Disclaimers: Les personnages appartiennent à Masami Kurumada.
Warning: Présence de Yaoi. Saori Bashing.
Nouveau chapitre où vous allez enfin retrouver un Saga bien réveillé.
Bonne lecture à tous !
Chapitre 19
Le baiser continua encore pendant de longues minutes durant lesquelles la Balance avait cessé de réfléchir.
Ce n'était pas vraiment la réaction à laquelle il s'attendait, mais il n'allait pas se plaindre. Cela faisait tellement longtemps qu'il rêvait d'embrasser son vieil ami ! Mais jamais il n'aurait pu imaginer cela. S'il avait su plus tôt que Shion réagirait comme ça, il se serait confessé bien plus tôt.
Lorsque le Bélier le lâcha enfin, le Chinois eu du mal à reprendre son souffle. Ses joues étaient complètements rouges à cause des sensations ressenties.
En le voyant comme ça, Shion hocha d'un air satisfait, comme s'il était fier de lui. Il était même prêt à recommencer lorsque Dohko l'arrêta.
- Attends deux secondes Shion ! On devrait peut-être en discuter un peu, commença la Balance pour se calmer un peu, mais ce n'était pas de l'avis de l'Atlante.
- Cela fait plus de deux cent ans qu'on se contente de discuter, alors je crois qu'il est grand temps de passer à autre chose, tu ne penses pas ? À moins, bien sûr, que tu n'es pas aimé mon baiser ?, demanda le Grand Pope à son nouvel amant en le défiant de dire le contraire.
Cela fit légèrement flancher son interlocuteur qui ne pouvait pas le contredire.
- Ce n'est pas ça le problème, au contraire même ! Mais je ne m'attendais pas à ce que tu réagisses aussi bien à ce genre de chose. On ne peut pas dire que ce genre de relations étaient bien vu à notre époque. Et même si je savais très bien que tu n'étais pas homophobe, je ne pensais pas que tu ressentais la même chose que moi, déclara nerveusement le Chinois, sans oser regarder son compagnon.
Ce dernier prit son menton pour le forcer à le regarder, et l'embrassa doucement sur le front.
- Moi non plus, je ne pensais pas que tu m'aimais. J'ai toujours pensé que tu me voyais uniquement comme ton meilleur ami. Et à défaut d'avoir ton amour, je ne voulais pas perdre ton amitié. J'étais donc très excité quand tu m'as avoué que tu m'aimais, puisque, moi aussi, je t'aimais depuis longtemps, avoua le Bélier en regardant son ami droit dans les yeux.
Aveu qui fit sourire tendrement le gardien du 7ème temple.
- Tu es étrangement expressif dans tes sentiments aujourd'hui Shion ! Est-ce que c'est la fatigue qui te rend aussi direct ?
- Peut-être bien !, se contenta de répondre son interlocuteur tout en recommençant à l'embrasser profondément. Et cette fois, la Balance ne fit aucun mouvement pour l'arrêter. Shion l'embrassa plusieurs fois avant de murmurer entre ses lèvres : « À partir de maintenant, tu es à moi ! ».
Cette dernière phrase fit frissonner de plaisir le chevalier d'or qui s'abandonna totalement entre les bras de son amant.
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Une fois sortis de la Grande salle, le silence avait pris place parmi les chevaliers. Personne ne savait quoi dire. Ils avaient enfin des réponses aux questions qu'ils se posaient depuis plusieurs jours, mais ils ne savaient pas vraiment si cela les rassurait ou pas. Ils ne savaient pas trop comment réagir à tout cela.
La plupart d'entre eux jetaient des regards en coin au gardien du 9ème temple, sans rien dire. D'autres étaient déjà repartis en direction de leur temple pour ne s'impliquer davantage.
Les bronzes eux même s'étaient regardés entre eux, avant de partir silencieusement pour laisser les ors discuter entre eux. Cette histoire ne les concernait pas vraiment, et ils ne voulaient pas déranger. Ils avaient néanmoins dû traîner Seiya avec eux, car il aurait bien voulu s'incruster un peu plus à la discussion.
Mais le pire restait les réactions de Shura et d'Aiolia !
Le pauvre lion avait été blessé par les révélations de son frère qu'il avait cru mort pendant longtemps. Alors maintenant qu'il savait que ce n'était pas le cas, il se sentait trahi. Même si les raisons d'Aioros étaient bonnes, il ne pouvait pas oublier toutes les souffrances qu'il avait enduré à cause de sa soi-disant trahison.
Il avait donc évité le regard de son frère, par crainte de dire quelque chose qu'il risquait de regretter plus tard. Il ne se sentait pas encore prêt pour lui faire face.
Sentant l'état fragile du lionceau, Milo s'était naturellement rapproché de lui d'un air enjoué pour passer un bras autour de son épaule, ce qui le fit légèrement sursauter. Le Scorpion le traîna ensuite avec lui, en lui proposant d'aller boire un coup pour décompresser du stress des derniers jours.
Évidemment, la vraie raison était de lui faire oublier temporairement le cas Aioros.
Le cas de Shura était encore pire. Il n'avait pas dit un mot, ni même jeter un seul regard vers lui. Il s'était contenté de se diriger vers son temple, rapidement suivi par Aphrodite qui s'inquiétait pour lui.
Aioros se mordit légèrement les lèvres en le voyant partir ainsi. Il aurait préféré le voir en colère après lui, plutôt que de le voir comme ça. Pareil pour son frère ! Il les trouvait beaucoup silencieux d'un seul coup.
Il soupira longuement lorsqu'il entendit Camus s'adresser à lui.
- Ce n'est pas de ta faute. Laisse leur juste un peu de temps pour digérer tout cela.
- Merci Camus ! Mais ils ont tous les droits de m'en vouloir après ce qu'il s'est passé. J'espère juste qu'ils ne vont pas trop mal le prendre.
- Aucun problème pour Aiolia. Maintenant que Milo lui a mis la main dessus, il ne risque pas de déprimer. Je le connais bien mon Scorpion !, affirma-t-il en souriant avec tendresse en pensant à son amant.
Sourire qui fut parfaitement remarqué par le Grec qui lui fit un grand sourire.
- Ton Scorpion, hein !, taquina un peu le plus âgé, ce qui fit rosir légèrement Camus qui se racla la gorge pour masquer sa gêne.
- Le cas de Shura, par contre, va être plus délicat. Mais ne t'inquiètes pas trop, Aphrodite et moi nous sommes là pour l'aider en cas de problème, rajouta rapidement le Verseau pour changer de sujet et pour rassurer le Sagittaire.
Aioros hocha la tête d'un air reconnaissant, puis regarda Camus suivre la direction prise par Shura et Aphrodite.
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Une fois seul, le Sagittaire décida de retourner voir les Gémeaux. L'état de Saga l'inquiétait toujours, et il se demandait vraiment quand son vieil ami finirait par se réveiller.
Il se dirigea donc tranquillement vers la chambre, jusqu'à ce qu'il entende du bruit une fois proche de la pièce. Surpris, il accéléra le pas, avant de s'arrêter devant la porte pendant quelques secondes.
Normalement, Kanon devrait être seul avec son frère, et aux dernières nouvelles, il ne parlait pas encore tout seul ! Il y avait donc quelqu'un avec lui, mais il n'arrivait pas très bien à distinguer la seconde voix à travers la porte.
Se sentant nerveux, il prit une profonde inspiration avant d'ouvrir la porte.
À l'intérieur, il y trouva un certain Dragon des Mers très agité essayant de calmer son frère en larmes. Ce dernier tenait sa tête entre ses mains en marmonnant des paroles incompréhensibles.
- SAGA !, s'écria-t-il soudainement en se précipitant vers son ancien meilleur ami.
Le cadet des Gémeaux soupira de soulagement en le voyant arriver.
- Ah Aioros ! Tu tombes à pic. Saga vient tout juste de se réveiller, mais il n'arrête pas de pleurer depuis qu'il a ouvert les yeux. Je ne sais pas quoi faire !, expliqua l'ancien marina, totalement perdu par la situation.
Il ne savait pas du tout comment réagir dans ce genre de cas. Il n'avait jamais eu à vivre cela avant, pas même lorsqu'il était enfant. Saga s'était toujours caché derrière son masque pour ne pas laisser transparaître ses sentiments. C'était la première fois qu'il se laissait aller comme ça. Qu'est-ce qu'il était sensé faire ?
Complètement perdu, il laissa donc le Sagittaire s'occuper de son frère, le cœur serré.
Aioros plaça ses mains sur les joues de l'aîné des jumeaux et le força à le regarder.
- Saga, regarde-moi ! Écoute ma voix ! Tout le monde va bien. Je suis vivant. Kanon est vivant. Les jeunes chevaliers sont vivants. Tu n'as rien à craindre. Calmes-toi et tout ira bien. Tu ne nous feras aucun mal !, rassura le gardien du 9ème temple en regardant son aimé droit dans les yeux.
Il continua ses paroles rassurantes sans lâcher le Gémeau, et sans le quitter du regard. Au bout de quelques minutes, Saga finit par se calmer, mais des larmes silencieuses continuaient de couler sur son visage.
Aioros lâcha finalement ses joues, mais resta devant lui.
- C'est bien ! Respire calmement et tout ira bien, déclara-t-il gentiment en essuyant ses larmes. Derrière eux, Kanon continuait d'observer silencieusement la scène. Il avait peur de parler et de risquer une nouvelle crise de larmes venant de son frère.
- A...Aioros !, bégaya le premier gardien du 3ème temple en revoyant enfin celui qu'il avait tant aimé à l'époque.
Il n'avait donc pas rêvé avant de s'évanouir, c'était bien lui ! Le Sagittaire était bien là devant ses yeux.
Incapable de croire la vérité, il leva une main pour toucher le visage du chevalier d'or. Ce dernier le laissa faire sans bouger, et lui assura qu'il n'était pas une illusion. Les yeux du Gémeau s'humidifièrent à nouveau, mais il réussit à contenir ses larmes cette fois-ci.
- Je...je suis désolé ! Je suis tellement désolé !, s'excusa-t-il en boucle au désespoir de son interlocuteur qui l'arrêta rapidement.
- Stop ! Ça suffit Saga ! Tu n'as pas à t'excuser envers moi. Tu n'as aucune raison de le faire, puisque tu n'as rien à te reprocher en ce qui me concerne, commença le Grec avant de continuer après une profonde inspiration. « Je viens justement de l'avouer aux autres, mais je ne suis pas mort il y a treize ans. J'ai survécu. »
Son aveu fit s'écarquiller les yeux du premier Gémeau, tandis que le deuxième choisit ce moment pour revenir dans la conversation.
- Comment ça t'es pas mort ! T'as foutu quoi pendant treize ans alors !, s'écria soudainement Kanon, incapable de rester calme plus longtemps après une annonce pareille.
Aioros s'éclaircit un peu la gorge avant de résumer la conversation qu'il venait d'avoir avec les autres chevaliers.
La surprise se lit sur le visage des jumeaux, et Saga se demanda un instant s'il n'était pas tombé dans une autre dimension pendant son sommeil. Son frère, quant à lui, essayait de comprendre toute la situation.
- Donc si j'ai bien compris, tu as été sauvé par Chronos il y a treize, et tu es resté à ses côtés jusqu'à présent. Comment les autres ont pris tout cela ? Surtout ton frère et Shura ? Ils ont du mal le prendre, j'imagine ?, demanda le chevalier par intérim tout en jetant quelques regards à son jumeau.
Ce dernier avait les yeux fixé au sol, et n'osait pas regarder les deux chevaliers présents.
Le Sagittaire grimaça légèrement à la question.
- En effet, tu imagines bien. Aiolia et Shura ont refusé de m'adresser la parole quand on est sorti de la Grande salle, mais Camus m'a convaincu de leur laisser un peu de temps pour réfléchir.
- Je vois, se contenta de dire le Gémeau en se rapprochant pour prendre la main de son frère, ce qui fit sursauter ce dernier et lui rapidement relever la tête pour regarder son double avec interrogation.
Le Dragon des Mers rajouta ensuite avec légèreté :
- Bah, de toute manière, je doute que ces deux-là t'en veuillent très longtemps. Ils seront trop heureux de te retrouver pour te bouder plus de quelques jours. Profite plutôt de cette accalmie avant de te faire harceler de toute part, finit-il simplement avec le sourire.
Le gardien du 9ème temple lui jeta un regard reconnaissant, et les deux hommes continuèrent à parler sur des sujets plus légers, en s'assurant de ne jamais laisser Saga de côté.
La guérison était encore loin, mais l'aîné des Gémeaux venait de voir un grand poids disparaître de ses épaules.
Sanctuaire ennemi
Les trois généraux continuaient à se disputer au sujet des derniers évènements.
Depuis son dernier échec au sanctuaire d'Athéna, Midas avait décidé de prendre son mal à patience et avait choisit de se défouler en envoyant régulièrement des ombres au sanctuaire sous-marin. Cette attitude infantile agaçait tout particulièrement un de ses collègues qui le lui fit remarquer.
- Si tu continues comme ça, tu vas vraiment finir par te faire avoir ! Poséidon n'est pas un homme que tu devrais prendre à la légère, le réprimanda-t-il très énervé, mais ce dernier fit comme si de rien n'était.
Le troisième individu ne lui facilitait pas la tâche non plus, puisqu'il avait décidé que c'était une brillante idée d'envoyer ses troupes en Allemagne, en plein dans le territoire des spectres.
Agamemnon était persuadé d'être le meilleur, et de n'avoir rien à craindre, au grand désespoir de son collègue qui commençait à penser qu'il était le seul des trois à avoir une once d'intelligence.
L'ancien roi répondit même avec arrogance avant de partir :
- Si jamais je vois les spectres, je saluerais tes frères de ta part !
Son interlocuteur grinça des dents face à son comportement, mais il le laissa partir sans rien dire de plus. Si jamais il devait se faire avoir, alors tant pis pour lui !
