Disclaimers: Les personnages appartiennent à Masami Kurumada.
Warning: Présence de Yaoi. Saori Bashing.
Glacefraicheur : Contente de te revoir ! Concernant le pairing, je prendrais donc Sorrento (Hyoga est effectivement trop jeune à mon avis). Par contre, leur mise en couple prendra sûrement un moment. Et pour la transition enfance/adolescence, je la développerais un peu plus dans le recueil. Quant aux voix, ce n'était pas de celles-ci dont je parlais, mais tu comprendras dans ce chapitre !
Et félicitation ! Tu as trouvé l'identité de l'inconnu qui a chassé l'ombre en ville. Et d'ailleurs, ce n'était pas sa première apparition dans l'histoire.
Bonne lecture à tous !
Chapitre 12
Le jour du départ des marinas arriva enfin, au grand soulagement de Kanon, qui avait été très nerveux pendant tout leur séjour.
Shion l'avait grondé plusieurs fois ces derniers temps, comme dans son enfance. Mais il n'y pouvait rien, c'était un réflexe ! Il se sentait obligé de sauter dans un portail à chaque fois qu'il ressentait le cosmos de l'un des deux généraux. Il n'était pas prêt pour leur faire face, pas après ce qu'il avait fait. Il les avait trahis, après tout !
Mais s'il avait réussi à éviter Isaak sans problème, Sorrento, lui, avait failli lui mettre la main dessus plusieurs fois. Ce dernier pouvait se montrer très têtu lorsqu'il le voulait. Et contrairement au Finlandais, la Sirène le connaissait très bien. Ils avaient passé de longues années ensembles après tout. Il n'était donc pas surprenant que l'Autrichien sache ce qu'il aimait faire. Il avait, certes, réussit à cacher son passé à ses anciens collègues, mais il n'avait jamais réussi à cacher totalement ses vrais sentiments.
Il avait peut-être trahi Poséidon, mais il n'avait jamais voulu causer la mort de ses petits marinas. Il avait rencontré la plupart d'entre eux alors qu'ils n'étaient encore que des enfants. Ils n'avaient rien fait de mal !
Comment auraient-ils pu les haïr ?
Il regrettait beaucoup d'avoir fait souffrir ces derniers, mais il était trop obnubilé par sa vengeance. Il avait même manipulé Poséidon pour accomplir ce but. Mais même s'ils lui manquaient, il ne se sentait pas capable de retourner là-bas.
Le Gémeau marchait calmement dans l'escalier en réfléchissant lorsqu'il se sentit tirer par derrière.
Après avoir échappé à la chute, il se retourna pour tomber nez à nez avec un certain Autrichien qui l'observait le visage fermé. Ce dernier ne dit pas un mot, et se contenta de raffermir sa prise pour l'empêcher de fuir, puis il le traîna dans un coin plus tranquille. Et malgré tout ses efforts, Kanon ne pouvait pas s'échapper cette fois-ci.
Le temps des explications était venu !
Une fois arrivé, Sorrento le relâcha en lui faisant bien comprendre qu'il n'avait pas intérêt à disparaître une nouvelle fois. Il l'observait d'un air sévère.
- Parfait ! Maintenant que nous sommes ENFIN seuls tous les deux, j'aimerais avoir une petite discussion avec toi, SeaDragon.
Le ton et l'appellation firent grincer des dents l'ancien marina, qui répondit d'une petite voix :
- Kanon ! Mon nom est Kanon, pas Seadragon.
- Très bien, KANON !, commença la Sirène en détachant bien chaque lettre de son prénom. " Tu apprécies ta vie au sanctuaire d'Athéna ? Les voix ne te sont pas trop insupportables ? "
Le ton faussement mielleux du général n'arrangeait pas du tout l'état de l'ancien Dragon des Mers. Surtout que ce dernier savait parfaitement de quoi parlait le gardien du pilier de l'Atlantique Sud, même s'il refusait de le reconnaître. Et encore moins à un serviteur de Poséidon !
Reconnaître l'existence de ces voix serait accepter ce qu'elles signifiaient, ce qui était impossible pour le Gémeau. Il refusait catégoriquement d'admettre son appartenance à l'océan, même si cela devait le faire souffrir. Il avait l'habitude de la souffrance de toute façon, donc il pouvait facilement la cacher à autrui.
Il ferma son visage pour masquer toute émotion.
- Je ne vois du tout de quoi tu parles ! Mais je suis très heureux ici, merci de le demander.
- Ne te fiches pas de moi, Kanon ! Tu sais très bien de quelles voix je parle. L'écaille du Dragon des Mers hurle tellement fort qu'elle nous donne à tous un terrible mal de crâne, à tel point que notre seigneur a du intervenir pour qu'elle se calme, répliqua la Sirène, énervée de voir son interlocuteur remettre son masque.
Il avait suffisamment vu ce masque dans le passé pour savoir ce que cela signifiait. Le chevalier/marina refusait de voir la vérité en face, et préférait continuer à vivre dans un mensonge. Et il était hors de question que Sorrento le laisse faire cela. Il allait devoir accepter ses erreurs, et les réparer.
Qu'il le veuille ou non, le Gémeau était un des leur !
- Il a été libéré de son urne ?, se contenta de demander le plus âgé, pour détourna légèrement la conversation. Mais l'adolescent ne se laissa pas prendre au piège.
- Pourquoi serait-on venu ici dans le cas contraire ! Et si tu avais écouté ce que j'ai dit au Pope le jour de notre arrivée, au lieu de te cacher, tu aurais su que nous étions venus ici à la demande du seigneur Poséidon. Mais tu n'as pas répondu à ma question concernant l'écaille ? Pourquoi l'ignores-tu ?
- Je suis un chevalier, pas un marina !, répondit simplement Kanon en détournant le regard.
- C'est faux, et tu le sais très bien ! Tu es, et tu as toujours été un marina, peu importe ce que tu penses. L'écaille t'a choisi. Tu n'aurais jamais pu la porter dans le cas contraire. Tu es un traître, mais pas un imposteur, alors admet tes erreurs ! Arrête de fuir, et fais face à ceux que tu as trahis !, s'exclama avec colère le marina, en attrapant le col de la tunique de son ancien ami.
Il ne supportait plus la situation actuelle. Ils étaient des guerriers, pas des gamins. Il voulait une explication ! Et la seule chose qu'il voyait, c'était un lâche qui refusait d'accepter ce qu'il s'était passé.
Le Gémeau ferma les yeux, sans dire un seul mot, ce qui énerva encore plus son interlocuteur. De rage, il le lâcha immédiatement … pour le frapper au visage. Et sachant qu'il méritait ce coup, Kanon ne fit rien pour l'en empêcher. En voyant cela, Sorrento serra à nouveau les poings.
- Nous trahir ne t'a pas suffit ! Tu veux aussi nous abandonner maintenant !, reprit-il avec émotion, en tremblant légèrement.
Le Dragon des Mers rouvrit les yeux immédiatement, et serra les dents, en se sentant coupable.
- Sorrento, je …
- Laisse tomber !, interrompit la Sirène après avoir repris son calme. " Tu ne pourras pas échapper à ton destin de toute façon."
Il lui tourner ensuite le dos, et commença à faire quelques pas avant de s'arrêter.
- Je te conseille de faire quelques recherches au sujet de l'armure des Gémeaux, tu devrais faire des trouvailles très intéressantes ! Athéna a plus de torts à se reprocher que ce que tu crois, et ton frère et toi êtes les premiers à en faire les frais.
- Qu'est-ce que tu veux dire par là ?, demanda le plus vieux, surpris et méfiant, en regardant le dos d'un de ses anciens protégés. Mais ce dernier l'ignora.
- Au revoir Kanon ! J'ai été content de te revoir malgré tout.
L'Autrichien continua sa route sans se retourner, malgré les demandes du Grec qui resta tout seul avec ses questions.
# # # # # #
Isaak, quant à lui, avait profité de son séjour pour régler certains problèmes.
Depuis leur petite discussion, Milo l'évitait comme la peste. Il palissait à chaque fois qu'il le voyait, et s'enfuyait en courant. Petite nature ! Ça se disait chevalier d'or, et cela ne pouvait même pas supporter quelques petites suggestions de rien du tout.
Il lui avait juste gentiment expliqué que s'il avait le malheur de faire du mal à son maître, il se ferait un plaisir de lui faire comprendre son erreur. Et il se pourrait également, qu'il est légèrement mentionné la disparition probable d'une certaine partie de son anatomie si le pire devait arriver. Rien de grave en gros !
- Qu'est-ce que tu as dit à Milo, Isaak ? Je ne l'ai jamais vu comme ça.
Camus se tenait aux côtés de son ancien élève, les sourcils froncés. En voyant cela, le Kraken se retint de justesse de paraître comme un élève en faute. Les réflexes avaient la vie dure, après tout ! Il prit son air le plus innocent pour lui répondre :
- Rien du tout, maître ! Nous avons juste discuté calmement de certaines choses.
Le Verseau fronça un peu plus les sourcils, pas du tout convaincu. Et le Cygne qui avait écouté la conversation un peu plus loin ne le fut pas non plus. Ce dernier posa d'ailleurs le livre qu'il lisait pour participer.
- Milo ne s'est jamais comporté ainsi avec moi, même après notre discussion.
Le Scorpion avait bien eu quelques sueurs froides face à certaines de ses menaces, mais il ne l'avait jamais fuit comme ça. Au contraire même ! Cette discussion les avait même rapprochés, puisque Hyoga était rassuré sur les intentions du Grec envers le Verseau. Après cela, il lui avait fait totalement confiance pour prendre soin de son maître.
Mais apparemment, ce n'était pas le cas de son ami.
Ce n'était pas si surprenant après tout. Isaak ne connaissait pas le chevalier d'or, et il ne lui faisait pas confiance. Et c'était normal pour un enfant de ne pas supporter son beau-père, surtout après avoir été séparé de sa figure paternelle pendant plusieurs années. Mais même si Hyoga comprenait son attitude, il ne pouvait pas le laisser s'acharner sur le gardien du 8ème temple.
Il se leva donc de son siège pour se rapprocher de son camarade.
- Tu ne lui fais pas confiance, n'est-ce pas ?
- Parce ce que je le devrais ?, se renfrogna le Finlandais, ce qui fit réagir Camus.
- ISAAK !
- Désolé maître, mais je ne vois pas pourquoi je devrais faire confiance à un chevalier d'or. Nous ne sommes peut-être plus ennemis, mais je n'ai aucune raison de me lier d'amitié avec lui, déclara le marina avec certitude. Il ajouta ensuite plus faiblement : "Surtout s'il est en couple avec vous."
Cette dernière phrase fit soupirer légèrement le Français.
- C'était donc bien cela le problème. Écoutes Isaak, je peux t'assurer que Milo m'aime vraiment. Il n'a pas l'intention de me faire du mal.
- Milo est complètement accro ! Il est trop content d'être enfin avec lui. Il préférerait se couper un membre plutôt que de blesser le maître, ajouta le Cygne, sûr de lui, faisant un peu tiquer Camus. Mais ce dernier ne dit rien malgré tout, conscient que c'était la vérité.
Le général de Poséidon observa silencieusement les deux Verseaux, pesant le pour et le contre. Puis une fois sa décision prise, il ouvrit la bouche :
- Je veux bien lui laisser le bénéfice du doute si vous voulez, mais pas plus. Il n'a pas encore obtenu ma bénédiction.
- Je ne t'en demande pas plus. Je te connais après tout. Tu as toujours eu du mal à accorder ta confiance aux autres, répondit le gardien du 11ème temple avec soulagement. Sa moitié allait enfin pouvoir dormir tranquille, sans avoir à craindre la colère d'un certain Kraken.
Le Kraken en question se fit d'ailleurs une nouvelle réflexion, et se tourna vers le Cygne.
- En parlant de bénédiction, tu as quelqu'un en vue Hyoga ?
L'interpellé fit inconsciemment un pas en arrière, surpris d'être soudainement devenu le centre de l'attention. Surtout, que son ami n'était pas le seul à vouloir entendre sa réponse. Son maître aussi semblait très intéressé par la question. Il l'observait avec attention, et semblait prêt à lui bondir dessus comme un tigre en cas de réponse positive.
Le jeune Russe répondit néanmoins, peu rassuré.
- Pas pour l'instant. Je ne me sens pas encore prêt pour vivre une relation amoureuse.
Le marina hocha la tête, satisfait, tandis que le chevalier d'or s'exclama avec sérieux :
- J'espère bien ! Tu es beaucoup trop jeune pour avoir un compagnon (garçon ou fille). Je t'interdis de sortir avec quelqu'un avant d'avoir au moins 18 ans. Et même là, il devra d'abord passer mon inspection.
Il ajouta ensuite, en se tournant vers son autre élève.
- C'est valable pour toi aussi Isaak ! Pas de petits amis avant ta majorité.
Les deux adolescents se regardèrent quelques secondes, puis en firent la promesse à leur maître pour le rassurer. Son air satisfait fit sourire tendrement les plus jeunes, qui virent en cela une nouvelle preuve que le Verseau les aimait vraiment. Ils étaient aussi très fiers de faire partie des rares personnes à pouvoir voir cette facette du Français.
Qui avait dit que Camus était froid et sans émotion !
# # # # # #
Palais du Pope, 3 heures plus tard
Le moment du départ était enfin venu !
Les marinas saluèrent leurs hôtes et les remercièrent de les avoir accueillis pendant ces derniers jours. Ils s'adressèrent plus particulièrement au Pope.
- Merci de nous avoir accueilli, et d'avoir bien voulu nous écouter Grand Pope. Je suis sûr que notre seigneur appréciera beaucoup votre prévenance.
- C'était naturel !, répondit le vieil Atlante en hocha la tête en direction des deux guerriers de Poséidon. " J'espère que votre retour se passera bien. "
- Nous ferons attention, ne vous inquiétez pas !, répondit la Sirène avec amabilité, en remerciant encore une fois l'Atlante pour sa gentillesse.
Après une dernière révérence, les deux généraux sortirent de la pièce, après avoir dit au revoir à tous les chevaliers. Ils se firent ensuite escorter jusqu'à la sortie du sanctuaire par le chevalier du Bélier.
Peu à peu, tous les chevaliers repartirent vers leur temple.
Milo avait d'ailleurs paru très soulagé du départ des marinas. Et vu son soupir, Camus devait savoir pourquoi. Il avait gentiment mené son amant vers son temple, tandis que Hyoga choisit de rester avec ses frères de cœur pour la nuit.
Sanctuaire sous-marin
De retour chez eux, les deux émissaires se dirigèrent vers le pilier principal pour faire un rapport à leur seigneur. Mais l'un des deux ralentit un peu pour s'adresser à son collègue.
- Tu as réussi à lui parler, toi ? Je n'ai pas pu lui mettre la main dessus une seule fois personnellement.
- J'ai pu lui parler !, confirma la Sirène, en sachant très bien de qui le Kraken voulait parler. "Mais il est trop têtu pour accepter les faits. Par contre, je préfère attendre qu'on soit arrivé avant de donner plus de détails".
Le Finlandais hocha la tête, compréhensif. Son ami n'avait sûrement pas envie d'expliquer plusieurs fois les mêmes choses. C'était compréhensible. Et il était rassuré de savoir que Sorrento avait pu remplir cette partie de la mission. Il était mieux placé que lui pour cela.
Ils continuèrent leur chemin en silence, et arrivèrent rapidement aux côtés de leur seigneur. Et arrivés devant le trône, ils s'agenouillèrent à ses pieds.
La divinité s'adressa ensuite à ses deux généraux.
- Bon retour à la maison, les garçons ! Alors, comment s'est passée la mission ?
- Tout s'est bien passé, Monseigneur ! Le Grand Pope nous a reçus, et à accepté de nous écouter. Je lui ai tout expliqué pour qu'ils sachent à quoi s'attendre, répondit le gardien du pilier de l'Atlantique Sud, en levant la tête vers sa divinité.
Ce dernier parut satisfait de la réponse, mais il voulait encore savoir une chose.
- Et concernant l'autre mission ?
L'Autrichien soupira un peu, sous le regard légèrement amusé de son supérieur, et se mit à raconter ce qu'il s'était passé. Ils allaient malheureusement devoir attendre encore un peu avant d'être au complet.
Ce type était trop têtu pour revenir aussi rapidement !
Les marinas sont donc repartis chez eux pour l'instant, mais ils reviendront un peu plus tard dans l'histoire.
Laissez des reviews si vous avez aimé !
