Salut. Alors, je profite du fait de poster un nouveau chapitre pour vous dire ça. Si vous adorez l'elfique ben désolé je compte pas des dialogues entiers de ça. Je l'ai jamais appris donc je le connais pas du tout. Je peux seulement me limiter à quelques citations très connues ou à des phrases cultes mais c'est tout. Mille excuses^^

Bonne lecture:)

Chapitre 4:La lame obscure

Le lendemain, Grands-Pas avait réveillé les hobbits dès l'aube. Il avait décidé de les faire voyager en évitant les routes. Ils étaient dans des lieux très isolés voire inaccessibles. Seuls des Rôdeurs connaissant bien les forêts et autres lieux sauvages pouvaient s'y repérer. Ce genre de déplacement laissait le groupe assez perplexe. Plus particulièrement Pippin qui n'avait pas l'habitude de voyager hors des routes.

«-Où nous emmenez-vous? Demanda Frodon

-Dans la nature, dit Grands-Pas

-Qui nous dit que Grands-Pas est un ami de Gamlad? Demanda Merryl méfiante à Frodon

-Je pense qu'un serviteur de l'ennemi serait plus séduisant mais plus repoussant.

-Il l'est déjà bien assez.

-On est obligés de lui faire confiance.

-Je me demande où il nous emmène, dit Sam

-A Fondcombe mademoiselle Gamegie, répondit Grands-Pas qui avait entendu, La demeure d'Elrond.

-Vous avez entendu? S'exclama la jeune forgeronne qui ne pût s'empêcher de se réjouir, On va voir les Elfes!»

Les hobbits voulurent s'arrêter mais Grands-Pas ne fut pas de cet avis.

«-Mesdames, messieurs, pas de halte avant cette nuit.

-Et le petit-déjeuner? Demanda Pippin

-Vous l'avez prit.

-Le premier, oui. Mais pas le second.»

A ces mots, Grands-Pas alla ailleurs.

«-Je ne crois qu'il sache ce que c'est, Pip, dit Merryl

-Et la collation? Le déjeuner? Le goûter? Le dîner? Le souper? Il connaît quand même, non?

-Je ne pense pas.»

Alors qu'elle finissait de parler, Grands-Pas lança des pommes vers le groupe. Merryl attrapa la sienne mais Pippin était trop déstabilisé par le fait qu'il n'aurait sans doute pas tous ses repas et apéritifs de la journée pour attraper celle qui lui était destinée. Merryl, déstabilisé par son comportement, grogna un peu car elle pensait qu'il réaliserait que ce ne serait pas le moment de se soucier du confort du quotidien.

«-Pippin.»

Le groupe continuait à voyager ou plutôt errer. Ils traversaient les marins de l'Eau-aux-Cousins. C'était un lieu boueux et surtout remplis de moustiques. Merryl semblait être leur victime préférée. Ce qu'elle n'apprécia pas.

«-Que mangent-t-ils, faute de hobbits?»

La nuit était tombée. Grands-Pas avait chassé un cerf pour le groupe. Après le repas, les hobbits s'étaient endormis. Grands-Pas tourna le dos aux hobbits et murmura une mélodie d'un son très bas pensant qu'il ne les réveillerait pas. C'était un moment intime pour lui. Il aurait préféré être seul mais il ne pouvait les hobbits sans surveillance. Les Nazguls pouvaient surgir n'importe quand. Seulement, lui aussi avait besoin d'un peu de confort. Au moins d'un instant d'intimité. Hélas, il n'y parvint pas.

«-Qui est-t-elle?

La dame au sujet de laquelle vous chantez?»

Même s'il avait tout fait pour chanter à voix très basse, il avait réveillé Samelia. Forcément, il avait excité sa curiosité. Il savait qu'elle ne se rendormirait pas à moins qu'il lui dit ce qu'il avait fait. Il se décida à lui répondre.

«-C'est la Dame Luthien. Une Elfe qui aima Beren, un mortel.

-Qu'est-ce qui lui est arrivé?

-...

Elle est morte.

...

Samelia, aimez-vous Frodon?

-...

Pourquoi posez-vous une telle question?

-Je vous trouve très protectrice envers lui. Quand vous cru que je lui voulais du mal, vous m'avez menacé de quoi déjà? Ah oui, me saigner comme un porc.

-Je...Je ne sais rien sur l'amour, Grands-Pas. Je...Je ne peux pas ressentir ce que je ne connais pas.»

Elle avait dit ça en bafouillant et en manquant d'assurance. Cette réaction liée à celle de Frodon qui n'avait pas voulu répondre quand Grands-Pas lui avait demandé s'il aimait ne laissait plus aucun doute. Ainsi Frodon Sacquet et Samelia Gamegie faisaient partie de ces gens qui s'aimaient mais qui ignoraient la réciprocité de leurs sentiments. Chacun des deux ne disait rien à l'autre de peur de perdre à jamais l'être qui lui était le plus cher. Et à cause de cela, il se contentait de son amitié. Grands-Pas aurait aimé faire quelque chose pour remédier à une situation aussi triste qui aurait dû être joyeuse mais il savait que ce n'était pas son rôle. Et peut-être qu'à cause de l'Anneau, les deux hobbits...Il préféra ne pas y penser.

«-Pardonnez mon indiscrétion Samelia. Rendormez-vous.»

.

«-C'était la tour de guet d'Amon Sûl. Ce sera notre halte, cette nuit.»

Ils s'installèrent en haut de la tour. Grands-Pas prépara des épées pour les hobbits. Cela déstabilisa fortement trois d'entre eux.

«-Qu'une seule personne soit armée parmi vous n'est pas suffisant. Ne vous en séparez pas. Je vais faire une ronde. Restez ici.»

Frodon et Sam s'étaient endormis. Ils pensaient être hors de danger. S'ils étaient aussi isolés alors il n'y avait aucune chance que les Nazgûl les retrouveraient. En particulier s'il n'y avait rien pour les faire repérer. Même pas un feu. Pas un feu? Ils ne surent pas si c'était leur imagination mais une odeur de quelque chose qui cuisait leur chatouilla les narines et les réveilla. Ils entendirent également des voix.

«-Ma tomate a éclaté.

-Tu veux une tomate? Je peux avoir du bacon?»

Merryl et Pippin! Ces deux impossibles provocateurs de catastrophes avaient fait un feu!

«-Mais qu'est-ce que vous faites? S'exclama Sam

-Tomates, saucisses, bacon bien grillé, dit Merryl

-On vous en gardé, dit Pippin qui en tendit aux deux hobbits

-Éteignez ce feu! S'exclama Frodon qui écrasait déjà les flammes

-Oh! Je te remercie, râla Pippin, Des cendres sur mes tomates.»

C'était trop tard. Les cris, ou plutôt ce qui ressemblaient à des lamentations, des Nazgûl se firent entendre. Les flammes avaient trahis la présence des hobbits. Ces derniers ne purent que le constater. Ces silhouettes fantomatiques les encerclaient déjà.

«-Courrez! S'exclama Frodon»

Frodon ne put pas s'empêcher de les regarder pendant plusieurs instants tant il était effrayé. Ce ne fut qu'après qu'il eût le réflexe de fuir.

«N'oubliez pas. Si jamais ils nous voient, dégainez vos épées. Puis croisez le fer d'abord par-dessous puis par-dessus.»

Les autres lui faisaient confiance. Si Sam n'avait jamais combattu, elle avait quelques connaissances en duel grâce au vieux Bonenfant. Elle savait donc ce qu'elle disait même s'il s'agissait de faire à des formes spectrales. Après tout, les Nazgûl avaient des épées. Il n'y avait aucune issue. Les hobbits n'avaient nulle part où aller. Hélas, les Nazgûl arrivèrent. Ils étaient cinq. Ces spectres étaient encore plus terrifiants à plusieurs. On aurait dit des fauves venant de profondeurs infernales prêt à infliger les pires souffrances à n'importe quels innocents croisant leurs chemins.

«-Arrière démons! Hurla Sam en se jetant sur eux»

Merryl décida de suivre l'exemple de Sam et se jeta également sur les Nazgûl. Pippin refusa d'abandonner sa cousine et se joignit également au combat. Frodon, même s'il savait au fond de lui-même qu'il aurait dû rester en sécurité pour que les Nazgûl ne s'emparèrent pas de l'Anneau, ne pouvait pas se résoudre à laisser ses amis risquer leurs vies pour le protéger sans rien faire. Plus particulièrement lorsque la vie de celle qu'il aimait était en péril à cause de cela. Il prit son épée et alla combattre les Nazgûl à son tour. Il pouvait le faire. Grâce à Sam, il savait se battre. Les quatre hobbits furent combatifs mais malgré tous leurs efforts, ils restaient des gens ordinaires alors que les Nazgûl étaient protégés par les pouvoirs du Seigneur Noir. Le groupe fut vaincu. Frodon, à terre, était impuissant, mais surtout, terrifié. Ses amis étaient inconscients et lui sans défense. L'Anneau! Peut-être que...Non! Gamlad lui avait dit de ne jamais le porter. Et s'il le sortait, les Nazgûl le prendrait. Mais s'il était capable de le rendre invisible aux yeux de ceux qui se trouvaient autour de lui. Peut-être que ces créatures ne le verraient pas et qu'il pourrait essayer de s'enfuir. C'était peut-être prendre le risque que le Seigneur Noir le trouvât mais c'était sa seule chance. Il mît l'Anneau.

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Il avait eu tort. Les Nazgûl étaient toujours là. Celui qui avait pointé son épée vers lui le faisait toujours. Leurs formes étaient encore plus terrifiantes. On aurait dit des revenants presque des fantômes à l'allure à la fois terrifiante et triste. Ils étaient maigres et avaient des vêtements en lambeaux. Autour d'eux, il n'y avait aucun paysage. Le vent soufflait comme la première fois où Frodon avait mit l'Anneau. Leurs orbites étaient vides, ils étaient donc aveugles dans ce monde-là. Néanmoins, ils sentaient la présence de l'Anneau car ils semblaient être capables de le frôler. L'un des Nazgûl essaya de s'en emparer en l'attirant vers lui. Frodon résista. Le Nazgûl n'apprécia pas du tout cela. En réponse à cette rébellion, il poignarda Frodon. Mais alors qu'il essayait de le tuer, il ne parvint qu'à toucher son épaule due à la cécité dont il était victime dans ce monde. Cependant, cela n'empêcha pas Frodon de souffrir atrocement. Alors que le Nazgûl enfonçait davantage la lame en lui, il hurla de douleur.

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Grands-Pas arriva armé de torches et se jeta sur les Nazgûl avec férocité. Les hobbits avaient reprit connaissance. Frodon, lui, ôta l'Anneau. Blessé, il hurlait encore et encore. Sam le vit. Apercevant l'Anneau entre ses doigts, elle comprit en partie ce qui s'était passé. Elle se précipita vers lui.

«-Frodon!

Frodon!

-Oh Sam!»

Elle ne l'avait jamais vu autant souffrir. Elle mit sa main sur son front tandis que Frodon serra l'autre de ses deux mains en gémissant.

Le Rôdeur avait brûlé les Nazgûl à l'aide des ses torches. Tous étaient partis. Voyant que le danger était écarté, Sam se tourna vers lui.

«-Grands-Pas!»

Comprenant qu'il était arrivé quelque chose à Frodon, Grands-Pas alla vers les hobbits. Il vit une lame à terre et comprit.

«-Aidez-le, dit Sam d'une petite voix

-Il a été poignardé par une lame de Morgul, dit-t-il alors que cette dernière s'évaporait, Ca dépasse mes compétences. Il a besoin d'un remède des Elfes.»

Grands-Pas prit Frodon sur son épaule et se mit à courir tandis que les autres hobbits le suivirent en suivant la même cadence. Néanmoins, chacun savait que la situation était trop grave voire désespérée.

«-Vite!

-Nous n'arriverons pas à Fondcombe avant six jours, dit Sam, Il ne tiendra pas.

-Tenez bon, Frodon, dit Grands-Pas aussi incertain que les hobbits.

-Gamlad! S'exclama Frodon qui commençait à délirer»

«-Regarde Frodon, dit Sam, Ce sont les trolls de Bilbon. Frodon? Il est glacé.

-Il va mourir? Demanda Pippin

-Il passera dans le monde des ombres et deviendra un spectre, dit Grands-Pas»

Des bruits ressemblant à des lamentations! Ils s'étaient encore fait entendre.

«-Ils approchent, dit Merryl

-Samelia, dit Grands-Pas, Vous connaissez l'athelas?

-Athelas?

-La feuille des rois.

-Oui. Une fille qui s'appelle Rosie m'en a parlé à la Comté.

-Elle ralentira le poison.»

Sam s'en alla vite et espéra revenir aussi vite.

Lorsqu'elle revint, elle vit une magnifique silhouette féminine vêtu de blanc sur un cheval de la même couleur. Elle alla vers Frodon. Elle se baissa pour lui parler doucement. Elle prononça le nom de Frodon. On aurait dit qu'elle chantait. Ses autres paroles furent prononcés dans un autre langage. Même si Sam ne comprenait pas ce qu'elle disait, son ton suffisait pour être réconfortant. Un seul était compréhensible: Arwen. Cela devait être son nom. Malgré elle, Sam fut un peu jalouse. Voir cette fille agenouillée près de Frodon et tenter de le réconforter...Ca aurait dû être sa place!

«-Qui est-t-elle? Demanda Merryl

-Frodon?

-C'est une Elfe, dit Sam

-Il disparaît, dit Arwen, Il ne va pas tenir.»

Grands-Pas plaça la plante que Sam lui avait ramené sur la blessure de Frodon. Cela pourrait ralentir le poison mais pour très peu de temps.

«-Je dois l'amener à mon père. Je peux encore porter un semi-homme ou une semi-femme. Il va avoir besoin d'une personne réconfortante auprès de lui pendant le voyage.

-Je viens, dit Sam sans hésiter se précipitant déjà vers Arwen

-Sam, murmura Pippin

-Je vous cherche depuis deux jours, dit Arwen tandis qu'elle et Sam soulevaient Frodon

-Où l'emmenez-vous? Demanda Pippin

-Cinq spectres vous suivent. Je ne sais pas où sont les quatre autres.»

Grands-Pas fit s'asseoir Frodon sur la monture blanche tandis qu'Arwen fit s'asseoir Sam sur cette dernière. Cette monture elfique était un peu plus large qu'un cheval humain et pouvait transporter trois personnes. De plus, Frodon et Sam n'étaient pas très grands. Grands-Pas se tourna vers Arwen et tous se mirent à parler encore ce langage incompréhensible. Grands-Pas parlait donc aussi cette langue? C'était de l'elfique sans le moindre doute. Même si elle veillait sur Frodon, Sam observait Arwen et Grands-Pas. Elle comprit alors quelque chose à leurs regards plein de tendresse mais également pourquoi Grands-Pas avait chanté une chanson sur une Elfe et un mortel. Cette Elfe était son amante. Et il exprimait son inquiétude dans cette situation périlleuse. Comme cela devait être agréable d'être aimé de la personne qu'on aimait.

«-Je n'ai pas peur d'eux, dit Arwen dans une langue compréhensible»

Grands-Pas serra la main d'Arwen dans la sienne en signe d'amour sincère avant que celle-ci ne monta sur sa monture.

«-Arwen. Allez à la bride abattue sans vous retourner.»

L'Elfe dit au cheval de galoper en langue elfique. Sam ne comprit que «Asfaloth» en langue elfique, ce qui devrait être le nom du cheval. Alors que l'Elfe partait avec la hobbit tenant le hobbit blessé dans ses bras, Sam distingua la voix de

Pippin.

«-Qu'est-ce que vous faites? Les spectres sont toujours là!»

.

Arwen et Sam étaient dans une prairie. Le jour était levé. Pour le moment, elles n'avaient croisé personne. Néanmoins, cela ne voulait pas dire qu'elles étaient hors de danger. Les Nazgul pouvaient se montrer à n'importe quel moment. Et si Frodon n'était pas encore devenu comme eux, s'ils le touchaient, il serait impossible de le sauver. Sam le serrait contre lui afin d'affaiblir le pouvoir de ceux qui le possédaient. Mais s'il ne semblait moins attiré par les terribles ténèbres, il ne montrait plus aucun semblant de conscience. Sam était déstabilisée par la vitesse de la monture. En à peine quelques heures, Asfaloth avait dépassé des lieux que beaucoup auraient mis plusieurs jours à atteindre. A un tel rythme, Frodon serait peut-être sauvé.

«-Arwen!»

Alors qu'elles étaient entrées dans une autre forêt, les neuf Nazgul sortirent de toutes parts. Ils avaient retrouvés leur trace. Alors qu'elles tentaient de leur échapper, Arwen et Sam eurent les joues coupées par des branches. L'un des Nazgul tenta d'approcher sa main de Frodon. Sam le protégea à l'aide de son bras. C'était trop dangereux. Si elle faisait ça, c'était elle qui deviendrait comme eux.

«-Noro lim Asfaloth! S'exclama Arwen dans un élan désespéré»

Le cheval alla encore plus vite. Cela fut suffisant pour se détacher de l'emprise du Nazgul qui s'était approché de Frodon mais pas pour semer les huit autres cavaliers noirs. Arwen et Sam ne purent que parvenir jusqu'à une rivière qu'elles traversèrent. Mais en face de celle-ci, il n'y avait qu'un mur rocailleux. Aucune issue n'était possible.

Les Nazgul n'avaient pas traversé la rivière. Comprenant qu'Arwen et Sam ne pouvaient plus s'enfuir, ils avaient cessé toute poursuite. Sam avait peur. Si Arwen ne savait pas où aller, qu'allait devenir Frodon?

«-Donne-nous le semi-homme, femme-elfe, dit un Nazgul d'une voix méprisante

-Si vous le voulez, venez le chercher! Dit Arwen d'une voix provocatrice en dégainant son épée»

Que faisait-t-elle? Elle était folle! Cela n'inciterait les Nazgul qu'à s'approcher et à tenter d'emporter Frodon avec eux plus facilement. Ce qui arriva. Sam resserra son emprise sur le hobbit qu'elle chérissait plus que tout au monde. Elle le protégerait jusqu'au bout même si les Nazgul devaient l'emporter. Qui savait? Peut-être qu'Arwen avait un plan. Elle était sûrement aguerrie et saurait mieux comment combattre ces spectres.

C'est alors que contre toute attente, Arwen parla:

«-Nin o Chithaeglir, lasto beth daer. Rimmo nin Bruinen dan in Ulaer. Nin o Chithaeglir, lasto beth daer. Rimmo nin Bruinen dan in Ulaer.»

Tout à coup, la rivière devint torrent. Un immense ras-de-marée se dirigea vers les Nazgûl. Sam ne sut pas si elle rêvait mais elle crut distinguer des chevaux dans les vagues. C'était très joli. Alors, c'était Arwen qui avait provoqué ça? Cette rivière était magique? Alors que Sam était plongée dans ses pensées, le torrent emporta les Nazgûl avec lui débarrassant ainsi les deux filles de leurs poursuivants. Une rivière elfique! Fondcombe était sûrement tout près. Sam se réjouissait déjà quand Frodon se mit à suffoquer.

«-Non! S'écria Sam, Frodon, non! Bats-toi! Ne te laisse pas emporter! Pas maintenant!»

Sam commença à verser des larmes. Non, pas si près du but! Elles étaient presque arrivées. Frodon allait être sauvé! Il ne pouvait qu'être sauvé! A quoi servait l'action de cette Elfe si Frodon était condamné? Sam ne devait pas trahir sa promesse! Il fallait que...

«-Que le cœur de cette fille désespérée soit apaisé. Réconfortez-la. Offrez-lui de la joie. Que la grâce qui m'a été donnée à ce semi-homme soit accordée. Epargnez-le. Sauvez-le. »

Alors qu'Arwen prononcez ces mots, Sam ressentit comme une aura rassurante l'envahir. Sans qu'elle put comprendre pourquoi, elle eut l'impression qu'une chaleur rassurante s'emparait d'elle et l'entraîna dans un sommeil où tout n'était plus que sérénité.