Hello:) Ceci est l'avant-dernier chapitre de La Communauté de l'Anneau. Dans deux chapitres, je m'attaque enfin à Les Deux tours. Malheureusement, je vais sans doute manquer de temps d'écriture à cause de raisons IRL. Une chose me rassure toutefois, c'est la partie où Frodon et Sam apparaissent le moins donc celle sur laquelle j'aurai le moins à écrire. Parce que oui, ça m'amuse d'écrire cette fic mais c'est aussi du boulot et du temps d'implication et d'application sur les détails pour que ça donne un bon résultat. Après tout, LSdA doit être respecté à sa juste valeur. Bon assez parlé.
Bonne lecture:)
Chapitre 8:Folie et choix
«-Jamais nous n'avions habillé des étrangers avec nos costumes, dit Celeborn, Puissent-t-ils vous protéger des yeux hostiles.
-C'est du lembas. Pain de route elfique, dit Arwen, Une bouchée suffit à nourrir un adulte.
-Combien en as-tu mangé? demanda Merryl à Pippin une fois qu'Arwen fut un peu plus loin
-Quatre, dit Pippin qui manifestait un évident mal de cœur»
«-Chaque lieue vers le sud augmentera le danger, dit Celeborn une fois qu'il fut seul avec Arwen et Aragorn, Les Orques tiennent la rive est de l'Anduin. La rive ouest n'est guère plus sûre. D'étranges créatures marquées de la Main Blanche rôdent. Il est rare que les Orques s'aventurent en plein jour. Ces créatures-là, si.
Vous êtes suivis.
Par le fleuve, vous pourrez distancer l'ennemi aux chutes de Rauros.»
Ils allèrent près du fleuve qu'avait mentionné Celeborn où des barques les attendaient. Sam eut un mouvement de recul en le voyant.
«-Nous devons vraiment passer par là? demanda-t-elle avec hésitation
-C'est la seule voie possible, mademoiselle Gamegie, dit Celeborn
-Oh!
-Viens avec moi, dit Frodon d'une voix douce qui n'ignorait pas que Sam ne savait pas nager et avait honte de le dire
-Je viens aussi, dit Gimli, Nous pouvons tenir à quatre dans les barques.
-Dans ce cas, moi aussi, dit Arwen, Et il vaut mieux nous séparer en groupe de deux et que quelqu'un guide les barques.»
«-Ceci est la Dague des Dunedains du Nord, Merryl. Elle vous sera très utile face aux ennemis les plus dangereux. Même ceux réputés invincibles.
-Pour toi, Samelia Gamegie, voici une corde elfique en hithlain.
-Merci Dame Galadriel. Je ne désire aucune lame. Les mains de mon grand-père et les miennes ont eu assez de savoir pour forger et manipuler les nôtres.
-Adieu Frodon Sacquet. Je vous offre la lumière d'Eärendil, notre étoile de prédilection. Qu'elle vous éclaire dans les endroits sombres quand toutes les autres lumières seront éteintes.
Hélas, si vous échouez, la seule qu'elle sera incapable de rallumer sera la flamme de l'amour.
-Je voudrais tant qu'elle rentre à la Comté. Qu'elle ne soit plus mêlée à tout ça. Qu'elle soit aux côtés de sa famille souriante et heureuse.
-C'est à elle de faire son choix. Il faudra faire seulement attention à ce qu'elle ne se trompe pas de voie.»~
Ils avaient quittés Lothlòrien et descendaient le long du fleuve. Malgré elle, Sam devint curieuse. Après tout, chacun savait que tous avait eu un cadeau de la part de Galadriel. Mais personne ne savait qui avait eu quoi.
«-Et vous Gimli, qu'avez-vous eu de la part de Galadriel? demanda Sam
-Hmm.
-Allez-y, dites-le nous. N'ayez pas honte.
-Ce n'est pas une question de honte, Sam.
-Que voulez-vous dire?
-Ce départ sera la pire des blessures. Et pourtant, je ne serai jamais plus heureux que maintenant. Oh! Son cadeau a été le plus beau que j'aie jamais eu.
-Qu'est-ce donc? demanda Arwen
-J'ai osé lui demandé un de ses cheveu doré. Elle m'en a donné trois.»
Frodon était silencieux. Mais surtout, il semblait fatigué. Cela perturba Sam. Elle se demandait ce qui pouvait provoquer un comportement aussi inhabituel. Lui qui aimait tant sourire. Elle ne dit rien. Elle pensait que ce n'était pas le bon moment pour essayer de comprendre ce qu'il avait. Néanmoins, elle le trouverait. Les paroles de Galadriel n'avaient pas servis à rien alors elle ferait tout ce qui était dans ses possibilités pour l'aider.
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Ils avaient fait une halte à pour la nuit. Frodon ne dormait pas. Tout comme Aragorn et Boromir.
«-Gollum. Il nous suit depuis la Moria. J'espérais l'avoir perdu sur le fleuve. Mais il est bien trop malin.
-S'il donne notre position à l'ennemi, la traversée sera encore plus dangereuse.»
Sam non plus ne dormait pas. Elle voyait bien que Frodon n'était pas allé se coucher et qu'il écoutait les deux hommes parler. Elle n'aima pas particulièrement entendre l'un d'entre eux.
«-Aragorn ne doit surtout pas faire confiance à ce type. Il est complètement cinglé!
Excuse-moi, je ne devrais pas parler de ça.
Je t'ai apporté à manger. Ce pain elfique n'est pas mon truc alors j'ai fait une saucisse pour toi. Ca y est. J'ai enfin réussi à maîtriser la cuisson avec le feu. Enfin, j'aimerais quand même une confirmation.
-C'est gentil. Mais je n'ai pas faim.
-Oh Frodon! Tu n'as rien avalé aujourd'hui. Et tu n'es même pas allé dormir. Tu crois que j'ai rien remarqué?
-Je vais bien.
-Tu mens.
Frodon, j'ai dit à Gamlad que je ne t'abandonnerai jamais. Et je suis ton amie. Laisse-moi t'aider.
-Tu ne peux m'aider Sam. Pas cette fois. Va te reposer.»
Sam soupira tristement. Comprenant qu'elle ne tirerait rien de lui, elle partit à contrecœur.
Quand il fut à nouveau seul, Frodon entendit à nouveau Aragorn et Boromir. Ils se disputaient.
«-La route de Minas Tirith est plus sûre. De là, nous pourrons nous regrouper et nous préparer à combattre le Mordor.
-Aucune force en Gondor ne peut nous être utile.
-Les Elfes vous ont aisément convaincu. Ne croyez-vous pas en votre peuple? Oui, il y a de la faiblesse et de la fragilité. Mais il y a aussi du courage chez les Hommes. Vous ne le voyez simplement pas. Vous avez peur! Vous avez passé votre vie dans l'ombre effrayé par votre race et qui vous êtes!
-Je n'emmènerai pas l'Anneau à moins de cent lieues de votre cité!»
Sam avait raison sur un point. Boromir était fou. Il devait faire ce qu'il avait à faire. Mais il ne savait pas encore comment le faire. Seulement, s'il ne le faisait pas rapidement, tout serait perdu. Dès qu'il aurait une occasion, il partirait.
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«-Frodon. L'Argonath, dit Aragorn, Je rêvais de voir les rois de jadis. Mes ancêtres.»
Ils avaient repris leur route sur le Grand Fleuve. Ils traversaient l'Argonath représentant deux immenses statues des Rois du Gondor. Des vestiges du passé gigantesques tels des géants qui se dressaient fiers devant les autres races de la Terre du Milieu. Ils trouvèrent ça beau. Non, bien plus que ça.
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Ils firent une halte à Parth Galen. Le groupe avait besoin de repos. Chacun débarquait à son rythme. Quand tous furent à terre, Sam fit un feu. Dès qu'il prit bien, Aragorn parla.
«-Nous traverserons le lac au crépuscule. Cachez les barques et marchez. Nous atteindrons le Mordor par le nord.
-Ah oui? Demanda Gimli, Il suffit de trouver notre chemin à travers Emyn Muil, infernal labyrinthe de rochers coupants. Et après ça, ce sera encore mieux! Des marais gluants et nauséabonds à perte de vue.
-C'est notre route. Reposez-vous et reprenez des forces, Gimli.
-Reprendre des...»
Soudain, quelque chose alarma Arwen. Ce n'était pas tout près mais toutefois, ce n'était pas loin non plus. Et c'était tout sauf amical. Elle se tourna brusquement vers Aragorn.
«-Partons maintenant, dit-t-elle
-Non. Des Orques patrouillent sur la rive est. Attendons la nuit.
-Ce ne sont pas eux qui m'inquiètent. Une ombre et une menace grandissent dans mon esprit. Quelque chose approche. Je le sens.
-Un Nain n'a pas de forces à reprendre. N'écoutez pas ce qu'il a dit.
-...
Où est Frodon? demanda Merryl»
Ce ne fut pas que l'absence du hobbit qui fut remarquée. Le groupe vit également qu'il avait laissé une partie du matériel qu'il transportait. Boromir, également, n'était plus là. Quand Sam le vit, cela l'alarma. Il n'avait quand même pas fait...Elle refusait d'y penser! Arwen lut son regard comme dans un livre ouvert. Elle se tourna vers elle. Sam vit bien que qu'Arwen la fixait. Lorsque l'Elfe fut sûre que la hobbit la regardait, elle hocha la tête. Comprenant le message, Sam hocha également la tête le visage déterminé et ayant prit une décision. Arwen lui fit un sourire que Sam lui rendit avant que le groupe ne partit à la recherche du quatrième et de l'homme.
Frodon cherchait une sortie vers le fleuve en s'éloignant du groupe espérant trouver un endroit où il ne serait pas vu. Mais cela se révéla difficile. Le lieu était large et touffu contrairement à la rive qui n'était pas si large. Pourtant, il devait bien y avoir un moyen de s'éloigner des autres.
«-Personne ne doit s'éloigner seul. Surtout vous. Tant repose sur vous.»
Boromir! Il était parti chercher du bois. Et il pensait que Frodon était seulement parti se changer les idées. Qu'allait faire le hobbit pour pouvoir partir si l'homme le ramenait auprès du groupe? Ou alors...C'était sûrement le moment. Galadriel l'avait dit. Boromir essaierait de le prendre. Frodon devait partir à tout prix. De n'importe où mais il ne devait absolument pas rester à cet endroit.
«-Frodon?
Je sais pourquoi vous désirez être seul. Vous souffrez, jour après jour. N'est-ce pas vain? Il y a d'autres moyens. D'autres chemins.
-Je sais ce que vous diriez. Cela semblerait sage mais je me méfie.
-Se méfier? De quoi? Nous avons tous peur. Mais laisser la peur nous guider et détruire l'espoir, c'est de la folie!
-Il n'y a pas d'autre moyen.
-Je ne requiers que la force de défendre mon peuple! Il suffit de me prêter l'Anneau.
-Non.
-Je ne suis pas un voleur.
-Vous ne comprenez pas? L'Anneau ne sera jamais capable de faire le bien.
-Pas si je fais en sorte que ce soit possible.
-Vous vous égarez.
-Combien de chances avez-vous? Ils vous trouveront. Ils prendront l'Anneau. Et vous supplierez qu'on vous tue!»
Frodon ne voulut pas en entendre davantage. Il tourna le dos à Boromir et tenta de s'en aller. Il commença à faire quelques pas. Mais à peine eût-t-il le temps de bouger que l'homme se mit à hurler.
«-Pauvre idiot! Vous avez la chance d'être aimé de la plus gentille des jeunes filles de ce monde prête à tout pour vous et tout ce dont vous vous souciez, c'est d'une vaine quête impossible à accomplir. C'est aux Hommes que doit revenir cet Anneau. Vous ne l'avez que par hasard. Il aurait pu être à moi. Il devrait être à moi! Donnez-le moi!»
A ces mots, Aragorn se jeta sur Frodon et mit ses mains sur son cou cherchant la chaîne qui maintenait l'Anneau sur son être. Frodon se débattit cherchant à échapper à cette brute corrompue par la folie et la soif de pouvoir.
«-Donnez-le moi!
-Non!
-Donnez-le moi!
-Non!»
Il ne lui laissait pas le choix. Frodon mit l'Anneau. Invisible aux yeux de Boromir, il put se libérer de son emprise en le frappant. Lorsqu'il constata que le hobbit était parti en l'ayant dupé, Boromir se mit à hurler.
«-Je lis dans vos pensées. Vous allez le donner à Sauron! Vous ne vous souciez même pas de celle qui vous aime! Alors pourquoi vous soucierez-vous de ceux que vous dites être vos amis? Vous allez nous trahir! Vous irez vers votre mort et provoquerez la nôtre! Soyez maudits! Vous et tous les Semi-Hommes!»
Boromir n'avait jamais éprouvé une telle colère. Pourquoi les Hommes n'avaient pas ce qu'ils méritaient? Pourquoi tout le monde était aussi sûr que cet Anneau serait forcément maléfique? Et pourquoi même Aragorn, un homme, était persuadé que l'Anneau ne devrait pas être confié aux Hommes? Qu'est-ce que cet hobbit avait donc de plus que les autres pour que tout le monde fut persuadé qu'il fut digne de l'Anneau? Il ne s'en servait même pas! Il se contentait juste de le porter. Le porter...Et pourtant, il venait de le mettre. Il l'avait mit parce qu'il l'avait attaqué. Frodon l'avait fait parce qu'il n'avait pas eu le choix. L'Anneau lui avait été confié parce qu'il ne voulait pas se servir du pouvoir de Sauron qui avait fait de trop nombreuses malheureuses victimes dans le passé. Et Boromir, lui, voulait se servir du pouvoir d'un monstre inhumain.
«-L'Anneau ne sera jamais capable de faire le bien.»
Une chose forgée par le Seigneur Noir lui-même ne pouvait pas être un don mais une malédiction. Et ça n'était qu'à cet instant qu'il le réalisait enfin. Frodon s'enfuyait à cause de sa folie. Il se mettait en danger parce qu'il avait été aveugle.
«-Qu'ai-je fait?
Frodon, pardonnez-moi!»
Mais il ne pouvait pas l'entendre. Il était loin. Trop loin. Jamais il ne pourrait lui dire qu'il savait enfin qui avait tort et qui avait raison, quel destin était le bon, qu'il l'avait comprit. Hélas, rien ne serait jamais dit et tout était finit.
Frodon courrait afin d'être sûr que Boromir ne le suivrait pas. Il était peut-être invisible mais il avait peur de laisser des traces de pas. Alors, il avait cherché des pistes rocailleuses afin d'être sûrs de ne pas laisser d'empreintes. Mais ça n'était pas sa seule inquiétude. Il savait qu'en mettant l'Anneau, l'Oeil pouvait également le voir. Il courrait tellement de risques. Ce ne fut que lorsqu'il fut sûr d'être assez loin qu'il ôta enfin l'Anneau et s'arrêta de courir essoufflé. Il avait échappé à Boromir et à Sauron. Mais si l'un des membres de la Communauté avait cédé à la tentation, qui d'autre le ferait? Et si...
«-Frodon?»
Aragorn!
«-Il s'est emparé de Boromir!
-Où est l'Anneau?
-N'approchez pas!
-Frodon! J'ai juré de vous protéger.
-Pouvez-vous me protéger de vous-même?
-...
-Le détruiriez-vous?»
Alors que Frodon tenait l'Anneau dans sa main, Aragorn se rapprocha de lui. L'Anneau unique prononça le nom du rôdeur ainsi que «Elessar» espérant le tenter. Cela sembla être le cas car Aragorn mit sa paume au-dessus de la main du hobbit. Mais contre tout attente, il referma le poignet de ce dernier.
«-Je serais allé avec vous jusqu'au bout. Dans les flammes du Mordor.
-Je sais.
Veillez sur les autres. Surtout sur Sam. Qu'elle ne croie pas que je ne me suis pas soucié d'elle.»
Sur ces mots, Frodon baissa les yeux en faisant tout pour se retenir de pleurer. Il savait que cette phrase était comme une réponse positive à la question qu'Aragorn lui avait posé à Bree.
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«-Est-ce que vous l'aimez?»
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«-Oui.»
Du silence mais une affirmation claire sur un visage pleins de regrets. Frodon savait que c'était la meilleure chose à faire mais un tel prix à payer lui déchirait le cœur. Au moins, Sam ne souffrirait pas autant que lui car ses sentiments à son égard ne dépassaient pas la franche camaraderie. Il ne lui avait pas dit mais il avait gardé sa saucisse dans une boîte de fer qu'elle lui avait offert pour un de ses anniversaires. Une qu'elle avait forgé pour conserver la nourriture au chaud plus facilement. Ca n'était pas la seule chose qu'elle avait créée pour lui et dont il ne se séparait jamais. Il avait également une dague faite de ses mains. Il prenait soin de bien la cacher en lui car les hobbits étaient réticents à voir les habitants de la Comté se promener avec des armes en dehors de leurs maisons. Maison. Tout était fini. Plus de Comté, plus d'amis, plus d'amour. Il serait seul. Mais il savait qu'il pouvait avoir confiance en Aragorn. Il tenait ses promesses et il n'abandonnerait aucun membre de la Communauté.
Frodon s'apprêta à partir, ou plutôt à s'enfuir, en courant. Mais il n'eut pas le temps de faire un pas que des bruits se firent entendre. Frodon sortit Dard de son fourreau pour être sûr. Elle était bleue. Aragorn se retourna. Il n'y avait pas que des Orques mais également des Uruk-Haïs. A leur tête, Lurtz. Il n'y avait qu'une chose à faire.
«-Courrez, cria Aragorn, Courrez!»
«-Frodon! Frodon! S'exclama Sam»
Si son intention était bel et bien de partir seul, il n'y avait qu'un endroit où il allait se diriger. La Rive. C'était là-bas qu'elle devait se rendre. Mais il fallait faire vite ou il serait trop tard.
«-Trouvez le Semi-Homme, ordonna Lurtz, Trouvez le Semi-Homme!»
Frodon courrait poursuivi par les terribles sbires de Sauron tandis qu'Aragorn faisait tout pour retenir les autres en arrière.
«-EÄRENDIL!»
Arwen, qui avait entendu l'appel de son amant et senti les présences des Uruk-Haïs, arriva accompagnée de Gimli. Tous deux commencèrent également à combattre.
«-Aragorn, attention!»
Frodon n'eût pas d'autre choix que de se cacher. Ils étaient trop nombreux. S'ils le voyaient, ils le captureraient et prendraient l'Anneau. C'était la dernière chose qui devait arriver. Il vit un grand nombre d'Uruk-Haïs passer mais il entendit encore des pas. Ce qui lui fit comprendre qu'il y en avait encore en masse.
«-Frodon.»
Merryl et Pippin s'étaient cachés de l'autre côté. Ils avaient entendus les Uruk-Haïs et s'étaient inquiétés pour leur cousin. Ils lui firent des signes.
«-Cache-toi ici, vite! dit Pippin, Viens.
-...
-Qu'est-ce qu'il fait?»
Frodon hocha la tête et resta silencieux faisant ainsi comprendre qu'il ne rejoindrait pas ses cousins. En comprenant son intention, Merryl le regarda tristement.
«-Il s'en va, dit-t-elle d'une petite voix à Pippin
-...
Non!
-Pippin!»
Refusant la situation, Pippin sortit de sa cachette risquant ainsi de révéler la présence des hobbits. D'autres Uruk-Haïs se rapprochèrent. Merryl et Pippin étaient révélés mais Frodon était toujours à couvert. Il ne restait plus qu'une chose qu'à faire.
«-Cours Frodon, dit Merryl d'une voix douce»
Sachant ce que cela impliquait, Frodon fut prit de peur mais il n'eût pas le temps de réagir que sa cousine le regarda avec fermeté.
«-Cours!»
Merryl et Pippin se tournèrent vers les Uruk-Haïs et commencèrent à leur faire des signes tout en sautant.
«-Hé vous! dit Merryl, Par ici!
-Hé! dit Pippin
-Par ici!
-Par là!»
Quand Frodon fut sûr que les Uruk-Haïs poursuivaient Merryl et Pippin, non sans être avoir envie de pleurer en sachant ce qui se passait, il s'enfuit en courant en toute sécurité. Il aurait tant aimé être juste exaspéré par l'attitude de ses cousins, qu'ils se furent mis dans le pétrin juste à cause d'une catastrophe infantile de plus. Mais non. Ils étaient en grand danger pour le sauver. Il n'en pouvait plus. Il ne voulait plus que la moindre personne risquât sa vie pour lui. Dès qu'il aurait quitté Parth Galen, il serait enfin seul et plus personne ni ne serait en danger, ni ne périrait par sa faute. Il s'enfuit enfin débarrassé d'un grand poids.
Et voilà pour ce chapitre. Alors, je sais que c'est triste mais vous devez dire «Au revoir» à la Communauté pour un long moment car vous ne les reverrez pas avant de nombreux chapitres (sauf deux personnes dans le chapitre suivant mais après plus du tout pendant longtemps). Et ouais, comme je l'ai dit, cette fic se concentre exclusivement sur Frodon et Sam donc les autres personnages sont moins présents voire n'apparaissent pas. Ce qui veut dire que dire que oui, je vais zapper la mort de Boromir. Désolée. J'espère que vous ne m'en voudrais pas trop. A la prochaine:)
