Bonsoir...
Alors tout d'abord je veux platement m'excuser de mon absence sur le site. Je ne vous ai pas habitué à tant de temps entre les publications, je suis navrée. Mon travail et mes horaires changeant d'un jour à l'autre et d'une semaine sur l'autre, m'impose un rythme difficile à tenir.
je n'abandonne pas, je continue d'écrire mais je manque cruellement de temps et d'énergie. Je promet cependant de faire le maximum pour être la plus rapide possible. Je pense que les publications deviendrons aléatoire, dès qu'un chapitre sera prêt je le partagerais aussitôt, je n'attendrais plus un jour précis.
J'espère que tout cela ne te fera pas fuir de cette histoire.
En tous cas merci pour ta patience, merci pour votre temps et vos reviews.
Je vous souhaite une bonne lecture.
- C'est là ?
Je regardai le GPS de mon téléphone, ainsi que le bout de papier contenant l'adresse du professeur Cullen.
- Oui, c'est ici.
- Wha !
Je hochai la tête pour répondre à la surprise de Max. Nous étions devant une immense maison, près du détroit du Puget. Je pense que la maison et le terrain devaient faire la moitié de la rue ! Je coupai le moteur et observai encore un instant l'endroit où j'allais cuisiné. J'ignorais qu'une prof gagnait si bien sa vie. Tant mieux, mais la vache !
- Bon, vous êtes prêts, les poulets ?
- Y a la piscine là ?
Je souris et regardai mon innocente Marie dans le rétroviseur.
- Vue la taille de la maison et du jardin... je pense que oui, ma puce !
- Ah... alors on va ?
- Oui. Max ?
- Oui.
Je sortis de la voiture et fis sortir les enfants. J'attrapai mon sac de cuisine et m'avançai vers l'entrée tout en portant Marie qui était calée sur ma hanche. Je sonnai, un peu embarrassé de venir à 9h chez une presque inconnue, avec mes deux petits monstres.
- Oh, Edward ! Bonjour ! Je vous attendais ! Vous avez trouvé facilement ?
- Oui... la maison est... repérable !
Ma patronne d'un jour me sourit avec amusement avant de se tourner vers les enfants.
- Bonjour. Vous devez êtes Max et Marie. Je m'appelle Esmée.
- Bonjour, madame.
- B'jour.
Marie s'était cachée dans mon cou, et Max se cramponnait à ma main comme si sa vie en dépendait.
- Je vous en prie, entrez ! Faites comme chez vous. Je vais vous faire visiter les pièces principales.
- D'accord.
- Pour le moment nous sommes seuls, ma nièce et mon beau-frère sont avec mon mari pour le distraire le temps des préparatifs. Ma sœur et ma fille ne vont pas tarder à arriver je pense. Ensuite les autres invités arriveront à partir de 11h, jusqu'à 12h, 12h30. À 13h Carlisle sera là.
- Je serai dans les temps.
- Je sais, je vous fais confiance de toute façon.
Je la suivais dans les longs couloirs de sa maison, tout était très grand, les dimensions, les meubles, la déco... c'était plutôt beau. Mais honnêtement, je ne regardais pas trop, en fait, je n'y connaissais rien ! La seule chose qui me préoccupait c'était la cuisine. Après avoir traversé un grand salon, puis la salle à manger qui donnait sur le jardin, nous atterrîmes enfin dans la pièce que j'aimais le plus dans une maison.
- Et voilà votre lieu de travail pour quelques heures.
- La vache !
Je n'en croyais pas mes yeux. La cuisine était immense, presque équipée comme une cuisine professionnelle. Il y avait deux fours, l'un à vapeur, l'autre à chaleur tournante, tous les robots possibles, une plaque de cuisson à induction de six foyers, une collection de casseroles et poêles de toutes les tailles, des couteaux professionnels, aussi nombreux que dans mon ancienne cuisine étoilée.
La pièce était blanche, immaculée, lumineuse, spacieuse, le plan de travail était immense... j'allais m'éclater ! J'étais déjà tombé amoureux de cet endroit ! Comme un gosse je regardais dans tous les tiroirs, m'émerveillant à chacune de mes découvertes. Le plus fabuleux, fut lorsque j'ouvris le frigo, je n'avais jamais vu un réfrigérateur aussi rempli chez un particulier. Et à première vue, tout ce que j'avais demandé comme ingrédient semblait y être. C'était le paradis pour le cuisinier que j'étais.
- Est-ce que ça vous convient ?
- Vous rigolez ? C'est incroyable ! Je veux vivre dans cette cuisine !
- Je n'y passe pas beaucoup de temps...
- Vous allez me briser le cœur.
Elle se mit à rire et je posai mon sac sur le plan de travail.
- J'avais emporté quelques outils au cas où, mais c'est bien plus beau que dans mes rêves !
- Oh, tout ici est à votre disposition. J'ai respecté à la lettre la liste de courses également, tout est là.
- C'est vraiment génial. Est-ce que vous voulez revoir quelques détails avant de commencer ?
- Oui, revoyons le plan et allons-y. Vous voulez un café ? Les enfants, vous voulez boire quelque chose ?
Marie que je n'avais pas lâchée se crispa contre moi à cause de la timidité qui lui fit rougir les joues. Max se cacha lui aussi derrière moi. Je pense qu'il était impressionné par une si grande maison.
- Les poulets ? Un jus d'orange ? De l'eau ?
Marie plaça ses mains de chaque côté de mon oreille et chuchota.
- Elle a du zus de pomme la dame ?
- Je ne sais pas, demande, princesse.
Elle rougit encore plus mais se tourna quand même vers la maîtresse de maison.
- Du zus de pomme, madame...
- Bien sûr, ma chérie ! Et toi, jeune homme ?
- Du jus d'orange s'il vous plaît.
- Tout de suite. Edward café donc ?
- Oui, merci beaucoup.
J'installai Marie et Max sur les tabourets de la cuisine et je m'assis à mon tour tout en sortant le carnet dans lequel j'avais noté le menu d'aujourd'hui. Pendant une petite demi-heure nous discutâmes des petites choses à peaufiner. Puis elle proposa aux enfants de regarder un dessin animé dans la pièce d'à côté, ce qu'ils acceptèrent avec timidité mais plaisir.
Quant à moi je me préparais à cuisiner. C'est avec concentration et motivation que je débutai le repas que je devais au professeur Cullen. Je trouvai vite mes repères dans l'espace de travail, j'étais à l'aise et je prenais beaucoup de plaisir. Je gardais quand même une oreille attentive aux enfants qui venaient me voir de temps en temps. Max demandait à m'aider, je lui donnai alors une ou deux tâches à faire.
- Edward ? Tout va bien ?
Je relevai la tête et fus surpris de trouver quatre personne devant moi, dont le professeur.
- Oui très bien. Je suis dans les temps.
- Parfait. Je vous présente ma sœur Renée. Ma fille Rosalie et son mari Emmett. Tout le monde je vous présente Edward, un grand cuisinier de Seattle !
Je fronçai légèrement les sourcils, j'avais le souvenir de sa fille plus grande et avec des cheveux clairs mais pas blonds. Peut-être qu'elle avait deux filles, que j'avais mal compris. Dans le fond peu importe.
- Bonjour.
- En tout cas ça sent super bon ici ! J'ai faim !
Un grand brun à la carrure de militaire se vit recevoir un coup de coude dans les côtes de la part de la blonde.
- Tu manges tout le temps, arrête un peu.
- Je dois être constitué comme les vaches et avoir quatre estomacs.
Je souris alors que la blonde leva les yeux au ciel tout en secouant la tête. Avec sourire le professeur Cullen les réprimanda.
- Arrêtez de vous chamailler vous deux.
- J'ai six mois d'absence à rattraper ! N'est-ce pas, mon amour ?
- On dira ça.
Peut intéressé par leur bavardage, je continuai mes préparations et le militaire dont j'avais déjà oublié le nom le remarqua.
- Nous allons peut être laisser le chef continuer en paix. Nous on a tous le reste à préparer. Où est Stella au fait ?
C'est la belle-mère qui lui répondit.
- Elle joue dans le salon avec le neveu et la nièce d'Edward. Ne t'inquiète pas.
- Ok, ça marche. Chef, bonne continuation !
- Merci.
Je lui souris poliment avant de continuer à couper mes légumes. Tous sortirent de la cuisine et j'entendis une douce agitation dans la maison et le jardin. La fête surprise prenait forme petit à petit, tout comme mes plats. Plus les heures passaient plus la maison grouillait de monde et d'enfants. Max et Marie avaient vaincu leur timidité et je les voyais courir dans le jardin avec les autres. J'étais content, ça leur changeait un peu les idées.
- Edward ? Vous êtes prêt ?
Je relevai une nouvelle fois la tête, madame Cullen avant changé de tenue, elle s'était coiffée et maquillée. Je jetai un coup d'œil à l'horloge, il était 12h50.
- Je viens de recevoir un message, ils sont sur le point d'arriver.
- Les entrées sont prêtes, il n'y a plus qu'à servir, les plats seront prêts à temps et je finis les desserts. Le timing est bon.
- Formidable merci !
- Je vais commencer à disposer les entrées dehors.
- Parfait, je réunis tout le monde dans le salon.
- Bien.
Elle s'éclipsa en vitesse pendant que moi je disposais mes verrines, mes petits four salés, mes petites assiettes de charcuterie et mon plat de saumon fumée sur des grands plateaux afin d'aller les exposer dehors près de la table qui allait réunir tous les invités.
Au loin, à l'intérieur de la maison, j'entendis des applaudissements et des cris. Ça devait quand même être chouette d'avoir une telle surprise le jour de son anniversaire. Avoir toute sa famille auprès de soi et ses amis. Tout en terminant d'exposer mes entrées, j'eus un sourire triste, c'était une chose que je ne connaîtrai jamais.
- Tonton ?
- Hey, les poulets, ça va ? Vous vous amusez ?
- Oui, c'est trop cool.
- Mais on a faim, tonton.
- Je vais vous donner à manger, je finis ça et on retourne en cuisine.
Max tournait autour des entrées en passant sa langue sur ses lèvres.
- Ça a l'air bon tout ça !
- J'en ai gardé pour nous.
- Trop cool !
- C'est quand la piscine, tonton ?
Je jetai un coup d'œil à Marie qui était allongée dans l'herbe, j'étais prêt à parier qu'elle était fatiguée.
- Après manger et la sieste, princesse.
- Oh mais j'suis pas fatiguée.
- Je ne te crois pas.
- Mais !
- Mais quoi ? Allez, on va manger les monstres.
Je me penchai pour relever puis porter Marie, que je balançai sur mon épaules sous un éclat de rire de sa part. De retour dans la cuisine, j'installai les enfants sur un coin du plan de travail.
- Vous voulez goûter quoi ?
- Tout !
- Oui tout, tonton !
- C'est parti alors.
Je leur servis un peu de toutes les entrées que j'avais préparées et je me fis un plaisir de les observer manger avec appétit.
- Ah, Edward, merci beaucoup pour les entrées, nous passons tous dans le jardin.
- Très bien, madame, je termine les plats.
- Appelez-moi Esmée je vous en prie. Est-ce que c'est bon, les enfants ?
Marie hocha vigoureusement la tête, trop occupée à manger pour répondre, Max lui vida sa bouche et leva le pouce.
- Trop bon oui !
- Bon, alors nous allons aller goûter tout ça. À tout à l'heure.
Je souris et dès qu'elle repartit, je me remis au travail pour les plats tout en discutant avec les enfants. J'étais en train de terminer mes assiettes quand Esmée réapparue dans la cuisine accompagnée de son beau-fils et de la jeune fille que j'avais déjà vue à l'université.
- C'est encore moi, désolée.
- Vous êtes chez vous après tout.
Elle me sourit et se tourna vers la jeune fille dont j'avais oublié le nom.
- Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais voici Isabella, ma nièce.
- Irène nous avait brièvement présentés.
Isabella hocha la tête et Esmée reprit la parole avec enthousiasme.
- C'était absolument délicieux, Edward ! Nous avons tout mangé, il ne reste plus rien. Un vrai régal !
- Je vous l'avais dit !
Je regardai Max qui se mit à rougir aussitôt alors qu'Esmée riait.
- Oui et tu avais raison ! Il est très fort ton oncle.
- Oui ! Plus que mon papa ! Papa il faisait toujours tout cramer ! Hein, Marie ?
- Oui... c'était pas bon !
Marie grimaça en secouant la tête et Max souriait. C'est vrai qu'Anthony avait beaucoup de qualités et savait faire plein de choses, mais pas la cuisine. C'était une horreur visuelle et gustative. Le plus amusant c'est qu'il était toujours persuadé qu'il avait fait des progrès et il n'avait jamais abandonné. Je repris la parole afin d'éviter un moment de gêne.
- Les plats sont prêts, toutes les assiettes sont garnies, présentées et chaudes.
- Parfait, j'ai recruté les deux jeunes pour nous aider au service, à quatre nous iront plus vite.
Emmett se mit alors à ricaner et il regarda Isabella.
- Avec elle c'est pas sûr qu'on y arrive !
- La ferme Emmett ou je te botte les fesses !
- Tu sais que tu perdrais ! Tu perds toujours !
- Je n'abandonne jamais !
- Les enfants, ça suffit. Aidons Edward plutôt.
Esmée s'avança vers moi et dans son dos, Isabella mit un coup de poing dans l'épaule d'Emmett avant de vite prendre la suite de sa tante. Ce dernier plissa les yeux tandis qu'elle lui lança un grand sourire.
- Max, tu as goûté ça aussi ?
Esmée s'était tourné vers mon petit gars tout en désignant le plat de résistance.
- Oh oui c'est un délice ! J'en ai même pris deux fois !
- Un délice tu dis ? Hum, j'ai hâte de goûter !
Max sourit et Esmée disposa autant d'assiettes possible sur les plateaux. Je l'aidai, ainsi qu'Emmett et Isabella, puis nous sortîmes afin d'apporter tout ça aux invités. Je fis un aller-retour pour apporter les assiettes manquantes et alors que j'allais m'éclipser discrètement, Esmée me retint par le bras.
- S'il vous plaît, je vous présente à tous Edward. Le merveilleux cuisinier qui a accepté de faire ce repas pour nous. Carlisle et moi avions l'habitude d'aller manger au restaurant dont il était chef. Ce garçon a un véritable don pour la cuisine. Merci encore pour tout votre travail aujourd'hui.
- Oh, euh... je vous en prie. C'est avec plaisir. Je... je vous souhaite à tous un bon appétit.
Tous se mirent à m'applaudir, avant j'avais l'habitude de ça, mais là je me sentais intimidé. Je cherchais alors un visage sympathique sur lequel me concentrer, mes yeux tombèrent sur Isabella. Ses cheveux lâches brillaient, reflétant quelques nuances de roux à cause du soleil. Ses yeux étaient beaucoup plus clairs que la dernière fois où je l'avais vue à l'université... et son sourire était... adorable. Lorsque ses yeux trouvèrent les miens, je détournai immédiatement le regard et je tombai sur le visage d'un homme que j'avais déjà hélas vu dans le passé.
Mon cœur se mit à battre plus rapidement, je respirai plus vite et plus fort. Je me souvenais que trop bien du soir où j'avais rencontré cet homme. Quand il me reconnut, son visage s'assombrit, son regard se fit à la fois peiné et gêné. Son regard quitta le mien lorsque Isabella se pencha vers lui pour lui parler. Profitant de cette issue, je glissai un sourire quelque peu crispé au reste des invités et je m'éclipsai le plus rapidement possible pour rejoindre la cuisine.
Cet homme là-bas était l'un des deux policiers qui avait sonné chez mon frère afin de m'annoncer sa mort et celle de ma belle sœur. Je me souviens encore que je n'avais pas attendu qu'il se présente pour demander ce qu'il se passait. C'est lui qui était en charge de l'enquête. Charlie Swan.
Un peu étourdi par ce visage qui me rappelait de douloureux souvenirs, je repris doucement et distraitement ma cuisine afin de terminer les desserts. Avec les enfants, j'essayais d'être le plus enjoué possible. Après leur avoir donné un dessert, je conseillai à Marie d'aller s'allonger dans le salon à côté afin qu'elle fasse une petite sieste. Je ne doutais pas de son état de fatigue. Max l'avait suivi dans l'idée de la surveiller, sauf qu'après dix bonne minutes, sans bruit et sans retour d'aucun de mes deux monstres, je me déplaçai et les trouvai tous deux endormis sur l'un des canapés. Je n'aurais pas parié sur Max pour une sieste mais tant mieux.
- Vous voulez qu'on les monte dans une des chambres ?
Je me retournai, c'était Isabella. Elle me sourit avant de regarder les enfants endormis.
- Non... ils vont être perdus quand ils se réveilleront. Je préfère être à côté.
- Rose va coucher Stella, on peut les mettre tous les trois ensemble et on les entendra se réveiller avec le baby phone. Rose l'utilise toujours même si Stella à 4 ans !
- Rose et Stella ?
- Rosalie, ma cousine et Stella, sa fille.
- Ah oui pardon.
- C'est normal. Alors? Ils seront mieux à l'étage, et sans bruit.
- Si... votre tante accepte alors oui d'accord.
- Bien sûr qu'elle accepte. Je vais porter la petite demoiselle.
Je hochai la tête et allai prendre doucement Max dans mes bras, pendant qu'Isabella se chargea de Marie. En silence je la suivis jusqu'à l'étage et dans une chambre où Rosalie finissait de couvrir sa fille, elle aussi déjà endormie. Elle nous sourit et délicatement, Isabella déposa Marie et moi Max. le lit était suffisamment grand pour que trois petites crevettes comme eux passent sans problème. Sur la pointe des pieds nous sortîmes de la chambre.
- Merci beaucoup.
- Mais je vous en prie. Si j'entends que ce n'est pas ma fille qui se réveille, je viendrais vous prévenir.
- Merci. Je dois absolument retourner en cuisine...
- Bien sûr, bien sûr ! Allez-y !
Je souris et descendis pour rejoindre la cuisine et mes desserts qu'il fallait absolument que je termine. Pendant trente bonnes minutes je m'appliquai à terminer en beauté, le repas que j'avais créé. Encore une fois, Emmett vint m'aider pour transporter le gâteau et les gourmandises que j'avais faites en plus. Tous chantèrent « Joyeux Anniversaire » pendant que moi, je retournai là où était ma place. Il fallait faire la vaisselle maintenant !
- Monsieur Masen ?
Alors que depuis que je l'avais vu j'essayais de ne pas y penser, le capitaine Swan était désormais dans la même pièce que moi. Ne quittant pas des yeux ma vaisselle, je me raidis.
- Capitaine Swan.
- Comment allez vous ?
- J'essaye de ne pas me poser la question.
- Esmée m'a dit que vous aviez perdu votre travail.
- J'en ai un autre. La cuisine n'était plus compatible avec mon nouveau rôle de tonton au foyer.
- Pourtant vous êtes sacrément bon ! Je n'avais jamais aussi bien mangé de ma vie !
- Merci.
Un raclement de gorge se fit entendre et Isabella, suivie de Rosalie entrèrent. Isabella passa son bras autour des épaules du capitaine.
- Pardon mais j'ai cru entendre que tu n'avais jamais aussi bien manger de ta vie. Donc tu me mentais quand tu disais que mes soupes de bonbons au jus d'orange était la meilleure chose au monde ? Papa j'ai le cœur brisé !
Le capitaine grimaça avant d'embrasser sa fille.
- Je suis désolé, ma chérie. Mais il est temps que tu le saches... c'était infecte !
Isabella éclata de rire en rejetant sa tête en arrière, son rire était adorable et spontané. Je souris en le regardant jusqu'à ce que l'eau chaude qui coulait du robinet, me brûle les mains.
- C'est vrai que comparé au repas d'aujourd'hui, je suis très mauvaise. C'était très bon, chef ! Merci !
- De rien.
Je souris poliment avant de reprendre mon rangement sans prendre en compte la désagréable sensation d'être observé.
- Bella ? On va chercher les cadeaux.
- Oui. Papa tu nous rejoins ?
- Oui, oui. Filez les filles. J'arrive.
Mince... j'allais devoir me retrouver de nouveau seul avec le capitaine pendant que Rosalie et Isabella allèrent dans une autre pièce. J'essayais de faire croire que j'avais oublié sa présence. En vain je pense.
- Monsieur Masen... je sais que ce n'est ni le lieu, ni le moment pour parler de ça mais, sachez que je ferai tout pour retrouver qui a fait ça.
- C'est tout ce que je souhaite. Même si ça ne les ramènera jamais.
- Je sais bien mais... cela peut aider.
- Je veux juste qu'il paye pour avoir tué deux personnes aussi formidables que mon frère et sa femme.
- Votre dossier est ma priorité. Croyez-moi.
Je n'ajoutai rien. J'ignorais encore si oui ou non je devais avoir le faible espoir de retrouver un jour le salaud qui avait gâché nos vies.
- Je... je dois y retourner.
- Bien sûr, profitez de la fête. Je dois ranger ici.
- Très bien, merci.
Après quelques secondes d'hésitation, il disparut vers le jardin me laissant avec mes sombres pensées, mon moral à zéro et ma vaisselle.
- Tonton...
- Hey, bonhomme ! Viens-là, mon poulet !
J'attrapai Max dans mes bras. J'avais presque fini de ranger la cuisine, j'étais en train de vider le lave-vaisselle de son premier lavage. Dehors les gens s'amusaient, j'entendais beaucoup d'éclats de rire et quelques acclamations pour je ne sais quelle raison.
- Bah alors, mon grand, tu fais encore des siestes ?
- Hum...
- Tu as faim ? Soif ?
- Les deux.
- Ok, je vais te donner ça.
- Un câlin encore tonton...
Comment résister ? M'asseyant sur un tabouret, je gardai contre moi mon neveu, sa tête reposant dans mon cou et ses bras autour de mes épaules.
- Comme c'est mignon...
Je tournai doucement la tête vers Esmée Cullen. Elle arriva vers nous, les mains jointes sur le cœur.
- La sieste lui a fait du bien ?
- Il semblerait oui. Dès que Marie est réveillée, nous partons. J'ai quasiment fini ici.
Max se redressa d'un coup l'air offusqué.
- Mais tonton tu avais dit qu'il y avait la piscine !
- Oui mais vous avez dormis. Et j'ai fini mon travail ici.
- Mais...
Esmée prit la parole.
- Vous pouvez rester. Vraiment, ça ne nous dérange pas, au contraire, joignez-vous à nous !
- Je n'oserais pas.
- Je vous ordonne d'oser ! Les enfants pourront encore jouer, il fait beau et chaud, profitez.
Max me regarda avec une moue suppliante qui le faisait ressembler à sa mère. ?
- S'il te plaît tonton... S'il te plaît !
- Mais Max, c'est impoli.
- Non puisqu'elle nous invite la dame.
Esmée ricana.
- Tu as raison, Max.
- Juste un petit plouf dans la piscine, tonton... allez...
- Un petit plouf ?
- Oui, plouf !
Je souris et l'embrassai dans le cou.
- Ok, un petit plouf ! Esmée, voulez-vous que je vous prépare à tous des cafés ? Il reste quelque petites choses en dessert pour grignoter.
- Ne vous en faite pas pour les cafés, ils viendront se les faire. En revanche je ne refuse pas les gourmandises ! C'était absolument divin !
- Merci. Max tu m'aides ? J'ai besoin d'un bras droit !
- Oui, Chef !
- Super ! Quelle est la première chose à faire quand on va cuisiner ?
- Sa laver les mains chef !
- Très bien !
Je le déposai par terre et il se précipita vers l'évier, Esmée nous regardait avec sourire.
- Tonton... je suis trop petit !
Je ris et allai l'aider. Esmée s'était éclipsée après avoir pris je ne sais quoi dans un des placards. Je supervisais Max dans sa présentation des petits fours sucrés quand Rosalie entra dans la cuisine.
- Excusez moi, mais je pense que votre fille est réveillée.
Max pouffa de rire et répondit en levant les yeux au ciel.
- C'est ma sœur Marie. Et lui c'est notre tonton.
- Max. La dame ne pouvait pas savoir. Enlève tes mains des gâteaux et attends moi. Je vais chercher ta sœur. Pas de bêtise ok ?
- Oui chef !
Je lui ébouriffai les cheveux et suivis Rosalie. Seuls, elle se tourna vers moi.
- Je suis désolée, j'étais persuadée que c'était vos enfants.
- Ce n'est pas grave.
- Ils vous ressemblent en plus.
- Je suis presque le sosie de mon frère alors, j'imagine que oui, les enfants me ressemblent beaucoup.
Elle me sourit et ne posa pas plus de question, j'étais soulagé, je ne voulais pas de nouveau expliquer pourquoi les enfants étaient avec moi. Une fois dans la chambre je trouvai ma petite Marie au bord des larmes et perdue dans un endroit qu'elle ne connaissait pas. Quand elle me vit, elle tendit ses bras vers moi.
- Tonton...
- Je suis là princesse. Ne t'inquiète pas. Tu dormais alors on t'a emmener au lit.
Je la pris contre moi et elle serra ses petits bras autour de mon cou.
- Tu as bien dormi ? Ça va, ma chérie ?
- Oui. L'est où Max ?
- En bas, il m'aidait à cuisiner.
- Ah... et on va à la piscine ?
- Tu perds pas le nord toi ! On verra. Viens, on va commencer par prendre le goûter.
- Oh oui ! J'ai faim !
- Toi et Max avez toujours faim !
Je me tournai vers Rosalie qui s'occupait de sa fille.
- Je vais descendre... merci beaucoup.
- Il n'y a pas de quoi. À tout de suite.
- Oui.
J'attrapai les affaires de Marie et nous descendîmes jusqu'à la cuisine sans qu'elle ne quitte mes bras.
- Alors après il faut faire comme ça... et voilà !
- Wah tu es fort !
- C'est tonton qui m'a apprit !
Je jetai un coup d'œil dans la pièce, Max était en compagnie d'Isabella et ensemble ils décoraient quelques petits-fours. Je les observai.
- Il est très doué ton tonton.
- Oui c'est le meilleur. Il cuisine toujours trop bien. Et il est drôle et trop gentil. Je l'aime très fort !
- Je suis sûr qu'il t'aime très fort aussi.
- Et Marie aussi.
- Bien sûr Marie aussi.
- J'aime bien cuisiner avec tonton... papa il savait pas faire, il était trop nul ! Maman elle rigolait toujours quand papa il faisait à manger. Tu sais que mon tonton il avait un restaurant ?
- Il ne l'a plus ?
- Non... c'était le chef de la cuisine mais les patrons ils ont décidé qu'il devait plus travailler là-bas.
- C'est méchant !
- Je sais que c'est notre faute avec Marie.
- Je suis certaine que non, mon grand. Tu ne dois pas croire ça.
- Bah si. Si tonton il devait pas s'occuper de nous, bah il serait toujours le chef. Mais il faut qu'il nous garde.
- Je pense que même s'il aimait beaucoup son travail, il préfère s'occuper de toi et de ta sœur. Je suis sûr qu'il vous aime plus fort que la cuisine.
- En fait, c'est la faute de papa et maman. S'ils étaient pas morts, bah on aurait une vie normale ! Je les déteste !
- Tu ne dois pas dire ça, Max... tu sais, ils n'ont pas choisi ce qui est arrivé. Ils ne voulaient pas vous laisser, ils ne voulaient pas mourir. Ce n'est pas leur faute.
- Mais ils sont quand même morts et nous on est tout seuls ! Et tonton il doit faire le ménage au lieu de la cuisine !
- Ne soit pas trop sévère. Tu sais, peut-être que dans quelques années, ton tonton pourra ouvrir son propre restaurant. Ne plus être chef, ne veut pas dire qu'il ne cuisinera plus jamais. Regarde aujourd'hui...
- Ouais...
- Oups ! J'ai mis un peu trop d'étoiles en sucre là...
- On voit même plus le gâteau !
Max pouffa de rire, suivit d'Isabella. Je soupirai et décidai d'entrer. Ce qu'avait dit Max me brisait le cœur, mais ce qu'avait répondu Isabella était exactement ce que moi j'aurais dit. Je décidai de ne pas y faire allusion maintenant avec Max, je lui parlerai plus tard.
- Qu'est que vous faites à ma cuisine ?
- Bella, elle a vidé le tube d'étoiles sur le cupcake regarde !
- Pour ma défense, le capuchon du tube c'est ouvert tout seul.
Je la regardai et souris.
- C'est ce qu'ils disent tous !
- Hey ! Je vais me rattraper, je débute moi dans la pâtisserie.
- Mais elle s'est bien débrouillée, tonton, avec les autres. Ils sont bien.
Max montra les autres gâteaux, qui je devais le reconnaître étaient plutôt jolis.
- Oui ils sont très bien. Merci, Max. Merci, Isabella pour le coup de main.
- Appelez-moi Bella, je préfère.
- D'accord.
J'installai Marie sur une chaise et pendant que Max et son sous chef finissaient de décorer les cupcakes, je donnai le goûter à ma nièce.
- Les enfants, est-ce qu'après le goûter, ça vous dirait d'aller dans la piscine ?
- Oh oui !
- S'il te plaît ! Tonton dis oui !
Voilà, c'était l'excitation totale ! Isabella sembla surprise de leur réaction, puis amusée. Moi, habitué à leur humeur euphorique, j'attendis qu'ils se calment.
- Vous avez fini ? Moi je veux bien, mais pas de bêtise et pas de noyade !
- Trop chouette ! Merci !
- Oui merci, tonton ! Je vais chercher mon maillot !
- Moi aussi ! Attends, Max !
Et voilà... le frère et la sœur partirent en courant vers le salon où se trouvait leur sac contenant leur maillot de bain. Je souris tout en secouant la tête.
- Il ne fallait pas leur parler de ça, vous n'aurez jamais de goûter maintenant.
- Oh ce n'est pas grave. Ça a l'air de leur faire plaisir.
- Oui, ils attendent ça depuis quelques jours déjà.
Elle me sourit et pendant quelques secondes je pris le temps d'apprécier sa compagnie que je trouvais apaisante.
- Oh fait... j'ai entendu votre conversation avec Max...
- Pendant la décoration cupcake ?
- Oui. Je suis désolé qu'il vous ai parlé de ça.
- Ne le soyez pas. Ce n'est rien. J'espère avoir bien répondu.
- Oui, j'aurais dit la même chose.
- Vous savez, mon père m'a parlé de cet accident le lendemain même. Ça l'a bouleversé je crois.
- Et moi donc...
- J'imagine. Ce que je veux dire, c'est que mon père est un bon policier. Nous sommes très proche lui et moi, nous parlons beaucoup. Mise à part moi, il n'a parlé de votre situation à personne. Ne lui en voulez pas de m'avoir mise au courant.
- Je ne lui en veux pas. Et puis j'imagine qu'il ne s'imaginait pas me voir ici.
- Effectivement, j'ai cru le perdre à un moment !
Elle rit et je l'observai encore une fois. Il y avait quelque chose chez cette fille qui me fascinait. Elle n'était pas du tout le genre de fille que je draguais à l'époque et encore moins avec qui je m'imagine coucher, mais... elle avait quelque chose qui m'inspirait confiance. Je me sentais calme avec elle.
- En tout cas, encore merci avec Max. Les enfants ne voient pas beaucoup de monde, ils n'ont pas trop l'occasion de parler. Je suis même surpris qu'il vous ait confié tout ça.
- J'inspire confiance il faut croire.
- Visiblement.
- Je les trouve adorables.
- Merci.
Je souris et deux petits bras entourèrent ma cuisse, suivi d'un rire.
- Hey, petite chipie ! Tu as mis ton maillot à l'envers ! C'est quoi ce boulot ?
- Oh zut !
- Bah oui zut. Rolalala ! Viens, on va changer ça.
Je l'attrapai dans mes bras et après quelques chatouilles je l'aidai à bien mettre son maillot de bain.
L'après-midi fut rapide, les enfants jouèrent dans la piscine en compagnie de la fille de Rosalie, Stella qui avait un an de plus que Marie. Les entendre rire et s'amuser à ce point me faisait chaud au cœur et mon moral remonta légèrement. Pour ma part, si je n'étais pas en cuisine, j'étais dans le jardin, en compagnie des Cullen qui n'étaient pas dans l'eau. Je ne participais que très peu aux conversations, je préférais graver dans ma mémoire l'image de mon neveu et ma nièce s'amusant comme jamais depuis la mort de leurs parents. D'ailleurs, j'espérais que de là haut ils pouvaient nous voir. J'espérais qu'ils étaient fiers de nous et de nos efforts pour continuer de vivre.
Et voilà...
J'espère que cela vous à plus.
Je vous dit à très vite,
encore navrée pour mon indiscipline
Lexi
