-x-
Une douce brise passa. Elle fit remonter l'odeur du printemps jusqu'à mes narines. Mon corps étalé sur l'herbe fraîchement coupée se faisait caresser par les rayons du soleil. Mes yeux émeraude était dirigé sans problème vers le ciel, admirant les nuages de passages. C'était agréable, ce silence naturel. Puis soudainement, venant de derrière, le visage d'un enfant apparu en face de moi et l'air surpris s'exprima "Toi... une fille?"
Bien que son apparition fut étonnante, cela ne me surpris pas. J'étais plus embêtée par le fait qu'il était obligé de marcher sur mes cheveux pour pouvoir me regarder dans les yeux. Donc sans répondre à sa question étrange je dit "Tu marches sur mes cheveux, tu vas les abîmer."
L'enfant esquiva le reste de mon corps pour arriver au niveau de ma poitrine, puis s'assit à mes côtés "En quoi c'est gênant?"
"Sa fait mal." Je répondit.
Il s'allongea en posant sa tête sur mon bras "Vraiment?"
J'haussai les épaules "Bas, là sur le coup non."
"Alors, c'est par graves si ils sont abîmés?" Il demanda.
"Si. J'y tient à ses cheveux."
"Pourquoi?"
"Parce-que..." je ne savait pas vraiment la réponse, néanmoins je lui dit cette phrase sans sense "Tu me la demandé."
"Ah... Ça explique."
"Évidemment." Je soupirais.
Le temps continua de passer lentement. Le ciel bleu devient blanc. L'enfant le fit remarquer "Oh, les feuilles changes de couleurs." Il se redressa dans une position assise, puis le haut de son corps se tourna vers moi, ses mains s'appuyant sur le sol de part et d'autres de ma tête. C'est là, que ses yeux dans les miens, je remarquais qu'il n'était plus un enfant, mais Tsurugi Kyousuke. Cependant, là aussi je ne m'affolais pas. "Tu ne te lève pas?" Il me demanda.
"Non."
"Pourquoi?"
Je regardais de droite à gauche cherchant à ne pas affronter ses yeux d'ors "Je n'y arrive pas."
"Tu as essayé?"
"Pas vraiment." Je murmurais.
Kyousuke se releva sur ses deux jambes, et toujours en me regardant dit "Alors, essaye."
Sans vraiment y réfléchir je suivis son ordre. D'abord j'y mit peu de force. Je fut surprise lorsque cela ne m'aida pas à me lever. J'y mit plus de force. Mais pas un seul de mes membres n'y réagis. Je commençais à paniquer; ma respiration s'accéléra. Maintenant je me débattais presque pour me lever, j'y mettais toute ma force! Cela ne fit rien à part m'enfoncer dans la terre, recouvrant la plupart de mes jambes et ma poitrine. Je n'arrivais plus à respirer et des larmes c'était formées au coins de mes yeux. Tsurugi me regardais toujours, puis d'une voix calme me demanda "Besoins d'aide?"
Oui. Oui, j'avais besoin d'aide. S'il te plaît, je t'en supplie aide moi. Cette réponse gravé dans mon esprit et émanant de chaque pores de mon être criait sa libération. Cependant pas un mots ne sortis de ma bouche. Mes lèvres étaient scellées. Paniqué, pleurante et ma visions brouillée par la terre, je m'enfoncée. Puis d'un coup, je sentis des mains prendre délicatement les miennes pour doucement me relever. La terre dur m'empêchant de me relever disparu en poussière et un tendre sourire sur un visage pâle me salua "Tu vois, ce n'était pas si compliqué."
Je lui sourie en retour, puis dans l'euphorie d'une souffrance envolée, j'enroulais mes bras autour de sa poitrine, enfonçant mon visage entre son épaule et son cou. "Merci."
Il me rendit l'étreinte, me caressa doucement la tête, et à la place de sa voix ce fut celle de ma mère qui résonna "Tout vas bien maintenant.". Surprise je relevais mon regard pour constater que c'était bien ma mère qui me câlinait. Heureuse de sa présence je m'exclamait "Maman!". Puis mes yeux se dirigèrent vers le coins droit de son front d'où coulait un liquide pourpre. Inquiète et hésitante ma voix réussi à grincer "Ma-maman..."
Mes paupières se fermèrent une seconde pour se rouvrir dans une pièce noir. La personne me berçant dans ses bras étaient une poupée en bois resemblant étrangement à mon père. Son sourire macabre englober la moitié de son visage, et sans bouger ses lèvres dit d'un murmure glaciale "Ma chère enfant..."
Le bruit d'un klaxon retenti, pour après se changer inéluctablement en sonnerie de téléphone.
Mes yeux s'ouvrir, les battements de mon cœur résonnant particulièrement fort dans mes oreilles. Néanmoins je fis fi de cela, pour me concentrer sur la musique répétitive agaçante sortant de mon portable; qui, étonnamment, n'était pas la musique répétitive agaçante me commandant de me réveiller, mais celle qui me faisait remarquer qu'on essayait de me joindre. Voyant le prénom de Akane apparaître à l'écran, j'acceptais l'appel "Quoi?"
De l'autre côté de l'engin technologique mon amie avait l'air d'être excitée comme une puce, néanmoins elle fit un effort de politesse "Je ne te réveille pas j'espère?"
D'une façons trainante je reculais mon téléphone de mon oreille pour regarder l'heure. Les yeux plissés je distingué un trois et ne pris pas la peine de vouloir savoir les autres "À trois heures du matin? Non absolument pas."
Entendant mon sarcasme évident elle murmura "Désolée..." puis repris plus enjouée "Mais c'est vraiment important! Je t'assure que tu ne seras pas déçu."
Je soupirais avec un sourire en coins, puis me réinstallant plus confortablement je lui dit "Vas-y, dit moi tout."
D'une voix aiguë Akane répondit "D'accord." Elle souffla dans une tentative de se calmer. Se qui fonctionna légèrement. "Donc, juste avant de t'appeler j'étais au téléphone avec shin-sama-"
"Vous étiez au téléphone ensemble jusqu'à trois heure du matin!" Je m'offusquée clairement.
"Ne m'interromps pas s'il te plaît." Elle me plaida doucement.
"Oui, d'accord, ok, excuse moi. Continue."
"Donc, je disais, j'étais au téléphone avec lui. Nous parlions tout les deux tranquillement; de l'école, des devoirs, de souvenirs, de nos préférence alimentaire et cinématographique. Enfin, bref. De tout ce qui nous passait par la tête. Puis, là! Oh, tu ne devinera jamais se qu'il ma demandé!"
Son excitation me contaminant je m'étais assise serrant mon oreiller contre mon cœur "Alors? vas-y dit, raconte!"
"Un rendez-vous!" Elle s'exclama.
Nous rappelant toute deux l'heure de la nuit, mais ne pouvant contenir l'excitation que nous apportais la nouvelle, nous crions toutes deux la bouche fermée la tête enterré dans nos coussins. Derrière mes propres cris d'euphorie et l'appareil téléphonique je pouvais l'entendre sautiller dans sa chambre jusqu'à ce que le bruit sourd d'une voix en colère se fit entendre.
J'attendis un moment que la discussion de l'autre bout du fil finisse, avant de l'entendre me parler d'une voix basse à nouveau "Désolée, c'était mon frère. Il est venue me dire que je criais un peu trop fort."
À ses mots je ne p'eu m'empêcher de retenir mon rire, qu'elle rejoignit bientôt. Nous avons mit au moins 5 minutes à reprendre notre souffle, pour que je lui demande finalement "Mais tu es sûr qu'il ta bien invité toi? Que toi!"
Akane soupira "Malheureusement non..."
À cette réponse je levais les yeux au ciel, gémissant "Akane, c'est pas un rendez-vous dans ce cas. C'est une sortie entre amis." Je réfléchie un temps, puis "D'ailleurs si c'est une sortie entre amis, pourquoi je suis pas invité?"
Son ton s'éclaira "C'est là que tu intervient!"
Avec suspicion je répondit "Qui, moi? Pourquoi?"
Elle se racla la gorge avant de commencer, "Voici ce qui ce passe. Officiellement Shindou-san à invité moi et Kirino-san un samedi après-midi à un salon de thé. Seulement, il m'a dit que je pouvais invité quelqu'un en plus si je le souhaitais."
Souriante je répondit "Et cette personne c'est moi."
"Et devine ce que tu vas faire?" Akane me demanda enjouée.
"Je vais, mine de rien, tout doucement disparaître de votre vue en emportant avec moi Kirino."
"Exactement! Si tu le veux bien, évidemment."
"Oh, Akane. Un plan aussi simple donc foireux, ne se refuse jamais."
Je l'entendit rire de l'autre côté du téléphone. "Merci, Midori-chan."
Je fronçais les sourcils. "Ne m'appelle plus comme ça, ce sera suffisant comme remerciement." Elle ne fit que rire à nouveau. Seulement j'avais une question à lui poser, quelque chose m'intriguai "Mais, Akane. Pourquoi il te demanderait d'inviter quelqu'un, au lieux d'inviter quelqu'un d'autre soit même? Ou d'inviter notre bande tout simplement?"
"Désolée, Midori-chan. Je n'en ai aucune idée. D'ailleurs plusieurs fois durant l'appel il ne m'avait pas semblé être lui même et plutôt agité."
-x-
Coucou! Et oui, c'est moi! Votre dyslexique préféré! Je suis sur que ma grammaire et mon orthographe pathétique vous a manqué.
Bon, quoi qu'il en soit voici la suite. C'est un peu court désolée. Mais, je pense que vous aurez devinez qu'au prochain chapitre il y aura un peu beaucoup de shindouxakane. Et ça c'est une bonne nouvelle (enfin pour ceux qui aime le ship)
Merci de lire et à la prochaine. Bisous bisous.
