I comme…
Assis à table, à côté de Sugawara Kôshi, Kageyama Tobio était en train de doucement se réveiller en prenant son petit déjeuner. Il avait pour habitude de prendre un bol de riz et une brique de lait au déjeuner, mais ce n'était pas du goût de Sugawara qui s'était empressé d'ajouter sur son plateau : des fruits, deux omelettes et des pancakes. Il savait qu'il était inutile de discuter, aussi commençât-il à manger sans rechigner. Le vice-capitaine, satisfait, entama lui aussi son repas en lui jetant de temps à autres, des coups d'œil pour vérifier qu'il mangeait bien tout son plateau.
Sur ses entrefaites et baillant à s'en décrocher la mâchoire, leur capitaine vint prendre place en face du passeur aux cheveux gris avant d'attaquer lui aussi son repas d'un bon coup de fourchette sous le regard soucieux de celui-ci. Hinata Shôyô, qui suivait son capitaine avec son propre plateau, avait les yeux clos et était en pilote automatique. Celui-ci se laissât tomber à côté de Sawamura avant de reposer la tête sur ses bras, les cheveux presque trempant dans son bol.
— Daichi…
— Hm ?
— C'est quoi ce bleu sur ta joue ? demanda Sugawara, les sourcils froncés.
Kageyama, détournant les yeux de la loque rousse, se mit lui aussi à dévisager son capitaine avant de voir le bleu-violacé dont parlait l'autre passeur.
— Ah, ça. leur répondit-il en passant une main sur sa joue visiblement endolorie. C'est Hinata. expliqua-t-il avec un sourire embarrassé.
Kageyama faillit s'étouffer avec le reste de sa brique de lait tandis que Sugawara, lui, souriait avec compassion à son capitaine et ami() en tapotant le dos de son cadet.
Hinata et Captain se sont battus ? Bordel, sérieux ? Mais ce moucheron ne recule vraiment devant rien, ma parole ! pensât Tobio en lançant un regard furieux au roux qui ne réagit pas.
— Ça va, Kageyama ? demanda Suga, avant de tendre la main pour éloigner le plateau d'Hinata, toujours endormi, pour lui laisser plus de place et éviter qu'il en mette partout.
— Oui, ça va merci. répondit le brun avant de se tourner vers Daichi. Captain, Hinata t'as frappé ? Attends un peu que je… commençât à s'énerver Tobio en se penchant pour attraper le rouquin par le col et le secouer comme un prunier.
— Non, non, c'est pas du tout ça, Kageyama. le calma Sawamura en lui faisant signe de se rassoir. Enfin, si, mais pas totalement.
En riant, Sugawara lui posa une main sur l'épaule pour l'inciter à se calmer, avant de pousser son bol de riz vers Kageyama pour qu'il reprenne son petit-déjeuner sans tabasser le roux. Sawamura, quant à lui, avait empêché Hinata de plonger dans son bol de cacao à cause de l'intervention du passeur et essayait de le faire se tenir droit pour qu'il puisse commencer à se restaurer lui aussi.
— Ça s'est fait un peu par hasard, mais quand on fait des sorties, Daichi et moi on se retrouve toujours à dormir à côté de toi ou Hinata. expliqua Suga à Kageyama qui avala une fourchette de riz pour se donner une contenance. Cette fois-ci, c'était Daichi qui était à côté de lui et Hinata bouge beaucoup quand il dort… Même dans son sommeil, il est intenable…
— C'est ça, et j'ai dû me prendre un bon coup de pied dans la nuit, c'est pour ça. dit-il en en jetant un regard amusé au roux qui buvait son cacao à même le bol, sans les mains. Mais bon, ça ne m'a pas non plus réveillé donc c'est pas si grave que ça. C'est juste… Bleu. termina-t-il en haussant les épaules. Hinata, redresses-toi pour manger.
— Reposes ça, c'est du sel ! renchérrit Suga.
Je comprends mieux… Et oui, je confirme, cette crevette n'arrête jamais même en dormant sauf quand…
— La seule exception c'était la fois où il a roulé de son futon pour finir dans celui de Kageyama. dit pensivement Kôshi à Daichi.
— C'est vrai. Il a pas bougé d'une oreille jusqu'au matin, cette fois-là. acquiesçât le capitaine de Karasuno en riant alors que Sugawara tapotait l'épaule de Kageyama.
— Good job!
Ledit Kageyama, rougit furieusement pendant un bon quart d'heure en observant avec hargne son squatter de futon qui, inconscient de la conversation qui avait lieu à côté de lui, s'était mis à mâchonner un bout de pain beurré que lui avait donné Daichi.
Une pensée lui traversa l'esprit et, rageur, il saisit une serviette en papier pour y griffonner pour plus tard.
Car Sugawara avait raison:
I comme Intenable.
NdlA: Je ressens un plaisir coupable tellement j'ai adoré faire jouer à Sawamura et Sugawara au "Papa et à la maman" :3.
À la semaine prochaine pour la lettre J!
