On commence ce chapitre par un détour du côté de Lexa et Eliza mais on revient ensuite aux Trihous pour savoir où en sont Lindsey, Anya et Marie !
Point de vue Eliza :
Lexa et moi n'avons pas quitté la chambre depuis que nous l'avons rejointe après le départ des filles. Le double d'Alycia est assise près du bord de la fenêtre et regarde la nuit tomber.
— Elles doivent être arrivées maintenant.
— Tu crois que tout va bien ? je demande inquiète alors que je suis assise sur le rebord du lit de Lexa, un peu gênée.
— Elles nous contacteront quand elles seront arrivées, ne t'en fait pas.
Lexa me regarde avec un sourire rassurant. Je jette un œil au talkie-walkie comme depuis maintenant près de deux heures. Voyant mon stress elle se lève et vient s'asseoir près de moi. Elle pose une main rassurante sur mon épaule.
— Ne t'inquiètes pas Eliza.
— Clarke non plus ne nous a pas contacté.
— Je ne m'en fait pas pour Clarke. On saura si elle a quitté le groupe à temps quand ils nous appelleront. A partir de là il n'y a pas de raison pour qu'elle n'ait pas rejoint Arkadia. Et ce sera peut-être dur pour elle, pour l'instant, de nous contacter de là-bas. On n'aura sûrement pas de nouvelles de Clarke avant deux ou trois jours.
— Et tu arrives à respirer paisiblement tout en sachant cela ?
— Je ne sais pas comment la vie se passe dans votre monde, mais ici on a l'habitude d'être séparé des gens que l'on aime pendant un temps sans pouvoir les contacter. Alors on apprend à attendre sans imaginer le pire. Parfois le pire arrive, mais la plupart du temps tout va bien.
— Mmh, un peu moins depuis que les Skaikru sont là, non ?
Lexa lâche mon épaule et se lève. Elle retourne regarder dehors.
— Pardon, je ne voulais pas…
— Non, elle lève la main, tu n'as pas totalement tort. Mais en même temps, notre rencontre avec eux nous fait évoluer, je le sens. Tout doit encore se mettre en place voilà tout.
J'allais répondre quand le talkie se met à grésiller. Lexa se retourne brusquement. Finalement elle a aussi hâte que moi d'avoir des nouvelles. Je me précipite sur l'engin. Il crachote mais on fini par entendre la voix d'Alycia.
— … -ou me recevez ?
— Oui, oui, je réponds, je t'entends Alycia.
— Lexa est avec toi ?
Je me retourne vers l'intéressée qui semble, je le jurerais, perturbée d'entendre sa propre voix.
— Oui. Vous êtes bien arrivé ?
— Oui, sans soucis… Nous n'avons croisé presque personne, en tous cas personne qui nous a causé problème.
— Et Clarke ? demande Lexa.
— Et Clarke ? je répète en appuyant sur le bouton.
— Elle nous a quitté il y a moins de deux heures. On n'a pas eu de nouvelles mais normalement ça devrait aller, elle n'était plus très loin.
— Bien, répond Lexa soulagée.
— Ça va vous deux ? demande Alycia.
— Oui, oui, on fait profil bas en attendant qu'Indra et Anya reviennent.
— Bien, je vais devoir retourner les aider à décharger. On vous recontactera plus tard.
— D'accord.
J'allais lâcher mon doigt mais je tente d'oublier la présence de Lexa et je continue sur ma lancée :
— Prenez soin de vous Alycia…
— Toi aussi Eliza…
Je souris comme si elle pouvait me voir.
— Terminé, dit Alycia.
— Terminé, je réponds.
Le talkie semble expirer péniblement et je le repose.
— Tu vois je t'avais dit, conclut Lexa sereine, elles vont bien.
— Tu es soulagée quand même.
— Bien sûr, et il est vrai que je ne le serais pas totalement avant d'avoir eu un appel de Clarke sur cette machine.
— Je ferais peut-être mieux de retourner dans ma chambre, dis-je sans trop savoir quoi dire.
— Il est encore tôt, tu risques de croiser du monde.
— D'accord, je dis en me rasseyant sur le lit, alors en attendant, tu veux bien me parler de Clarke ?
— Te parler de Clarke ? Mais, tu la connais, non ?
— Je ne connais d'elle que les scènes écrites à son sujet, mais je n'ai aucune idée du reste. Elle m'intrigue, j'ai l'impression qu'elle est plus heureuse ici que dans la fiction que nous tournons.
— Ah oui ?
— Oui, dans notre histoire elle se blâme beaucoup pour tout ce qu'elle a fait subir à son peuple et au tien.
— Oh, elle est comme ça ici aussi tu sais. Elle s'en veut beaucoup pour la mort d'Octavia.
— Mais pourtant j'ai l'impression que tu arrives à la rendre heureuse.
— Et moi j'ai l'impression que dès qu'elle me regarde elle se souvient de ma trahison.
— Au Mont Weather ?
— Oui… Peut-être que sans cela, Octavia ne serait pas morte, je ne sais pas…
— Tu as fais ce que tu pensais être juste. Et je suis sûre que Clarke le sait. Elle t'en a reparlé ?
— Depuis que nous sommes ensemble, non.
— Tu sais bien qu'elle ne pourrait pas t'aimer si elle ne t'avait pas pardonné.
— Ah, c'est toi qui m'as demandé de te parler de Clarke et voilà que tu me consoles.
Lexa revient s'asseoir à mes côtés sur le lit.
— Ça me va, je réponds, je me sens un peu privilégiée de pouvoir te parler ainsi. Tu es Heda quand même.
— Tu es un sosie de Wanheda, je suppose que ça compte.
Nous nous regardons toutes les deux dans les yeux avant de rire. D'un coup son regard me paralyse. Elle connaît mon corps qui est la copie de celle de Clarke alors que je ne connais ni le sien ni celui d'Alycia. J'ai comme une impression qu'elle peut me voir nue, telle que je suis, et j'ai envie de me cacher. Je sens mes joues rougir d'un coup. Je détourne le regard mais n'ose pas me lever de peur qu'elle lise en moi comme dans un livre ouvert.
Point de vue Lexa :
Avoir Eliza dans ma chambre me paraît étrange. C'est comme si il me suffisait de tendre le bras pour la caresser, de l'embrasser pour retrouver ma Clarke. Mais je ne peux pas faire ça. La jeune étrangère a l'air, en plus, tout timide en ma présence. Je ne sais si c'est car je lui rappelle son amie ou si c'est parce qu'elle sait qu'elle me rappelle la femme que j'aime.
— Mais sinon Clarke, je reprends, est une des personnes les plus sages que je connaisse. Il lui arrive de prendre des décisions sous le coup de la haine ou d'une impulsion trop grande, mais elle finit toujours par se rétracter avant qu'il ne soit trop tard et par prendre la bonne décision.
— Même si certaines de ses décisions ont pu mener à la mort de ses proches ?
— On doit tous faire des sacrifices pour protéger le plus grand nombre. Même si elle a fait quelques erreurs je te l'accorde. Elle apprend et elle fait toujours mieux.
— J'espère que tu as raison…
— Il y a quelque chose que tu ne me dis pas Eliza ?
— Tout un tas de choses, mais je ne peux pas t'en parler. Et je sais que, je sais que Clarke et toi arriverez à gérer les problèmes futurs qui vont vous tomber sur les bras.
— Je suppose qu'elle et moi ne pouvons de toute façon par rêver à une vie paisible.
— Ça c'est sûr ! Mais au fond, c'est ce qui anime votre amour, non ?
Je hoche la tête. Cette pensée me fait sourire. Sans tous ces conflits je ne serais en effet sûrement pas tomber si profondément amoureuse de Clarke. Soudain son absence me marque. Dans combien de temps pourrais-je la revoir ? Même à cette question Eliza ne peut me répondre. Son visage va sûrement m'apaiser pendant un temps. J'espère que je n'en arriverais pas au point de les confondre. Et surtout qu'Eliza non plus ne me prenne pas pour Alycia à laquelle elle tient aussi beaucoup visiblement.
— Tu veux bien me parler d'Alycia ? je demande.
— C'est vrai qu'Alycia et moi on vous connaît toutes les deux, mais l'inverse n'est pas réciproque. C'est difficile de savoir pour où commencer…
— Raconte-moi pourquoi tu l'aimes. Je pense que ça me donnera un bon indice sur qui elle est.
Ma réponse la fait presque rougir. Son regard se perd dans le vide et elle réfléchit avant de prendre la parole :
— Tu vas me prendre pour une fille superficielle si je te dis que déjà je la trouve incroyablement belle ?
— On va dire que je le prends comme un compliment hahahaha !
Gênée par ce qu'elle vient de dire, elle me regarde un quart de seconde avant de détourner de nouveau le regard et de finalement sourire en coin.
— Oui, j'oubliai que tu es son sosie parfait, elle ajoute.
— C'est elle mon sosie.
— Qui de la poule ou de l'œuf… J'aime l'ardeur qu'elle met dans son jeu d'actrice, surtout quand elle joue Lexa. La passion qui passe dans son regard, elle entre dans la peau du personnage d'une façon que j'ai rarement vu. Elle joue mieux que moi, c'est certain. J'en étais jalouse à une époque et j'ai compris que jouer est ce qui l'anime, ma jalousie s'est transformée en admiration. Quand je te vois Lexa j'ai l'impression d'être en plein tournage d'une scène de notre série. Ça me fait bizarre. Même si j'arrive de mieux en mieux à voir les nuances entre vous.
— Et tu sais comment tu es tombée amoureuse d'elle ?
— Mmmh, je pense que j'ai des sentiments pour elle depuis longtemps mais que je ne m'en étais pas rendu compte. Enfin, je ne voulais pas mettre de mots dessus. Je pense qu'à partir du moment où ma jalousie pour elle s'est transformé en admiration j'ai commencé à développer des sentiments. C'était après le premier baiser de Lexa et Clarke qu'on avait dû jouer.
— Sous la tente ?
Elle me regarde de nouveau. Elle sourit.
— Oui, ça me fait drôle de pouvoir partager avec toi un souvenir commun que nous n'avons pas vécu ensemble.
— C'est vrai que j'ai mis ma passion dans ce baiser, je suppose qu'Alycia aussi.
— Et moi aussi !
— Oula, oui, Clarke…
— Était clairement sous ton charme.
— Elle n'était juste pas prête. Enfin je crois…
— C'est sûr et certain ! Quand elle a couché avec Niyhla ça se sentait que c'était pour combler un manque qu'elle avait. Elle te voulait toi, pas Niyhla.
Niyhla ? Quoi ?!
— Niyhla ?
— Oh, merde… Tu ne savais pas… Merde, pardon, je…
La pensée que Clarke ait partagé le lit d'une autre femme sur cette Terre me serre le cœur. Je savais qu'elle avait été avec des femmes dans l'espace, mais elle ne m'avait jamais parlé de Niyhla. Enfin, si, mais elle m'avait juste dit qu'elle lui avait sauvé la vie. Pas qu'elle avait couché avec elle…
— Je suppose que je dois me réjouir du fait que c'était en réalité avec moi qu'elle voulait être lorsqu'elle était dans les bras de Niyhla…
— C'était définitivement le cas ! Elle n'aime que toi, ça se voit…
Eliza se sent coupable, je peux le lire sur son visage. Moi je suis déçue. Déçue que Clarke n'ait pas réussi à m'en parler. Je comprends qu'elle voulait sûrement me protéger, ne pas me faire de mal. Mais je pensais que dans le monde où nous vivions nous pouvions ne pas avoir de secrets…
— Alors tu as dû embrasser Niyhla toi aussi ? je demande pour essayer de ne pas trop ruminer. Enfin du sosie de Niyhla.
— Oui en effet, si je suis au courant, c'est que je l'ai vécu aussi. Enfin, tu ne veux peut-être pas trop en parler…
— C'est rien, c'est rien ne t'en fais pas. J'espère qu'elle embrasse bien au moins !
— De mon point de vue oui haha !
Elle arrive à me faire sourire finalement.
— Et Alycia embrasse bien ?
— Oh euh, bah… Comme toi je suppose…
— Oui mais je ne peux pas savoir si j'embrasse bien moi-même. Toi, je sais que tu embrasses bien, par l'intermédiaire de Clarke…
— Je confirme !
— Comment ça ?
— Il faut que j'apprenne à fermer ma bouche… Mais tu ne peux pas être jalouse de ça, si ? Clarke m'a embrassée avant son départ. Comme je n'avais jamais embrassé de femmes et que j'appréhendais pour Alycia, elle a voulu me détendre…
— Je la reconnais bien là !
Clarke… L'idée me fait une sensation étrange. Je m'imagine embrasser Alycia. Ce serait si étrange. Mais si intéressant.
— Mais moi je trouve qu'Alycia embrasse bien.
— Je prends aussi le compliment alors !
Encore une fois nous nous mettons à rire. Finalement elle va peut-être réussir à me faire mieux accepter le départ de Clarke.
Point de vue Lindsey
— Lincoln ! cri Anya nous sortant de notre transe sexuelle.
Marie arrête de se déshabiller et Anya et moi nous habillons en vitesse. Lincoln a dû se réveiller et tente de s'enfuir. Il va maintenant falloir tout lui raconter. Mais vu l'état dans lequel Anya, Marie et moi sommes, j'espère qu'Alycia et Indra vont accourir elles aussi… Je ne suis pas sûre d'assumer l'imagination des abdominaux du sosie de Ricky…
Nous sortons en courant et traversons la passerelle en soufflant. Arrivées dans la chambre d'enfant nous tombons sur notre prisonnier qui grogne et se débat. En nous voyant entrer il s'arrête.
— Détachez-moi !
— Qu'est-ce qu'on fait ? demande Marie hors d'haleine.
— Je ne sais pas, je réponds en regardant autour de moi.
Sans prévenir, Anya attrape l'objet le plus lourd qui se trouvait dans son champ de vision et l'abat sur Lincoln qui retombe instantanément dans les vapes. Marie et moi, un peu sorties de notre torpeur, la regardons avec des yeux ronds.
— Bah quoi ? Vu l'état dans lequel on est, il valait mieux qu'il retourne dormir…
— Elle n'a pas tort, répond Marie en se mordant la lèvre. Et on devrait aller dormir nous trois…
— Oui, je bredouille encore sans réaliser ce qu'il vient de se passer.
Marie trouve une couverture et couvre Lincoln dans un geste empli de douceur. Je tente de ne pas m'attarder sur cette vision.
— Je vais essayer de dormir là, dit mon amie en se redressant, ça va aller vous deux dans la chambre ?
— On n'a pas trop le choix, je réponds, mais oui, ça ira. Ça va déjà mieux.
Je me retourne vers Anya pour avoir son approbation, elle rougit mais hoche la tête. Nous laissons Marie pour retourner prendre la passerelle.
Le regard dans le vide sous nos pieds, je prends la parole tout bas :
— Désolée Anya pour…
— Sshh, nous parlerons de tout ça demain, à tête reposée.
— D'accord…
Elle ouvre la porte de la chambre et me laisse entrer. Le lit en bordel me pique entre les cuisses mais je me racle la gorge pour oublier. Tout habillée, Anya se glisse sous les draps. J'hésite un temps mais voyant qu'elle me tourne le dos, je la rejoins tout en restant sur les draps.
— Tu vas avoir froid, elle me dit toujours le dos tourné.
— Non, ça ira, je suis bien habillée.
Elle ne répond pas et je souffle la bougie de la lanterne pour nous plonger dans le noir. Bien vite la chaleur me quitte et le froid me gagne. Mais au moins, me concentrer dessus m'empêche de penser à Anya étendue à mes côtés. Je somnole sans vraiment trouver le sommeil, réveillée par mes frissons ou des mouvements de la femme endormie paisiblement à mes côtés. Petit à petit je sens les effets de la drogue disparaître.
Au petit matin, alors que mon corps habitué à la fraîcheur trouve enfin le sommeil, on vient frapper à notre porte. Je saute d'un bon ayant peur d'être découverte et je vais ouvrir. C'est Indra.
— Bonjour, fait-elle en me regardant puis derrière moi.
Je me retourne pour voir Anya qui émerge semblant ne pas savoir où elle se trouve. En voyant Indra elle se reprend.
— Lincoln s'est réveillé, annonce la guerrière, il va falloir qu'on lui explique.
Anya termine de se réveiller elle aussi et nous suivons Indra. Lorsque nous entrons dans la prochaine chambre, le regard de Marie tombe directement dans le mien. Une angoisse monte en moi et un souvenir m'assaille. Nous avions failli coucher ensemble la veille ? Toutes les trois avec Anya ? Et j'avais couché avec Anya ?! J'ai envie de disparaître. Heureusement Lincoln me tire de mes réflexions.
— Bon, maintenant que toute la petite bande est là, vous allez enfin m'expliquer pourquoi vous m'avez assommé ? Deux fois ?!
— Deux fois ? demande Alycia.
— Longue histoire, répond Anya.
— Je vous écoute, s'impatiente le jeune homme.
Indra s'avance vers lui pour le détacher. Lincoln se frotte les poignets mais ne tente pas de s'échapper. Attentif, il nous laisse lui dire toute la vérité. Un mal de tête me surprend, sûrement due à des effets secondaires. Dans le bas du dos je sens également une douleur vive, ma chute de cheval. Je décide de fermer les yeux et de m'asseoir sur le lit en attendant la fin des explications. Je ne peux pas voir les réactions de Lincoln quand on lui explique qu'Alycia et moi ne sommes pas Lexa et Raven. Que Marie n'est pas Octavia et que cette dernière est bel est bien morte. Lincoln ne fait aucun bruit. Trop curieuse j'ouvre les yeux. Le jeune brun a les sourcils froncés.
— Pourquoi vous ne me l'avez pas expliqué tout de suite ?
— C'est un des gardes qui t'a assommé, répond Alycia, et puis on est censé en parler au moins de monde possible alors… Mais tu nous crois ?
— C'est dur à croire je l'avoue. Mais Octavia et les autres sont tombés du Ciel alors… Je ne sais plus ce qui peut être possible.
Lincoln se tourne vers Marie.
— Tu lui ressembles tellement…
Marie se met à rougir.
— Par contre Anya, reprend Lincoln qui commence à rougir lui aussi, tu m'as fait mal !
— Pardon, j'ai pris le premier truc que j'avais sous la main…
— Fais-voir ta tête, je dis en me levant.
Tout le monde me regarde sans comprendre.
— En l'absence de Clarke ou Eliza c'est moi le médecin ici.
Alycia est amusée, Lincoln me laisse aller vers lui. Je lui penche un peu la tête en avant pour examiner son crâne. C'est en sentant que le contact de mes doigts avec sa peau ne me procure aucun effet que je constate que les effets se sont bien dissipés. Juste un mal de tête persiste.
— Ah, tu as deux jolies bosses.
— Tu m'étonnes, j'ai un de ces mal de crâne…
Je sais alors qu'Anya et Marie ne peuvent avoir de pitié pour lui puisqu'elles doivent partager mon propre mal de crâne.
— Je pense qu'il va falloir prendre ton mal en patience…
— Je suppose que Raven m'aurait dit la même chose que toi…
— A ce propos, demande Anya, elle va bien ?
Lincoln tente de se mettre debout avant de répondre. Je l'aide car il chancelle un peu.
— Vous auriez à boire ? Après je vous raconterais ce qui se trame à Arkadia…
Alors, les évènements à Arkadia sont-ils les mêmes que dans la série ? Et est-ce que cela va avoir une influence sur le comportement des actrices ?
A mardi !
