Chapitre 17 : Approvisionnement
Après le départ des deux visiteurs nocturnes, Jerry commença à démanteler la salle de réunion, celle-ci par sécurité ne servirait plus jamais. Camus regardait pensivement la carte mémoire frappée du symbole des pirates. Il ne connaissait pas ce genre de support et il se demandait si Jerry aurait la possibilité de lui trouver un appareil susceptible de le lire. Lorsque tout le matériel fut rangé dans des caisses puis chargés dans le camion de livraison, Camus présenta à Jerry l'étrange cadeau laissé par le capitaine de l'Arcadia. L'ancien vendeur de matériels interdits la regarda.
- C'est une ancienne carte mémoire, j'ai peut-être encore un appareil en stock qui peut lire cela mais je ne te garantis pas qu'il marche encore, proposa Jerry.
Pour le chevalier d'or du verseau c'était plus que ce qu'il n'espérait. Les deux chevaliers rejoignirent Mastoc dans la cabine du camion, s'installant sur les sièges arrière tandis que Jerry se plaça sur le siège passager. Les deux chevaliers avaient finalement rendu leur bail à leur propriétaire et élu domicile dans les logements temporaires situés au niveau des tunnels d'évacuation. Leur mission d'intérim s'étant terminée la semaine précédente, ils étaient désormais libres comme l'air et surtout libres de faire le maximum afin d'aider la Résistance pendant ce dernier mois avant de repartir pour leur planète. Leur vaisseau était prêt, d'ici vingt-quatre heures ils embarqueraient dans leur appareil afin de se rendre sur Mars pour aller récupérer le vaisseau cargo qui allait leur permettre de fournir tout le minerai nécessaire pour la construction des bases. Le camion fila à travers la ville endormie en évitant soigneusement les patrouilles ainsi que les avenues constamment surveillée par l'armée. L'un des accès au tunnel Nord se faisait par la rivière sous terraine des quartiers mal famés. Le camion descendit le long de la berge qui menait à son passage puis, une fois qu'ils furent près de la porte qui en bouchait l'entrée, Jerry utilisa la télécommande. La lourde plaque métallique se leva afin de laisser passer le camion qui s'engouffra en charriant au niveau de son parechoc avant une eau boueuse et stagnante dont l'odeur nauséabonde envahit l'habitacle. A l'intérieur du tunnel, l'odeur n'était pas plus agréable. Cette rivière servait pour alimenter et nettoyer l'ancienne usine désaffectée mais malgré le fait que l'ancien propriétaire de la fabrique avait reçu de multiples injonctions pour dépolluer le site, il n'avait pas obéit et depuis cette source d'eau charriait les polluants provenant de l'usine au grand dam des habitants qui vivaient à quelques dizaines de mètres de là. L'eau atteignait le bas de caisse et le camion spécialement conçu pour ce genre d'opérations ne semblait pas gêné dans sa progression par toute cette masse d'eau boueuse. Il finit par remonter et emprunter un autre passage soigneusement dissimulé par une porte parfaitement invisible qui donnait sur le Tunnel Nord qui était d'une grande largeur. D'anciennes rames de métros avaient été installées afin d'évacuer les gens rapidement. Une zone large et bien dégagée permettait de faire patienter les personnes en toute sécurité en attendant le retour du train. Celui-ci une fois en dehors de la ville s'enfonçait dans la forêt. Son tracé soigneusement établi lui permettait de profiter de la moindre colline pour dissimuler son passage. Le camion se gara près du quai. Ses passagers descendirent puis commencèrent le rangement du matériel dans une zone de stockage destinée à le garder au propre jusqu'à son transfert à la nouvelle base. Une fois cette tâche terminée, Jerry emmena Camus à son laboratoire provisoire où il avait entreposé la totalité du matériel informatique. Après plusieurs minutes de recherches, il finit par trouver un petit appareil qu'il brancha sur son ordinateur après l'avoir dépoussiéré. L'ordinateur l'installa puis Jerry se leva en souriant au chevalier d'or du verseau.
- Voilà, tout est près, je vais te laisser, je suppose que tu veux être seul pour visionner tout cela ? Proposa Jerry en souriant.
-Merci beaucoup, sourit Camus.
Une fois le jeune homme sorti, Camus s'assit et, en tremblant, commença à fouiller la carte mémoire. Il découvrit ainsi le visage de son fils ainsi que toute l'histoire des Von Harlock depuis la naissance de celui-ci. Il trouva aussi une photo d'Eliza Zone accompagnée de ses jumeaux lors d'une soirée de mariage puis tout un panel de photos prises en secret par Toshiro à bord de l'Arcadia où l'on pouvait voir Harlock avec ses jumeaux ainsi qu'avec la mère de ceux-ci. Harlock rayonnait de joie, il semblait épanoui et vraiment très amoureux de cette femme qui l'adorait, ces photos prises en secret par Toshiro ne laissait aucun doute sur la relation amoureuse qui existait entre cet homme et cette femme. Il eut un pincement au cœur en réalisant qu'Harlock lui avait probablement confié ce qu'il avait de plus précieux, les photos de sa famille ainsi que de ses amis. Il y avait sur d'autres photos, le chef du gouvernement et son épouse ainsi que d'autres personnes que Camus était incapable d'identifier. Une larme roula sur sa joue.
- Harlock m'a surement confié cela pour qu'Isabelle Von Kiel ou Sylvidra ne tombent pas dessus, se désola-t-il en essuyant cette goutte d'eau qui continuait à glisser sur sa peau.
Il poursuivit son exploration et trouva tous les portraits de famille ainsi qu'un qui lui fit étouffer un cri de surprise. Alicia Von Harlock peignait à ses heures perdues, aussi avait elle peint alors qu'elle était enceinte le portrait du père de son enfant pour que celui-ci sache à quoi il ressemblait. Camus sentit ses larmes couler malgré sa volonté de tenir bon. Plus il essayait de les contrôler plus elles augmentaient en nombres. En tremblant il passa à l'image suivante qui était la photographie d'un autre tableau où l'on pouvait voir la jeune femme en robe de mariée avec l'homme qu'elle n'avait jamais pu épouser.
« A Camus, avec tout mon amour, signé Alicia Von Harlock » Put-il lire. Elle avait exprimé par ce tableau, un désir secret, un rêve à jamais impossible auquel elle dû se résoudre à renoncer. Pour le chevalier d'or du verseau cela faisait beaucoup à supporter. Il était tombé profondément amoureux d'elle mais à l'époque au moment de leur rupture, il avait été anéanti alors qu'elle semblait avoir pris la chose très calmement. Sur le coup il avait pensé que ses sentiments n'étaient pas réciproques mais à présent il savait qu'elle l'avait aimé, certainement bien plus qu'elle n'était capable de l'exprimer, son père l'ayant éduqué avec dureté, lui interdisant d'exprimer ses sentiments. Quelques minutes plus tard, une fois qu'il fut un peu remis de ses émotions, le chevalier d'or du verseau passa au dossier suivant qui contenait une partie des archives scannées de la famille. Il trouva une lettre laissée par Alicia à son fils.
« Mon cher Ludwig,
Si tu lis cette lettre c'est que je ne suis plus en vie pour te raconter l'histoire qui a mené à ta naissance. J'ai demandé à ton grand-père de te remettre cette lettre pour ton dix-huitième anniversaires mon chéri. J'aurai voulu être là prêt de toi pour veiller sur toi, tout comme ton père aurait souhaité lui aussi le faire mais la vie nous a séparée. Ton père est un homme bon, généreux qui cache cela sous une apparente froideur. Je l'ai rencontré dans un bar d'officiers de l'armée de l'air, il avait dix-huit ans et moi vingt-six. Il était vraiment beau, d'une beauté comme je n'en n'avais jamais vu auparavant. Il est vrai que la différence d'âge aurait dû me faire reculer mais j'étais littéralement subjuguée par son regard, à la fois glacé et intense. Nous avons fait connaissance et je suis tombée amoureuse de lui. Nous nous sommes fréquentés puis, alors que les choses devenaient de plus en plus sérieuses entre nous, il m'a révélé ce qu'il était et la terrible mission qu'était la sienne. Il devait repartir au sanctuaire, sa mission de chevalier d'or lui interdisant de mener une vie d'homme normal, le contraignant à risquer sa vie dès qu'un ennemi de l'humanité se présenterait. Il ne pouvait à ses yeux m'offrir un avenir digne de ce nom. Personnellement ne serait-ce qu'un an de plus avec lui aurait été un formidable cadeau, j'étais prête à tout accepter, à tout sacrifier pour rester auprès de lui mais il a choisi de repartir en Grèce en me laissant ici, où j'étais selon lui en parfaite sécurité. Je ne lui en veux pas et ne sois pas fâché contre lui mon chéri. S'il avait su ton existence je pense qu'il serait resté auprès de nous, j'en suis même certaine. Lorsque j'ai découvert mon état, il était déjà parti et je n'avais aucune idée de l'endroit où se trouvait le sanctuaire d'Athéna. C'est pourquoi j'ai récolté tout ce que je pouvais trouver et je te l'ais placé dans un cédérom qui devra être transmis de génération en génération, je pense que c'est important pour notre famille.
Adieu mon bébé »
Camus en larmes, s'effondra sur la table de l'ordinateur. Il ne s'attendait pas à trouver cette lettre et il en était bouleversé. Il devait à tout prix retrouver son calme avant de rejoindre le chevalier d'or du scorpion qui ne manquerait pas de s'inquiéter s'il le voyait aussi atteint par ce que contenait cette carte mémoire. Après plus d'une demi-heure, il éteignit l'ordinateur puis sortit rejoindre les deux autres hommes dans le logement où ils avaient trouvé refuge le temps de la construction des bases.
Le lendemain, les deux chevaliers d'or quittèrent le tunnel Nord pour s'enfoncer dans la forêt. Ils décollèrent dès qu'ils furent à bord de leur vaisseau. Jerry les avait mis en garde contre une vitesse excessive qui intriguerait les soldats chargés d'inspecter l'espace aussi leur avait-il conseillé de voler d'une vitesse réduite de l'ordre de cinquante pour cents. Ils avaient aussi appris à se servir de l'ordinateur greffé sur leur tableau de bord qui donnerait les faux codes d'identification à l'armée, les faisant passer pour une patrouille dont le plan de vol indiquait qu'elle devait se rendre sur Mars pour une mission de surveillance. Camus prit les commandes, il décolla lentement en gardant le bouclier occultant puis sortit de l'atmosphère. Il arriva au barrage de surveillance auquel Milo envoya par onde les codes d'accès et le plan de vol au responsable de la sécurité. Le soldat identifia les codes puis vérifia la trace énergétique du vaisseau. Il la compara avec celle enregistrée un mois auparavant. Bien qu'elle se ressemblait, elles étaient un peu différentes ce qui fit qu'il laissa passer l'appareil sans poser plus de questions. Milo et Camus filèrent donc vers Mars. Le chevalier d'or du verseau, aux commandes localisa par GPS l'endroit où devait être entreposé le vieux vaisseau cargo. Une fois cela fait, il piqua vers lui dès que le vaisseau fut entré dans l'atmosphère. L'ancien appareil était conservé dans un vieux hangar loin de la capitale. Il était immense et permettrait de fournir en un seul voyage tout le minerai nécessaire aux différentes bases. Une fois ses soutes pleines, ils pourraient commencer la distribution aux différentes planètes du Consortium. Camus posa leur vaisseau près du hangar. Milo descendit ouvrir les portes afin que le chevalier d'or du verseau puisse y faire entrer leur appareil. Camus plaça leur vaisseau juste à côté du gigantesque astronef d'une couleur de suie. Ils devaient procéder très rapidement au transfert de l'ordinateur qui contenait le code et le plan de vol ainsi qu'au démontage de la balise de reconnaissance qui fut installée sous le ventre du géant. Une fois cela fait, les deux hommes frappèrent l'arrière du vaisseau des armoiries réservées à l'armée. Ils décollèrent immédiatement après cela afin de se rendre dans la zone des mines. Ils y arrivèrent deux jours plus tard. Milo avait vérifié les soutes et heureux, il avait constaté après quelques calculs, qu'un seul voyage suffirait à approvisionner toutes les bases ce qui allait le faire gagner un temps considérable. Prudemment, les chevaliers gardaient soigneusement leurs distances avec les autres vaisseaux d'approvisionnement. Jerry avait créé un nouveau code d'identification ainsi qu'un nouveau plan de vol faisant passer le vieux cargo pour un appareil en mission de récupération du minerais durement récolté par des habitants de la galaxie réduits en esclavage envoyés pour exploiter les mines. Lorsqu'ils furent près de la zone d'exploitation, ils réduisirent la vitesse, envoyèrent les codes d'identification puis ils allèrent mettre les costumes de l'armée fournis par Jerry. Les deux hommes cachèrent soigneusement leurs cheveux sous des perruques elles-mêmes dissimulées par les casquettes afin que les deux hommes aient l'air le plus militaire possible. Milo mena le vaisseau jusqu'à la plate-forme de chargement où les ouvriers s'empressèrent de charger le minerais lorsque la porte de la soute s'ouvrit. Les deux chevaliers d'or observèrent tristement ce balai d'hommes en guenilles, épuisés, maltraités par les soldats qui montaient et descendaient des chariots emplis de minerais qu'ils déversaient dans la soute. Cela dura pendant des heures puis les deux hommes eurent le feu vert pour repartir. Milo décolla doucement, glissa le long des quais, s'engouffra à travers le large cratère. La porte s'ouvrit en bout de piste et le vaisseau sortit dans la zone infestée par les bâtiments militaires. Le chevalier d'or du scorpion quitta les lieux en effectuant des manœuvres douces en suivant scrupuleusement le protocole afin d'éviter que les militaires ne se doutent de quoi que ce soit. Une fois qu'il fut à bonne distance, il alluma le bouclier occultant puis fonça à travers la galaxie approvisionner les différents groupes de Résistants en commençant par les planètes les plus menacées. Lorsque le vaisseau arriva près d'Amos, il stationna un long moment, les troupes d'Oscar y étaient en abondance. Ils attendirent une révolution complète de la planète avant de descendre vers la capitale en pleine nuit en prenant garde d'éviter de survoler la ville pour se poser dans la campagne où Stone, averti de leur arrivée, attendait avec des dizaines de camions prêts à emmener le minerais dans le tunnel nord où il serait entreposé le temps que les poutrelles soient coulées. Les deux chevaliers commençaient à ressentir le poids de la fatigue accumulée. Depuis qu'ils avaient rejoints la Résistance, ils avaient mis les bouchées doubles, ne dormant presque plus, comptant chaque heure dépensée en préparation de mission. Il ne leur restait plus que trois semaines avant leur départ et ils comptaient bien les utiliser à bon escient. Une fois le chargement embarqué par les camions, ils filèrent récupérer leur vaisseau puis retournèrent sur Mars où ils entamèrent la suite du plan. La construction des bases avaient été lancées, celles d'Amos étaient entièrement creusées, des poutres provisoires se chargeant de maintenir le tout pour éviter que la montagne ne s'effondre sur elle-même révélant au duc les préparatifs des habitants. Ils devaient à présent se charger de la nourriture. La surface des bases avaient été doublées afin de disposer du plus de places possibles pour les petits appartements dont la taille serait plus que réduite ainsi que pour le stockage. Stone était très inquiet et ne s'en cachait pas. Il n'avait personne pour s'assurer de la solidité de la structure et bien qu'il eut trouvé le matériel qui lui avait permis de tester la résistance des poutrelles confectionnées grâce au minerais il n'avait aucune idée de comment interpréter les chiffres. Aucun membre des classes au-dessus de lui ne s'était engagé dans ce projet et ce malgré le danger imminent, Oscar leur ayant assuré qu'en cas de problème ils seraient évacués prioritairement. Il n'avait aucun ingénieur, aucun enseignant, aucun architecte pour l'aider ce qui étant donné la situation était catastrophique. Désemparé, il en était à espérer que Sylvidra accepterait de l'aider. Il allait devoir contacter le capitaine dès que possible. Milo et Camus quant à eux avaient bien réfléchis à la situation. Il fallait de la nourriture et ils allaient en trouver. Aussi, toutes les nuits pendant une semaine, ils explorèrent les entrepôts clandestins des criminels, y volant tout l'argent disponible ainsi que les animaux élevés clandestinement. Les poules et les lapins envahirent le tunnel Nord où des Résistants se chargeaient de les nourrir pendant que d'autres se chargeaient de les abattre et de faire le plus de conserves possibles qui s'entassaient près de la sortie et dans les rames de métro récupérées en cachette à la casse avant leur destruction. Les liquidités avaient augmentées mais elles étaient insuffisantes. Milo et Camus décidèrent de proposer à l'avocat un nouveau plan afin d'en obtenir plus. Ils trouvèrent Stone en train de préparer l'entretien que celui-ci comptait bien avoir avec Sylvidra afin de la convaincre de les aider. Il s'était installé dans un des logements provisoires à la recherche d'arguments destinés à convaincre la reine des Mazones qu'en échange du soutien de la Résistance, elle devait les aider à survivre ce qui en théorie était logique mais il se méfiait de Sylvidra, il savait qu'à la première occasion elle les sacrifierait sans hésiter. Lorsque la porte s'ouvrit il leva le nez de sa feuille et observa les deux hommes, inquiet.
- Salut Arthur, désolé de te déranger mais on a un petit souci, s'excusa Milo.
-Qu'est-ce qu'il se passe ? S'étonna Stone en retirant ses lunettes.
-Il faudrait plus d'argent pour pouvoir acheter la nourriture nécessaire pour la population et nous n'en n'avons pas assez, expliqua Camus.
-Je ne comprends pas, vous avez bien récupérer tout ce que les criminels trafiquaient ? Les interrogea l'avocat.
-Oui et pour être sûr de ne pas être emmerdé par eux on les a réduit au silence, avoua Milo. Mais ça fait vraiment trop peu pour alimenter tout le monde pendant un an. Il faut du blé, du riz, du sucre en abondance ainsi que du lait et d'autres produits mais avec l'argent récolté, les paysans ne nous vendront presque rien.
-Ceux-là aussi, quelle bande de crétins ! S'exclama Stone en colère. On ne peut même pas leur proposer en échange une place dans les cités sous-terraines car ils s'empresseraient de nous dénoncer aux hommes du duc !
-C'est pourquoi on s'était mis d'accord pour passer pour des criminels qui cherchaient à faire du marché noir avec la population affamée, rappela Milo mais il faudrait plus d'argent. Et les seuls à pouvoir en ramener c'est nous.
-Quel est votre plan ? S'enquit Stone en soupirant.
-Tu ne vas pas aimer mais on a eu beau retourner le problème dans tous les sens on en est venu aux mêmes conclusions et il faudrait que des hommes de la Résistance sur d'autres planètes en fasse de même, se justifia Camus.
Les deux chevaliers se turent embarrassés, ce qu'ils s'apprêtaient à proposer était parfaitement illégal et extrêmement risqué. Stone état amusé par l'embarras des deux hommes, il se demandait à quoi ils avaient bien pu penser et il ne peut résister à l'envie de leur faire une farce. Avec des physiques aussi avantageux, une telle prestance il y aurait bien un métier payant bien dans lequel ils excelleraient et si Harlock avait de qui tenir pour ce qui était de la vigueur sexuelle…
-Vous comptez devenir gigolo dans la haute société ? Proposa Stone en plaisantant.
- Ca gagne bien un gigolo ? S'étonna Camus.
Stone eut un rire d'incrédulité face à tant de gentillesse naïve de la part du chevalier d'or du verseau qui ne se vexa pas pour autant comprenant alors que la proposition n'était pas vraiment sérieuse.
-Maintenant je sais de qui tient Harlock pour ce qui est de sa grande générosité. Vous seriez prêt à vendre votre corps et votre dignité si cela permettait de sauver des vies ! Sourit Stone. C'est quoi votre idée ?
-Robin des bois, avoua Milo contrit.
-Pardon ? S'étonna Stone.
-Il faut aller se servir chez les riches, les très riches, affirma Camus.
-Vous demandez à un avocat pénaliste d'approuver le vol ? S'exclama Stone en riant.
-La fin justifie les moyens, soutint Milo en souriant. Les paysans ne lâcheront pas leur récolte comme ça, ils voudront beaucoup d'argent, beaucoup plus que ce dont nous disposons. Et puis voler des voleurs ce n'est pas un crime ! Toutes les grosses huiles qui soutiennent le duc de Péhant vivent dans l'opulence alors que les autres crèvent de faim !
-Ca va mettre les flics sur les dents, prévint l'avocat. Déjà qu'à mon avis ils doivent trouver cela bizarre qu'il n'y ait plus un seul criminel dans les rues d'Amos, ils vont trouver plus que bizarre des vols dans la haute société ! Du côté des amis du duc en plus !
-Tu as une autre solution ? L'interrogea Camus.
-Rien, tu t'en doutes, se désola Stone. Faîtes au mieux mais soyez très prudents. Par contre je doute que sur les autres planètes on ait des voleurs de haut vol dans nos équipes.
-Dans ce cas, on devra faire de très gros coups comme voler dans le trésor royal entreposé sur Mars, décida Camus.
Stone estomaqué ouvrit des yeux grands comme des soucoupes.
-Tu plaisantes j'espère ? Bégaya-t-il très secoué par cette idée.
-C'est faisable, affirma Milo. Il faut juste tromper la sécurité. Qui plus est, on passera inaperçu on est revenu avec le gros vaisseau cargo sur Amos, même si il est mal en point il peut encore faire quelques voyages.
-Vous avez vu avec Jerry ? S'étonna Stone.
-Oui et l'argent sera distribué avant que le duc ne puisse s'apercevoir de quoi que ce soit, sourit Camus ravi à l'idée de faire payer au dictateur toutes ses malversations. Ce qu'il y a c'est que l'on ne pensait pas devoir s'en prendre à un poisson aussi gros mais vu que tu penses que les autres groupes n'arriveront pas à agir de la même manière que nous on va leur filer un petit coup de pouce...
- C'est de la folie mais on n'a pas le choix et je le sais. A cause de nous vous vous mettez de plus en plus en danger ! Bonne chance, les amis ! Se contenta de souhaiter Stone soufflé par une telle proposition.
Il salua les deux hommes puis restât, plusieurs minutes, penaud devant la porte qui s'était refermée derrière eux. Le plan de Milo bien que risqué était jouable, Jerry leur ayant d'ailleurs assuré que cela était faisable. L'argent volé par le duc et le Consortium était caché sur Mars dans un bunker souterrain que le pourvoyeur en matériel illégal avait eu du mal à débusquer. Lorsque les deux chevaliers lui expliquèrent la situation, il téléchargea l'emplacement dans le GPS, prépara les tablettes numériques que les deux hommes devraient utiliser pour tromper le système de sécurité. Il prépara un nouveau plan de vol pour le vaisseau cargo qui bien que fatigué allait devoir partir pour une nouvelle mission puis il changea les codes d'identification. Une fois toutes les opérations terminées, les deux chevaliers embarquèrent. Le vaisseau décolla péniblement son anti-gravité étant devenue très poussive au moment du décollage. Il fila ensuite en direction de Mars, Milo et Camus veillant à ne pas trop tirer sur les moteurs plus qu'usés qui risquaient de lâcher à tout instant. Le voyage prit deux jours. L'appareil en pleine nuit glissa à travers l'atmosphère en évitant soigneusement les satellites ainsi que les antennes radars braquées vers le ciel étoilé pour éviter toute intrusion destructrice menée par les hommes de Von Kiel. Silencieusement, il se réfugia dans les montagnes escarpées au Sud-Est de la capitale, à moins de dix kilomètres du bunker secret. Les deux chevaliers se rendirent directement dans la zone indiquée par le GPS. Il y avait beaucoup de patrouilles autours du bunker ainsi qu'un incessant balai de camions blindés remplis d'argent. Les deux hommes réfléchirent à comment s'emparer de tout cet argent sans éveiller les soupçons des gardes. Il y avait bien une méthode mais elle serait très risquée. Milo regarda du côté de Camus qui approuva. Ils manquaient de temps, ils allaient donc devoir miser le tout pour le tout. Ils quittèrent leur zone d'observation pour se rendre assez loin de là sur la route escarpée où les camions circulaient. Ils observèrent leur rythme puis en calculant le temps nécessaire, Milo lança un coup d'aiguille écarlate qui creva le pneu avant droit forçant le chauffeur à descendre. Le soldat regarda la roue, frappa dessus de colère puis commença à la changer. Lorsque cela fut fait, Camus se glissa en un éclair derrière lui, lui brisant la nuque d'un coup net. Milo se chargea du deuxième soldat resté caché à l'arrière du fourgon. Les deux corps furent ensuite dissimulés. Les deux chevaliers s'emparèrent des vêtements des deux hommes puis montèrent dans le camion. Milo, pendant que Camus conduisait étudia les programmes de livraison et les codes d'accès. Il créa grâce au logiciel fournit par Jerry, de nouveaux bons de livraison destinés à tromper les gardes puis les deux hommes firent route vers le bunker où grâce aux fausses identités crées en quelques minutes, ils purent entrer tranquillement. Camus descendit la pente qui menait au sous-sol. La porte s'ouvrit puis le camion se glissa rapidement à l'intérieur. Une fois dans la zone de déchargement, Milo ouvrit la porte. Camus avait pris soin de se garer dans un espace très éloigné des caméras de vidéos surveillance. Milo entra dans le couloir qui menait aux différents coffres et en choisit un qui étant plein n'était plus approvisionné par les soldats. Il brancha discrètement la tablette numérique puis parasita les caméras de surveillance en envoyant des images fantômes faisant croire que la zone était déserte. Les deux chevaliers ne disposaient que de dix minutes pour remplir le camion comme un œuf. Milo indiqua par télépathie à Camus que tout était prêt. Celui-ci le rejoignit aussitôt pour l'aider. Les deux chevaliers usèrent de la vitesse de la lumière pour remplir le camion. Une fois celui-ci plein, prêt à exploser, Milo récupéra la tablette puis se glissa tant bien que mal à l'arrière du véhicule pendant que Camus se remettait au volant. Il partit comme si de rien n'était en priant que grâce à l'obscurité les soldats présents ne s'apercevraient pas que le bas de caisse touchait presque le sol et que les amortisseurs plus que fatigués peinaient à supporter une telle charge. Camus une fois suffisamment éloigné de la zone accéléra le plus possible, prenant les virages très serrés pour rejoindre au plus vite le vaisseau cargo. Arrivé près de lui, le camion monta péniblement la porte de la soute puis s'arrêta en plein milieu de celle-ci. Les deux chevaliers descendirent et vidèrent rapidement le camion avant de repartir mais en inversant les rôles afin de tromper la vigilance des gardes. Milo créa un nouvel ordre de mission puis les deux hommes retournèrent au bunker secret, s'emparant d'une nouvelle partie de l'argent volé par le duc. Ils attendirent une heure que les soldats aient vu défilé une vingtaine de camions pour qu'ils aient oubliés jusqu'à leur visage puis ils repartirent à l'assaut du dernier coffre qu'ils vidèrent entièrement ce qui représentait largement de quoi payer toute la nourriture indispensable aux bases. Une fois qu'ils furent prêts à partir, ils rhabillèrent les cadavres, les mirent dans le camion blindé dont ils allumèrent le moteur puis le précipitèrent dans le ravin où il explosa en heurtant les roches des dizaines de mètres plus bas. Ils quittèrent ensuite Mars afin de distribuer les fonds sur les différentes planètes. Les Résistants n'arrivaient pas à croire à un tel miracle et Stone encore moins lorsqu'il accueillit ces deux hommes capables d'accomplir de véritables prouesses. Soulagé, il les serra dans ses bras puis les quitta afin d'aller s'entretenir avec la reine des Mazones. Il se dit qu'il devait lui aussi croire en sa chance. Et lorsqu'Harlock répondit lui-même au message comme convenu, il commença vraiment à croire en sa bonne étoile. Le capitaine lui souriait avec douceur attendant que l'avocat terriblement ému ne finisse par dire ce qu'il voulait.
Harlock, une fois la réunion avec les membres de la Résistance terminé, quitta avec son escorte et la jeune Isabelle les abords macabre des catacombes. Lorsqu'il fut à l'extérieur du cimetière, il poussa un profond soupir. Il regarda le ciel étoilé pendant quelques secondes en pensant à sa petite famille qui était si loin de lui jusqu'à ce qu'Isabelle s'approchât de lui et ne glisse son bras sous le sien.
- Raccompagnez moi jusqu'au palais, les Mazones veilleront sur nous pendant le trajet, murmura-t-elle.
Les nanos confirmèrent à leur hôte d'obéir et celui-ci s'inclina se doutant de la vraie raison de cet ordre. Ce fut Isabelle qui indiqua le chemin. Il y avait un passage qui menait d'une ancienne voie de métro au souterrain de l'ancien château de Von Kiel. Ils traversèrent la ville rapidement en, évitant soigneusement les zones couvertes par la police et les caméras de vidéosurveillance. Ils descendirent au niveau du métro en utilisant le passage réservé aux ouvriers de maintenance puis le groupe longea l'ancienne voie jusqu'à un renfoncement dont le mur s'ouvrit lorsqu'Isabelle manipula sa bague. Ils s'engouffrèrent alors à l'intérieur. La traversée dura plusieurs minutes. Ils arrivèrent finalement en faisant pivoter une porte dissimulée derrière une bibliothèque dans une chambre luxueuse. Les Mazones refermèrent la porte en manœuvrant le meuble qui servait à la dissimuler. Les soldates s'approchèrent alors de la porte d'entrée afin de monter la garde. Isabelle alla fermer le rideau qui séparait l'entrée de la chambre puis s'approcha d'Harlock. Celui-ci ne bougeât pas se doutant de l'ordre auquel il allait devoir se plier
- Je suis surpris que le duc ne connaisse pas ce passage qui mène directement à ta chambre, commenta-t-il simplement.
-Personne ne le connait, il a été construit en cachette de mon père en soudoyant quelques ouvriers, révéla Isabelle en laissant tomber sa lourde cape au sol.
Elle défit sa longue robe qui rejoignit le lourd manteau révélant à l'œil du capitaine une guêpière rouge transparente laissant entrevoir la pointe des seins déjà durcit par l'excitation. Le string assorti était lui-même coupé en deux parties qui donnait un parfait accès au mont de Vénus de la jeune femme, quelques poils soyeux blonds ressortant quelque peu.
- Je suis ravie de voir que tu vas mieux, j'avais peur que la jalousie de Sylvidra n'ait occasionné des dégâts irréversibles, avoua-t-elle d'une voix suave. J'ai envie de toi, mais pas à la mode délicate et raffinée avec laquelle tu m'as fait l'amour la première fois. Je veux que ce soit beaucoup plus intense, quelque peu brutal mais rien de douloureux entendons-nous bien. Je veux que tu me baises d'une manière des plus directes, sans te limiter et sans te retenir. Je veux voir ce que tu vaux dans ce domaine, cela me donnera une vraie idée de la valeur de mon époux au lit…Vous comparez tous les deux va être délectable.
–Avec les Mazones qui montent la garde dans la même pièce ? Sans compter que tu ne devais pas faire un bébé avec le duc ? Objecta Harlock en ricanant. Si tu es enceinte et que je te baise de la manière dont tu le demande tu risques de faire une fausse couche et si je tape dans le mille, en voyant que tu es en pleine forme pendant ta grossesse il se doutera que le bébé n'est pas de lui et il te tuera.
-Il y a tout ce qu'il faut à portée de main dans la table de nuit, préservatif et lubrifiant bien que je pense que celui-ci ne sera pas nécessaire si tu soignes convenablement les préliminaires, roucoula-t-elle en s'approchant. Maintenant mets-toi à l'ouvrage !
Harlock la regarda, elle voulait donc une partie de jambes en l'air en mode brutal. La blanche colombe était bel et bien morte. Il ricana intérieurement, après tout puisqu'Isabelle se proposait de lui procurer un agréable moment il serait bête de ne pas en profiter. Les étreintes de Sylvidra lui donnait envie de vomir mais les étreintes de la belle Isabelle étaient loin de l'écœurer et si cela pouvait se faire de manière intense et sans limite cela l'aiderait peut être un peu plus à se remettre des horreurs que lui avaient fait subir la reine des Mazones. Les nanos commencèrent à fouiller dans sa mémoire, trouvant les rapports correspondant à ce genre de plaisir puis elles prirent le contrôle, Harlock se laissant faire, acceptant que le désir augmentât puis finalement le laissant exploser lui faisant perdre tout contrôle. Il fit tomber sa cape, s'approcha d'elle et l'embrassa de manière fougueuse, sa langue entrainant celle de la jeune femme dans une valse obscène et vulgaire sans délicatesse seulement destinée à procurer le maximum de plaisir. Il allait lui donner exactement ce qu'elle voulait même s'il n'en n'avait plus vraiment la capacité, les nanos palliant ce grave problème d'absence totale de désir sexuel depuis que la reine l'avait torturée. Il l'entraina vers le lit, sa main s'étant déjà égarée au niveau de l'intimité de la jeune femme, la caressant et la titillant langoureusement. Isabelle s'assit sur la couche, s'y allongeant ensuite, puis elle écarta les cuisses, attendant qu'Harlock passât aux choses sérieuses. Celui-ci pour ne pas être gêné retira le ceinturon puis s'agenouilla. Ses lèvres couvrirent de baiser l'intérieur des cuisses remontant au mont de Vénus que les caresses avaient déjà rendu un peu humide. Arrivée à sa hauteur sa langue s'y égara, caressant les douces collines, s'engouffrant profondément dans la grotte humide dont elle caressa les parois puis remonta vers le pic qu'elle caressa passionnément arrachant à Isabelle des gémissements qui devinrent gutturaux avec l'accentuation du plaisir. Harlock, pendant que ses lèvres rejoignaient dans son effort la langue pour vaincre le pic de plaisir, glissa deux doigts dans les gorges humides, s'y enfonçant profondément, l'explorant de manière intense. Il accéléra le mouvement, sa langue s'enroulant autour du si sensible bouton puis ses lèvres le suçotèrent tandis que les doigts augmentaient encore la cadence. Isabelle sentait une vague la submerger bien plus forte qu'auparavant, elle était même plus forte qu'avec Oscar alors que leur relations intimes étaient devenues très intenses. Le plaisir augmenta de seconde en seconde puis un cri de jouissance envahit la pièce, Isabelle les muscles raidis tremblaient quelque peu. Harlock fut surpris lorsque la rivière jaillit brutalement en dessous du pic de plaisir, inondant son visage. Il se recula rapidement, regardant le flot inonder le dessus de lit. Il sortit un mouchoir et s'essuya le visage. Isabelle, le corps secoué par des soubresauts, gémissait bruyamment. C'était la première fois qu'une telle chose se produisait. Harlock se releva puis s'installa à côté d'elle sur le lit, lui caressant le visage, observant ce regard vitreux ivre de plaisir dont l'ardeur avait augmenté.
- C'est avec Oscar que ça a commencé ce phénomène ? S'enquit-il d'une voix douce.
-C'est la première fois, qu'est-ce qu'il m'arrive ? S'étonna-t-elle.
-Disons que tu as pris plus de plaisir que d'habitude, affirma Harlock. Pourtant j'étais certain que lorsque j'avais couché avec toi la première fois tu avais atteint un plaisir maximal mais apparemment ce n'était pas le cas.
La main de la jeune femme, une fois que son rythme cardiaque ce fut un peu calmé, s'égara sur l'entrejambe du capitaine, s'en emparant pour le caresser d'une manière douce et tendre.
-Tu as changé d'avis, tu veux que cela se passe de manière plus délicate ? Proposa Harlock.
-Tu plaisantes j'espère ! Se moqua Isabelle. Je n'ai jamais eu autant de plaisir ! Et je compte bien connaitre encore pendant cette nuit cette expérience fabuleuse ! Tu sais que ton comportement m'intrigue, quand je te regarde, je ne vois aucune colère, juste une pointe de déception. Sans compter la douceur dont tu fais preuve envers moi.
-Peut être que je me montre plus indulgent car je sais que tu as souffert, trahie par ton propre père, avoua-t-il. Mais c'est vrai, que comme Ellie je pensais ou tout du moins j'espérais que tu ferais le bon choix mais ta colère est vraiment trop grande.
-Ne me parles pas d'Eliza tu entends ! Hurla-t-elle en tremblant. Je ne veux plus entendre son nom !
Elle regarda vers le capitaine, celui-ci vit dans ses yeux de la terreur mêlée à de la colère. Elle se jeta sur lui, le forçant à se mettre sur le dos tandis qu'elle se plaçait à cheval au-dessus de lui.
-Elle n'existe plus tu entends ! Ordonna-t-elle en criant. Tu es à moi ! Elle ne te récupèrera pas, je te garde !
Elle l'embrassa avec une rage folle, sa langue explorant la bouche du capitaine sans réserve s'emparant de sa langue pour la caresser longuement. Harlock se laissa faire, répondant au baiser, quelque peu surpris par une telle attitude. Il regarda du côté des Mazones qui à travers le voilage assistaient à tout ce qu'il se passait, se demandant si elles devaient intervenir ou pas. Il était vrai qu'Harlock appartenait aux deux femmes mais elles n'appréciaient guère que cette femme se permette de coucher avec l'amant de leur reine. Isabelle défit la veste brutalement, ouvrit la braguette du pantalon rapidement puis sa main s'engouffra à l'intérieur s'emparant du dragon déjà prêt à l'attaque grâce à l'efficacité des nanos. Elle le caressa longuement l'excitant de plus en plus, l'organe gonflé, dur, les veines saillantes palpitaient sous ses doigts. Harlock gémissait. Il s'empara brutalement du poignet de la jeune femme, rompit le baiser puis l'interrogea du regard. La réponse était claire, elle tenait plus que tout à ce que cela se passe comme elle l'avait décidée. Harlock s'inclina, Il prit une protection dans la table de nuit qu'il plaça sur son membre puis il la bascula brutalement sur le lit, se couchant au-dessus d'elle, se plaçant entre ses cuisses, tenant fermement les poignets de la future reine plaqués au matelas. Son membre durcit, s'engouffra directement dans la grotte jusqu'au fond, que la tête de son dragon atteignit en deux secondes, prenant Isabelle au dépourvu qui gémit, surprise. Sans plus d'attente, il commença à bouger, accélérant ses mouvements pour la faire hurler de plaisir. Ce contact quelque peu brutal, puis les mouvements saccadés excitèrent de plus en plus Isabelle qui gémissait de plus en plus fort. Harlock l'embrassa violemment, Isabelle répondant à son baiser, leur langue entremêlée se caressant voluptueusement. Harlock sentait l'excitation d'Isabelle augmenter, ainsi que son plaisir couler le long de sa verge, l'ultime extase n'était plus très loin. Il augmenta la cadence. Isabelle haletait, son plaisir devenant de plus en plus fort, puis après quelques coups de rein exercés par le capitaine plus tard, il devint extrême. Un cri envahit alors la pièce alors que le bas ventre du capitaine se retrouva trempé par le plaisir de la jeune femme qui jaillit brutalement. Il ne s'arrêta pas pour autant, tenant fermement Isabelle par la taille pendant que celle-ci tremblait, il la bascula au-dessus de lui continuant ses mouvements parfaits qui firent jaillir en continu le plaisir d'Isabelle pendant de longues minutes. Il se retira quelques instants pour la laisser reprendre son souffle et laisser le temps au tremblement de se calmer sans pour autant cesser de l'embrasser, leur langue s'unissant hors de leur bouche de manière obscène. Les deux soldates Mazones étaient rouges de honte et de désir mêlé, jalousant pour la première fois leur reine de pouvoir s'unir à un tel amant. Lorsque le baiser cessa, la jeune femme le regarda en se mordant la lèvre inférieure de désir, son regard luisant de plaisir, l'invitant à la faire hurler d'extase à nouveau. Harlock l'embrassa fougueusement tandis que deux de ses doigts s'engouffraient à nouveau dans l'intimité d'Isabelle, la titillant, l'explorant sans hésitation ce qui provoqua de nouveaux gémissements chez la jeune femme puis en quelques minutes une nouvelle extase qui inonda la main du capitaine accompagné par un cri brutal. Les deux Mazones émoustillées ouvrirent le rideau, regardant ouvertement les deux amants en pleine action. Isabelle jeta un regard vers elles, puis leur fit un clin d'œil coquin alors qu'Harlock la soulevait du lit, les jambes de la jeune femme se plaçant autours de sa taille pendant que la verge du capitaine la pénétrait à nouveau, les mouvements de va-et-vient la faisant hurler de plaisir alors qu'elle incitait le capitaine à y aller plus fort. Alors qu'elle jouissait à nouveau, son plaisir se répandit sur la moquette en jets puissants. L'orgasme du capitaine finit par envahir la protection, la noyant de son abondance blanchâtre. Il posa la jeune femme au sol, puis il retira le préservatif dont Isabelle s'empara avant qu'il ne le mette à la poubelle, le jetant négligemment sur la table de nuit après avoir sifflée d'admiration en voyant l'abondance du liquide présent en elle.
- Je dois dire qu'avec une telle quantité, tu devrais me féconder très rapidement lorsque je pourrai enfin donner librement une héritière au trône, commenta-t-elle gourmande.
Elle regarda du côté des Mazones en ayant un petit rire coquin
-Approchez donc, de loin vous ne pouvez pas profiter du spectacle, invita Isabelle en faisant un sourire complice aux soldates Mazones.
Harlock quelque peu embarrassé, tourna le visage, refusant de regarder du côté des deux soldates dont les regards affamés le dévoraient des yeux.
-Ne sois pas timide, Hans, je n'ai jamais fait cela auparavant, cela pourrait être amusant, roucoula-t-elle. Allez, mon amour, fais-moi à nouveau connaître un rodéo torride !
Sa main glissa du torse, descendit vers la taille puis s'empara de l'organe du capitaine, le caressant pour le mettre à nouveau en état de combattre. La réaction fut rapide ce qui fit sourire Isabelle, Harlock semblait bien plus performant qu'Oscar qui était pourtant beaucoup plus jeune. Elle l'attira vers le lit, s'assit puis ses lèvres s'emparèrent de la verge, sa langue la caressant tandis qu'elle effectuait des mouvements de va-et-vient de plus en plus rapide. Elle s'attarda sur la tête rougeoyante alors que des gémissements s'échappaient de la gorge du capitaine. Cela dura de longues minutes puis Harlock la fit cesser, il s'éloigna s'empara d'une nouvelle protection dont il déchirât l'emballage avec les dents, puis enfila le préservatif rapidement. Il saisit ensuite les poignets de la jeune femme. Sans attendre son accord, il l'allongea brutalement sur le ventre, se couchant au-dessus d'elle, l'empalant rapidement, les mouvements de douces tortures démarrant aussi vite, la faisant hurler de plaisir. Les Mazones n'y tenaient plus. Elles regardaient cet amant incroyable, labourer vigoureusement la future reine qui jouissait en continu depuis une dizaine de minutes en criant son extase sans réserve. Isabelle était ivre de plaisir, elle haletait, l'orgasme divin qu'elle ressentait la rendait folle. Harlock la dominait totalement, l'empêchant de bouger mais lui offrant un plaisir intense, inoubliable qui classait Oscar et Friedrich dans la catégorie des très bons amants moins loin derrière cet homme. Les deux amants s'embrassèrent fougueusement puis Harlock déposa des baisers sur les épaules de la jeune femme puis il fit glisser sa langue doucement sur la peau d'Isabelle au niveau de son dos ce qui acheva la jeune femme la rendant incontrôlable. Elle tremblait de plus en plus en plus.
- Ne laisse pas de traces Hans, haleta-t-elle en jouissant à nouveau.
Harlock sourit, il prenait un maximum de plaisir, contrôlant sa respiration parfaitement afin de faire durer ce moment le plus longtemps possible. Il s'était fait une raison depuis longtemps. Le contact de Sylvidra lui était insupportable mais la douce Isabelle, devenue une amante hors pair qui par sa gourmandise lui procurait beaucoup de plaisir, aussi de céder aux nanos ne le dérangeait pas. Il avait réussi à remonter la pente après sa symbiose avec le chevalier d'or du verseau puis, la reine ne le touchant plus, il allait de mieux en mieux. Certes sans nanos, il serait incapable d'honorer Ellie et encore moins Isabelle mais grâce à elles, il avait décidé de se permettre de céder à un plaisir bestial, sans amour, destiné à satisfaire sa geôlière. Il regarda du côté des Mazones et se dit que ce ne serait pas si mal de faire payer ses tortures à Sylvidra en faisant participer les Mazones à leur petite séance privée.
- Est-ce que cela te dirais qu'on ajoute un peu de piment ? Murmura-t-il à la jeune femme après que celle-ci ait à nouveau inondé le dessus de lit de son abondant plaisir
Il se retira puis sourit aux Mazones qui le dévoraient des yeux. Sans hésiter celles-ci se déshabillèrent puis rejoignirent les deux amants sur le lit. Isabelle surprise, sourit, enchantée par cette initiative un peu surprenante de la part d'Harlock. Le capitaine se coucha sur le lit, une des Mazones s'empala directement tandis qu'Isabelle se plaçait à cheval au-dessus de la tête du capitaine pour que celui-ci puisse l'honorer de sa langue experte. De deux de ses doigts il s'occupa de l'intimité de la deuxième Mazone qui jouit rapidement en hurlant. L'autre Mazone chevauchait de plus en plus rapidement Harlock, jouissant bruyamment, Isabelle le rejoignant de son cri d'extase, inondant le visage du capitaine de son plaisir sans que pour autant que celui-ci n'arrêta ses caresses torrides, faisant atteindre l'orgasme aux trois femmes plusieurs fois de suite sans fatiguer. A bout, il laissa son plaisir s'évacuer dans la protection puis le dragon reprit sa position de repos. Isabelle retira la protection qu'elle jeta sur la table de nuit. Et pendant, qu'Harlock continuait à la satisfaire à l'aide de sa langue, la sienne glissa sur sa verge, récupérant un peu du nectar d'amour blanchâtre au passage qu'elle savourât puis ses lèvres s'en emparèrent dans le but qu'elle enfle à nouveau. La surprise fut de taille lorsque l'intimité du capitaine se gorgea derechef rapidement sans qu'elle ait à s'attarder longtemps. Isabelle s'empala alors chevauchant rapidement son homme pendant que celui-ci continuait à s'occuper des Mazones. Leurs jeux sexuels durèrent longtemps, bien plus qu'avec Oscar ce qui conforta Isabelle dans son choix. Les Mazones n'avaient jamais goûté à un homme pareil .Elle avaient bien connu des hommes mais d'aucun capable de les mettre sur les genoux, comblées, ivres de plaisir. Une fois ces trois gourmandes rassasiés, Harlock se leva puis alla prendre une douche longue destinée à retirer toute odeur de ces ébats malsains. Il retourna dans la chambre, se rhabilla puis remis le lourd manteau, Isabelle, comblée comptait les préservatifs en riant. Harlock l'embrassa fougueusement puis invita les soldates à se rhabiller, il leur fallait rentrer à présent. Isabelle se lova dans les bras du capitaine lorsque celui-ci s'assit près d'elle.
- Merci Hans, ça été merveilleux, avoua-t-elle en plantant son regard amoureux fou dans le sien. Tu es vraiment un homme unique, une vraie merveille.
Le capitaine lui répondit en l'embrassant avec force. Les Mazones quelque peu épuisées se rhabillèrent difficilement, leur intimité bien que ravie était un peu endolorie à cause de la vigueur et la taille du dragon du capitaine. Harlock salua Isabelle puis escorté par les Mazones il quitta ses appartements. Ils traversèrent le sous-terrain rapidement puis ils filèrent à travers la ville pour rejoindre le parc où était posé le vaisseau. Ils décollèrent sans tarder, fonçant vers le vaisseau de la reine. Harlock, docilement se dirigeait vers ses appartements lorsqu'un groupe de soldates l'invitât à se rendre dans la salle du trône où l'attendait la reine. Il sourit, se doutant de la raison de cette convocation. Sylvidra glaciale, les poings serrés par la colère fixa durement son amant tandis qu'il attendait patiemment planté devant elle.
- Comment as-tu osé ? Ragea la reine.
-Je n'ai fait qu'obéir à Isabelle qui lassée d'attendre, avait envie de s'amuser un peu, avoua Harlock d'une voix douce.
-Passe encore que tu la sautes ! Explosa Sylvidra. Mais de quel droit as-tu fais la même chose avec les deux soldates qui t'accompagnaient ! Je les ai fait arrêter ! Elles seront condamnées à mort bien que ce soit encore un châtiment trop doux au vue de ce qu'elles ont osé faire !
Elle planta son regard dans le sien.
-Elles ont osé toucher à un amant royal, elles payeront ce crime de leur vie ! Intima-t-elle en colère.
Harlock ne put retenir un ricanement qui conforta la reine quant à l'amélioration de l'état du capitaine depuis que cette étrange énergie blanche s'était échappée de son corps.
-Tu savais que je te faisais surveiller n'est-ce pas ? Gronda-t-elle. Ainsi tu vas mieux ! Tu es plus coriace que je ne le pensais ou alors tu as simulé pour endormir ma vigilance !
Harlock ne répondit pas, se disant qu'il était bon pour une nouvelle séance de torture qui allait le briser à nouveau.
-Je passe sur ce que tu as fait ! Décida la reine. Je ne peux pas me permettre de perdre un atout tel que toi. La première fois ma jalousie m'a fait y aller un peu fort mais je ne ferai plus la même erreur, tu en avais perdu toute saveur ! En tout cas, lorsque tu te donnes tu es vraiment très doué, dommage que je ne puisse en profiter étant donné mon état.
Elle se leva de son trône, sortit l'arme qu'elle dissimulait dans sa manche. Une patrouille amena les deux soldates terrorisées qui supplièrent leur reine de les épargner. Harlock ne les regarda même pas lorsque la reine tira. Les deux corps s'effondrèrent puis furent consumées par des flammes bleues. Sylvidra tremblait de colère. Alors qu'elle retournait vers son trône, elle fut saisie d'un malaise. Le capitaine la rattrapa alors qu'elle s'effondrait. Il l'amena jusqu'au trône et la fit s'asseoir délicatement.
- Etrange que tu fasses preuve d'une telle douceur envers moi, ricana la reine.
-Je ne fais pas ça pour toi mais pour ma fille, révéla Harlock. Je ne tiens pas à ce qu'elle soit mal en point à sa naissance
- Comment sais-tu le sexe de l'enfant ? Se moqua la reine.
-Si cela avait été un garçon tu te serais fait avorté, affirma-t-il froidement.
La reine ne répliqua pas, vexée.
-Va à tes appartements ! Ordonna-t-elle. N'espère plus mettre mes soldates dans ton lit dans l'espoir que je les tue après cela. Je vais donner des consignes et ces deux idiotes serviront d'exemple. Je suis ravie qu'avec Isabelle cela se passe bien mieux qu'avec moi, vous ferez un couple magnifique ! Est-ce que l'aimes ?
-Non, soutint-il froidement. Tu sais très bien de qui je suis amoureux et auprès de qui je ne pourrai plus jamais retourner et ce même si elle trouvait le moyen de me sauver, vu comment vous m'avez souillé de vos désirs lubriques.
-Tu ne t'es pas tant que cela fait prier pour Isabelle, grinça la reine.
-Ça te surprend ? Contrairement à toi, son contact ne me révulse pas ! Rétorqua Harlock froidement. Repose toi, pense au bien de la petite, bien que tu sois incapable de fonctionner comme une mère normale qui désirant un enfant veille jalousement sur le bébé à naître !
La réponse de la reine fut brutale et la gifle retentit à travers la salle du trône.
-Je te conseille à toi aussi d'économiser tes forces. Je sais de sources sûres qu'Oscar passera bientôt à l'offensive concernant Von Kiel, ce sera à toi d'agir ensuite ! Rappela-t-elle sèchement. Finit les galipettes jusqu'à ce que tu l'ais vaincu !
Harlock ne broncha pas, quittant la pièce après s'être assuré que l'enfant allait bien en déposant sa main doucement sur le ventre rebondi de la reine. Il sourit en sentant le coup de pied donné par sa fille avant de partir ce qui stupéfia la souveraine. Ainsi donc cela ne le dérangeait pas que ce bébé tout comme Mark ait été fait sans son consentement. Décidément, pour la reine, cet homme était une énigme. Elle serra les poings, émue, essayant de repousser cette faiblesse au plus profond d'elle-même. Elle le regarda partir puis alla se coucher. Dans le lit, elle pleura pendant de longues minutes maudissant les hormones en les accusant de la perturber. Harlock une fois dans ses appartements ne se coucha pas immédiatement. Il s'assit, réfléchi un bon moment puis il ferma son œil en respirant profondément.
- Mark ? Appela-t-il. Je t'en prie mon fils, réponds moi.
Il attendit plusieurs minutes puis ne sentant rien, une larme roula sur sa joue qu'il essuya rapidement en ouvrant l'œil. Ce fut là qu'il vit son fils contrit qui le regardait tristement
- Je suis tellement désolé papa, s'excusa Mark. J'avais pourtant envoyé des secours en espérant qu'ils arriveraient avant ma mère mais il n'y a rien eu à faire.
-Ne t'en fais pas pour ça, ce n'est pas grave, le rassura Harlock en souriant. Ce qui m'inquiète plus c'est Isabelle, elle se débarrassera dès que possible de la Résistance. Elle tient vraiment trop à pouvoir régner sans partage.
-Avec toi à ses côtés pour le plaisir et la conseiller, affirma Mark. Ne t'inquiètes pas pour Stone. Tout ira bien, il n'est pas naïf.
-Je sais. Dis-moi comment est-il possible que le chevalier d'or du verseau Camus soit en vie ? L'interrogea Harlock surpris
-Je ne sais pas, c'est la décision des gardiens papa, avoua Mark.
-Et je suppose que tu n'as pas le droit de trop parler, comprit Harlock.
-Ils ont aussi limité mon accès aux informations tout comme à Kurt mais j'ai une bonne nouvelle pour toi papa, révéla Mark en souriant bien que des larmes coulaient sur ses joues
-Mon équipage ? Bondit Harlock en joie.
-Oui, tu as perdu des hommes dans l'assaut mais la plupart s'en sont sortis comme tes deux lieutenants et ton ami Toshiro
-Merci mon Dieu ! S'exclama Harlock alors que ses larmes coulaient.
-Ce n'est pas tout, Elliot Grant, le général Martin et Ryo Kimura s'en sont aussi sortis, termina Mark en souriant.
-Alors Sylvidra et Isabelle vont perdre ! S'exclama Harlock alors que des larmes de joie coulaient sur sa joue. Si mes lieutenants s'en sont sortis ainsi que mes deux meilleurs amis alors le règne d'Isabelle ne durera pas ! Je perdrai face à eux et l'Arcadia c'est certain. Mes lieutenants me connaissent parfaitement et Elliot Grant est devenu un très bon stratège ! Je vais être libéré et je te rejoindrai bientôt mon petit ! Tu ne pouvais pas me donner de meilleures nouvelles ! Je te remercie !
-Garde espoir papa, souhaita Mark en pleurant. N'abandonne pas trop vite, promets le moi !
-Je te le promets mais toi et moi nous savons que les chances de réussite sont faibles, se justifia Harlock.
-Sais-t-on jamais ! Sourit Mark en disparaissant.
Harlock sourit en se disant que son fils ne désespèrerait jamais de le sauver. Il se coucha puis s'endormit rapidement apaisé. Pour la première fois depuis des mois, son sommeil fut sans cauchemar, des plus reposants. Les jours suivants passèrent lentement. Il se demanda comment évoluait la situation sur Amos, la reine lui refusant toute information. Lorsqu'une soldate vint le chercher pour se rendre dans la salle des communications, il obéit docilement se doutant de qui il pouvait s'agir. Il sourit avec douceur en voyant le visage de son avocat ruisselant de larmes. L'avocat semblait épuisé et quelques peu désespéré bien qu'il rayonnait de joie en voyant son ancien client.
- Que vous arrive-t-il maître Stone ? S'enquit Harlock inquiet.
-On a besoin de l'aide des ingénieurs de Sylvidra, avoua l'avocat.
-A quel sujet ? Insista Harlock qui doutait que la reine accepterait d'aider.
-On a un problème dans la construction des bases. Il nous faudrait quelqu'un pour calculer la résistance des matériaux, vérifier nos plans et s'assurer que tout ne risque pas de s'effondrer, indiqua l'avocat.
-Envoyer moi ce que vous avez, je vais m'en charger, proposa Harlock.
-Vous connaissez un architecte ? S'étonna l'avocat.
-Non, mais ce genre de calculs n'est guère compliqué, je peux m'en charger moi-même, affirma Harlock en souriant. Quelles poutrelles de soutènement avez-vous prévus ?
-Des poutrelles faites du nouveau minerais utilisé par le duc, révéla Stone de plus en plus surpris.
-Vous avez vérifié leur résistance ? L'interrogea Harlock.
-Voilà, se contenta Stone en envoyant les données.
Harlock commença les calculs en regardant la profondeur des bases et leur étendue.
-Prévoyez un double système de ventilation, à une telle profondeur, la chaleur risque d'être intenable et comme cela si l'un tombe en panne le deuxième prendra le relais, par contre si vous voulez vous confectionner des serres vous n'aurez pas besoin de chauffer, glissa Harlock en souriant tout en pianotant furieusement sur l'ordinateur.
Il se tut quelques minutes pendant lesquelles l'avocat le regarda avec des yeux ronds.
-Voilà, c'est fait, affirma Harlock en renvoyant les fichiers. Ne trainez pas pour les bâtir. Von Kiel ne va plus tarder à remonter à la charge et Oscar sacrifiera Amos et d'autres planètes pour lui faire croire qu'il est en train de gagner alors qu'il se contentera de tracer les vols pour attaquer ensuite par surprise.
-Merci beaucoup capitaine. Je…
L'avocat s'arrêta lorsqu'Harlock lui intima le silence puis coupa la communication. Stone surpris regarda les fichiers, le capitaine avait corrigé certaines erreurs et fait l'intégralité des calculs. Sur le dernier fichier, Stone lut un message qui le fit bondir de joie. Il se rua hors de la salle pour prévenir les membres du groupe de la bonne nouvelle.
Depuis qu'ils avaient les fonds, les deux chevaliers s'étaient chargés de faire les emplettes auprès des paysans, qui, confiants, leur vendirent tout ce qu'ils cachaient. Ils pensaient à tort que le duc tiendrait parole en les sauvant si jamais Von Kiel venait à attaquer. En échange de cela, ils devaient continuer à produire toujours plus de victuailles mais le duc fermait les yeux sur les trafics tant que ses troupes étaient correctement nourries, peu lui importait que le peuple soit au bord de la famine. Les deux chevaliers avaient achetés des tonnes de lait qui furent transformées en lait en poudre puis stocker dans des silos. Les bœufs et autres animaux abattus furent changés en pâtés et autres conserves qui étaient en attente dans les tunnels, les rames de métro étant d'ores et déjà pleines. La farine, le sucre et le riz furent eux aussi installés dans de gigantesques cuves d'acier tout comme les hectolitres d'huile végétale. Stone trouva les deux chevaliers en train de terminer le rangement de différents bocaux en verre. Stone trop heureux pour parler donna au chevalier d'or du verseau le message ainsi que le plan. Camus sourit en apprenant lui aussi la nouvelle. Ainsi l'ancien leader de la Résistance était en vie tout comme une bonne partie de l'équipage du capitaine. C'était la première bonne nouvelle depuis longtemps et il comprenait la joie de l'avocat qui en pleurait, lui qui était épuisé reprenait enfin un peu de force. Camus en était sûr à présent, il pouvait quitter cette portion de la galaxie tranquille, les dictateurs perdraient tôt ou tard.
