Chapitre 21 : Oscar et Von Kiel

Isabelle observait son époux, alors qu'il s'était installé face à la console, les troupes de Von Kiel avait terminé la destruction totale d'Amos. Pour la jeune femme ce ravage était problématique. La planète transformée en véritable boule de feux au niveau de ses terres émergées n'avait plus aucun habitant ce qui faisait des partisans en moins pour la destitution du duc et son propre couronnement. Mars était entièrement dévouée à Oscar et au Consortium, obtenir le soutien de la population serait pratiquement impossible. Il restait que peu de planètes susceptibles d'aider la jeune femme. Sur cinquante planètes faisant partie du Consortium, une quinzaine n'était plus que des tas de cendres. Les vaisseaux de Von Kiel finirent par quitter le ciel d'Amos. Ils se regroupèrent à proximité de la planète. Oscar attendit patiemment que les vaisseaux mettent leurs boucliers occultant avant de mettre en marche l'analyseur de fréquence puis il envoya les données au traceur qui allait suivre les vaisseaux de Von Kiel jusqu'à la zone où ils se cachaient. Il fit ensuite transférer l'information au Vénus.

-Nous partons, décidât-il. Que mes troupes décollent de leur base pour me rejoindre. Qu'elles soient sous bouclier occultant.

Il se tourna vers sa jeune épouse qui lui sourit avec douceur

- Veux-tu m'accompagner dans cette guerre Isabelle ? Proposa Oscar.

-Avec joie ! Accepta celle-ci. Cela fait si longtemps que j'attends la chute de cet homme que je ne voudrai manquer cela pour rien au monde !

-Dans ce cas allons-y, sourit Oscar.

Il offrit son bras à la jeune femme qui le prit avec plaisir. Les deux jeunes gens retournèrent à bord du Vénus escorté par Von Stadt. Le vaisseau décolla dès que les portes furent refermées. Le capitaine alluma directement le bouclier occultant. L'appareil prit alors la même direction que les troupes de Von Kiel en toute discrétion, conservant sagement ses distances. Pendant des jours, le Vénus suivit sa proie sans la perdre de vue une seconde. A la grande surprise d'Isabelle, pendant ce voyage, Oscar passait ses nuits auprès d'elle alors que la jeune femme non remise de sa fausse-couche forcée ne pouvait guère offrir au duc les plaisirs auxquels il était habitué. Il dormait près d'elle en la serrant contre lui ce qui pour la jeune Isabelle était très agréable. Elle ressentait des émotions ambigües envers cet homme, regrettant à chaque fois qu'il se montrait gentil avec elle qu'il n'était pas comme Harlock, un fier combattant, droit, honnête, d'une force inégalée mais avec une bonté d'âme sans pareil. Les vaisseaux de Von Kiel commencèrent à ralentir lorsqu'ils furent à proximité des bases du roi. Oscar, Installé sur son fauteuil de dirigeant sur la plate-forme de commandement était soufflé par l'étendu des possessions de Von Kiel. Il disposait d'une base immense qui flottait tel un astre artificiel. Sur cinq plateaux circulaires étaient installée l'équivalent d'une cité comme la capitale d'Amos. Sur le plateau central, il y avait le château du roi Von Kiel. Relié à lui au Nord au sud à l'ouest et à l'est par des tunnels de transports translucides les quatre autres plateaux disposaient d'habitations, de surfaces agricoles, de vergers et des forêts, le tout sous bouclier pressurisé créant ainsi une couche d'ozone et une atmosphère viable. En dessous de chaque plateaux, l'on pouvait vois les moteurs ainsi qu'un dispositif capable de créer un bouclier supplémentaire qui engloberait dans une sphère parfaite les cinq plateaux. Le Vénus se cacha près d'un astéroïde afin d'observer toute à loisir la situation. Von Kiel outre la base résidentielle en disposait d'une seconde où des vaisseaux de guerre étaient amarrés par centaines, prêts à réagir à la moindre alerte. L'attaque serait difficile et le combat très serré mais l'idée de s'emparer de cette magnifique cité spatiale lui plaisait. Il fit envoyer une sonde qui espionna les abords du palais. Elle filma ensuite les quatre autres plateaux. Il n'y avait que des femmes sur la cité, les filles de Von Kiel étaient au palais, celles des aristocrates se trouvaient dans les autres châteaux répartis sur le plateau central, tandis que les femmes faisant partie de la haute bourgeoisie et des fidèles de Von Kiel se trouvaient sur le reste de la base. Il devait bien y avoir en tout cent milles femmes ce qui enchantaient Oscar tandis qu'une lueur gourmande illuminait son regard en voyant le spectacle qu'offraient celles-ci dans leurs activités quotidiennes sans savoir qu'elles étaient observés par des hybrides en mal d'épouses ou d'amantes. Isabelle fut émue de voir ses sœurs, sa cadette Gwendoline était devenue vraiment magnifique avec ses longs cheveux bouclés qui lui descendaient dans le creux des reins et ses immenses yeux bleus un peu rêveurs. Elle n'était pas la seule à l'admirer Oscar et Von Stadt en faisant tout autant, le fait que son époux puisse oser regarder une autre femme avec désir ne la surprenait pas mais en revanche le fait que Friedrich qui ne semblait pas être intéressé par les femmes se mette à les désirer la surprenait beaucoup. Certes, elle avait couché avec lui, plus d'une fois, jusqu'à l'épuisement même, mais il lui avait toujours semblé que le jeune homme semblait plus être intéressé par les personnes du même sexe que lui que par les femmes. Elle se retira avec un sourire aux lèvres compréhensif laissant ces deux voraces à leur contemplation gourmande d'un assortiment de femmes qui serait tout à eux dès qu'ils auraient vaincus Von Kiel.

Oscar se devait d'attendre, ses vaisseaux de guerre n'arriveraient que d'ici quelques jours. Pendant ce laps de temps, il ne devait pas se faire repérer et attendre bien sagement. Bien qu'il passait ses nuits avec Isabelle, il calmait ses pulsions avec le jeune Von Stadt avant de la rejoindre. Ce soir-là aurait dû être le même que celui des jours précédents, mais une surprise de taille l'attendait dans la cabine où il satisfaisait ses besoins avec Von Stadt. Oscar, ce soir-là, donna ses ordres comme à l'accoutumé puis il entreprit de rejoindre son amant dans la cabine qui jouxtait la sienne. L'isolation phonique étant parfaite, il espérait bien que sa tendre moitié ignorait ce qu'il se passait. Etrangement depuis quelques temps il se sentait coupable, et, alors qu'auparavant il ne se gênait pas pour afficher sa bisexualité devant son épouse, la faisant même participé à ses soirées, il tenait plus que tout à éviter à présent qu'elle ne sache ce qu'il faisait, de plus il ne supportait plus l'idée de la partager avec son compagnon de parties fines. Oscar devenait jaloux et il commençait à craindre que les sentiments qu'il sentait naître pour son épouse n'affectent ses décisions. Ce qui le soulageait c'était que malgré ses sentiments il restait lucide. Il se doutait depuis la disparition des sexaroïdes des plans d'Isabelle, bien qu'il ne voyait pas qui pourrait mener cette armée jusqu'à la victoire qui la mettrait sur le trône. Il savait que jamais Sylvidra ne se chargerait de ce travail, il avait un temps soupçonner Von Stadt, mais celui-ci n'avait pas les compétences en stratégie nécessaire, aussi, il ne cessait de s'interroger sur l'identité de l'homme ou de la femme qui s'était associé à Isabelle, prêt à mener son armée à l'affronter lui, l'homme qui avait défait le capitaine de l'Arcadia. Alors qu'il était perdu dans ses pensées, il entra machinalement dans la cabine sans ressentir la présence qui se trouvait à l'intérieur qui lui avait pourtant envoyé des ondes destinées à faire deviner son identité au nouveau venu. Oscar se trouvait dans une cabine plongée dans le noir complet, la faible lumière venant des étoiles à l'extérieur n'éclairant presque pas la pièce. Machinalement, il retira son ceinturon et le jeta sur le banc qui se trouvait au pied du lit. Ce fut à ce moment-là qu'il réalisa que quelque chose était anormal. Il ne sentait pas le parfum de son amant, celui qui lui caressa le nez, bien que suave, lui était totalement étranger. C'était bien un parfum d'homme mais en aucun cas celui de son compagnon de jeu. Il entendit alors un rire clair et élégant venir de derrière lui. Par réflexe il jeta un regard inquiet à son ceinturon en se demandant comment un étranger avait pu accéder à son bord. Ce fut à ce moment qu'il senti la vague d'énergie légère le traverser, cette énergie qu'il aurait reconnu entre mille.

- Hadès, murmura-t-il en se détendant.

-Bonsoir Oscar, le salua le Dieu des enfers en quittant le fauteuil où il s'était confortablement installé.

Oscar ne se retourna pas, il sentit le Dieu des enfers se placer juste derrière lui, son souffle chaud caressant son cou.

-Bonsoir Hadès, sourit Oscar. Lorsque j'ai vu le laboratoire exploser j'ai vraiment cru que ton corps avait été détruit.

-Je suis arrivé juste à temps, et les corps, bien qu'inachevés, étaient utilisables, affirma Hadès. Un bain purificateur aux enfers à achever leur constitution.

-Ton armée est au complet ? S'étonna Oscar.

-Grâce à toi, le remerciât Hadès en effleurant le cou d'Oscar de ses lèvres.

Il s'empara de la taille du futur roi, puis, brutalement sans prévenir il le tira jusqu'au mur afin de le plaquer contre la cloison, son regard troublant planté dans celui du jeune homme qui ne cilla pas.

-Dis-moi, mon bel aristocrate français, est ce que tu n'aurais pas ordonné à tes scientifiques d'implanter quelque chose en moi et mon armée ? L'interrogea faussement le Dieu des enfers. Aurais-tu l'intention de te retourner contre ton maître ? Tu veux que nous inversions nos rôles ma magnifique créature ?

Oscar se contenta de sourire. La main d'Hadès qui lui tenait le cou ne semblait pas vouloir serrer et il ne sentait aucune menace.

-Je ne vois pas de quoi tu parles, affirma Oscar en souriant.

La gorge d'Hadès émis un nouveau rire clair.

-Tu as de la chance d'être un met irrésistible mon bel Oscar sans quoi tu serais déjà mort.

-Est-ce que tu es déçu ? S'étonna Oscar

-Au contraire, je l'aurai été si tu n'avais pas tenté une entreprise de ce genre, rétorqua Hadès d'une voix douce.

Il commença à déposer des baisers sur la gorge du jeune homme qui s'y prêta volontiers, laissant les mains du Dieu s'égarer sur son torse. Hadès déboutonna doucement la veste d'officier aristocratique, il investit la chemise afin que ses mains puissent glisser sur le torse d'Oscar. Sa main droite glissa jusqu'au mamelon gauche dont le Dieu s'empara, le pinçant entre deux doigts faisant gémir Oscar. Hadès s'arrêta puis plantant son regard dans celui du duc.

-C'était bien le moment que tu tombes amoureux, reprocha Hadès. Qui plus est de ta propre épouse qui ne souhaite qu'une seule chose, te voir te balancer au bout d'une corde.

-Je ne suis pas amoureux d'elle, réfuta Oscar faiblement.

-Méfies-toi d'elle, elle est déjà prête à te trahir, indiqua calmement Hadès.

-Je sais et je me battrai jusqu'au bout, révéla Oscar. Mais je suis prêt Hadès et de toute manière si je finis par me faire tuer, tu détruiras toute l'humanité comme tu l'avais prévu depuis le début en te servant de moi pour recréer ton corps.

Hadès eut un ricanement.

-Je vois, si tu ne peux régner tu entraines toute l'humanité en enfer avec toi, comprit le Dieu en souriant. Il n'y a pas à dire tu es parfait, prêt à tout pour réussir, le genre d'homme précieux dont j'ai besoin, hors de question que tu y laisses la vie Oscar.

-Est-ce que tu sais avec qui mon épouse s'est associée ? S'enquit Oscar d'une voix faible alors que les lèvres du Dieu des enfers s'étaient emparées du mamelon, le torturant délicieusement, arrachant des gémissements au jeune homme

-Inutile de parler des sujets qui fâchent tout de suite, profitons de ce moment pour nous retrouver, tu m'as manqué mon bel officier, le flatta Hadès.

-Avec tout ce qu'il s'est passé entre nous il y a une semaine ? S'étonna Oscar en riant.

-Tu oublies que c'était qu'avec mon âme, c'est très différent avec un corps. Ne te fais pas prier Oscar, tu sais que j'obtiendrai de toi ce que je veux que tu sois consentant ou non, le menaça Hadès.

-Je n'ai pas l'intention de me refuser à toi, Affirma Oscar. Ce qu'il y a c'est que j'ai toujours rejoint mon épouse après mes ébats avec Friedrich, je suppose que tu ne te contenteras pas d'une petite heure de plaisir

-Tu as peur que ta femme nous surprenne ? Se moqua le Dieu des enfers. Cela pourrait faire son éducation et je n'aurai rien contre le fait qu'elle se joigne à nous.

Il sentit Oscar se raidir.

-Je plaisantais, rassure-toi. Je n'apprécie pas beaucoup cette vipère, j'ai des vues sur une femme beaucoup plus précieuse. Le rassura Hadès d'une voix douce. Maintenant cesse d'hésiter, j'ai envie de goûter aux plaisirs charnels avec ce nouveau corps, surtout avec toi, tu es d'une voracité sans égale !

Les lèvres du Dieu des Enfers s'emparèrent des siennes, sa langue s'unissant à celle d'Oscar voluptueusement éveillant le désir du futur roi qui se manifesta sous les caresses expertes d'Hadès dont les mains s'étaient emparées de son intimité.

Isabelle n'était pas dupe, elle se doutait que son mari devait compenser le manque de plaisir charnel avant de venir la rejoindre. Comme tous les soirs, elle alluma la caméra qui donnait dans la cabine où Oscar s'ébattait avec Von Stadt avant de venir dormir à ses côtés. Elle avait mis en place cette surveillance car l'attitude de son époux l'inquiétait, cette attention constante, le fait qu'elle n'était plus jamais seule, lui laissait penser que le duc se doutait qu'elle préparait quelque chose. Il devait d'ores et déjà la soupçonner pour le vol des sexaroïdes mais par manque de preuve il se contentait de la surveiller ce qui l'inquiétait grandement. Elle devait s'évader peu de temps avant l'offensive lancée par Harlock et elle craignait fortement de ne pouvoir y parvenir, son époux risquait fort de l'assassiner dès que le capitaine de l'Arcadia attaquerait. Aussi essayait-elle de trouver la moindre opportunité pour fuir quitte à devoir partir dès à présent. Elle était prête à prendre le risque plutôt que d'attendre sagement qu'Oscar ne vienne l'éliminer.

Lorsque l'image arriva sur l'écran elle fut très surprise de voir Hadès en personne embrasser fougueusement son époux. En tremblant elle augmenta le volume. Elle n'arrivait pas à croire que le Dieu des enfers ait pu récupérer son nouveau corps à temps, si son époux avait l'aide du Dieu des enfers, Harlock ne pourrait jamais le vaincre. Sans savoir qu'Isabelle allait assister à la totalité de leurs ébats, Oscar commença à se déshabiller ouvrant son pantalon, libérant son instrument prêt au combat.

Isabelle fut tentée d'intervenir, horrifiée à l'idée que son mari puisse coucher avec le Dieu des enfers mais en voyant la sensualité troublante d'Hadès elle se ravisa regardant en rougissant quelque peu les ébats des deux amants. Isabelle jusqu'à présent n'avait pas été particulièrement troublée des pratiques sexuelles de son époux, celui-ci quoi qu'il advenait dominait la situation et son partenaire. Mais ce qui était valable pour Von Stadt ne l'était pas avec Hadès, c'était lui qui menait le jeu, savourant le corps de cet homme qu'il désirait toucher réellement depuis si longtemps. Le Dieu des enfers portait une étrange armure noire brillante équipée de grandes ailes de la même couleur qui disparut dès qu'il décida de passer aux choses sérieuses, révélant son corps parfait, entièrement nu qu'Oscar s'empressa de caresser dès qu'il fut à sa portée. Il entraina son compagnon de jeu vers le lit sans cesser de l'embrasser. Isabelle remarqua que l'intimité au repos du Dieu répondait à toutes les espérances en action. Elle vit son époux déposer des baisers gourmands sur le torse d'Hadès, descendre le long des abdominaux. Une fois à hauteur de l'instrument d'Hadès, ses lèvres s'en emparèrent, sa langue se chargeant de rendre ivre de plaisir le Dieu des enfers qui commença à gémir. Isabelle n'avait jamais vu Oscar faire ce genre de chose à Von Stadt et il s'avérait qu'il était plutôt doué.

- Tu es incroyable Oscar, le félicita Hadès. Pas étonnant qu'Harlock lorsque tu t'amusais avec lui contre son gré n'ait pu résister à une telle caresse.

Les lèvres d'Oscar quittèrent la verge pour s'emparer d'une partie du sac de graines que sa bouche aspira faisant gémir plus fort le Dieu des enfers. Celui-ci sentait son rythme cardiaque accélérer, son plaisir croître de seconde en seconde tandis que la langue du jeune homme remontait vers l'extrémité de la verge en la caressant délicatement. Ses lèvres reprirent leurs caresses initiales rendant fou de plaisir le Dieu des Enfers qui gémit de plus en plus fort .Lorsqu'il sentit que son compagnon de jeu était en train d'atteindre le point de non-retour, il avala l'intimité de son amant jusqu'à la garde. Le plaisir d'Hadès finit par se libérer, Oscar avala consciencieusement ce qui échappa de la verge d'Hadès puis il lâcha l'organe qui était en train de désenfler, reprenant sa taille d'origine. Oscar se releva, retira ses derniers vêtements puis s'offrit au Dieu des enfers dont le regard luisant en disait long sur les plaisirs qu'il souhaitait s'offrir avec lui. Il s'empara de l'organe d'Oscar qui était dur, les veines saillantes, ayant grand besoin d'être soulagé. Il le caressa longuement, en accélérant puis en ralentissant à plusieurs reprises jusqu'à ce que le plaisir du jeune homme se répande dans sa main tandis qu'un cri d'extase s'échappait de sa gorge que le Dieu des enfers couvrait de baisers.

-Ne laisses pas de traces, s'il te plaît, souhaita Oscar.

-Tu tiens tant que cela à ménager la susceptibilité de cette vipère ? Se moqua Hadès. Je pourrais l'éliminer d'un geste si tu me le demandais, après tout, il y a sa jeune sœur Gwendoline, une adorable jeune fille qui saurait te combler crois-moi, j'ai sondé son âme et contrairement à sa sœur elle n'a pas atterri au couvent et elle est très désireuse de goûter à certains plaisirs et tu ne lui es pas indifférent.

Oscar garda le silence.

-Oscar, elle ne t'aime pas et elle t'a trompé ouvertement ! Insista Hadès

-Je ne me suis pas gêné moi non plus, je ne lui ai laissé aucune chance, la rejetant directement alors que nous étions tous les deux dans la même galère, rappela Oscar tristement.

-Serais-tu devenu faible et stupide ? S'énerva Hadès. Tu ne dois pas laisser tes sentiments te guider !

Isabelle choquée par les propos de son époux sentit les larmes lui monter aux yeux, ainsi tout comme elle, ces mois passés ensemble à se redécouvrir en tentant de berner l'autre avait fait naître en lui des sentiments nouveaux comme cela l'avait fait pour elle. Elle se mit à pleurer ne sachant comment régler cela. Oscar s'était associé au Dieu des enfers, elle ne pouvait le laisser continuer, elle n'avait plus le choix, elle devait l'arrêter. Mais qui sait, peut-être qu'une fois qu'elle serait au pouvoir, elle pourrait protéger Oscar, le garder en vie, sauver son âme si cela était possible. Horrifiée, elle vit dans les yeux du Dieu des enfers un éclat de colère qui lui fit craindre le pire pour son époux. Hadès, agacé par les propos de son disciple s'empara de lui le jeta sur le lit. Oscar, surpris, atterri sur le ventre. Il sentait la poigne ferme d'Hadès sur son corps le plaquant sur le matelas tandis que son intimité voulait à nouveau s'amuser un peu.

-L'amour est une connerie Oscar ! Cela te fait perdre ton jugement ! Cela te rend faible et vulnérable ! Soutint Hadès en mettant une protection qu'il lubrifia ensuite.

Il écarta les fesses de son amant puis le pénétra brutalement arrachant à Oscar un cri de douleur. Il commença à bouger, s'enfonçant à chaque fois jusqu'à la garde. Oscar sentit une vague de plaisir l'envahir.

-Le fameux point P magique… Roucoula Hadès dans son oreille en haletant de plaisir.

Oscar sentait un plaisir incommensurable l'envahir, il se sentait partir puis hurler. Hadès veillant à l'exciter manuellement le jeune homme perdait pied, flottant dans un bain d'extases multiples long et unique. Hadès couvrait le dos d'Oscar de baisers, le léchant par moment. D'une main il se tenait fermement à la hanche d'Oscar tandis que de l'autre il offrait un plaisir maximal à son amant dont les hurlements d'extase le faisait chavirer à son tour. Oscar était un amant incomparable, expert dans le domaine des plaisirs charnels.

-Ma merveille, murmura Hadès. Apparemment je ne suis pas le seul qui ait profité de cet orifice, combien sont passés avant moi ? L'interrogea le Dieu des enfers.

-Je ne me suis pas amusé à compter, avoua Oscar en gémissant entre deux orgasmes.

Hadès rit, sa main depuis le début se remplissait de liquide, témoin de l'excitation profonde du jeune homme et de son intense plaisir. Oscar, finit par jouir, libérant son plaisir qui se répandit sur le matelas, le tâchant de matière importante. Hadès finit par le rejoindre, son plaisir inondant la protection. Il se retira, enleva le préservatif qu'il jeta dans la poubelle puis rejoignit son amant sur le lit, s'allongeant à côté de lui.

-Quelle extase, le félicita Hadès. Tu es bien meilleur que mes spectres au lit, beaucoup sont très coincés

-Et comme tu es leur Dieu cela doit les mettre mal à l'aise, justifia Oscar en reprenant son souffle. Pas étonnant qu'ils ne puissent se donner à fond, sans compter que pour ceux qui ne sont pas bi cela doit être difficile à gérer, après tout, ils ne peuvent te dire non.

-Que comptes-tu faire pour ta femme ? L'interrogea Hadès.

-Je vaincrai son armée et j'espère arriver à la conquérir, il n'est peut-être pas trop tard pour nous deux, souhaita Oscar.

-Il y a peu d'espoir, affirma Hadès. Bien qu'elle soit sous une étroite surveillance elle t'a trompé avec celui qu'elle a chargé de mener la bataille.

Le sang d'Oscar se glaça dans ses veines.

-Qui ? S'inquiéta Oscar.

-Harlock, lâcha Hadès.

-Il est mort ! S'insurgea Oscar. C'est impossible !

-Détrompes-toi, le gardien est bien vivant, c'est ta propre épouse qui l'a sauvé avec l'aide de Sylvidra. C'est lui qui mènera l'assaut.

-Comment a-t-il pu en réchapper ?

-Les gardiens ont veillé sur lui pour qu'il tienne jusqu'à l'arrivée des secours. Étant donné mon affaiblissement et la perte de mes pouvoirs je n'ai découvert que tout ceci il y a peu, après avoir pu récupérer mon corps.

-Je l'ai battu une fois, je réussirai à nouveau, affirma Oscar d'une voix éteinte.

-Débarrasse-toi d'Isabelle Oscar ! Conseilla Hadès en se relevant.

Le Dieu des enfers rappela son armure qui vint le recouvrir. Oscar restait allongé, pensif, refusant ce que le Dieu des enfers exigeait de lui.

-Je vois, céda Hadès. J'espère pour toi que tu vaincras. A plus tard mon bel officier, le salua le Dieu des enfers avant de disparaître.

Isabelle, horrifiée, coupa la caméra, son époux savait tout à présent. Elle craignait fortement la décision qu'il prendrait. Elle doutait fortement que le début d'amour qu'il ressentait pour elle changerait les choses. Elle craignait fortement qu'il décidât de l'éliminer sur le champ. En tremblant, elle s'approcha du vaste hublot de sa cabine d'où elle se mit à regarder avec angoisse la mer d'étoiles hostile qui l'empêchait de fuir aussi facilement que sur Terre. Elle attendit une bonne heure. Soudain, la porte de la cabine s'ouvrit pour laisser entrer son époux qui alla directement près d'elle. Il la serra dans ses bras, sans rien lui dire. Il déposa un baiser sur ses cheveux puis ils restèrent enlacés un bon moment.

-Tu n'es pas fatiguée ? S'enquit-il d'une voix douce.

-Non, répondit-elle simplement.

-Mes troupes seront là demain à la première heure, nous passerons à l'assaut tout de suite après, nous devrions nous coucher, j'aurai besoin de toutes mes forces demain, décida-t-il.

Il relâcha son étreinte, s'éloigna de son épouse puis il commença à se déshabiller. Isabelle en fit de même sans dire un mot, angoissée et en même temps terriblement triste. Même si Oscar refusait de l'admettre, la thérapie génique l'avait quelque peu changé, lui qui n'avait jamais aimé véritablement ressentait enfin ce sentiment pour quelqu'un, elle qui plus est.

Ils se couchèrent, Oscar la tenant contre lui, il était très fatigué, le moment intime qu'il avait passé avec Hadès l'avait quelque peu vidé de ses forces. En temps normal, il menait la barque ce qui faisait qu'il pouvait s'offrir des heures de plaisir avant de ressentir la fatigue mais lorsqu'il subissait les assauts et qu'il ne contrôlait plus rien, il s'épuisait plus vite surtout lorsque l'amant était exceptionnel ce qui était le cas d'Hadès. Il colla son visage sur l'épaule de son épouse, Isabelle sentit le souffle doux de son époux contre sa peau ce qui lui fit monter les larmes aux yeux.

-Je t'aime Isabelle, murmura-t-il avant de s'endormir.

Les larmes de la jeune femme se mirent à couler tandis qu'elle pleurait en silence. Oscar savait tout, elle allait être encore plus surveillée et elle ne pourrait plus entrer en contact avec Harlock afin de lui demander d'épargner son époux, la machine était lancée et pour la première fois elle sentait une tristesse infinie en elle. Elle l'aimait elle aussi et ce malgré toutes les tentatives pour que cela n'arrive pas. Elle se retrouvait amoureuse de deux hommes et n'arrivait plus à choisir. Elle se dit que si Harlock le capturait, elle pourrait le garder près d'elle. Elle garderait son époux et prendrait Harlock comme amant et père des héritiers royaux. Elle ne pouvait laisser Oscar régner, il était trop dur, trop cruel, son contact avec Hadès l'avait rendu impropre à une telle fonction mais elle pouvait espérer peut être arriver à le rendre heureux et lui faire oublier ses désirs de pouvoir.

Le lendemain matin, elle entendit Oscar se lever. Elle n'avait pas réussi à dormir de la nuit, elle était épuisée et un mal de crâne terrible lui vrillait le cerveau, l'empêchant de réfléchir correctement. Oscar avait pris soin de s'habiller dans le noir, en limitant ses mouvements pour ne pas la réveiller puis il était parti. Isabelle n'arrivait pas à croire qu'il ne soit pas plus en colère que ça de sa trahison. Elle réalisa alors à quel point la thérapie génique avait été miraculeuse. Même si Oscar ne redevenait jamais entièrement humain, il n'avait plus cette haine et cette colère brutale. En revanche en matière de combat, elle savait qu'il serait implacable, sacrifiant tout pour vaincre. Elle se leva une heure plus tard puis rejoignit la plate-forme de commandement où elle fut accueillie avec le sourire par Oscar et Friedrich. Les vaisseaux de guerre étaient là, leurs commandants présents aux côtés d'Oscar à bord du Vénus, étaient montés à bord pour entendre les ordres de leur futur roi.

-Nous allons attaquer dès ce matin, décida Oscar. Il faudra les gagner de vitesse. Vous ne vous occupez que des vaisseaux, la gigantesque cité spatiale doit à tout prix être épargnée.

-Mais nous avions reçu un avis de tempêtes magnétiques, nos instruments vont être faussés, protesta un des commandants.

-Ce ne sera pas un problème, la navigation et les tirs se feront à vue, nos équipages ont été entrainés pour cela ce qui n'est pas le cas de ceux de Von Kiel. La tempête magnétique cumulée à notre attaque surprise devrait les déstabiliser et les faire paniquer ce qui nous permettra de détruire beaucoup de vaisseaux avant qu'il ne puisse se ressaisir.

-Et si la cité s'enfuit ? S'enquit un autre commandant qui ne voulait pas laisser filer des femmes susceptibles d'offrir une descendance aux hybrides.

-Elle sera sous surveillance et j'enverrai plusieurs sondes chargées de la suivre. Von Kiel ne nous échappera pas et les femmes disponibles non plus. Maintenant, retournez à bord de vos vaisseaux, nous attaquons d'ici une demi-heure ! Ordonna Oscar.

Une fois tous les commandants partis, Oscar se rendit auprès de son épouse.

-Est-ce que tu veux attendre dans une navette de secours dans un des cratères de cet astéroïde loin de la zone de combat ? Proposa-t-il.

-Je veux rester avec toi, décidât Isabelle en serrant les poings au bord des larmes.

Oscar lui offrait la possibilité de fuir mais elle la refusait, c'était la première fois qu'elle prenait une décision qui allait à l'encontre de ses intérêts personnels. Oscar la regarda, Isabelle était émue, inquiète mais elle ne voulait pas l'abandonner. Décidément cette femme était pour lui une énigme, elle semblait vouloir être avec lui par amour alors qu'elle faisait tout pour obtenir sa chute. Sans compter ce tutoiement soudain et abrupt alors qu'elle avait toujours privilégier le vouvoiement pour conserver une certaine distance avec lui.

-Cela peut être dangereux Isabelle… Prévint Oscar intrigué.

-Je t'attendrai dans notre cabine décida-t-elle en tournant les talons.

Oscar la regarda s'en aller, intrigué puis il décida de chasser la jeune femme de ses pensées. Il devait juste s'occuper du combat à venir, il verrait pour Isabelle plus tard. Hadès avait raison sur un point, ses sentiments l'avaient rendus faible et vulnérable vis-à-vis d'Isabelle. Lorsqu'il avait découvert sa trahison la première fois, il l'avait épargné parce qu'elle lui était utile mais à présent que son cœur le trahissait il se sentait incapable de l'éliminer alors qu'il avait à présent la possibilité de la remplacer sans problème.

Sur la cité géante, Von Kiel goûtait un après-midi de détente entouré de ses filles en compagnie de sa maîtresse, Enora de Fléchant. La jeune femme portait en elle l'héritier du royaume et Von Kiel était en joie, lui qui n'avait eu que des filles allait enfin avoir un héritier mâle qui pourrait prendre la relève. Il avait obtenu l'annulation de son mariage avec sa première femme peu de temps avant qu'Oscar ne le pousse à fuir, et, une fois à bonne distance de son adversaire, il s'était empressé d'épouser cette beauté rousse de vingt-huit ans qui d'ici six mois lui donnerait un beau garçon. Von Kiel ne se doutait pas de la surprise que lui réservait son gendre. Ses généraux lui avaient annoncés le franc succès de la destruction d'Amos ce qui l'avait comblé d'aise, heureux de pouvoir rabaisser le caquet à ce jeune duc prétentieux qui voulait lui ravir la place qui lui revenait de droit. Il souriait à sa jeune épouse qui lui parlait de la décoration qu'elle souhaitait faire pour l'arrivée du nourrisson.

Les vaisseaux sous la conduite d'Oscar, sous bouclier occultant se positionnaient face aux appareils de Von Kiel en se servant des corps célestes de grandes tailles comme bouclier. Les premiers tirs seraient fatals à l'armée du roi. Oscar observait tout ceci calmement, détaché, il allait pouvoir se débarrasser de son rival, transformer son armée en champ de ruines, massacrer à tour de bras, or il n'éprouvait aucun plaisir alors qu'auparavant une telle idée l'emplissait de joie. Il était prêt à faire ce qu'il fallait pour vaincre mais cela s'arrêtait là. La tempête magnétique était assez violente, les instruments devenus comme fous furent mis à l'arrêt et les équipages attendaient l'ordre de faire feu. Oscar attendit que tous les vaisseaux soient prêts puis il ordonna

- Feu, anéantissez moi le plus d'appareils possible.

Sur les bâtiments de Von Kiel, peu de personnes étaient chargées de la surveillance, l'état-major étant certain d'avoir berné le duc de Péhant. Lorsque les premières salves frappèrent les vaisseaux, les boucliers n'étaient pas levés et les tirs atteignirent durement les appareils. Ils furent violemment secoués lorsque les tirs détruisirent les moteurs, faisant exploser les tuyères. Une deuxième salve détruisit les canons. A bord et sur les quais la panique était totale, les soldats se ruant à leur poste de combat tandis que les vaisseaux du duc se montraient enfin. Von Kiel était loin de se douter qu'alors qu'il regardait la couleur de tapisserie choisi par son épouse, son armée était en train de se faire décimer. Un soldat arriva précipitamment alors qu'il admirait le berceau choisit par Enora.

-En voilà une attitude déplacée colonel ! Hurla Von Kiel en colère.

-Nous subissons une attaque votre altesse, se justifia l'officier en se mettant au garde à vous.

-Quoi ? S'étonna Von Kiel d'une voix blanche. Qui ?

-Le duc de Péhant sire, il est venu avec des centaines de bâtiments et notre armée a subi de lourdes pertes !

-Avons-nous une chance de vaincre ?

-Je ne pense pas, le chef d'état-major conseille de fuir le plus vite possible, il propose de couvrir la fuite de la cité avec ces vaisseaux.

-Ordonnez notre départ ! Intima Von Kiel. Que mon armée se replie !

-A vos ordres monsieur !

L'officier parti, Enora et les filles du roi se levèrent

-Qu'allons-nous devenir mon ami ? S'inquiéta Enora en pâlissant.

-Calmez-vous, très chère, tout ira bien. Je rejoins mon vaisseau de guerre.

Une fois le plus de dégâts encochés à ses adversaires, Oscar ordonna le déploiement et la curée. Il fallait foncer pour ne pas laisser le temps aux autres vaisseaux de quitter la station orbitale. Les bâtiments foncèrent tout en continuant à lancer leurs salves destructrices. Beaucoup de vaisseaux explosèrent sous les derniers coups envoyant aux quatre coins de la station, leur métal chauffé à blanc et leurs équipages. Les hybrides ne s'étaient pas fait prier pour foncer dans le tas et se livrer au massacre. Beaucoup des vaisseaux de Von Kiel qui tentaient de manœuvrer pour quitter la station et ainsi s'échapper se faisaient pilonner sans pitié. Les commandants les plus rusés se servaient comme bouclier des vaisseaux à l'agonie dont les freins anti-gravités hors services subissaient l'attraction de la station de plein fouet, s'écrasant sur les quais, explosant en dégageant des flammes infernales qui rasaient tout sur leur passage. Oscar était certain de sa victoire, certes certains vaisseaux avaient réussi à fuir mais ils étaient minoritaires et ne permettraient jamais à Von Kiel de réattaquer, l'ancien prétendant au trône n'avait plus d'armées à présent. Il eut un ricanement en voyant la cité déployer son bouclier géant puis lancer ses moteurs.

-La cité se prépare à fuir votre altesse, indiqua un officier radar

-Sans importance, laissez la filer, envoyer une sonde pour la suivre à la trace ! Ordonna Oscar calmement.

-Nous pourrions faire sauter le bouclier et attaquer les moteurs, suggéra Friedrich

-Hors de question, nous pourrions l'abîmer, je préfère obtenir leur reddition plus tard, il n'y a que des femmes à bord, elles ne se battront pas.

Alors qu'il se mettait d'accord avec son amant, l'officier radar afficha une image montrant un vaisseau quitter précipitamment la cité pour prendre la fuite en se servant de celle-ci comme bouclier

-Le lâche, commenta froidement Oscar.

-Tu crois que c'est Von Kiel ? S'étonna Friedrich.

-Qui veux-tu que ce soit d'autre ? Ricana Oscar. Il n'a pas envie d'être pris si jamais la cité venait à tomber.

-Quel minable ! S'exclama Isabelle.

En entendant la voix de son épouse dans son dos, le futur roi se retourna pour faire face à la jeune femme. Lassée d'attendre, elle était revenue à la plate-forme de commandement.

-Sois sans pitié Oscar ! Intima-t-elle. Il a abandonné mes sœurs lâchement ! Je ne veux pas qu'il s'en sorte !

-C'est vraiment ce que tu veux Isabelle ? S'enquit Oscar.

-Oui, je te demande juste d'épargner mes sœurs Oscar, souhaita-t-elle.

-Ne t'inquiète pas pour ça, la rassura Oscar. Nous manquons de femmes pour la reproduction.

-Je sais, et il est possible qu'une de mes sœurs soit plus à même de te donner un descendant que moi qui ait été obligée de renoncer à l'enfant que je portais.

-Je ne veux personne d'autre que toi Isabelle, avoua Oscar. La fausse couche forcée que tu as subi n'est pas liée à ton métabolisme mais à la nécessité de trouver un traitement aidant à la gestation d'enfant hybride par une humaine normale.

-Tu veux dire, que tu me gardes prêt de toi ? L'interrogea Isabelle au bord des larmes.

-Oui, tout comme je relève le défi, Isabelle. Je vaincrais Harlock et j'espère que tu te feras une raison et que tu m'accepteras comme époux et comme roi. Une fois que je l'aurai tué tu ne pourras plus te réfugier dans ses bras.

-Si tu arrives à le vaincre je m'inclinerai mais ne m'en veux pas si je te dis que je ne veux pas de ta victoire.

-Je me doute de la haine que tu as à mon égard Isabelle et je reconnais que j'en suis entièrement responsable mais j'espère qu'avec le temps, les choses changeront entre nous, souhaita-t-il.

-Je ne te hais pas Oscar, je t'….Elle s'interrompit, incapable d'avouer ses sentiments

Friedrich, gêné, s'éloigna. Les officiers en firent de même. Oscar pouvait à présent s'expliquer avec son épouse, sa victoire était totale, les vaisseaux avaient achevés les quelques appareils qui étaient encore présent, une dizaine de vaisseaux avaient fui ainsi que la cité mais la sonde envoyait des données qui allaient les mener jusqu'à elle.

-Tu t'es associé à Hadès et je ne peux pas l'accepter Oscar, les choses vont t'échapper c'est certain…

-Isabelle…Voulut réagir Oscar qui désirait plus que tout la rassurer

-Si tu perds, le coupa-t-elle. Toi aussi tu devras t'incliner.

-Pardon ? S'étonna Oscar incrédule.

Il éclata de rire.

-Je veux que tu te rendes, Oscar, que tu restes en vie, auprès de moi, avoua-t-elle en rougissant.

-Tu ne préfères pas garder ton cher Harlock ? Grinça Oscar malgré lui.

Isabelle tourna la tête, peinée par cette réaction. Elle n'ignorait pas qu'elle l'avait blessé mais elle avait espérée qu'il comprendrait sans qu'elle ait besoin d'insister sur ses sentiments. Elle essuya une larme qui roulait sur sa joue. Oscar se mordit la lèvre inférieure, il avait réagi de manière excessive et il s'en voulait.

-Toi et moi nous avons joué à un jeu dangereux et nous avons tous les deux perdus, reconnut-il tristement.

-Je ne vois pas en quoi le fait que l'on s'aime soit une défaite ? Répliqua-t-elle sur le même ton.

Oscar la regarda surpris, il ne s'attendait pas à cela.

-Tu es en train de me dire que tu m'aimes ? S'étonna-t-il.

Isabelle se tût, incapable de répondre, beaucoup trop embarrassée.

-Et Harlock ? Insista Oscar.

Isabelle gardait le silence.

-Tu l'aimes lui aussi, comprit-il atterré.

-Tu l'as aimé toi aussi non ? Répliqua Isabelle. Est-ce que tu es sûr que tu ne ressens plus rien pour lui ?

Oscar prit de court ne répondit pas. Il s'approcha d'Isabelle, la força à le regarder, tentant de lire dans son âme.

-Je n'en sais rien, avoua-t-il. Probablement que je l'aime encore mais mes sentiments ne doivent pas entrer en ligne de compte. De toute manière je pense que ce que je ressentais pour lui n'était pas aussi fort que ce que je ressens pour toi.

Isabelle sentit ses larmes s'échapper, elle se blottit contre son époux, collant son visage dans le creux de l'épaule de cet homme qu'elle pensait devoir haïr toute sa vie.

-Je t'aime Isabelle mais je ne me rendrai jamais, ne m'en veux pas pour cela s'il te plaît, souhaita Oscar d'une voix douce.

Isabelle ne répondit pas, continuant à pleurer. Les deux hommes qu'elle aimait se retrouvaient à devoir s'entretuer ce qu'elle ne pouvait accepter. Elle voulait plus que tout, les garder en vie, les protéger et pour la première fois de sa vie, elle ressentit la même chose qu'Eliza Zone, un amour incommensurable qui lui inondait le cœur et la rendait heureuse.

Je ne perdrai aucun de vous deux Oscar, il n'est pas trop tard, pensa-t-elle. Je te sauverai, je ferai régner la paix dans cette galaxie. Hadès se sert de toi pour anéantir Harlock. Il a poussé Sylvidra dans les recherches sur les chevaliers d'Athéna, celle-ci pensant à tort qu'ils étaient une menace pour elle, t'a envoyé les massacrer ce que tu as fait en pensant qu'ils t'empêcheraient de régner, alors qu'en fait c'est Hadès qui manipule tout ça. Il n'aura pas Harlock, il est probablement le dernier rempart contre les forces du mal et je ne laisserai pas Hadès t'emmener dans le néant, je vous sauverai tous les deux, quitte à devoir m'allier avec la Résistance, celle de Ryo Kimura. J'espère seulement qu'Eliza Zone saura dépasser la haine qu'elle ressentira pour moi lorsqu'elle découvrira ce qu'Harlock a subi à cause de moi pour que nous puissions vaincre. Dire que je pensais que je pourrai me débarrasser de la Résistance et de tous ses membres. Quelle idiotie ! On va devoir s'unir pour vaincre Hadès et son armée infernale.

Von Stadt, en constatant que le jeune couple ne semblait plus s'occuper de ce qu'il se passait autour d'eux, prit les devants et ordonna aux vaisseaux de poursuivre la cité. L'armada d'Oscar, la rattrapa rapidement, bien qu'ayant une très bonne vitesse de croisière sa taille imposante lui interdisait la vitesse subliminique et certaines manœuvres. Lorsque le Vénus fut à sa hauteur, Oscar repris les opérations en main, conseillant à son épouse de rejoindre leur cabine. Il ordonna un tir de semonce. A bord de la cité c'était la panique, le bouclier ne résisterait pas éternellement et le commandant décida la reddition, hissant le drapeau blanc au mat du château de Von Kiel. La cité ralentit progressivement puis s'arrêta. Le bouclier fut baissé tandis que le Venus se dirigeait vers le quai d'arrimage d'où c'était enfui le vaisseau de Von Kiel. La cité était sous l'étroite surveillance des autres vaisseaux sous les ordres d'Oscar. Une fois son appareil solidement arrimé, Oscar accompagné de son épouse qui désirait vivement revoir ses sœurs descendit sur le quai. Le commandant les accueillit du mieux qu'il put. Il rendit les armes et fut mis aux arrêts. Il les guida malgré tout à travers la vaste cité. Ils prirent un ascenseur qui les mena jusqu'au pied de la place qui se trouvait face au château de Von Kiel. Isabelle au bras de son époux avait l'étrange impression de faire une visite de courtoisie. Tout se passait dans le calme, Oscar, tenant plus que tout à ne pas effrayer davantage les femmes présentes, avait ordonné à ses hommes de se tenir tranquille et de faire preuve d'élégance. Le jeune couple franchit les grilles du palais, ils traversèrent calmement la place, montèrent les escaliers et demandèrent à la domesticité présente de les mener jusqu'à la responsable du château. Isabelle fut surprise d'apprendre que son père s'était remarié avec une jeune femme plus jeune qu'Oscar. Enora Von Kiel, pâle d'inquiétude fit une révérence la plus élégante possible face au duc de Péhant bien que cela lui en coûtait. Elle accueillit sa belle-fille avec le sourire bien qu'elle avait envie de l'étrangler puis tout le monde s'installa autour d'une table pour prendre le thé en savourant de délicieuses pâtisseries. Enora observa le jeune couple, Oscar était très beau, très élancé, très élégant et son épouse était ravissante. Aucun d'eux ne semblait leur vouloir du mal ce qui la rassura. Alors qu'elle terminait son thé, elle se sentit mal et fit un léger malaise. Gwendoline très réactive se précipita vers sa belle-mère pour l'aider en lui faisant respirer des sels.

-Elle a souvent ce genre de malaise ? S'étonna Oscar.

-En ce moment, elle est un peu fragile à cause de sa grossesse, révéla la jeune fille sans penser à mal.

Enora remise regarda vers le duc de Péhant, inquiète et constata que son regard avait considérablement durci.

-Fille ou garçon ? S'enquit Isabelle d'une voix douce.

-C'est un petit garçon qui devrait naître dans six mois, révéla la jeune fille en souriant.

-Vraiment ? S'étonna Oscar faussement. Von Kiel n'a jamais fait que des filles, il est bien de lui cet enfant ?

-Bien sûr qu'il est de lui ! S'indigna Enora.

L'épouse du roi sentit son cœur battre la chamade. Elle se mit à trembler, le regard glacial d'Oscar la terrifiait.

-Félicitation votre altesse, se contenta-t-il de dire d'une voix douce.

-Merci, se contenta de répondre Enora d'une voix blanche. Je vais aller me reposer, je ne me sens pas très bien.

-Je vous en prie, accepta Oscar en se levant par galanterie.

Isabelle regarda sa belle-mère s'éloigner se doutant de ce que mijotait son époux. Oscar attendit que la jeune femme eu disparu puis il quitta à son tour la table. Isabelle le cœur serré garda le silence, se doutant de ce que son époux allait faire. Oscar tenait trop à ce trône durement gagné, il se devait d'éliminer toute concurrence potentielle. Il suivit la jeune femme à bonne distance, les domestiques apeurées se cachaient ce qui fit qu'Enora se retrouva seule. Elle monta les escaliers qui menaient à ses appartements lentement. Oscar attendit qu'elle atteigne l'étage souhaité puis il monta à son tour très rapidement. Une fois qu'il fut derrière elle, il attrapa la jeune femme à la gorge, l'attira vers lui puis la jeta dans les escaliers où elle se brisa la nuque. Il descendit ensuite, s'arrêtant à la hauteur du corps pour s'assurer que le cœur de la jeune femme avait cessé de battre puis il retourna auprès de son épouse en souriant comme si de rien n'était. Isabelle, bien que peinée lui sourit à son tour, voulant encore croire qu'elle pouvait sauver l'âme de cet homme. Il s'installa à ses côtés comme s'il ne s'était rien passé, lui prit la main qu'il embrassa tendrement chose qu'il n'avait jamais faite auparavant. Une vingtaine de minutes plus tard des hurlements retentirent dans le palais. Une domestique se précipita vers les filles de Von Kiel pour leur annoncer qu'un terrible accident était arrivé, la jeune épouse du roi Von Kiel était morte d'une chute dans les escaliers. Gwendoline et ses sœurs s'attristèrent sincèrement tandis qu'Isabelle restait froide. Voyant ses sœurs très perturbées par cette terrible nouvelle, Isabelle proposa tandis que le corps était emmené à la morgue devant ses sœurs cadettes qui étaient en larmes :

-Nous devrions les prendre à bord du Vénus Oscar, il est inutile qu'elles restent dans ce château et qu'elles passent sans arrêt par l'escalier où est morte Enora.

-Très bien accepta Oscar, je les ferai installer dans l'appartement royal et je viendrai m'installer dans ta cabine, nous serons un peu à l'étroit tous les deux mais ce n'est pas grave.

-Merci Oscar, se réjouit Isabelle en lui souriant.

Elle l'embrassa sur la joue pour lui témoigner sa gratitude ce qui fit sourire Oscar, c'était la première fois qu'Isabelle se montrait si spontanée et affectueuse avec lui. Gwendoline observait le jeune couple, elle était vraiment heureuse pour sa sœur, elle semblait être comblée par cet homme qui se montrait si doux avec elle et elle espérait avoir le droit un jour de connaitre un homme comme le duc de Péhant. Elle ne comprenait vraiment pas pourquoi son père le haïssait tellement, le méprisant ouvertement en le traitant de dépravé qui faisait souffrir sa fille.

Les domestiques firent les valises des princesses puis celles-ci embarquèrent à bord du Vénus sous l'étroite surveillance de plusieurs domestiques chargées de leur sécurité, se doutant qu'Oscar serait sans pitié s'il arrivait quoi que ce soit aux sœurs d'Isabelle. Le vaisseau quitta ensuite la cité spatiale. Le convoi fit route pour Mars où devait avoir lieu le couronnement d'Oscar. Pour le duc la victoire était totale. Von Kiel avec le peu d'armée qui lui restait avait pris la fuite, il n'avait plus qu'à finir ses jours sur une planète quelconque sans espoir de pouvoir régner un jour. Il ne lui restait plus qu'à vaincre Harlock ce qu'il pensait être aisé. Après cela il règnerait sans partage sur toute la galaxie et le cœur d'Isabelle. Malgré sa ferme résolution de savoir que le capitaine était toujours en vie lui fit une drôle de sensation, il l'aimait toujours mais entre eux c'étaient impossible d'autant plus qu'il savait à présent par Hadès ce qu'était véritablement Harlock. Il lui fallait l'éliminer sans hésiter car le capitaine le tuerait sans se poser de question si l'occasion se présentait.