Cela fait un bout de temps que je n'ai rien déposé ici et que j'ai ce petit OS d'écrit, alors voilà, je vous le dépose pour noël ! J'espère qu'il vous plaira.

Je vous souhaite à tous un joyeux Noël et de bonnes fêtes de fin d'année !

Soit heureuse

La nuit était tombée depuis quelques heures sur l'école de sorcellerie Poudlard. Voilà bien deux jours que le directeur était mort et tous se remettaient encore du choc, même si les funérailles arrivaient rapidement.

A cette heure-ci, il n'était pas censé y avoir âme éveillée dans le château. Pourtant, dans la salle commune des Gryfondors, installé au pied des marches de son dortoir, Ron Weasley n'arrivait pas à fermer l'œil. Oh, certes il avait encore énormément de mal à accepter l'idée que Dumbledore était mort et que la guerre commençait pour de bon pour lui. Mais même s'il devait se séparer de sa famille, il était bien décider à suivre Harry et à le soutenir peut importe ce qu'il allait faire et se passer.

Néanmoins, ce n'était pas ce qui occupé ses pensées à ce moment-là.

Il ne pouvait s'ôter de la tête le baiser qu'il avait surpris entre Harry et Ginny, sa sœur, avec ses camarades de maison après le match de quidditch. Il était enfermé dans ce souvenir et était encore dominé par ses émotions.

Il en fut cependant sortit par une personne venant s'asseoir à ses côtés. Ginny.

"Du mal à dormir ? demanda-t-elle.

-Oui, on peut dire ça.

-Je te comprends. Moi non plus, je n'arrive plus à dormir sur mes deux oreilles depuis la trahison de Rogue. Les choses vont radicalement changer maintenant et...

-Non, Ginny, la coupa-t-il. Ce... Ce n'était pas à cela que je pensais.

-Oh ! A quoi alors ?"

Il lui jeta un regard éloquent auquel elle mit quelques secondes à comprendre la signification.

"Ah d'accord. Tu nous en veux encore à Harry et moi, pour ça ?

-Oui... Enfin, non... Je veux dire... Je ne sais pas..."

Sa sœur lui lança un regard perplexe.

"Je suis un peu perdu, Ginny.

-Juste parce qu'Harry et moi nous sommes embrassés ?!

-Pas vraiment... Pas complétement...

-Je ne te suis pas, avoua-t-elle intriguée.

-Je... Je ne suis pas en colère... Pas vraiment, se reprit-il en riant avec elle. C'est juste que... J'ai peur Ginny.

-Peur ?

-Oui. De ce qu'il va se passer à partir de maintenant. Pour Hermione, moi et tous les autres aussi. Mais surtout pour Harry et donc pour toi !

-Pour moi ?

-De ce que les Mangemorts, ou même Tu-Sais-Qui lui-même, pourraient essayer de te faire s'ils apprennent la relation que tu as avec Harry !"

Il se leva brusquement et se mit à faire les cent pas, toutes ses inquiétudes, qu'il taisait pour que ses amis trouvent un point d'ancrage en lui, ressurgirent brusquement.

"Et encore, ce n'est que la partie la plus actuelle et flippante de ce que je redoute. Parce que, et uniquement en se montrant optimiste et imaginant que l'on survive à ce qui se prépare, qu'est-ce que je deviens moi si cela tourne mal entre toi et lui ?! Et ne me dis pas que j'exagère et m'inquiète pour rien ! la coupa-t-il alors qu'elle ouvrait la bouche pour répliquer. Toutes vos histoires, à toi comme à lui, se sont avérées des plus bancales et désastreuses. Tu sais très bien que j'ai raison !

-D'accord, j'admets. Mais là tu bases tes craintes sur des "et si" et avec ça nous pourrions refaire le monde ! Tu t'inquiètes sur des choses qui n'auront peut-être pas lieu. Je ne dis pas que je coure aucun risque à être la copine de Harry, bien au contraire, l'interrompit-elle à son tour, mais j'en ai parfaite conscience et je les prends en toute connaissance de cause."

Elle se leva et se posta devant son frère, le stoppant dans son traçage de tranchée et prit son visage en coupe pour qu'il la regarde droit dans les yeux.

"Tu viens de m'énoncer tes craintes et je les comprends parfaitement. Penses aussi que je partage les mêmes te concernant avec Hermione. Elle est mon amie et je crains ce que pourrait être ma position envers toi et elle, si vous veniez à vous séparer. Mais, pour en revenir à Harry et moi, je te demande de me faire confiance Ron. S'il te plait, grand frère, ait confiance en moi et en mes décisions.

-J'ai confiance Ginny. Mais tu ne pourras pas m'empêcher de m'inquiéter pour toi. Je ne veux que ton bonheur, tu sais.

-Je le sais. Et je te remercie de vouloir tant prendre soin de moi. Mais il faut que tu comprennes que je ne suis plus une petite fille... Et que tu devrais un peu plus penser à toi et à Hermione, puisque en temps que meilleurs amis du Survivant et ayant été à ses côtés depuis le début, vous serez beaucoup plus visés que moi. C'est à votre sujet à tout les trois, avec Harry, et surtout de votre protection à vous dont tu devrais te préoccuper. Alors, tu vas me faire le plaisir de ne plus t'inquiéter pour moi et de faire très attention à toi, d'accord ?"

Ron ne put retenir un petit rire.

"Tu sais que c'est normalement à l'ainé de demander cela au cadet ?

-Il faut bien que les choses changent, non ? Et puis, nous n'avons jamais rien fait comme les autres, toi et moi, alors à famille exceptionnel, situation exceptionnel ! Tu seras prudent ? reprit-elle plus doucement.

-Je te le promets. En échange, jure-moi d'être heureuse, jusque au bout. Je t'en prie, ne perds pas ton sourire. Soit heureuse.

-Juré."

Et il s'autorisèrent à se laisser aller à une de leur rare étreinte. Car les inquiétudes de la guerre étaient momentanément écartées, qu'ils savaient qu'ils feraient tout pour se retrouver et qu'ils conserveraient dans leur cœur joie et espoir avec cette promesse fraternelle donnée.