Salut. Ouais, zéro enthousiasme comme vous pouvez voir:-C. Bon, je ne vous apprendrai rien si je vous dis que je m'ennuie toujours autant:-\ Enfin bon, y a quand même une chose qui peut me réjouir. J'AI PRESQUE FINI LES DEUX TOURS:-)Plus qu'un chapitre après celui-là et je pourrai enfin passer à Le Retour du Roi:-) Allez, il me faut encore du courage. En attendant

Bonne lecture:)

Chapitre 16:En quoi croire?

«-Regardez. Osgiliath est en feu!

-Le Mordor est venu.»

Faramir, sourd aux mises en garde de Sam, avait emmené cette dernière et, surtout, Frodon au Gondor. L'aube se levait à peine. Et si le Capitaine était fier de lui, ce n'était pas le cas du Porteur de l'Anneau.

«-L'Anneau ne sauvera pas le Gondor. Il n'a que le pouvoir de détruire. Je vous en prie! Laissez-moi partir.

-Dépêchons! dit Faramir

-Faramir, vous devez me laisser partir!»

.

Osgiliath était un lieu en ruines empli de soldats. Tous s'agitaient. Ils étaient attaqués de toutes parts et semblaient ne plus savoir comment défendre la cité.

«-Faramir, les Orques ont pris la rive orientale. Ils sont trop nombreux. On sera envahis à la nuit tombée.»

Alors que les Hommes parlaient, Frodon fut soudain prit d'une terrible peur. Ses forces l'abandonnèrent et il eut du mal à tenir debout. Sam le vit et à se tourna vers lui inquiète et effrayée.

«-Frodon.

-Il l'appelle, Sam. L'Oeil sera bientôt tourné vers moi.

-Tiens bon, Frodon. Tout ira bien.»

Elle continua à parler en tentant de garder un ton rassurant. Mais Frodon ne l'entendait plus. Les forces de Sauron n'étaient plus très loin. Il le sentait. Et il savait également que l'Anneau s'emparait de son être bien malgré lui. Il avait de plus en mal à se contrôler que ce fut physiquement ou mentalement. Même réfléchir était difficile. Il ne sentait pratiquement plus que lui.

Ce ne fut que lorsque la voix de la soif se fit entendre, celle que cherchait le Seigneur Noir donc semblable à lui, que Frodon parvint à entendre à nouveau les voix du monde.

«-Amenez-les à mon père, dit Faramir, Dites que Faramir envoie un formidable présent. Une arme qui changera notre destin dans cette guerre.»

Les hommes étaient décidément trop stupides1 Ils ne faisaient que s'écouter et restaient persuadés d'avoir raison quoiqu'on pût leur dire. Que pouvait-t-il leur coûter d'admettre que quelqu'un d'autre qu'eux pu avoir raison et eux tort en particulier quand la situation était désespérée et qu'ils devaient protéger leur peuple?

.

«-Les hommes sont pleins de bonnes intentions, Samelia. Mais faillibles. Et surtout, ils refusent de l'admettre. Il faut bien réfléchir avant de leur parler d'échec du passé.»

.

Boromir et Faramir. Deux frères. Le deuxième avait perdu le premier. Le cadet ne voulait pas échouer comme l'aîné. Et il refusait d'admettre, ou plutôt d'accepter, l'échec. Et pourtant...

.

«-L'échec n'est pas une fatalité, Sam.»

.

Sam avait prit sa décision.

«-Vous voulez savoir ce qui est arrivé à Boromir? Vous voulez savoir pourquoi votre frère est mort? Il a voulu prendre l'Anneau à Frodon alors qu'il avait juré de le protéger! Il a même essayé de le tuer! L'Anneau a rendu votre frère fou!»

Faramir ne semblait pas arriver à croire ce qu'il entendait. C'était comme s'il ne voulait pas croire que son frère eût pu devenir fou. Et cela était compréhensible. N'importe qui aurait refusé de croire cela. Sam ne savait pas si elle avait agi. Pire. Elle eu très peur d'avoir empiré les choses pour Frodon et elle-même.

«-Attention!»

Elle n'eut pas le temps de réfléchir davantage car le Osgiliath fut de nouveau attaquée. Les soldats ne savaient plus quoi faire. Ils ne comptaient plus que sur le Capitaine dont le regard était totalement vide depuis la révélation de Sam.

Frodon n'avait plus du tout le même regard. Son corps semblait comme mort. Si on ne le tenait pas, il aurait pu tomber sur le sol. Sa peau était devenu grisâtre et son regard semblait être celui d'un fantôme las de hanter les gens autour de lui.

«-Frodon? Dit Sam en le voyant dans cet état plus qu'inquiétant

-Ils sont là, dit-t-il à la fois à mi-voix et sur un ton rauque, Ils sont venus.»

Faramir avait entendu ces mots. Il n'en comprit pas le sens jusqu'à ce que...

«-Les Nazgûl, s'écria-t-il»

Leurs hurlements de lamentations se mêlaient aux cris de leurs Créatures Ailées. Ils se précipitaient vers Osgiliath. Chacun savait qu'ils ne connaissaient pas la pitié. En les voyant, Faramir prit Frodon et Sam et, contre toute attente, les cacha avec Gollum.

«-Restez ici, hors de vue.

Tous à l'abri!»

Tandis que les amants restaient cachés avec Gollum, les hommes se battaient avec acharnement contre les monstrueux spectres ni vivants, ni morts. Les Hobbits savaient très bien que la victoire était impossible. Mais peut-être trouveraient-t-ils, comme Arwen, un moyen temporaire de les battre. A cet instant, il n'était possible que d'espérer. Mais combien d'hommes tomberaient? Quel serait le prix à payer?

Frodon n'avait pas changé d'apparence. Toujours ce corps comme mort, cette peau grisâtre, cette peau fantomatique emplie de lassitude. Le Hobbit s'était appuyé contre un mur afin de ne pas s'écrouler sur le sol. Mais alors qu'il semblait ne plus tenir sur ses jambes, il se releva. Il marcha très lentement, le regard vide et sortit de la cachette qu'il partageait avec Sam et Gollum.

«-Qu'est-ce que tu fais? dit Sam qui ne comprenait pas, Où vas-tu?»

Sa marche était toujours fois de plus, il ne semblait pas l'entendre. Cette aura semblait encore en lui. Il était arrivé au sommet d'une des tours d'Osgiliath. Il semblait regarder quelque chose à la fois avec fascination et jouissance. Mais ce quelque chose n'était pas de bonne augure. En effet, il s'agissait du Roi-Sorcier d'Angmar. Le chef des Nazgûl; celui qui lui avait infligé cette horrible blessure qui ne guérirait jamais complètement. Mais étrangement, il n'avait plus mal. Au contraire, il avait de se sentir bien. Il prit la chaîne autour de son cou et mit sa main devant elle. Bien qu'elle ne voulut pas croire que Frodon était sur le point de mettre l'Anneau, elle dut se rendre à l'évidence. Elle se précipita vers lui.

L'index gauche de Frodon effleura quelque chose dans ses vêtements. La fiole de Dame Galadriel! Il l'avait caché afin que personne ne la trouvât. Que faisait-t-il? Le Nazgul qui l'avait blessé! Il sentait la douleur. Pas aussi fortement qu'auparavant mais il la ressentait. Il était prit entre plusieurs sensations: l'envie de s'enfuir, celle de mettre l'Anneau, celle de vouloir être protégé par la magie des Elfes ou celle de céder à Sauron. Néanmoins, il réussit à lâcher l'Anneau, se détourner légèrement du Nazgûl et commença à quitter la tour. Cependant, il avançait trop lentement encore attiré par cette aura bien malgré lui. Ses doigts quittèrent la lumière d'Eärendil et il manqua de s'évanouir jusqu'à ce que Sam arriva jusqu'à lui les faisant rouler tous deux en direction de leur cachette alors que Faramir tirait une flèche sur le Roi-Sorcier. Lorsqu'ils y parvinrent, sans savoir pourquoi, Frodon se saisit de Dard et, le regard noir, la pointa vers Sam. Cette aura monstrueuse avait reprit le dessus sans qu'il s'en fût rendu compte et il était de commettre l'un des actes horribles qu'il eu pu faire et, surtout, qu'il n'aurait jamais songé faire dans le passé. Sam, en plus de ne pas comprendre le geste de son amant, fut terrorisée par ce dernier. Qu'est-ce qui arrivait à Frodon pour qu'il lui fît une chose pareille? Lui qui s'était servi de cette même épée pour la protéger il y avait seulement quelques semaines?

«-C'est moi, dit-t-elle, C'est ta Sam.»

Frodon garda la même position et le même regard. Tenant en joue sa propre amante, il ne semblait plus être Frodon à cet instant. La Hobbit refusa d'y croire. Elle le connaissait depuis si longtemps et ils s'aimaient.

«-Tu ne reconnais pas ta Sam? lui demanda-t-elle en refusant de croire que cela pu être possible»

Frodon ne bougea pas. Il semblait complètement indifférent aux mots de la Semi-femme gardant la même attitude agressive.

Sam commença à pleurer. Ces larmes. Le Hobbit qui tenait l'épée perdit toute trace d'agressivité dans ses yeux. Il ouvrit la bouche et la peur avait prit de l'agressivité sur son visage où l'on ne voyait plus aucune forme de violence. La peur. Il semblait bien voir ce qu'il était en train de faire. En train de menacer la personne qu'il aimait plus que tout au monde. Que lui était-t-il arrivé pour en arriver à faire une chose aussi immonde? Lui qui s'était juré de ne jamais lui faire de mal! Réalisant ce qu'il était de faire, il se leva de Sam, le regard empli de terreur et lâcha Dard ne pouvant pas croire ce qu'il venait de faire.

Il respira de grandes goulées d'air et s'assit empli empli de lassitude et de dégoût de lui-même.

«-Je suis tellement désolé. Je n'y arriverai pas, Sam.

-Je sais. C'est injuste. On ne devrait même pas être ici. Mais on y est.

C'est comme dans les histoires et les légendes. Celles qui comptaient vraiment. Qui sont remplies de dangers. Parfois, on ne voulait pas connaître la fin parce qu'elle ne pouvait pas être joyeuse. Comment le monde pourrait renaître après que des horribles choses s'y soient passées? Mais finalement, c'est ce qu'elles sont. Le passé. Même les ténèbres finissent par être du passé. De nouveaux jours peuvent venir. Et quand le soleil brillera, il n'en sera que plus é se souvenait toujours de ces histoires. Celles qui signifiaient quelque chose. Même quand on était trop petits pour comprendre. Mais je crois que je comprends maintenant, Frodon. Les personnages de ces histoires ne revenaient jamais en arrière parce tout ce qu'ils faisaient, c'était pour quelque chose en quoi ils croyaient.

-En quoi croyons-nous, Sam?»

La Hobbit se tourna vers son amant. Elle le regarda droit dans les yeux avec conviction. Il ne devait pas perdre confiance. Lui qui s'était juré d'aller jusqu'au bout.

«-Il y a du bon en ce monde, Frodon. Et il mérite qu'on se batte pour lui.»

Les yeux de Frodon se mirent à baigner de larmes. Il serra Sam dans ses bras. Elle répondit à son étreinte. Ses mots avaient été simples et pourtant, ils étaient parvenus à redonner du courage à Frodon, à croire qu'il était capable de résister à l'Anneau; lui qui avait failli pourtant céder si facilement. Mais elle avait raison. Malgré les faiblesses des peuples de la Terre du Milieu, beaucoup étaient de son avis. Il pensa à leurs amis de la Communauté. Il voulait tant les revoir vivant, tant que Sauron fût vaincu afin que tout se terminât pour le meilleur. Que Sauron fût vaincu. Il était le Porteur de l'Anneau, il était le seul qui pouvait le vaincre. Et quand il l'aurait fait, il y aurait une chance qu'ils furent tous sains et saufs. Oui, il y avait du bon dans ce monde. Et leurs amis se battaient pour lui. C'était aussi la raison pour laquelle ils lui faisaient confiance et ne devait pas faillir.

Ayant reprit espoir, il déserra son étreinte tout en gardant ses bras autour des épaules de Sam et l'embrassa. Il n'avait pas changé d'avis sur le fait qu'il fût content d'être avec elle; mais il avait été tellement obsédé par l'Anneau qu'il en avait oublié que la puissance du terrible Seigneur Noir n'avait pas empêché son rêve le plus merveilleux de se réaliser. C'était comme revivre le jour de leur découverte mutuelle. Celui qui avait changé leurs vies à jamais et d'aimer l'autre en ne souffrant plus de ce sentiment mais en en vivant quelque chose de merveilleux. Et même en pleine guerre, personne ne les empêcherait ni de vivre leur amour, ni de se battre pour tout le bon qui méritait que l'on combatte afin qu'il subsiste. Au bout d'un long moment, ils relâchèrent leur étreinte et se regardèrent confiants en ce qu'il fallait croire.

.

Faramir avait observé la scène. Il regarda les amants. Il semblait avoir réalisé quelque chose. Ou plutôt une chose essentielle. Il alla vers les Hobbits et les regarda.

«-Je crois que nous commençons enfin à nous comprendre, Frodon Sacquet. Samelia Gamegie.

-Vous connaissez nos lois. Celles de votre père. Si vous les relâchez, vous serez exécuté.

-...

Alors, ce sera le cas. Celui qui détruit le bonheur de ceux qui s'aiment n'est qu'un monstre.

Relâchez-les »

.

«-Ces anciens égouts mènent aux abords de la cité. Vous aurez l'abri de la forêt.

-Capitaine Faramir, vous avez prouvé que vous êtes quelqu'un de bien, dit Sam, Et d'honorable.

-La Comté doit être un beau pays, mademoiselle Gamegie, où les forgerons y sont grandement honorés.»

Sam fut très gênée en entendant ces mots. Elle ne savait pas comment les prendre. Elle se faisait souvent rabrouer par sa famille à cause de sa profession et qui n'était pas bien vue du reste de la Comté étant donné qu'elle faisait une profession vu comme destinée à la gente masculine même si elle se révélait utile pour la population. De plus, elle ne se vantait jamais et ne se voyait pas vraiment comme honorable alors les compliments, elle n'en avait pas vraiment l'habitude. Même quand ses amis ou Frodon lui-même lui en faisaient, elle ne savait jamais comment réagir. Soit elle les laissait parler et ne disait rien, soit elle baissait les yeux montrant ainsi sa gêne.

Ce fut la deuxième chose qu'elle fit en présence de Faramir.

«-Quelle route prendrez-vous?

-Gollum dit qu'un passage près de Minas Morgul grimpe dans les montagnes, dit Frodon

-Cirith Ungol?»

En entendant ces mots, Faramir fut comme pris de colère. Il saisit Gollum par le cou et le plaqua contre un mur.

«-S'appelle-t-il comme ça?

-Non, non.

Oui.

-Frodon, une sombre terreur hante les cols de Minas Morgul. Ne passez pas par là.

-C'est le seul chemin. Le Maître a dit que nous aller au Mordor alors il faut essayer.

-Il le faut.»

Faramir lâcha Gollum qui se massa le cou.

«-Allez-y Frodon. Avec la bienveillance des Hommes.

-Merci.»

Alors que Frodon et Sam partaient, Gollum s'apprêta à les suivre. Mais il fut retenu brutalement à nouveau par Faramir.

«-Si tu leur fais du mal, meurs sur-le-champ!»

Il le relâcha peu après avoir prononcé ces mots. Gollum suivit à nouveau les amants les rattrapant rapidement.

.

«-Avancez, dit Frodon»

Voyant que Gollum semblait avoir du mal à avancer, Sam souleva sa main et l'aida à marcher. Gollum ne comprit pas ce geste mais se laissa faire ne s'étant pas remis du fait qu'on l'ait ligoté et que Faramir l'eut presque étranglé. Néanmoins, cette marque d'affection le toucha.

Sam se pencha vers lui.

«-Frodon ne voulait pas que ces hommes te fassent du mal, Gollum. Tu le sais, n'est-ce pas? Il essayait de te sauver.

-De me sauver?

-Oui. Alors pardonne-lui, d'accord?

-...

Oui. Pas de rancune. Gollum! Gollum!

-Bien. Tu peux t'accrocher à moi jusqu'à ce que tu te sentes mieux.

-Oh! Gentille Dame Hobbit. Oui gentille.»

Sur ces mots, deux Hobbits et celui dont on ne savait pas s'il pouvait réellement être un guide quittèrent Osgiliath pouvant enfin reprendre le chemin dont on les avait inutilement écarté et feraient tout pour rattraper le temps perdu et accomplir la mission cruciale pour le monde.

1Ne voyez dans cette phrase aucune tentative d'offenser la gente masculine. C'est juste qu'en général, quand on croise les Hommes (les Elfes, les Magiciens, les Hobbits, les Nains...ne faisant pas partie d'eux dans ce monde) dans Le Seigneur des Anneaux, ce sont soit des trouducs, soit des crétins qui passent leurs temps à faire des c*******s (Aragorn est vraiment la seule exception [je compte pas Boromir vu qu'il finit quand même corrompu]). Et si Faramir s'améliore par la suite, dans Les Deux Tours, c'est quand même un sale type.