Chapitre de transition avec pas mal de points de vue différents pour conclure l'histoire à Arkadia. J'espère qu'il vous plaira. Enjoy !
Point de vue Niylah :
Titus, Indra, Lincoln, Anya, Gaïa et Costia m'avaient suivis jusque dans le réfectoire, presque désert à cette heure-là de la journée. Les rares personnes qui y passent murmurent entre elles à propos de la présence, je suppose, des étrangers que nous sommes. Ils m'avaient adoptée mais je resterais à jamais une personne qui ne vient pas du même endroit qu'eux et lorsque je me trouve avec mes semblables cette image est forcément renforcée.
Costia, que je n'avais jamais vu mais dont j'avais déjà entendu parler, a l'air complètement perdu et agar. Lincoln et Anya rattrapent le temps perdu, Indra et Titus s'inquiètent à propos de Lexa – j'ai d'ailleurs du mal à les tenir en place – , Gaïa semble observer Indra sans oser lui parler. Je regarde tout ce petit groupe en me demandant si un jour je retournerais dans ma boutique ou même à Polis. Puis Costia accapare tout mon esprit. Elle a passé des années en prison, elle n'a jamais entendu parler des Skaikru, à sa place je voudrais qu'on vienne me soutenir. Alors je me lève pour aller m'asseoir à ses côtés.
— Ça va ? je lui demande simplement pour une entrée soft en matière.
— Oui, oui…
— Tu m'as l'air un peu perdu.
— Un peu…
— Pas très bavarde, hein ? Ou un peu timide.
— J'ai perdu l'habitude de côtoyer d'autres être humains, et puis ceux que je rencontre ne ressemblent pas à ceux que j'avais connus…
— Tu vois, j'ai réussi à te faire dire plus de deux mots.
Surprise par ma remarque elle se met à sourire. Il y a une étincelle au fond de ses yeux qui semble se rallumer. Sans que je ne comprenne pourquoi, mon cœur se serre.
— Comment tu t'appelles ?
— Niylah.
— Niylah, Costia, Lexa, Luna, Anya, Indra, Gaïa, Nia. Il semblerait que notre peuple est quelque chose avec la lettre A.
— Sûrement un hommage à Bekka.
— Ah tiens, je n'y avais jamais pensé !
Nous rions ensemble cette fois. La discussion continue de la sorte. C'est un plaisir de lui parler et on dirait que cela lui fait du bien de pouvoir enfin avoir un échange avec quelqu'un.
Nous sommes interrompues lorsque Bellamy arrive en courant dans le réfectoire.
— Elles ont réussi ! il crie. On a besoin d'aide pour gérer tous ceux qui avaient pris la Clef, ils sont en danger.
Nous nous levons tous comme un seul homme pour venir au secours de ce peuple qui nous menace. Mon instinct prend le dessus. Je ne peux pas laisser mourir un être humain. Titus traîne un peu des pieds mais lorsque nous arrivons devant la prison et que nous voyons toutes ces femmes et ces hommes à terre, l'hésitation s'envole. Les portes sont ouvertes et Abby et d'autres que je n'ai pas le temps de distinguer, œuvrent déjà à mettre les blessés sur le côté pour éviter qu'ils s'étouffent avec le liquide argenté qui s'échappe de leur bouche. Je prends le premier homme sous mes yeux et le place de côté.
Une fois que tout le monde semble hors de danger nous nous regardons tous les uns après les autres. Skaikru et Natifs ensemble pour sauver les leurs. Marcus me fait un signe de tête qui me remercie. Je lui souris. La femme que j'ai entre les mains se met à tousser, je me concentre sur elle. Je l'aide à s'asseoir pour qu'elle ne s'étouffe pas et j'entends d'autres personnes tousser. Vite nous essayons d'aider au mieux tous ceux qui se réveillent. Quelques uns se mettent à vomir, d'autres à crier. D'autres encore restent sans voix.
— Je sui désolé Abby…
C'est Jackson qui s'excuse auprès de son amie.
— Ce n'est rien, ce n'était pas toi.
— Il va falloir gérer Pike maintenant, marmonne Lincoln non loin de moi.
Point de vue Lexa :
Je suis toujours dans la salle informatique avec Alycia et Eliza. Marie revient au bout d'un temps.
— A peu près tous ceux qui avaient avalé la Clef se sont « réveillés ». On a réussi.
— Oui, dit Eliza en se levant pour rejoindre son amie.
Elles se prennent dans les bras.
— Maintenant on va pouvoir rentrer à la maison, dit Marie en se détachant et en lançant un regard vers Alycia.
— Et Pike ? je demande. Il n'a accordé leur aide aux Skaikru que dans le but d'éteindre la Cité. Maintenant que c'est chose faite… Il pourrait encore essayer d'attaquer un peuple. Et la Reine Nia… On ne sait pas où elle a fuit avec les siens, on n'est pas à l'abri de représailles.
— Oui, me répond Eliza en revenant vers moi, mais maintenant on sait que tu vas vivre Lexa. Et tu vas pouvoir accomplir ton rôle de Heda correctement. Je suis sûre que tu sauras trouver les arguments pour convaincre Pike de faire la paix, et qu'ensemble vous arriverez à un accord avec Nia et Roan.
— Elle a raison.
C'est Clarke qui arrive dans la pièce.
— Elles nous ont beaucoup aidé, mais maintenant c'est à nous de reconstruire les bases de ce nouveau monde. Main dans la main Lexa, toi et moi.
Je ne peux m'empêcher de sourire.
— Alors il va falloir te trouver une autre appellation que « Wanheda » !
Clarke répond à mon sourire puis à ma remarque :
— La Commandante de la mort n'est plus.
Je me lève en m'aidant du mur derrière moi. Si Eliza a pu se lever, moi aussi. J'avance sans peine vers Clarke et la prends dans mes bras.
— C'est beau, dit Marie.
— Fangirl, lui envoie Eliza sans que je ne comprenne ce que cela veut dire.
— Essayons de trouver Pike avant qu'il ne fasse une autre bêtise, je dis en lâchant Clarke.
Les filles acquiescent et nous nous mettons à sa recherche. Qui n'est pas longue puisque nous le croisons dans un couloir.
— Lexa, euh… Laquelle est Lexa ?
Alycia me montre du doigt alors l'homme se tourne bien vers moi.
— J'aimerais m'entretenir avec toi. Il y a des choses dont nous devons discuter. L'emprise que Jaha a eut sur les nôtres m'a fait réfléchir. Nous ne pouvons pas évoluer en nous faisant la guerre constamment… Et ce blocus…
— Pour le blocus, je réponds, il faudra voir avec la Reine Nia, et sûrement avec tous les chefs de la coalition pour le lever.
— Oui, je comprends. J'ai merdé.
Je lui pose une main sur l'épaule.
— J'ai tué beaucoup des vôtres moi aussi.
Il a un sourire un coin.
Point de vue Marie :
Nous laissons Pike et Lexa partir ensemble. Clarke semble un peu méfiante mais elle sait que c'est une bonne chose.
— Alors, nous demande le sosie d'Eliza, comment vous comptez vous y prendre pour rentrer chez vous ?
— Il faut qu'on parle à Bellamy, je dis.
— De toute façon on lui a promis, répond Alycia.
— Il vaudrait mieux que je le vois seule pour commencer. Je vais voir où il est.
— Ok, répond Eliza, nous on va retrouver Lindsey.
Je me sépare des filles et déambule dans les couloirs que je reconnais à moitié. J'arrive vers les prisons où un grand nombre de personnes sont assises, semblant plutôt malades.
— Wow.
— Et encore, c'était pire quand ils étaient tous allongés en train de cracher du liquide argenté, me dit Anya qui arrive dans mon dos.
— J'imagine oui… Tu sais où est Bellamy ?
— Il me semble qu'il est allé prendre des nouvelles de Jaha à l'infirmerie.
— Merci.
Je vais pour partir mais me retourne :
— Euh, tu sais où est l'infirmerie ?
— Je t'y emmène haha !
Je la suis et soudain j'ai une illumination :
— Ah mais attends, tu as revu Raven du coup ! Comment ça s'est passé ?
Anya devient rouge pivoine. Du même rouge que lorsque j'avais failli coucher avec elle et Lindsey. Ce souvenir réveille la pieuvre de mes intestins.
— J'ai compris Anya, elle ressent la même chose que toi.
— J'ai de la chance.
— Non, tu le mérites.
La guerrière me sourit avec gratitude avant de me laisser devant l'infirmerie. Je toque et entre. Abby, Jackson, Bellamy et Jaha allongé sur un lit sont là. Bellamy s'adoucit en me voyant arriver.
— On peut se parler Bellamy ?
— B-bien sûr !
Sans trop savoir où nous pourrions nous poser pour être tranquille, Bellamy m'amène dans la réserve. Entre les flacons d'antibiotiques cabossés et le matériel médical nous nous regardons dans les yeux.
— Je-je peux toucher ton visage ? me demande le garçon.
— Oui.
Je le laisse poser ses paumes sur mes joues. Il est tout tremblant. Une légère odeur d'alcool émane de lui mais il est totalement sobre. Les récents évènements l'ayant sûrement tenu éloigné de la boisson.
— Pourquoi tu as déconné de la sorte Bellamy ?
— Après la mort de… Après ta mort ça a été très difficile O'.
Je veux réagir mais je décide de jouer le rôle de sa sœur pour le laisser se confier.
— Ma vie a toujours tourné autour de toi. Depuis que tu es née je te protège. Comment je pouvais continuer à avancer alors que tu n'étais plus là ? Je n'ai plus d'objectif, plus de but, plus rien… Alors avec Lincoln on a trouvé une nouvelle alliée, l'ivresse. Lincoln s'en est sortit, il m'a abandonné, je me suis réfugié chez Pike. Je l'ai suivi dans son délire de monarque sanguinaire. Pardonne-moi O'… Je ne voyais pas tout le mal qu'on faisait. Mais je suis encore si triste, si tu savais. Il n'y a pas une journée où tu ne me manques pas. Ma petite sœur…
Des larmes coulent sur ses joues. Sa peine m'attaque le cœur et je ne peux m'empêcher de pleurer à mon tour. Je sens qu'il va être très compliqué à remettre sur pied. Je le prends dans mes bras pour l'apaiser. Mon geste d'affection ne fait qu'accroître ses larmes. Il se réfugie dans mon épaule. Ses mains s'agrippent dans mon dos.
— Je vais faire tout mon possible pour te faire retrouver le sourire Bellamy, je te le promets. Mais il va falloir arrêter l'alcool. D'accord ?
— Oui… Je vais essayer…
— Je pense qu'une discussion avec Lincoln te ferait du bien aussi.
— Tu as raison. Il… Il a changé depuis la dernière fois que je l'ai vu.
Nous nous décollons, j'essuie les larmes sur ses joues, il essuie les miennes. Nous rions de la situation.
— Enfin Bellamy tu souris.
— Ça m'arrive il faut croire…
— Je crois qu'on a tous mérité un peu de repos après cette journée de folie, tu ne penses pas ?
— Oui. Et puis il faut que j'aille aider en cuisine, c'est mon tour ce soir.
— Ah vous fonctionnez comme ça ?
— Oui, certains ont des postes définis, d'autres fonctionnent en roulement pour l'effort collectif.
— C'est beau.
— On essaie.
Point de vue Lindsey :
Je tourne dans un couloir à la recherche de mes amies quand justement je tombe sur Alycia et Eliza.
— Et Marie ?
— Évidemment, maintenant elle ne se préoccupe que de Marie.
— Hé ! T'es vilaine Eliza ! On en parle de ton obsession pour Alycia ou pas ?!
— A priori c'était plutôt moi qui était obsédée par Eliza…
— Ah, répond l'intéressée, parce que ce n'est plus le cas ?
— Si bien sûr, mais maintenant que tu es avec moi, ce n'est plus malsain.
Les deux femmes s'embrassent doucement sous mon regard joyeux.
— Et Marie ? je répète sur le même ton qu'au début.
— Elle parle avec Bellamy.
Je regarde aussitôt ma montre, elle est toujours arrêtée.
— Tu crois qu'elle va se remettre en route quand on pourra rentrer ? me demande Eliza.
— Aucune idée, mais dans le doute je vérifie…
Arrive Anya qui nous apprend que Marie et Bellamy sont à l'infirmerie. Nous prenons donc cette direction, laissant Anya visiblement chercher Raven. Je tapote les deux bonbons violets qui me restent dans la poche. Un sourire sadique se dessine sur mon visage.
— Ah il y en a une qui est heureuse que Raven et Anya se soient mise en couple !
— Ah si tu savais Alycia, si tu savais !
Nous arrivons devant l'infirmerie où justement Marie et Bellamy sortent.
— Tout est bien chronométré ici, je fais remarquer.
— Un peu comme dans un scénario quoi, répond Marie, on va dîner ?
— Tu crois qu'ils vont nous laisser manger avec eux ? demande Alycia.
— Si quelqu'un vous le refuse, il aura à faire avec moi, répond Bellamy protecteur.
— Ouh, je sens déjà l'odeur de la maison ! se réjouit Eliza.
Et nous suivons le garçon jusqu'au réfectoire. Pendant le trajet Marie passe sa main dans la mienne. Je la serre avec plaisir.
Nous sommes des premiers à arriver dans la cantine. Le peu de Skaikru déjà présents nous dévisage. Surtout Marie. Bellamy nous dit de nous asseoir, qu'il va nous apporter de quoi manger. Bientôt Lexa suivie d'Indra, Titus et Gaïa pénètrent dans la salle. Ils se joignent à notre table.
— Vous avez perdue Costia en route ? je demande sans gêne.
— Niylah lui fait visiter les lieux, répond Indra.
— Intéressant, je relève, mmmh Costiylah ? Niystia ? Il va falloir que j'y réfléchisse…
— T'es irrécupérable Lindsey ! me vanne Eliza.
Le réfectoire se remplit, Clarke, Raven, Anya, Niylah, Costia, et tous les autres finissent par arriver. La table n'est pas assez grande pour accueillir tout le monde, si bien que nous sommes obligé de parler fort les uns entre les autres. Cela me fait bizarre de voir à quel point nous nous sommes si bien intégrées. Mais il va falloir repartir… Déjà je vois Indra rire avec Monty, Titus être intrigué face aux propos qui lui sont tenus par Raven, Gaïa boire les paroles de Jasper. Un nouveau monde est possible.
Pike assit en bout de table se lève d'un coup et se racle la gorge pour demander le silence.
— Je voudrais lever mon verre à John Murphy.
Les sourires s'effacent et des visages se baissent.
— Il est mort par ma faute en voulant sauver des gens que je considérais comme mes ennemis. Je n'aurais jamais assez les mots pour que vous me pardonniez mes actes. Mais ça ne retirera pas le courage de ce jeune homme.
Il boit une gorgée et lève son verre. Tout le monde l'imite et il reprend :
— Lexa et moi avons longuement discuté. Il y a encore des points à éclaircir mais je suis convaincu que nous arriverons à une paix durable. Enfin, si Nia arrive un jour à me pardonner à son tour…
Un rire jaune soulève l'assemblée.
— Alors ce soir je vous demande de profiter. Certains d'entre vous ont vécu des choses extraordinaires ces derniers temps et le retour à la réalité doit être difficile. Demain Lexa repartira pour Polis, mais les natifs qui veulent rester à Arkadia sont les bienvenus.
En disant cela il regarde Lincoln puis Niylah. La blonde, assise à côté de Costia, se met à sourire.
— Sinclair ! hurle Jasper en se levant. Pour ce soir tu peux bien laisser couler l'alcool à flot, non ?!
L'intéressé rigole et se lève. Un murmure général se propage autour des tables. Sinclair revient avec un énorme fût grisâtre.
— La réserve de Monty, chuchote Harper.
— Laisse-les faire, lui répond l'asiatique.
Jasper lance des hourras et tout le monde retrouve une joie communicative. Je vois Bellamy refuser un verre d'alcool qu'on lui tend. Oui, on va rentrer chez nous.
Point de vue Alycia :
La nuit est courte. Par manque de place nous dormons entassés dans les chambres. Et l'effervescence générale nous empêche aussi d'avoir un sommeil tranquille. Le lendemain nous nous retrouvons tous dans la courre, devant les grandes portes de l'entrée d'Arkadia. Il a en amont été décidé que mes amies et moi retournerions à Polis avec Bellamy. Lui faire changer d'air nous semble la meilleure solution. Pike avait donné son accord pour que son second s'absente un moment. Tant que Nia n'était pas dans les parages, Lexa avait décidé de prendre le risque de faire passer des Skaikru de l'autre côté de la frontière instaurée par le blocus. Clarke aussi rentrait à Polis. Nous étions trop nombreux, la blonde avait réussi à négocier une voiture avec Pike, ils n'avaient pas retrouvés les chevaux qui avaient amené Eliza et les autres à Arkadia. Voiture avec laquelle reviendrait de toute façon Bellamy lorsqu'il irait mieux. Sur les chevaux étaient déjà montés Indra et Titus.
— Si d'autres Skaikru veulent venir à Polis, s'exclame Lexa d'une voix forte, je les accueillerai avec bienveillance. On s'occupera de Nia d'une manière ou d'une autre.
— Je viens avec vous.
C'est Raven qui sort de la foule pour se mettre aux côtés d'Anya. Lexa a un énorme sourire envers sa mentor.
— Très bien, alors Clarke, Alycia, Eliza, Lindsey, Marie, Indra, Titus, Gaïa, Anya, Raven, Bellamy, rentrent avec moi. Lincoln ?
— Je viens, je crois que Bellamy a besoin de moi.
Le frère d'Octavia sourit en baissant la tête.
— Costia ? demande Lexa avec un léger trémolo dans la voix.
— Puisque le chef est d'accord, je vais rester à Arkadia. Je crois que ça me fera du bien.
En disant cela Costia à un regard envers Niylah. Lexa ne pose donc pas la question à cette dernière, il est évident qu'elle va rester ici. La situation me semble cocasse. Lexa, Costia, Clarke et Niylah, des amours entrecroisés.
— Personne d'autre ?
Personne ne réagit.
— Alors c'est un au revoir.
Pike s'approche de Lexa pour lui serrer la main.
— Puissions-nous nous revoir, dit le Chancelier.
— Mebi oso na hit choda op nodotaim, répond Lexa.
Avant de partir, Clarke fait une accolade à ses amis puis à sa mère. Tout le monde se dit au revoir dans une ambiance qui respire déjà la nostalgie. Mais ils savent qu'ils vont tous se recroiser. Le blocus n'est plus qu'un souvenir. Seul Jaha n'est pas là. Encore inconscient à l'infirmerie dit-on. Ou bien il a simplement préféré fuir.
Eliza, Lindsey, Bellamy, Lincoln et moi montons dans le 4x4. Les autres se rejoignent dans le chariot. Bellamy prend le volant.
— Vous savez que c'est très perturbant que vous ressembliez aux autres ?
— Alors là, répond Lincoln, je ne te le fais pas dire ! Combien de fois j'ai failli m'embrouiller entre les prénoms… Puis vous avez vraiment des prénoms bizarres… Je ne parle pas que de vous quatre, les Skaikru aussi !
— C'est vous qui avez des prénoms étranges ! lance Bellamy. Niylah ? Sérieusement ?
— Ah parce que Thelonious c'est mieux ?
Tout le monde dans l'habitacle se marre. Bellamy doit se forcer à ne plus rire pour ne pas nous envoyer dans le décor. Lindsey regarde sa montre. Toujours rien.
De retour à Polis avec deux bonbons violets en poche…. A samedi !
