Hello. Cette fois, ce chapitre sera plus court que d'habitude. Bonne lecture:)
Chapitre 3:Bree
Il était enfin arrivés à faisait nuit et la pluie tombait drue.
«-Allons-y, dit Frodon»
Ils se trouvaient à l'entrée de la ville. Ce fut Frodon qui frappa. Un vieil homme ouvrit la fenêtre de l'entrée.
«-Que cherchez-vous?
-L'auberge du Poney Fringant, dit Frodon»
L'homme ouvrit la porte.
«-Des hobbits. Quatre hobbits. Et de la Comté vu comment vous parler. Qu'est-ce qui vous amène à Bree?
-Nous couchons à l'auberge. Et le reste nous regarde.
-Bien. Bien, jeune homme. Je ne pensais pas à mal. Moi, je pose des questions dès qu'il fait nuit. Y a des gens bizarres qui trainent par ici à ce moment-là. On est jamais trop prudent.»
En effet, les rues de Bree n'avaient pas l'air très chaleureuses. Les gens titubaient, ne semblaient pas amicaux et avaient l'air complètement fous. Ils semblaient également regarder les quatre hobbits d'un mauvais œil comme s'ils n'aimaient pas l'idée que des étrangers vinrent dans leur ville. Sentant la chose, Frodon et Sam évitèrent et cherchèrent l'enseigne de l'auberge. Lorsqu'ils la trouvèrent enfin, ils entrèrent rapidement à l'intérieur. Ils virent l'aubergiste et se dirigèrent vers lui.
«-Excusez-moi, demanda Frodon»
Après l'avoir entendu, contrairement au reste de la ville, l'aubergiste se montra poli.
«-Bonsoir petites dames et petits messieurs. Que puis-je pour vous? Si c'est pour dormir, nous avons de coquettes chambres pour hobbits. Très confortables monsieur...
-...
Soucolline. Je m'appelle Soucolline.
-Soucolline. Hum.
-Un ami de Gamlad. Est-ce qu'elle est arrivée?
-Gamlad? Ah oui! Je me souviens. Une vieille cheveux blancs, robe grise à manches longues. Pas vue depuis six mois.»
Alors, elle n'était pas arrivée?
«-Qu'est-ce qu'on fait maintemant? Demanda Sam»
Les hobbits n'avaient aucune idée de ce qu'il fallait faire. La seule option qui leur restait était d'attendre et d'être discret. Attendre, peut-être. Discret serait autre chose. En effet, il était clair qu'il était rare que des hobbits vinrent à Bree car l'aubergiste semblait avoir envie d'en profiter.
«-Silence! Veuillez écouter. Ce soir, nous avons des visiteurs venus de la Comté. Ce n'est pas la porte à côté.»
Certaines personnes sourirent et semblèrent enthousiastes. Des hommes et des femmes voulurent savoir les noms des bobbits. D'autres par contre les regardèrent avec un air méfiant voire dégoûté comme ceux des rues de Bree. Ils ne dirent pas un mot mais ils avaient bien l'air de ne pas aimer le fait que des étrangers vinrent chez eux. Ils voulaient clairement les éviter comme la peste. Les hobbits, surtout Frodon et Sam, étaient à la fois embarrassés et effrayés. Eux qui voulaient tout faire pour ne pas se faire remarquer, les choses étaient mal parties. Gamlad n'était pas arrivée, les cavaliers noirs étaient à leurs trousses et l'aubergiste voulait profiter de leurs présences. Il ne fallait pas qu'ils se furent remarquer davantage.
«-Voici monsieur Soucolline et sa bande.
Monsieur Soucolline, pourquoi ne nous chanteriez-vous pas un air de la Comté?»
Sam prit peur à cette demande. Frodon lui-même n'avait aucune envie de chanter car les circonstances faisaient que le moment était très mal choisi pour faire une chose comme celle-ci. Mais le regard de l'aubergiste semblait très plus, malgré les regards malveillants de beaucoup de clients, ceux qui s'étaient montrés agréables semblaient enthousiastes à l'idée de l'aubergiste. Les hobbits comprirent que personne n'abandonnerait jusqu'à ce que Frodon chantât. Il finit par céder.
«-Soit. Mais ce sera une chanson très courte.»
Alors que les clients agréables montraient leur satisfaction, Frodon monta sur la table et commença à chanter en dansant.
«-Dans une auberge
Non loin d'une vallée
On boit de la bière brune
Et tout le monde apprécie le goût de cette bière si pure
Près de cette grande vallée
Tout le monde aime danser
Tout le monde se réjouit, danse toute la nuit
Car tout le monde aime la vie
Tout le monde danse, tout le monde se réjouit
Car tout le monde aime la vie»
Malgré elle, Sam s'était mise à sourire et Frodon s'était mis à danser au fur et à mesure qu'il chantait. La tension avait baissé car les clients aimables avaient frappés dans leurs mains pour tenir le rythme. Malgré elle, Sam s'était joint à eux tout comme Merryl et Pippin qui avaient également sourit. Finalement, Sam avait rejoint Frodon sur la dernière phrase.
«-Tout le monde aime la vie»
Pendant un moment, ils avaient oubliés les cavaliers noirs, l'anneau, le danger, la peur dû à l'absence de Gandalf. Ils voulaient juste profiter de l'instant présent.
Malheureusement, le retour à la réalité allait être brutal. Dans son enthousiasme, Frodon glissa de la table et chuta sur le sol. Cela inquiéta Sam et ses cousins qui vinrent vers lui. L'aubergiste vint également le voir. Il semblait à la fois inquiet et mécontent.
«-Est-ce que tu vas bien? Demanda Sam
-Heu...oui, je crois, dit Frodon, Je suis vraiment désolé. C'était involontaire.
-Ca ira, dit l'aubergiste, Vous n'avez rien cassé. Mais ne vous agitez pas trop. Je n'ai pas envie que vous fassiez peur à mes clients. Et un conseil pour vous, ne vous cassez pas quelque chose. Quand on veut voyager, il faut rester valide.»1
Plus aucun client ne se montrait aimable. La curiosité passagère sur les hobbits était passée. On ne voyait plus que des regards méfiants ou dégoûtés. Les quatre n'y prêtait pas attention. Ils avaient commandés des chopes de bières sans savoir quoi faire, ni comment réagir.
«-Sam, elle va venir. Elle viendra, dit Frodon à une Sam inquiète pour la rassurer bien qu'il fût aussi incertain qu'elle»
Merryl, elle, était partie se chercher une chope encore plus grande que les autres.
«-C'est quoi ça? Demanda Pippin
-Ca mon cher, c'est une pinte, dit Merryl fière et réjouie
-Ils les servent à la pinte? Je vais en chercher une.
-Tu as déjà une chope, dit Sam au hobbit qui partait déjà»
Pippin n'avait rien écouté. Cela exaspéra Sam mais elle avait autre chose à faire que d'être agacé par ce garçon. Elle avait remarqué que depuis qu'ils étaient arrivés, une silhouette encapuchonnée dévisageait les hobbits. Plus particulièrement son meilleur ami. Et ce n'était pas une chose à garder pour elle.
«-Ce type te dévisage depuis qu'on est arrivés, dit-t-elle à Frodon»
Frodon se tourna. Il remarqua bel et bien la même silhouette que Sam avait vu. Il pensa alors que demander des informations à l'aubergiste l'aiderait. Lorsque celui-ci passa, il l'apostropha.
«-Excusez-moi. Vous savez qui est cet homme dans ce coin?
-Ah? C'est un de ces Rôdeurs. Des types dangereux qui vagabondent. Je ne connais pas son vrai nom mais ici, on l'appelle Grands-Pas.
-Grands-Pas..., murmura Frodon une fois que l'aubergiste fût parti»
Le jeune hobbit ne sut pas si c'était celui qui les observait, l'ambiance de l'auberge ou lui-même mais il se sentit étrange. Il avait l'impression qu'une voix, ou plutôt un murmure, l'appelait.
«-Sacquet...»
En réalité, il s'agissait de l'Anneau. Il avait fait de son mieux à la Comté, hors de celle-ci, l'influence de l'Anneau unique devenait de plus en grande. Malgré lui, il avait très envie de le mettre.
«-Sacquet...»
Certains clients commencèrent à regarder Frodon. Il avait sûrement l'air étrange comme s'il était attiré par une force qui ne pouvait le retenir. Evidemment, cela ne pouvait pas être comprit par ceux qui ne connaissaient pas le pouvoir destructeur de l'Anneau unique. Et Frodon, lui, trop attiré par la voix qui l'appelait ne faisait plus attention aux gens autour de lui.
«-Sacquet?»
La voix de Pippin l'avait ramené à la réalité. Mais pourquoi avait-t-il dit son nom à l'aubergiste? N'avait-t-il donc pas comprit qu'il avait donné un faux nom pour leur sécurité à tous? Il devait absolument l'arrêter avant qu'il ne fût trop tard et que les cavaliers noirs ne retrouvirent leurs traces.
«-Bien sûr que je connais un Sacquet. Il est là-bas, Frodon Sacquet. C'est mon petit cousin, du côté de sa mère, issu de germain du côté de mon père.
-Pippin!
-Attention.»
En voulant parler à Pippin en urgence, Frodon bouscula un homme sans le vouloir et chuta sur le sol. Dans la bousculade, l'Anneau lui échappa. Afin de ne pas le perdre, il n'eût pas d'autre choix que de tendre la main. Il voulu l'attraper avec son poignet mais ce ne fut sur son index qu'il tomba. A cet instant-là, il disparut sous les yeux ébahis des clients du Poney Fringuant. Alors que les autres hobbits se regardèrent ne comprenant pas ce qui arrivait à leur camarades, une chose terrifiante arriva à celui qui venait de mettre l'Anneau sans le vouloir.
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Frodon se trouvait dans un paysage chaotique. On ne distinguait que des ombres. Le vent soufflait et une aura menaçante se faisait sentir.
«-Tu ne peux pas te cacher, dit une voix, Je te vois»
Tout n'était que désolation. Il n'y avait pas de silhouette excepté des formes spectrales. Elles semblaient trembler de toutes part. Soudain, une immense lumière apparut. C'était une lumière de feu. Ou plutôt un œil géant avec une paupière noire sans orbite.
«-Il n'y a pas de vie dans le néant. Il n'y a que la mort.»
Cet œil. Ca ne pouvait être que celui de Sauron. Peu importait si le fait de mettre l'Anneau le cachait des cavaliers noirs. Cela ne pouvait que permettre à Sauron de le retrouver plus facilement. Frodon devait absolument l'enlever. Ce qu'il fit sans hésitation.
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Il était réapparut dans l'auberge. Hors de danger pensait-t-il. Mais avant même qu'il n'aît eu le temps d'être soulagé, une main s'empara brutalement de lui.
«-Ah!
-Vous attirez trop l'attention sur vous, monsieur Soucolline.»
C'était Grands-Pas qui lui avait parlé. Il l'emmena dans l'escalier sans rien lui expliquer et le fit monter dans une chambre qui semblait être la sienne. Sam, Merryl et Pippin le virent.
«-Prenez ce que vous pouvez, dit la forgeronne
Moi, j'ai déjà ce qu'il faut, ajouta-t-elle en sortant son épée»
«-Que voulez-vous?
-Ce n'est pas une babiole que vous avez.
-Je n'ai rien.
-Bien sûr, dit Grands-Pas en éteignant les bougies comme s'il ne voulait pas être répéré, Il m'arrive de passer inaperçu, Mais de là à disparaître...Ce don est rare.
-Qui êtes-vous?
-Vous avez peur?
-Oui, avoua Frodon
-Pas encore assez. Je sais ce qui vous traque.»
Quelqu'un ouvrit brutalement la porte. Par réflexe, Grands-Pas sortit brutalement son épée...pour faire face à une plus petite lame. Frodon reconnut sa meilleure amie et ses deux cousins qui portait un chandelier et un tabouret. Cela le rassura. Grands-Pas, qui semblait nerveux de la lame, se calma.
«-Laisse-le tranquille sale type ou je te saigne comme un porc! dit Sam sur un ton venimeux et de défi
-Ton cœur est vaillant, jeune fille. Mais ça ne vous sauvera pas. Vous ne pouvez plus attendre, Frodon. Ils arrivent.»
Ils avaient dû dormir à une autre chambre que celle prévue à Bree. Cela était trop dangereux. Si les cavaliers noirs étaient bel et bien jusqu'au Poney Fringuant, ils se feraient tous tuer. Grands-Pas avait averti l'aubergiste qu'il devait se cacher et faire partir tous ses clients afin qu'il ne arrivât rien.
A l'autre chambre où ils s'étaient cachés, Sam, Merryl et Pippin dormaient profondément. Frodon, lui, ne trouvait pas le sommeil trop effrayé par ce qui pouvait arriver que ce fût à lui ou aux hobbits qui l'accompagnaient. Grands-Pas, qui faisait le guet, se tourna vers le hobbit. Celui-ci regardait Sam attentivement à la fois avec attendrissement et inquiétude. Ce que Grands-Pas remarqua.
«-Vous vous inquiétez pour elle, n'est-ce pas Frodon?
-Oui. C'est ma meilleure amie. S'il lui arrivait quelque chose à cause de moi, je ne pourrais jamais me le pardonner.
-Est-t-elle vraiment seulement votre amie?
-Que voulez-vous dire?
-Est-ce que vous l'aimez?»
Frodon se demanda s'il s'agissait d'un piège. Il avait fait confiance à Grands-Pas par contrainte uniquement pour échapper aux cavaliers noirs. Néanmoins, il ne savait pas s'il pouvait lui faire entièrement confiance. S'il avouait ses véritables sentiments pour Sam et que Grands-Pas se révélait être un ennemi, il pouvait très bien utiliser Sam comme otage pour récupérer l'Anneau. Il décida de faire l'idiot.
«-Je ne comprends pas le sens de ce mot.
-Allons Frodon, vous êtes plus intelligent que ça. Je sais bien que si vous l'aimiez, vous ne me le diriez pas car vous n'avez pas totalement confiance en moi.
-Oh!
-Hin!
-Et vous Grands-Pas? Vous aimez quelqu'un?
-...
…
Oui. Mon cœur appartient à une Elfe.»
Grands-Pas se tourna à nouveau vers la fenêtre. Il ne semblait vouloir s'étendre davantage sur le sujet. Alors que tout redevenait silencieux, des coups se firent entendre. Les cavaliers noirs étaient entrés à l'auberge du Poney Fringuant. Ils détruisaient la chambre et les lits où les hobbits avaient prévus de dormir à la base. Comme ils faisaient beaucoup de bruit, ils réveillèrent Sam, Merryl et Pippin qui sursautèrent lorsqu'ils furent brutalement tirés de leurs sommeils.
Lorsque les cavaliers eurent enfin quittés Bree, le groupe s'autorisa à parler.
«-Que sont-t-ils? demanda Frodon
-C'étaient des hommes autrefois, dit Grands-Pas, De grands rois des Hommes. Puis Sauron leur donna les Neuf Anneaux de Pouvoir. Aveuglés par la cupidité, ils les acceptèrent. Un par un, ils sombrèrent dans les ténèbres et devinrent esclaves de sa volonté. Ils sont appellés les Nazgûl, des spectres ni vivants, ni morts. Ils sentent constamment la présence de l'Anneau. Ils sont attirés par lui. Il ne cesseront jamais de vous traquer. La lame la plus tranchante du monde ne pourrait pas les tuer. Même si elle avait été forgée par le meilleur forgeron ou la meilleure forgeronne connue à travers les terres.
-Alors, nous n'avons aucune chance contre eux? demanda Sam
-Tout ce que vous pouvez faire est vous cacher.»
1Ce passage est inspiré d'un extrait de Le Seigneur des Anneaux de Ralph Bakshi
