Hello:) Je ne vous cache pas que ce chapitre a été l'un des plus durs à écrire. Même s'il est beaucoup plus court que celui sur la Moria, il a été beaucoup plus dur à écrire. Et pour cause:dans La Communauté de l'Anneau, le passage dans la Moria était linéaire, c'est-à-dire que tout se passait successivement. Dans Le Retour du Roi, ce qui va se passer est découpé en mini-séquences dans tout le film pendant que d'autres personnages font d'autres trucs ailleurs. Donc, un truc super casse-g****e à retranscrire en fic sous forme cohérente. J'espère que j'ai à peu près réussi ici.

Bonne lecture:)

Chapitre 19:Voir ou ne pas voir

Frodon ne savait pas où il était. Il regarda autou de lui. Il se trouvait à une tour ou plutôt une ville blanche. On pouvait y voir un arbre blanc. Mais alors qu'il observait autout de lui. Il entendit de lourds pas.

Le siège de Minas Tirith allait commencer. La Cité n'était plus en sûreté. Une immense armée composée d'Orques, de trolls ou encore de gobelins arrivait avec des catapultes. Lorsqu'ils furent assez proches, ils ne tardèrent pas à faire feu.

Les soldats de Minas Tirith ne firent que se protéger. Mais il leur était trop difficile de réfléchir quand les charges des catapultes que l'armée de Sauron envoyait n'étaient autres que des têtes humaines. Terrifiés, ils ne parvinrent pas à réagir et ne purent que crier.

Au bout d'un long moment, l'armée décida de charger les catapultes avec d'immenses pierres. Celles-ci atteignirent la Cité. Beaucoup manquèrent de toucher les habitants qui n'avaient, pour la plupart, jamais eu aussi peurs de leurs vies. Les soldats de la Cité ne les protégeaient pas. En fait, ils ne prenaient aucune initiative. Qu'attendaient-t-ils? S'ils ne faisaient rien, tous les habitants se feraient tuer!

Un vieil homme vêtu tel un seigneur se montra. Sans doute le maître de cette cité. Peut-être allait-t-il réagir à cette terrible attaque.

«-Le Rohan nous a abandonné. Théoden m'a trahi.

Abandonnez vos postes! Courrez! Sauvez vos vies!»

Alors que cet homme donnait des ordres incensés et surtout complètement fous qui allaient mettre la Cité en péril, il reçut un coup. Une silhouette vêtue de blanc dont le visage était entièrement recouvert par un capuchon venait de le frapper avec un bâton blanc. Elle lui donna d'autres coups jusqu'à le faire tomber sur le sol sans qu'il ne fût capable de se relever tout en le regardant avec mépris. Puis elle prit le cor se trouvant autour de son cou et se tourna vers les soldats. Le cor était presque semblable à celui qu'avait porté Boromir. Après s'en être emparé, la silhouette souffla dans ce dernier.

La silhouette était montée sur une jument blanche. Celle-ci n'avait ni selle, ni étriers, ni rênes, ni sangles, ni croupière, ni bride, ni mors, ni seden, ni sacoches, ni coussinet. La silhouette et la jument bougeaient dans la ville sans que la personne étant le cavalier ou le cavalière ne lui donnât d'ordre comme si elles étaient liées. La personne faisait des signes au soldat avec son bâton blanc tout en continuant à souffler dans le cor qu'elle avait prit.

Certains soldats mirent les habitants en sûreté. D'autres se rendirent jusqu'aux murs de la Cité afin de se servir de leurs propres catapultes pour tirer sur l'armée qui les assiégiait. Une silhouette de la taille d'un Hobbit était avec eux. Mais c'était un Hobbit! Frodon avait reconnu les yeux de Pippin. Que faisait-t-il à cet endroit? Cela lui fit un choc mais il fit tout pour rester calme. Il tenta de lui faire des signes pour lui montrer sa présence mais il ne semblait pas le voir.

«-Pippin! dit Frodon»

Mais il ne l'entendait pas. Il se comportait comme s'il n'était pas là. Pourquoi les choses se passaient-t-elles ainsi? Pippin n'aurait jamais ça. Au contraire, il aurait été heureux de le revoir après autant de temps de séparation.

Il ne comprenait pas pourquoi mais il devait se rendre à l'évidence, Pippin ne pouvait pas le voir. Sinon, il lui aurait répondu. Il se dit qu'il y avait sûrement une raison à tout cela mais qu'il ne trouverait peut-être encore les réponses. Le plus important était de savoir si Pippin avait une chance de sortir vivant de ce terrible siège. La silhouette blanche chuchota à l'oreille d'un des soldats. Celui-ci cria alors:

«-Archers, visez les Orques et les Trolls!»

Malgré leurs efforts, certains Orques et Trolls étaient parvenus à entrer dans la cité par les tours. Les archers ne renonçaient pas. Pippin était épouvanté et terrifié par ce qu'il voyait. En le voyait à cet endroit, la silhouette blanche le poussa et lui fit rapidement signe de partir. Puis elle se retourna et frappa des Orque avec son bâton et une dague. Mais Pippin ne partit pas. Il vit l'un des Orques se diriger vers la silhouette blanche prête à la frapper dans le dos. Alerté par cela, il sortit sa propre épée de son fourreau et poignarda le fourbe avant qu'il n'ait eu le temps d'attaquer la personne en blanc.

Frodon eu tellement de mal à croire ce qu'il venait de voir. Pippin ayant sauvagement tué un Orque pour sauver cette personne vêtue de blanc? Pippin s'était bien déjà défendu mais attaquer et tuer, cela ne lui ressemblait pas. Que lui était-t-il donc arriver pour qu'il agissât ainsi et qui pouvait bien être la personne en blanc pour qu'il la protégât? Sûrement quelqu'un à qui il tenait beaucoup. Pippin sembla lui-même surprit et surtout effrayé par ce qu'il avait fait car il resta immobile face à l'Orque gisant et sa main tremblait. Ce ne fut que lorsqu'une pierre de catapulte arriva vers la Cité qu'il revint à la réalité et retourna au combat tandis que Frodon perdit connaissance.

Quand il revint à lui, la nuit était tombée.

«-Grond! Grond! Répétait l'armée de Sauron»

Tous s'apprêtaient à enfoncer la porte de la Cité à l'aide d'un immense bélier à tête de sanglier. Cette fois-ci, les catapultes n'envoyaient pas des rochers mais des rochers enflammés.

«-Retournez à la porte, dit le soldat à qui la silhouette blanche chuchotait des ordres, Vite!»

Il n'y avait rien à faire. La porte de la Nùmenor n'était pas assez solide pour résister au terrible bélier Grond. Et elle allait bientôt céder.

«-Doucement. Doucement, dit le soldat aux ordres de la personne en blanc qui tendait son bâton»

Des trolls entrèrent dans la cité. La silhouette blanche fit signe aux Archers de tirer avec son bâton. Elle-même se battit. Mais il n'y eut rien à faire. Malgré tous les efforts de Minas Tirith, l'armée de Sauron était bien trop dense et bien trop équipée. La Cité fut bientôt en feu. La silhouette chuchota à nouveau des ordres dans l'oreille du soldat qui avait commandait les troupes. Celui-ci cria:

«-La Cité est assiégiée! Allez au deuxième niveau! Evacuez les derniers civils! Retraite!

-Vite sortez! Sortez!»

L'armée de Sauron n'entra pas immédiatement dans Minas Tirith. Ils se contentèrent de sourire fiers de leur immonde victoire. Ce ne fut qu'au bout de plusieurs instants que leur chef se décida à redevenir sérieux:

«-Entrez dans la Cité. Tuez tous ceux que vous croiserez.»

Tandis que la grande agitation causée par la retraite dans le Gondor était à son comble, Pippin se précipitait vers la silhouette blanche. Lorsqu'il arriva auprès de cette dernière, il l'agrippa:

«-Denethor est devenu fou! Il est en train de brûler Faramir vivant!»

Faramir était en danger! Frodon n'arrivait pas à le croire. Sans se demander comment Pippin le connaissait ou qui était Denethor, il suivit la silhouette sur sa jument blanche qui avait fait monter son ami sur cette dernière1 Ils se précipitèrent dans une salle. Le même homme à qui la silhouette vêtue de blanc avait prit son cor avait reprit connaissance. Il avait préparé un bûcher pour Faramir et lui-même et versé diverses huiles sur leurs deux corps tandis que des serviteurs s'apprêtèrent à brûler le bûcher avec des torches. Quand elle vit ça, la silhouette blanche frappa le sol avec son bâton. Les serviteurs reculèrent terrifiés. Furieux, Denethor prit une torche à l'un d'entre eux et enflamma lui-même le bûcher. Voyant cela, Pippin se précipita vers ce dernier. Traversant courageusement les flammes, il en sortit Faramir et écrasa celles qui avaient atteint son corps avant qu'elles ne consummèrent ce dernier. Ce qui fit entrer Denethor dans une colère noire. Il se saisit de lui.

«-Non! Vous ne me prendrez pas mon fils!

-Ah!»

Voyant que Denethor secouait Pippin et le rapprochait dangereusement des flammes sans s'en rendre compte, la silhouette se rapprocha avec sa jument tandis que cette dernière frappa Denethor faisant accidentellement tomber ce dernier sur le bûcher. Le vieil homme, trop abondamment recouvert de divers huiles, fut trop rapidement consummé par les flammes en hurlant de douleur sur le bûcher tandis que Faramir remuait faiblement le visage et ouvrait doucement les paupières. Il semblait avoir été gravement blessé et affaibli après un long combat.

Frodon s'était rapproché de Pippin espérant pouvoir agir mais la silhouette blanche avait été plus rapide que lui pour le sauver des griffes de cet homme sauvage. Les deux hobbits regardèrent ce dernier brûler vif en hurlant, terrifiés.

Quand il ne cria plus, Pippin baissa les yeux. Il reprit ses esprits quand il vit Faramir.

«-Emmenez-le en dehors de la Cité et trouvez vite un médecin, dit-t-il»

Les serviteurs s'empressèrent de faire ce qu'il dit tandis que la silhouette blanche emmena à nouveau Pippin avec elle. Ils tentèrent de sortir à leur tour de la Cité. Malheureusement, une terrible surprise les attendait. Ce qui allait également être le cas de Frodon. Devant les trois silhouettes se trouvait cet horrible monstre sur sa Créature Ailée. Le Roi-Sorcier d'Angmar les avait attendu. Frodon sentit son terrible coup et toucha son épaule en gémissant de douleur sur le sol tandis que la silhouette en blanc et Pippin lui faisaient face. La personne en blanc leva son bâton vers lui mais le chef des Nazgûl lui rit au nez.

«-Ne reconnais-tu donc pas la vue de la mort, mage de pacotille?»

Pippin cacha son visage derrière la silhouette blanche en poussant un cri de terreur.

«-Voici mon heure de gloire!dit le Nazgûl fier»

Il enflamma son épée. Ce geste fit encore plus mal à Frodon qui ne put retenir un cri et terrifia davantage Pippin. Le sort du Nazgûl brisa le bâton du mage qui s'écroula sur le sol avec sa monture et le Hobbit.

«-Non! S'exclama Pippin»

Malgré sa peur, il se releva et brandit son épée. Mais il savait qu'il n'était pas assez puissant pour vaincre le terrible Roi-Sorcier. Impuissant, il ne pouvait que le regarder sans réagir.

«-Vous avez échoué, dit l'horrible Nazgûl, Le monde des Hommes tombera.»

Soudain, un cor se fit entendre. Ce n'était pas celui du Gondor. Pippin sembla connaître ce son. Il alerta le Roi-Sorcier qui s'en alla chevauchant sa Créature Ailée. Frodon poussa des soupirs presque étouffés ne comprenant pas ce qui venait d'arriver. Il n'eût pas le temps de tenter de se relever qu'il perdit à nouveau connaissance.

.

Sam ne savait pas où elle se trouvait. Elle regarda autour d'elle. Le paysage ressemblait à d'immenses champrs. Elle entendit un immense bruit ainsi qu'un cor. Elle se retourna. C'était une grande troupe. Une troupe de cavaliers. Tous semblaient prêts à livrer une bataille. Leur chef fit face à une autre armée. Sam la regarda. C'était une armée composée majoraitement d'Orques et de Trolls mais il y avait également des Gobelins ou encore des hommes. Les deux armées se trouvaient devant une Cité assiégée. Sam comprit. L'une des armées de Sauron avait presque réussi à conquérir la Cité se trouvant sous ses yeux et l'armée venant d'arriver était venue arrêter celle de Sauron car cette Cité devait avoir demandé leur aide comptant sur eux en tant qu'allié qu'elle ne comprit pas, c'est qu'aucune personne présente ne semblait la voir. Personne ne lui demanda ce qu'elle faisait là ou encore ne lui dit de partir car un danger se préparait. Non, c'était comme si elle était invisible. Plus curieuse qu'inquiète ou effrayée par la situation, elle resta afin de comprendre ce qui se passait.

La bataille des Champs de Pelennor n'allait pas tarder à débuter. Un cavalier blond tenait entre ses mains un soldat faisant la taille d'un Hobbit. Le chef, faisant tout pour garder son sang-froid face à la bataille se préparant ne remarqua pas les deux soldats. Sam, ne comprenant pas ce que faisait ce soldat plus petit que les autres dans la bataille. Après tout, si on ne pouvait pas la voir, elle n'avait rien à craindre.

Lorsqu'elle regarda le petit soldat de plus près, elle eu un mouvement de recul ne pouvant pas croire ce qu'elle voyait. Ces yeux. C'était ceux de Merryl! Que faisait-t-elle dans cette troupe? Et qui était ce cavalier qui l'avait emmené avec lui?

«-Merryl! cria-t-elle, Merryl!»

Mais il n'y avait rien à faire. En plus de ne pas la voir, personne ne pouvait l'entendre. Et Merryl ne faisait pas exception. Le soldat serra Merryl contre elle de manière tendre et bienveillante. Celle-ci accepta l'étreinte et y répondit en mettant sa main sur son bras.

«-Courage Merryl, dit le soldat, Pour nos amis.»

Sam fut surprise. La cousine de son amant et le soldat avaient l'air proches.

«-Formez les rangs, sales vers de terre! Formez-les! ordonna brutalement le chef de l'armée de Sauron, En rang! Ceux qui ont les lances, en avant! Archers, en arrière!»

Le chef de l'armée dans laquelle se trouvait Merryl se tourna vers ses troupes.

«-Eomer, formez votre bataillon vers le flanc droit.

-Flanc prêt.

-Chevauchez. Suivez la bannière du Roi près du centre. Grimbold, vous et vos soldats, faites tout pour aller jusqu'aux murs. Chevauchez et n'ayez pas peur des ténèbres.

Levez-vous! Levez-vous, cavaliers du Rohan! Les lances seront secouées, les boucliers seront éclaboussés. Les épées s'entrechoqueront, le sang coulera avant le lever du soleil!»

Les deux armées pointèrent leurs lances. Sam ne pouvait pas le croire. Elle allait assister à une terrible bataille.

«-Quoiqu'il arrive, restez avec moi. Je veillerai sur vous.»

Merryl! Elle se trouvait dans cette armée. Il pouvait lui arriver n'importe quoi. Même si ce cavalier bienveillant restait auprès d'elle, il ne pouvait pas tenter l'impossible. Elle aussi voulait rester auprès d'elle. Une idée lui vint mais elle était absurde. Elle aurait besoin de ses deux mains pour le faire. Qu'importait, elle voulut tenter. Si personne ne pouvait la voir, ça voulait dire que personne ne pouvait la toucher. Elle ne risquait donc rien en essayant.

«-Dame Galadriel, dit-t-elle confiante»

Elle prit sa Corde Elfique, commença à l'attacher autour de sa taille, s'accrocha à la lance, tenta de mettre sa Corde autour de cette dernière et...Quelque chose d'inattendu se passa: la Corde Elfique s'accrocha d'elle-même autour de la lance. D'abord très étonnée, Sam finit par comprendre. Cette Corde avait une volonté aidait toujours ceux qui avaient réellement besoin ou qui le méritaient. Et dire qu'elle ne s'en rendait compte qu'à cet instant.

«-Merci, murmura-t-elle»

Le chef de l'armée frappa les lances avec son épée tandis que Sam continuait à observer. Comme il frappait seulement le bout, il ne la touchait pas. Il était donc impossible de savoir si elle pouvait ressentir des sensations physiques ou non malgré le fait qu'elle put interagir avec certains objets comme la lance du cavalier veillant sur Merryl.

«-Chevauchez! Chevauchez! Chevauchez jusqu'à la mort! La mort!

-La mort!répétèrent les soldats

-La mort!

-La mort!

-La mort!

-La mort! S'écria à son tour Merryl avec les soldats et à la surprise de Sam

-La mort! S'écria le soldat veillant sur Merryl juste après

-La mort! S'écrièrent-t-ils tous ensemble

-En avant Èorlingas!»

L'armée chargea sans hésiter. Cela fut étrange pour Sam mais elle ne ressentit que ce qu'elle pourrait qualifier de demi-sensations; agitée dans tous les sens mais sans être capable d'en ressentir les effets. Pas de tournis, pas d'é de vision troublée à force d'être agitée...Rien. Elle voyait clairement la bataille qui commençait, clairement les cavaliers; quand elle baissait la tête, elle voyait clairement le cavalier blond et Merryl protégée par ce dernier.

«-Feu! Cria le Chef de l'armée de Sauron»

Les Archers bombardèrent l'armée de flèches. Ils espéraient sûrement les condamner à la retraite. Sam vit beaucoup de cavaliers tomber au combat. Par réflexe, elle fermait les yeux ou baissait la tête ne sachant pas réellement si elle courrait le risque de subir le même sort que les cavaliers ou non ne sachant pas réellement quelle était sa condition là où elle se trouvait. Cependant, si elle pouvait servir de bouclier à son amie, elle ne le regretterait pas.

«-Je suis avec toi, Merryl. Même si tu ne peux pas me voir, murmura-t-elle

-La mort! Cria l'autre Hobbit tandis que Sam se mit à sourire tristement»

Beaucoup de cavaliers tombèrent encore et encore. Malgré tout, l'armée ne s'arrêtait pas de galoper. Prêt à tuer l'armée de Sauron ou prêt à mourir pour montrer leur détermination à le vaincre et à ne pas laisser la Terre du Milieu entre ses mains.

«-Chargez! Hurla le Chef de l'armée où se trouvait Merryl

-Feu à volonté! Cria le Chef de l'armée de Sauron espérant que plus de tirs de flèches persuaderait davantage leurs adversaires de battra en retraite»

Mais il n'y eut rien à faire. Les chevaux des cavaliers écrasèrent littéralement leurs adversaires tandis que ceux qu'ils n'avaient pas encore approchés ne comprirent pas leur attitude ou préférèrent ne pas chercher à la comprendre et partirent en courant.

Merryl et le cavalier blond combattaient de toutes leurs forces sous les yeux de Sam. Elle eut du mal à en croire à ses yeux. Son amie capable de se battre aux côtés de ce soldat blond. Elle ne lui connaissait pas une telle force. Elle la savait capable de se défendre mais attaquer, elle ne l'avait jamais vu faire. Qui était ce cavalier blond? Pourquoi Merryl lui faisait autant confiance? Se connaissaient-t-ils si bien et ce cavalier avait-t-il suffisamment de cœur pour veiller sur elle?

«-Repoussez-les vers la rivière! ordonna Eomer

-Sécurisez la Cité! dit le Chef»

Ils semblaient avoir l'avantage. Cela réjouit Sam. Malheureusement, cela allait être de courte durée. De grands pas lourds se firent entendre. Ils devinrent de plus en plus proches et également de plus en plus denses. Lorsqu'ils les auteurs de ces pas apparurent, un cor se fit entendre.

Une immense armée d'Oliphants était arrivée. En les voyant, tous furent totalement désemparés. Comment faire face à des adversaires aussi gigantesques, en particulier quand ceux-ci étaient commandés par des hommes les chevauchant?

«-Reformez les rangs, dit le Chef à ses troupes sans voulor se laisser impressionner ou être désemparés devant les cavaliers, Reformez les rangs. Prenez-les de front. Sonnez la charge!

Chargez!»

Hélas, la plupart des cavaliers ne purent que succomber sous les pattes des Oliphants ou les flèches de leurs dresseurs.C'était une véritable boucherie. Les chevaux, les hommes tombaient pour ne plus jamais se relever. Le sang coulait. Si Eomer parvint, par un miracle inexplicable, à abattre deux terribles bêtes, ce ne fut que pour mieux tomber sans qu'on le pût savoir s'il avait survécu aux coups qu'il avait reçu ou non.

Merryl et le cavalier blond traversaient le champ de bataille. Le cavalier donnait des indications à la petite soldate tandis que Sam les observait en souriant. Merryl était vraiment douée. Si seulement elle pouvait la voir afin qu'elle pût partager un sourire complice avec elle.

«-Prenez les rennes. Relevez-les. A gauche!

Mettez votre épée à droite. Tranchez!»

Tous deux tranchèrent les pattes d'un Oliphant faisant chuter ce dernier sur le sol. Quand il tomba, le cavalier blond visa sa tête avec son épée et l'abattit. Ils firent la même chose avec deux autres Oliphants, ce qui réjouit la Hobbit sur la lance.

«-Bravo Merryl, murmura Sam en souriant»

Malheureusement, les autres cavaliers restaient en difficulté devant les bêtes féroces. Jamais ils n'avaient fait face à une telle puissance et la peur commença à atteindre les cavaliers.

«-Abattez-les!Abattez-les!Abattez-les! Cria le Chef»

Soudain un autre Oliphant, qui avait été gravement blessé par Eomer avant que celui-ci ne tombât, s'écroula sur le sol. Dans sa chute, il terrifia le cheval du cavalier blond et de Merryl. Le cavalier lâcha sa lance, ce qui entraina la chute de Sam. Quand elle se releva, elle constata que la Corde Elfique s'était détachée.

«-Vous êtes formidable, dit-t-elle en voyant que l'objet donné par Dame Galadriel pouvait se détacher seul»

Elle regarda autour d'elle et constata avec horreur que son amie n'était pas à proximitié. Elle partit à sa recherche avec difficulté tant la peur générale régnait à cause de la terrible bataille.

«-Merryl!Merryl!»

Elle avait oublié que personne ne pouvait la voir ou l'entendre. Tout ce qu'elle voulait était s'assurer que son amie était en vie. Hélas, elle ne vit rien. Voir, peut-être. Entendre. Elle ne sut pas si ses oreilles la trompaient mais elle espéra que c'était le cas.

«-Rassemblez-vous autour de moi! Autour de moi!»

Des lamentations criardes se firent entendre. Le Roi-Sorcier d'Angmar sur sa Créature Ailée sortit de la brume. Le Chef ne put que le regarder impuissant tandis que la terrible bête volante s'empara de lui. Sam vit cela horrifiée. Tout comme le cavalier blond qui sembla aussi terrifié qu'elle. Le Chef tomba de sa monture gravement blessé tandis que le Nazgûl se rapprocha de lui.

«-Repaîs-toi de sa chair, dit-t-il à sa bête ailée

-Je vous tuerai si vous osez le toucher!»

Le cavalier blond faisait face au Roi-Sorcier. Il semblait avoir perdu tout contrôle de lui-même. Il ne semblait pas faire ça par loyauté pour protéger son Chef mais pour autre chose. Seulement, Sam n'arriva pas à comprendre quoi.

«-Ne te mets pas entre un Nazgûl et sa proie, dit froidement le Roi-Sorcier»

Alors que la Créature Ailée tentait de briser le cavalie blond en morceaux avec ses dents, celui-ci se mit sur le côté et le décapita en deux coups. Sam sursauta de frayeur en voyant la tête suivie du corps de la Créature s'écrouler sur le sol.

Si le Roi-Sorcier tomba, ce ne fut que pour se relever plus facilement. Il se tint fier face au cavalier blond qui fut pétrifié de terreur face au terrible spectre ni vivant, ni mort. Il tenta de frapper le cavalier blond à l'aide d'une masse. Celui-ci ne put que l'esquiver n'étant armé que d'une épée et d'un bouclier pas assez lourds pour résister à une telle arme. Le cavalier blond était très agile, ce qui permettait à son corps de subir des blessures physiques graves. Sam ne savait pas pourquoi elle s'inquiétait pour ce cavalier blond mais c'était le cas. Peut-être parce qu'il avait protégé son amie ou alors parce qu'il était seulement courageux ou alors tout simplement parce qu'il avait l'air d'être une bonne personne qui n'aurait jamais dû être victime d'une terrible guerre. Hélas, la septième tentative d'esquive du cavalier se solda par un échec. Le Roi-Sorcier parvint à atteindre son bouclier et le brisa infligeant au cavalier une terrible douleur. Il avança vers le cavalier terrorisé et le prit par le cou tandis que Sam regardait la scène épouvantée et surtout impuissante.

«-Idiot! Aucun homme ne peut me tuer. Meurs!»

Alors que tout semblait perdu pour le cavalier blond, Sam entendit un bruit. Elle se retourna et vit...Merryl. Elle était vivante! Elle s'était servie de la Dague des Dunedains du Nord offerte par Galadriel. Voyant le cavalier blond en danger, elle avait transpercé la jambe du Roi-Sorcier avec cette dague arrachant un cri de douleur à ce dernier qui tomba à genoux sur le sol. Hélas, en agissant ainsi, Merryl lâcha sa dague et tomba sur le sol en hurlant elle-même serrant sa main.

Le cavalier blond se releva fièrement face au Nazgûl sur sol. Il le regarda droit dans les yeux et enleva son casque. Il avait la mine fière, les cheveux tombant dans son dos et sur son torse. Ses yeux tels des flammes qui auraient brûlé son adversaires si elles avaient été réelles. Mais ce fut pas cela qui surprit le plus Sam.

«-Je ne suis pas un homme.

Ah!»

A ces mots, elle se saisit de son épée et transperça la tête du terrible Chef des Nazgûls condamnant ce dernier à la défaite et au trépas. Hélas, si le trépas du Roi-Sorcier signifiait une grande défaite pour Sauron, cela n'empêcha le cavalier ou plutôt la cavalière blonde de subir le même sort que Merryl. Toutes deux étaient à terre se massant les mains qui venaient de frapper le terrible Nazgûl disparaissant lentement tandis que Sam regardait toujours impuissante ce qui se passait.

«-Merryl!Merryl!

Oh!Merryl!»

Elle se mit à courir ne sachant pas où aller. Elle était sur le point de pleurer lorsqu'elle arriva près d'une rivière. Elle y vit des Orques non loin de la bataille semblant attendre quelque chose. En effet, des petits bateaux à voiles étaient en train d'arriver. Des renforts! L'armée où se trouvait Merryl allait être dans une situation encore plus critique que celle où elle se trouvait déjà. Elle n'aurait aucune chance!

«-En retard comme toujours. Dépêchez-vous, pourriture vaseuse!Descendez de vos navires!»

Sam était désemparée. Mais alors qu'elle croyait tout espoir perdu, une surprise l'attendait. D'un des bateaux descendirent Aragorn, Arwen et Gimli. Aragorn tenait fièrement une épée entre ses mains. Une épée que Sam ne connaissait pas. Lui, Arwen et Gimli coururent vers l'armée de Sauron. Ils n'étaient pas seuls. Tous trois semblaient être accompagnés de la «pourriture vaseuse» venant d'être mentionnée. Sauf que celle-ci n'était pas du côté de Sauron mais bel et bien de celui des amis de Sam. Ils se joignirent à la bataille et commencèrent à éliminer de nombreux Orques, Trolls, Hommes et un nombre inimaginable de sbires. Ils ne semblaient d'ailleurs pas du tout vulnérables face à eux. En effet, Sam constata plus étonnée qu'effrayée qu'il s'agissait de fantômes. Des fantômes se battant aux côtés de ses amis. D'étranges esprits dont elle aurait dû avoir peur mais dont la présence, étrangement, la rassurait. Elle n'aurait jamais imaginé ça. Au final, peu importait de qui ou de quoi venait l'aide dans cette horrible guerre. La seule chose qui comptait était de battre Sauron.

«-Et si nous faisions de nouveaux scores? proposa Arwen à Gimli

-Vous appréciez tant les compétitions maintenant. Vous étiez pourtant si sérieuse autrefois.

-Dites-vous que c'est votre influence sur moi.

-Alors que le meilleur gagne.

-Ou la meilleure.

-Hi!Ah!»

Sam eut du mal à les suivre mais ce qui la surprit davantage fut l'apparente complicité entre Arwen et Gimli. Eux qui avaient du mal à s'entendre au début de leur voyage semblaient avoir envie de s'amuser ensemble même si c'était pour des compétitions. Compétitions consistant à compter leurs adversaires tomber aux combats. Etrange aux yeux de la Hobbit mais l'esprit guerrier des Elfes et des Nains devait y être pour quelque chose. Et elle préférait largement voir ses amis avoir l'avantage que les infâmes sbires de Sauron.

«-Quinze, seize, compta Arwen

-Dix-sept! compta Gimli»

Aragorn combattait courageusement. L'épée qu'il tenait semblait plus puissante que celle que Sam avait connu lors de leur rencontre. Les renforts aidaient également l'armée courageuse de toutes leurs forces. Aragorn était héroïque. Prêt à tout pour gagner ce combat comme l'avait fait cette courageuse armée à son arrivée. Malheureusement, il se sut impuissant contre un gigantesque Oliphant.

«-Arwen! appela-t-il»

L'Elfe entendit. Elle se précipita vers l'Oliphant. Elle sauta sur l'une de ses plus grandes défenses puis sur ses pattes avant de grimper au sommet de l'immense animal. Puis elle commença à tirer sur les Hommes se trouvant sur ce dernier.

«-Trente-trois, trente-quatre, compta-t-elle»

Voyant qu'ils étaient très nombreux, elle visa la selle et les sangles. Elle coupa ces derniers, ce qui entraina les Hommes dans une longue chute dans laquelle la vie leur fut ôtée. Arwen se précipita ensuite vers l'Oliphant et visa sa tête avant que celui-ci ne fît d'autres innocentes victimes. La créature s'écroula sur le sol tandis qu'Arwen se laissa glisser sur sa trompe. Elle se tint devant Gimli. Bien qu'elle ne souriait pas, le fait qu'elle montra son «exploit» au Nain en pointant sa tête vers ce qu'elle venait d'accomplir prouvait sa fierté.

«-Ca ne compte quand même que pour un!»

Sam ne put s'empêcher de ricaner face à la mauvaise foi de son ami se révélant être un très mauvais perdant. Sam vit également les fantômes, heureusement, mettre en déroute l'armée de Sauron et chasser ceux qui avaient assiégés la Cité devant les Champs de Pelennor tandis qu'Aragorn, Arwen et Gimli continuaient à se battre.

«-Allez venez pour voir! répétait Gimli en combattant fièrement»

Mais alors que Sam se réjouissait à peine de les revoir bien malgré elle, elle se sentit faible. Elle tomba sur le sol et respira de grandes goulées d'air. Elle voulut tendre la main vers l'homme, l'Elfe et le Nain mais aucun d'entre eux ne pouvait la voir. Ses yeux se fermèrent tandis qu'elle sombra peu à peu dans l'inconscience.

.

Deux Hobbits ouvrirent les yeux. Ils se trouvaient dans ce qui ressemblait à Lothlòrien. Plus précisément à l'un de ses lieux de la Lorien avec une belle cascade lumineuse coulant dans une eau cristaline et des rochers couleur argentée. On pouvait voir de la mousse sur les plus petits. Frodon et Sam se regardèrent. Ils ne comprenaient pas ce qui leur arrivaient. Ils n'eurent ni le temps de se poser davantage de questions, ni de se lever qu'ils entendirent des pas. Quelle ne fut pas leur surprise lorsqu'ils reconnurent la Sorcière-Elfe.

«-Une fois de plus, nous avons partagé des choses dans nos esprits respectifs, dit Galadriel

-L'Oeil a donc réussi à rassembler tant de forces? affirma Frodon plus qu'il ne le demanda

-Donc nous avons chacun eu des visions? demanda Sam

Est-ce que c'était réel ou est-ce que c'était dans nos têtes?

-Pourquoi le fait que cela pourrait être dans vos têtes ne voudrait pas dire que cela ne pourrait pas être réel, Sam? demanda Galadriel, Rien n'est jamais sûr. Il y a des chances de défaite tout comme il y a des chances de victoire. Pour vous aussi bien que pour vos amis.

-...

Ils sont si courageux, dit Frodon

-Et dire que pendant qu'ils risquent leurs vies dans cette guerre, nous nous cachons dans la montagne, dit Sam

-Cacher? demanda Galadriel, Non. Chaque jour, vous courrez le risque d'être vus ou suivis par les sbires du Seigneur Noir qui se répandent de plus en plus chaque jour dans le monde. Vous prenez les chemins les plus dangereux dans lesquels nombreux pourraient périr. Vous êtes tous deux face à l'emprise de l'Anneau. Mais malgré tout, vous vous montrez résistants et vous n'avez jamais renoncé parce que vous savez que vous devez réussir tous deux. Se battre sur un champ de bataille ne signifie pas être courageux. Être courageux signifie risquer sa vie pour ce que l'on estime être juste et pour ceux qui nous sont chers.

-...

-...

-Le sort de vos dépendent de vous. N'oubliez jamais ça. N'oubliez jamais ça.»

.

Frodon et Sam se réveillèrent mutuellement en respirant fortement. Constatant qu'ils avaient tous les deux fait la même action, ils se tournèrent l'un vers l'autre. Sans rien dire, ils comprirent rapidement ce qui s'était passé. Ils ne voulurent pas se raconter leurs visions. Ils en savaient assez pour que cela les bouleversât. Ils s'étreignirent silencieusement et délicatement. Ils n'avaient pas besoin de parler. Ils savaient tous deux ce que l'un et l'autre ressentait. Les gestes étaient suffisants pour se réconforter mutuellement. C'était tendre, apaisant. Assez pour qu'ils gardèrent confiance en eux.

Caché un peu plus loin, Gollum observa les amants. Il n'aima pas ce qu'il vit. On lui avait bien dit d'être patient mais cela était si dur. Il grogna pour se calmer mais il eut du mal. Il se contenta de se retirer un peu plus loin afin de ne pas attirer l'attention ou plutôt pour ne pas étrangler le maudit hobbit ayant le Précieux et la fille.

1N'y voyez pas là de sous-entendus zoophiles^^

Oui, je sais. Le coup du rêve fait par Frodon et Sam pour que l'histoire reste de leur point de vue tout en faisant apparaître le reste de la Communauté au moins encore une fois, c'est une grosse facilité pour pas qu'ils soient pas trop effacés pendant le reste de l'histoire malgré le choix de point de vue parce qu'ils commençaient à me manquer:-S. Mais y a aussi ça: le siège de Minas Tirith et la Bataille des Champs de Pelennor sont mes passages préférés du film et Eowyn est également mon personnage préféré de la trilogie. Alors non, j'avais pas envie de les laisser de côté dans ma fic:-(). Promis, j'aurai plus recours à ce genre de facilité par la suite.

A la prochaine:)