Salut:) Actuellement, je suis trop crevée pour geindre ou faire une blague pour oublier que je me consacre à l'opus que j'aime le moins. Alors, je me contente de dire ceci
Bonne lecture:)
Chapitre 15:Murs
Il ne savait ni où ils étaient, ni depuis combien de temps ils étaient forcés à tenir ce rythme insupportable. On lui avait ligoté les mains, couvert le visage et poussé pour qu'il marche sans qu'il fusse capable de voir où il allait. Mais ça n'était pas le pire. Comme il était incapable de parler, il n'avait pas pu prononcer le nom de Sam afin que, si elle était bien restée non loin de lui, eut pu lui répondre. Toutes les pensées de Frodon étaient dirigées vers elle. Qu'est-ce que ces hommes encapuchonnés lui avaient fait? Où l'avaient-t-ils emmené? Comme il voulait que cette marche s'arrêtât et surtout qu'on lui permît de voir où il était afin qu'il pût savoir si Sam était toujours auprès de lui.
Ce ne fut qu'au bout de plusieurs heures que la marche s'arrêta enfin. Frodon fut détaché et on l'autorisa à voir. Il regarda autour de lui. Quel ne fut son soulagement quand il vit Sam à côté de lui. Elle se tordait les poignets. Apparemment, on venait de la détacher et elle soulageait ses mains.
Frodon et Sam avaient été emmenés dans une grotte derrière une cascade. Devant eux se trouvait l'homme qui les avait fait capturer. Il avait ôté sa capuche et les fixait avec sévérité.
«-On vous dit Orques espions.
-Des espions? dit Sam outrée, Mais c'est du délire!
-Dans ce cas, qui êtes-vous?
Parlez.
-Nous sommes des Hobbits de la Comté, dit Frodon, Je m'appelle Frodon Sacquet. Et elle, c'est Samelia Gamegie.
-Votre amante?
-En quoi ça vous concerne? demanda Sam amère»
Elle et Frodon avaient de plus en plus de mépris pour l'homme en face d'eux. D'abord, il les capturait sur une simple suspicion puis refusait de les écouter et, par la suite, se permettait de les juger. Il était tout sauf agréable.
«-Où est votre ami fouineur? demanda l'homme, La créature errante d'aspect répugnant.»
Il avait vu Gollum? D'ailleurs, où était-t-il passé? Peut-être qu'il était parti à leur recherche quand il avait vu que les deux Hobbits ne les avaient pas suivi. Ou alors peut-être avait-t-il simplement décidé de les abandonner. Mais si c'était le premier cas, il valait mieux ne pas révéler qu'il avait été avec eux.
«-Il n'y a personne d'autre, dit Frodon, On a quitté Fondcombe avec sept compagnons. Une a été perdu dans la Moria. Deux étaient de notre race. Et il y avait aussi un Nain, une Elfe et deux Hommes. Aragorn, fils d'Arathorn et Boromir du Gondor.
-...
…
Vous êtes des amis de Boromir?
-...
Oui.
-Vous allez être peinés.
Sachez qu'il est mort.
-Mort? demanda Frodon qui ne pouvait pas y croire, Comment? Quand?
-En tant que ses compagnons, j'espérais que vous me le diriez.
-Mon dieu! dit Sam
-S'il est arrivé malheur à Boromir, dites-le-nous.
-Son cor a été rejeté sur la berge il y a plusieurs jours. Il était fendu en deux. Mais outre cela, je le sens dans mon cœur. C'était mon frère.
...
Isolez ces deux tourtereaux et faites en sorte qu'ils ne partent pas d'ici.»
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Frodon et Sam avaient été entraînés plus loin depuis plusieurs heures. Le frère de Boromir n'avait pas voulu qu'ils virent que ses yeux baignaient de larmes. La nuit était tombée. Il était resté isolé sans bouger. Tout ce qu'il attendait était que les choses purent progresser pour sa troupe mais rien n'arrivait. Que pouvait-t-il faire?
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Le Gondor. Le lieu qui protégeait si bien la Terre du Milieu malgré l'absence de Roi. Les hommes s'y battaient avec fierté. Le peuple s'était réuni pour célébrer leur victoire autour des fils de l'Intendant Denethor.
«-Boromir! Boromir! Criaient-t-ils
-Cette cité fut jadis le joyau de notre Royaume. Un lieu de lumière, de beauté et de musique. Et elle le redeviendra! Que les armées du Mordor sachent ceci: plus jamais ces terres ne tomberont aux mains de l'ennemi! La cité d'Osgiliath a été reconquise pour le Gondor!
-Pour le Gondor!
-Pour le Gondor!
-Pour le Gondor!
-Pour le Gondor!»
Boromir partit rejoindre son jeune frère. Ceux-ci se mirent à rire.
«-Beau discours, clair et concis, dit ce dernier
-Nous n'en boirons que davantage.
-Hahaha!
-Faites couler la bière! Ces hommes ont soif!
-Ouais!»
Une belle beuverie commença. Boromir et son frère étaient partis chacun de leur côté afin de détendre. C'était agréable et ils profitaient de cette journée, certes agitée, mais détendue.
«-Souviens-toi de ce jour, petit frère, dit Boromir, Aujourd'hui, la vie est belle.»
Ils burent leurs coupes en souriant. Ils se sentaient bien.
Mais alors qu'ils semblaient heureux, le frère de Boromir perdit son sourire.
«-Quoi? demanda Boromir
-Il est là.»
«Il», c'était Denethor, l'Intendant du Gondor et père de Boromir et son frère. S'il était connu pour être un Intendant respectable, il ne l'était pas pour être le meilleur des pères. Et ses fils le savaient bien.
«-Ne peut-il nous accorder un instant de paix? soupira Boromir
-Où est le meilleur du Gondor? Demanda Denethor, Où est mon aîné?
-Père, dit Boromir en se forçant à sourire tout comme il accepta son étreinte sans lui retourner d'affection
-Tu les as vaincus avec une seule main, dit Denethor
-Ils exagèrent. La victoire revient aussi à Faramir, dit-t-il en indiquant son jeune frère à son père
-Sans lui, cette cité serait encore debout, dit Denethor avec mépris, Ne devais-tu pas la protéger?
-Nous étions trop peu nombreux.
-Trop peu nombreux? Tu as laissé l'ennemi s'en emparer. Tu renvoies une piètre image à ton père.
-Ce n'est pas intentionnel.
-Vous le brimez alors qu'il s'efforce à vous obéir.»
Boromir s'isola dans un autre endroit forçant son père à le suivre. Il espérait qu'il écouterait. Lorsqu'ils furent un peu plus loin, il reprit la parole.
«-Il vous aime, père.
-Ne m'ennuie pas avec Faramir. C'est un incapable.
Bien plus urgent nous attend. Elrond a convoqué un conseil. Sans en dire l'objet mais je l'ai bien compris. Le bruit court que l'arme de l'ennemi a été trouvée.
-L'Anneau Unique.
Le Fléau d'Isildur!
-Tombé dans les mains des Elfes. Que ce soit les Hommes, les Nains, les Magiciens, même les Elfes. Ils vont tous le réclamer. Nous devons intervenir et faire en sorte que le Gondor le récupère.
-Le Gondor...
-Je sais, c'est dangereux. L'Anneau cherche à corrompre les faibles mais toi, tu es fort. Et nous avons besoin de forces. Le sang du Gondor a été versé, notre peuple s'éteint. Sauron attend son heure. Il rassemble des armées. Il reviendra. Et nous n'aurons pas la force de l'arrêter. Tu dois partir.
-...
-Rapporte-moi ce don de puissance.
-Non. Ma place est ici, avec mon peuple. Pas à Fondcombe.»
Boromir s'apprêta à retourner avec les hommes du Gondor. Mais Denethor le suivit sur le point de se mettre en colère.
«-Tu désobéirais à ton père?
-S'il faut aller à Fondcombe, envoyez-moi à sa place.»
Il était clair que Faramir avait écouté toute la conversation. Contrairement à son frère, il semblait trouver l'idée intéressante. Cependant, son père ne partagea pas son enthousiasme.
«-Toi? Oh! Je vois. Une chance pour Faramir, capitaine du Gondor, de briller. J'en doute. Pour cette mission, je n'ai confiance qu'en ton frère. Il ne me déçoit jamais.»
«-Souviens-toi de ce jour, petit frère.»
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«-Capitaine Faramir!
On a trouvé le troisième, chuchota l'un de ses hommes.»
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Frodon et Sam s'étaient endormis. Faramir alla auprès d'eux. Ses bruits de pas éveillèrent Frodon qui avait le sommeil léger. Lorsqu'il vit le regard sévère de Faramir, il fut plus apeuré qu'inquiet.
«-Suivez-moi. Tout de suite, dit Faramir d'un ton ferme»
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Accompagné de deux hommes, Faramir entraîna Frodon jusqu'à un lac.
«-Là, en bas»
Frodon ne comprenait pas ce qu'il voulait mais il savait bien qu'il n'avait pas d'autre choix que de faire ce que lui demandait cet homme. Lui et Sam étaient menacés. Et s'il ne se montrait pas docile, qui savait ce qui pouvait leur arriver. Ce ne fut que lorsqu'il vit que quelqu'un fouiller dans le lac afin de chasser une proie qu'il réalisa la situation. Gollum était là. Il avait bel et bien suivi la trace des Hobbits. Hélas, tenté par la nourriture, il s'était fait repéré par les hommes de Faramir. Il était en grand danger et Frodon ne pouvait rien faire.
«-Pénétrer dans le Lac Interdit est puni de mort.»
Terrifié, Frodon vit le Lac être encerclé par des archers tenant Gollum en joue. Ils ne pensaient quand même pas à faire cela! Gollum ne savait même pas que ce lac se faisait appeler le Lac Interdit.
«-Ils attendent mon ordre, dit Faramir en levant doucement sa main, Dois-je tirer?
-Le lac est beau
Fraîche est son eau
Délicieusement juteux
Notre seule passion
Prendre du poisson délicieusement juteux!»
Tandis que Gollum chantait, les archers se faisaient de plus en plus menaçant. Faramir avait bien comprit la situation. Il savait que Frodon avait menti. Que Gollum se fisse tuer ou pas ne changerait rien au fait que lui et Sam seraient accusés d'une quelconque forme de corruption envers l'homme du Gondor et sa troupe. Ils pourraient eux-mêmes se faire tuer. Frodon ne pouvait les laisser faire ça. S'il mourrait, l'Anneau pourrait tomber entre n'importes quelles mains et Sauron ne pourrait être vaincu lui qui corrompait si facilement n'importe qui. Et en dehors de cela, si Sam mourrait par sa faute, jamais il ne se le pardonnerait. Mais s'il disait à Faramir de ne pas le faire tuer, Gollum aussi se ferait capturer. C'était vrai. Mais c'était ça ou la mort. Et Frodon ne pouvait pas laisser Gollum mourir. Il était sûr qu'il avait montré des signes de rédemption; il méritait de vivre.
«-Attendez! Cette créature est liée à moi. Et moi à lui. C'est notre guide.
Je vous en prie! Laissez-moi le rejoindre.»
Avec l'autorisation de Faramir, Frodon descendit vers le lac. Il resta prudent. Il ne fallait pas qu'il montrât un quelconque signe de résistance ou les archers se mettraient sûrement à tirer.
«-Smeagol. Le Maître est là. Venez, Smeagol. Faites confiance au Maître. Venez.
-Nous devons partir maintenant?
-Smeagol, faites confiance au Maître. Suivez-moi. Venez. Venez Smeagol. Gentil Smeagol, c'est bien. Venez.»
Mais alors qu'il avait rapproché Smeagol jusqu'à lui, les archers se jetèrent brutalement sur lui. Que faisaient-t-ils? Ils n'avaient jamais dit qu'ils agiraient ainsi? Ils se comportaient tels des sauvages à le secouer et l'étrangler.
«-Ne lui faites pas de mal! Supplia Frodon, Smeagol, ne luttez pas. Ecoutez-moi.
-Maître!
-Arrêtez ça! supplia Frodon»
Mais cela ne servit à rien. Les hommes de Faramir entraînèrent Gollum avec lui en le tirant comme un sac tandis que Gollum criait suppliant. Frodon fixait Faramir avec colère tandis que celui-ci rejoignit ses hommes et indiqua à l'un d'entre eux de ramener Frodon là où il était parti le chercher.
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«-Ca suffit, dit Faramir, Où les emmènes-tu? Réponds-moi.
-Smeagol. Pourquoi pleures-tu, Smeagol?
Des méchants Hommes nous blessent. Le Maître nous a menti.
Évidemment. Je t'avais dit qu'il était perfide. Je t'avais dit que c'était un menteur.
Le Maître est notre ami. Notre ami.
Le Maître nous a trahis.
Non. C'est pas tes affaires! Laisse-nous tranquilles!
Sale petit Hobbit! Il nous l'a volé!
-Qu'ont-ils volé?
-Mon Précieux!
AH!»
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Frodon avait raconté à Sam ce qui s'était passé alors qu'on l'avait reconduit là où elle et lui avaient été emmenés. Elle ne pouvait pas croire qu'ils aient pu osés faire une chose pareille. Ils se faisaient appeler Hommes et ils ne faisaient preuve d'aucune humanité.
«-Gollum, murmura-t-elle
Frodon, tu dois partir d'ici. Tout de suite! Mets l'Anneau. Juste cette fois. Mets-le. Disparais. Ils ne te verront pas et tu pourras reprendre le chemin.
-Ne me demande pas de t'abandonner. C'est au-dessus de mes forces quête ou pas.
-Frodon...
-Non Sam.»
Elle connaissait bien ces deux mots. Il les prononçait quand il prenait une décision irrévocable. Comme lorsqu'il avait décidé d'aller au Mordor seul. Il avait fallu qu'elle se mît en danger de mort pour qu'il la laissât l'accompagner à partir d'un chemin d'où elle ne pouvait plus revenir. Mais à cet instant, le forcer à mettre l'Anneau pour l'obliger à fuir ne servirait à rien. Il pourrait très bien l'enlever et refuser de bouger afin de rester auprès d'elle.
Constatant cette situation et ce que cela impliquait pour eux deux, Sam baissa tristement les yeux tandis que Frodon posa sa main sur la sienne. Elle fit alors la première chose qui lui vint à l'esprit. Elle prit Frodon contre son torse et lui caressa les cheveux. Celui-ci ferma les yeux se laissant bercer par la douceur de son amante qui déposa un baiser sur son front.
Malgré ce petit moment tendre et calme, Sam savait que Frodon n'avait dit les choses qu'à moité. Habituellement, même dans les circonstances n'étant pas les meilleures, il arriva à se détendre lors de leurs étreintes. A cet instant, ce n'était pas le cas. Sa tête était relâchée mais ses épaules étaient tendues et son visage reflétait de l'angoisse.
«-Je sais que tu as été sincère. Mais je sais aussi que tu ne m'as tout dit.»
Frodon se releva. Il savait qu'il devait tout lui dire même s'il n'en avait pas envie. S'il ne le faisait pas, elle chercherait encore et encore des réponses. Il aurait tellement voulu ne pas en arriver là mais il n'avait plus le choix.
«-Je ne peux pas le mettre. Tu avais raison, Sam. L'Anneau s'empare de moi. Si je le mets, L'Oeil me trouvera. Il me verra. Tu as essayé de me le dire. Je suis désolé de ne pas t'avoir écouté.
-Frodon, dit Sam en le prenant dans ses bras»
Ils entendirent quelqu'un entrer. C'était Faramir. Il les fixa d'un regard moqueur alors que les Hobbits s'étaient retournés.
«-Vous êtes bien charmants, tous les deux. Mais si vous voulez rester dans une situation stable, vous allez devoir vous montrer dociles tous les deux.»
A ces mots, il sortit son épée de son fourreau. Terrifiés, Frodon et Sam reculèrent.
«-Laissez-moi dire ceci: maintenant, j'ai la réponse à toutes les énigmes.»
A ces mots, il se dirigea vers Frodon en pointant dangereusement son arme vers lui. Le Hobbit recula terrifié par l'acte menaçant sa vie.
«-Je vous tiens ici. Deux amants Semi-Humains. Ainsi qu'une armée d'Hommes à mes ordres.»
N'ayant plus rien pour reculer, Frodon eu le dos qui cogna légèrement la paroi tandis que Faramir pointait toujours son épée vers lui.
«-Et l'Anneau de Pouvoir à ma portée.»
A l'aide de son épée, Faramir parvint à trouver la chaîne maintenant l'Anneau autour du cou de Frodon. Le regard de l'homme était empli d'un désir de possession et de tentation tandis que Frodon était pétrifié de terreur.
«-L'occasion pour que le Capitaine du Gondor Faramir prouve sa valeur.»
Alors que Faramir semblait comme hypnotisé par l'Anneau, Frodon n'arriva plus à garder les yeux ouverts. Il eu l'impression d'entendre un murmure. Un murmure très proche. Seul ce murmure était audible. Il était même de plus en plus audible. Bientôt, ce ne fut plus seulement un murmure. C'était presque un cri. Un cri?
«-Non! hurla Frodon en ouvrant les yeux et se détachant de l'emprise de Faramir»
Il courut en haletant vers un mur de pierre tandis que Sam se plaça entre lui et Faramir.
«-Arrêtez! Laissez-le! Vous ne comprenez pas? L'Anneau est monstrueux. Il doit le détruire. Nous allons au Mordor pour ça. A la Montagne de Feu.»
Tandis qu'elle parlait, un des hommes de Faramir vint vers lui.
«-Osgiliath est attaqué. Ils demandent des renforts.
-...
-Ecoutez-moi, supplia Sam, C'est un tel fardeau. Aidez-le.
-Capitaine?
-Préparez-vous à partir.
L'Anneau ira au Gondor.»
To be continued...
Ouais, pas d'idée de phrase alors j'ai mis un truc aléatoire. J'espère que vous trouvez pas ça trop flemmard de ma part^^ A la prochaine:)
