Hey ! Bon niveau jours de publication c'est devenu n'importe quoi mais bon, on va dire que ça va finir par s'arranger :D ! Pas mal de points de vus différents au programme de ce chapitre avec des retrouvailles tant attendues… !
Point de vue Lindsey :
Un frisson me réveille. Il ne faut pas longtemps à mon esprit pour se souvenir que mon corps est recroquevillé à même le sol terreux dans un cachot. Je grogne et me tourne dans l'autre sens. Je veux essayer de dormir, c'est la seule chose que j'ai à faire ici. Ma copine de cellule se révélant peu bavarde. Dans le noir je la distingue endormie, presque paisiblement. Cela doit faire des années qu'elle est là pour arriver à dormir malgré le froid et l'inconfort… Une pitié me gagne. Si Eliza et Marie arrivent à me sauver il faudra que nous aidions cette pauvre fille également.
D'ailleurs elle ne m'avait pas menti. Dans un demi sommeil, encore assommée par le coup que j'avais pris sur la tête, j'avais entendu une porte s'ouvrir et des bruits métalliques. Sûrement un garde qui venait ramasser le plateau repas pendant notre sommeil. Maintenant que je suis réveillée et que je n'arrive pas à me rendormir, je décide de garder l'œil ouvert jusqu'à l'arriver du prochain plateau repas. Peut-être qu'en observant l'extérieur ou le garde je pourrais trouver un moyen de m'échapper. Autant faire comme si j'étais dans une série ou un film, entrons en mode aventure. Je me redresse pour m'adosser à la roche âpre. La position est inconfortable, comme ça je suis sûre de ne pas m'endormir.
Au bout de ce qui me paraît une éternité, des bruits de pas approchent. Vite je m'allonge et ferment à moitié les yeux. Une clef tourne dans la serrure de la porte et à l'ouverture un léger filet de lumière apparaît. Deux gros pieds pénètrent dans la cellule, le stress me gagne. Le garde entre dans le noir en laissant sa torche à l'extérieur, je ne peux ainsi pas le voir. Il pose deux plateaux métalliques au sol puis fait demi-tour. Il referme la porte, faisant s'envoler la lumière sans que je n'ai pus rien apprendre.
— Merde, je chuchote entre mes dents.
Je me redresse et vais doucement attraper un des deux plateaux. Je ne vois pas ce qu'ils contiennent mais comme je meurs de faim, je me jette dessus. C'est presque si j'en lécherai le plateau. Je me retiens de manger celui de l'autre fille. Mais elle est déjà assez maigre comme ça. Je porte ma monte à mon oreille avec je ne sais quel espoir. Elle ne fait aucun bruit. Je baisse les bras résigné et je ferme les yeux.
Point de vue Marie :
J'ouvre les yeux et lève les bras au ciel pour m'étirer. Je me retourne une dernière fois pour regarder les Trihous qui s'éloignent. Alycia et moi sommes montés sur les deux chevaux qu'il nous restent, les gardes et Lincoln suivent le rythme à pied. Nous allons mettre plus de temps qu'à l'aller pour rejoindre Polis. Je ne sais pas si je suis heureuse de quitter cet endroit ou non. J'aurais aimé rester au chaud de ces maisons, mais pas sans Lindsey. Nous devions la secourir. Alycia m'avait fait part du plan de Lexa et Eliza. Elle irait confronter la reine Nia en se faisant passer pour Heda. Apparemment l'idée vient d'Eliza. Je ne comprends pas comment elle a pu avoir envie de risquer la vie d'Alycia sans lui demander son avis, mais bon… Je suppose que ça fait partie du plan pour se faire bien voir de Titus. Et puis cela ne semble pas le moins du monde déranger Alycia alors !
— Tu es sûre que tu veux faire ça Alycia ? je lui demande quand même.
— Ai-je vraiment le choix ?
Elle avait revêtu la tenue de Heda avec laquelle nous étions arrivée. J'étais dissimulée sous un fichu pour qu'on ne reconnaisse pas Octavia.
— Et si on tombe sur Azgeda avant d'avoir atteint Polis ?
— Hé bien j'improviserais ! Je suis actrice, je suis censée savoir le faire !
— Comment tu peux être aussi positive alors que notre amie est retenue prisonnière…
— J'ai peur moi aussi Marie, mais j'essaie de garder la tête haute. Lexa m'a appris bien des choses finalement.
— Je crois qu'en l'interprétant tu as pris de son courage.
— C'est à ça aussi que servent les rôles. C'est pour ça que nous sommes actrices, non ? Pour nous trouver et nous construire à travers des rôles écrits par d'autres esprits. Un peu comme un destin régi par des mains divines.
— C'est une façon intéressante de voir les choses. Il est vrai qu'Octavia m'a aussi pas mal apporté.
— Alors tu vois, ça ira. Dans ce monde, toi et moi on peut s'en sortir. On va retrouver Eliza et Lexa et on sauvera Lindsey.
Elle achève sa phrase avec un sourire. Je retrouve les traits de mon amie et de la guerrière. Elle m'a convaincue.
Je regarde Lincoln qui marche un peu en avant. Ses épaules robustes. Son dos puissant. Ai-je vraiment besoin de lui dans ma vie ?
Point de vue Lexa :
— Eliza ?
Je toque à la porte de la chambre de la jeune fille, comme convenu.
— Entre.
Je pousse et pénètre dans la pièce que je connais si bien. Je tente d'effacer Clarke de mon esprit.
— J'ai informé Aden que je partais négocier avec la Reine Nia et qu'il devrait s'entraîner seul pendant un petit moment.
— Tu vas supporter de rester enfermer le temps que toute cette histoire soit résolue ?
— De toute façon il faut que j'arrive à pénétrer dans la Cité des Lumières, et on a constaté que ça me prenait énormément de temps, alors c'est plutôt une bonne chose.
— Je pourrais peut-être m'entraîner avec Aden pendant ce temps, parce que toute seule ici je n'aurais pas grand-chose à faire…
— Je suis sûre qu'Anya te serait d'une très bonne compagnie. Mais tu peux aussi t'entraîner avec Aden, il faudra juste faire des résumés à Clarke pour ne pas qu'il se rende compte de la supercherie.
— Tu comptes ne jamais dévoiler la vérité au garçon Lexa ?
— Pas pour le moment. Je ne veux pas l'impliquer dans des complications. Il doit se préparer pour prendre ma suite.
— Il a encore le temps.
— J'espère…
La blonde attrape mon poignet dans sa main.
— On ne te laissera pas mourir Lexa.
— Mais une fois que vous serez retourné chez vous ?
— Je sais que Clarke saura gérer la situation. Tu es faite pour vivre et te battre pour la paix. Ta mort dans notre monde était une erreur. Nous sommes venues ici pour la régler.
— Tu es sûre que c'est ça qui vous a mené vers nous ?
— En partie sûrement.
Elle me lâche et je vais à la fenêtre. Je n'y reste pas longtemps de peur qu'on m'aperçoive.
— A propos du baiser, je dis en revenant vers Eliza.
— Clarke m'a embrassée. On est quitte.
La nouvelle me fait rire plutôt que de me pincer.
— Pour qu'on soit quitte il ne faudrait pas plutôt que j'embrasse Alycia ?
— Et que Alycia et Clarke s'embrassent…
— Ou sinon on peut garder ça entre nous.
— C'est une bonne idée, me répond la blonde en riant.
— Désolée pour le moment d'égarement, elle me manque…
— Je ne peux que te comprendre !
— Bon, je ferais mieux d'aller méditer, plus vite j'atteindrais Bekka plus vite je pourrais aller retrouver Clarke.
— Je reste ici en attendant l'arrivée de mes amies et de Lincoln.
Je hoche la tête et m'en retourne dans ma propre chambre. Titus est là, il m'attend.
— Il faut que j'y reste le plus longtemps possible, je préviens mon Flamkeippa, sors moi de là uniquement lorsque Lincoln et les autres seront là.
— Bien Heda.
Titus prend place sur un de mes canapés et me laisse me mettre en tailleur sur mon matelas.
J'entre en méditation et parviens immédiatement dans la grotte où j'avais laissé Bekka la fois précédente. Comme la dernière fois, des voix des Anciens résonnent à mes oreilles pour tenter de me faire faire demi-tour. Je n'y prête pas attention. Je dois avancer coûte que coûte. Cette sensation de chaleur m'envahit encore. Mais cette fois pas de lumière aveuglante. Bekka m'apparaît comme n'importe lequel des anciens Commandants.
— Pourquoi je ne t'ai jamais vu avant ? est la première question que je lui pose.
— Tu ne m'avais jamais cherché.
— On a tous espéré te rencontrer.
— Il fallait en être digne.
— Si j'ai assez de mérite pour être tombée sur toi, est-ce que tu accepterais de m'aider dans ma quête pour sauver l'humanité.
— Sauver l'humanité ? Tu as là de bien grands mots Lexa. Tu penses réellement qu'éteindre cette Cité des Lumières sera un Salut ?
— Oui. Elle n'est là que pour asservir mon peuple et les emprisonner. Je dois les libérer pour continuer dans les meilleures conditions ce que Clarke et moi avons commencé.
— Bien, alors suis-moi…
Sans plus réfléchir je me laisse porter par l'aura de Bekka. Et alors que j'ai l'impression de n'avoir bougé que de quelques centimètres, je sens une main se poser sur mon épaule. Je me retourne. Personne. Puis mon corps réalise, c'est une main dans le vrai monde. Je sens un milliard de secousses et je perds Bekka de vue. Mes yeux s'ouvrent. Anya, Eliza, Indra, Titus, Alycia , Marie et Lincoln sont en face de moi, un air étrange sur le visage. Je secoue la tête, je ne comprends pas pourquoi autant de monde se trouve autour de moi.
— Lexa !
C'est Anya qui me saute au cou pour me serrer contre elle.
— Qu'est-ce qui se passe ? je demande en la repoussant légèrement.
— Ça fait deux heures qu'on essaye de te réveiller Heda, me répond Titus. J'ai tenté tout seul lorsque Eliza m'a prévenue que ses amies arrivaient, mais je n'ai pas réussi. J'ai appelé Anya et Indra pour m'aider. Même à trois nous ne sommes parvenus à rien.
— Le temps qu'on trouve quoi faire, poursuit Anya, Lincoln, Marie et Alycia sont arrivés et sont venus nous aider.
— Mais… Ça faisait à peine quelques minutes que j'étais partie…
— Non Heda, plusieurs heures…
— Tu vas bien ? me demande Indra.
Je bouge mes bras, mes jambes, j'inspecte mon crâne mentalement. Aucune douleur.
— Oui je crois…
— Alors maintenant que tu es réveillée, dit Marie presque furieuse, vous allez pouvoir nous expliquer ce que vous trafiquez à propos de la Cité des Lumières.
— Du calme Marie, la tempère Eliza, on ne voulait pas vous affoler, c'est pour cela qu'on ne vous a rien dit…
Avant que son amie ne puisse râler une nouvelle fois, le sosie de Clarke leur raconte toute l'histoire. Mon envie de suivre Bekka pour trouver une ouverture vers la Cité, Raven qui a déjà pris la puce et qu'Anya voudrait sauver, nos idées d'unir nos forces pour éteindre la Cité à tout jamais.
Point de vue Alycia :
— Donc finalement on va s'embarquer dans cette histoire avec la Cité des Lumières, intervient Marie, vous pensez pas qu'on a mieux à faire ? Genre sauver Lindsey ?
— Mais c'est ce qu'on va faire, lui répond Eliza, les deux en même temps.
— C'est pour ça que tu envoies Alycia à la place de Lexa ? Facile pour toi, ce n'est pas toi qui va te risquer en territoire ennemi.
— Du calme Marie, j'essaie de tempérer en posant ma main sur son bras, je suis plutôt d'accord avec leur plan.
— Plutôt d'accord ?
— Je pense qu'il est important qu'on les aide à les sauver de l'emprise de A.L.I.E, parce que sans la mort de Lexa personne ne comprend comment faire. Et bien sûr il nous faut faire notre possible pour secourir Lindsey. Et si pour ce faire je dois prendre des risques, pendant que Lexa trouve une solution pour son peuple, je suis prête à y aller. Mais j'admets que j'aurais aimé qu'on nous tienne informé de ces décisions avant de nous les mettre sous le nez… Clarke est au courant ?
Je regarde Eliza avec un regard dur. Elle m'envoie au casse pipe et nous n'avons pas encore eu le temps de nous retrouver. J'attends une entière franchise de sa part.
— Pas sur tout. On ne lui a pas encore parlé de ton voyage en territoire Azgeda en tant que Heda .
Je suis en quelque sorte soulagée qu'elle ne soit pas plus au courant que moi.
— On devrait tous aller se reposer, intervient Titus, la journée a été difficile pour tout le monde. Demain Lexa et Alycia prendrons du temps pour s'apprivoiser afin que Nia ne décèle pas le subterfuge. Marie et Eliza, en attendant que tout se mette en place, je vous demanderais d'être le plus discrètes possibles. Et globalement, il va falloir que nous fassions tous preuve d'une grande discrétion.
Tout le monde acquiesce. Mais de toute façon j'aurais dit oui à n'importe quoi. Tout ce dont j'ai envie actuellement c'est de m'allonger et te retrouver Eliza... Tout ce temps que nous avons passées séparées, j'ai comme l'impression d'avoir rêvé nos baisers.
— Je vais vous faire préparer une chambre et à manger, conclut Titus en sortant.
— Depuis quand il est devenu si gentil avec nous ? je demande surprise.
— Faut croire que j'ai réussi à l'apprivoiser ! répond Eliza en haussant les épaules avec un sourire en coin.
— Tes réactions et décisions l'ont beaucoup apaisé il est vrai, reprend Lexa, mais je pense que le départ de Clarke y est aussi pour quelque chose…
— Vous finirez par vous retrouver Lexa…
Anya caresse le dos de son amie qui tente de ne pas faire transparaître ses émotions. Mais on ne trompe pas un mentor qui vous côtoie depuis toujours.
— Allez, on va y aller nous, dit Eliza en attirant Marie et moi vers la sortie. On se retrouve demain.
— Bonne nuit, nous lance Lexa.
Dans le couloir nous croisons Titus qui nous informe qu'il a préparé une chambre pour Marie et moi. Nous nous regardons toutes les trois, le remercions et une fois qu'il s'est éloigné, Marie nous taquine :
— Je sais, je sais, je vais prendre cette chambre pour moi toute seule, Alycia je suppose que tu vas dormir avec Eliza dans la chambre de Clarke.
— Euh, bah…
— Tatata vous l'avez bien mérité. Allez je file ! Bonne nuiiiiit !
Elle a retrouvé un peu de sa joie. Elle sait que nous allons tout faire pour sauver Lindsey. Je souris et me retourne vers Eliza. C'est la première fois que nous nous retrouvons seules depuis notre retour. Les mots nous manquent visiblement. Nos mains se trouvent sans grande difficulté. Nos doigts s'entrelacent.
— Viens… me chuchote Eliza en resserrant son emprise sur ma main.
Je la suis sans poser de question. Elle m'amène dans la chambre de Clarke qui ressemble en effet à celle que j'ai déjà vu en tournage. Pourtant elle est différente. Plus vraie, comme tout le reste. Je ne m'attarde pas sur le décors car Eliza m'attire à elle pour me prendre dans ses bras. L'étreinte chaleureuse dure. Dure. Je sens mes yeux me piquer soudain. Je me retiens un temps puis finis par me laisser aller. Des larmes brûlantes coulent sur mes joues. J'ai peur. Peur pour Lindsey, peur pour nous.
— Je ne veux plus être séparée de toi, je réussis à dire les lèvres tremblantes.
Eliza, sans trop vouloir me lâcher, agrandit la distance entre nos deux corps pour pouvoir regarder mon visage. Elle caresse mes cheveux et embrasse mon nez.
— Il faudra que je reste avec Lexa lorsque tu iras à Azgeda, mais on se retrouvera après, tu verras, et on ne se quittera plus…
— Oui…
Je crois à ce qu'elle me dit. Doucement j'avance pour capturer sa bouche. Le baiser tarie mes larmes et fait sauter mon cœur. J'ai l'impression d'avoir attendu ce moment depuis si longtemps. Tout en continuant le baiser, Eliza nous amène vers le lit. Les draps ont son odeur. L'oreille sent son cuir chevelu.
Toutes les deux sur le flancs, face à face, nous nous embrassons comme pour rattraper le temps perdu. Sa langue découvre mes lèvres, mes doigts découvrent ses côtes. L'idée que nos deux corps, emprunts de deux âmes différentes – celles de Clarke et de Lexa – se soient déjà découvert de la sorte, me porte dans une sorte de transe indescriptible. Mes mains relèvent son t-shirt, enfin celui de Clarke, les siennes passent sous le mien, enfin sous la tenue de Heda que je porte encore.
Heureusement, bien vite nos peaux de costumes sont retirées et nous nous retrouvons juste Eliza et Alycia sous les draps.
Je tente de ne pas penser au fait que j'ai imaginé ce moment depuis des mois, je ne voudrais pas gâcher l'instant présent. Je décide de me laisser aller à ses baisers et caresses. Puisqu'elle semble bien s'y prendre. Lentement nous roulons sur le côté de telle sorte à ce que je me retrouve au dessus. Mes cheveux tombent sur son visage, formant comme un rideau qui nous isole du reste du monde. Mais les bougies ne sont pas assez puissantes pour que leur lumière traverses ma chevelure, je groupe d'une main mes cheveux sur une épaule pour pouvoir mieux regarder le visage d'Eliza. Elle est belle, elle semble impatiente. J'ai envie de dire quelque chose mais je sens que cela casserait le moment. Je redescends vers sa bouche pour l'embrasser ardemment.
Ses mains glissent sur mon bassin et mes fesses, elle me caresse sous le pli qui mène à mes cuisses. Je frissonne. Je passe un doigt sur sa joue et le descend le long de sa mâchoire, sur son cou, jusqu'entre ses seins. Je sens un filet de transpiration poindre. Je m'en amuse et souris contre ses lèvres. Elle grogne et me mordille. Mon doigt continue sur son mamelon qui se fait plus sentir après quelques passages. Eliza passe ses mains sur mon ventre et tente elle aussi un approche vers ma poitrine. Nous nous caressons en miroir, faisant ressentir à l'autre ce que nous désirons.
Pressante, mais prenant mon temps, je descends mes paumes le long de son corps, je m'abaisse un peu également pour lâche sa langue et venir embrasser sa poitrine que je viens de délaisser. Lentement mes doigts continuent leur descente et atterrissent au creux de ses cuisses. Doucement, je caresse d'abord son haine et son jonctions, puis je frôle le point le plus sensible qui constitue ma cible. Je m'aide de son excitation physionomique pour aider la manœuvre et augmenter le plaisir. Je glisse aisément contre son sexe et j'entendis ses gémissements s'accroître. Je suppose, en tous cas j'espère, que les murs sont épais. Je ne veux pas me retenir aujourd'hui. Je ne peux m'empêcher de respirer plus fort à mon tour. Je retourne contre sa bouche, elle m'embrasse avec avidité. Je continue caresses contre elle, je m'applique car les mouvements de son corps rende la tâche de plus en plus difficile.
Eliza soudain reprend un peu ses esprit et décale ses mains, posées la sur mon ventre sans trop savoir que faire, une sur la cambrure de mes reins, l'autre se précipite entre mes cuisses. Un hoquet me réveille et je la laisse me caresser à son tour. Comme nous sommes proches, les os de nos mains se cognent de temps à autre, mais cela ne fait que renforcer notre proximité. J'halète contre sa bouche, elle peine à m'embrasser, tout devient désordonné mais tellement bon.
Elle jouit avant moi. Son orgasme paraît la surprendre, c'est comme si pendant un quart de seconde elle suffoque, puis elle se laisse complètement aller et me mord la lèvre inférieur tout en contenant, je le sens, un gémissement qui s'annonçait peut-être trop puissant. Elle met une grande concentration pour ne pas baisser le rythme de sa main contre mon sexe. Tout de même, plus elle reprend son souffle et ses esprits, plus elle se fait précise et douée. Sentant mon paroxysme arriver, je descends dans son cou pour l'embrasser et y déposer quelques léchouilles. La jouissance me prend de court et je croque dans sa clavicule, mais je ne restreint pas mes émotions pour autant. Son autre main vient se poser contre ma nuque, comme pour m'encourager. Puis je redescends petit à petit, au rythme de ses caresses toujours présentent qui diminuent avec mon souffle.
Sa main se libère et je m'allonge à ses côtés. Bien vite elle vient se lover contre moi. Je décoince mes cheveux, elle passe les siens de l'autre côté et vient se poser contre mon torse, mon bras entourant ses épaules. Pendant un long moment nous ne disons rien. Nous écoutons les bruits de nos respirations, de nos cœurs, de Polis qui s'endort petit à petit, de ses doigts qui caressent la ligne de mes abdominaux, de ma main qui joue avec la peau de son bras.
— On va encore être séparées… dit Eliza brisant le silence.
— C'était ton idée.
— Tu m'en veux ?
— Non, je réponds en déposant un baiser sur son front, c'était pour dire qu'on l'a choisi. On doit sauver Lindsey, mais on doit aussi les sauver de A.L.I.E.
— C'est comme si on avait se devoir maintenant qu'on est ici, et surtout qu'on sait comment faire.
— C'est pour ça que je ne t'en veux pas. On a prit cette décision…
— Pour notre peuple, hein ? répond Eliza en se redressant pour me surplomber et me regarder dans les yeux.
Je souris et hoche la tête. Elle sourit également. Nous nous regardons et mon cœur explose. Il faut que ça sorte, et maintenant, avant que nous soyons encore séparé, avant qu'il ne se passe quelque chose. Comme si le destin de Lexa et Clarke étaient lié au notre et que malheur pouvait nous arriver.
— Je t'aime Eliza.
— Je t'aime Alycia.
Nous venions de le prononcer en même temps, sans nous concerter, sans sentir que cela allait venir de l'autre. Je fonds. Nous rions encore et Eliza descend sur ma bouche pour m'embrasser et sceller cet aveux.
Point de vue Clarke :
Isolée dans ma chambre, je m'empare du talkie espérant pouvoir joindre Lexa à qui je n'avais pas pu parler la fois précédente. Je m'attends à ce que ce soit Eliza qui réponde, mais la voix qui grésille à l'autre bout me donne le vertige. Octavia…
— Clarke ? Clarke c'est toi ?
— Oui Marie…
— Tu as l'air déçu.
— Non, c'est pas ça, c'est que…. Ta voix… Enfin… Alors, vous êtes revenus à Polis c'est ça ?
— Oui… On doit sauver Lindsey.
— Oui c'est logique, vous êtes comme nous… Si j'avais pu sauver Octavia, j'aurais bouger sur le champs aussi… ça aurait évité tout ce merdier…
— De quoi tu parles ? Enfin, tu n'es pas obligée de revenir là dessus si tu ne veux pas raviver des souvenirs douloureux…
— Non, je suppose que tu es la personne avec qui j'aimerais en parler…
Je fais une pause.
— Clarke ?
— Oui je… Je voulais dire, depuis la mort d'Octavia, Bellamy et Lincoln ont vécu des moments très difficiles. Ils se sont laissés emporter par le chagrin, ils ont passés des semaines à se soûler ensemble pour oublier, Pike leur a mis le grappin dessus et tous nos problèmes n'ont fait qu'empirer. Et je n'ai pas assisté à tout cela puisque je suis restée à Polis auprès de Lexa. Je n'ai pas pu consoler Bellamy et-
— Je t'arrêtes tout de suite Clarke, tout ce qui arrive en ce moment n'est pas de ta faute. Toi, tout ce que tu cherches, c'est sauver tout le monde. Et tu t'en sors plutôt bien. Ne te blâme pas pour la tristesse inconsolable de Bellamy.
— Merci… Enfin maintenant que je suis là, j'essaie de lui faire entendre raison, mais tout ce qu'il cherche c'est un compagnon de beuverie. J'arrive jute à le maintenir éloigné de la Clef pour le moment, mais depuis que Lincoln n'est plus là, donc depuis que je suis arrivée, on me raconte que son état empire…
— Dis-moi Clarke, on t'a raconté comment Lincoln s'est arrêté de boire d'un coup ?
— Apparemment, après une nuit trop arrosé, il s'est cogné méchamment le genoux on tombant. Abby l'a soigné et l'a forcé à passer la nuit à l'infirmerie. Il aurait eut une nuit très agitée, répétant le nom de notre amie décédée en boucle. Il se serait réveillé en sueur le lendemain, sans aucune gueule de bois. Depuis ce jour il s'est éloigné de Bellamy et n'a plus touché une goutte d'alcool. Puis il a profité de la mise en place du blocus pour fuir. Et vous êtes tombées sur lui.
— Attends, attends, attends, tu sais quand ça s'est passé tout ça ? L'accident avec son genoux ?
— Euh, d'après ce qu'on m'a dit c'était à peine une semaine avant son départ.
— Putain, je sais la cause de notre arrivée ici !
Enfin la scène Elycia ! On a mis du temps à la faire mais elle est là haha ! Et Marie aurait-elle eut une révélation ?!
A la prochaine !
