Salut. Me revoilà avec un chapitre cette fois. Alors, vous vous souvenez quand j'avais dit que je faisais de Sam une fille? Ben, ça va être le cas de plusieurs personnages finalement. Je sais, c'était pas prévu mais je me suis rendue compte que j'en avais envie. Ah, c'est culte LsdA, ça reste une foire à la saucisse. On a quand même que trois personnages féminins dans la trilogie (et oui, je dis bien la trilogie parce que je n'aime pas Le Hobbit en plus, même si c'est pas le plus important, Tauriel n'existe pas à la base. Je l'aurais accepté si ça avait été un bon personnage) et ça n'était même pas des rôles principaux même si Peter Jackson a renforcé leur a donné plus d'importance. Quoiqu'il en soit, bonne lecture:)

La Comté, 60 ans plus tard

Chapitre 1:Deux hobbits et une grande fête

«-Aïe!

-Oui, je sais, Mag. Ca pique. Mais après, ça ira mieux.»

La petite Mag Gamegie s'était encore blessée en tombant. Sa grande sœur soignait sa plaie et lui faisait un bandage. Elle ne mit pas longtemps à terminer et la ramena dans sa chambre.

«-Voilà. Maintenant, tu restes sur ton lit et tu ne bouges pas avant ce soir. D'accord?

-Oui.»

La jeune fille avait mit ses habits de travail. Elle s'apprêtait à sortir avec ses outils lorsqu'elle fût abordée par son frère.

«-Où est-ce que tu vas comme ça?

-A ton avis, Anson?

-Tu sais bien que tu ne devrais pas le faire.

-Il me l'a légué.

-Ce que voulait ce vieux snock n'a jamais eu aucun sens!

-Ne recommence pas avec ça!

-Oui. Et ne manque pas de respect à ton grand-père, c'était un brave homme.

-Maman.»

Bell Gamegie née Bonenfant était la fille du grand-père en question. Le vieux Bonenfant avait légué à sa petite-fille une chose qui lui était très précieuse. Ce qui avait fortement déplu à son frère aîné.

«-Anson, moi non plus, je ne comprends pas pourquoi mon père ne t'a pas légué la Forgerie Bonenfant. Mais s'il a estimé que Sam en était digne, nous ne pouvons pas contester son choix alors laisse ta sœur tranquille; pour la énième fois.»

Anson émit un grognement tandis qu'Hamfast, que tout le monde surnommait l'Ancien, se joignit à l'assemblée.

«-Toujours aussi matinale ma chérie.

-Héhé! Autant que Mag qui a encore fait des siennes. Hinhin!

-Vraiment? Oh! Est-ce qu'elle...

-Elle va bien. Je l'ai soigné et mise sur son lit.

-Hi! Tu vas devoir encore travailler longtemps? N'oublie pas que ce soir...

-Comment je peux oublier? C'est son oncle. Et puis, je dois lui donner son cours d'escrime aujourd'hui avant d'aller chez les Sacquet pour préparer la fête.

-Quoi?

-Mais alors, tu ne pourras pas revenir ici et te préparer!

-Bonjour à toi aussi Maya!»

Maya était la sœur cadette d'Anson et la sœur aînée de Sam. En entendant les mots de sa cadette, elle s'était précipitée vers l'assemblée. Le reste de la famille aussi semblait atéré en ayant entendu ce que leur avait dit la jeune Gamegie. Cependant, Sam restait d'un calme Olympien.

«-J'ai déjà prit de quoi me changer dans mon sac, se contenta-t-elle de dire, Papa pourra aller préparer ce qu'il faut à boire pour la fête sans s'inquiéter pour moi.

Bon, je dois filer.

-Samelia!»

Mais avant qu'elle ne pût rattraper sa sœur, cette dernière était déjà partie de la maison. Les Gamegie soupirèrent et retournèrent dans leur salon. Ils ne savaient s'ils devaient maudire la dernière volonté du vieux Bonenfant ou alors le caractère exaspérant de leur fille et sœur.

«-Incroyable! dit Maya, Pourquoi travaille-t-elle à la forge? Elle devrait plutôt chercher un mari comme une bonne dame hobbit. Pas une grande dame hobbit mais au moins une dame hobbit.

-Je l'ai dit, on ne peut rien contre la dernière volonté de votre grand-père, dit Bell, Mais j'avoue que moi aussi, je préférerais qu'elle soit mariée.

-Et comment! s'exclama Anson, C'est moi qui devrait travailler à la forge! La Comté aime peut-être la paix mais en ce qui concerne le fait de d'armer les habitants contre les animaux dangereux ou les voleurs malintentionnés, c'est les hobbits mâles qui devraient s'en occuper.

-Anson, il est vrai que je préférerais te voir à la forgerie plutôt que ta sœur, dit l'Ancien, Mais la Forge Bonenfant est à elle et nous n'y pouvons rien. Ca fait un an maintenant. Tu dois t'y habituer.

-Mmm.

-Cependant, j'admets qu'un mari à ses côtés ne serait pas une mauvaise chose, admit l'Ancien, Avoir un statut de madame est une chose appréciée dans la Comté. Seulement, j'ai bien peur que...

-Que quoi? demanda Bell

-...

-Oh, encore cette histoire de beauté? dit Maya atérée, Papa, Sam n'est peut-être pas un ange mais elle est loin d'être laide.

-Ce que nous pensons n'est pas suffisant pour Sam. Si elle ne fait rien pour améliorer sa vie, elle finira débauchée.»

Malgré elle, Sam était restée. Lorsque son père avait prononcé ces mots, elle n'en pouvait plus et était partie en courant. Il était vrai qu'elle était loin d'être un ange. Si elle avait une belle poitrine qui plaisait à la gente masculine de la Comté, le reste de son physique n'était pas vraiment accommodant: cheveux roux bouclés impossibles à coiffer, joues très rondes, menton un peu épais, ventre un peu gras...il n'y avait pas de quoi être fier. La seule chose qu'elle aimait vraiment chez elle-même était ses yeux noisette. Mais ça ne suffirait jamais pour lui plaire. Pas à lui. De plus, lorsque son oncle ne serait plus à la Comté, il deviendrait un gentlehobbit. Et si sa famille avait l'aimait, ils prévoyaient sûrement de lui retirer une partie de son héritage à cause de ce qu'elle faisait pour ne pas ternir la réputation des Gamegie qui n'avaient pas autant de biens que les Sacquet. Il méritait bien mieux qu'elle qui n'était qu'une modeste forgeronne. Et en dehors de ça, si cela se trouvait, il avait sûrement déjà des sentiments pour la jardinière des Sacquet: Rosie Chaumine.

.

Frodon Sacquet était allé chercher le courrier pour son oncle Bilbon. Ce jour-là, il avait organisé une grande fête pour son cent-onzième anniversaire. Une chose était claire, ceux qui étaient invités allaient sûrement venir; ainsi que ceux qui ne l'étaient pas. La fête allait être tellement gigantesque dans tout Hobbitbourg qu'il serait impossible de faire la différence et ça, Frodon le savait bien. Néanmoins, il restait important de savoir qui allait dire «oui» et qui allait dire «non» afin de se savoir si des visages agréablement familiers seraient présents ou non. Lorsque Frodon ramena les invitations à Bilbon, celui-ci était à son bureau en train d'écrire un livre.

«-Merci, dit machinalement le vieux hobbit sans tourner la tête»

Malgré lui, Frodon aperçut des dessins sur le bureau de son oncle. Il ne put s'empêcher d'être curieux et les prit en tentant de les regarder.

«-Qu'est-ce que c'est? demanda-t-il

-C'est privé, dit Bilbon en les arrachant des mains de son neveu, Ne traîne pas tes mains ici, tu veux?»

Malgré ce reproche, Frodon pencha la tête vers le livre de son oncle toujours aussi curieux. Mais avant qu'il n'ait eu le temps d'entr'apercevoir quelque chose, le vieil hobbit ferma l'ouvrage.

«-Il n'est pas encore prêt.

-Pas encore à quoi?

-A être lu.»

Bilbon n'était pas méchant. Il avait ses petites manies agaçantes mais il était gentil. Les parents de Frodon étaient morts noyés quand celui-ci était enfant. Bilbon l'avait trouvé adorable et s'était empressé, non seulement de l'adopter, mais aussi d'en faire son héritier. Frodon l'aimait tellement qu'il avait du mal à lui faire des reproches même pour ses manies énervantes.

Bilbon leva les yeux vers les enveloppes que son neveu lui avait apportés. Il comprit d'où elles provenaient.

«-Des réponses aux invitations?

-Oui. Ils viennent tous. Mais il n'y a aucune réponse des Sacquet de Besace.

-Comme si j'allais leur envoyer des invitations.

-Haha!

-Et même si je l'avais fait, ils m'auraient sûrement dit «non» et répondu un truc comme Nous préférerions que vous nous invitiez en personne, cher Bilbon. Faites donc preuve d'un peu de courtoisie.

-Hihi!

-Si je le faisais, ce serait sur mon lit de mort.

-Ils doivent trouver ça approprié.

-De toute façon, tels que je les connais, ils s'inviteront tout seuls.

-Haha!

Ils doivent penser que vous avez des coffres regorgeant d'or.

-Ce n'était qu'un petit coffre. Et il était juste rempli de ce qu'il fallait. De plus, il sent le troll.»

Alors qu'il parlait, Bilbon semblait faire des paquets. Plus précisément, il semblait empaqueter ses affaires comme s'il faisait un grand rangement très ordonné, pratiquement maniaque de toutes ses possessions que ce soit des biens matériels ou des affaires personnelles. Cela étonna Frodon. Certes, il aimait être installé confortablement et se repérer facilement dans sa maison mais que tout fût désordonné et qu'il n'y a pas de repérage précis pour chaque chose ne l'avait jamais dérangé. Il avait même toujours été calme avec ça. Or, à cet instant, il était, au contraire, très agité et semblait vouloir que tout soit impeccable le plus vite possible. Son comportement était vraiment inhabituel.

«-Mais qu'est-ce que vous faites? ne pût s'empêcher de demander Frodon

-Je prend des précautions. Tu sais, je l'ai surpris en train d'essayer de voler mes coffres une fois.

-Qui?

-Lobelia Sacquet. Cette fille odieuse. Garde un œil sur elle quand je...

-Quand vous quoi?

-...

Non, rien.

-...

Vous savez, Bilbon, les gens commencent à se demander certaines choses sur vous. Ils pensent que vous devenez bizarre.

-Bizarre?

-Asocial.

-Asocial, moi? N'importe quoi! Sois un gentil garçon. Mets ça sur le portail.»

Bilbon donna une pancarte à Frodon. On pouvait y lire Interdit sauf affaire concernant la fête. Le jeune hobbit ne put s'empêcher de ricaner. Avant cela, il prit une épée qu'une amie lui avait donné car il devait la retrouver pour un cours d'escrime avant la fête. Elle-même devait venir avec lui pour cette dernière par la suite.

Alors qu'il terminait de mettre la pancarte sur le portail de Cul-de-Sac à l'aide d'un marteau, Frodon remarqua Rosie Chaumine qui s'apprêtait à entrer. Celle-ci se mit à sourire tandis que Frodon ouvrit le portail tout en lui disant:

«-Bonjour Rosie.

-Bonjour monsieur Frodon. Je venais m'occuper de la décoration florale pour ce soir. Ca prendra du temps alors il vaut mieux que je commence maintenant.

-Je t'en prie, entre.

Quand tu seras à l'intérieur, repose ce marteau avant d'aller au jardin. Bilbon voudra le retrouver.

-Oui, monsieur Frodon. Mais où allez-vous?

-Plus tard dans la journée, je vais voir Sam avant la fête.

-Oh je vois, soupira Rosie, Cours d'escrime.

-Oui. A ce soir, Rosie.

-A ce soir, monsieur Frodon.»

Tandis que Frodon s'en allait, Rosie pinça la bouche. Elle n'aimait pas beaucoup Sam. Elle trouvait qu'elle aimait faire des trucs qui agaçaient les gens de la Comté dans l'unique but de se faire remarquer. Et le fait qu'elle fût appréciée d'un garçon qu'elle trouvait sympathique n'arrangeait rien même s'il ne s'agissait que du neveu de son maître. Comment un garçon aussi intelligent était incapable de voir qu'une fille comme celle-ci avait une mauvaise influence sur lui? Elle ne devait pas y penser à cet instant. L'important était de préparer la fête. Après s'être reprise, elle frappa à la porte de Cul-de-Sac.

Toujours à son bureau, Bilbon n'avait pas cessé d'écrire. Il n'aima entendre les coups que l'on frappait à la porte. Si on le dérangeait, pas question qu'il se leva alors que quelqu'un d'autre était là pour ouvrir.

«-Frodon, quelqu'un frappe à la porte, dit-t-il»

Il marmonna en continuant de rédiger sur les pages du livre qu'il avait écrit alors que son neveu lui amenait les réponses aux invitations. Mais alors qu'il était retourné à sa tranquillité, les coups se firent à nouveau entendre.

«-Frodon, soupira Bilbon, La porte.»

Nouveaux coups.

«-Nom de dieu, où est ce passé garçon? Frodon!»

Frodon lisait un livre assis au pied d'un arbre. Le temps était très agréable. Le ciel était bleu et le soleil ne frappait pas fort. Les arbres verts permettait de sentir une certaine fraîcheur douce. Frodon adorait la lecture. Les histoires que lui avaient racontés son oncle quand il ne savait pas encore lire lui avaient donné son goût pour les grandes aventures rédigées entre les pages auxquelles il avait finalement eu accès quand il avait enfin su lire. Alors que les péripéties s'enchaînaient entre les lignes, il entendit une mélodie. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il en reconnut le son. Il abandonna sa lecture sans hésiter, se leva et se précipita vers la voix qu'il entendait:

«-Descendant de la porte

Où elle commença

Je dois la suivre si je le puis

La route se poursuit sans fin

Descendant de la porte

Où elle commença

Maintenant, loin en avant

La route s'étire»

Frodon arriva devant une vieille femme se trouvant sur une charrette tirée par un cheval. Il croisa les bras et la toisa sévèrement.

«-Vous êtes en retard, dit-t-il»

En entendant cette voix, la vieille femme s'arrêta brutalement et leva la tête.

«-Un magicien ou une magicienne n'est jamais en retard, Frodon Sacquet. Ni jamais en avance. Il ou elle arrive à point nommé.»

Les deux personnes se fixèrent pendant plusieurs instants. Il y eu un silence. Puis sans ajouter un mot de plus, ils se mirent à rire. Frodon se précipita vers la charrette avec un sourire radieux et n'hésita pas à se jeter dans les bras de la magicienne.

«-C'est formidable de vous voir Gamlad.

-Je ne pouvais pas rater l'anniversaire de Bilbon.

Alors, comment va le vieux coquin? Il paraît que ce sera une soirée formidable.

-Vous connaissez Bilbon. La Comté est en effervescence.

-Ca ne peut que lui plaire.

-Presque toute la Comté est invitée. Et les autres s'inviteront.

En fait, Bilbon est bizarre depuis un certain temps. Je veux dire, plus que d'habitude. Il s'enferme dans son bureau. Il passe des heures penché sur des cartes et se cache dès que j'arrive. Et il empaquette des choses partout dans la maison. Je crois qu'il mijote quelque chose.»

Gamlad resta silencieuse. Frodon le remarqua. Il se demandait si elle avait quelque chose à avouer ou bien si elle réfléchissait à comment lui répondre. Mais peut-être que cela l'embarrassait. Frodon préféra mettre fin à cette conversation.

«-D'accord. Gardez vos secrets. Je sais que vous êtes impliquée.

-Voyons!

-Avant que vous ne veniez ici, les Sacquet étaient bien considérés.

-En effet.

-Sans histoires, sans surprises.

-Si vous pensez à l'incident avec le dragon, j'étais à peine impliquée. J'ai juste donné un coup de coude à votre oncle.

-Quoiqu'il en soit, vous êtes considérée comme une trouble-paix.

-Ah bon?»

Alors qu'ils traversaient Hobbitebourg, les enfants remarquèrent la charrette. Quand ils reconnurent Gamlad, ils hurlèrent son nom et se précipitèrent vers elle. Ce qui déplut fortement aux autres hobbits qui virent également que la magicienne était de retour. A leurs yeux, cela ne présageait rien de bon. Allait-t-elle apporter la malchance sur la Comté ou invoquer des esprits quelconques qui n'apporteraient que des choses mauvaises? Quoi qu'étaient les pensées des hobbits, les enfants, eux, ne semblaient pas de leurs avis. Ils étaient enthousiastes en revoyant Gamlad, ils riaient et souriaient.

«-Des feux d'artifice! Réclamèrent-t-ils, Des feux d'artifice!»

Cependant, Gamlad ne s'arrêta pas. Les enfants firent une petite moue triste. Pourquoi ne l'avait-t-elle pas fait? Constatant l'attitude de la magicienne, Frodon tourna la tête vers elle. Son regard semblait vouloir dire quelque chose comme «Faites-leur plaisir, ce sont des enfants. Ils aiment s'amuser.» Finalement, Gamlad céda. Si les hobbits n'aimèrent pas cette attitude qu'ils jugeaient scandaleuse, les enfants, eux, étaient comblés. Cela fut suffisant pour la magicienne qui aimait faire plaisir aux autres quand elle le pouvait peu importe ce que l'on pouvait penser de lui.

«-Gamlad, je suis content que vous soyez revenue.

-Moi aussi, mon garçon.

-Je dois y aller. J'ai à faire avant la fête.

-Oh je vois. Cours d'escrime.

-En effet.

-Ah la fougueuse Samelia. Comment va-t-elle?

-Bien.

-Dans le sens, elle se porte bien sur ses deux jambes ou son moral va bien?

-Les deux.

-Huhu!

-Quoi?

-Non, rien. Faites vite ou vous allez être en retard.

-Vous avez raison. Je ne suis pas un magicien, moi.

-Hahaha!»

Gamlad regarda Frodon partir avec un sourire tendre sur le visage. Elle ne pouvait pas s'empêcher de se demander si son impression au sujet des deux jeunes hobbits était la bonne ou si elle se faisait des idées. Elle espéra fortement que c'était le premier cas.

.

«-Voilà. Très pratique si jamais quelque chose ou quelqu'un essaie de s'introduire chez vous. Mais n'oubliez pas, vous pouvez aussi vous entrainer avec si ça vous amuse.

-Merci mademoiselle Sameliana. Dites-moi, votre n'a pas l'intention de venir un peu vous remplacer?

-Non, pourquoi?

-Heu...pour rien.

-Tant mieux. Bon, je vais devoir fermer. Au revoir monsieur Ursl.

-Au revoir, mademoiselle Gamegie.»

Alors que Sam rangeait son matériel et préparait son fameux cours, elle ne put s'empêcher d'être un peu agacée. Certes, ce n'était pas la première personne qui lui achetait son matériel plus par contrainte qu'autre chose et qui pensait qu'un hobbit mâle convenait plus à la profession de forgeron. Mais parfois, c'était difficile de se retenir de ne pas se jeter sur tous ces crétins en hurlant de colère. Qu'est-ce que cela leur coûtait de comprendre qu'avoir deux mains était suffisant pour s'occuper d'une forgerie?

Les pensées de la jeune fille hobbit furent interrompues lorsque des coups furent frappés à la porte.

«-C'est ouvert, dit-t-elle»

Un jeune hobbit entra. Même si elle le reconnut, le «bonjour» qu'elle lui lança ne fut pas tendre. Frodon le constata mais ne dit rien. Il préféra attendre la fin du cours pour lui demander si quelque chose n'allait pas.

«-Alors, comment se prépare la fête d'anniversaire? Après tout, cent-onze ans, c'est pas rien. Oh, un sourire. On dirait qu'il y a eu une bonne surprise de dernière minute.

-Gamlad est revenue.

-Vraiment?

-Oui.

-Oh, ça veut forcément dire des feux d'artifice, ça. Ah, alors la fête sera encore mieux. Hmmm mais avant ça, les choses sérieuses. Attrape!»

A ces mots, Sam lança une épée à Frodon. Celui-ci l'attrapa de justesse tandis que Sam en prit également une. Le jeune garçon n'eut même pas le temps de dégainer que son amie se lança vers lui. Il put à peine lever la lame pour se protéger avant que Sam n'ait pu l'atteindre.

«-Pas mal. Mais encore un peu lent. Voyons ce que donne le duel.»

Ils croisèrent le fer pendant un certain temps. Comme à son habitude, Sam montra quels étaient les mouvements à effectuer à son ami. Elle testa également ses réflexes, comment il bougeait ses jambes, la manière dont il tenait son épée.

«-Tu t'es amélioré, dit-t-elle, Mais ce n'est pas encore ça.»

A ces mots, elle le désarma, prit son épée et la pointa vers sa gorge. Même s'il savait qu'il s'agissait de son amie, Frodon était toujours effrayée par la manière de combattre de Sam. Elle était sans pitié. Et il se demandait de quoi elle serait capable envers ceux qui n'étaient pas sa famille ou ses amis.

«-Tu te débrouilles mieux qu' avant mais tu ne dois jamais te laisser distraire par tes progrès, ni la fierté qu'ils t'apportent. N'importe qui pourrait s'en servir contre toi.»

Sur ces mots, elle arrêta de le tenir en joue. Cela le rassura et il fit tout pour retenir un soupir de soulagement. Néanmoins, il poussa tout de même un léger souffle.

«-Tu en sais beaucoup pour une fille hobbit qui n'a jamais vu le reste de la Terre du Milieu, dit-t-il

-Je te l'ai déjà dit. Je transmets seulement l'enseignement de mon grand-père. Il n'était pas qu'un forgeron tu sais. Il a voyagé. Il n'a peut-être jamais vu d'Elfes mais il a rencontré des Nains. C'est eux qui lui ont appris à se battre et à survivre dans les mines quand il s'y était perdu. Et depuis que j'ai hérité de la Forgerie Bonenfant, je n'ai jamais arrêté mes trois heures d'entrainement tous les jours. Enfin, sauf que je reçois mon élève attitré.

-Héhé!

-...

Tu sais, je me demande...

-Quoi?

-Pourquoi tu ne viens jamais aux cours d'escrime avec Dard?

-L'épée de Bilbon? Oh, je le connais bien. Il refuserait que j'y touche. Tu sais qu'il m'a souvent demandé de ne pas traîner mes mains à tel ou tel endroit de Cul-de-Sac.

-Je me demande comment tu fais pour ne jamais être agacé par ça. Enfin, ton oncle reste bien plus agréable que mon père. Que tout le reste de ma famille d'ailleurs.

-C'est à cause d'eux que tu étais grognon tout à l'heure?

-Grognon?

-Quand je suis arrivé, tu avais l'air contrariée.

-Oh! Non, c'était à cause d'un client. Encore un idiot qui espérait que mon crétin de mon frère reprenne la forge un jour. En parlant de lui, je suis sûre qu'il rêve de me voir morte.

-Sam! Comment peux-tu dire une chose pareille?

-Allons Frodon, c'est évident. Tout le monde estime que seuls les garçons hobbits devraient battre le fer. Mais surtout, il enrage parce que c'est moi qui ai hérité de la forge et pas lui. Seulement, il sera mort bien avant moi. Alors, il ne l'aura jamais.

-Comment tu peux parler de ta mort et celle de ton frère d'une façon aussi légère? Vous êtes de la même famille!

-Et alors? Toi et Bilbon parlez souvent du fait qu'il lèguera Cul-de-Sac à toi et surtout pas à cette odieuse Sacquet de Besace qui rêve sûrement de le voir mort alors que vous êtes aussi de la même famille. C'est quoi son nom déjà?

-Lobelia.

-Voilà. Ben, c'est pareil quand je parle de cet abruti d'Anson qui rêve sûrement de me voir morte.

-...

Peut-être.

-Hum. Ce n'est pas ça qui t'a choqué, n'est-ce pas?

-Je...Je n'aime pas t'entendre parler de ta mort potentielle. Ca me rends triste.

-Sérieusement? Frodon, ça n'est pas pour tout de suite. Tu ne devrais pas prendre ça autant à cœur.

-S'il te plait.

-Oh d'accord. Mais honnêtement, je trouve que tu es trop sensible.»

A ces mots, elle lui donna un coup de poing sur l'épaule et commença à prendre un sac.

«-Dis Frodon, tu t'es déjà demandé à quoi ressemblait le monde en dehors de la Comté?

-Qu'est-ce que tu veux dire?

-Quand j'étais petite, mon grand-père me racontait des histoires. Et ton oncle n'a jamais arrêté de parler de ses voyages. Tout ça, ça me donne envie de voir d'autres horizons. Tu imagines à quoi peut ressembler le reste de la Terre du Milieu?

-Je me suis posé des questions, c'est vrai. Mais...

-Mais quoi?

-J'ai un peu peur de ce que je pourrais découvrir si je sortais de la Comté.

-Pourquoi?

-Bilbon a surtout eu de la chance. Il aurait pu ne pas revenir vivant de ses aventures. Si nous tentions de nous lancer dans des périples comme les siens, nous n'aurions peut-être pas la même chance que lui.

-Oh! Tu es un trouillard.

-N'importe quoi.

-Oh si!

-Non!

-Si!

-Non!

-Allez, admets que tu es un trouillard et je te rends ça.»

Sam montra d'une main le livre que Frodon avait rangé dans ses affaires. Celui-ci se fouilla et constata bel et bien qu'il ne l'avait plus. Comment et quand la jeune fille hobbit l'avait-t-elle prit? Quelles qu'en furent les circonstances, il allait le récupérer mais pas de la manière mesquine dont elle l'espérait.

«-Rends-moi ça!

-Dis que t'es un trouillard.

-Oh non!

-Bon alors, tant pis.

-Rends-le moi!

-Hahaha!»

Frodon se mit à poursuivre Sam tandis qu'elle courrait dans la forgerie avec le précieux livre en riant. Il n'aima pas ça.

«-Tu es vraiment une peste!

-Hihihihi!»

Sam finit par être hors de vue. Frodon décida de chercher où elle s'était cachée. Il se faufila de façon discrète sur les murs. Elle avait sûrement chercher à se confondre avec le décor mais quelque chose la trahirait forcément. Il eut raison car il finit par apercevoir une longue touffe bouclée orangée au bout d'un long moment de recherche.

«-Trouvée! dit-t-il en se jetant sur cette dernière»

Sam et Frodon tombèrent sur le sol à la renverse. Les deux hobbits étaient dans une position que beaucoup auraient qualifié d'étrange; Sam était allongée sur le sol tandis que Frodon était positionné sur sa silhouette. C'était incongru. Gêné, Frodon se releva vite. Il fut bientôt suivi par Sam.

«-On est...peut-être trop âgés pour ces jeux, dit Sam en tendant son livre à Frodon

-Oui...sûrement, dit le jeune garçon hobbit en récupérant son bien précieux

-On ferait mieux d'y aller. Ma famille est sûrement déjà à Cul-de-Sac. Et ton oncle doit t'attendre pour le reste des préparatifs de la fête.

-Tu as raison.»

Sur ces mots, Sam prit ses affaires et Frodon la rejoignit. Ce dernier ne s'était pas rendu compte qu'elle avait baissé les yeux tristement. Les deux hobbits se rendirent à la demeure de Bilbon Sacquet où ils iraient bientôt se préparer pour une fête grandiose.

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«-La bière a intérêt à être bonne cher Hamfast, dit Bilbon, Sinon, toute la Comté sera furieuse.

-Oh, ne vous inquiétez pas, Bilbon. Je ne rate jamais ma boisson. Bon, retournons à l'intérieur. Votre neveu et ma petite Samelia ne vont sûrement pas tarder.»

«-Alors Maya, comment se présente ce bébé? demanda Gamlad

-Oh, je n'en suis qu'à un mois. J'ai encore le temps pour les restrictions, Gamlad.

-Ca vous excite madame Maya?

-D'être quoi Rosie?

-De devenir mère?

-Oui. Mon mari revient ce soir à la Comté. Il est là juste à temps pour la fête et nous pourrons rentrer enfin chez nous. J'en ai marre d'être chez mes parents alors que je vais devenir mère moi-même. Sans vouloir vous offenser.

-Arrête de te plaindre de pas pouvoir faire comme une vraie future maman. Tu restes chez les parents uniquement parce que tu as peur de pas pouvoir te débrouiller quand ton mari est pas là.

-Sam, tu es arrivée.

-Comme tu vois.»

En effet, Sam et Frodon venaient de passer la porte de Cul-de-Sac.

«-Alors, vous êtes bien revenue Gamlad. Je suis contente de vous voir.

-Le plaisir est partagé, Samelia.

-Alors mon garçon, ce cours d'escrime? Amusant?

-Disons...surprenant.

-Il est devenu brillant, dit Sam, Mais il a encore des progrès à faire. Peut-être qu'il serait meilleur avec Dard.

-Oh non, ma chère, dit Gamlad, Il pourrait très bien être bien excellent avec n'importe quelle lame si tu continues davantage ses cours d'escrime.

-Exact, dit Bilbon, Et puis, Dard est une lame sacrée. Son usage ne doit pas être prit à la légère. Elle doit être utilisée dans un esprit de détermination et de protection pas dans un simple cours d'apprentissage. De plus, ce n'est pas la lame qui fait le combattant. C'est le combattant qui fait la lame. Je l'ai apprit au fil de mes voyages. Et quelqu'un qui croise le fer devrait le savoir.

-Oh, je le forge plus que je ne le croise maintenant. Sans mes cours d'escrime avec Frodon, je ne le ferais plus du tout depuis...

Bon je vais me changer.»

Sur ces mots, elle s'en alla précipitemment dans une autre pièce sous les yeux tristes de l'assemblée.

«-Salut Rosie.

-Oh salut Sam, dit la jardinière des Sacquet sur un ton amer

-Jolie robe.»

Il était vrai que la robe couleur chocolat légèrement brillante aux manches blanches bouffantes de Rosie était assez belle.

«-Comment vas-tu?

-Bien. Je ne savais pas que tu mettais des robes.

-Je n'allais pas aller à une fête avec des habits de forgeronne. Dis, tu peux m'aider à mettre ça sur ma tête?

-Quoi? Oh oui, bien sûr.

-Bon, je crois qu'on est prêtes. Allez, allons-y.»

«-Samelia! s'exclama l'Ancien, Tu es ravissante!»

En effet, la jeune forgeronne était transformée. Certes sa robe était simple; longues manches blanches, longue jupe couleur bordeau, haut couleur caquis; mais elle avait sur son front un collier-de-tête couleur or ornée d'une petite pierre précieuse, qui si elle était probablement fausse, brillait telle une flamme verdâtre. En la voyant ainsi, plus personne ne faisant attention aux défauts de son corps. Seules ses grosses joues ressortaient mais son collier-de-tête était tellement joliment imposant qu'on ne les voyait presque pas.

Frodon essaya d'éviter de trop la regarder afin de ne pas l'embarrasser mais il eu du mal à détacher ses yeux de cette belle apparition.

«-Je devais bien être jolie. Frodon et moi, on chante ce soir.

-Oh! Oui, c'est vrai, je n'y pensais plus, avoua Frodon penaud

-Rosie, tu as ta vièle1 pour tout à l'heure?

-Oui, bien sûr. Je suis toujours là quand monsieur Frodon a besoin de moi.

-Hihi! En effet.

-Mes chers, ce sera une nuit mémorable, dit Bilbon»

.

La nuit était tombée. La fête était grandiose. Des feux d'artifice étaient lancés par Gamlad. Tout le monde riait, chantait, dansait. En tout cas, c'était ce que faisait joyausement la jardinière des Sacquet. Frodon dansait également. Mais il faisait seul. Il savait qu'il n'était pas particulièrement bon danseur mais il s'en moquait. Il voulait juste se détendre et surtout s'amuser. Mais il finit par apercevoir Rosie en train de danser. Il aurait tant aimé faire la même chose avec une autre hobbit. Le problème était qu'il n'osait pas lui demander. Il était persuadé qu'elle refuserait. Elle aimait aussi s'amuser mais elle détestait se ridiculiser. Sam aperçut Frodon assis à une table en train de se servir une bière. Il semblait un peu triste. Rosie dansait pas très loin de lui. Elle pensa comprendre ce qui se passait. Cela la rendit jalouse mais elle désirait par-dessus tout son bonheur. Elle ne pouvait pas le laisser comme ça. Elle se précipita et se mit à sourire.

«-Allez Frodon! Demande à Rosie de danser.

-...

Je crois que je vais juste prendre une autre bière.

-Oh sûrement pas! Allez, vas-y!»

Sam jeta littéralement Frodon sur Rosie. Cette dernière fut illuminée et embarqua le jeune hobbit dans une folle danse ou plutôt une ronde. Ce dernier fut complètement déstabilisé tandis que Sam éclata de rire. Mais lorsqu'ils disparurent de som champ de vision, elle devint triste. Elle détestait l'admettre mais ces deux-là étaient vraiment faits l'un pour l'autre. Un jour ou l'autre, Rosie aurait la chance qu'elle n'aurait jamais mais tant que cela voudrait dire que Frodon serait heureux, ça lui convenait parfaitement. Oui, parfaitement!

La petite Mag Gamegie s'était réunie avec d'autres enfants de la Comté autour de Bilbon Sacquet. Il racontait l'un des récits de ses nombreux voyages. Celui-ci parlait d'un des dangereux périples qu'il avait subi alors qu'il était loin dans la Terre du Milieu.

«-J'étais là à la merci de trois trolls monstrueux. Ils se disputaient sur la façon dont ils allaient nous cuisiner. Allaient-t-ils nous faire cuire? Allaient-t-ils s'assoir sur nous un par un? Allaient-t-ils nous transformer en gelée? Ils passèrent tant de temps à se disputer que la lumière du soleil finit par apparaître et les transforma tous en pierres.»

Il fallut un moment à Frodon pour échapper à sa cavalière. Celle-ci était excitée comme une puce et passait son temps à lui écraser les pieds. Il n'avait pas osé le lui dire car il était quelqu'un de très poli mais il avait fallu qu'il prétexta qu'elle devait aller préparer sa vièle pour la chanson qu'ils devraient jouer et chanter avec Sam dans les minutes à venir. Sam! Il ne savait pas depuis combien de temps il l'aimait mais il savait que ses sentiments n'étaient pas partagés. Sinon, pourquoi elle lui conseillerait des jolies filles? Est-ce que les choses changeraient s'il lui avouait que c'était elle qu'il aimait? Si seulement il était courageux!

«-Mesdames et messieurs, ce soir, nous vous avons réservé une surprise. En effet, en plus de toute cette ambiance festive, vous allez entendre la jeune Samelia Gamegie ainsi que mon cher Frodon vous chanter une chanson avec cette chère Rosie Chaumine à la vièle.»

Des acclamations se firent entendre tandis que Frodon et Sam montèrent sur la scène avec Rosie. Celle-ci commença à jouer avec enthousiasme. Ce fut Sam qui chanta les premières paroles

Sam

Chaque hobbit qui peuple la Comté

A son lot de majesté

Des gens aimant étant à vos côtés chaque moment de la journée

Certes pas grands mais charmants

Mais un seul sera toujours

Un précieux allié

Frodon

L'allié ne vous abandonnera jamais

Quoiqu'il faille endurer

Fidèle que vous alliez entre terre et ciel

Il est loyal et dévoué

Il vous aidera où que vous alliez

Un précieux allié

Frodon/Sam

Il sèchera vos pleurs

Consolera toujours votre cœur

Il ne vous abandonne pas

Toujours là

Ne s'éloignera pas

Il est toujours à vos côtés

Un précieux allié

Sam

L'allié sera toujours à vos côtés

Prêt à tout faire

Frodon

A tout risquer

Sam

Il sera là

Toujours à vos côtés

Car il veut toujours vous aider

Il affronterai

S'il le fallait l'Enfer

Un précieux allié

Frodon/Sam

Il sèchera vos pleurs

Consolera toujours votre cœur

Il ne vous abandonne pas

Toujours là

Ne s'éloignera pas

Il est toujours à vos côtés

Un précieux allié

Frodon

L'allié sera toujours votre confident

Jamais loin tout le temps

Vous pourriez lui confier jusqu'à votre vie

Car jamais il ne faillit

Il est incapable d'échouer

Un précieux allié

Frodon/Sam

Il sèchera vos pleurs

Consolera toujours votre cœur

Il ne vous abandonne pas

Toujours là

Ne s'éloignera pas

Il est toujours à vos côtés

Un précieux allié

Personne n'y avait fait attention mais le jeune Pirigrin Touque avait observé attentivement Samelia Gamegie pendant qu'elle chantait. Il trouvait qu'elle avait une belle voix bien que cette dernière la trouvait ordinaire. L'idée de faire chanter Frodon et Sam à la fête d'anniversaire de Bilbon venait de ce dernier et non pas de la jeune hobbit. Mais il les avait laissé choisir la chanson. Et celle-là leur avait plu. Pirigrin, que l'on appelait Pippin, l'aimait également. Et en l'ayant écouté, il avait presque oublié le tour qu'avait manigancé sa cousine Merryala Brandebouc, que l'on appelait Merryl. Celui-ci dut lui tirer le bras afin de lui le rappeler et ils s'éclipsèrent rapidement.

Lorsque les dernières paroles et notes de musiques s'arrêtèrent, le public resta silencieux pendant un certain temps. Ce ne fut qu'au bout de plusieurs minutes que l'assemblée applaudit. Frodon et Sam ne savaient pas ce qu'ils pensaient mais ils se souriaient. Ce n'était pas eux qui avaient écrit cette chanson mais elle reflétait la sincérité de leur amitié. Et c'était suffisant pour eux; pour ne jamais oublier ce lien qui les liait à jamais.

Alors que Bilbon venait de féliciter Frodon et Sam et que cette dernière était repartie avec Mag disant que «papa et maman ont dit que je devais rester avec Sam», il entendit des voix désagréablement familières. Frodon les reconnuut également. Il n'eût pas besoin de les désigner car Bilbon devint blême et l'entraina loin.

«-Les Sacquet de Besace! Vite, cachons-nous!»

Lorsqu'ils furent sûrs d'être assez loin, ils se permirent de parler.
«-Ouf! Merci. Tu es un bon garçon, Frodon. Je ne suis qu'un égoïste. Je t'ai recueilli quand tes parents sont morts mais ce n'était pas par charité. Je crois que c'était parce que parmi tous ceux de ma famille, tu étais le seul à avoir du cœur.

-Bilbon, avez-vous bu la bière de l'Ancien?

-Non. Enfin si mais ce n'est pas important. L'important, c'est que...tu ailles bien.»

Bilbon préféra ne pas dire un mot de plus et se contenta de quitter la cachette en buvant sa bière. Il fut suivi par Frodon. Mais alors que la fête continuait, un immense feu d'artifice s'éleva dans le ciel. Il s'agissait d'un dragon. Seulement, contre toute attente, celui-ci n'explosa pas dans la nuit. Il retomba vers les hobbits. Bilbon, qui était de dos, ne le vit pas. Frodon s'en aperçut et lui secoua l'épaule tandis que les autres hobbits se baissaient.

«-Bilbon, attention au dragon!

-C'est absurde. Personne n'a vu de dragon depuis mille ans.»

Comprenant qu'il n'écouterait pas, Frodon baissa lui-même son oncle sur le sol tandis que le dragon fonça vers le ciel non pas en hauteur mais en ligne droite. Frodon comprit. C'était sûrement un coup de ses cousins Merryl et Pippin qui avaient voulu lancer eux-mêmes un feu d'artifice mais qui l'avaient mal planté. Résultat, il n'était pas parti dans le bon sens. Cela le fit rire. Ces deux-là ne causeraient jamais autre chose que des ennuis. Néanmoins, malgré ce «petit problème», le spectacle resta très beau et les hobbits furent ravis. Peut-être que ceux qui le seraient un peu moins seraient Merryl et Pippin s'ils se faisaient attraper par Gamlad pendant que les autres hobbits continueraient à s'amuser.

«-Un discours, Bilbon! S'écrièrent les hobbits

-Un discours, s'exclama Frodon à son tour se demandant ce que son oncle avait bien pu inventer pour son discours d'anniversaire»

Après s'être fait un peu prier, Bilbon monta enfin sur la scène où Frodon et Sam avaient chantés quelques instants plus tôt et leva sa chope.

«-Mes chers Sacquet et Bophin, Touque, Brandebouc, Boulot, Fouine, Sonnecor, Bolger, Sanglebuc et Fierpeton.

-Fierpied!»

Cette erreur fit rire l'assemblée. Il fallut un certain temps pour que celle-ci redevint calme. Ce ne fut pas idéal pour Bilbon qui voulait parler. Quand elle redevint silencieuse, il put enfin reprendre la parole.

«-Ce soir, nous fêtons mon 111ème anniversaire.

-Joyeux anniversaire!

-Hélas, 111 années, c'est bien peu à vivre parmi de si admirables hobbits. Je ne connais pas la moitié d'entre vous autant que je le dois et apprécie l'autre moitié moins que je ne le devrais.»

Cette phrase laissa l'assemblée perplexe mais fit doucement rire Frodon, Sam et Gamlad.

«-Je...J'ai des choses à faire...J'ai le regret de vous annoncer que c'est la fin. Je pars. Je vous fais mes tendres adieux. Au revoir.»

Sur ces mots, il disparut sous les yeux ébahis de l'assemblée bouche bée. Le plus étrange était qu'il avait semblé regarder Frodon en prononçant les deux derniers mots.

On avait assailli Frodon de questions auxquels il était incapable de répondre. Sam et Merryl avaient été obligées d'éloigner les hobbits tandis que Pippin et les Gamegie débarrassaient. Sam voyait que Frodon voulait faire vite. Il avait besoin de comprendre le comportement de Bilbon. Il voulait en finir vite avec ces hobbits qui l'assaillaient et lui faisaient perdre son temps. Lorsqu'il aurait enfin l'accès libre jusqu'à Cul-de-Sac, il trouverait peut-être des réponses là-bas.

.

Gamlad était près de la cheminée. Bilbon venait de partir. Il avait qualifié un objet de «précieux» qu'il voulait laisser à Frodon mais duquel il avait eu énormément de mal à se séparer. Pourquoi? Trop de questions se bousculaient dans sa tête pour qu'elle eût le temps de vraiment les formuler.

Soudain, elle entendit des pas précipités.

«-Bilbon! Bilbon! s'exclama la voix de Frodon»

Sur le sol, Frodon trouva le fameux objet «précieux» de Bilbon. Ce dernier ne lui répondant pas et voyant la silhouette assise de Gamlad, il ne put que constater une vérité qui le rendit très triste.

«-Il est parti, n'est-ce pas? Il en parlait depuis si longtemps. Je ne pensais pas qu'il était aussi sérieux.

Gamlad?

-...

L'Anneau de Bilbon.

Il est parti chez les Elfes. Il vous a légué Cul-de-Sac.»

Sur ces mots, la magicienne tendit une enveloppe où déposer l'anneau au jeune hobbit.

«-Et tous ses biens, ajouta-telle, l'Anneau est à vous, maintenant.»

La dernière chose dont Frodon se préoccupait à cet instant était son héritage. Il espérait pouvoir parler à Gamlad ou au moins avoir de la compagnie. Mais cela ne serait pas le cas car Gamlad s'en alla précipitemment de la maison.

«-Où allez-vous?

-J'ai des choses à régler.

-Mais vous venez d'arriver.

-Quelles choses?

-Des questions auxquelles j'ai besoin de réponses.

-Je ne comprends pas.

-...

Moi non plus. Gardez-le caché. Mettez-le en sûreté.»

Sur ces mots, Gamlad s'en alla laissant Frodon seul, mélancolique et triste.

Alors qu'elle s'apprêtait à prendre le chemin pour quitter la Comté, Gamlad apperçut une silhouette aux cheveux roux. «-Samelia Gamegie. Tu n'es pas rentrée avec ta famille?

-Non. J'ai dit à mes parents que je dormirai à la Forgerie Bonenfant cette nuit.

-Mais en fait, tu as envie d'aller à Cul-de-Sac, n'est-ce pas?

-Je...je suis inquiète à cause de ce qui s'est passé après le discours de Bilbon.

-Samelia, Bilbon a quitté la Comté.

-Oh mon dieu!

-Frodon va avoir besoin de beaucoup de réconfort.

-Je devrais peut-être aller chercher Rosie. Elle n'est pas encore rentrée.

-Non, dit Gamlad, Rosie est gentille mais elle n'est pas proche de Frodon. Seule une amie fidèle comme toi peut le réconforter.

-Mais...

-Crois-moi, tu lui redonneras le sourire, dit Gamlad en laissant Samelia confuse»

.

Frodon était assis devant la cheminée. On aurait dit une âme mélancolique délaissée indifférente aux Flammes de l'Enfer juste devant elle.

Des coups se firent entendre. La personne n'attendit pas qu'on l'invita à entrer. Lorsqu'elle fût à l'intérieur, elle verrouilla la porte de sorte à ce qu'on ne dérangea pas Frodon après ce qui était arrivé.

«-Frodon, c'est moi, Sam. Tu es là?»

Un fauteuil devant la cheminée lui indiqua que Frodon était assis auprès du feu. Elle alla le rejoindre.

«-Je sais qu'il est parti. Mais tu n'es pas seul, tu sais. Il y a toujours des gens qui sont proches de toi. Et cette fois, ça sera toi, Merryl et Pippin qui protègerez Cul-de-Sac des Sacquet de Besace.

-Haha! Même en se prenant des sales coups de leurs parts, ils reviendraient encore et toujours.

-Ah, un sourire. J'avais peur de ne plus en revoir pendant un moment.

-Oh! Tout ça, c'est juste si soudain. Et Bilbon est la seule vraie famille qui me reste. Sans lui, cette maison...

-C'est normal. Quand tu étais petit, il était là. Les choses sont juste différentes maintenant. Tu t'y habitueras. Ca prendra juste du temps.

-...

Merci Sam.

-Ne dis pas ça. Les amis, c'est fait pour s'entraider.

-Tu ferais mieux de rentrer. Ta famille va s'inquiéter pour toi.

-Pas vraiment. Je leur ai dit que je dormais à la Forgerie Bonenfant, cette nuit.

-Sam!

-Et puis, il fait froid dehors. Je n'ai pas envie de sortir et tomber malade.

-...

Bon d'accord, tu peux t'assoir à côté de moi si tu veux.

-Merci.»

Il était vraiment touché. Elle avait menti à sa famille pour pouvoir rester avec lui et le réconforter. C'était une véritable amie. Il ne l'échangerait pour rien au monde car il n'y en aurait jamais aucune semblable à elle. Ils étaient emmitoufflés dans une couverture. Sam ne pouvait pas s'empêcher d'aimer cette proximité. Elle se contenta de profiter de l'instant comme si elle était en train de vivre un doux rêve. Elle et Frodon enlacés. C'était tellement agréable. Petit à petit, les deux hobbits s'endormirent enlacés près de la chaleurs douce du feu.

1Ancêtre du violon

Et voilà, fin du chapitre! Comme vous avez pu le constater, Sam n'est pas la jardinière de Frodon. Je me suis dit qu'une fille amoureuse de son employeur, ça le ferait moyen au 21ème siècle alors j'ai voulu changer ça. Au départ, Sam devait être une fleuriste mais je me suis dit que comme tous les hobbits de la Comté ont des jardins avec des fleurs qu'ils plantent eux-mêmes ou avec des jardiniers, ça ferait pas crédible. Alors, j'ai décidé d'en faire une forgeronne. J'espère que vous ne haïssez pas cette version^^ et que vous appréciez les changements que j'ai fait. Alors, je sais, vous allez me dire «Mais tu peux pas faire de Gandalf une femme, il a une histoire d'amour avec Galadriel dans Le Hobbit.» Comme je l'ai dit, j'aime pas Le Hobbit alors je le compte pas mais en plus, Galadriel est même pas censée être dedans alors je vois pas pourquoi je prendrais pas des libertés non plus. Bon, je crois que c'est tout.

A une prochaine fois:)