Chapitre 3 : Jalousie

Alors que Thomas continuait à visualiser les souvenirs de Toshiro Oyama, les spécialistes en informatique qui étudiaient la trame de ce film d'outre-tombe remarquèrent un signal caché dans les séquences. Une analyse plus poussée leur fit comprendre que ce qui se trouvait en filigrane n'était autre que les émotions de Toshiro. Après une longue extrapolation, ils finirent par décoder le signal et à interpréter celui-ci. Autant Toshiro ressentait une joie immense à voir sa fille se promener dans l'Arcadia comme lorsqu'elle était enfant, autant il s'inquiétait fortement du bouleversement sentimental que semblait subir celle-ci. Il ne pouvait que se désoler du fait que son meilleur ami occupât une place de plus en plus grande dans le cœur de sa fille. Toshiro s'inquiétait de plus en plus, Harlock ne semblait pas se rendre compte de la situation. Il pensait assez naïvement que Mayu l'aimait comme son père et lorsqu'il découvrirait la vérité, sa réaction risquerait d'être violente. Il risquait fortement de vouloir définitivement couper les ponts avec sa filleule pour éviter que celle-ci ne nourrisse trop d'espoir.

Alors que le vaisseau amorçait sa descente vers Gun Frontier, il appela Harlock en toute discrétion. Celui-ci le rejoignit, intrigué par cet appel angoissé. Il entra dans la salle de l'ordinateur de sa démarche tranquille. La porte se referma derrière lui, ce qui le surprit beaucoup. Il regarda, intrigué, du côté de son ami.

- Il y a un problème, Toshiro ? l'interrogea Harlock.

- Tu vas sur Gun Frontier pour... Enfin tu voies, balbutia Toshiro.

- Comme tous les mois, avoua Harlock, embarrassé. Tu sais très bien que ma relation avec Mimée ne peut être charnelle et...

- Je sais, le coupa Toshiro, horriblement gêné. Qui ?

- Toshiro, c'est personnel, ce genre de chose ! se récria Harlock. Pourquoi me demandes-tu cela tout à coup ? Tu ne t'étais jamais soucié de cela auparavant ?

Un long silence se fit entre les deux hommes. L'ordinateur ne voulait pas briser les illusions de son ami mais celles-ci allaient s'effondrer d'ici peu. Ce n'était qu'une question de temps avant que Mayu ne se décide à tenter sa chance. D'un certain côté, Toshiro n'aurait rien eu contre mais il savait que jamais Harlock ne pourrait voir Mayu comme une femme. Il ne pouvait la voir que comme la petite fille qu'il avait élevée.

- Je pense que Mayu ne devrait pas quitter le vaisseau, proposa Toshiro timidement.

- Je pourrai savoir pourquoi ? s'étonna Harlock. Gun Frontier est de loin la planète la plus sûre, elle ne risquerait rien ! Le voyage a été long et cela lui ferait du bien de prendre l'air et de circuler en ville, de voir du monde...

- Je sais mais je préférai qu'elle ne sorte pas, avoua Toshiro.

- Ecoute, on peut lever les sanctions, insista Harlock. Elle ne se montre plus insolente, elle est gentille. J'ai l'impression d'avoir retrouvé la petite Mayu que j'ai toujours connu ! Je ne tiens pas à me montrer abusif avec elle ! J'estime qu'elle doit sortir et la discussion est close, Toshiro !

L'ordinateur s'inclina. Il ouvrit la porte pour que son ami puisse sortir. Une violente émotion secoua ses circuits.

Ce que tu es naïf, mon pauvre Hans, pensa Toshiro tristement. J'ai bien peur que ta trop grande générosité ne finisse par causer ta perte, un jour.

Mayu, en effet, ne se montrait plus effrontée. Elle était aimable au possible mais c'était parce qu'elle nourrissait un certain projet, la séduction du capitaine de l'Arcadia. Mimée, qui s'en doutait, aurait préféré elle aussi que la jeune femme ne sorte pas en ville. Elle savait que Mayu, une fois qu'elle connaîtrait certaines activités d'Harlock, risquerait fortement de le draguer ouvertement. Mayu était jeune, belle mais surtout humaine, ce qui voulait dire qu'elle était à même de pouvoir donner à Harlock ce dont il avait besoin. Elle n'était plus une enfant et Mimée, qui n'avait jamais craint la rivalité des autres femmes pendant les escapades d'Harlock sur Gun Frontier, se sentait menacée. Mayu ne cachait en aucune façon ses intentions et un sourire moqueur s'affichait sur ses lèvres lorsque l'habitante de Jura sondait la jeune fille pour découvrir ses projets. A chaque intrusion, Mayu souriait intérieurement. Elle tenait à ce que Mimée comprenne que la guerre était déclarée. Elle voulait Harlock et elle l'aurait. Une fois l'appareil posé, la passerelle fut déployée et le capitaine descendit du vaisseau, l'oiseau accroché à son épaule. La nuit commençait à tomber sur Gun Frontier. Des boules de végétations séchées par la chaleur se promenaient sur le sable et les pierres. Harlock se dirigea vers la ville. Mayu l'observa des vitres de la timonerie. Elle sourit en se disant qu'elle avait là l'occasion rêvée de courtiser un peu l'ami de son père. Alors qu'elle s'apprêtait à quitter la timonerie, elle se retrouva nez à nez avec Mimée. Mayu eut un sourire de défi.

- Laisse-moi passer Mimée, je veux aller me promener en ville ! déclara Mayu sans se départir de son sourire.

- Tu iras demain ! ordonna l'habitante de Jura.

- Harlock m'a dit que je pouvais sortir quand je le voudrai tant que je promettais de ne pas faire de grabuge en ville, donc je sors ! insista la jeune femme en plantant son regard dans celui de sa rivale.

Mimée serra les poings. Mayu passa sa langue sur ses lèvres, l'attitude de Mimée l'intriguait.

- Pourquoi ne veux-tu donc pas que je sorte ? l'interrogea-t-elle sur un ton moqueur.

- Je sais que tu vas le suivre et il a besoin d'être seul ! affirma Mimée en colère.

- Pourquoi doit-il être seul ? ironisa Mayu. Il ne va sur la tombe de mon père que demain.

Mimée commençait à perdre son calme ce que la jeune femme remarqua immédiatement.

- Pourquoi ai-je l'impression que tu caches quelque chose ? se moqua Mayu.

- Je ne cache rien ! soutint Mimée.

Mayu l'observa quelques secondes. Mimée perdait de son assurance et cela l'intriguait.

- Très bien, je ne l'embêterai pas, je te le promets, affirma Mayu. Je veux juste me promener un peu en ville !

- Tu vas le suivre, c'est certain ! gronda Mimée.

Mayu eut un ricanement en contournant Mimée. Celle-ci ne pouvait lui interdire de sortir, ordre du capitaine, aussi se contenta-t-elle de laisser Mayu filer à contrecœur. La jeune femme alla se changer pour passer une tenue des plus sages. Elle ne tenait pas à être courtisée et à devoir repousser les avances de quelques hommes esseulés alors qu'elle suivait le capitaine à travers la ville. Elle descendit ensuite rapidement. Toshiro lança à la poursuite de sa fille une mouche espionne qui se posa sur le petit sac à dos de la jeune femme.

Harlock marchait tranquillement ce qui fit qu'elle le rattrapa assez vite. Elle garda soigneusement ses distances dès qu'il fut en vue. Elle l'observa tandis qu'il entrait dans un saloon. Les habitants ainsi que les personnes de passage regardaient cette homme passer avec de l'admiration mêlé à de la terreur. Harlock était une légende. Un homme très dangereux mais qui fascinait tout le monde, hommes et femmes confondus. Mayu s'approcha doucement du bâtiment. Elle se leva sur la pointe des pieds devant la double porte à battant afin de voir où s'installait le capitaine puis elle entra. Harlock s'était installé à un box du fond où une serveuse s'était empressée de venir s'occuper de prendre sa commande. Par chance, les deux hommes qui étaient installés dans le box qui jouxtait celui d'Harlock, par lâcheté, vidèrent les lieux. Mayu s'empressa de s'installer. Il y avait beaucoup de monde dans le saloon. Les serveuses avaient beaucoup à faire et ne semblaient pas vraiment s'intéresser à Mayu, ce qui l'arrangeait. Une femme passa le pas de la porte. Etrangement son arrivée provoqua le silence dans la salle. Elle était grande, fine et belle. Elle portait une robe crème très courte et des cheveux bleus retombaient sur ses épaules. Elle portait un ceinturon équipé d'armes puissantes. Un murmure parcouru la salle.

- Sylviana, entendit Mayu.

Elle la regarda, intriguée, se diriger vers le box où se trouvait le capitaine. Elle s'assit à côté de lui tout en dégainant son arme. Ce fut à ce moment-là que les clients vidèrent les lieux tandis que le patron et les serveuses trouvaient refuge dans les cuisines. Mayu respirait le plus doucement possible, s'inquiétant de la fuite de toutes ces personnes. Harlock se contentait de siroter son red bourbon, nullement inquiet par le canon qui s'appuyait sur son flanc. Sylviana portait toujours le même parfum boisé. Sans se gêner, elle prit le verre des mains d'Harlock et le vida d'un trait.

- Bonjour, Hans, le salua-t-elle en posant le verre sur la table. Ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas vu tous les deux.

- Ce n'est pas si longtemps que cela, on s'est vu le mois dernier, lui rappela Harlock en souriant.

- Étrange, j'aurai juré que c'était plus long que ça. Tu m'as manqué, avoua-t-elle.

- Tu es venue pour la récompense ? s'enquit Harlock en souriant.

- J'ai très envie de récupérer les cinquante millions de crédits que pourrait me rapporter ta tête mais j'ai aussi très envie de toi, sourit-elle.

- Entre tirer ton coup avec moi ou me tirer dessus avec ton flingue, il va falloir choisir Sylviana, plaisanta Harlock

- Je ne peux pas avoir les deux ? minauda la chasseuse de primes.

- Je n'ai jamais eu la gaule en me faisant tirer dessus, donc soit c'est l'argent soit c'est un moment torride en ma compagnie.

- Il y a quelques années cela ne t'aurait pas posé problème, indiqua celle-ci en souriant.

- Comme me l'a rappelé ma filleule, je suis une vieille croûte, mon sang ne circule plus très bien donc, si je dois irriguer quelque chose en priorité quand on me tire dessus, c'est mon cerveau et non ma queue.

En entendant de tels propos, Mayu ne put s'empêcher de rougir. Malgré tout, elle profita d'une fente dans le bois de la cloison de séparation des deux box pour observer ce qu'il se passait de l'autre côté. Elle vit très clairement la main de Sylviana se poser sur la cuisse du capitaine puis remonter jusqu'à son intimité qu'elle caressa voluptueusement. Toshiro était atterré, voilà que sa fille jouait les voyeuses à présent. Sylviana approcha son visage de celui du capitaine.

- Est-ce que tu es un homme dont les prouesses sexuelles valent cinquante millions de crédits ? murmura-t-elle en approchant ses lèvres de celles d'Harlock.

- A toi de me le dire, proposa l'intéressé en embrassant fougueusement la chasseuse de primes.

Mayu était bouche bée. Elle ne pensait pas qu'Harlock puisse se permettre d'aller voir ailleurs. Elle ne comprenait pas que Mimée puisse supporter cela. C'était pour cela qu'elle lui avait interdit de le suivre. Elle ne voulait pas qu'elle découvre que le capitaine, bien qu'officiellement avec Mimée, se permettait de satisfaire certains besoins auprès d'humaines pendant de brèves escales sur cette planète désertique. Étrangement, cela la mis en colère après la jurassienne. Voilà à quoi en était réduit son tuteur. Lui qui avait toujours été intègre dans ses relations, à cause des sentiments qu'il avait pour la jurassienne, se refusait le droit de trouver l'amour auprès d'une humaine et se contentait de relations sexuelles sans importance, libertines, faites pendant des rencontres hasardeuses. Il en était même à un point qu'il couchait avec la chasseuse de primes qui en avait après sa tête. Certes, celle-ci n'arriverait pas à le rouler mais elle pourrait bien le faire tomber dans un traquenard. Est-ce que son tuteur était inconscient du danger qui planait au-dessus de sa tête ? Elle serra les poings de colère. Toshiro observa sa fille, intrigué. Il commençait à craindre que celle-ci ne se rue dans le box où se trouvait son ami pour en découdre avec la maîtresse d'une journée du capitaine de l'Arcadia. Sylviana rangea son arme sans cesser d'embrasser le capitaine tout en se collant de plus en plus à lui, passant ses bras autour du cou d'Harlock. Ses mains se glissèrent dans la masse de cheveux de son amant. Le baiser unissant leurs langues dans une danse voluptueuse fut long tandis que Mayu n'en perdait pas une miette, rougissant de plus en plus.

- On va chez moi ? proposa Sylviana alors que leurs lèvres se séparaient.

- Pourquoi pas, accepta Harlock en souriant. Ton vaisseau est loin d'ici ? s'enquit-il.

- J'étais si pressée de te rejoindre que je me suis posée devant le saloon, avoua Sylviana en riant. On y va ?

Pour toute réponse, Harlock se leva, offrant sa main par galanterie pour aider Sylviana à se lever. Celle-ci accepta cette attention avec le sourire. Mayu réalisa alors que les deux amants risquaient de la voir en quittant le saloon, aussi, se réfugia-t-elle sous la table, en utilisant la nappe pour se camoufler le mieux possible. La mouche la suivit, se glissant à son tour sous le bout de tissu quadrillé de rouge. Toshiro pensa, soulagé, que sa fille allait perdre la trace du capitaine et enfin laisser tomber sa filature. Il craignait plus que tout que sa fille pousse son intérêt jusqu'à savoir comment Harlock se débrouillait avec une femme au lit. Les deux amants passèrent, sortirent du saloon et Mayu les perdit de vu. Elle se rua hors de sa cache. Le patron, accompagné des serveuses, réapparu dans le saloon. Mayu, en le voyant, se précipita vers lui.

- Où habites Sylviana ? demanda-t-elle brutalement au patron.

- Pitié, ne répond pas, supplia Toshiro en pensée.

- Au nord de la ville, balbutia le patron, pris de court. A environ cinq kilomètres.

- Mais quel con ! ragea Toshiro.

- Merci ! s'exclama Mayu en se précipitant vers l'extérieur.

- Vous croyez que cette gamine en a après la récompense ? s'enquit une serveuse, éberluée. Elle va essayer de le tuer pendant qu'il tire son coup avec Sylviana ?

- Si c'est le cas, elle est cinglée ! Sylviana va la descendre rien que pour avoir osé interrompre sa partie de jambes en l'air avec le capitaine ! affirma une autre.

- N'empêche quelle veinarde, cette Sylviana ! s'exclama une troisième serveuse, celle qui s'était précipitée pour servir le capitaine, en soupirant de désir. Qu'est-ce que j'aimerai y goûter à cet homme. J'ai beau lui faire les yeux doux, il ne comprend rien !

La mouche de Toshiro quitta les serveuses, voleta à travers le saloon pour sortir afin de rejoindre sa fille. Celle-ci courait à travers la ville, cherchant un moyen de transport qui la mènerait jusqu'à la maison de la chasseuse de prime. Elle trouva finalement une boutique de location de motos encore ouverte par cette heure tardive. Elle fila à l'intérieur, loua une moto pour l'après midi et obtint du vendeur auprès duquel elle fit les yeux doux, l'emplacement exact de la cabane de Sylviana. La mouche s'agrippa sur le sac et Mayu fila à travers le désert sous la surveillance de son père. Elle slaloma entre les dunes. Elle aperçut au loin, les montagnes indiquées par le vendeur puis, une fois au croisement, elle prit la route sur sa gauche. Elle remarqua au loin une petite cabane. Elle arrêta sa moto, posa pied à terre puis descendit. Elle avança vers la maison, emmenant la moto avec elle. Elle repéra une vieille grange derrière laquelle elle cacha son véhicule. Elle s'approcha ensuite de la maison au grand désarroi de Toshiro

- Je t'interdis de faire ça Mayu ! Rentre tout de suite ! hurla dans la salle de l'ordinateur Toshiro bien que sa fille ne pouvait l'entendre.

Il se sentait impuissant. Il se demandait jusqu'où allait pousser la fascination de la jeune femme pour le capitaine de l'Arcadia. Près de la fenêtre qui était fermée par des volets en bois, elle enleva son sac à dos. Elle en sortit un micro et une micro caméra qui pourraient se glisser entre la fermeture du volet, ce qui lui permettrait d'assister à tout ce qu'il se passerait à l'intérieur de la maison. Elle sortit ensuite un écran auquel elle raccorda le tout puis elle mit les oreillettes. Elle glissa le micro et la caméra tout en douceur tandis que son père, qui assistait à cela, fulminait. Elle appuya sur le bouton d'enregistrement et le petit ordinateur portable commença à sauvegarder le fichier sur son disque dur.

La maison était faite d'une seule pièce. A l'une de ses extrémités se trouvait une grande cheminée en pierre où était allumé un agréable feu de bois. Un tapis en fausse fourrure blanche était placé devant ainsi qu'un canapé bordeaux en velours. A l'autre extrémité était installé un lit spacieux recouvert d'un dessus de lit en imitation fourrure blanche. Une petite douche occupait un coin de la pièce et une petite kitchenette se trouvait près de la porte. Sylviana s'était installée un petit pied à terre très agréable. Harlock et la chasseuse de prime se trouvaient près de la cheminée où ils s'embrassaient avec fougue. Les mains de Sylviana s'égaraient sur les fesses du capitaine alors qu'une des mains d'Harlock s'était glissée à l'intérieur du décolleté titillant les pointes de ses seins ce qui la faisait gémir. N'y tenant plus, Sylviana décrocha la cape du capitaine et la fit tomber au sol. Elle rompit ensuite le baiser pour retirer sa robe. La chasseuse de prime se retrouva en sous-vêtements devant Harlock qui commença à retirer sa veste. Sylviana le regarda faire. Elle trouvait cela trop long à son goût, aussi se jeta-t-elle sur lui, le poussant vers le canapé, le faisant tomber assis dessus puis elle se plaça à califourchon au-dessus de lui. Elle ouvrit la veste brutalement en embrassant Harlock fougueusement. Une fois la veste retirée, elle s'attaqua au sous pull et au ceinturon. Le capitaine n'était pas en reste, il avait retiré à Sylviana ses sous-vêtements tout en déposant des baisers gourmands sur sa peau. La jeune femme gémissait de plaisir alors que la main experte du capitaine s'occupait de son intimité tout en mordillant la pointe des seins de la chasseuse de prime qui hurla en atteignant le point de non-retour. Décidément cet homme la rendait folle. Elle glissa sa main dans le pantalon du capitaine, libérant le dragon qui pointait farouchement la tête sous ses caresses voluptueuses. Mayu rougissait de plus en plus. Elle ne pouvait détacher ses yeux de l'écran malgré la honte et la gêne qu'elle ressentait Elle se demandait où elle avait eu la tête pour avoir choisi de jouer les voyeuses. En tout cas, elle s'était lourdement trompée sur Harlock. Monsieur était bien plus expert en matière de sexe que tous les hommes avec lesquels elle s'était amusée. Sans compter qu'il disposait d'un équipement très impressionnant. Elle n'en n'avait jamais vu d'aussi grand ni d'aussi gros. Le dragon entra dans l'intimité de Sylviana qui le chevaucha violemment. Elle hurlait de plaisir, mordant la peau d'Harlock, la léchant, la marquant de baisers passionnés qui marbraient la peau d'Harlock d'ecchymoses. Au bout d'un laps de temps si long qu'il stupéfia Mayu, Harlock finit par s'abandonner dans sa partenaire qui jouit à nouveau. Sylviana était épuisée, le souffle court, elle se blottit dans les bras d'Harlock qui l'étreignit avec douceur. Il se leva du canapé tout en portant Sylviana qui gardait ses jambes autour de la taille du capitaine. Celui-ci l'amena jusqu'au lit où il l'allongea en souriant. Sylviana finit par le relâcher. Harlock termina de se déshabiller sous le regard brillant de désir de la chasseuse de prime. Mayu, à l'extérieur, ne perdait pas une miette de ce striptease. Toshiro voyait sa fille rouge comme une tomate.

- Tu n'en as pas assez vu comme ça ? s'énerva-t-il. Ça suffit maintenant ! C'est une honte d'agir comme ça ! Retourne à bord !

Cependant, malgré ce que Toshiro pouvait penser, Mayu ne semblait pas être rassasiée des exploits intimes du capitaine. Elle ne bougea pas, admirant le torse superbe de son tuteur et la forme parfaite de son corps. Harlock, une fois nu, se pencha vers Sylviana, l'embrassant à nouveau, sa langue caressant celle de la jeune femme avec une efficacité redoutable. Les ébats reprirent, bien plus forts que le premier. Les deux amants semblaient enragés, multipliant les positions difficiles et quelque peu acrobatiques pendant plusieurs heures encore. Mayu, en assistant à cela, tremblait de plus en plus et le brasier qui couvait en elle devint un véritable incendie. Elle ne pouvait se retenir, son intimité se manifestant brutalement face à ces rapports torrides. Sylviana témoignait bruyamment son plaisir, mordant parfois jusqu'au sang Harlock qui poursuivait ses mouvements de va-et-vient avec une précision redoutable. Sylviana, en chevauchant le capitaine, était parfois violente, comme si elle tenait à dominer cet étalon fougueux qui refusait de s'avouer vaincu. Ce fut elle qui s'avoua vaincue quatre heures plus tard, à bout de souffle, haletant sur le torse d'Harlock, le cœur battant si vite qu'elle était au bord de la crise cardiaque. Le capitaine de l'Arcadia lui caressait les cheveux avec douceur. Quelques minutes plus tard, quelque peu remise, Sylviana embrassait avec douceur le torse du mythique pirate.

- Tu veux remettre ça ? s'enquit Harlock en souriant.

- Non, je suis vaincue, avoua Sylviana en souriant à son tour. Je te laisse la vie sauve cette fois ci, mon beau pirate. On verra si le mois prochain je change d'avis.

- Pour ça, il faudrait que tu te décides enfin à te trouver un homme qui te comblerait.

- A côté de toi, tous les hommes que j'ai eu n'ont jamais su me combler que partiellement.

- Ça, c'est parce que j'ai pris la mauvaise habitude de céder à tous tes caprices. Résultat, tu es devenue trop exigeante en matière d'amants.

- Et toi, tu comptes rester célibataire toute ta vie ? s'enquit Sylviana

- Je ne suis pas célibataire, se renfrogna Harlock.

- Je sais, il y a Mimée, admit Sylviana, mais tu avoueras que ce n'est pas souhaitable pour vous deux de continuer ainsi. Je veux dire qu'elle doit souffrir que tu doives aller voir ailleurs pour pouvoir satisfaire certains de tes besoins.

- Détrompe-toi, c'est son idée, affirma Harlock. Elle avait peur que je perde en humanité et qu'à force d'être seul avec elle à bord de l'Arcadia, je ne devienne misanthrope. C'est elle qui m'a poussé à aller m'encanailler en ville !

Cette remarque fit rire Sylviana aux éclats.

- Dis tout de suite que je t'ai perverti ! s'exclama-t-elle entre deux fous rires.

- En quelque sorte, sourit Harlock. Comment va ta fille ?

- Très bien. Elle entre l'année prochaine dans l'académie de médecine de Mars ! L'université la plus côté de la galaxie ! s'exclama Sylviana fièrement. Comment va Mayu ?

- Elle va bien. Elle est toujours un peu en colère mais avec le temps cela passera. Elle est beaucoup plus calme qu'au moment où je l'ai fait monter à bord de force. Elle doit entrer à l'université d'ingénieurs militaires de Mars, révéla Harlock joyeusement. Elle va suivre les traces de son père et devenir un brillant ingénieur !

- Cette école est très cher. Comment comptes-tu réunir les fonds ? s'inquiéta Sylviana.

- Ne t'inquiète pas pour ça, j'ai ma petite idée.

Les deux amants, épuisés, finirent par s'endormir. Mayu quitta les lieux rapidement. Elle retourna à l'Arcadia précipitamment. Elle stationna la petite moto à côté du vaisseau puis elle prit la passerelle en courant. La mouche retourna dans sa boîte avec les autres insectes espions.

- Mayu Oyama, viens me voir immédiatement ! ordonna Toshiro dans les hauts parleurs.

L'intéressée soupira en obéissant, se disant que son père était en colère car elle rentrait trop tard. Elle entra dans la salle de l'ordinateur en traînant les pieds. La porte se referma derrière elle.

- Où étais-tu ? s'enquit Toshiro pour la forme.

- En ville, affirma Mayu sur la défensive.

- Vraiment ? ricana Toshiro. Tu n'aurais pas suivi Hans, par hasard ?

- Bien sûr que non ! se vexa Mayu. Je suppose que c'est cette garce de Mimée qui t'a mis cette idée dans la tête !

- Tu ne t'es pas rendu dans un certain saloon puis tu n'aurais pas suivi Hans jusque chez la chasseuse de prime Sylviana Forrest où tu aurais joué les voyeuses, par hasard ?

Mayu, en entendant cela, pâlit.

- Donne-moi l'enregistrement, Mayu ! exigea Toshiro. Hors de question que tu gardes cela !

- Jamais ! refusa Mayu en se dirigeant vers la porte. Ouvre-moi ! Je veux m'en aller !

- Tu ne partiras pas ! décida Toshiro. Je me doute de ce que tu comptes faire de cette vidéo et il est hors de question que je te laisse faire souffrir Mimée en la lui mettant sous le nez !

- Tu parles ! Elle s'en fout ! C'est elle qui l'a autorisé à aller voir ailleurs !

- Il ne finira jamais dans ton lit, Mayu ! Ce que tu ressens, ce n'est pas de l'amour, c'est juste du désir et rien d'autre.

- C'est plutôt parce que tu es contre que tu dis cela ! Tu te dis que si je deviens sa femme, je serai contrainte à une vie d'errance alors que tu veux que je reste sur la Terre ou tout du moins que je vive une vie tranquille sur une planète quelconque !

- Je n'ai rien contre, c'est juste que Hans ne pourra jamais te toucher, soutint Toshiro.

- Qu'est-ce que tu racontes ? s'indigna Mayu. Je suis au moins aussi séduisante que Sylviana Forrest et en prime je suis plus jeune aussi !

- Sauf qu'il n'a jamais changé les couches de Sylviana quand elle était bébé. Il ne lui a pas non plus donné le biberon. Il ne s'est pas occupé d'elle à la mort de ses parents, remplaçant de fait son père et sa mère jusqu'à ce qu'elle rentre à l'école. Il ne s'est pas chargé de la consoler lorsqu'elle faisait des cauchemars, veillant sur elle jusqu'à ce qu'elle se rendorme. Il ne s'est pas angoissé lorsque enfant, elle attrapait la grippe et faisait des poussées de fièvre ! Hans ne te voie que comme sa fille et il ne te verra jamais autrement !

- Sauf que je ne suis pas sa fille ! hHurla Mayu en tremblant. Et je l'aime !

Ses larmes se mirent à couler doucement puis le flot devint plus fort. Mayu s'effondra au sol.

- Laisse-moi au moins essayer, supplia-t-elle. Si tu n'as rien contre, comme tu me le dis, laisse-moi tenter ma chance.

- Tu souffriras, Mayu, si tu t'obstines et tu feras de la peine à Hans, la prévint Toshiro.

Les larmes de sa fille ne cessaient de couler. Il poussa un profond soupir.

- Très bien, céda-t-il. Mais je connais déjà l'issue de cette tentative.

La porte s'ouvrit. Mayu s'enfuit de la pièce. Elle fila jusqu'à sa cabine. Elle se jeta sur son lit en pleurant. Mimée sonda son âme. Mayu, fortement éprouvée, ne se rendit pas compte de cette intrusion et son âme à nu apparu à la jurassienne ainsi que les souvenirs des ébats entre Sylviana et Harlock. Un halo doré de honte mêlée à de la jalousie s'échappa du corps de Mimée et envahit la cabine du capitaine de l'Arcadia. Ses mains qui jouaient sur sa harpe se mirent à trembler alors que les images des ébats passionnés entre Sylviana et Harlock dominaient son esprit au point que Mimée, qui n'avait jamais fait durant toute sa vie une fausse note, se mit à jouer faux. Elle posa la harpe en tremblant. Elle ne comprenait pas vraiment ce à quoi elle avait assisté. L'étreinte chez les habitants de Jura n'était pas aussi brutale et il s'agissait plus d'une union spirituelle que sexuelle. La jalousie se répandit en elle. Il était vrai qu'Harlock et elle, malgré cette incompatibilité, étaient restés ensemble, leur amour pouvant supporter cette impossibilité de s'unir totalement l'un à l'autre. Mais à présent qu'elle savait ce qu'il faisait avec d'autres femmes, elle commençait à regretter d'avoir prit cette décision. Surtout qu'Harlock avait obstinément refusé de satisfaire ses besoins humains pendant des mois alors qu'elle sentait l'âme de son amour se désagréger depuis qu'il avait choisi de faire débarquer son équipage. Elle l'avait eu à l'usure et depuis, Harlock ne se faisait plus prier pour s'offrir une petite journée de détente sur Gun Frontier avec une humaine, une fois par mois. Elle réalisa que c'était peut être ses peurs à elle qui faisait qu'il ne pouvait s'unir à elle, après tout cette femme semblait éprouver beaucoup de plaisir et elle aussi aimerait bien ressentir la même chose dans les bras de cet humain dont elle était éperdument amoureuse.

Lorsque Jura était encore peuplée, ses habitants méprisaient les humains, trouvant leur accouplement bestial, vulgaire et bien loin du raffinement des jurassiens. Mimée, tout comme les autres habitantes de la planète, ne ressentait que du mépris et de l'écœurement en pensant aux mâles humains mais le destin lui avait fait ouvrir les yeux en lui faisant croiser la route d'un homme exceptionnel. Elle ne dormit pas de la nuit. Lorsque Harlock remonta à bord et qu'il la trouva dans sa cabine, il fut très surpris. Par respect pour Mimée, il ne s'était jamais présenté devant elle avec le parfum d'une autre femme sur sa peau. Généralement, après sa nuit sur Gun Frontier, Mimée attendait dans sa cabine. Il se douchait puis elle le rejoignait. Elle le regarda. Harlock, coupable, gardait ses distances. Elle lui sourit avec douceur puis sortit. Sa décision était prise, elle allait tenter l'accouplement humain.

Plus tard dans la journée, Harlock se rendit sur la tombe de Toshiro où il restât un bon moment puis il retourna à bord. Mimée ne bougea pas de sa cabine, méditant, se préparant mentalement à ce qu'elle allait faire. Elle allait faire tomber un des plus grands tabous qui existait dans sa civilisation, l'accouplement entre une jurassienne et un mâle humain. Harlock programma le vol pour que l'Arcadia se rende dans la nébuleuse de l'Eléphant où se trouvaient les mines d'oxalin. Mimée et Mayu s'évitèrent toute la journée. Mayu tentait de faire le point et de trouver ce qui pourrait faire comprendre à Mimée qu'elle devait rompre avec le capitaine tandis que sa rivale méditait pour se donner le courage de demander à son amour de lui témoigner la même affection que celle dont il avait fait preuve avec Sylviana Forrest. Les habitants de Jura était une très ancienne civilisation qui avait évolué en devenant plus spirituelle que charnelle ce qui faisait que les plaisirs de la chair leurs étaient étrangers. Pour Mimée agir ainsi revenait de faire régresser son évolution de plusieurs milliers d'années si ce n'était plus.

Le soir, elle sortit enfin de sa cabine et s'apprêtait à se rendre dans celle d'Harlock lorsqu'elle tomba sur Mayu qui était désormais prête à en découdre avec celle qu'elle voyait comme une intruse dans la vie du capitaine. Celui-ci, inquiet depuis que Mimée l'avait accueilli après sa nuit passée sur Gun Frontier dans les bras de Sylviana attendait que la jurassienne daigne enfin lui adresser la parole. A sa grande surprise, il n'entendit pas la harpe de la journée. Face à face, Mimée et Mayu se jaugeaient. C'était à celle qui attaquerait la première. Mayu eut un ricanement.

- Où vas-tu comme cela ? s'enquit-t-elle, méprisante.

- Je vais voir Hans et tu ne m'empêcheras pas ! gronda Mimée.

- Sors de sa vie Mimée ! ordonna Mayu. Vous n'êtes pas fait pour être ensemble ! Tu t'accroches à lui telle une sangsue car ton monde a disparu ! Tu ne peux pas l'aimer telle qu'une vraie femme peut le faire ! Tu ne peux pas lui donner d'enfants non plus ! Tout ce que tu fais, c'est mettre sa vie en l'air, l'empêchant de trouver le bonheur auprès d'une femme ! A cause de cela, il se contente d'aller coucher sans vouloir construire quelque chose. Il se contente de sexe sans amour, juste de quoi satisfaire ses pulsions ! Il se conduit comme le dernier des libertins. Lui qui a toujours été la dignité et l'élégance même, se retrouve à agir comme un débauché !

- Tu viens me faire la morale alors que tu as été jouer les voyeuses pendant qu'il passait la nuit avec Sylviana ! se moqua Mimée en riant. Quel culot ! Ce qui m'unit à Hans est plus fort que tout, rien ne pourra le briser !

- Tu dis cela car il est le seul à s'intéresser à toi mais si tout ton peuple n'avait pas disparu, tu le regarderais avec le même mépris que tous les habitants de Jura ont pour les humains ! Tu lui gâches la vie, Mimée. Si tu l'aimais vraiment, tu renoncerais à cette relation pour lui laisser la possibilité de rencontrer une femme et d'avoir des enfants !

- Et bien sûr, tu proposes d'être cette femme ? ironisa Mimée. Une gamine dont il a changé les couches, mouché le nez et qu'il a rassuré lorsqu'elle faisait des cauchemars ! Laisse-moi rire ! Je l'aime, Mayu, et à un point que tu n'imagines même pas ! Maintenant, éloigne-toi de mon chemin !

Un halo doré se dégagea de Mimée. Toshiro extrêmement inquiet observait tout ceci avec tristesse. Certes, Mayu n'était qu'une enfant mais Mimée n'était pas obligée d'être aussi dure. Une vague de tristesse envahit son âme alors que Mayu regardait durement sa rivale se rendre dans la cabine du capitaine. Mimée savait qu'elle ne pouvait rien dire sur la tentative de Mayu de s'immiscer entre elle et le capitaine. Celui-ci aurait du mal à la croire et en prime, elle n'était pas certaine qu'Harlock choisisse de la repousser surtout si son ami lui demandait de laisser sa chance à sa fille. Pour elle, il était évident qu'elle ne pouvait se fier à l'ordinateur de l'Arcadia étant donné les circonstances. Arrivée devant la porte, elle prit une longue inspiration. Elle entra sans frapper. Elle était la seule a bénéficier de ce privilège. Elle regarda longuement l'homme de sa vie qui observait la mer d'étoiles pensivement. Harlock, en entendant la porte se refermer, regarda du côté de celle-ci. En voyant Mimée, il l'interrogea du regard. En la voyant s'approcher, il crut qu'elle venait pour unir son esprit au sien, comme elle l'avait toujours fait. Il savait quel honneur elle lui faisait en agissant ainsi. Les habitants de Jura avaient interdiction d'agir ainsi avec des créatures inférieures et l'humanité faisait partie de celles-ci. Il se leva, s'approcha puis se figea en voyant la robe de Mimée glisser pour révéler son corps d'albâtre. Un halo doré se dégagea de Mimée tandis que celle-ci s'approchait d'Harlock. Elle projeta sa proposition mentalement pour ne pas avoir à l'énoncer à voix haute tant elle avait honte d'envisager d'avoir ce genre de relation avec lui puis elle se réfugia dans ses bras attendant sa réponse. Mayu, à l'extérieur de la cabine, adossée au mur, attendait que la jurassienne se décide enfin à jouer de sa harpe. Au bout de plusieurs minutes de silence, elle s'inquiéta. Harlock n'était pas certain sur le coup d'avoir bien compris ce que lui demandait Mimée.

- Je te demande de t'unir à moi comme tu le fais avec une humaine, réitéra Mimée qui s'inquiétait d'une telle hésitation.

- Mimée, ta morphologie n'est pas compatible, douta Harlock.

- On ne peut être sûr de rien tant que l'on n'a pas essayé sauf, bien sûr, si tu ne me désires pas, s'attrista Mimée à haute voix.

Pour toute réponse, Harlock l'entoura de ses bras.

- Pourquoi maintenant, Mimée ? s'inquiéta-t-il. C'est à cause de ce qu'il s'est passé entre Sylviana et moi ? Tu n'as pas à t'angoisser pour cela, je ne veux pas te faire souffrir et je peux tout à fait renoncer à ces plaisirs éphémères pour toi. Il n'est nullement nécessaire que tu te forces à avoir ce genre de relations avec moi.

- Je t'en prie, Hans, je veux juste, au moins une fois, savoir ce qu'une femme ressent dans tes bras, avoua Mimée en pleurant.

Harlock ne voulait pas la brusquer. Mimée, dont la constitution était si fine, ne pourrait pas supporter d'avoir ce genre de relations, il le savait mais malgré cela, il ne tenait pas à ce qu'elle se méprenne face à son refus, aussi accepta-t-il en tremblant par crainte de lui faire de la peine. Il l'emmena jusqu'à son lit, l'allongea avec douceur puis il commença à l'embrasser avec délicatesse sur le cou. Sa langue descendit vers la pointe de ses seins qu'il caressa voluptueusement, ce qui troubla la jurassienne qui laissa s'échapper des gémissements de plaisir. Pour l'instant, cela correspondait aux caresses que ferait un jurassien à sa partenaire aussi se détendit-elle en pensant que les anciens avaient probablement exagéré la différence existant entre leur deux peuples. Elle sentit la langue d'Harlock la parcourir, glisser vers son ventre puis se glisser entre ses cuisses pendant qu'Harlock lui faisait écarter les jambes en douceur. Il embrassa l'intérieur des cuisses puis sa langue arriva au niveau de l'intimité de Mimée qu'il caressa voluptueusement. Mimée sentit une vague de chaleur l'envahir comme elle n'avait jamais connu auparavant avec un partenaire de Jura. Elle gémissait de plus en plus fort, son cœur s'emballait et elle se sentait partir. Mayu, de l'autre côté de la porte, resta interdite en entendant les bruits caractéristiques d'une relation intime. Elle reconnut très bien la voix de Mimée lorsque celle-ci commença à manifester son plaisir de plus en plus fort. Mimée perdait pied, un halo doré se dégagea de son corps alors qu'elle hurlait son plaisir. C'était une sensation nouvelle pour elle, cela n'avait jamais été aussi fort. Harlock reprit ses baisers sur la gorge de Mimée. Il reposait sur le lit, au-dessus d'elle et elle put sentir quelque chose qu'elle n'avait jamais remarqué tandis que leurs esprits s'unissaient. Il y avait quelque chose de fort volumineux qui occupait le pantalon d'Harlock juste sous la ceinture. Elle fit vite le lien avec ce que Mayu avait vu, le fameux instrument qui avait rendu ivre de plaisir Sylviana Forrest. Harlock, par peur de la choquer ou de lui faire mal, se refusait à prendre du plaisir et espérait lui faire croire que les relations sexuelles humaines se limitaient aux douces caresses qu'il lui avait prodiguées. Harlock sentit la main de Mimée s'aventurer vers sa ceinture puis descendre vers son intimité. Il avait essayé de réprimer son désir mais celui-ci avait eu raison de sa volonté et il s'en voulait. Mimée commença à le caresser doucement. Harlock choisit de s'éloigner, doutant fortement que la fine Mimée puisse accueillir son dragon en elle. Celle-ci, en le voyant prendre de la distance, le bascula violemment sur le dos puis elle se plaça au-dessus de lui.

- Mimée, il ne faut pas que tu… protesta Harlock tandis que la main de la jurassienne se posait sur ses lèvres.

- Je suis prête à prendre le risque, affirma Mimée. Si je ne peux supporter le contact, on s'arrêtera.

Elle n'attendit pas son autorisation et défit le pantalon, libérant le dragon. Elle ne s'attendait pas à une telle taille. Elle s'arrêta, surprise. Harlock, de honte, se cacha le visage derrière son bras. Il ne voulait pas que Mimée se force à le mettre en elle. Les jurassiens avaient évolué beaucoup plus vite que les humains et il craignait fortement que son contact ne répugne sa douce amie. Il fut presque soulagé en constatant que Mimée s'était arrêtée en mettant son intimité à nu. Les hommes de Jura avaient tous un membre très long mais très fin. L'organe d'Harlock était de la même longueur, ce qui tenait de l'exploit, mais il était beaucoup plus volumineux aussi. Mimée, en tremblant, posa la main sur le dragon ce qui fit frémir Harlock. Il ne voulait pas que Mimée fasse cela, qu'elle mette entre parenthèse le fait qu'elle soit beaucoup plus évoluée que lui pour qu'ils puissent s'unir totalement. De toute manière, ils n'y arriveraient pas, la pénétration risquait d'être douloureuse. Mimée se remémora ce qu'elle avait lu dans l'esprit de Mayu puis elle commença à le caresser de la même manière. Ce fut au tour d'Harlock de gémir de plaisir. Un halo doré s'échappa de Mimée. Elle était heureuse de pouvoir lui rendre ses douces caresses mais à ses yeux cela ne lui suffisait pas. Elle l'aimait tellement qu'elle voulait lui appartenir corps et âme.

- Prends-moi, Hans, proposa-t-elle mentalement.

- Mimée, gémit Harlock mentalement, qui en refusait l'idée.

La jurassienne se pencha vers lui, le força à retirer son bras pour pouvoir plonger son regard dans le sien.

- Ne me fais pas te supplier Hans, souhaita-t-elle mentalement.

Harlock, comprenant que Mimée ne changerait pas d'avis, s'inclina. Il plaça ses mains autour de la taille de la jurassienne qu'il allongea ensuite délicatement sur le lit. Il se plaça au-dessus d'elle entre ses cuisses. Il s'assura que sa verge soit suffisamment lubrifiée puis il commença à pénétrer Mimée lentement, très doucement, attentif au moindre signe de souffrance. La jurassienne émit un gémissement mais qui n'était pas lié à une quelconque douleur mais plutôt à une sensation agréable qu'elle n'avait plus connu depuis longtemps. Une fois le dragon parfaitement à l'intérieur, Harlock se mit à bouger. Dans la reproduction jurassienne, ces mouvements ne se faisaient pas. Une fois la pénétration effectuée, les deux amants unifiaient leurs esprits et leur plaisir mutuel se faisait spirituellement. Elle sentit une vague de chaleur l'envahir, bien plus forte que la première fois. Chaque mouvement la faisait gémir de plaisir et elle n'aurait voulu pour rien au monde qu'Harlock cesse ses si agréables mouvements. Plus il bougeait, plus elle prenait du plaisir. Un halo doré s'échappa d'elle sans qu'elle ne s'aperçoive de rien, brillant de plus en plus fort, changeant progressivement de couleur pour atteindre le rouge carmin, envahissant la pièce, masquant aux caméras de sécurité ce qui était en train de se passer. Mimée atteignit le point de non-retour, ses muscles se tendirent au maximum. Elle hurla son plaisir. Son cœur, non habitué à une telle activité, s'emballa complètement et alors que le capitaine s'abandonnait en elle, la jurassienne perdit connaissance. Harlock, le souffle court, regarda vers Mimée. Il vit ses yeux clos et une boule d'angoisse se forma instinctivement dans son estomac.

- Mimée ? appela-t-il, inquiet.

N'entendant aucune réponse, il la secoua puis en voyant que la femme qu'il aimait ne reprenait pas connaissance, il appela l'infirmerie, ordonnant au robot infirmier de venir immédiatement. Il passa rapidement sa robe de chambre bleu nuit alors que le robot entrait.

- Toshiro ? appela Harlock, paniqué.

Celui-ci hésitait à répondre. Il avait assisté à tout grâce aux caméras de sécurité qu'il n'avait pu arrêter à cause du protocole de sécurité qui avait été mis en place à l'époque des Mazones et il était horriblement embarrassé.

- Toshiro ! hurla Harlock alors que la civière emmenait le corps inanimé de Mimée.

- Ne t'inquiète pas, l'infirmerie est prête, je vais faire un examen complet de Mimée. On saura très vite ce qu'elle a, assura l'ordinateur, honteux.

- Il faudrait vraiment supprimer cette caméra de sécurité, pensa Toshiro en préparant les instruments de mesure. Tant qu'Harlock ne mettait pas de femme dans son lit ça allait mais à présent… Je n'ai aucune envie d'être témoin de ses exploits d'ordre privé.

Mayu vit de loin, Mimée être transportée à l'infirmerie. Elle enrageait. Elle avait tout entendu. Mimée s'était donnée à Harlock pour lui couper l'herbe sous le pied. Elle attendit une dizaine de minutes puis se rendit à son tour à l'infirmerie. Mimée fut placée dans un caisson chargé de scanner son corps. Le robot infirmier fit un prélèvement sanguin. Au bout de deux heures d'examen, le verdict de Toshiro tomba.

- Elle souffre d'un épuisement généralisé. L'acte l'a complètement vidé de ses forces. Il faut lui mettre une perfusion d'alcool et attendre.

- C'est le fait qu'on a couché ensemble qui a fait cela ? s'enquit Harlock tristement.

- Cela ne peut être que cela. Mimée s'est toujours alimentée correctement et l'acte sexuel humain est beaucoup plus physique que celui des habitants de Jura.

- Je n'aurai pas dû accepter, se reprocha Harlock en s'asseyant près du lit où reposait la femme qu'il aimait.

- Hans, vous vous aimez tous les deux, vous n'avez rien fait de mal, affirma Toshiro. Tu n'as rien à te reprocher. Comment aurais-tu pu savoir que ça allait l'affaiblir comme ça ?

Si t'étais un mauvais coup, elle n'aurait probablement pas fini HS, ne put s'empêcher de penser Toshiro, malgré la situation. Si l'affaire avait été bâclée, elle n'aurait pas atteint le nirvana et elle serait en pleine forme à l'heure qu'il est.

Mayu observa Harlock qui restait installé près de Mimée, le regard triste et préoccupé. Elle serra les poings malgré elle, la jalousie empoisonnant son cœur. Une chose la rassurait, finalement la tentative de Mimée se soldait par un échec. Elle ne pouvait s'unir totalement au capitaine sous peine de mettre sa vie en danger. Toshiro surveillait les battements du cœur de Mimée. Il n'avait rien dit à Harlock pour ne pas l'inquiéter mais celle-ci avait fait une crise cardiaque. Il avait fait injecter discrètement par le robot infirmier un traitement pour le cœur. Celui-ci peinait à retrouver un rythme normal et régulier. Mayu resta un long moment puis voyant que sa rivale avait du mal à s'en remettre, elle sortit discrètement pour regagner sa cabine, un sourire cruel sur les lèvres. Mimée avait perdu. Elle ne pouvait agir comme une humaine, ce qui laissait à Mayu une chance de pouvoir mettre le capitaine de l'Arcadia dans son lit.

Mimée ne reprit connaissance qu'une quinzaine de jours plus tard. La première chose qu'elle vit fut le visage angoissé de l'homme qui l'aimait, penché au-dessus d'elle. Elle réunit ses forces pour lui caresser la joue et lui sourire avec douceur afin de le rassurer. Petit à petit, les forces lui revenaient et le traitement pour le cœur faisait effet. Toshiro, pour s'assurer que Mimée ne risquait pas de faire une nouvelle crise cardiaque, avait interdit à Mayu d'entrer dans l'infirmerie. Il était hors de question pour l'ordinateur que la jalousie de sa fille mette en danger la vie de l'amour d'Harlock. Celui-ci avait suffisamment souffert dans sa vie sans qu'on lui fasse subir une épreuve supplémentaire en lui retirant le doux réconfort de Mimée.

Le vaisseau arrivait à proximité de la nébuleuse de l'Eléphant alors que Mimée retrouvait sa place auprès de son amour. Elle avait eu une longue discussion avec Toshiro avant de quitter l'infirmerie. Celui-ci lui avait montré les bilans cardiaques lors de son malaise pour qu'elle comprenne bien qu'une nouvelle tentative pour s'unir totalement à Harlock signerait son arrêt de mort. Il lui conseilla de s'armer de patience. Mayu, une fois dans sa nouvelle école, oublierait Harlock et finirait par se trouver un garçon de son âge pour faire sa vie. Pour l'ordinateur, ce que ressentait sa fille n'était que passager, lié à tout ce qu'Harlock représentait. A ses yeux, Mayu avait juste besoin de faire le point loin du capitaine pour se rendre compte que ce qu'elle avait pris pour de l'amour n'était qu'une pulsion générée par la légende de l'homme qui se trouvait en face d'elle. Mimée l'avait écouté mais malgré ses propos rassurants, elle était toujours inquiète.

- Est-ce que tu penses que Hans et moi nous resterons liés tout au long de notre vie ? s'inquiéta Mimée.

- En toute honnêteté, je pense que oui. Un lien très fort existe entre vous et peu importe que vous soyez de deux mondes différents, de deux civilisations différentes. Ce qui vous rapproche est plus fort que ce qui pourrait vous séparer. Vous vous aimez, Mimée, et cet amour me parait impossible à briser, affirma Toshiro. Bien sûr, je peux me tromper et seul le temps nous dira si j'ai vu juste, mais ne vois pas Mayu comme une menace, jamais Hans ne lui cèderait. Il ne pourra jamais faire cela, elle est comme sa fille à ses yeux. Je savais très bien à qui je confiais mon enfant, Mimée. Il n'y a pas plus fiable que lui dans tout l'univers et ça, c'est ma conviction profonde.

Harlock, à la timonerie, tenait la barre, surveillant les écrans radars pour s'assurer qu'aucun vaisseau pillard ne vienne s'en prendre à l'Arcadia. Mayu était installée près d'une console qui commandait les canons, observant son tuteur. Lorsque Mimée franchit le seuil de la timonerie, le regard des deux femmes se croisa. Elles se défièrent en silence. Mimée entra calmement, Harlock regarda vers elle en souriant et la jurassienne lui répondit en irradiant de bonheur. Mayu, vexée, regarda vers la mer d'étoiles. La traversée de la zone semblait se faire sans accroc ce qui surprenait les passagers de l'Arcadia. Ce calme était anormal. Les pillards s'étaient pourtant bel et bien installés ici, le radar recevant des échos lointains de leurs vaisseaux. Toshiro poussa ses capteurs au maximum mais il ne sentait aucune présence agressive, les pillards ne semblaient pas être intéressés par l'Arcadia. Toshiro afficha la carte spatiale repérant par une indication rouge les mines d'Oxalin. Harlock décida de s'approcher de la première mine. Le vaisseau pénétra doucement à l'intérieur d'un des cratères. Après une lente descente, il se posa délicatement sur la surface grâce à son train d'atterrissage offrant ainsi la possibilité de sortir le matériel minier par la soute de l'Arcadia dont la piste se baissa. Toshiro programma le matériel minier qui quitta la soute pour s'enfoncer dans le cratère. Harlock passa une combinaison spatiale afin de trouver par lui-même les veines à creuser afin de rapporter le plus de pierres possible en un temps très court. Il craignait fortement que les pillards ne changent d'avis et viennent attaquer l'Arcadia en pilonnant le cratère, ce qui ferait s'effondrer sur le vaisseau des tonnes de roches et l'endommagerait gravement.

Au loin, sur une ceinture en construction qui entourait une des nombreuses planètes de la nébuleuse de l'Eléphant, un homme observait sur un écran géant l'Arcadia qui s'aventurait dans une zone où personne n'osait aller. Il avait les cheveux noirs et la peau verte. Son regard perçant exprimait toute la haine qu'il ressentait pour cet appareil et son désir impérieux de le voir réduit à l'état d'épave. Une image tridimensionnelle se matérialisa sur sa droite. Un être de haute stature au regard dur, la tête surmontée d'une couronne et le corps recouvert entièrement par une longue cape blanche apparut.

- Marnas ! appela le nouvel arrivant.

L'homme, en entendant son nom, se retourna rapidement et mit un genou à terre.

- Votre Altesse, l'Arcadia est entré dans notre territoire, indiqua Marnas.

- Vient-il en découdre avec les pillards ? s'inquiéta le souverain

- Non, il se contente de fouiller une mine d'Oxalin, Votre Altesse. Laissez-moi envoyer un vaisseau. Dans ce cratère, il est pris au piège, nous pouvons le battre.

- Inutile de prendre ce risque, laisse-le se servir.

- Mais, Votre Altesse, si nous le laissons faire plus personne ne craindra les pillards et toutes les personnes un tant soit peu aventureuses vont vouloir explorer nos mines qui nous permettent d'acheter le matériel pour la reconstruction de notre flotte.

- Ne t'inquiète donc pas pour ça. Nos vaisseaux se chargeront d'eux si d'aventure ils envisageaient de prendre ce risque.

- Notre stratégie ne tient que parce que nous arrivons à terrifier les humains grâce à notre couverture. Si ils nous envoient l'armée et qu'un de nos bâtiments tombe entre leurs mains, ils sauront que les Illumidas existent toujours et ils viendront en découdre. Si nous tuons Harlock, qui est une légende pour les humains, ils seront terrifiés à l'idée de tomber sur les pillards.

- Contesterais-tu mes ordres ? menaça le souverain. Laisse Harlock tranquille. Personne ne sait qu'il est ici et personne ne se soucie plus de lui ! Cela fait un moment qu'il s'est retiré loin des hommes, plus personne ne s'intéresse à sa légende. Les hommes ne s'intéressent plus qu'à deux choses, le pouvoir et l'argent. Ils n'ont que faire de ce vieux pirate ! Il sera trop tard pour eux lorsqu'ils se rendront compte que nous avons reconstitué notre flotte ! Continuez à capturer des humaines pour la reproduction, c'est tout ce qui importe ! Mais n'oubliez pas, n'attaquez aucun vaisseau de transport important ! Prenez en chasse que les vaisseaux des particuliers en limitant le nombre d'attaques par année. L'état de l'Union s'autorise un certain nombre de disparitions inexpliquées. Si elles sont trop nombreuses, une enquête sera ouverte.

Le souverain eut un ricanement méprisant en voyant le module pénétrer dans l'un des boyaux du cratère.

- Harlock n'est pas éternel, Marnas, rappela-t-il avec sagesse. Un jour, il se fera tuer soit par la police soit par un rival qui voudra arborer sur son mât la tête de mort. Ce n'est qu'une question de temps et, contrairement à Harlock, il n'a pas d'emprise sur nous !

- Tout comme pour les Mazones.

- Ne t'inquiète pas nous les vaincrons elles aussi et je ferai mettre un genou à terre à cette orgueilleuse de Sylvidra. Quand je pense que c'est cet homme qui a défait son armada, c'est lamentable ! Nous, nous avons perdu parce que la Déesse de la Paix s'était rangée de leur côté, sans quoi nous dominerions encore le système Sol ! affirma-t-il, amer. Nous aurons notre revanche, Marnas, je te le promets, mais pas maintenant, il va falloir encore patienter !

L'image du souverain disparut et le responsable de la flotte Illumidas reprit son observation de l'Arcadia. Pour lui, cette attente était insupportable. Il voulait que le cœur du capitaine de l'Arcadia cesse de battre. Il voulait pouvoir faire arborer à son vaisseau de guerre un nouvel étendard, fait de la peau du capitaine de l'Arcadia lorsque les Illumidas iraient enfin faire rendre gorge à l'humanité tout entière afin de lui faire comprendre que toute liberté avait disparue. Ses poings se serrèrent. La colère montait en lui. Il serait si simple d'ensevelir l'Arcadia sous des tonnes de gravats. Personne n'en saurait rien et il aurait la satisfaction de faire peler Harlock comme une orange tout en le gardant en vie pendant l'opération. N'y tenant plus, il donna l'ordre à un vaisseau de se rendre discrètement à l'endroit où se trouvait l'appareil du capitaine Harlock et de le détruire.