perd le contrôle. Je commence ma journée dans une cave froide; j'étais terrorisée. Ensuite je sors, le soleil semble être trop lumineux et l'air trop abondant. Puis d'un coup je me retrouve confrontée à une personne stupide, qui en quelque sorte... me réconforte... Mais il s'y est mal pris, alors tout le lycée se paie ma tronche!

Les autres qui ne cessais de dire que Tsurugi est moi étions en froid. Et bas maintenant on l'est vraiment! Enfin je crois... En tout cas de mon côté oui!

De l'autre côté du terrain, le garçon faisant trembler mes pensées avait l'air aussi imperturbable que d'habitude. Et cela faisait bouillir mon sang encore plus qu'avant. Comment osait-il n'avoir aucune honte après les événements de ce matin! Et d'aussi loin! La où mes mains ne pouvais pas l'atteindre... La seule chose que je pouvais faire pour apaiser ma colère, fut de lui envoyer des regards meurtrier.

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Voilà ce sera tout pour cette fois.
Merci de me suivre. Et j'espère que ce chapitre, bien que plus court que d'habitude, vous aura quand même plus.

N'hésitez pas à laisser des commentaires. Il aides et encourages ^^