Bonjour mes p'tits loups ! Comment allez-vous ?

MON THOR 1 ANS QUE J'AI PAS ÉCRIS ! HAAAAAAAAAAAAAAA ! JE SUIS TELLEMENT DÉSOLÉ !

Je suis affreusement confuse pour cette graaaaaande pause de pratiquement 1 ans sur toutes mes fictions. Avec mes études, cela a été presque impossible à gérer, et je dois avouer que je passe de moins en moins de temps à écrire.

Mais ne vous inquiétez pas pour l'avenir de ces fictions, je les terminerai quoi qu'il arrive :)
D'ailleurs comme ce sont les grandes vacances, je vais écrire un maximum pour essayer de publier de manière plus correcte l'année prochaine.

SINON passons aux choses sérieuses : DRAGON 3 !
OH LE MUST DU MUST !
Désolé mais ce film était tout simplement sublime non ? :)

Sinon vous ça va ? Pour ceux qui ont passé le Bac ou le brevet, comment le sentez-vous ? :)
Au fait, bientôt la Japan Expoooooo YEAH ! (Désolé je pète un câble chaque année xD)

Bon sur ce, je vous souhaite un bonne lecture ^^


Réponse aux reviews :

LoWwLoWw : Alors une fanfic sur Fairy Tail... *regarde ses notes* J'ai dis ça moi ? ahah... *va se cacher dans un terrier* Alors je vais tout faire pour, mais quand je vois le retard que j'ai eu cette année, il faut sérieusement que je m'y remette et surtout que j'arrête de faire des promesses impossibles x)
Je te remercie pour mon style d'écriture, j'essais vraiment de m'améliorer ^^ Alors pour Mathilde, je ne dirais rien ahah ! Et finalement dans ce chapitre, vous ne saurez toujours pas qui est ce mystérieux sauveur, (oui je sais, j'aime bien faire durer un peu le suspens NYAK NYAK NYAK !)
Bonne lecture ;)

Red Cherry Berry : MA PETITE CERISE ! CA FAIT TROP LONGTEMPS ! Alors Dragon 3 ? Ton avis ! :D
"Un super vilain qui va venir buter tout le monde dans d'atroces souffrances" ma parole mais tu es encore plus sadique que moi en fait ? xD
Merci encore pour ton enthousiasme ça me fait tellement plaisir :D
Bonne lecture ma belle :D

Krokmou : Désolé ton pseudo ne passe pas en entier ^^'
Toi aussi tu m'as manqué, ça fait une éternité j'ai l'impression ! :o Alors Dragon 3, t'en a pensé quoi ? :D
"Tu vas devoir nous soumettre ton prochain chapitre très bientôt" ahah j'aurai bien aimé xD
Que de retard c'est fou x)
Je PROMET de faire des efforts ! Aller bonne lecture ! ;)

Louise : Décidément vous me manquez tous x)
Du coup je ne sais même pas si tu es toujours là pour continuer à me lire, car bon, ça fait quand même 1 ans quoi... x)
Si c'est le cas je t'en remercie profondément ! Tu risques d'être surprise pour ce chapitre mouhaha ! xD Et je te souhaite une bonne lecture ;)

Stridou : Bonjour à toi jeune dragonnière :)
Ahah Mathilde est un prénom que j'aime beaucoup, c'est sûr que ça doit faire bizarre ^^
Je te remercie de me lire, bonne lecture ;)


Chapitre 7 : Le dernier souffle.

Le granit était froid et rugueux sous ses paumes. Elle avait les doigts rougis à force de serrer avec fermeté ce petit caillou qui fluctuait au sein du feldspath rose et du quart cristallin, au cœur des paillettes couleur poivre du hornblende. Les nuages rosés de l'aurore disparaissaient peu à peu. Au-dessus d'elle, la voûte céleste commençait à étendre avec grâce ses couleurs sombres, parée d'étoiles clignotantes. L'astre blanc, dont on ne voyait encore que quelques une de ses courbes, reflétait avec beauté l'éclat du soleil sur cette étendue d'eau devenue calme, contrastant avec son précédant état. Le doux son de la houle venait souffler une harmonieuse mélodie qui sonnait aux oreilles d'Astrid comme un délicieux chant qui avait le don de la calmer instantanément. Elle écoutait alors paisiblement cette vibration sonore que lui offrait la nature, comme emportée dans un monde meilleur où tous ses tracas s'étaient retrouvés ensevelis et enfouis dans les limbes d'un imaginaire déridé.

Cependant ce temps de répit ce fut court, en effet son corps oscillait maintenant en rythme et transpirait abondamment. Elle avait chaud et froid en même temps, ses yeux éteins peinaient à rester éveillés et elle devait faire un effort surhumain pour garder un semblant de conscience. Son touché était encore le seul sens qu'elle arrivait à maintenir correctement. Son état s'était empiré, elle émanait de son corps la souffrance qui bouillait en elle. Le pire pour elle n'était pas ce mal à proprement parlé, mais c'était surtout de voir Tempête avec un voile d'inquiétude régner sur ses yeux qui déstabilisait tous ses sens pour ne les résumer qu'à un amas de désolation. Donner du chagrin à celle qui partageait sa vie quotidiennement la rendait extrêmement malheureuse, car elle se voyait contrainte de rester passive face à son destin qui l'obligeait à ce que les autres se fassent du souci pour elle, chose qui la terrifiait au plus haut point.

« Ça va aller ma belle… je te le promets ! »

Astrid gratifiait doucement le museau de sa dragonne en y mettant l'émotion la plus réconfortante qu'elle pouvait. Cependant Tempête possédait ce 6ème sens qu'ont les dragons ; le fait de ressentir des émotions invisibles aux personnes, même à celles qui l'émanent. Ainsi elle comprit instantanément que l'heure où la dernière rose tomberait au sol approchait à pas de course. Le dernier jour, la dernière heure, la dernière minute, la dernière seconde, le dernier souffle, étaient irrémédiablement en train de jouer une course contre la montre pour se rapprocher le plus rapidement possible de leur victime. Ayant vu que son dragon était pris au piège par les mains puissantes de l'anxiété, Astrid su que quoi qu'elle pourrait dire, ses mots aurait le même effet que l'attaque d'un moustique sur un yak ; inutile.

« C'est bon j'ai compris… j'arrête de faire la dure devant toi ma belle, ça se sert à rien de toute façon. »

Un faible sourire illuminait son visage de céramique ; sa beauté demeurait intacte malgré la maladie qui l'avait transformé physiquement. Depuis une journée, ses cernes avaient creusé des galeries infinies sous ses yeux, son teint était devenu pâle, ses yeux s'étaient habillés d'un voile sombre, et ses cheveux qui d'ordinaires épousaient la perfection, étaient maintenant dans un état comparable à de la paille. Malgré tout, elle continuait à être l'allégorie de la beauté ; son sourire était si pure, si sincère et si beau qu'il illuminait aveuglément quiconque oserait s'y noyer.


Le manteau noir ne tarda pas à couvrir entièrement le ciel, les étoiles clignotantes envahirent l'espace à la vitesse de la lumière. Seul le crépitement des flammes venait percer ce silence qui s'était installé. Astrid était allongée sur le dos de Tempête et regardait d'un air vide l'astre qui planait au-dessus de sa tête, et qui renvoyait les flèches d'or du soleil sur le penchant droit de la montagne. La vue qu'elle avait était magnifique, rien n'aurait pu gâcher ce moment unique avec elle-même et son dragon. Rien.

Sauf sa douleur. Elle avait tellement mal qu'elle ne pouvait plus bouger. Au fond d'elle-même, elle savait qu'elle avait précipité sa propre mort à vouloir à tout prix suivre Harold. Mais elle ne pouvait s'empêcher de rejeter la faute sur leur ennemi de toujours :

« Viggo a fait pire que de me faire mal. Il est en train de me brûler à petit feu. À cause de lui, je meure un peu plus chaque jour. »

Tempête releva attentivement la tête, elle sentait qu'Astrid avait besoin de parler, la seule chose qu'elle pouvait faire, était d'écouter attentivement et de lui faire comprendre qu'elle serait toujours là pour elle. Parfois la douleur ne se guérie pas avec des mots, seule la présence d'un être chère peut suffire à enlever un poids sur notre cœur bien lourd. La chaleur corporelle, la mélodie des corps, la transpiration d'une présence, tout cela converge vers un remède puissant et efficace contre notre calvaire invisible.

Si Astrid n'était pas déjà à terre, elle aurait cherché quelque chose à quoi s'agripper. Elle se sent dans un néant, comme si elle coulait à perpétuité ! La maladie l'a ronge et bouillonne en elle, comme si elle était un volcan que l'on aurait bouché. Elle l'a brûle !

« C'est fini.. »

Le ton utilisé laissait peu de doutes quant aux douleurs qui prenaient possession de la belle dragonnière à ce moment précis. Finalement, la dernière chose qu'elle verrait en ce monde était ce tableau magnifique que lui offrait la nature : le ciel couvert de son manteau noir troué de milliers d'étoiles scintillantes.

Le temps où les arbres se chuchotent, le temps où les choses de l'ombre vivent, le temps où le bruit n'ose éclore à part le crépitement des flammes, le temps où les oiseaux dorment, le temps où tout être vivant dans cette grande étendue obscure regarde avec admiration cet être mystérieux qui plane au-dessus d'eux. Le dernier temps d'Astrid.

Tempête sentait bien que la dernière heure était venue, elle ne pouvait retenir ses larmes, seul un son larmoyant sortait de sa gueule, et ses caresses venaient chatouiller agréablement le corps d'Astrid. La dragonnière était heureuse de passer ce dernier moment avec elle, cependant il manquait un élément important dans son cœur : Harold. En effet elle était dans l'ignorance total à son sujet, elle avait complètement perdue sa trace lors du violant orage de la nuit dernière. Était-il toujours en vie ? Telle était la question, et telle était la réponse invisible à ses yeux.


Puis un bruit peu discret vint briser la glace du silence que le feu avait instauré. Tempête releva immédiatement la tête, se préparant au combat. Mais tout se passa extrêmement vite ; une flèche enduite de poison arriva à une vitesse fulgurante se planter dans l'écaille bleutée aux subtiles notes turquoise de Tempête. Un tir bref et parfaitement maîtrisé avait eu raison de ce pauvre dragon agonisant maintenant devant les yeux éteints de la belle dragonnière. Peu de viking en était capable, l'œil expert du tireur devait déjà avoir vécu de nombreuses épreuves similaires à cette situation pour viser avec une telle précision. Alors que Tempête était en train de perdre le contrôle d'elle-même, Astrid se sentie aspirer au fond d'un immense gouffre infini, où elle tombait en chute perpétuelle. La terre se dérobait sous elle, et son poids, pourtant plume, lui faisait défaut. Sa tête devint encore plus lourde qu'auparavant et de violents spasmes prenaient possession de son corps, contrôlant à leur guise cette pauvre fille devenue leur pantin. Elle n'était plus maître de rien, elle était devenue esclave d'elle-même. Elle était passive face à son destin qui s'effondrait sur elle comme une roche qui dévalant une montagne. Voir son amie souffrir comme cela sans rien pouvoir faire était pour elle le pire des enfers, la pire torture que l'on pouvait lui infliger. Elle avait l'impression d'avoir perdue une partie d'elle-même. Son incapacité à venir en aide à Tempête était pour elle la chose la plus haïssable en ce monde.

« Pitié ! À l'aide ! »

Astrid qui d'ordinaire était bien trop fière pour montrer qu'elle avait besoin d'aide, avait laissé s'échapper de sa bouche des mots larmoyants et suppliants. Mais cet endroit n'était qu'un fracas où se perdaient ses appels sans écho.

« Tiens tiens… mais qu'avons-nous là ? »

La fin de cette phrase n'avait eu besoin d'être prononcée pour que le cerveau d'Astrid fasse le rapprochement, elle aurait pu reconnaître cette voix entre miles : celle d'un homme au physique aussi repoussant et méprisable que son caractère, celle d'un homme qui concentrait à lui tout seul toutes les transpirations de haines de tout un continent, celle d'un homme qui épousait les cris de pitié comme les amours de sa vie, celle d'un homme dont sa seule et unique raison de vivre était de s'amuser lors de parties géantes de Masses et des Griffes, celle d'un véritable monstre qui ne connaît pas le sens du mot « aimer », celle d'un homme dont la capacité de réflexion et d'intelligence réunissait à lui seul celle de cent hommes, celle d'un homme qui représentait à lui tout seul la définition du mot « danger », celle de Viggo Grimborn.


« Astrid et son vipère perdues en plein milieu de l'océan, mais que faites-vous donc là chère demoiselle ? »

Cette question rhétorique eu l'effet d'une bombe dans l'esprit d'Astrid, ignorant la douleur, elle se jeta corps et âme dans un combat sans issus. Elle savait qu'il était perdu d'avance, mais son corps se refusait cette vérité accablante qui l'oppressait au plus haut point, il transportait tant de rage et de souffrance qu'il lui était impossible de les garder plus longtemps derrière cette barrière de chair humaine. Astrid avait réuni ses dernières forces dans un élan de courage indéfinissable et s'était littéralement fondu sur Viggo qui jubilait de voir un tel spectacle. Il n'espérait pas une victoire aussi écrasante.

« VIGGOOOOOOOOOO ! »

Une flèche, une seule flèche avait suffi à avoir raison d'elle. En moins de deux secondes, Viggo réussi l'incroyable exploit de battre sans efforts la redoutable viking comparable à la déesse Freyja.

« Ne t'en fait pas Astrid, ces flèches ne vous feront rien dont vous ne pourrez pas vous relever toi et ton dragon. »

Ce sourire… Astrid avait l'irrésistible envie de le lui arracher ! Découper ses tripes, ouvrir son ventre, casser ses dents une à une et les faire bouffer aux dragons, mettre de la cire sur ses pupilles et titiller lentement la surface pour après la crever… tant de scénarios de torture dans son esprit fusaient à ce moment précis. Son regard était aussi perçant de la plus aiguisée des lames, elle redessinait entièrement le visage de Viggo et ses yeux tuaient littéralement le sourire narquois qu'arborait ce dernier.

« Fumieeeeeeeeer ! »

« Astrid, Astrid, Astrid… tu fais peine à voir. Où est la grande guerrière que j'ai toujours eu devant les yeux ? Enfin bref, je ne suis pas ici par hasard, tu t'en doutes. »

Il marqua une courte pause avant de reprendre.

« Comme je peux le constater, d'ici demain, je ne retrouverai de ton corps d'une carcasse fumante envahie par les vers accompagnée d'un dragon se laissant mourir à ses côtés. »

Les yeux d'Astrid trahissaient à ce moment-là son étonnement.

« Astrid… ne me dis pas que tu croyais que ton dragon t'abandonnerai ? Ahlala, tant d'ignorance dans cette petite tête. » Il avala sa salive avant de reprendre.

« Assez parlé de choses futiles. Est-ce que tu tiens à voir tes amis vivants ? »

« Pardon ?! » répliqua cette dernière.

« Je vais aller droit au but ! Pas de métaphore cette fois, le temps presse. C'est moi qui t'ai empoisonné, et moi seul possède cet antidote. Cette île sur laquelle se trouve actuellement tes amis est infestée d'un danger dont tu n'as même pas idée, mais elle recèle un trésor dont je veux m'emparer ! C'est simple : je te donne ce remède en échange de ton obéissance et de ta soumission ! Ainsi lorsque j'attaquerai l'île pour récupérer l'objet de ma convoitise, tu me serviras de bouclier pour ne pas que les dragonniers s'en mêlent. Si tu acceptes ma proposition, tu as ma parole qu'il ne leur sera fait aucun mal. Mais si tu refuses, en plus de mourir, je te ne garantit pas qu'ils ne souffriront pas avant de te rejoindre ! »

À ce moment précis, la peur se lisait sur le visage de la dragonnière, Viggo répandait dans l'air une aura tellement malveillante qu'Astrid pouvait presque la voir en plus de la sentir très fortement. Elle était aussi noire que l'ébène, et aussi violente d'un ouragan. Le corps d'Astrid se remit à trembler de plus belle, il oscillait en rythme et transpirait abondamment. Du noir venait prendre possession de ses yeux et ses jambes ne purent supporter plus longtemps son propre poids ; elle s'effondra littéralement à terre, étant sauvée in extremis par les bras protecteurs et chauds de Viggo.


Alors qu'elle était emportée vers un monde meilleur où son esprit n'avait de limite que son imagination, Viggo fit le choix de la transporter jusqu'à son bateau pour qu'elle ne puisse s'enfuir lorsqu'elle ouvrirait les yeux.

« Vraiment je ne comprends pas ce que tu fais Viggo. Si elle meurt cette saleté de dragonnière, ça résoudrait pas mal de nos problèmes non ? »

« Le souci avec toi Ryker, c'est que tu ne vois pas plus loin que le bout de ton nez. Laisse-moi gérer la partie cerveau, occupes toi seulement de tes muscles. Après tout, c'est ton seul atout par rapport à moi, et encore, ce n'est pas comme si je n'en avais pas. »

« Hum ! »

Cette seule réflexion qui était pourtant habituelle prit un goût amer pour le jeune chasseur qui supportait désormais difficilement d'être comparé à un rôle de bête sans cervelle. Mais il savait au fond de lui, qu'il y avait une part de vérité qu'il n'avait jamais voulu s'avouer. Une vérité accablante qui l'emprisonnait à ce second rôle sans pouvoir s'y dérober. Il savait que s'il décidait de faire route à part, il n'en faudrait pas non plus d'une journée à Viggo pour le capturer et lui remettre les idées en place.

C'est avec lenteur que ses pas l'acheminèrent dans la direction opposée ; des pas lourds et décidés qui témoignent de sa soumission mais aussi de sa colère infranchissable qu'il avait pris soin de dissimuler derrière une barrière mentale qu'il avait appris à ériger lorsqu'il était petit.

Viggo ne se préoccupa pas plus que cela de son frère, il n'avait aucuns doutes quant à la fidélité aveugle que ce dernier avait pour lui, de plus il savait que la famille était un symbole très précieux à ses yeux. Alors que son esprit s'était concentré l'espace d'un instant sur le chasseur, il revient bien vite sur la jeune dragonnière qui dormait encore paisiblement. Elle semblait être partie très loin de ses tracas, comme si elle les avait jeté sans peine dans un néant infini. Son visage n'exprimait que du bonheur, et ses lèvres affichaient un léger sourire qui ne pouvait que souligner encore plus sa beauté de céramique. Un faible murmure s'échappa de cette magnifique bouche pourtant devenue livide.

« Tempête… »

Puis d'un seul coup elle se réveilla ! Sa respiration augmenta de violence, son visage s'était habillé d'un voile très sombre, ses cheveux blonds étaient collés sur son front crispé par la souffrance, ses épaules tremblaient tel un séisme, ses yeux brûlaient de fièvres et transpiraient du sang à force de les crisper et ses sourcils tremblaient abondement. Elle avait l'air d'avoir repoussé l'imminence de la mort plus longtemps qu'aucun autre mortel en aurait été capable. Elle observa Viggo un moment puis ses mots moururent dans sa gorge en un gargouillement de sang qui gicla sur ses lèvres.

« Viggo… où est Tempête ? »

Sa question l'étonna au plus point et il ne s'en cacha pas.

« Même aux portes de la mort, tu penses encore à ce fichu démon ?! »

Astrid avait la sensation d'être submergée par une mer noire, oppressée de tous côtés par l'eau, comme si elle était sur le point de s'y noyer. Cette grisaille empreinte de souffrance de la quittait plus, comme irrémédiablement collé à son être.

Viggo comprit instantanément que la dernière minute était arrivée, il ne lui en fallut pas plus pour précipiter ses mains vers un petit flacon qu'il avait soigneusement rangé auparavant dans un tiroir de cette table massive faite en bois de chêne qu'il chérissait beaucoup.

« Bois ça, vite ! »

Alors qu'il s'assit à côté d'Astrid pour prendre sa tête de sa main droite et lui verser le liquide dans sa bouche avec son autre main, il se surprit à voir une scène qu'il n'aurait jamais cru possible et dont il aurait traité n'importe quelle personne de menteur qui lui aurait rapporté. Astrid refusa de boire, elle le regardait avec le peu de conscience qu'il lui restait mais surtout avec toute la haine qu'elle avait accumulé à son égard. Elle était prête à mourir plutôt que d'être sauvée par lui ! Mais Viggo ne se laissa pas déstabilisé pour autant, il prit une grande inspiration avant de la convaincre définitivement de se sauver elle-même.

« Ton dragon va bien Astrid ! Mais la laisseras-tu seule avec moi ? Je pourrai alors lui faire toutes les atrocités du monde… La pire des souffrances pour elle n'est sûrement pas la mort, c'est de savoir que toi tu la rejointe sans partir avec elle ! Et bien évidement je ne la laisserais pas venir te tenir compagnie au Valhala ! De plus rappelle-toi que je sais exactement où se trouve tes amis et qu'ils pourraient subir le même sort atroce que toi, à moins bien sûr que tu ne m'accompagnes, et alors là il ne leur sera fait aucun mal. »

Il n'en fallut pas plus à Astrid pour avaler d'une traite ce liquide verdâtre qui avait un goût peu désirable. Elle succomba sous la violence de ses précédentes douleurs dans les bras de Viggo qui la maintenait bien fermement, il savait qu'il fallait un peu de temps avant que l'antidote fasse effet. Il la regarda intensément pendant un long moment, comme s'il cherchait à pénétrer son âme par la pensée. Il brisa la barrière qu'il avait instaurée entre eux, ses quelques centimètres lui permirent de se retrouver juste devant son visage. La jouissance émanait de son corps, son être s'était revêtit de son habit de malfaisance et de médiocrité.

Il posa lentement son pouce sur la lèvre d'Astrid avant de lui susurrer doucement à l'oreille :

« Même malade, ta beauté d'ivoire reste inaltéré. Je vais prendre un malin plaisir à te dominer. Tu m'appartiens maintenant Astrid Hofferson. »


"ENCORE UN SUSPENS ! MAIS ELLE SE FOUT DE NOTRE GUEULE LA !"

Oui oui je sais, encore une fin de merde x) Mais booooon, on le saura au prochain chapitre l'identité du sauveur inconnu :p

Vous savez juste que ce n'est pas Astrid déjà (belle avancée je trouve). Aller, à l'année prochaine ! ;)

Non je rigole, j'ai déjà commencé à l'écrire donc il ne saura pas l'année prochaine voyons ! :p

On se retrouve sur Miraculous ou sur "à la recherche de la vérité"

Gros zoubi !