Chapitre 4 : Visite Guidée de l'Olympe

Les joueurs, toujours divisés en équipes, marchaient dans les couloirs de l'Olympe, accompagnés par leurs coachs. Iris avait sommer les cinq dieux de faire visiter le palais aux jeunes invités.

Les Pégases d'Or d'Aphrodite étaient menés par cette-dernière qui avait décidé de commencer par l'étage qui lui était réservé. Celui-ci, au grand damne des joueurs, regorgeait de miroirs, de cadres représentant ou des colombes, ou de beaux jeunes hommes, grands et musclés. Les murs étaient recouverts de papier peint rose aux motifs rouges représentant des coeurs. Un monde dégoulinant de guimauve ! Caleb regarda son voisin, en l'occurrence Victor, et fit gonfler ses joues, mimant ainsi son envie de vomir. Victor hocha la tête en signe d'approbation. Cependant, à l'avant du groupe, Célia, Goldie et Sue avaient des étoiles dans les yeux à la vue des photos de mannequins. Lola, juste derrière elles, soupirait, dépitée, à chaque exclamation de l'une ou de l'autre. Lorsque la déesse eut finit le tour de son appartement, elle se retourna vers ses joueurs.

- Alors mes petits choux ! Que dites-vous de mon chez moi ? demanda t-elle en écartant les bras.

Les jeunes footballeurs se regardèrent, leurs yeux ronds comme des ballons. Sue frappa dans ses mains, un sourire s'étirant sur ses lèvres. Elle se lança alors dans un monologue de compliments sur la déco, mais surtout sur les cadres photos des beaux gosses. Mais la déesse semblait désintéressée de ce que pouvait dire la jeune fille aux cheveux bleus. Elle fixait les garçons qui s'étaient tous les huit rassemblés à l'arrière du groupe. Quand ceux-ci, qui regardaient partout sauf dans la direction de leur coach, sentirent peser sur eux le regard divin de l'amour, ils déglutirent et se redressèrent face à la déesse aux cheveux bleus.

- Mes chéris, je vous ai posé une question ! Bryce, Alpha, Victor, Sol, Hugues, Caleb, Shawn et Terry, comment trouvez-vous mes appartements ?

- Heu... Et bien ils sont... Parfaits pour vous, déesse Aphrodite ! répondit Sol de manière telle qu'il ne faisait pas part de son indifférence face à tout ça, mais qu'il complimentait tout de même la déesse.

- Merci beaucoup petit rayon de soleil ! s'exclama la personnification de la beauté avant de reprendre la marche. Nous allons rentrer dans les appartements de mon... époux (elle sembla rebutée à dire époux). Faites attention à vous mes chéris, Héphaïstos laisse quelques fois traîner ses outils n'importe où. Nous ne feront que passer. Après quoi, je vous montrerais l'endroit où vos amis et vous dormirez durant votre séjour à l'Olympe.

Les filles, mais surtout Lola qui possédait un tempérament explosif et Sue qui n'avait pas supporté d'être ignorée par la déesse, serrèrent les dents. Elles avaient été complètement mise de côté par cette... Reine de la Connerie. Mais si la déesse s'en était rendue compte, elle n'en laissa rien paraître.

De leur côté, les Phénix n'étaient pas mieux ! Arès les avait menés à l'étage inférieur à celui d'Aphrodite. Ce dernier, situé au dernier étage du palais de l'Olympe, regorgeait d'armes en tout genre, de toutes les époques. Triées scrupuleusement, les épées se tenaient pendues au mur gauche, accompagnées par des haches (dont certaines étaient encore ensanglantées, ce qui fit réprimer un hoquet de dégout à Chloé et à Cerise et faire la grimace aux autres), des poignards, des lances... À droite se tenaient appuyés au mur des carabines, des fusils de chasses, à côté de ceux-ci des canons, et au dessus, dans des vitrines, des pistolets. Le dieu de la guerre fit traverser cette morbide salle et ils débouchèrent sur... La salle de torture. Dans un coin sombre de la pièce, un tas difforme gîtait. Personne n'eut à coeur de savoir de quoi il s'agissait.

Alors que la visite se prolongeait, un tourbillon noir apparu devant le dieu. Arrêtant de tourner, une silhouette se dessina. Une femme. Elle aurait pu être magnifique, toute en beauté, si elle n'avait pas été couverte de sang de la tête aux pieds. Une armure en bronze recouvrait son corps et une épée pendait le long de sa cuisse. Elle fit une révérence à Arès qui lui donna la parole :

- Qu'y a t-il ma chère Enyo ? demanda le dieu, un rictus de cruauté collé au visage.

- Seigneur Arès, dieu de la guerre, je viens vous informer que Phobos, Deimos et moi avons mit la main sur... Vous savez qui ! l'avertit la femme.

- Très chère Enyo, déesse de la guerre, dit aux deux autres dieux que Arès vous ordonne de le libérer ! J'ai envie de le chasser moi-même ! Maintenant, tu peux disposer, je suis occupé !

La déesse fit une seconde révérence et s'en alla comme elle était venue. Au moment où elle disparaissait dans le tourbillon, on entendit un juron grossier, mais le dieu ne s'en formalisa pas.

Au premier étage inférieur au rez de chaussée, Apollon parlait... De lui, des photos de lui accrochées aux murs, de ses exploits à lui et surtout... De sa beauté sans limite. Aitor, Scotty et Hurley trainaient des pieds plus ils entendaient la vantardise de leur coach de pacotille. L'estomac dans les talons, le moral à zéro, la fatigue les prenant, ils ne pouvaient s'empêcher de penser qu'avec tout ses pouvoirs, le dieu de l'art pourrait également être le dieu de la cuisine. Une image de poulet rôti se dessina dans l'esprit du plus petit. Un poisson frit vaquait dans le cerveau du surfeur et une bonne grosse part de gâteau tentait le défenseur ayant peur des serpents. Si seulement ils pouvaient manger.

C'est alors qu'Apollon parla de la fois où sa sœur et lui chassaient ensemble dans la forêt. Ils avaient ramené à l'Olympe un gibier si gros que les dieux purent en faire un festin des semaines durant. S'en fut trop pour les pauvres défenseurs, leurs estomacs crièrent famine si fort qu'Apollon éclata de rire et proposa aux joueurs d'aller dans leurs partie réservée, afin de pouvoir prendre un repas revigorant.

Pour Artémis et Athéna, la visite était bien plus constructive et intéressante. Les deux déesses avaient décidés de faire le tour de l'Olympe ensembles, montrant tout d'abord la salle des trônes, lieu de réunion pour les dieux olympiens, et racontaient des petites anecdotes sur leurs accolytes, comme la fois où Héra s'était faite piégée par son fils Héphaïstos qui avait créer un trône spécial, la privant de liberté et la vidant de ses pouvoirs. Tout ça pour se venger du fait qu'elle l'ai jeté par la fenêtre de ses appartements royaux juste après sa naissance, le trouvant bien trop repoussant.

Puis elles étaient passées par les jardins divins, où se trouvait surtout un potager immensément grand entretenu par la Reine, Héra. Les joueurs des Destinées Divines et des Golden Griffon s'extasiaient devant tant de superbe. Hébé, l'une des deux filles de Zeus ET de Héra mais surtout déesse de la jeunesse, s'activait à la cueillette de l'ambroisie. Son mari, le célèbre héros grec Héraclès, la regardait faire avec délectation.

Athéna demanda à Artémis si elles pouvaient se rendre dans la partie réservée aux joueurs située au cinquième étage du palais. La Chasseresse, enchantée par l'idée de faire découvrir les appartements préparer par ses soins pour ses joueurs, accepta avec plaisir.

Les cinq équipes se retrouvèrent donc au cinquième étages de l'Olympe, en même temps, près à prendre possession des lieux.