TADAA!Me voici en plein procédé Bakshi. Autrement dit, je commence la deuxième partie de l'histoire dans la même œuvre qui commençait déjà la première partie. Alors, je vais commencer doucement niveau écriture. De plus, Les Deux Tours étant l'opus où Frodon et Sam apparaissent le moins, ça sera la partie la plus courte niveau chapitres. Néanmoins, tout comme je l'ai fait avec La Communauté de l'Anneau, il pourrait y avoir des passages originaux. On verra.

Bonne lecture:)

Chapitre 10:Voleur

Dans les montagnes, un jeune couple venait de se réveiller. Ils étaient dans cette situation depuis peu de temps. Et même s'ils ne s'étaient pas établis ainsi dans les meilleures conditions, ils étaient heureux d'être dans cette situation-là. Seulement, ils ne savaient pas si les conditions en question s'amélioreraient et même s'ils faisaient tout pour agir normalement, cela leur était difficile. Ils parlaient donc très peu.

«-Je me demande si un jour, je vais me servir de cette corde elfique, avait un jour avoué Sam»

Cela faisait quelques jours qu'ils avaient quitté la Communauté. Depuis, ils prenaient des chemins variés en faisant tout pour passer inaperçus. Ils se doutaient que les Orques n'étaient sûrement jamais loin alors ils restaient prudents.

«-Qu'est-ce que tu as, Frodon? Tu es bien silencieux.

-C'est juste que...Je ne supporte pas qu'il ait fallu que tu manques de mourir pour que je t'avoue mes vrais sentiments.

-Ne pense pas à ça. Je suis là avec toi et tu m'as dit la vérité. C'est ce qui compte.»

Elle déposa un léger baiser sur ses lèvres. Cela fit sourire Frodon. Ils restèrent ainsi un certain temps jusqu'à se sentir prêts à reprendre la route.

Sur le chemin d'Emyn Muil, Sam avait attaché sa Corde Elfique à un rocher. Elle et Frodon avaient vus un gouffre et se demandaient s'il y avait quelque chose en bas. Frodon voulut descendre le premier.

«-Tu peux voir le fond?

-Non. Ne regarde pas en bas, Sam. Continue.

-Oh!»

Sam n'y avait pas fait attention mais, alors qu'elle glissait, une petite boîte était tombée de sa poche. Frodon, par contre, la vit. Il se dit que c'était sûrement une chose à laquelle elle tenait et l'attrapa d'une main. Cet acte attentionné lui fit lâcher la corde. Il commença à tomber, ce que Sam entendit.

«-Frodon!»

Heureusement, la chance était avec le hobbit.

«-J'ai trouvé le fond.»

Sam le rejoignit rassurée qu'il ne lui fût rien arrivé.

«-Pfouh! On a eu de la chance.

-Tiens, tu as perdu ça quand je cherchais le fond, dit Frodon en tendant sa boîte à Sam

-Oh, je comprends mieux pourquoi tu es tombé. POUR CA!

-Sam.

-Frodon, imagine qu'il n'y ait pas eu de fond!

-...

D'accord. Ce n'était pas malin. C'est juste que...

-Oh! Écoute, je n'aurais pas dû réagir comme ça. Mais si je perds encore des affaires quand on est dans une situation délicate, ne te mets pas bêtement en danger pour les récupérer. Pour moi, elles ne seront jamais aussi importantes que toi.C'est clair?

-...

Oui.»

Une fois le petit «éclaircissement» terminé, Frodon se pencha vers la boîte curieux.

«-Qu'y a-t-il dedans?

-Rien de très important.. Ca m'a beaucoup servi pour le début du voyage mais maintenant, ça n'est plus d'aucune utilité.

Frodon?

-Cette boîte, c'est toi qui l'a forgé, n'est-ce pas?

-Tu me connais si bien. Tu es un des rares à savoir que je ne forge pas que des lames.

-Tu as des mains vraiment incroyables.

-Hi!

C'est un sel très spécial, dit Sam alors que Frodon ouvrait la boîte, Le meilleur de la Comté. Quand on était avec nos amis, j'en mettais dans tout nos repas.

-Je sais. Je le sentais bien quand je les mangeais. C'est vrai qu'il est spécial. C'est un peu de chez nous.»

Sur ces mots, il rendit tristement la boîte à son amante. Sam regretta qu'il ait vu cette boîte. Elle aurait voulu ne pas la perdre mais surtout qu'il ne la vît et Frodon avaient bien maigri depuis qu'ils n'étaient plus avec la Communauté. Le lembas était peut-être nourrissant mais le goût était loin de la nourriture gourmande des hobbits que Frodon et Sam avaient mangé surtout avec Merryl et Pippin. Oh! La dernière qu'il fallait était que Frodon fût nostalgique de la Comté. Sam se maudit d'avoir été si maladroite en descendant et se promit de tout faire pour éviter à nouveau ce genre d'acte.

«-Ôtons la corde, dit Frodon, Il ne faut pas qu'on nous suive.

-Qui va nous suivre d'en haut dans un gouffre?

Oh! Le nœud d'une corde aussi solide ne se défera pas. Ca me rend triste de la laisser ici. C'est Dame Galadriel qui me l'a donné. Une vraie corde elfique.»

Alors que Sam secouait la Corde Elfique pour démontrer sa solidité, celle-ci, à la stupéfaction du couple, se détacha du rocher et tomba vers eux dans le gouffre. Frodon regarda Sam dans les yeux à la fois surprit et moqueur.

«-Une vraie corde elfique.

-Je suis forgeronne, pas une sage des elfes ou je ne sais pas quoi. Je me suis fiée à la réputation qu'on lui donne.

-Si tu veux, dit Frodon d'un sourire moqueur»

«-Le Mordor. L'endroit de la Terre du Milieu que personne ne veut voir de près. Et nous, c'est celui qu'on veut atteindre. Et on n'y arrive même pas. Admettons-le Frodon, on est perdus. Gamlad ne devait pas croire qu'on passerait par ici.

-Elle ne devait pas croire que beaucoup de choses se passeraient, Sam. Mais elles se sont passées.»

Alors qu'il était plongé dans ses pensées, Frodon le sentit. La puissance du Seigneur Noir ancrée dans cet Unique. Elle devenait de plus en plus puissante. Et cela devenait de moins en moins supportable. Il ne savait pas si c'était une impression mais il crut voir L'Oeil le regarder. Il n'eut plus la force de tenir sur ses jambes et s'assit en respirant de grandes goulées d'air.

«-Frodon?

-...

-C'est l'Anneau, n'est-ce pas?

-Il devient plus lourd.»

Comprenant qu'il serait trop difficile pour lui de marcher, Sam s'assit à son tour à côté du hobbit. Frodon but de l'eau.

«-Que nous reste-t-il à manger? demanda-t-il

-Voyons. Du lembas. Et. Oh chouette, encore du lembas. Le pain n'a jamais été ma nourriture préférée mais les Elfes ont vraiment réussi à lui donner un goût...spécial.

-Tu arrives toujours à trouver un bon côté aux choses, n'est-ce pas?»

Alors que Sam mettait sa tête sur l'épaule de Frodon, le tonnerre se fit entendre. Tous deux levèrent les yeux.

«-Pas aux nuages chargés.»

La pluie tombait drue. Frodon et Sam s'étaient abrités du mieux qu'ils avaient pu sous un immense rocher en dessous de la montagne en se couvrant à l'aide de leurs capes et de leurs capuchons offerts par les Elfes mais la pluie atteignait quand même leurs visages et leurs pieds1 Ils grelottaient et espérèrent que cela se terminerait vite. Cependant, il n'y eu pas que cela qui inquiéta Frodon. Il ne savait pas si c'était son imagination mais il avait l'impression que lui et Sam étaient suivis. Si c'était vrai, il avait une idée de qui ça pouvait être. Il espéra fortement se tromper.

«-Cet endroit me semble familier, dit Sam

-C'est parce qu'on est déjà passé par ici, constata Frodon qui commençait à désespérer, On tourne en rond.

-Oh, quelle puanteur!

-Oui.

Oui, je sens cette odeur aussi.»

Quand la pluie s'était arrêtée, ils étaient repartis. Ils se trouvaient dans des montagnes embrumées. Montagnes dans lesquelles ils ne cessaient de s'égarer. Et il y régnait une odeur infernale. Cependant, elle ne semblait pas provenir du paysage brumeux. Brumeux. Et s'il s'agissait des Monts où avait pu les piéger celui qui convoitait la chose que les hobbits voulaient détruire?

A cet instant, ayant la certitude de ce qui arrivait, Frodon tourna la tête vers Sam:

«-Nous ne sommes pas seuls.»

Alors que les deux hobbits dormaient, celui qui avait été jadis rendu fou par l'Anneau se dirigeait vers eux furieux mais doucement. Ils n'étaient plus qu'à quelques mètres d'eux Ils allaient enfin récupérer ce qui était à eux et qui leur avaient été lâchement dérobé. Après tant de temps d'attente, ils l'auraient enfin. Plus que quelques mètres.

«-Les voleurs. Les sales petits voleurs! Où est-t-il? Où est-t-il? Ils nous l'ont volé. Mon Précieux. Qu'ils soient maudits! Nous les haïssons. Il nous appartient et nous le voulons.»

Lorsqu'il fut assez près d'eux, Frodon et Sam cessèrent de feindre le sommeil et tentèrent de s'emparer de Gollum; car il s'agissait bien de lui. Mais cette maudite créature était bien forte. Il poussa Sam et se jeta sur Frodon. Puis il tenta de s'emparer de l'Anneau manquant de l'étrangler. Sam, qui s'était relevée, s'empara à nouveau de lui. Mais Gollum la mordit, la fit chuter sur le sol et la prit entre ses mains manquant également de l'étrangler. Alors que Sam tentait d'enlever ses mains, Frodon, qui s'était relevé, vit la situation. Son sang ne fit qu'un tour. Il prit son épée, se jeta sur Gollum et la mit près de sa glotte furieux qu'il ait osé toucher celle qu'il chérissait plus que tout au monde:

«-Voici Dard! Vous l'avez déjà vu. N'est-ce pas...Gollum? Lâchez-la ou je vous tranche la gorge.»

Le ton de Frodon mêlait la colère et la froideur. Sam, sentant que l'agresseur avait arrêté d'être brutal, comprit que celui-ci avait peur. La menace de la lame le condamnait à l'immobilité. Impuissant, Gollum relâcha son emprise sur la fille hobbit et se mit à gémir.

.

Frodon et Sam avait fait de Gollum leur prisonnier. Sam avait attaché Gollum avec sa corde elfique et le forçait à les suivre. Seulement, Gollum ne se montrait pas docile. Il n'arrêtait pas de hurler:

«-Ca nous brûle! Ca nous brûle! Ah! Ca nous paralyse! Les Elfes dégoûtants ont fait cette chose. Enlevez-la!

-Tais-toi! ordonna Sam

-Ah! Ah!

-Ca ne sert à rien. Tous les Orques du Mordor vont l'entendre hurler. Attachons-le et abandonnons-le.

-Non! Ca va nous tuer! Nous tuer!

-C'est tout ce que tu mérites!

-Peut-être qu'il mérite de mourir, dit Frodon, Mais maintenant que je le vois, j'ai pitié de lui.»

A ces mots, Gollum se mit à sourire. Il se dirigea doucement vers Frodon. Ce qui Sam méfiante.

«-Nous serons gentils avec vous si vous êtes gentils avec nous.

Libérez-nous de ça, ajouta-t-il geignard en montrant la corde elfique»

Frodon et Sam étaient très réticents. Après tout, Gollum avaient essayé de les tuer dans la nuit. Il pouvait très bien recommencer.

«-Nous jurons de faire ce que vous voulez, dit Gollum en ayant deviné leurs pensées, Nous le jurons.

-Nous ne pouvons pas vous faire confiance, dit Frodon

-Nous jurons de servir le Maître du Précieux, dit Gollum en devenant docile, Nous le jurons sur...sur le Précieux. Gollum! Gollum!

-L'Anneau est traître, dit Frodon, Nous vous ferons tenir parole.

-Oui. Sur le Précieux. Sur le Précieux.

-Je ne te crois pas! Cria Sam»

Gollum commença à s'enfuir mais Sam le retint en tirant sur la corde elfique avec vivacité.

«-Reste là!

-Sam. On n'a pas le choix.

-Pas question de le croire!

-Sam, tu n'as pas confiance en moi?

-Si mais pas en lui. Si on le libère, il réessaiera de nous étrangler.»

Frodon écouta Sam attentivement. Néanmoins, cela ne l'empêcha pas d'aller vers Gollum et de se pencher vers lui. Peut-être qu'elle avait raison mais il avait une idée. C'était risqué mais il n'avait pas le choix.

«-Connaissez-vous le chemin du Mordor?

-Oui.

-Vous y êtes déjà allé?

-Oui.»

Cela fut suffisant pour Frodon. Il retira la corde elfique du cou de Gollum et le fixa pour bien lui faire comprendre son intention.

«-Vous nous conduirez à la Porte Noire.»

«-A la Porte! A la Porte, le Maître a dit!

Non! Nous n'y retournerons pas! Pas là-bas! Pas à lui! Ils ne peuvent pas nous y forcer. Gollum! Gollum!

Mais nous avons juré de servir le Maître du Précieux.

Non! Ce n'est que cendres, poussière, soif et des fosses.

Et des Orques, des Orques par milliers.

Et le Grand Œil qui regarde et regarde encore.

Ah!

-Hé! dit Sam, Reviens! Reviens! Où est-t-il passé? Oh, on aurait...

-Par ici, Hobbits, dit Gollum en montrant ce qui ressemblait à une grotte, Suivez-moi.»

Alors que Frodon suivait déjà Gollum, Sam soupira d'exaspération. Elle se doutait bien que ce fou ne pouvait que les diriger dans un piège. Et elle ne supportait pas que Frodon ne l'écoutait pas. Elle ne pouvait qu'espérer qu'il ne fît pas confiance pas trop longtemps et qu'ils purent reprendre leur route en prenant le moins de risques possibles.

1En même temps, vous êtes cons de vous balader pieds nus abrutis.

Ca va? Pas trop court? J'ai fait de mon mieux mais bon, Les Deux Tours, c'est Les Deux Tours. Toutefois, je vous promets de faire mon possible. A la prochaine:)